Category: Education

  • Francophonie: la Bibliothèque Le Phare de Nyundo a célébré ses apprenants

    La Bibliothèque Le Phare, à Nyundo, a mis à l’honneur 35 apprenants du Club de Français. Une cérémonie riche en culture et en émotions a marqué la fin de leur parcours de niveau débutant.

    Le samedi 23 août, la Bibliothèque Le Phare, à Nyundo, dans le district de Rubavu, dans la province de l’Ouestst du Rwanda, a organisé une cérémonie spéciale. Trente-cinq apprenants débutants ont reçu leurs certificats du Club de Français. Cet événement marque une étape importante dans leur parcours d’apprentissage et leur engagement pour la francophonie.

    Une cérémonie festive

    La remise des certificats s’est déroulée en présence de nombreux parents, invités et partenaires. Madame Priscille Kampire, directrice du GS Shwemu II, était l’invitée d’honneur.

    Sandra Bossio Risso, responsable de la Bibliothèque Le Phare, a remercié les partenaires qui soutiennent le projet:

    «Nous exprimons notre profonde gratitude à la Maison TV5 Monde et au Club RFI Rwanda pour leur précieux appui. Un merci particulier à notre ami Tanignigui Soro, dont le soutien a contribué à la réussite de cette journée», a-t-elle déclaré.

    Le programme a mêlé culture, apprentissage et divertissement. Les apprenants ont joué une mise en scène de la fable La Cigale et la Fourmi. Le public a aussi apprécié des danses traditionnelles et modernes, un défilé de mode et de la musique africaine animée par DJ Tinny. Une visite guidée de la bibliothèque a permis aux parents et invités de découvrir les activités du lieu.

    Des talents mis en valeur

    La cérémonie a aussi révélé les talents artistiques des jeunes. Plusieurs apprenants et volontaires ont interprété des chansons connues : Billy de Céline Dion, Papaoutai de Stromae et Avant Toi.

    Au-delà de la remise des certificats, cette journée a montré le dynamisme du Club de Français du Phare. Elle a mis en avant l’engagement des apprenants et des volontaires, ainsi que la richesse culturelle développée dans la bibliothèque.

  • “The Unity Quest,” un livre-témoignage de Judence Kayitesi et un appel à l’unité

    Dans le cadre des activités de la Journée internationale de la lecture, l’Académie du patrimoine culturel du Rwanda, sous tutelle du Ministère de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, a organisé un café littéraire à Kigali. L’événement était consacré à la présentation du livre The Unity Quest de l’écrivaine rwandaise Kayitesi Judence.

    Cet échange littéraire s’inscrit dans une série d’activités lancées par l’Académie du patrimoine culturel en décembre 2024. L’objectif est de rapprocher les écrivains et leurs lecteurs, et de faire de la lecture un pilier de la culture rwandaise.

    Un témoignage personnel dans ce livre

    Rescapée de la Génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, Kayitesi Judence a partagé avec le public son parcours marqué par la perte de proches, d’amis et de repères. Mais elle a aussi expliqué comment ces épreuves lui ont appris la valeur de la résilience, du pardon et de l’unité.

    «The Unity Quest n’est pas seulement un livre. C’est un appel à vivre l’unité au quotidien, à se respecter et à construire un avenir commun», a-t-elle déclaré.

    L’ouvrage raconte l’histoire de Lily, une fillette confrontée aux discriminations avant la Génocide, qui trouve réconfort auprès de sa famille et découvre la force de l’amour et de la paix après 1994.

    Un plaidoyer pour la lecture et la mémoire

    L’événement a été marqué par des interventions fortes. Claude Nizeyimana, responsable du Service national des bibliothèques, a salué l’initiative et a appelé à multiplier de tels échanges pour encourager les Rwandais à lire et à écrire davantage.

    De son côté, l’Ambassadeur Robert Masozera, président de l’Académie du patrimoine culturel, a félicité Kayitesi pour sa contribution. Selon lui, l’auteure a su mettre en mots, avec simplicité et clarté, une histoire lourde à porter. Il a rappelé l’importance de la littérature comme outil de lutte contre le négationnisme et comme moyen de transmettre la mémoire aux jeunes générations.

    Une écrivaine engagée

    Installée aujourd’hui en Allemagne, Kayitesi Judence a déjà publié d’autres ouvrages, dont A Broken Life: In Search of Lost Parents and Lost Happiness (Une vie brisée: à la recherche de parents perdus et du bonheur envolé).

    Ses écrits reviennent sur son enfance, la perte de ses parents et son combat pour surmonter la douleur. Pour elle, écrire reste une arme pacifique contre la haine et une manière de transmettre aux générations futures la valeur de l’unité.

    Kayitesi a survécu au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 alors qu’elle avait 11 ans. Dans une fratrie de cinq enfants, seuls trois ont survécu : elle et ses deux frères. Elle est née dans l’ancienne préfecture de Kigali-Ngari, commune Rutongo, secteur Cyuga, qui se trouve aujourd’hui dans le district de Gasabo, secteur Jali.

  • Résultats du secondaire: Kayonza à la première place, Kamonyi à la dernière

    Le ministère de l’Education a rendu publics ce lundi 1er septembre 2025 les résultats des examens nationaux de fin d’études secondaires. Sur 106.079 candidats présents, 89 % ont obtenu la moyenne requise, confirmant une tendance globalement positive.

    Les chiffres révèlent toutefois un écart entre les sexes: 93,5 % des garçons ont réussi, contre 85,5 % des filles. Le ministre de l’Education, Dr Joseph Nsengimana, a expliqué que l’annonce anticipée, traditionnellement prévue en novembre ou décembre, vise à éviter des retards dans la reprise des cours. «Cela permettra aux lauréats de rejoindre rapidement les universités et aux recalés de redoubler sans perdre une année», a-t-il indiqué.

    Pour le ministère, ces résultats traduisent à la fois les avancées et les défis du système éducatif rwandais. Ils mettent en évidence la nécessité de réduire les écarts entre genres et entre districts, tout en valorisant les réformes entreprises pour améliorer la qualité de l’enseignement secondaire.

    Kayonza en tête, Kamonyi à la traîne

    Les résultats par district mettent en avant de fortes disparités. Kayonza s’impose au premier rang avec 96,9 % de réussite, suivie de Kirehe (95,6 %), Rulindo (94,9 %), Ngoma (93,8 %) et Nyamasheke (93,6 %). A l’autre extrême, Kamonyi ferme la marche avec seulement 85 %, précédée de Nyarugenge (87,1 %) et des districts de Gatsibo, Rutsiro et Karongi (tous trois à 88,6 %).

    Les meilleurs lauréats récompensés

    Les premiers de chaque filière ont été distingués. En sciences, Arengerwe Merci Alliance de la Cornerstone Leadership Academy de Rwamagana arrive en tête avec 96,06 %. En sciences humaines, Kagemana Jean Lambert de l’ES Cyabingo de Gakenke obtient 95,73 %. Enfin, en langues, Mugisha Abayo Jennifer du Collège du Christ-Roi de Nyanza s’illustre avec 93,49 %.

    Des résultats contrastés selon les filières

    Les performances varient fortement selon les options:

    • Enseignement général: 83,8 % de réussite parmi 61.737 candidats.
    • Filières techniques et métiers : 98 % parmi 36.141 candidats.
    • Formations professionnelles: 89,8 % parmi 8.201 candidats.
    • Soins infirmiers: 100 % de réussite parmi 438 candidats.
    • Ecoles de formation des enseignants (TTC): seulement 7 échecs sur 3.829 candidats.
    • Comptabilité: 825 échecs sur 3.916 candidats.

     Par disciplines, les sciences affichent un taux de 81,45 %, les sciences humaines 90,78 %, et les langues 86,1 %.

  • Résultats des examens 2024/2025: Le district de Kirehe en tête du classement national

    Les chiffres et l’orientation scolaire accompagnent  la progression des performances scolaires

    Publié le 19 août 2025 par le Ministère de l’Éducation en collaboration avec l’Autorité nationale des examens et de l’inspection scolaire (NESA), les résultats des examens nationaux révèlent la domination du district de Kirehe, en tête du classement au primaire comme au tronc commun pendant que le seuil de réussite a été fixé à 50 % pour les deux niveaux.

    Au niveau du tronc commun, 148 702 élèves se sont présentés aux épreuves, dont 148 676 notés. Parmi eux, 95 674 ont franchi le seuil de réussite, ce qui représente un taux global de 64,35 %. Pour la fin du primaire, 219 926 élèves ont composé, dont 219 900 notés. Sur ce total, 166 334 ont réussi, portant le taux de réussite à 75,64 %.

    Les districts les plus performants

    Les résultats mettent également en évidence les districts qui se sont distingués par leurs performances globales.

    Au niveau du tronc commun, Kirehe s’est classé premier avec un taux de réussite de 91,3 %, suivi par ces deux voisins de l’est Ngoma avec 78,8 %, Kayonza avec 78,4 %, Rusizi avec 70,5 % et Rulindo avec 69,5 %.

    Pour la fin du primaire, Kirehe arrive également en tête avec 97,09 %, devant Kicukiro (92,28 %), Ngoma (90,93 %), Nyagatare (87,18 %) et Rusizi (85,93 %).

    Les meilleurs élèves récompensés

    Lors de la cérémonie officielle, six élèves du primaire ont été honorés pour leurs performances exceptionnelles. Il s’agit d’Arakaza Leo Victor, du district de Musanze, premier avec 99,4 %, suivi par Impano Brave Gloria du Bugesera, Ihirwe Kanimba Honnette de Huye, Duhirwe Gall Gavin Darcy, Nsengiyumva Joannah Holiness et Ashimwe Keza Gérardine, tous trois également du Bugesera, chacun ayant obtenu 98,8 %.

    Pour le tronc commun, cinq lauréats ont été distingués: Izere Henock Trésor du district de Kicukiro, premier avec 98,67 %, suivi d’Uwumuremyi Albert de Gasabo (98 %), d’Ineza Flora Elyse et de Ndayishimiye Jean d’Amour, tous deux de Gasabo avec 97,89 %, et enfin d’Agaba Happy Jean Eudes de Rusizi, avec 97,78 %. Chacun de ces lauréats a reçu un ordinateur portable, une année complète de prise en charge des frais scolaires et du matériel didactique.

    Un barème clair et transparent

    L’Autorité nationale des examens et de l’inspection scolaire a rappelé le système de notation appliqué à ces examens nationaux. Les candidats ayant obtenu entre 80 et 100 % reçoivent la mention « Excellent » (A). Les notes de 75 à 79 % correspondent à la mention « Très bien » (B), celles de 70 à 74 % à « Bien » (C), de 65 à 69 % à « Satisfaisant » (D), de 60 à 64 % à « Adéquat » (E) et de 50 à 59 % à « Passable » (F). En dessous de 50 %, l’élève est considéré comme ayant échoué.

    Placement et recours

    Concernant l’orientation scolaire, le Directeur général de NESA, Dr. Bernard Bahati, a précisé que le placement des élèves en internat repose sur trois critères : les résultats obtenus, la capacité d’accueil des établissements et le choix exprimé par les candidats.

    Le NESA a également annoncé l’ouverture du processus de recours. Pour les affectations et choix de filière, les élèves, parents ou tuteurs disposent de quatorze jours, à compter du 19 août, pour introduire une demande. En ce qui concerne les notes d’examen, les directeurs d’établissement ont un délai de trente jours, à partir de la même date, pour soumettre un recours.

    Le Ministère de l’Éducation et le NESA assurent que toutes ces mesures visent à renforcer l’équité et la transparence dans la gestion des examens et de l’orientation scolaire.

  • Résultats des examens nationaux: le ministère de l’Education met l’accent sur la qualité de l’enseignement

    Le ministre de l’Éducation, Dr Joseph Nsengimana, a présidé le lundi 19 août 2025 la cérémonie de publication des résultats des élèves ayant terminé la sixième année du primaire ainsi que ceux du tronc commun du secondaire à l’échelle nationale.

    Des résultats dominés par les écoles privées

    Dans l’ensemble, les élèves issus des écoles privées se sont distingués par de meilleurs résultats que ceux des établissements publics. Au primaire, sur 220 927 candidats inscrits, 219 900 ont effectivement passé les examens et 166 333 ont obtenu au moins 50 %, seuil fixé comme note de passage. Le taux de réussite global s’établit à 75,64 %, avec 53,2 % de filles et 46,8 % de garçons. Les districts de Kirehe, Kicukiro et Nyagatare arrivent en tête pour leurs performances remarquables.

    Au niveau du tronc commun, 149 206 candidats se sont inscrits et 148 702 ont passé les examens. Parmi eux, 95 674 ont réussi, soit un taux de réussite de 64,35 %, avec 51 % de filles et 49 % de garçons. Comme au primaire, la note de passage a été fixée à 50 %.

    Le district de Kirehe se distingue encore avec un taux de réussite de 91,3 %, suivi de Ngoma et Kayonza, tandis que Gakenke, Kamonyi et Musanze affichent les résultats les plus faibles.

    Orientations des lauréats du tronc commun

    Les élèves ayant achevé le tronc commun ont été orientés vers différentes filières pour la classe de quatrième. Ainsi, 20 681 élèves ont été admis dans les écoles générales en internat, tandis que 18 929 ont été orientés vers les établissements généraux de jour.

    Dans les écoles techniques, professionnelles et de formation (TSS), plus de 28 000 lauréats suivront un internat et plus de 20 000 une formation de jour. Dans les autres filières spécialisées, 3 669 élèves rejoignent les écoles normales d’instituteurs (TTC), 545 intègrent les écoles d’assistants infirmiers, et 2 701 poursuivent des études en comptabilité en internat, tandis que 76 élèves ont été orientés vers des écoles de jour.

    L’accent sur la qualité de l’enseignement

    Lors de la cérémonie, le ministre Nsengimana a rappelé que l’objectif ne se limitait pas à l’accès à l’éducation, mais s’élargissait désormais à la qualité de l’apprentissage. Pour soutenir les élèves en difficulté, un programme de rattrapage a été lancé dès janvier 2025.

    Le ministre a indiqué que la matière la mieux réussie par les élèves est le Kinyarwanda. En revanche, les sciences en général, et particulièrement les mathématiques au primaire ainsi que la physique au secondaire, sont des matières sur lesquelles il faut concentrer davantage d’efforts, car les résultats montrent que les élèves n’ont pas bien réussi ces disciplines cette année.

    Distinctions et encouragements

    Les six meilleurs lauréats du primaire et les cinq premiers du tronc commun ont été récompensés par un ordinateur portable, un certificat et du matériel scolaire.

    En complément, la coopérative d’épargne et de crédit des enseignants, Umwalimu Sacco, a pris l’engagement de financer les frais scolaires de ces lauréats dans les établissements publics et subventionnés par l’État durant toute une année académique.

  • Les Rossignols de Ruyenzi célèbrent l’Assomption en alliant fête des talents et collation de grades

    Le 15 août 2025, l’Ecole Primaire les Rossignols située à Ruyenzi dans le district de Kamonyi a célébré la fête de l’Assomption en même temps que la collation des grades de ses lauréats mêlant ferveur mariale et fierté académique, offrant à ses élèves, parents et invités une Assomption gravée dans les mémoires.

    Cinquante-sept élèves de la première promotion (2023-2024) et cinquante-sept de la deuxième promotion (2024-2025) ont reçu leurs certificats de fin de cycle primaire. Les festivités ont été ponctuées de chants, danses, poèmes, pièces de théâtre et discours, traduisant le dynamisme de cette institution scolaire fondée en 2018 par M. Janvier Musoni, son représentant légal.

    Les élèves de la première promotion, déjà inscrits dans des établissements secondaires, s’apprêtent à entamer leur deuxième année du tronc commun. Quant à leurs camarades de la deuxième promotion, ils attendent la proclamation officielle des résultats d’Etat, prévue dans un avenir proche.

    Aujourd’hui, l’ecole les Rossignols accueille 1 028 élèves répartis de la première à la sixième année primaire, encadrés dans 40 salles de classe, auxquelles s’ajoutent une salle dédiée à la détection des talents et une salle de jeux. L’architecture fonctionnelle et les équipements modernes témoignent de la volonté d’offrir aux enfants un environnement propice à l’apprentissage et à l’épanouissement.

    Une école au service de l’éducation inclusive et de l’innovation

    L’un des points forts de l’Ecole les Rossignols est son engagement pour une éducation inclusive qui prend en compte chaque enfant, quelles que soient ses aptitudes ou ses besoins particuliers. Les programmes privilégient un enseignement solide en sciences et en langues, tout en encourageant la créativité, l’esprit critique et l’innovation.

    La détection des talents artistiques, sportifs ou scientifiques figure parmi les priorités. Les enseignants s’attachent également à inculquer des valeurs fondamentales telles que le respect, la discipline et la coopération. Les parents présents à la cérémonie ont chaleureusement salué ce modèle éducatif.

    «La collaboration entre parents et école est le secret des fruits que nous récoltons aujourd’hui. Merci à la direction pour la promotion d’une politique de transformation et d’excellence pour tous, plutôt que l’élitisme», ont déclaré leurs représentants, mettant en avant un leadership visionnaire et des services interdisciplinaires cohérents.

    Dans son allocution, M. Janvier Musoni a rappelé l’essence même de son engagement:

    «Nous avons fondé cette école uniquement pour l’éducation des enfants et non pour le profit. Eduquer, c’est un engagement permanent. Même après leur départ, nous continuons à suivre nos anciens élèves dans leur parcours. Chers enfants, comportez-vous bien et soyez un modèle pour ceux qui vous suivront»

    Messages d’inspiration et engagements communautaires

    Parmi les moments forts de la journée, l’intervention de Mme Anne Niwemwiza, journaliste et influenceuse, a marqué les esprits. Invitée pour inspirer les lauréats, elle leur a adressé un message de motivation:  « Vous êtes jeunes et capables. Luttez pour devenir des personnes d’exception. Choisissez de bonnes fréquentations, écoutez les conseils des parents et enseignants, évitez les mauvaises influences et les drogues. »

    S’adressant spécifiquement aux filles, elle a insisté sur la prévention des grossesses précoces : «Aucun enfant ne peut en élever un autre. Une telle situation ruinerait votre avenir.» Elle a également exhorté les parents à être des amis proches de leurs enfants, à leur servir de modèles et à s’impliquer activement dans leur suivi scolaire, tant à la maison qu’en les visitant à l’école.

    Les lauréats ont, pour leur part, exprimé leur gratitude dans un témoignage émouvant : «Nos enseignants ont été plus que des éducateurs. Ils ont été nos guides, nos conseillers et parfois nos amis. Grâce à eux, nous avons appris à penser, à réfléchir et à grandir. Nous quittons les Rossignols mais ce lieu restera toujours notre maison.»

    A lire aussi: Les parents au cœur du succès de l’école “Rossignols” de Ruyenzi

    La journée a également permis de mettre à l’honneur les partenaires de l’établissement, fournisseurs de denrées alimentaires, de papeterie, de carburant, de produits d’hygiène et de peinture, ainsi que les médias qui assurent la promotion des activités de l’école. Cette reconnaissance témoigne de l’importance de la synergie entre l’école et les acteurs qui la soutiennent au quotidien.

    Fidèle à une tradition héritée de son passé de petit séminariste, M. Musoni a tenu à servir aux lauréats un repas de viande de bœuf, promettant de reconduire cette tradition chaque année.

    L’école ne limite pas son action à la salle de classe. Dans le cadre de son engagement envers la communauté, elle finance chaque année la cotisation aux mutuelles de santé pour 50 habitants du secteur de Runda, où elle est implantée. Ce geste illustre sa volonté d’améliorer le bien-être collectif et de renforcer les liens avec la population locale.

    Photos de la célébration:

    Les lauréats, fiers dans leurs toges
    Les lauréats ont reçu leurs certificats de réussite avec fierté
    La journaliste et influenceuse Anne Uwamwiza a su inspirer les jeunes adolescents
    Les parents sont venus soutenir leurs enfants

    Les danses traditionnelles des enfants au cœur des festivités
  • Le Premier ministre appelle la jeunesse rwandaise à défendre l’unité et l’image du Rwanda

    Le Premier ministre Dr Justin Nsengiyumva a clôturé, le jeudi 14 août 2025, la 15ᵉ cohorte Indangamirwa au Centre de Développement Ubutore de Nkumba, dans le district de Burera, en province du Nord.

    Sous un soleil éclatant, au bord du lac Ruhondo et bercée par la brise des volcans, la cérémonie a rassemblé parents, officiels et 443 jeunes lauréats ayant suivi quarante-cinq jours de formation civique et patriotique. L’événement a été marqué par des défilés militaires, des démonstrations d’intore et la présentation des engagements pris dans le cadre du programme “Itorero”, offrant un spectacle riche en couleurs et en symboles.

    Appel à la vigilance face aux influences extérieures
    S’adressant aux jeunes, le Premier ministre a rappelé que l’Itorero constitue une véritable école d’éducation civique, visant à renforcer l’unité nationale, développer une vision commune et encourager le travail collectif. « Vous devez mettre en pratique les enseignements reçus et contribuer activement à la marche du pays vers le progrès », a-t-il souligné.

    Il a insisté sur l’importance de défendre la vérité historique. « Conformément à vos engagements, collaborez avec vos aînés pour montrer le chemin parcouru par notre pays, face à ceux qui tentent de déformer l’histoire. Ceux qui dénigrent le Rwanda, vous devez leur opposer la vérité », a-t-il déclaré. Selon le Premier ministre, ces jeunes doivent incarner et diffuser une image positive du Rwanda partout où ils se trouvent.

    Le chef du gouvernement a mis en garde contre les influences extérieures susceptibles de détourner la jeunesse de son identité :

    « Nous allons à l’étranger pour échanger et apprendre, mais partir sans conscience de qui l’on est expose à devenir ce que d’autres veulent que nous soyons, dans leur propre intérêt. Cela, nous ne devons pas l’accepter. »

    Il a également exhorté les jeunes à lutter contre la dépravation, la consommation de drogues et l’alcoolisme, rappelant que rester ancrés dans les valeurs rwandaises est essentiel pour servir le pays et en garantir l’avenir.

    Vers une éducation civique élargie
    Louant les résultats du programme, le ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana, a annoncé un plan pour renforcer les capacités du Centre de Développement Ubutore, étendre ses actions aux jeunes dans les districts et intégrer l’éducation civique dans les plans annuels de toutes les institutions.

    La cohorte 2025 compte 443 jeunes, dont 208 filles et 235 garçons. Parmi eux, 105 poursuivent leurs études à l’étranger, 103 fréquentent des écoles internationales au Rwanda et 235 proviennent de la 12ᵉ cohorte Inkomezabigwi ou d’autres structures de jeunesse. Treize lauréats, auparavant sans documents officiels rwandais, ont obtenu une carte d’identité et un passeport.

    Durant six semaines, les participants ont assisté à vingt conférences animées par des experts, sur des valeurs clés telles que la discipline, le patriotisme, le travail en équipe, la collaboration harmonieuse, le respect du temps, la rapidité et la ponctualité dans l’exécution. Ils ont également participé à des activités culturelles, sportives et traditionnelles, notamment la danse.

    Le programme a inclus des visites sur des sites historiques et mémoriels, comme le Musée de la Libération de Murindi, le Musée de la lutte contre le génocide au Parlement et le Mémorial du génocide de Kigali à Gisozi, offrant aux jeunes une immersion dans l’histoire et les valeurs du Rwanda. Ces expériences visent à former des citoyens conscients de leur identité, fiers de leur passé et prêts à contribuer activement au développement du pays.

    Photos de la cérémonie

    Le ministre Bizimana, a annoncé un plan pour renforcer les capacités du Centre de Développement Ubutore et étendre ses actions aux jeunes dans d’autres institutions
    Les parents des enfants ont participé à la cérémonie
    La danse tradionnelle Intore au rendez-vous
    L’événement a été marqué par des défilés militaires

  • L’ancien recteur de l’Université du Rwanda, le Prof. Deo Kambanda, est décédé à 90 ans

    Le Professeur Deo Kambanda, premier recteur de l’Université du Rwanda après le génocide perpétré contre les Tutsi, alors appelée Université nationale du Rwanda (UNR), de 1995 à 1997, est décédé le dimanche 11 août à l’âge de 90 ans.

    Selon une source proche de la famille, Kambanda s’est éteint vers 2 h du matin, à la suite d’une brève maladie pour laquelle il était soigné à l’hôpital King Faisal.

    Le Prof. Deo Kambanda a exercé dans plusieurs institutions au Rwanda. Entre 1966 et 1968, il a enseigné au Groupe Scolaire Officiel de Butare, avant de rejoindre l’Institut Pédagogique National (IPN) en 1968. Il a ensuite poursuivi ses études supérieures, obtenant un doctorat à l’Université du Maryland entre 1977 et 1979.

    Plusieurs de ses anciens collègues et de ses anciens étudiants ont souligné qu’il était un dirigeant bienveillant, entièrement dévoué à l’encadrement des jeunes talents.

    «Il nous a dirigés dans les moments les plus difficiles, durant la période post-génocide. Notre recteur était d’une personnalité douce et chaleureuse, capable d’affronter toute situation, aussi difficile soit-elle. Je me souviens de sa décision, lorsque le restaurant de l’UNR avait pris feu, de demander aux étudiants de poursuivre leurs études et de ne pas rentrer chez eux. Il nous a rassemblés au stade du campus et, très ému, il nous a dit: “Mwihangane” (Tenez bon). Ces mots nous ont soulagés et encouragés à faire preuve de patience », témoigne l’un de ceux qui ont fréquenté l’Université de Butare à son époque.

    C’était un homme qui aimait tout le monde et qui apportait une touche d’humour remarquable dans ses relations. Les étudiants appréciaient vraiment ses cours. Au-delà de l’enseignement, il était profondément attaché à transmettre des valeurs morales. Il a soutenu sans relâche les étudiants rescapés du génocide contre les Tutsi. Il était un dirigeant, un leader, un enseignant, un parent et surtout un ami des jeunes.

    Le Prof. Deo Kambanda était très humble, plein d’humour et de gentillesse, qui ont laissé une empreinte qui ne s’effacera pas. Il fut aussi un intellectuel bilingue, s’exprimant très bien en anglais comme en français.

  • MUNYAGA DANS LES TENEBRES: Histoire du génocide des Tutsi sur les collines de Nkungu et Munyaga

    Un café littéraire a été organisé le jeudi 31 juillet 2025 au Mémorial de Gisozi à Kigali pour la présentation du livre de Jean-Baptiste Ngabonziza. Son ouvrage est intitulé «MUNYAGA MU ICURABURINDI: Amateka ya Jenoside yakorewe Abatutsi ku misozi ya Nkungu na Munyaga», traduit littéralement par «MUNYAGA DANS LES TENEBRES: Histoire du génocide des Tutsi sur les collines de Nkungu et Munyaga».

    “Le 7 avril 1994, certains habitants de lancien secteur Kaduha, depuis la cellule Kabare, se sont rendus à Nkungu pour demander de la viande de vaches des Tutsi aux miliciens Interahamwe de Nkungu qui venaient de se les approprier. Ceux-ci leur en ont fourni en leur disant que c’était un prêt et quils rembourseraient en retour après lacquisition des vaches des Tutsi de Kabare.”  Peut-on lire dans un passage extrait du livre de Jean-Baptiste Ngabonziza.

    Paru aux éditions Besta, ce livre comprend cinq chapitres:

    1. Les racines de la haine parmi les habitants de Munyaga partageant vies et misères
    2. Le jour où la mort s’installa
    3. Les témoignages relatifs aux tueries perpétrées pendant le génocide
    4. La dernière nuit, où l’auteur recueille les témoignages cellule par cellule sur les massacres
    5. Conclusion

    Ce livre  détaille les faits des atrocités du génocide perpétré contre les Tutsi sur les collines de Nkungu, Rweru et Kaduha, aujourd’hui situées dans le secteur de Munyaga du district de Rwamagana.

    En seulement dix jours, soit du 7 au 17 avril 1994, les massacres des Tutsi de Munyaga faisaient rage. A partir du 7 avril, à Nkungu et Rweru, puis à Kaduha dès le 12, les Tutsi furent traqués, malmenés, contraints de fuir dans la brousse ou vers les secteurs voisins comme celui de Rutonde. Leur résistance ne dura pas: les miliciens Interahamwe, soutenus par les gendarmes et policiers de la commune, armés de fusils et d’armes traditionnelles, les anéantirent et massacrèrent sauvagement, pillant leurs biens, tuant et mangeant leurs vaches, brûlant leurs maisons et s’appropriant leurs patrimoines.

    Les dates les plus cruelles marquant l’exécution du génocide dans cette zone sont principalement le 7 et 8 avril à Nkungu et Rweru, le 16 avril à Rutonde et Rweru, puis les 12 et 17 avril 1994 à Kaduha. Quelques rescapés traumatisés, y compris des femmes torturées et violées, furent enfin libérés par des éléments du FPR-Inkotanyi le 27 avril 1994, qui avaient pris la ville de Rwamagana une semaine plus tôt.

    Selon l’auteur, l’inspiration d’écrire ce livre lui est venue lors de la commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi il y a six ans, lorsqu’un survivant a témoigné et, dans sa conclusion, a révélé : “Leurs noms ne seront pas oubliés tant que nous sommes là (…) Ce jour-là, je me suis senti interpellé, et c’est depuis ce moment que j’ai décidé de prendre la plume et d’écrire en commençant par mon village natal (…) J’ai écrit pour la mémoire étant donné que pendant le génocide, les tueurs scandaient un slogan selon lequel « tous les Tutsi devaient être radiés, et que les générations futures demanderaient comment un Tutsi ressemblait.”

    Dans ce livre, il y a des témoignages de rescapés. L’auteur a parlé à plus de 100 témoins dont les plaies sont encore saignantes; d’autres ont pu se relever grâce à l’accompagnement mutuel des uns et des autres et au soutien psychologique et matériel de l’État, ils ont pu se reconstruire.

    Pour l’auteur, autrefois les Hutu et les Tutsi ne représentaient que des classes sociales, et les gens vivaient paisiblement, s’entraidaient mutuellement, partageaient ce qu’ils avaient ; mais le colonisateur, par sa politique de « diviser pour mieux régner », a semé la discorde parmi les Rwandais.

    Dans son livre, Jean-Baptiste Ngabonziza retrace également l’historique des bonnes relations entre voisins avant l’arrivée du colonisateur, mais souligne que la politique de divisionnisme et d’extrémisme semée par le colonisateur belge, et adoptée par les dirigeants de la première et deuxième République au Rwanda, fut la source des conflits ayant conduit au génocide des Tutsi en 1994.

    Quoi qu’il en soit, l’auteur conclut son livre sur une note d’espoir, s’efforçant de trouver une réponse à la question qu’il se posait dès le départ : Comment se fait-il que des voisins ayant cohabité pacifiquement avec nos familles se sont retournés contre elles pour les décimer? Une autre question persiste dans ses pensées et il s’interroge : Pourquoi l’idéologie génocidaire persiste-t-elle encore ?

    Contexte géographique et mémoriel

    Munyaga est l’un des 14 secteurs du district de Rwamagana, dans la Province de l’Est. Il regroupe ce qui était les secteurs Nkungu, Rweru, Kaduha et la cellule Zinga (anciennement dans le secteur Rutonde). Le secteur Munyaga abrite deux sites mémoriels du génocide perpétré contre les Tutsi, ce qui montre combien les tueries dans cette zone ont été perpétrées avec gravité et méchanceté.

    Dans l’histoire du Rwanda, Munyaga est particulièrement connue depuis le règne du roi Kirima II Rujugira (1770 à 1786), car c’est là que reposaient les soldats dits Abakemba, gardiens de la frontière du Rwanda au sud du Buganza jusqu’à l’époque coloniale, et qui ont permis la prise de contrôle et l’annexion du royaume de Gisaka au Rwanda.

    A propos de l’auteur

    Jean-Baptiste Ngabonziza est né à Munyaga le 10 septembre 1952. Il y a grandi, y a fait l’école primaire avant de rejoindre le secondaire, puis s’est rendu à Kigali pour des raisons de travail, où il s’est installé. Il est survivant du génocide, alors qu’il habitait à Kigali, où des éléments du FPR-Inkotanyi ont sauvé sa maison et lui-même.

    Une fois arrivé à Byumba, dans la zone sécurisée, il a reçu la triste nouvelle que plusieurs membres de sa famille avaient été tués, y compris son père, et son frère Musangwa, assassiné avec son épouse et tous leurs enfants. Ngabonziza s’est retrouvé étonné du fait que les membres de sa famille aient été tués, pire encore par des voisins de longue date.

  • Education, santé et environnement: un nouveau départ acté par le Conseil des ministres 

    Le mercredi 30 juillet 2025, au village Urugwiro, le président Paul Kagame a présidé la première réunion du Conseil des ministres réunissant les ministres nouvellement nommés.

    Le Conseil des ministres a approuvé un nombre de résolutions, dont trois vous sont présentées ci‑dessous parmi elles :

    Affectation de terrains pour un nouveau campus médical

    Le Conseil des ministres a approuvé l’affectation de terrains appartenant à l’État à l’Africa Health Sciences University. Cette initiative vise à établir au Rwanda un campus d’enseignement médical moderne, répondant au besoin croissant en formation de professionnels de santé dans la région.

    Au Rwanda, l’Africa Health Sciences University (AHSU) est une institution récemment accréditée dans les sciences de la santé, formant la prochaine génération de professionnels dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, des soins infirmiers et obstétricaux, de la technologie de laboratoire, de la radiographie et d’autres professions paramédicales.

    Accréditation de l’International Convenant College

    Le Conseil des ministres a approuvé l’arrêté ministériel accréditant l’International Convenant College, qui ouvrira ses portes avec deux programmes : technologie des médias numériques et développement de la petite enfance. Le collège prévoit d’élargir progressivement son offre académique dans les années à venir.

    Instauration de frais pour les contrôles d’émission des véhicules

    Le Conseil a également adopté un arrêté établissant des frais obligatoires pour les contrôles d’émission des véhicules non électriques et des motos. Cette mesure s’inscrit dans les efforts nationaux visant à améliorer la qualité de l’air, renforcer l’application des normes d’émission, protéger l’environnement et sauvegarder la santé publique des Rwandais.

    À ce sujet, l’Agence rwandaise de protection de l’environnement (REMA) a publié les coûts des contrôles d’émission selon les catégories de véhicules, y compris les motocyclettes :

    • Motocyclettes et moteurs spéciaux : 16 638 RWF (initial), 8 319 RWF (reprise)

    • Véhicules tourisme ≤ 8 sièges, ≤ 3,5 t : 34 940 RWF (initial), 17 470 RWF (reprise)

    • Passagers 9–30 sièges et véhicules de marchandises : 51 578 RWF (initial), 25 789 RWF (reprise)

    • Autres véhicules non cités : 49 914 RWF (initial), 24 957 RWF (reprise)

    Toutes les reprises doivent être effectuées dans un délai de deux semaines après le contrôle initial ; passé ce délai, il faudra repayer la totalité du contrôle initial