Category: Showbiz

  • “Ben’Imana”: un film rwandais salué à Cannes

    Une œuvre rwandaise majeure en sélection officielle

    Présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes, Ben’Imana marque une étape importante pour le cinéma rwandais. Premier long-métrage de la réalisatrice Marie-Clémentine Dusabejambo, le film s’impose comme une œuvre forte et sensible sur la justice, la mémoire et la réconciliation au Rwanda.

    Ce drame de 1h41, coécrit avec Delphine Agut, réunit notamment Clémentine U. Nyirinkindi, Kesia Kelly Nishimwe et Isabelle Kabano. Il explore les séquelles du génocide perpétré contre les Tutsi et les tensions encore présentes au sein des familles et des communautés.

    Kibeho, 2012: la mémoire à l’épreuve des Gacaca

    L’histoire se déroule en 2012, dans le village de Kibeho, durant la dernière année des juridictions Gacaca, ces tribunaux communautaires instaurés pour juger les crimes liés au génocide commis entre voisins.

    Dans ce contexte, la réalisatrice construit un drame intimiste centré sur des trajectoires féminines marquées par la perte et la recherche de vérité. Le film s’ouvre sur Vénéranda (Clémentine U. Nyirinkindi), qui prononce les mots « Je pardonne », malgré une douleur intérieure profonde et une sérénité apparente trompeuse.

    Survivante d’une famille décimée, elle incarne les contradictions d’un pays en reconstruction, partagé entre devoir de mémoire et volonté de réconciliation. Face à elle, sa sœur Suzanne (Isabelle Kabano) refuse catégoriquement l’idée du pardon et exige justice contre Karangwa (Aimé Valens Tuyisenge), accusé du meurtre de plusieurs membres de leur famille.

    Entre pardon, mémoire et fractures générationnelles

    Vénéranda occupe également un poste d’agente des affaires sociales et anime des groupes de parole destinés aux femmes du district. Ces rencontres, inscrites dans un programme national de réconciliation, permettent aux participantes de partager leurs récits sans référence explicite aux appartenances ethniques, dans un Rwanda qui cherche à dépasser les divisions du passé.

    Parallèlement, la fracture générationnelle se dessine à travers Tina (Kesia Kelly Nishimwe), la fille de Vénéranda, et son compagnon Richard (Elvis Ngabo). Dans une société où les étiquettes ethniques ont disparu du discours officiel, les blessures du passé continuent pourtant d’influencer les relations familiales. Vénéranda rejette ainsi cette relation, révélant les contradictions profondes de sa propre quête de pardon.

    Entre culpabilité, silence et mémoire, les personnages évoluent dans un équilibre fragile. Vénéranda prend soin de sa mère devenue silencieuse et dépendante, tandis que Suzanne, affaiblie mais toujours habitée par la colère, réclame la vérité sur des secrets longtemps enfouis.

    Un portrait sensible d’un pays en reconstruction

    À travers ces destins croisés, Ben’Imana dresse un portrait nuancé d’une société confrontée à son histoire. Le film ne propose pas de réponses simples, mais interroge les multiples formes de courage et de résilience face à la douleur collective.

    Porté par les performances remarquées de ses actrices principales et une mise en scène sobre, le film s’appuie sur une équipe technique solide, notamment le directeur de la photographie Mostafa El Kashef et la monteuse Nadia Ben Rachid. L’ensemble crée une atmosphère immersive, où la beauté des paysages rwandais contraste avec la gravité des récits personnels.

    Ben’Imana s’impose ainsi comme une œuvre cinématographique majeure, où mémoire individuelle et mémoire collective se rejoignent dans un même espace émotionnel, celui d’un pays encore en quête d’équilibre entre pardon et justice.

    Source : The Hollywood Reporter

  • Deux figures des médias rwandais, Gloria Mukamabano et Uncle Austin, disent au revoir à leurs postes

    L’information fait le tour des médias et des réseaux sociaux: deux personnalités bien connues du paysage médiatique rwandais ont récemment annoncé leur départ des médias où elles exerçaient, marquant la fin de chapitres professionnels importants pour chacune d’elles.

    Gloria Mukamabano quitte RBA après neuf ans

    La journaliste Gloria Mukamabano, qui a travaillé pendant neuf ans à l’agence rwandaise de l’audiovisuel (RBA), célèbre surtout pour sa présentation du journal télévisé à la télévision nationale, a officiellement quitté son poste, a‑t‑elle indiqué lors d’un entretien avec la presse.

    Mukamabano s’est fait connaître comme présentatrice populaire des informations et a également occupé le rôle de Directrice de la chaîne de divertissement KC2 de la RBA.

    Dans ses déclarations, elle a expliqué que cette décision n’était pas motivée par un conflit interne, mais par un désir de suivre un nouveau cap dans sa vie professionnelle. “Ce n’est pas à cause d’un problème particulier, mais un nouveau chemin que j’ai décidé de prendre dans ma vie”, a‑t‑elle déclaré, ajoutant que changer d’orientation est parfois naturel dans une carrière.

    Mukamabano a commencé sa carrière dans les médias après avoir terminé ses études secondaires, travaillant pour plusieurs entreprises de presse dans l’audiovisuel, avant de rejoindre RBA à la fin de 2016.

    En évoquant son expérience à RBA, elle a souligné qu’elle avait acquis de nombreuses compétences et une riche expérience, remerciant l’agence pour les opportunités qu’elle lui a offertes.

    Parmi les souvenirs marquants de sa carrière, elle a mentionné l’interview qu’elle avait menée en 2019 avec le Chef de l’État, Paul Kagame, un moment qu’elle considère comme un point culminant professionnel.

    Gloria Mukamabano est également connue pour avoir exploré brièvement le domaine musical par le passé, mais elle avait choisi de concentrer ses efforts sur le journalisme.

    Uncle Austin annonce son départ de Kiss FM

    De son côté, Austin Tosh Luwano, mieux connu sous le nom de Uncle Austin, a confirmé qu’il avait démissionné de la radio Kiss FM qu’il animait depuis plusieurs années.

    Uncle Austin, qui est à la fois animateur radio, artiste et entrepreneur, a déclaré à la presse qu’il avait pris cette décision, sans encore préciser ses projets futurs : “Pour l’instant, tout ce que je peux dire est que j’ai quitté Kiss FM, mais peut‑être qu’à l’avenir vous en saurez plus”, a‑t‑il indiqué.

    Il a une longue carrière dans les médias, ayant travaillé depuis 2005 pour plusieurs radios au Rwanda, notamment Radio10, Flash FM et KFM, avant d’arriver à Kiss FM, où il s’est imposé comme une figure connue de la scène radiophonique locale.

    En plus de son travail dans les médias, Uncle Austin est aussi reconnu comme artiste musical apprécié, notamment pour ses contributions au paysage musical local.

  • La RDC peut s’inspirer du modèle rwandais – Miss Sonia Rolland

    Répondant aux questions d’un youtubeur dans l’émission “Les Funérailles des Tabous”, Miss France 2000, Sonia Rolland, a appelé la République démocratique du Congo (RDC) à abandonner, selon elle, les discours mensongers et les accusations infondées, et à envisager une coopération constructive avec le Rwanda, qu’elle présente comme un modèle de résilience et de développement en Afrique.

    Selon Sonia Rolland, le Rwanda a traversé, il y a près de trente ans, une période particulièrement éprouvante. À cette époque, les Rwandais avaient tenté, sans succès, d’alerter la communauté internationale afin d’obtenir le droit de rentrer dans leur pays et d’y exercer pleinement leur citoyenneté. Face à l’inaction internationale, ils auraient été contraints de revenir par la force pour mettre fin à l’impunité et traduire en justice les responsables du génocide contre les Tutsi.

    Au lieu d’un soutien, explique-t-elle, la réponse internationale s’est traduite par des sanctions, des suspensions d’aides et des pressions politiques. Sonia Rolland s’étonne ainsi que, aujourd’hui encore, le Rwanda soit régulièrement accusé de tous les crimes commis en RDC. Elle estime que ces accusations sont dénuées de fondement et invite le Congo à changer de regard.

    Elle affirme que si la RDC choisissait de se rapprocher du Rwanda et de s’inspirer de son expérience, elle pourrait devenir une véritable puissance économique sur le continent africain. À l’appui de son argumentation, elle rappelle que le Rwanda a enregistré une croissance économique moyenne d’environ 8 % sur une période de douze ans au cours des trois dernières décennies.

    Sonia Rolland met également en avant plusieurs avancées sociales majeures: la forte représentation des femmes au Parlement rwandais, où elles occupent environ 64 % des sièges, leur intégration effective dans la vie publique, l’existence d’un haut niveau de sécurité, de mécanismes de protection sociale, ainsi que l’accès gratuit à l’éducation de base.

    Selon elle, l’adoption de telles politiques en RDC permettrait au pays de renforcer sa souveraineté et son autonomie. Elle décrit le Rwanda comme un État pleinement indépendant, animé par une vision panafricaine, qui a su, à un moment de son histoire, refuser durablement l’aide internationale afin de définir ses propres règles, bâtir ses institutions et reconstruire la nation sur de nouvelles bases, en éliminant les divisions ethniques.

    Elle souligne qu’aujourd’hui, les enfants rwandais grandissent sans être identifiés par des appartenances ethniques, bénéficient des mêmes chances, et que même les enfants des auteurs du génocide sont intégrés dans la société sans discrimination.

    Évoquant la réinsertion des personnes condamnées pour génocide après avoir purgé leurs peines, Sonia Rolland estime que le simple fait de vivre dans le Rwanda d’aujourd’hui relève presque du miracle, au regard du chemin parcouru depuis 1994.

    Elle conclut en s’interrogeant sur la capacité des puissances occidentales à accepter qu’un modèle africain comme celui du Rwanda puisse être transposé en RDC. Selon elle, certaines pressions exercées sur le Rwanda s’expliqueraient par le refus de voir émerger en Afrique des États forts, souverains et prospères.

  • IShowSpeed conquis par le Rwanda: “C’est le plus beau pays que j’aie jamais visité”

    Le célèbre créateur de contenus américain IShowSpeed, de son vrai nom Darren Jason Watkins Jr., séjourne actuellement au Rwanda où il a vécu des moments intenses, marqués par un accueil chaleureux et une forte mobilisation de ses fans. Partout où il est passé, des milliers de fans lui ont témoigné leur affection, faisant de sa visite un véritable événement.

    Arrivé au Rwanda dans la nuit du 9 au 10 janvier 2026, IShowSpeed a d’abord pris la direction de Musanze, où il a passé la nuit au prestigieux One & Only Gorilla’s Nest, à Kinigi. Avant de lancer son célèbre live streaming sur YouTube, il a visité le Parc national des Volcans, où il a découvert les gorilles de montagne. Très impressionné, il a promis de publier prochainement une vidéo complète sur cette expérience unique.

    Après la visite des gorilles, lui et son équipe se sont rendus au Gorilla Guardians Village, un centre géré par d’anciens braconniers aujourd’hui engagés dans la protection de la biodiversité. Ils y ont découvert l’histoire de la région, la culture rwandaise et les efforts de conservation.

    De Musanze à Kigali, une foule toujours au rendez-vous

    Dans la foulée, IShowSpeed a rejoint Kigali, où il a été accueilli par une foule nombreuse au Club Rafiki. Avec ses fans, il a participé à différentes activités, notamment des exercices physiques et des défis insolites, sous les acclamations du public.

    C’est à ce moment-là qu’il a fait une déclaration forte, largement relayée sur les réseaux sociaux:

    “Honnêtement, le Rwanda est le plus beau pays que j’aie jamais visité. J’ai vu les montagnes, la forêt, l’extérieur de la ville… tout est magnifique. Je reviendrai en vacances.”

    Il a ensuite poursuivi sa visite au Stade Amahoro, où il a dansé avec une troupe traditionnelle, joué des tambours rwandais et fait découvrir le stade à ses abonnés. Selon lui, le Stade Amahoro figure parmi les plus beaux stades qu’il ait vus en Afrique.

    Basket, émotions et découverte de la culture locale

    La tournée s’est poursuivie à la BK Arena, où IShowSpeed a partagé un moment convivial avec des basketteurs locaux.

    À Zaria Court, l’influenceur a retrouvé une nouvelle fois une foule enthousiaste. Il y a reçu des cadeaux, dont un dessin à son effigie et un gâteau à son image, avant de participer à d’autres exercices physiques. L’émotion était telle qu’un fan, en le croisant dans la rue, n’a pu retenir ses larmes.

    Toujours curieux de la culture rwandaise, IShowSpeed s’est ensuite rendu dans une zone rurale pour découvrir la traite des vaches et goûter au lait frais. Il a visité aussi le quartier des Biryogo, plus précisément au restaurant chez Issa, où il a dégusté des plats traditionnels rwandais: isombe, ubugali, riz pilau et brochettes.

    Interrogé sur la durée de son séjour, IShowSpeed a surpris plus d’un en déclarant, sur le ton de l’humour, qu’il comptait rester longtemps car il aurait “acheté une maison au Rwanda”.

    Vêtu d’un maillot bleu floqué “Rwanda” avec le numéro 7, en référence à son idole Cristiano Ronaldo, IShowSpeed a contribué à promouvoir l’image du pays auprès de millions de personnes à travers le monde.

    Au cours de son séjour, IShowSpeed prévoit encore de visiter plusieurs sites touristiques, des villes et de rencontrer des habitants, toujours en direct sur ses plateformes. Sa présence et ses contenus offrent une vitrine exceptionnelle du Rwanda, présenté comme un pays sûr, moderne, accueillant et riche en culture.

  • De Kigali aux provinces: une nuit magique pour accueillir 2026

    Ce 31 décembre 2025, tout le Rwanda se prépare à vivre une soirée féerique pour dire adieu à 2025 et souhaiter la bienvenue à 2026. Des milliers de personnes se rassembleront dans la capitale Kigali et dans toutes les provinces du pays pour célébrer cette transition avec joie, musique, célébrations communautaires et, surtout, des feux d’artifice spectaculaires illuminant le ciel à minuit.

    Feux d’artifice à Kigali

    La Ville de Kigali informe le public que des feux d’artifice seront tirés à minuit, dans le cadre des célébrations du Nouvel An, et ce dans plusieurs endroits bien connus de la ville.

    Lieux publics où le spectacle sera visible: Le chef lieu de la Ville de Kigali, Le stade Pelé à Nyamirambo, Canal Olympia à Rebero et Kigali Heights à Kimihurura.

    Lieux privés indiqués pour le feu d’artifice sont l’Hôtel des Mille Collines dans le quartier Kiyovu, l’Atelier du Vin à Kicukiro, Serena Hotels au plateau, et le Parking du Kigali Convention Centre (KCC) à Kimihurura.

    Les autorités rassurent le public que ces activités sont planifiées et sûres, avec des mesures en place pour garantir la sécurité de chacun. Les feux d’artifice dureront environ 10 à 19 minutes et des recommandations de prudence sont rappelées à tous.

    La Ville de Kigali rappelle également à la population de célébrer de manière responsable, notamment en modérant la consommation d’alcool et en ne servant pas d’alcool aux personnes de moins de 18 ans.

    Des festivités qui s’étendent aux provinces du Rwanda

    La célébration ne s’arrête pas à Kigali. Plusieurs districts à travers le pays ont également préparé des programmes festifs pour accueillir la nouvelle année avec éclat:

    • Dans la Province du Nord à Musanze, il est prévu des spectacles de feux d’artifice et concerts autour du bâtiment du marché GOICO Plaza pour rassembler les communautés locales.
    • Dans la Province de l’Est à Nyagatare, les célébrations à l’Hotel EPIC, avec compte à rebours et festivités diverses.
    • Dans La Province de l’Ouest à Rubavu, des événements festifs près de Nengo Hill et fête au à l’hotel Serena, près du Lac Kivu.
    • Enfin dans la Province du Sud à Huye, des  rassemblements familiaux au parking du stade de Huye sont prévus pour partager un moment de convivialité.

    Les autorités les organisateurs s’assurent que tous les événements se déroulent dans des conditions de sécurité optimale, afin que chacun puisse profiter de ce moment magique marquant le début de l’année 2026.

  • “Sir David Beckham” décoré chevalier par Charles III

    Le mardi 4 novembre 2025, au majestueux Windsor Castle, l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre, David Beckham, a été élevé au rang de chevalier par Charles III en personne. Le moment, empreint de solennité et de symbolisme, récompense ses services au sport et à la charité.

    Âgé de 50 ans, Beckham a disputé 115 matchs sous les couleurs de l’Angleterre et s’est distingué au sein de grands clubs comme Manchester United, Real Madrid, LA Galaxy et Paris Saint‑Germain.

    Lors de la cérémonie, Beckham, élégant dans un costume trois‑pièces confectionné par sa femme Victoria Beckham, s’est agenouillé devant le Roi, qui a porté l’épée pour achever le geste rituel de la mise à cheval. Les applaudissements résonnaient dans le Grand Vestibule tandis que la solennité jonchait les lieux.

    Accompagné de sa femme et de ses parents, Ted et Sandra, Beckham a confié: “C’est sans aucun doute le moment dont je suis le plus fier.” Il a également révélé avoir  commencé à pleurer  en apprenant la distinction.

    Mais au‑delà du terrain, c’est son engagement qui a scellé cet honneur. Ambassadeur de UNICEF depuis 2005 et récemment désigné ambassadeur de la King’s Foundation, il a dédié de nombreuses années à la cause humanitaire.

    Issu d’un milieu modeste de l’est de Londres, Beckham a souligné que grandir dans une famille fière d’être britannique avait nourri son aspiration à être ici, au château de Windsor, honoré par Sa Majesté.

    La remise de la chevalerie fut un moment sobre, mais riche de signification: musique royale, lumière filtrée à travers les larges fenêtres du château, invités alignés, un instant suspendu où sport, culture et contribution sociale se mêlaient. Un garçon de Leytonstone sous les projecteurs d’un des hauts lieux de la monarchie.

    Au sortir de la cérémonie, Sir David a posé, l’insigne à la boutonnière, entouré de sa femme désormais Lady Beckham, et de sa famille. Il a salué, discret mais rayonnant, dans la cour pavée du château.

  • Décès de Ngabonziza Augustin, l’une des icônes de la musique rwandaise

    Le musicien Ngabonziza Augustin, auteur de la célèbre chanson Sugira Usagambe Rwanda Nziza, est décédé le lundi 3 novembre 2025, des suites d’une longue maladie.

    Ngabonziza était l’un des artistes emblématiques du Rwanda, avec une carrière s’étendant sur plus de 40 ans. Selon le journal IGIHE, qui cite une source proche de sa famille, il avait été hospitalisé depuis plusieurs semaines au Centre Hospitalier Universitaire de Kigali (CHUK) et souffrait d’un état de santé fragile.

    Ngabonziza s’est fait connaître grâce à l’orchestre Les Citadins, fondé avec son frère aîné, Ngaboyisonga Bernard, avant le génocide de 1994. En 2000, il a participé à la création de l’Orchestre Irangira, qui se produisait régulièrement « Chez Lando », notamment tous les samedis. L’orchestre s’est dissous en 2007 pour des raisons internes.

    Il a contribué à de nombreux morceaux devenus des classiques, dont Rugori Rwera, Ancilla, Have Winsiga, Iwacu mu Rwanda, et bien sûr Sugira Usagambe Rwanda Nziza, consolidant ainsi sa place parmi les artistes les plus connus et respectés du pays.

    Ngabonziza Augustin laisse derrière lui un riche héritage musical. Ses compositions continuent d’inspirer les nouvelles générations et témoignent de son rôle majeur dans la scène musicale rwandaise. Son décès marque la perte d’une figure incontournable de la culture nationale.

  • J’ai choisi le Rwanda comme chez-moi pour toujours – Khadja Nin

    La chanteuse burundaise de renommée internationale et militante humanitaire Jeanine Rema, connue sous le nom de Khadja Nin, a ému le public de la 20ᵉ édition de Kwita Izina, la cérémonie annuelle de donner les noms aux bébés gorilles, en déclarant avoir choisi le Rwanda comme son « chez-soi pour toujours».

    L’artiste a eu l’honneur de donner un nom à un bébé gorille issu de la famille Kwisanga, dont la mère se nomme Nshili. Elle lui a donné le nom de Garuka (« reviens »). Avant d’annoncer ce choix, elle a livré un message fort en Anglais: « I was born and raised in Burundi, now I have chosen Rwanda as my forever home. Yegoo! » pour signifier: « Je suis née et j’ai grandi au Burundi, mais aujourd’hui j’ai choisi le Rwanda comme chez-moi pour toujours. Oui ! »

    Khadja Nin a souligné sa fierté de participer à cet événement qui symbolise à la fois la protection de l’environnement et la coopération entre les communautés: «C’est une grande opportunité et un moment profondément émouvant. Je remercie le Rwanda pour son engagement exemplaire dans la conservation de la biodiversité, en particulier la protection des gorilles des volcans.»

    Figure emblématique de la musique burundaise, Khadja Nin est connue pour ses titres phares comme Mama Lusiya, Sambolera, Wale Watu ou encore Sina mali, sina deni. Après avoir longtemps vécu en Europe, elle entretient depuis plusieurs années un lien privilégié avec le Rwanda, où elle séjourne régulièrement.

    Sa déclaration lors de la cérémonie Kwita Izina marque un pas de plus dans cette relation, confirmant son attachement profond au pays des Mille Collines.

  • Le journaliste Kassim Youssuf de Radio Rwanda est mort des suites d’une maladie

    Le journaliste Kassim Youssuf, qui a marqué des générations d’auditeurs par ses informations en français et son animation de Samedi Détente, est décédé. Son nom restera gravé dans l’histoire des médias rwandais.

    Le Rwanda vient de perdre l’une de ses voix les plus emblématiques. Kassim Youssuf, journaliste et animateur légendaire de la Radio Rwanda, s’est éteint dans la nuit du dimanche 25 août 2025, des suites d’une maladie.

    La nouvelle de sa disparition a été confirmée tôt ce lundi 25 août par Cléophas Barore, Directeur général de RBA et son ancien collègue: «Nous sommes profondément attristés d’annoncer le décès de Kassim Youssuf survenu dans la nuit dernière.»

    Les hommages affluent depuis l’annonce. Ses collègues, anciens et actuels, se souviennent d’un homme « droit et juste », « un professionnel de paix » et « une voix qui a bercé toute une nation ». Les messages de condoléances, tant en kinyarwanda, en français qu’en anglais, expriment une même douleur et un même respect: « Paix à son âme! », « Que la terre lui soit légère! », « Imana imwakire mu bayo! », « May Allah grant him the highest place in Jannah ».

    Pendant près de trente ans, Kassim Youssuf a marqué des générations d’auditeurs par son timbre de voix reconnaissable entre mille, un «rock français standard» qui lui valut admiration et popularité. Présentateur du journal en français, commentateur sportif passionné des matchs de championnat et animateur charismatique, il restera à jamais lié à l’émission  Samedi Détente, rendez-vous musical.

    Il succède à Agnès Murebwayire à la présentation de Samedi Détente, émission dont il fit une référence culturelle. Ses mots d’ouverture, répétés avec ferveur, « Chers inconditionnels de la Radio Rwanda, fidèles à cette émission musicale, légale et phénoménale… », résonnent encore dans la mémoire collective.

    Après son passage à l’animation, Kassim Youssuf s’investit pleinement au service des informations en français, où il exerçait jusqu’à ses derniers jours au sein de l’ Agence rwandaise de radiodiffusion (RBA).

    Avec sa disparition, le paysage médiatique rwandais perd une figure inoubliable. Mais sa voix, ses mots et son héritage continueront de vivre dans la mémoire des auditeurs.

    Les obsèques sont prévues ce lundi à 15 heures au cimetière de Nyamirambo.

    Homage à Kassim Youssouf: https://www.youtube.com/watch?v=DmusZAV-h9Y

  • Sur les toits de Kigali Umuganura sera célébrée en musique sous Festival Gakondo

    Le Rwanda se prépare à célébrer Umuganura, la fête nationale des récoltes, le vendredi 1er août 2025. Comme chaque premier vendredi du mois d’août, cette journée symbolique honore les premiers fruits des récoltes et rend hommage au travail agricole, à la culture et à l’unité nationale.

    Pour accompagner ces festivités, Kigali Universe lance un événement inédit : “Festival Umuganura Gakondo”, un concert haut en couleur prévu pour le dimanche 3 août à partir de 18h, sur le rooftop du batiment CHIC, en plein cœur de Kigali.

    Ce rendez-vous culturel réunira des artistes phares de la musique traditionnelle rwandaise:

    • Cyusa Ibrahim, l’un des chanteurs les plus emblématiques du genre
    • Munganyinka Aloutte, porte-voix d’un art vocal ancestral
    • Itorero Indashyikirwa, troupe renommée pour ses danses et chants traditionnels
    • ainsi que le jeune talent Layan Mpano, étoile montante de la scène musicale.

    Dans une interview avec IGIHE, Kayitare Mustapha, l’un des organisateurs, explique : “Ce concert est une manière de permettre aux Rwandais de célébrer Umuganura à travers la musique traditionnelle. C’est une fête de notre culture, et la musique gakondo en est l’un des piliers.”
    Il ajoute que le choix du lieu n’est pas anodin : “Kigali Universe veut promouvoir la diversité musicale tout en offrant un espace unique en plein centre-ville.”

    L’événement s’inscrit dans une dynamique de revalorisation des racines culturelles, dans une ambiance conviviale mêlant patrimoine, musique et modernité urbaine.

    Billetterie:

    Avec le Festival Umuganura Gakondo, Kigali s’apprête à vibrer au rythme de la musique traditionnelle, une occasion de communier avec les traditions rwandaises dans une atmosphère festive et contemporaine.