Category: International

  • Un mémorial pérenne en hommage aux victimes du génocide des Tutsi inauguré à Paris

    Un mémorial national dédié aux victimes de cette tragédie sera inauguré le 2 juin 2026 sur l’esplanade Habib-Bourguiba, dans le 7e arrondissement de la capitale française, en présence du président français Emmanuel Macron et du président rwandais Paul Kagame.

    Situé sur les quais de Seine, à proximité du quai d’Orsay, le monument se distingue par sa sobriété. Imaginée par l’artiste Grada Kilomba, l’œuvre se compose de deux stèles en laiton noir reposant sur une dalle de pierre de lave. Loin des monuments imposants ou figuratifs, cette création privilégie l’épure pour évoquer l’une des plus grandes tragédies du XXe siècle.

    Sur les stèles sont gravés quelques mots rappelant qu’entre le 7 avril et le 4 juillet 1994, plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants ont été assassinés parce qu’ils étaient Tutsi. Une inscription invite également au recueillement: “Ici, comme une archive, reposent les voix et les mots, les souvenirs et les expériences, les sentiments et les espoirs des victimes et des survivants.” Le texte apparaît en français, en anglais, en kinyarwanda et en swahili.

    Les quatre faces les plus étroites du monument portent les noms de lieux emblématiques de la mémoire du génocide: Nyamata, Murambi, Gisozi et Bisesero. Ces sites rwandais, aujourd’hui reconnus pour leur importance historique, symbolisent à la fois l’ampleur des massacres et le devoir de transmission aux générations futures.

    Un geste mémoriel  

    L’inauguration de ce mémorial revêt une portée qui dépasse largement le seul cadre artistique. Elle s’inscrit dans un long processus de reconnaissance et de rapprochement entre la France et le Rwanda, après des décennies de tensions liées au rôle de Paris durant le génocide.

    “Il faut situer cette commande dans les trente-deux dernières années”, souligne Marcel Kabanda, président de l’association Ibuka France, qui œuvre depuis plus de vingt ans pour la préservation de la mémoire des victimes et des rescapés. Selon lui, cette initiative constitue une étape importante dans une histoire marquée par des blessures profondes qui ont longtemps pesé sur les relations entre les deux pays.

    La question des responsabilités françaises dans le génocide a en effet profondément marqué le débat public. Après plusieurs enquêtes, rapports et ouvertures d’archives, le rapport remis en 2021 par la commission d’historiens présidée par Vincent Duclert a conclu à des “responsabilités lourdes et accablantes” de la France dans les événements ayant conduit au génocide.

    Cette même année, lors d’une visite historique à Kigali, Emmanuel Macron avait reconnu la responsabilité de la France dans l’engrenage qui a conduit aux massacres, ouvrant ainsi une nouvelle phase dans les relations franco-rwandaises.

    La naissance d’un monument national

    Avant ce projet, plusieurs villes françaises avaient déjà érigé des stèles ou monuments en mémoire des victimes du génocide des Tutsi. Toutefois, aucun mémorial national permanent n’existait dans la capitale française.

    Pour Marcel Kabanda, cette absence devait être comblée. “Il nous fallait un monument national, pérenne et inaliénable, inscrit dans le patrimoine français”, explique-t-il.

    En 2023, l’État français et la Ville de Paris ont lancé une commande publique dotée d’un budget de 500 000 euros. Le Centre national des arts plastiques (Cnap) a alors été chargé de piloter le projet. Après l’étude de plusieurs emplacements, le choix s’est porté sur l’esplanade Habib-Bourguiba, un espace ouvert permettant l’organisation de cérémonies commémoratives et offrant un cadre propice au recueillement.

    L’approche artistique de Grada Kilomba

    Née au Portugal dans une famille d’origine angolaise et santoméenne, Grada Kilomba est reconnue pour son travail sur les questions de mémoire, de traumatisme et d’héritage postcolonial. Pour concevoir ce mémorial, elle s’est rendue au Rwanda en 2024 afin de rencontrer des survivants et leurs familles.

    Initialement, l’artiste envisageait une œuvre figurative inspirée du Sphinx. Mais les témoignages recueillis lors de son séjour l’ont conduite à revoir entièrement son projet.

    “J’ai compris que la violence était telle qu’il fallait renoncer à toute représentation figurative”, explique-t-elle. Elle a alors choisi un langage abstrait, capable selon elle d’exprimer l’indicible tout en respectant la dignité des victimes et des survivants.

    La dalle de pierre de lave qui soutient les stèles s’inspire des motifs traditionnels rwandais connus sous le nom d’«imigongo». Pour l’artiste, il s’agit d’introduire symboliquement «un fragment de la terre rwandaise au cœur de Paris», créant ainsi un lien entre les deux pays et entre les lieux de mémoire.

    Le vide séparant les deux stèles participe également à la signification de l’œuvre. Marcel Kabanda y voit une évocation de l’absence laissée par les disparus, mais aussi un espace de dialogue et de réflexion. “Cette absence a un sens. C’est une absence que l’on accepte et que l’on assume”, estime-t-il.

    Source: Le Monde

  • Centrafrique: des Casques bleus rwandais offrent des soins médicaux gratuits aux détenus de Bria

    Des Casques bleus rwandais déployés en République centrafricaine dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) ont organisé, ce 28 mai 2026, une campagne médicale gratuite au profit des détenus de la prison de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto.

    L’initiative a été menée par l’Hôpital rwandais de niveau 2+ et le contingent RWABG VIII. Au total, 68 détenus ont bénéficié de consultations et de soins médicaux gratuits, dans le cadre des activités communautaires organisées par les soldats rwandais à l’approche de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, célébrée le 29 mai.

    Les soins prodigués couvraient plusieurs spécialités, notamment la médecine interne, les soins dentaires, l’ophtalmologie ainsi que la dermatologie. Des médicaments ont également été distribués gratuitement aux prisonniers.

    Le lieutenant-colonel Dr Isaiah Nzayisenga, commandant adjoint de l’Hôpital rwandais de niveau 2+, a indiqué que cette action humanitaire visait à soutenir les détenus confrontés à un accès limité aux services de santé.

    “La santé est essentielle à la vie humaine, en particulier pour les personnes vivant dans des conditions difficiles”, a-t-il souligné, rappelant l’engagement des Casques bleus rwandais à contribuer au bien-être des populations locales au-delà de leur mission sécuritaire.

    Le directeur de la prison de Bria, Mahamai Adoum Salle, a salué le soutien continu apporté par le contingent rwandais aux détenus de l’établissement pénitentiaire.

    “Ce n’est pas la première fois que les Casques bleus rwandais viennent offrir des soins et des médicaments aux prisonniers ici à Bria. Habituellement, lorsque les détenus sont envoyés dans des centres de santé externes, les médicaments doivent être achetés. Mais lors des campagnes organisées par le contingent rwandais, les détenus reçoivent gratuitement les traitements et les medicaments”, a-t-il déclaré.

    Il a également exprimé sa reconnaissance envers la MINUSCA et les militaires rwandais pour cette assistance qu’il qualifie de précieuse, souhaitant la poursuite de cette coopération.

    Le chef de la section de supervision et de qualité des soins au Bureau sanitaire du district de la Haute-Kotto, Ponombo Felix, a lui aussi salué cette initiative humanitaire, mettant en avant les difficultés auxquelles les détenus font face pour accéder à des soins adaptés.

    Selon lui, la prison de Bria souffre notamment de l’absence d’une clinique interne et d’une capacité médicale limitée. Il a estimé que la mise à disposition de médicaments et de médecins spécialistes par le contingent rwandais constitue une aide hautement appréciable.

  • Les Casques bleus rwandais en République centrafricaine offrent des soins médicaux gratuits aux déplacés internes à Bria

    Les Casques bleus rwandais (l’Hôpital Rwanda niveau 2+ et le RWABG VIII), déployés dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), ont fourni, le 25 mai 2026, des soins médicaux gratuits à plus de 410 personnes déplacées internes vivant dans le camp de déplacés de Gobolo 1 à Bria, en République centrafricaine.

    Cette campagne médicale a été organisée dans le cadre des activités préparatoires à la célébration de la Journée internationale des Nations unies prévue le 29 mai 2029.

    Les déplacés hébergés dans ce camp proviennent de différentes régions de la République centrafricaine, tandis que d’autres ont fui le Soudan en raison de l’insécurité et des conflits qui touchent les deux pays depuis plusieurs années.

    Les services médicaux offerts au cours de cette campagne comprenaient notamment la médecine interne, les soins dentaires, la gynécologie et l’obstétrique, ainsi que la dermatologie et d’autres traitements.

    S’exprimant lors de l’événement, Ponombo Felix, chef de la section de supervision et de qualité des soins de santé au Bureau sanitaire du district de la région de Haute-Kotto, a exprimé sa gratitude envers les Casques bleus rwandais pour leur soutien humanitaire.

    “Nous sommes très heureux que le contingent rwandais sous la MINUSCA soit venu ici pour soigner les déplacés du camp de Gobolo 1 contre diverses maladies. Cet événement démontre la forte coopération qui existe déjà entre la MINUSCA et la communauté locale de Bria. Il est véritablement admirable et précieux de bénéficier de services médicaux d’une telle qualité”, a-t-il déclaré.

    L’un des bénéficiaires, Adama Babiru, a également remercié les Casques bleus rwandais pour lui avoir fourni des soins et des médicaments gratuits.

    “Nous remercions les Casques bleus rwandais de nous soigner gratuitement. Nous demandons que ces activités médicales se poursuivent, car il est difficile pour les personnes vivant dans le camp d’avoir accès à des soins de santé adéquats”, a-t-il affirmé.

    Source: Le Ministère Rwandais de la Défense

  • Nord-Kivu: l’AFC/M23 dément la mort du gouverneur Bahati Musanga Erasto et accuse des violences contre les civils

    L’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a fermement démenti, dimanche 24 mai 2026, les rumeurs annonçant le décès de Bahati Musanga Erasto, présenté comme gouverneur du Nord-Kivu dans l’administration du mouvement.

    Dans une série de communications publiées sur les réseaux sociaux par son porte-parole Lawrence Kanyuka, le mouvement qualifie ces informations de «fake news» et dénonce une campagne de désinformation.

    Selon l’AFC/M23, Bahati Musanga Erasto est bien vivant et a même effectué, le même jour, une visite au camp des gardes de l’éco-parc de Rumangabo afin de constater les dégâts causés par des bombardements récents attribués aux Forces armées de la RDC (FARDC), notamment l’usage présumé de drones dans la zone.

    Des accusations de bombardements et de violences civiles

    Dans ses publications, Lawrence Kanyuka accuse les forces gouvernementales et leurs alliés d’avoir intensifié des opérations militaires dans plusieurs zones du Nord-Kivu, notamment à Masisi, avec des bombardements ayant touché des localités comme Chugi et Kinigi. Ces frappes auraient provoqué des déplacements de populations et des destructions de biens civils, selon l’AFC/M23.

    Le mouvement affirme également que des attaques menées dans la nuit du 24 mai 2026 dans les villages de Malemo et Kalembe, dans la zone de Masisi et Walikale, auraient été perpétrées par des éléments des FDLR et des milices Wazalendo.

    Ces violences auraient fait des victimes civiles, ainsi que des enlèvements et des pillages de bétail, aggravant une situation humanitaire déjà fragile.

    Un climat de tensions et de désinformation dénoncé

    L’AFC/M23 estime que ces événements s’inscrivent dans un contexte de «guerre imposée» et accuse le gouvernement congolais de soutenir et coordonner des groupes armés responsables d’exactions contre les populations civiles. Le mouvement rejette également ce qu’il qualifie de «propagande médiatique» visant à ternir son image.

    Dans ce cadre, la rumeur concernant la mort de Bahati Musanga Erasto est présentée par l’AFC/M23 comme une tentative de désinformation destinée à semer la confusion dans l’opinion publique. Le mouvement affirme qu’il s’agit d’informations infondées et insiste sur le fait que ses responsables continuent leurs activités sur le terrain.

    L’AFC/M23 appelle enfin les partenaires régionaux et internationaux impliqués dans les processus de paix à prendre en compte la situation sécuritaire sur le terrain et à examiner les responsabilités dans les violences en cours.

    Le mouvement réaffirme néanmoins sa volonté de privilégier la voie politique et les discussions en cours dans le cadre des initiatives diplomatiques régionales.

  • Kagame rencontre des dirigeants internationaux en marge du sommet NEISA 2026 à Kigali

    En marge de la deuxième édition du “Sommet africain 2026 sur l’innovation dans l’énergie nucléaire” (NEISA 2026), tenue au Kigali Convention Centre, le président rwandais Paul Kagame a eu une série d’entretiens de haut niveau consacrés au développement de l’énergie nucléaire et à la coopération internationale.

    Rencontre avec le Togo  

    Le président Kagame a reçu Faure Essozimna Gnassingbé, en visite à Kigali pour le sommet. À cette occasion, il a été souligné que le Togo accueillera la prochaine édition de NEISA, confirmant la volonté de continuité et de coopération entre pays africains dans le domaine énergétique.

    Échanges avec l’AIEA sur le nucléaire civil

    Dans l’après-midi du 19 mai 2026, le chef de l’État rwandais s’est également entretenu avec Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

    Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière d’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et sur les ambitions africaines dans ce secteur stratégique. Rappelons que l’AIEA a remis au président Kagame le rapport “Examen intégré des infrastructures nucléaires” (INIR), marquant l’achèvement de la Phase 1 de la méthodologie des jalons de l’agence. Le Rwanda entre désormais dans la Phase 2, consacrée aux préparatifs techniques en vue d’une future centrale nucléaire.

    Rencontres avec des experts du secteur énergétique

    Le président Kagame a également échangé avec plusieurs personnalités internationales participant au sommet, notamment Sama Bilbao y León, Sylvie Bermann, Serge Ekue, Daniel Poneman et Ian Farnan.

    Les discussions ont porté sur le rôle de l’énergie nucléaire dans l’amélioration de l’accès à une électricité fiable, le soutien à l’industrialisation et la création d’opportunités économiques durables au Rwanda et sur l’ensemble du continent africain.

  • Paul Kagame félicite Arsenal, partenaire de Visit Rwanda sacré champion d’Angleterre après 22 ans

    Le président du Rwanda, Paul Kagame, a adressé dans la nuit du 19 mai 2026 ses félicitations à Arsenal F.C. après le sacre du club londonien en Premier League, mettant fin à une attente de 22 ans.

    Sur son compte X, le chef de l’État rwandais a salué la performance du partenaire de la campagne touristique Visit Rwanda:

    “Félicitations à Arsenal, notre partenaire #VisitRwanda, pour avoir remporté la Premier League après une saison âprement disputée. Un titre amplement mérité !“

    Le club londonien a officiellement décroché le titre de champion d’Angleterre mardi soir après le match nul (1-1) de Manchester City F.C. face à AFC Bournemouth. Ce résultat a permis aux “Gunners” de conserver une avance décisive en tête du classement avec 82 points, soit cinq longueurs devant Manchester City à une journée de la fin du championnat.

    Il s’agit du 14e titre de champion d’Angleterre pour Arsenal et du premier depuis la saison 2003-2004, celle de la mythique équipe des “Invincibles” dirigée à l’époque par Arsène Wenger.

    Sous la direction de l’entraîneur espagnol Mikel Arteta, Arsenal a finalement réussi à franchir le dernier palier après trois saisons consécutives terminées à la deuxième place:

    • 2022/23 : 2e
    • 2023/24 : 2e
    • 2024/25 : 2e
    • 2025/26 : Champion

    Arteta entre ainsi dans l’histoire du club en devenant le premier ancien joueur d’Arsenal à remporter la Premier League en tant qu’entraîneur des Gunners. L’équipe a réalisé une saison solide avec 25 victoires, 7 matches nuls, 5 défaites et a réalisé 19 matches sans encaisser de but cette saison..

    Arsenal disputera son dernier match de championnat dimanche prochain sur la pelouse de Crystal Palace F.C., au Selhurst Park.

    Le club londonien pourrait également conclure cette saison historique avec un deuxième trophée majeur. Arsenal affrontera en effet Paris Saint-Germain F.C. en finale de la Ligue des champions de l’UEFA 2026 prévue le 30 mai 2026 à la Puskás Aréna de Budapest.

    Les deux clubs sont partenaires de la campagne “Visit Rwanda”.

  • Sommet sur l’innovation de l’énergie nucléaire en Afrique: Kigali au cœur des ambitions énergétiques du continent

    Le président Paul Kagame a officiellement ouvert, ce mardi 19 mai 2026 au Kigali Convention Centre, la deuxième édition du Sommet sur l’innovation de l’énergie nucléaire en Afrique.

    Le chef de l’État rwandais était entouré des dirigeants africains et responsables internationaux de premier plan, notamment Samia Suluhu Hassan, présidente de la Tanzanie, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo, ainsi que Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’International Atomic Energy Agency (IAEA).

    Organisé du 18 au 21 mai 2026 sous le thème “Alimenter l’avenir de l’Afrique: transformer les ambitions nucléaires en investissements concrets”, le sommet réunit chefs d’État, régulateurs, investisseurs, institutions financières, industriels et partenaires technologiques afin d’examiner les voies concrètes permettant de transformer les ambitions nucléaires africaines en projets énergétiques viables et finançables.

    Paul Kagame appelle à une coopération africaine renforcée

    Dans son discours d’ouverture, le président Kagame a insisté sur le rôle stratégique de l’énergie nucléaire dans la transition énergétique propre et durable du continent africain.

    “L’énergie nucléaire est de plus en plus reconnue comme faisant partie de la transition vers les énergies propres, et cela crée de nouvelles opportunités”, a déclaré le président rwandais.

    Le chef de l’État a toutefois averti que l’Afrique ne pouvait se permettre d’avancer de manière fragmentée dans ce domaine hautement stratégique.

    “Ce que l’Afrique ne peut pas se permettre, c’est la fragmentation. Si les pays travaillent de manière isolée, les progrès seront plus lents et beaucoup plus coûteux. La coopération en matière de réglementation, de financement et d’intégration énergétique régionale est essentielle”, a-t-il affirmé.

    Selon Paul Kagame, le sommet doit désormais permettre de dépasser le stade des ambitions politiques pour entrer dans une phase de coordination pratique, de mobilisation des financements et de déploiement à grande échelle des infrastructures nucléaires sur le continent.

    Le président rwandais a également rappelé que la croissance économique africaine ne pouvait être soutenue durablement sans un accès suffisant et fiable à l’électricité. Il a souligné que le déficit énergétique continue de freiner les investissements étrangers dans plusieurs pays africains, faute de garanties sur l’approvisionnement énergétique.

    Le Rwanda vise l’énergie nucléaire dès le début des années 2030

    Paul Kagame a révélé que le Rwanda avait achevé la première phase d’évaluation de son programme nucléaire, une étape importante dans la stratégie nationale visant à produire de l’électricité d’origine nucléaire dès le début des années 2030.

    Le Rwanda prévoit notamment de développer une centrale nucléaire basée sur la technologie des Small Modular Reactors, ou “petits réacteurs modulaires”, construits en usine avant d’être transportés sur le site d’exploitation.

    Selon les projections, les travaux de construction devraient débuter au début de l’année 2028 pour une durée estimée à deux ans.

    Le président Kagame a également souligné que d’ici 2050, l’Afrique disposera d’une population jeune massive intégrant le marché de l’emploi, une dynamique démographique qu’il considère comme une opportunité économique majeure nécessitant une préparation immédiate et une coopération régionale renforcée.

    L’Agence internationale de l’énergie atomique remet au Rwanda un rapport stratégique

    Pendant la cérémonie d’ouverture, Rafael Mariano Grossi a remis au président Kagame le rapport de l’International Atomic Energy Agency sur l’examen intégré des infrastructures nucléaires, connu sous l’appellation INIR.

    Ce document évalue les progrès réalisés par le Rwanda dans le développement des infrastructures nécessaires à la mise en place d’un programme électronucléaire sûr, sécurisé et durable.

    La remise de ce rapport marque une étape stratégique, car elle ouvre désormais la voie à la deuxième phase du processus, centrée sur les discussions avec les partenaires techniques, les investisseurs et les fournisseurs de technologies nucléaires.

    L’Afrique face au défi énergétique

    Prenant la parole lors du sommet, Rafael Mariano Grossi a rappelé que près de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, faisant de la sécurité énergétique un enjeu majeur pour le continent.

    Selon le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’intérêt pour l’énergie nucléaire connaît une croissance significative en Afrique, où près de la moitié des nouveaux pays engagés auprès de l’agence sont africains, tandis que treize États poursuivent activement des programmes nucléaires civils.

    Il a souligné que le Rwanda figure parmi les pays africains qui envisagent le nucléaire comme un levier stratégique, avec l’objectif de porter cette source d’énergie à plus de 60 % de son mix énergétique d’ici 2050.

    Rafael Mariano Grossi a également assuré que l’agence continuerait d’accompagner les pays africains dans le développement des infrastructures, le renforcement des capacités humaines ainsi que l’introduction de nouvelles technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires.

    Il a ajouté que les récents accords conclus entre l’Agence internationale de l’énergie atomique et des institutions financières internationales telles que le Group de la Banque Mondiale pourraient jouer un rôle décisif dans la transformation des ambitions africaines en projets concrets.

    Samia Suluhu Hassan et Faure Gnassingbé pour une Afrique qui passe à l’action

    La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a, pour sa part, souligné l’importance du nucléaire dans l’amélioration de l’accès à l’électricité en Afrique, la réduction de la pollution environnementale, le soutien à l’industrialisation ainsi que la promotion de l’innovation technologique.

    Le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a exhorté les pays africains à passer “de la réflexion à l’action concrète” en s’inspirant notamment de l’exemple rwandais.

    Il a insisté sur la nécessité de placer la jeunesse africaine et les ressources locales au centre de la transition énergétique du continent.

    “Cette énergie doit être conçue en Afrique et développée par les Africains”, a-t-il déclaré, plaidant également pour une plus grande unité institutionnelle afin de renforcer la crédibilité des projets nucléaires africains et faciliter leur financement.

  • L’OMS déclare une urgence de santé publique internationale après une flambée d’Ebola en RDC et en Ouganda

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, samedi 17 mai 2026, que l’épidémie de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda constitue désormais une “urgence de santé publique de portée internationale”. Toutefois, l’organisation précise que la situation ne remplit pas, à ce stade, les critères d’une urgence pandémique.

    Cette décision a été prise par le Directeur général de l’OMS conformément au Règlement sanitaire international de 2005, après consultation des autorités congolaises et ougandaises. L’organisation onusienne a salué la coopération des deux pays ainsi que leur transparence dans l’évaluation des risques liés à la propagation transfrontalière de la maladie.

    Des centaines de cas suspects et plusieurs décès signalés

    Selon les données communiquées par l’OMS au 16 mai 2026, la province de l’Ituri, dans l’est de la RDC, a enregistré huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects ainsi que 80 décès suspects répartis dans au moins trois zones de santé, notamment Bunia, Rwampara et Mongbwalu.

    En Ouganda, deux cas confirmés, dont un décès, ont été détectés à Kampala les 15 et 16 mai chez des personnes en provenance de la RDC. Les autorités sanitaires indiquent qu’aucun lien épidémiologique direct n’a encore été établi entre ces deux patients.

    L’OMS évoque également des regroupements inhabituels de décès communautaires présentant des symptômes compatibles avec la maladie à virus Bundibugyo dans plusieurs zones de santé de l’Ituri, ainsi que des cas suspects dans certaines parties du Nord-Kivu.

    Au moins quatre agents de santé sont morts dans un contexte clinique évoquant une fièvre hémorragique virale, ce qui suscite des inquiétudes quant à une transmission au sein des structures sanitaires.

    Un risque élevé de propagation régionale

    L’organisation estime que le nombre réel de personnes infectées pourrait être beaucoup plus élevé que les chiffres actuellement recensés. Le taux élevé de positivité parmi les premiers échantillons analysés, la détection de cas à Kampala et Kinshasa ainsi que l’augmentation des signalements de cas suspects renforcent les inquiétudes sur l’ampleur réelle de l’épidémie.

    L’OMS souligne que l’insécurité persistante dans l’est de la RDC, les déplacements massifs de populations, la forte mobilité transfrontalière ainsi que la présence de nombreux centres de santé informels compliquent davantage la riposte sanitaire.

    Les pays voisins partageant des frontières terrestres avec la RDC sont considérés comme particulièrement exposés au risque de propagation de la maladie en raison des échanges commerciaux et des mouvements de population.

    Aucun vaccin spécifique homologué contre le virus Bundibugyo

    L’OMS rappelle que, contrairement à certaines autres souches du virus Ebola, il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé contre le virus Bundibugyo, ce qui renforce la gravité de la situation sanitaire actuelle.

    Face à cette situation, le Directeur général de l’OMS a annoncé la convocation prochaine d’un Comité d’urgence chargé de recommander des mesures temporaires aux États afin de renforcer la surveillance, la prévention et la coordination internationale de la riposte.

    La déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale vise notamment à mobiliser une réponse mondiale coordonnée et à accélérer l’appui technique et financier aux pays affectés.

  • Africa Forward: Le président kényan William Ruto a offert un banquet en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement

    Le président rwandais Paul Kagame a pris part, dans la soirée du 11 mai 2026, à un dîner d’État organisé au State House de Nairobi par le président kényan William Ruto et la Première dame Rachel Ruto, en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement participant au sommet “Africa Forward 2026”.

    Cette rencontre diplomatique de haut niveau intervient dans le cadre du sommet Africa Forward, coorganisé par le Kenya et la France les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi. L’événement réunit plus de trente dirigeants africains, ainsi que des responsables économiques et institutionnels autour des questions d’investissement, d’innovation, de transition énergétique et de coopération économique entre l’Afrique et la France.

    Dans un message publié à cette occasion, le président William Ruto a souligné l’importance de ce sommet pour les relations entre l’Afrique et la France.

    « Ce soir à Nairobi, nous nous réunissons non seulement pour célébrer les liens durables entre l’Afrique et la France, mais aussi pour ouvrir une nouvelle ère ambitieuse de partenariat fondée sur une prospérité partagée, le respect mutuel et les opportunités offertes à nos citoyens.

    Au State House de Nairobi, j’ai eu l’honneur d’accueillir un banquet d’État en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement participant au tout premier Sommet Africa Forward 2026.

    Au nom du gouvernement et du peuple kényans, j’adresse une chaleureuse bienvenue ainsi que ma profonde gratitude pour votre présence, votre engagement et votre volonté de promouvoir un avenir plus fort et plus prospère pour l’Afrique et ses partenaires à travers le monde.

    Puisse ce sommet renforcer notre détermination commune et approfondir l’esprit de coopération qui nous unit. »

    De son côté, le président français Emmanuel Macron a défendu sa vision d’un partenariat équilibré  entre l’Afrique et la France. Dans une déclaration publiée à l’occasion du sommet, il a indiqué poursuivre la transformation des relations franco-africaines engagée depuis près d’une décennie.

  • Coopération Rwanda–Mali: Festus Bizimana présente ses lettres de créance à Bamako

    L’Ambassadeur Festus Bizimana a présenté, mercredi le 7 mai 2026, ses lettres de créance au Chef de l’État malien, Assimi Goïta, lors d’une cérémonie officielle tenue à Bamako.

    Le Rwanda et le Mali entretiennent d’excellentes et dynamiques relations bilatérales et diplomatiques, fondées sur l’amitié, la solidarité et une volonté commune de renforcer davantage leur coopération.

    Au cours de la dernière décennie, une série d’initiatives bilatérales a permis de consolider les relations entre les deux pays.

    Plusieurs accords de coopération ont notamment été conclus dans des secteurs stratégiques tels que les services aériens, la numérisation, la santé, l’investissement, l’agriculture, l’exploitation minière, le tourisme, la défense, l’environnement, l’éducation, la justice ainsi que l’exemption de visas.

    À l’occasion de sa présence à Bamako, l’Ambassadeur Bizimana a également pris part à une séance de briefing destinée à l’ensemble du corps diplomatique, présidée par Abdoulaye Diop. Cette rencontre a permis de faire le point sur la situation sécuritaire du pays à la suite des récentes attaques violentes survenues le 25 avril 2026.