Category: Economie

  • Fonction publique: le MIFOTRA clarifie les récentes modifications légales après une vague de confusion

    Le ministère rwandais de la Fonction publique et du Travail a publié un communiqué de clarification à la suite des nombreuses réactions et interprétations contradictoires provoquées par la récente publication au Journal officiel de textes modifiant certaines dispositions relatives aux agents de l’État.

    Dans ce communiqué, le ministère précise d’abord que la Loi n°017/2026 du 23 avril 2026, modifiant la loi portant statut général de la fonction publique, n’introduit aucun changement dans le mode de détermination des salaires des fonctionnaires.

    Selon le ministère, les ajustements concernent uniquement l’amélioration et l’harmonisation des procédures permettant aux institutions d’obtenir un statut spécial.

    Le texte précise que, dans le cadre du statut général de la fonction publique, les rémunérations continuent d’être fixées à partir de la structure salariale propre à chaque institution, approuvée par le Conseil des ministres.

    Les montants dépendent notamment de la valeur indiciaire de l’institution, du niveau du poste occupé et des responsabilités qui y sont attachées.

    Pour les organes spécialisés disposant d’un régime particulier de rémunération, les salaires restent approuvés par leurs conseils d’administration respectifs.

    Le ministère est également revenu sur l’Ordonnance du Premier ministre n°016/03 du 22 mai 2026 modifiant l’ordonnance relative aux indemnités des agents publics.

    Selon les explications fournies, cette modification vise uniquement à harmoniser les dispositions avec la réforme des pensions tout en maintenant inchangé le salaire net perçu par les fonctionnaires. Le ministère affirme ainsi qu’aucune augmentation ni diminution des revenus nets n’est prévue. Ces mesures sont appliquées rétroactivement à partir du 1er janvier 2025, date d’entrée en vigueur de la réforme des pensions.

    Le communiqué insiste également sur le fait que ces dispositions concernent l’ensemble des agents publics et non uniquement les hauts responsables.

    Concernant l’indemnité de responsabilité, le ministère précise qu’elle n’est pas accordée sur la seule base d’une fonction dirigeante, mais à tout agent public chargé, dans l’organigramme institutionnel, de superviser d’autres agents occupant le même niveau hiérarchique.

    À titre d’exemple, un directeur des finances supervisant des spécialistes en gestion financière peut bénéficier de cette indemnité.

    Enfin, le ministère souligne que les indemnités nettes de logement, de transport et de responsabilité n’ont subi aucun changement. Seuls les montants bruts ont été ajustés afin de prendre en compte les effets de la réforme des pensions, sans impact sur les montants effectivement perçus par les agents publics.

    Lire aussi: Le Rwanda augmente les indemnités des agents de l’État avec effet rétroactif au 1er janvier 2025

  • Le Rwanda augmente les indemnités des agents de l’État avec effet rétroactif au 1er janvier 2025

    Le Gouvernement du Rwanda a adopté un nouvel arrêté modifiant le régime des indemnités accordées aux agents de l’État, avec des ajustements significatifs concernant les allocations de logement, de transport et de responsabilité.

    Signé le 22 mai 2026, l’Arrêté du Premier Ministre n°016/03 modifie certaines dispositions de l’Arrêté n°024/03 du 19 octobre 2022 relatif aux indemnités des agents de l’État et aux frais funéraires. Le texte a été approuvé par le Conseil des ministres lors de sa séance du 28 novembre 2025 et entre en vigueur dès sa publication au Journal officiel de la République du Rwanda, avec effet rétroactif au 1er janvier 2025.

    Selon les nouvelles dispositions, l’indemnité de logement est fixée à 0,2 du salaire de base, tandis que l’indemnité de transport est déterminée par un coefficient de 0,156274 appliqué au salaire de base.

    La réforme introduit une révision majeure de l’indemnité de responsabilité, désormais calculée en multipliant le salaire de base par 1,050156. Cette disposition remplace le système antérieur qui prévoyait une prime de 5 % pour certaines catégories de responsables.

    Le nouvel arrêté confère également au ministre ayant la Fonction publique dans ses attributions la compétence d’ajuster ces indemnités en fonction de l’évolution des paramètres utilisés pour la détermination des salaires et avantages des agents de l’État.

    Par ailleurs, l’article 5 de l’arrêté de 2022, relatif à l’indemnité de responsabilité, est abrogé.

    L’exécution du présent arrêté est confiée au ministre de la Fonction publique et du Travail ainsi qu’au ministre des Finances et de la Planification économique.

    Cas pratique

    À titre illustratif, un spécialiste percevant un salaire brut de 786 131 francs rwandais bénéficie désormais d’une indemnité de logement de 157 226 Frw, d’une indemnité de transport de 122 858 Frw et d’une indemnité de responsabilité de 825 563 Frw, portant le total des indemnités à plus de 1,89 million de francs rwandais.

  • La BNR relève son taux directeur à 8,25 % pour freiner l’inflation

    Le Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque nationale du Rwanda (BNR) a décidé d’augmenter le taux directeur de 100 points de base, le faisant passer de 7,25 % à 8,25 %, afin de contenir la hausse persistante des prix sur les marchés.

    La décision a été annoncée ce jeudi 21 mai 2026 par la gouverneure de la BNR, Soraya Hakuziyaremye, à l’issue d’une conference de presse consacrée à l’évaluation de la conjoncture économique nationale et internationale. Il s’agit de la deuxième hausse du taux directeur cette année, après celle de février dernier qui avait porté ce taux à 7,25 %.

    Selon la gouverneure, cette nouvelle augmentation vise à limiter les pressions inflationnistes qui continuent de s’accentuer et à ramener progressivement l’inflation dans la fourchette cible fixée par la banque centrale, comprise entre 2 % et 8 %.

    “Cette décision constitue une mesure prudente destinée à préserver la stabilité des prix, condition essentielle au maintien d’une croissance économique durable”, a expliqué Soraya Hakuziyaremye.

    Une inflation en forte progression

    La BNR indique que l’inflation globale a fortement augmenté au cours des derniers mois. Au premier trimestre de 2026, elle s’est établie à 9,1 %, contre 7,4 % au quatrième trimestre de 2025, sous l’effet notamment de la hausse des prix des produits alimentaires, de l’énergie et des produits de base.

    Les données les plus récentes montrent une accélération encore plus marquée: l’inflation est passée de 9,2 % en mars à 13 % en avril, dépassant largement la limite supérieure de la cible de la banque centrale.

    La gouverneure a souligné que cette situation menace le pouvoir d’achat des ménages rwandais. Elle a indiqué que l’objectif de la politique monétaire est d’éviter que la flambée des prix ne continue de réduire la capacité des citoyens à consommer.

    La BNR prévoit désormais une inflation moyenne de 13,9 % en 2026, contre une prévision de 9,4 % annoncée en février. L’inflation devrait ensuite retomber autour de 7,4 % en 2027.

    Le conflit au Moyen-Orient parmi les principales causes

    La banque centrale explique que cette révision à la hausse des prévisions résulte à la fois de facteurs internes et externes.

    Parmi les éléments évoqués figurent la hausse des prix du carburant et du gaz liée aux conflits et tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

    La BNR estime que si ces tensions persistent, les prix mondiaux du pétrole pourraient continuer à grimper fortement au cours de l’année.

    L’institution avertit également que la baisse éventuelle de la production agricole locale et la prolongation du conflit au Moyen-Orient constituent des risques majeurs pour les perspectives économiques du pays.

    La gouverneure de la BNR a également appelé les ménages à adapter leurs habitudes de consommation face aux incertitudes économiques mondiales, en limitant notamment certaines dépenses et déplacements non essentiels afin de mieux faire face à la hausse du coût de la vie.

    Malgré ces tensions inflationnistes, la banque centrale relève que certains indicateurs restent positifs, notamment la réduction de 23,2 % du déficit commercial du Rwanda au premier trimestre de 2026 grâce à la hausse des exportations de produits comme le café et le thé.

  • Le Rwanda et l’AIEA signent un accord pour accélérer le développement de l’énergie nucléaire

    Le Rwanda a signé un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de renforcer leur coopération dans l’intégration de l’énergie nucléaire dans le mix énergétique national, notamment à travers le développement des petits réacteurs modulaires, connus sous le nom de SMR (Small Modular Reactors).

    L’accord a été signé à Kigali par le ministre rwandais des Infrastructures, Jimmy Gasore, et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Mariano Grossi, en marge du sommet NEISA 2026 consacré à l’innovation nucléaire en Afrique.

    Ce partenariat vise à accompagner le Rwanda dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la planification énergétique, le développement des infrastructures, la formation des ressources humaines, le financement, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la sensibilisation des parties prenantes. L’objectif est de préparer le pays au déploiement futur de l’énergie nucléaire.

    Le Rwanda passe à la deuxième phase de son programme nucléaire

    Cette signature intervient alors que le Rwanda a officiellement franchi une nouvelle étape dans son programme nucléaire. L’AIEA a confirmé que le pays entrait dans la deuxième phase de son programme de développement de l’énergie nucléaire.

    Cette phase concerne les préparatifs précédant la contractualisation et la construction d’une centrale nucléaire, après la décision officielle du gouvernement de poursuivre le développement de cette énergie. Elle comprend également la mise en place des institutions clés, le renforcement des compétences techniques et humaines ainsi que l’élaboration du cadre légal et réglementaire nécessaire au secteur nucléaire.

    Le Rwanda avait achevé la première phase de ce programme en mars 2026 après une mission d’évaluation de l’AIEA appelée INIR (Integrated Nuclear Infrastructure Review). Cette mission avait pour objectif d’évaluer le niveau de préparation du pays et d’identifier les aspects nécessitant encore des améliorations avant l’introduction de l’énergie nucléaire.

    Selon l’AIEA, la première phase porte principalement sur les études préliminaires et les analyses de faisabilité permettant à un pays de définir sa position stratégique sur l’utilisation du nucléaire dans sa politique énergétique à long terme.

    Les petits réacteurs modulaires au cœur de la stratégie rwandaise

    Les autorités et experts du secteur considèrent les petits réacteurs modulaires comme une solution adaptée aux économies émergentes telles que le Rwanda. Contrairement aux centrales nucléaires conventionnelles, les SMR nécessitent moins d’espace, demandent un investissement initial plus réduit et offrent davantage de flexibilité dans leur déploiement.

    Le Rwanda ambitionne de mettre en service son premier SMR au début des années 2030 dans le cadre de sa stratégie visant à diversifier ses sources d’énergie et à soutenir son industrialisation.

    Le sommet NEISA 2026, organisé à Kigali du 18 au 21 mai, réunit plusieurs chefs d’État africains, décideurs politiques, investisseurs et acteurs du secteur nucléaire autour des enjeux liés au financement et au développement de l’énergie nucléaire sur le continent africain.

  • Le Rwanda et les États-Unis signent un accord de coopération dans le nucléaire civil

    Kigali a accueilli, mardi 19 mai 2026, la signature d’un Mémorandum d’Entente sur la coopération stratégique en matière de nucléaire civil entre le Rwanda et les États-Unis d’Amérique. Cet accord vise à renforcer la collaboration bilatérale dans le développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, dans le respect des normes internationales de sûreté, de sécurité et de non-prolifération.

    La signature a été effectuée par Mme Renee Sonderman, Secrétaire adjoint principal par intérim au sein du Bureau du contrôle des armements et de la non-prolifération du Département d’État des États-Unis, et par la Dr Usta Kaitesi, Secrétaire d’État rwandaise aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale.

    Selon les deux parties, cet accord constitue une base importante pour l’élargissement des relations stratégiques entre Kigali et Washington dans le domaine énergétique, notamment en matière de développement de solutions fiables et sécurisées pour répondre à la demande croissante en électricité.

    Dans le même cadre, une seconde étape majeure a été franchie avec la signature d’un accord de développement entre la société américaine Holtec International et l’Office rwandais de l’énergie atomique (RAEB). Cet accord porte sur la promotion et le déploiement de la technologie des petits réacteurs modulaires SMR-300 au Rwanda, avec l’ambition de soutenir le programme énergétique national à l’horizon 2030.

    La partie américaine a salué cette avancée, soulignant que cette coopération illustre le rôle de l’innovation technologique dans la transition énergétique mondiale. L’Ambassade des États-Unis à Kigali a également qualifié cette signature de “progrès significative” dans le renforcement du partenariat entre les deux pays.

    Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des initiatives diplomatiques visant à promouvoir les partenariats stratégiques en matière de nucléaire civil, un domaine considéré par Washington comme un levier essentiel pour le développement énergétique durable à l’échelle mondiale.

  • Kagame rencontre des dirigeants internationaux en marge du sommet NEISA 2026 à Kigali

    En marge de la deuxième édition du “Sommet africain 2026 sur l’innovation dans l’énergie nucléaire” (NEISA 2026), tenue au Kigali Convention Centre, le président rwandais Paul Kagame a eu une série d’entretiens de haut niveau consacrés au développement de l’énergie nucléaire et à la coopération internationale.

    Rencontre avec le Togo  

    Le président Kagame a reçu Faure Essozimna Gnassingbé, en visite à Kigali pour le sommet. À cette occasion, il a été souligné que le Togo accueillera la prochaine édition de NEISA, confirmant la volonté de continuité et de coopération entre pays africains dans le domaine énergétique.

    Échanges avec l’AIEA sur le nucléaire civil

    Dans l’après-midi du 19 mai 2026, le chef de l’État rwandais s’est également entretenu avec Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

    Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière d’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et sur les ambitions africaines dans ce secteur stratégique. Rappelons que l’AIEA a remis au président Kagame le rapport “Examen intégré des infrastructures nucléaires” (INIR), marquant l’achèvement de la Phase 1 de la méthodologie des jalons de l’agence. Le Rwanda entre désormais dans la Phase 2, consacrée aux préparatifs techniques en vue d’une future centrale nucléaire.

    Rencontres avec des experts du secteur énergétique

    Le président Kagame a également échangé avec plusieurs personnalités internationales participant au sommet, notamment Sama Bilbao y León, Sylvie Bermann, Serge Ekue, Daniel Poneman et Ian Farnan.

    Les discussions ont porté sur le rôle de l’énergie nucléaire dans l’amélioration de l’accès à une électricité fiable, le soutien à l’industrialisation et la création d’opportunités économiques durables au Rwanda et sur l’ensemble du continent africain.

  • Le Rwanda et la Tanzanie renforcent leur coopération énergétique à Kigali

    Le président du Rwanda, Paul Kagame, et son homologue tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, ont assisté mardi 19 mai à la signature d’un protocole d’accord (MoU) entre leurs deux pays visant à renforcer la coopération dans le secteur de l’énergie.

    L’accord a été signé en marge du “Sommet africain 2026 sur l’innovation dans l’énergie nucléaire”, organisé du 18 au 21 mai au Kigali Convention Centre.

    Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre rwandais des Infrastructures, Jimmy Gasore, et le ministre tanzanien de l’Énergie, Deogratius John Ndejembi, au nom de leurs pays respectifs.

    L’accord couvre plusieurs domaines clés, notamment le développement des infrastructures électriques, les énergies renouvelables, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la coopération énergétique transfrontalière.

    Lors de la séance d’ouverture du sommet, Paul Kagame et Samia Suluhu Hassan ont insisté sur l’importance de la coopération régionale et des investissements coordonnés pour répondre à la demande croissante en énergie en Afrique et soutenir le développement industriel à long terme.

    S’exprimant après la signature, Jimmy Gasore a indiqué que cet accord intervient à un moment crucial où la région fait du développement énergétique durable un moteur essentiel de la croissance économique, de l’industrialisation et de la transformation sociale.

    “L’énergie est l’épine dorsale du développement. Elle alimente les industries, soutient les entreprises, favorise la transformation numérique, améliore les services sociaux et renforce la qualité de vie de nos citoyens”, a-t-il déclaré.

    Jimmy Gasore a également qualifié cet accord de plateforme stratégique permettant aux deux pays d’approfondir leur collaboration dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment le commerce de l’électricité, le développement des infrastructures énergétiques, la coopération technique, le renforcement des capacités et la promotion des investissements dans le secteur de l’énergie.

  • Sommet sur l’innovation de l’énergie nucléaire en Afrique: Kigali au cœur des ambitions énergétiques du continent

    Le président Paul Kagame a officiellement ouvert, ce mardi 19 mai 2026 au Kigali Convention Centre, la deuxième édition du Sommet sur l’innovation de l’énergie nucléaire en Afrique.

    Le chef de l’État rwandais était entouré des dirigeants africains et responsables internationaux de premier plan, notamment Samia Suluhu Hassan, présidente de la Tanzanie, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo, ainsi que Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’International Atomic Energy Agency (IAEA).

    Organisé du 18 au 21 mai 2026 sous le thème “Alimenter l’avenir de l’Afrique: transformer les ambitions nucléaires en investissements concrets”, le sommet réunit chefs d’État, régulateurs, investisseurs, institutions financières, industriels et partenaires technologiques afin d’examiner les voies concrètes permettant de transformer les ambitions nucléaires africaines en projets énergétiques viables et finançables.

    Paul Kagame appelle à une coopération africaine renforcée

    Dans son discours d’ouverture, le président Kagame a insisté sur le rôle stratégique de l’énergie nucléaire dans la transition énergétique propre et durable du continent africain.

    “L’énergie nucléaire est de plus en plus reconnue comme faisant partie de la transition vers les énergies propres, et cela crée de nouvelles opportunités”, a déclaré le président rwandais.

    Le chef de l’État a toutefois averti que l’Afrique ne pouvait se permettre d’avancer de manière fragmentée dans ce domaine hautement stratégique.

    “Ce que l’Afrique ne peut pas se permettre, c’est la fragmentation. Si les pays travaillent de manière isolée, les progrès seront plus lents et beaucoup plus coûteux. La coopération en matière de réglementation, de financement et d’intégration énergétique régionale est essentielle”, a-t-il affirmé.

    Selon Paul Kagame, le sommet doit désormais permettre de dépasser le stade des ambitions politiques pour entrer dans une phase de coordination pratique, de mobilisation des financements et de déploiement à grande échelle des infrastructures nucléaires sur le continent.

    Le président rwandais a également rappelé que la croissance économique africaine ne pouvait être soutenue durablement sans un accès suffisant et fiable à l’électricité. Il a souligné que le déficit énergétique continue de freiner les investissements étrangers dans plusieurs pays africains, faute de garanties sur l’approvisionnement énergétique.

    Le Rwanda vise l’énergie nucléaire dès le début des années 2030

    Paul Kagame a révélé que le Rwanda avait achevé la première phase d’évaluation de son programme nucléaire, une étape importante dans la stratégie nationale visant à produire de l’électricité d’origine nucléaire dès le début des années 2030.

    Le Rwanda prévoit notamment de développer une centrale nucléaire basée sur la technologie des Small Modular Reactors, ou “petits réacteurs modulaires”, construits en usine avant d’être transportés sur le site d’exploitation.

    Selon les projections, les travaux de construction devraient débuter au début de l’année 2028 pour une durée estimée à deux ans.

    Le président Kagame a également souligné que d’ici 2050, l’Afrique disposera d’une population jeune massive intégrant le marché de l’emploi, une dynamique démographique qu’il considère comme une opportunité économique majeure nécessitant une préparation immédiate et une coopération régionale renforcée.

    L’Agence internationale de l’énergie atomique remet au Rwanda un rapport stratégique

    Pendant la cérémonie d’ouverture, Rafael Mariano Grossi a remis au président Kagame le rapport de l’International Atomic Energy Agency sur l’examen intégré des infrastructures nucléaires, connu sous l’appellation INIR.

    Ce document évalue les progrès réalisés par le Rwanda dans le développement des infrastructures nécessaires à la mise en place d’un programme électronucléaire sûr, sécurisé et durable.

    La remise de ce rapport marque une étape stratégique, car elle ouvre désormais la voie à la deuxième phase du processus, centrée sur les discussions avec les partenaires techniques, les investisseurs et les fournisseurs de technologies nucléaires.

    L’Afrique face au défi énergétique

    Prenant la parole lors du sommet, Rafael Mariano Grossi a rappelé que près de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, faisant de la sécurité énergétique un enjeu majeur pour le continent.

    Selon le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’intérêt pour l’énergie nucléaire connaît une croissance significative en Afrique, où près de la moitié des nouveaux pays engagés auprès de l’agence sont africains, tandis que treize États poursuivent activement des programmes nucléaires civils.

    Il a souligné que le Rwanda figure parmi les pays africains qui envisagent le nucléaire comme un levier stratégique, avec l’objectif de porter cette source d’énergie à plus de 60 % de son mix énergétique d’ici 2050.

    Rafael Mariano Grossi a également assuré que l’agence continuerait d’accompagner les pays africains dans le développement des infrastructures, le renforcement des capacités humaines ainsi que l’introduction de nouvelles technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires.

    Il a ajouté que les récents accords conclus entre l’Agence internationale de l’énergie atomique et des institutions financières internationales telles que le Group de la Banque Mondiale pourraient jouer un rôle décisif dans la transformation des ambitions africaines en projets concrets.

    Samia Suluhu Hassan et Faure Gnassingbé pour une Afrique qui passe à l’action

    La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a, pour sa part, souligné l’importance du nucléaire dans l’amélioration de l’accès à l’électricité en Afrique, la réduction de la pollution environnementale, le soutien à l’industrialisation ainsi que la promotion de l’innovation technologique.

    Le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a exhorté les pays africains à passer “de la réflexion à l’action concrète” en s’inspirant notamment de l’exemple rwandais.

    Il a insisté sur la nécessité de placer la jeunesse africaine et les ressources locales au centre de la transition énergétique du continent.

    “Cette énergie doit être conçue en Afrique et développée par les Africains”, a-t-il déclaré, plaidant également pour une plus grande unité institutionnelle afin de renforcer la crédibilité des projets nucléaires africains et faciliter leur financement.

  • Qatar Airways renforce sa présence en Afrique avec de nouvelles liaisons y compris vers Kigali

    La compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé un important renforcement de ses opérations sur le continent africain à partir du 16 juin 2026, avec la reprise de plusieurs dessertes, l’augmentation des fréquences de vols et l’ouverture d’une nouvelle liaison vers le Soudan.

    Cette expansion vise à améliorer la connectivité entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est, tout en répondant à la demande croissante en matière de transport aérien et d’échanges commerciaux.

    Reprise de vols vers Kigali et les Seychelles

    Dans le cadre de cette nouvelle stratégie de développement, Qatar Airways relancera quatre vols hebdomadaires vers les Seychelles ainsi que deux vols hebdomadaires vers Kigali à partir du 16 juin 2026.

    La compagnie prévoit également de reprendre une desserte quotidienne vers Marrakesh dès le 1er juillet 2026.

    Qatar Airways augmentera également le nombre de vols vers plusieurs grandes villes africaines afin d’offrir davantage d’options de voyage à ses passagers.

    Les dessertes concernées sont:

    • Alexandria: passage de trois à sept vols hebdomadaires
    • Cairo: augmentation de 28 à 35 vols par semaine
    • Cape Town: hausse de sept à dix vols hebdomadaires
    • Dar es Salaam: augmentation de trois à sept vols par semaine
    • Liaison Lusaka – Harare: passage de cinq à sept vols hebdomadaires
    • Liaison Maputo – Durban: augmentation de quatre à sept vols hebdomadaires.

     Une nouvelle liaison vers Port-Soudan

    À partir du 2 juillet 2026, Qatar Airways lancera également trois vols par semaine vers Port Sudan, marquant ainsi une nouvelle étape dans le développement de son réseau africain.

    Les vols seront opérés chaque mardi, jeudi et samedi:

    • Doha – Port-Soudan : départ à 09h00 et arrivée à 11h00
    • Port-Soudan – Doha : départ à 12h25 et arrivée à 16h20.

    Selon la compagnie, cette nouvelle route permettra aux voyageurs en provenance du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est, notamment d’Oman et du Pakistan, de bénéficier de correspondances fluides via l’Hamad International Airport.

    Avec ces nouvelles dessertes et l’augmentation des fréquences, Qatar Airways poursuit l’expansion de son réseau mondial qui couvre désormais plus de 160 destinations à travers le monde.

  • Kigali se prépare à accueillir le Sommet africain sur l’innovation nucléaire du 18 au 21 mai 2026

    Le Rwanda s’apprête à accueillir, du 18 au 21 mai 2026 au Kigali Convention Centre, la deuxième édition du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA 2026), un rendez-vous continental majeur consacré à l’avenir de l’énergie nucléaire en Afrique.

    À trois jours d’un compte à rebours symbolique annoncé par les organisateurs, les préparatifs s’accélèrent pour accueillir à Kigali des chefs d’État, décideurs politiques, investisseurs, experts du secteur énergétique et institutions internationales.

    Placée sous le thème “Donner de l’énergie à l’avenir de l’Afrique : transformer l’ambition de l’énergie nucléaire en réalité investissable” la rencontre ambitionne de transformer les projets nucléaires africains en solutions concrètes, financées et réalisables, au service de la croissance industrielle du continent.

    Kigali au centre des discussions sur l’énergie nucléaire

    Selon les informations publiées par les organisateurs, le sommet sera présidé et accueilli par le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, confirmant le rôle de Kigali comme plateforme continentale des débats sur les solutions énergétiques innovantes.

    Plusieurs dirigeants africains sont également attendus, dont le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, ainsi que la Présidente de la République-Unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, dont la participation souligne l’intérêt croissant des États africains pour les solutions énergétiques durables et la coopération régionale dans le domaine nucléaire.

    Investissement, innovation et gouvernance au cœur des débats

    NEISA 2026 réunira des sessions de haut niveau autour de plusieurs thématiques clés, notamment:

    • la mobilisation des investissements dans le nucléaire en Afrique,
    • les modèles de financement et les partenariats public-privé,
    • la régulation et la transparence des programmes nucléaires,
    • et le développement des infrastructures énergétiques à long terme.

    Un Dialogue de leadership de haut niveau réunira des dirigeants internationaux pour discuter du rôle stratégique du nucléaire dans la sécurité énergétique et l’industrialisation de l’Afrique.

    Des discussions spécifiques seront également consacrées à la confiance du public, la gouvernance et la transparence, considérées comme des conditions essentielles à l’acceptation et au succès des programmes nucléaires.

    Les organisateurs soulignent que la question nucléaire dépasse la seule dimension technologique. Elle s’inscrit dans une vision plus large de développement, où l’Afrique cherche à renforcer sa souveraineté énergétique et à répondre à une demande croissante en électricité.

    Le sommet ambitionne ainsi de faire émerger des cadres d’investissement solides, des partenariats structurés et des feuilles de route régionales pour accélérer le développement du nucléaire civil sur le continent.