Category: Education

  • Réforme scolaire: le Rwanda avance l’heure de la rentrée à 8 h dès septembre 2025

    Un tournant majeur s’annonce dans l’éducation rwandaise: à partir de l’année scolaire 2025/26, les élèves du primaire et du secondaire débuteront leurs classes à 8 h au lieu de 9 h. Flora Mutezigaju, Directrice générale adjointe de l’Office rwandais de l’éducation de base (REB), explique que ce changement vise à remédier à la difficulté pour certains établissements du cycle élémentaire de couvrir l’intégralité des programmes dans les créneaux existants.

    Dans les classes de 1ʳᵉ à 3ᵉ année, les élèves fréquenteront un bloc unique de cours le matin et reprennent l’après-midi après la pause méridienne assurant les 25 heures d’enseignement hebdomadaire recommandées par les normes internationales.

    Dans les établissements très surchargés, un système d’alternance verra certains élèves étudier le matin, d’autres l’après-midi, afin d’éviter les doubles sessions souvent inefficaces.

    Trois filières modernisées au secondaire et infrastructure en expansion

    Au secondaire, les anciennes filières seront désormais regroupées en trois grands parcours: Maths‑Sciences, Arts‑Humanités et Langues, renforçant la cohérence des enseignements et préparant mieux aux exigences académiques et professionnelles.

    En parallèle, le gouvernement engage un programme massif de construction ou de rénovation de plus de 26 000 classes, visant à supprimer les doubles sessions dans les écoles primaires. Le budget national 2025/26 consacre 813 milliards Rwf à l’éducation, notamment pour améliorer les infrastructures, fournir des équipements scientifiques, numériques et renforcer la formation des enseignants.

    L’ambition de cette réforme est claire : rééquilibrer le temps scolaire, garantir un ancrage solide des connaissances dès le primaire, et structurer un enseignement secondaire plus adapté aux besoins actuels. Ce virage marque un pas décisif vers un système éducatif plus performant, inclusif et aligné sur les standards internationaux.

  • Elever ensemble: Les parents au cœur du succès de l’école “Rossignols” de Ruyenzi

    Par Anastase Rwabuneza

    La réussite de l’école “Les Rossignols” de Ruyenzi tient sans nul doute à cette synergie entre parents, administration et enseignants. L’implication active des familles dans la vie scolaire de leurs enfants se révèle être une véritable clé de voûte pour l’épanouissement académique et personnel des élèves.

    C’est dans une ambiance conviviale et studieuse que s’est tenue, ce dimanche14 juillet 2025, l’Assemblée générale des grandes vacances de l’école Les Rossignols de Ruyenzi. Cette rencontre, organisée dans l’enceinte même de l’établissement, a rassemblé un large éventail de participants: parents d’élèves, membres du comité des parents, enseignants ainsi que la direction de l’école, sous la houlette de son représentant légal, M. Janvier Musoni.

    Cette Assemblée générale visait à faire le bilan de l’année académique écoulée, à réfléchir à l’encadrement des élèves durant les vacances et à planifier de manière proactive la rentrée scolaire de septembre prochain.

    Dans son allocution, M. Musoni a insisté sur l’importance d’une parentalité bienveillante, surtout durant cette période de vacances scolaires:

    « Chers parents, soyez les amis de vos enfants. Créez des moments de qualité avec eux, montrez-leur de l’amour, jouez avec eux, discutez avec eux. Evitez les châtiments corporels et privilégiez l’écoute et l’encouragement », a-t-il déclaré.

    Il a également mis en garde contre l’usage excessif des téléphones, téléviseurs et autres appareils électroniques en guise de substituts à l’attention parentale: «Ces gadgets, s’ils ne sont pas bien encadrés, peuvent devenir nuisibles à nos enfants. »

    L’implication des parents dans la gestion de l’école est structurée autour d’un comité principal présidé par le sénateur Hon. Alexis Mugisha, assisté d’un vice-président et de deux conseillers. Ce comité central est renforcé par des sous-comités selon les niveaux scolaires: maternelle, le premier cycle du primaire, et cycle préparatoire aux examens d’État.

    De droite à gauche: Le président du comité, la vice présidente et le représentant légal

    Dans son intervention, le sénateur Mugisha a exprimé sa gratitude à toute l’équipe pédagogique:

    « Je tiens à saluer le professionnalisme et le dévouement de la direction, des enseignants et de l’ensemble du personnel. Grâce à leur travail, Les Rossignols jouissent aujourd’hui d’une excellente réputation. »

    L’école, qui comprend deux cycles – maternelle et primaire – dispense un enseignement en français de la maternelle jusqu’en 3e, puis bascule à l’anglais à partir de la 4e année du primaire. Conscients de cet enjeu linguistique, les parents ont convenu de faire suivre des cours de renforcement à leurs enfants pendant les vacances, particulièrement en Kinyarwanda, en français et en anglais. Ces cours concerneront les élèves qui passeront en 4e, 5e et 6e années, afin d’améliorer leur performance.

    L’assemblée générale a été l’occasion d’un véritable échange collectif. De nombreux parents ont pris la parole pour formuler des remerciements, mais aussi des propositions concrètes. Ils ont salué le travail des équipes en charge de la cuisine, du transport scolaire, de l’entretien des locaux et de toutes les autres fonctions qui garantissent un cadre d’apprentissage sain.

    Parmi les principales recommandations, on note la proposition d’étendre la desserte des bus scolaires jusqu’au quartier récemment habité de Biryogo. Concernant les résultats scolaires, les parents ont insisté sur le suivi rigoureux des devoirs à l’école comme à la maison, et ont plaidé pour davantage de travaux en groupe, favorisant l’entraide entre élèves.

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    Face au nombre croissant d’élèves – aujourd’hui plus de 1 200 –  et vu que les inscriptions pour l’année prochaine on déjà commence,  l’Assemblée a recommandé de recruter une seconde personne chargée du suivi pédagogique, pour accompagner de manière plus rapprochée les enfants dans leur apprentissage.

    Cette Assemblée générale aura rappelé, s’il le fallait, que l’éducation est un effort collectif où chaque voix, chaque geste, chaque engagement compte.

    En photos: L’échange d’idées durant la réunion:

    Steve Kamali, Directeur de l’école

    Les parents ont participé en grand nombre

  • Des jeunes Rwandais de la diaspora découvrent les clés pour bâtir l’avenir au pays

    Le 7 juillet 2025, une centaine de jeunes Rwandais vivant à l’étranger ont été accueillis à Kigali dans le cadre de la cinquième édition du programme « Rwanda Youth Tour », une initiative du gouvernement destinée à leur faire découvrir les opportunités qu’offre le pays, tout en les reconnectant à son histoire.

    Âgés de 18 à 35 ans, ces jeunes venus de sept pays — Belgique, Canada, Royaume-Uni, États-Unis, Italie, Sénégal et Ouganda — ont été sensibilisés aux nombreuses possibilités d’investissement, d’emploi et de stages professionnels au Rwanda. Les institutions publiques leur ont présenté ces perspectives dès la première journée de leur séjour.

    Photo par Kigali Today

    Les organisateurs insistent sur le fait que le Rwanda a ouvert ses portes à l’investissement et que cette jeunesse de la diaspora, riche de compétences variées, représente un vivier d’entrepreneurs et de professionnels pour l’avenir. Le pays mise sur leur expertise, notamment dans les domaines du droit et des technologies, pour répondre à des besoins réels sur le marché local.

    Sandrine Umutoni, Secrétaire d’État à la Jeunesse et au Développement artistique, a souligné l’importance pour ces jeunes de mieux connaître l’histoire de leur pays, en particulier pour ceux qui n’y sont pas nés: « Beaucoup disent connaître l’histoire du Rwanda, mais ils ignorent souvent les détails de ce qui s’est passé, les causes du genocide contre les Tutsi, la manière dont il a été arrêté, et comment la paix a été restaurée…»

    Elle a ajouté que les visites d’institutions leur permettent de mieux comprendre les priorités de l’État et les efforts de reconstruction visant à restaurer l’unité et la dignité nationales.

    Pour Virgile Rwanyagatare, Directeur général au ministère des Affaires étrangères, cette initiative montre l’attachement de ces jeunes à leur pays. Elle témoigne de leur volonté non seulement de connaître leur histoire, mais aussi de contribuer activement au développement du Rwanda.

    Le programme Rwanda Youth Tour illustre ainsi une démarche à double enjeu: renforcer l’identité nationale des jeunes de la diaspora et stimuler leur implication dans l’avenir économique et social du pays.

  • Rwanda: Objectif 2029 – Réduire le retard de croissance des enfants de 33% à 15%

    Dans le cadre du projet «Tubakuze», l’Agence Nationale pour le Développement de l’Enfant (NCDA), en partenariat avec l’Union européenne et l’Association Rwandaise des Journalistes (ARJ), a lancé une formation de cinq jours destinée aux journalistes rwandais à Musanze. L’objectif est de renforcer leurs compétences en matière de reportage sur le développement de la petite enfance (DPE), afin de sensibiliser le public et de promouvoir des services intégrés pour les enfants de moins de 6 ans.

    Le projet «Tubakuze»: renforcer les services de DPE au Rwanda

    Lancé en octobre 2024, le projet « Tubakuze: Faisons-les grandir» est une initiative financée par l’Union européenne visant à et améliore et renforcer les services de DPE au Rwanda . Ses objectifs incluent l’augmentation de l’accès à des services de qualité, en particulier pour les communautés vulnérables, le renforcement des liens entre les structures de DPE et les écoles, et l’amélioration des systèmes de soutien au niveau local.

    Le projet s’aligne sur la Stratégie Nationale de Transformation (NST2) du Rwanda, qui vise à réduire le retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans de 33 % en 2020 à 15 % d’ici 2029.

    Une initiative pour améliorer la participation médiatique

    Cette formation s’inscrit dans cette démarche en dotant les professionnels des médias des connaissances nécessaires pour communiquer efficacement sur l’importance du DPE et encourager l’engagement communautaire.

    Les journalistes participants, issus de divers médias (radio, télévision, presse en ligne), abordent des thématiques telles que la nutrition, la santé, l’hygiène, la protection de l’enfant, la préparation à l’école et la parentalité positive. L’accent est mis sur l’élaboration de contenus adaptés aux enfants et sur la promotion des droits de l’enfant.

    Les journalistes en formation sur le DPE

    La formation vise à fournir une compréhension approfondie des concepts clés tels que le DPE, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, la nutrition, les droits de l’enfant et sa protection, encourager les journalistes à plaider en faveur d’initiatives soutenant le DPE et à sensibiliser le public à l’importance d’investir dans les premières années de la vie des enfants, encourager le reportage sur des sujets sensibles liés aux enfants et aux familles, et discuter des stratégies pour augmenter le contenu adapté aux enfants dans les médias rwandais et établir des partenariats solides.

    En formant les journalistes à une couverture plus informée et éthique du DPE, la NCDA et ses partenaires espèrent influencer positivement les attitudes et les comportements au sein des communautés. Cette initiative souligne l’importance d’une collaboration entre les médias et les institutions pour promouvoir le bien-être des enfants et soutenir leur développement dès les premières années de vie.

  • 20 ans d’excellence: la Première Dame célèbre les lauréates “Inkubito z’Icyeza”

    Le samedi 24 mai 2025, la Première Dame du Rwanda, S.E. Jeannette Kagame, a présidé la célébration du 20e anniversaire de la campagne de promotion de l’éducation des jeunes filles, « Inkubito z’Icyeza ». L’événement, marqué par la remise des prix aux nouvelles lauréates, a rassemblé des leaders de divers secteurs, des parents, d’anciennes lauréates du programme et des amis de la Fondation Imbuto, soulignant deux décennies de motivation et d’inspiration pour les jeunes filles rwandaises.

    Dans son discours à l’assemblée réunie dans l’amphithéâtre Intare Arena, Madame Jeannette Kagame a déclaré :

    « Ce n’est pas seulement un anniversaire de récompenses, c’est l’anniversaire d’un rêve que nous avons fait il y a longtemps. Aujourd’hui, vous pouvez en être témoins : ce rêve est devenu réalité, et il continue de s’accomplir… Pour les parents, les éducateurs, les partenaires, c’est une étape importante et glorieuse. Ce sont 20 années de bravoure, d’intelligence et de force incarnées par des jeunes filles sélectionnées pour leur excellence et leur détermination à réussir. »

    Elle a souligné que l’idée de ce programme est née de la vision plus large du pays : bâtir une éducation inclusive pour tous, offrant les mêmes opportunités aux garçons comme aux filles:

    «…Les filles ne peuvent pas progresser seules et atteindre toutes ces belles réussites que nous célébrons aujourd’hui. C’est pourquoi nous prenons ce moment pour remercier la direction de notre pays, qui a mis en avant l’initiative “HE FOR SHE (LUI POUR ELLE)”, devenue un moteur de changement dans les mentalités, les idées et les comportements, afin de promouvoir l’égalité et la complémentarité. »

    « Réussir ne suffit pas. Les filières que vous choisissez doivent correspondre aux besoins du marché de l’emploi. Nous souhaitons voir davantage de filles s’orienter vers les sciences, les études techniques, les compétences pratiques, tout en continuant d’exceller dans tous les domaines. », a-t-elle ajouté.

    La Directrice Générale de la Fondation Imbuto, Shami Elodie, a souligné que les 20 années du programme Inkubito z’Icyeza ont été marquées par des succès notables et un soutien constant au développement de l’éducation des jeunes filles:

    « Investir dans l’éducation des filles est un pilier essentiel du développement de notre pays. C’est pourquoi, en tant que Fondation Imbuto, nous nous sommes engagés aux côtés des parents, des enseignants et d’autres partenaires pour permettre à chaque fille d’accéder à l’éducation, de s’épanouir et d’atteindre son plein potentiel.»

    Message d’inspiration de Louise Mushikiwabo

    L’actuelle Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Madame Louise Mushikiwabo, était invitée pour livrer un message d’inspiration. Née à Kabuye, dans les banlieues de Kigali, lauréate du lycée Notre-Dame d’Afrique de Nyundo en sciences, elle a poursuivi des études de lettres, option anglais, à l’Université Nationale du Rwanda, campus de Nyakinama, avant de se spécialiser en français et en interprétation des langues aux États-Unis d’Amérique.

    Elle a mis en garde les jeunes contre la paresse, les a exhortées à travailler fort, à éviter les grasses matinées et à aspirer à l’excellence dans tout ce qu’elles entreprendront. Quatre points sont à retenir de son message : « Savoir s’adapter à de nouvelles situations, distinguer le bien du mal, préserver son identité et fournir toujours son effort personnel. »

    Elle a précisé :

    « Vous serez confrontées à de nouvelles situations dans votre vie : dans un nouvel environnement, en classe, au travail, au mariage et autres. Pour réussir, il vous faut savoir être capable de vous adapter, et s’adapter n’est pas synonyme de tout s’approprier. C’est pour cela qu’il faut savoir distinguer le bien du mal, garder son identité considérée comme colonne vertébrale pour rester soi-même, éviter d’être influencée par les autres aux mauvais caractères, fournir un effort personnel. »

    Les jeunes filles ont été invitées à avoir confiance en elles-mêmes et à garder les valeurs de la culture rwandaise partout où elles se rendront.

    La Première Dame a récompensé 123 filles sur 471 meilleures de cette année .
  • Même date, deux histoires: la mort et le triomphe pour Dr Schiffra Uwamungu

    Le 17 avril 1994, elle perdait sa mère sous ses yeux lors du génocide perpétré contre les Tutsi. Trente-et-un ans plus tard, jour pour jour, elle soutient brillamment sa thèse de doctorat, le jour de commémoration dans son lieu natal. Un parcours de résilience, de mémoire et de victoire.

    Pendant le génocide, alors qu’elle n’avait que quatre ans, Schifra Uwamungu assiste désespérément à l’assassinat de sa mère par les miliciens Interahamwe, lors du génocide perpétré contre les Tutsi dans l’ancien secteur de Kaduha, à Munyaga, dans le district de Rwamagana, à l’est du Rwanda.

    Trente-et-un ans plus tard, en ce même jour du 17 avril 2025, jour de commémoration pour la 31ᵉ fois de ce drame, elle devient docteure, car c’est en cette date qu’elle vient tout juste de soutenir sa thèse de doctorat, qu’elle a dédiée à ses parents tués, à Dieu, et à l’Armée Patriotique Rwandaise (Inkotanyi), qui a sauvé sa vie ainsi que celle de nombreux autres rescapés.

    Dr Schifra Uwamungu vient d’achever un doctorat en médecine à la Sahlgrenska Academy, au sein de l’Institut des neurosciences et de la physiologie, département de pharmacologie de l’Université de Göteborg, en Suède. Sa thèse est intitulée: “Epidémiologie des infections à papillomavirus humain en Afrique de l’Est – Aspects liés au VIH, à la génétique et à l’immunologie

    Sur le compte X de l’universitee du Rwanda, on peut lire: “Félicitations les plus chaleureuses à Dr Schifra Uwamungu pour la brillante soutenance de sa thèse de doctorat…Ses recherches apportent une contribution précieuse à la santé publique, en particulier dans le contexte est-africain où la prévalence du HPV et la mortalité liée au cancer du col de l’utérus restent très élevées…Nous sommes ravis de l’accueillir dans notre grande famille de chercheurs passionnés,”

    Interrogée sur ce qu’elle ressent en ce jour si particulier, Dr Schifra Uwamungu confie:
    “Cette date n’est pas ordinaire pour moi, car il y a 31 ans, la mort s’était approchée de moi plus que jamais. Elle restera toujours une date particulière. Mais aujourd’hui, je ne me rappelle pas seulement la mort, je célèbre aussi la vie, les réussites et les victoires accomplies. Cette date devient un symbole de reconstruction et de résilience.”

    Sa dédicace

    Dans la dédicace de sa thèse, on peut lire : “Maman, je chéris notre dernier moment de bonheur ensemble — l’achat d’un cadeau pour célébrer ma première place en deuxième année primaire — le dimanche 3 avril 1994. Ce jour-là reste mon dernier souvenir heureux avec toi. Tu as toujours été la meilleure pour célébrer nos réussites. Merci!” Et elle poursuit:
    “Deux semaines plus tard, j’ai perdu ma mère, mais aussi mes grands-parents, oncles, tantes, frères, sœurs, cousins, amis, voisins, et d’innombrables Tutsi… Maman, te voir mourir a changé ma vie. Je suis moi-même mère aujourd’hui, et je comprends ce que tu voulais dire en leur demandant de te tuer mais de ne pas tuer tes enfants. J’ai décidé de persévérer et d’avancer dans la vie.”

    Dr Schifra Uwamungu ajoute: “Je ne trouve pas les mots pour exprimer la joie que je ressens. Je suis fière de cette étape que je viens de franchir dans ma vie. Ce n’est pas anodin ; cela a nécessité beaucoup de sacrifices de ma part, de ma famille, de mes proches et de mes amis pour que cela soit possible. Je suis témoin que toutes les bonnes choses exigent des sacrifices et un prix à payer.”

    Une volonté ferme de servir le Rwanda

    En tant que Rwandaise, femme, mère et enseignante, elle affirme vouloir contribuer à la construction du Rwanda de demain, à travers la recherche et l’enseignement. Elle veut transmettre aux jeunes la conviction que tout est possible lorsque l’on y met du cœur, sans jamais oublier l’importance de la famille, socle fondamental et point de départ de toute nation.

    Schifra Uwamungu est enseignante au Département des Sciences Biomédicales de Laboratoire au Collège de Médecine et des Sciences de la Santé de l’Université du Rwanda.
    Ses recherches ont été publiées dans des revues scientifiques de renom et présentées lors de conférences internationales, témoignant de sa contribution significative au domaine de la santé publique et des maladies infectieuses.

  • Le monde célèbre la Journée internationale de la Francophonie, sous le thème “Je m’éduque, donc j’agis.”

    Aujourd’hui, le 20 mars 2025, c’est la célébration de la Journée internationale de la Francophonie, sous le thème “Je m’éduque, donc j’agis.”

    Ce thème fait référence à l’éducation au sens général : l’accès à une éducation de qualité pour toutes et tous, notamment dans un monde où les avancées technologiques redéfinissent nos repères, contribue au développement durable et à la paix, en formant des générations engagées et responsables.

    A cette occasion, la rédaction de La Une vous propose l’intégralité du message de la Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Madame Louise Mushikiwabo.

    Je souhaite dédier ce 20 mars 2025 à l’éducation de qualité. Que cette Journée internationale de la Francophonie contribue à une réflexion sur la formation des citoyens éclairés et outillés, pour relever les multiples défis dans un monde de plus en plus compliqué.

    Nous vivons dans des sociétés où les technologies se développent à grande vitesse, et je pense en particulier à l’intelligence artificielle, avec tout ce qu’elle implique sur le plan de l’information et des désordres de l’information. Dans ce contexte, l’éducation doit se repenser et se réinventer pour s’adapter à ces nouveaux enjeux et former des citoyens responsables.

    Face à l’afflux massif de données, au risque de désinformation et aux mutations des métiers, nous devons contribuer à doter chaque individu des compétences nécessaires pour évoluer dans son environnement avec discernement et esprit critique.

    L’école du 21ᵉ siècle ne peut se contenter de perpétuer les modèles du passé. Elle doit innover, intégrer les avancées technologiques et préparer les jeunes à devenir des acteurs informés, créatifs et capables de prendre leur vie en main.

    Alors que l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle augmentée commencent à faire leur entrée dans certaines classes, il n’est plus acceptable qu’il y ait encore des laissés-pour-compte, sans scolarisation et sans espoir d’un lendemain meilleur.

    Aujourd’hui encore, 250 000 000 d’enfants sur Terre n’ont toujours pas accès à la scolarité. La moitié d’entre eux vit en Afrique subsaharienne. 617 000 000 de jeunes dans le monde n’ont pas de compétences de base en lecture et en mathématiques. C’est pourquoi je m’adresse à toutes les forces vives et à tous nos opérateurs ainsi qu’aux partenaires de la Francophonie pour une mobilisation intergénérationnelle robuste au service d’une éducation équitable, appropriée et utile.

    Plusieurs projets déployés par notre organisation vont dans ce sens, mais nous devons continuer à nous adapter. Notre Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation, basé à Dakar, au Sénégal, accompagne la formation des cadres éducatifs, l’introduction des langues nationales pour améliorer les premiers apprentissages, la contextualisation des ressources pédagogiques ainsi que le recours aux nouvelles technologies éducatives.

    Nos trois centres régionaux francophones, basés à Djibouti, à Hô Chi Minh-Ville au Vietnam et à Sofia en Bulgarie, soutiennent le renforcement des compétences linguistiques et pédagogiques des professeurs, encouragent leur mobilité, favorisent les méthodes d’enseignement innovantes et facilitent le partage de bonnes pratiques.

    En défendant ce droit fondamental qu’est l’éducation, nous participons à créer une société juste où des citoyens conscients et avisés peuvent exercer un emploi, faire vivre leur famille et contribuer de cette façon au développement durable, à la paix et au bien-être. Mais nous devons désormais le faire plus intelligemment.

    Replaçons l’éducation au cœur de nos priorités, celle des femmes et des filles au centre de notre attention. Adoptons l’apprentissage tout au long de la vie et les formations de seconde chance comme boussole pour notre engagement.

    Que ce 20 mars 2025 vienne nous rappeler que l’éducation ouvre des portes, offre des opportunités, suscite des ambitions et réalise des rêves. Elle est le présent et l’avenir du monde. Contribuons ensemble à réaliser les promesses de l’éducation pour la jeunesse francophone.

  • 80% des élèves des écoles de formation professionnelle trouvent un emploi après leurs études, selon le Ministre de l’Éducation, Nsengimana Joseph

    Le Ministre de l’Éducation, Nsengimana Joseph, a récemment annoncé que 80% des élèves qui suivent des formations professionnelles dans les écoles de formation de courte durée (vocational training) trouvent un emploi après avoir terminé leurs études. Cette déclaration met en lumière l’importance croissante de l’enseignement technique et professionnel dans la lutte contre le chômage et dans le développement économique du pays.

    Les formations professionnelles offrent aux étudiants des compétences pratiques et spécifiques qui répondent directement aux besoins du marché du travail. Cela explique en grande partie le taux élevé d’insertion professionnelle des diplômés. Le Ministre a souligné que ces programmes sont conçus pour être en phase avec les demandes des employeurs, ce qui augmente les chances des étudiants de décrocher un emploi rapidement après leur formation.

    Cette approche montre également une volonté du gouvernement de promouvoir l’éducation technique et professionnelle comme une alternative viable à l’enseignement académique traditionnel. En mettant l’accent sur les métiers pratiques, le pays peut combler le déficit de main-d’œuvre qualifiée dans divers secteurs, tout en offrant aux jeunes des opportunités concrètes pour leur avenir.

    Cependant, pour maintenir et améliorer ce taux de réussite, il est essentiel de continuer à adapter les programmes de formation aux évolutions du marché du travail et de renforcer les partenariats entre les établissements de formation et les entreprises. Cela permettra de garantir que les compétences acquises par les étudiants restent pertinentes et répondent aux besoins actuels et futurs de l’économie.

  • Le Rwanda suspend sa coopération avec la Belgique

    Le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération du Rwanda (MINAFFET) a annoncé que le pays a décidé de suspendre la coopération qu’il entretenait avec la Belgique. Cette coopération, qui faisait partie des relations bilatérales entre les deux pays, a été interrompue sans explication détaillée sur les raisons de cette décision.

    Cette mesure intervient après des périodes de coopération dans différents domaines, notamment dans le secteur de la gouvernance et de l’assistance technique. Les raisons exactes de cette suspension n’ont pas encore été officiellement précisées, mais elle pourrait être liée à des divergences dans les priorités politiques et les modalités de coopération entre les deux pays. Ce changement pourrait avoir un impact sur la nature des relations entre le Rwanda et la Belgique dans les mois à venir.

  • Le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, appelle au démantèlement de la FDLR pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC

    Dans une déclaration récente, le Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, a souligné que la résolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) passe par le démantèlement des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR). Cette annonce intervient dans un contexte où la région reste instable en raison de la présence de groupes armés, tant locaux qu’étrangers, qui exacerbent les tensions et les conflits.

    Guterres a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les forces internationales et les autorités congolaises pour éradiquer cette menace. Il a également appelé à une unité nationale au sein de la RDC, soulignant que la stabilité interne est essentielle pour faire face aux défis sécuritaires. Cette déclaration met en lumière les enjeux complexes de la région, où les conflits armés sont souvent alimentés par des facteurs transfrontaliers et des divisions internes.

    La situation dans l’Est de la RDC reste préoccupante, avec des conséquences humanitaires graves pour les populations locales. L’appel de Guterres à une action concertée contre la FDLR et à une cohésion nationale pourrait marquer un tournant dans les efforts pour rétablir la paix dans cette région troublée. Cependant, la mise en œuvre de ces recommandations nécessitera une volonté politique forte et une coordination internationale soutenue.