Category: Education

  • Kigali accueille la 5ᵉ conférence nationale sur le développement de la petite enfance

    Dans une atmosphère chaleureuse, dynamique et résolument tournée vers l’avenir, l’Agence nationale de développement de l’enfant (NCDA) et ses partenaires ont officiellement lancé, jeudi 15 janvier 2026, une conférence nationale de deux jours sur le développement de la petite enfance, placée sous le theme: “Promouvoir un écosystème de Développement de la Petite Enfance transformateur et innovant au Rwanda”.

    La salle de conférence, dès l’ouverture, était animée par une diversité d’acteurs: responsables gouvernementaux, représentants de la société civile, secteur privé, universitaires et parents, tous convaincus qu’l’avenir du pays passe par l’épanouissement de ses plus jeunes citoyens.

    Un des moments les plus marquants de la cérémonie d’ouverture fut la prestation des enfants des centres Silver Bells et Musave Model ECD. Les petits ont suscité l’émotion du public à travers des chants, un défilé de mode coloré, des danses joyeuses et des démonstrations illustrant leurs rêves pour l’avenir, rappelant à tous que les enfants ne sont pas seulement des bénéficiaires de politiques, mais des acteurs vivants de leur propre développement.

    Un message fort de la Ministre: le Rwanda place l’enfant au centre du développement

    Dans son discours inaugural, la Ministre du Genre et de la Promotion de la Famille, Consolée Uwimana, a insisté sur l’importance des premières années de vie dans la construction du capital humain du pays. Elle a rappelé que le Rwanda considère désormais le développement de la petite enfance comme l’une des pierres angulaires du développement national, “car ce sont les premières années de vie qui bâtissent le cerveau, la capacité d’apprendre, le comportement et l’aptitude à vivre avec les autres.”

    Selon elle, tout ce qu’un enfant vit, que ce soit positif ou négatif, dans ces premières années aura des effets durables sur sa vie entière.

    La Ministre a également expliqué que la politique nationale de développement de la petite enfance s’aligne sur les grands cadres nationaux et internationaux tels que la Stratégie Nationale de Transformation (NST-2), la Vision 2050, les Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Agenda Afrique 2063. Tous soulignent la nécessité de construire une économie fondée sur la connaissance, l’innovation et le développement des compétences dès le plus jeune âge.

    Des progrès encourageants, mais des défis encore majeurs

    La Ministre Uwimana a fait savoir que depuis l’adoption de la politique nationale de développement de la petite enfance en 2016, le Rwanda a réalisé des avancées notables :

    • L’expansion des structures Développement de la Petite Enfance, rapprochant les services des familles,
    • Le renforcement des compétences des parents, éducateurs et prestataires de services;
    • L’élaboration et la diffusion de matériels pédagogiques;
    • Une meilleure coordination entre les partenaires engagés dans la petite enfance.

    Pourtant, comme l’a souligné la Ministre, le pays n’a pas encore atteint ses objectifs: la qualité des services doit être améliorée, les infrastructures et les ressources restent insuffisantes, et le rôle des familles dans l’accompagnement des enfants mérite d’être encore mieux soutenu.

    Sur le même ton, Assumpta Ingabire, Directrice générale de la NCDA, a rappelé que fournir des services intégrés de qualité dans la petite enfance prépare chaque enfant à réaliser son plein potentiel tout au long de sa vie.

    Des chiffres qui interpellent

    La NCDA a indiqué qu’environ 1 165 384 enfants sont aujourd’hui inscrits dans 32 205 structures de développement de la petite enfance à travers le pays, dont une majorité dans des services communautaires ou à domicile, ce qui montre l’effort remarquable pour étendre l’accès aux services.

    Pour Gilbert Munyemana, Directeur général adjoint de la NCDA, “prendre soin des enfants, c’est investir dans l’avenir du pays ; les négliger, c’est créer un fardeau pour demain.” Il a aussi souligné que même si 87 % des enfants de 3 à 6 ans sont aujourd’hui engagés dans le système de Développement de la Petite Enfance, des disparités persistent en termes de qualité et d’accès aux services selon les lieux et les types de structures.

    Une vision multisectorielle et inclusive

    La conférence a permis de mettre en évidence l’importance d’une approche multisectorielle, impliquant le gouvernement, les organisations partenaires, les communautés et les familles.

    La représentante de CRS au Rwanda, intervenant au nom des partenaires, Kumud Chandra a salué cette collaboration continue, soulignant notamment l’inclusion des enfants en situation de handicap comme un objectif central pour une prestation de services équitables.

    Durant la conférence, les discussions aborderont des thèmes essentiels, où chaque session suscite des échanges riches, montrant l’engagement des différents acteurs pour des solutions concrètes et durables:

    • Innovations numériques pour la prestation des services,
    • Préparation à l’école, particulièrement en milieu rural;
    • Formation des agents éducatifs;
    • Intégration de la santé mentale maternelle dans les services;
    • Inclusion des enfants en situation de handicap.

    La seconde journée sera consacrée à l’identification des pratiques à fort impact, innovations et leçons à reproduire à grande échelle, avec une attention particulière portée aux districts de Rusizi, Ruhango, Kirehe, Burera et Nyarugenge.

  • Kamonyi: lancement officiel de la 13ᵉ promotion du camp d’éducation civique à Rugalika

    Dans le district de Kamonyi, en Province du Sud, les autorités administratives ont procédé, mardi 13 janvier 2026, au lancement officiel de la 13ᵉ promotion du camp d’éducation civique, destiné aux élèves ayant terminé l’école secondaire à travers le pays.

    Coordonné par le ministère de l’Unité nationale et de l’Engagement civique (MINUBUMWE), comme dans d’autres districts du Rwanda, ce programme vise à renforcer l’engagement citoyen et la participation des jeunes au développement de leurs communautés.

    Lire aussi: Un vent de citoyenneté chez les Jeunes: MINUBUMWE lance la 13e promotion “Inkomezabigwi” à travers tout le Rwanda

    À Kamonyi, la cérémonie s’est tenue dans le secteur de Rugalika, en présence du Dr Sylvère Nahayo, maire du district, qui a invité les jeunes à s’impliquer activement dans la transformation sociale à travers des actions concrètes et solidaires.

    Une action communautaire emblématique dès le lancement

    Le lancement a été marqué par une activité symbolique: la pose de la première pierre de quatre salles de classe pour une école maternelle au site de Mugomero. Ce projet sera réalisé avec la participation active des jeunes du camp, tandis que le district de Kamonyi et ses partenaires fourniront les matériaux nécessaires.

    Parmi les partenaires engagés, la direction de l’école Les Rossignols, située dans le secteur de Runda, a apporté un soutien financier d’un million de francs rwandais (1 000 000 Frw) pour accompagner la mise en œuvre des activités du camp. Les autorités locales ont salué ce geste comme une contribution majeure à la réussite de cette initiative nationale d’intérêt public.

    Au-delà des travaux communautaires, le camp constitue un cadre structuré d’éducation civique. Après le lancement symbolique de l’activité « Kora Ndebe » (Fabrique un bol), les jeunes ont participé à une séance de formation sur l’histoire et les fondements de l’école d’éducation civique, animée par Steve Kamali, formateur et directeur de l’école maternelle et primaire Les Rossignols.

    Cette séance a mis l’accent sur les valeurs de patriotisme, de responsabilité citoyenne, de discipline et de service à la nation, essentielles pour former des citoyens rwandais conscients de leurs devoirs et engagés dans la vie communautaire.

    Une forte mobilisation de la jeunesse

    Dans le district de Kamonyi, 676 jeunes ont pris part au lancement, dont 411 filles et 265 garçons, issus des secteurs de Runda, Rugalika et Gacurabwenge. Les autorités ont rappelé que les activités du camp se dérouleront principalement chaque mercredi, en coordination avec les structures locales, afin d’assurer une implication régulière et durable des participants.

    Le lancement du camp a également eu lieu dans les neuf autres secteurs du district, témoignant de l’ampleur de la mobilisation locale et de l’adhésion des communautés au programme.

    Les activités se sont déroulées dans le calme et la discipline, reflétant l’enthousiasme des jeunes et le soutien des partenaires.

    À travers cette 13ᵉ promotion, les autorités du district de Kamonyi réaffirment leur volonté de placer la jeunesse au cœur du développement local, de la cohésion.

  • Hygiène scolaire: une mobilisation nationale pour le bien-être et la santé des élèves

    À compter du 12 janvier 2026, une vaste campagne nationale de sensibilisation à l’hygiène et à la propreté est lancée dans toutes les écoles du Rwanda. Cette initiative vise à promouvoir une culture durable de l’hygiène en milieu scolaire, considérée comme un pilier fondamental de la santé, de la dignité et de la réussite des élèves.

    Placée sous le slogan “Fraîcheur à l’école”, la campagne appelle à l’engagement de tous les acteurs de la société – élèves, parents, enseignants et citoyens – afin de créer un environnement scolaire sain, sûr et propice à l’apprentissage.

    Un lancement officiel marqué par l’engagement des autorités

    Le lancement officiel de la campagne a été marqué par la participation du ministre de l’Éducation, Joseph Nsengimana, qui s’est joint aux élèves du Groupe Scolaire de Karembure, dans le district de Kicukiro, pour des activités de propreté, notamment le débroussaillage autour de l’établissement.

    À cette occasion, les élèves ont également été formés aux bonnes pratiques de lavage des mains avec de l’eau propre et du savon, tant à l’école qu’à la maison. Le ministre a rappelé que la réussite éducative repose non seulement sur les efforts scolaires, mais aussi sur la propreté du corps, des vêtements et de l’environnement, soulignant l’importance des valeurs de la culture rwandaise, de la discipline et de l’ambition scolaire.

    Dans le District de Rubavu, la campagne a été inaugurée au Groupe Scolaire Amahoro, où parents, enseignants et élèves ont été invités à collaborer pour renforcer les bonnes pratiques d’hygiène et de propreté. L’initiative insiste sur l’hygiène corporelle et vestimentaire, la propreté des lieux de préparation des aliments, l’entretien des toilettes et de l’école en général, ainsi que sur la consommation responsable d’eau potable.

    Dans le District de Rusizi, sur l’île de Nkombo, le Directeur Général de l’Office Rwandais d’Eductation (REB), Dr Nelson Mbarushimana, s’est joint aux élèves du Groupe Scolaire Saint Jean Pierre Nkombo dans le cadre de la même campagne de sensibilisation à l’hygiène scolaire, mettant l’accent sur l’importance d’un environnement propre pour l’apprentissage et la santé des élèves.

    Élèves, parents et enseignants au cœur de la mobilisation

    Les élèves, placés au centre de cette campagne, sont encouragés à adopter de bonnes habitudes d’hygiène dès la maison : se laver régulièrement le corps, porter des vêtements et des chaussures propres, se brosser les dents, soigner leur apparence et garder les ongles nets. À l’école, ils doivent se laver les mains avec de l’eau et du savon avant de manger et après être passés aux toilettes, et utiliser correctement le papier hygiénique.

    Les parents ont un rôle clé: veiller quotidiennement à la propreté de leurs enfants avant le départ pour l’école. Un enfant propre est mieux protégé contre les maladies et constitue une source de fierté pour sa famille et sa communauté.

    Les enseignants, quant à eux, sont appelés à être des modèles de discipline et de propreté. Ils sont encouragés à mettre en place des programmes réguliers d’hygiène dans leurs établissements et à assurer un suivi rigoureux. Certaines autorités locales, comme dans le secteur de Murama, district de Ngoma, ont déjà lancé des campagnes ciblées pour rappeler que l’hygiène scolaire est la base d’une bonne santé et d’un apprentissage de qualité.

  • Après une évaluation nationale, 890 responsables d’écoles rétrogradés par le MINEDUC

    Une évaluation nationale menée par le ministère de l’Éducation (MINEDUC) a conduit à la rétrogradation de 890 responsables d’écoles primaires et secondaires, jugés insuffisamment compétents pour continuer à diriger des établissements scolaires. Ces derniers seront réaffectés à des postes d’enseignants.

    Au total, 5 277 responsables scolaires ont été évalués. L’exercice a concerné les directeurs d’écoles, les préfets des études et les chargés de la discipline. Cette évaluation est prévue par le statut des enseignants publié en 2024, qui impose une évaluation des responsables scolaires tous les trois ans.

    L’évaluation s’est déroulée à deux niveaux: au niveau des districts et au niveau national, à partir de novembre 2024.

    Au niveau des districts, qui comptait pour 50 % de la note finale, les autorités locales ont évalué : l’assiduité des responsables, l’intégrité et l’éthique professionnelle, le professionnalisme, et l’efficacité du leadership scolaire.

    Cette analyse reposait sur cinq piliers de la bonne gouvernance scolaire:
    la vision du responsable pour l’école, l’appui apporté aux enseignants, l’encadrement des élèves, la gestion des ressources de l’établissement et la collaboration avec les parents.

    Au niveau national, également pondéré à 50 %, l’Agence rwandaise de l’éducation (REB) a organisé quatre épreuves nationales, dont des examens écrits sur la gouvernance et le leadership scolaire, une évaluation de la maîtrise de la langue anglaise, et l’analyse des performances scolaires des élèves sur les trois dernières années.

    Les inspections scolaires menées par l’Autorité nationale des examens et de l’inspection scolaire (NESA) ainsi que les résultats globaux des établissements ont également été pris en compte.

    Pour rester à leur poste, les responsables devaient obtenir une note minimale de 70 %. Toute personne ayant obtenu 69,9 % ou moins est considérée comme n’ayant pas la capacité suffisante pour diriger une école et est réaffectée à l’enseignement, domaine pour lequel elle a été initialement formée.

    Parmi les 890 responsables rétrogradés, 349 dirigeaient des écoles primaires tandis que 541 provenaient des écoles secondaires.

    Le rapport précise que 297 responsables du primaire et 324 du secondaire seront immédiatement réaffectés à des postes d’enseignement disponibles. En revanche, 164 personnes ne remplissent pas encore les conditions nécessaires pour être repositionnées sans délai.

    La décision du MINEDUC entrera en vigueur au deuxième trimestre de l’année scolaire 2025/2026.

    Selon les autorités, cette évaluation vise à renforcer la qualité de la gouvernance scolaire et à améliorer durablement les performances des élèves dans l’ensemble du pays.

     

  • Le HEC réforme le système d’équivalence pour mettre fin aux longues attentes

    Le Conseil de l’Enseignement Supérieur (Higher Education Council – HEC) a annoncé le lancement d’un nouveau système entièrement numérique destiné à la vérification et à l’équivalence des diplômes étrangers au Rwanda. Cette réforme vise à résoudre les lenteurs et dysfonctionnements longtemps dénoncés par les demandeurs.

    Désormais accessible via la plateforme IremboGov, le système permet aux candidats de soumettre leurs demandes en ligne, de suivre l’évolution de leur dossier en temps réel et de recevoir leur certificat d’équivalence dans un délai maximum de dix (10) jours ouvrables, à condition que tous les documents requis soient complets et que l’institution ayant délivré le diplôme confirme les informations dans les délais.

    Selon le HEC, l’évaluation repose désormais sur des critères clairement définis, notamment la valeur académique du diplôme, la crédibilité de l’établissement d’origine et l’authenticité des documents soumis, afin de renforcer la fiabilité et la transparence du processus.

    Une réponse à des retards longtemps critiqués

    Depuis plusieurs années, de nombreux candidats dénonçaient les retards excessifs dans l’obtention du certificat d’équivalence, certains affirmant avoir attendu plus de deux ans, avec des conséquences directes sur leur insertion professionnelle, leur maintien en poste ou leur accès à de nouvelles opportunités d’emploi.

    Un rapport du Bureau de l’Auditeur général des finances de l’État a confirmé ces préoccupations, révélant que certains dossiers pouvaient rester en attente jusqu’à 405 jours, principalement en raison de l’absence de délais réglementaires clairs. Le même rapport indique qu’entre 2021 et 2024, le HEC a reçu 28 043 demandes, mais que seuls 21,4 % des demandeurs avaient obtenu leur certificat durant cette période.

    Nouveaux frais et mécanismes de recours

    À compter du 24 décembre 2025, de nouveaux frais de traitement s’appliquent: 60 000 francs rwandais pour les demandeurs rwandais et 120 dollars américains pour les demandeurs etrangers. Le système introduit également des mécanismes structurés d’appel et de plainte, destinés à renforcer la confiance des usagers et à garantir un meilleur suivi des dossiers.

    Le Directeur général du HEC, Dr Edward Kadozi, a assuré que cette réforme marque un tournant décisif: “L’objectif est de garantir un service rapide, transparent et crédible. Avec ce nouveau système, l’équivalence sera délivrée dans un délai de dix jours ouvrables.”

    Les candidats ayant soumis leur demande avant le 24 décembre 2025 sont rassurés: leurs dossiers restent valides et en cours d’examen, sans obligation de déposer une nouvelle demande.

  • En images: Jeannette Kagame partage la fête de fin d’année avec 220 enfants

    Le Village Urugwiro a vibré, samedi 13 décembre 2025, au rythme de la joie et de l’innocence, à l’occasion de la traditionnelle fête de fin d’année dédiée aux enfants, organisée par la Première Dame du Rwanda, Mme Jeannette Kagame.

    Dans un message publié sur son compte X, Mme Jeannette Kagame a salué l’ambiance qui a régné tout au long de la journée, soulignant que la joie était palpable partout, comme en témoignaient les sourires des enfants.

    Les enfants ont été accueillis dans une atmosphère chaleureuse et festive, marquée par des rires, des jeux et des moments de partage, en présence de la ministre du Genre et de la Promotion de la famille, Uwimana Consolée, et de la directrice générale de la NCDA, Assumpta Ingabire.

    Au programme figuraient des animations ludiques, une cérémonie de découpe du gâteau et la remise de cadeaux par la Première Dame. Les enfants ont également présenté leurs talents à travers des prestations artistiques et sportives, notamment la danse, le karaté, la gymnastique et des récitations de poèmes.

    Photos: Bureau de la Première Dame

     

  • L’Université catholique du Rwanda ouvre un nouveau campus à Nyamirambo

    L’Université catholique du Rwanda (UCR) continue de renforcer sa présence dans le paysage académique national. Le mardi 18 novembre 2025, l’institution a inauguré un nouveau campus à Nyamirambo, au cœur du district de Nyarugenge. La cérémonie d’ouverture, solennelle et empreinte de ferveur, s’est tenue lors d’une messe présidée par Antoine Cardinal Kambanda à la paroisse Saint-Charles Lwanga, en présence des évêques Jean Bosco Ntagungira et Philippe Rukamba ainsi que des responsables de l’université.

    Avec cette nouvelle implantation, l’UCR ambitionne de rendre l’enseignement supérieur catholique plus accessible aux étudiants de Kigali et de ses environs. Pour le Cardinal Kambanda, cette ouverture marque  une avancée majeure» dans la mission éducative de l’Église.

    “Ce campus formera des professionnels capables d’influencer positivement l’avenir du Rwanda”, a-t-il affirmé, rappelant que l’éducation est l’un des leviers essentiels pour permettre à chacun de développer les talents que Dieu lui a confiés.

    L’Abbé Dr Laurent Ntaganda, Recteur de l’UCR, a présenté le campus de Kigali comme un symbole de la croissance continue de l’institution et de sa fidélité aux valeurs éducatives de l’Église. Il a rappelé qu’en quelques années, l’université est passée de 12 à 33 programmes académiques, répartis au sein de six facultés, couvrant un large éventail allant des sciences de l’éducation aux technologies modernes.

    “Nous restons engagés à offrir une éducation de qualité, disciplinée, rigoureuse et ouverte à la collaboration”, a-t-il insisté, soulignant l’ambition de l’UCR de former une nouvelle génération de professionnels compétents et éthiques.

    Les étudiants n’ont pas caché leur satisfaction. Leur représentant a salué l’implantation de ce campus dans un quartier dynamique et facilement accessible. “Ce campus nous rapproche de la formation dont nous avons besoin. Nous sommes prêts à contribuer à l’éducation du pays”, a-t-il déclaré, exprimant l’enthousiasme d’une jeunesse désireuse de s’impliquer dans le développement national.

    Pour Alexis Ingangare, Administrateur Exécutif du district de Nyarugenge, l’arrivée de l’UCR à Nyamirambo témoigne d’un partenariat solide entre l’Église et les autorités locales. “Ce campus illustre notre volonté commune de soutenir le développement du district”, a-t-il indiqué, promettant de poursuivre la collaboration autour des initiatives éducatives et communautaires.

    De son côté, Mgr Jean Bosco Ntagungira, représentant légal de l’UCR, a confirmé que cette ouverture pourrait être suivie d’autres implantations. “Chaque nouveau campus est une porte ouverte sur la connaissance, une graine de bénédiction pour de nombreuses générations”, a-t-il déclaré, évoquant la vision à long terme de l’institution.

    Selon les données fournies par l’université, le campus principal de Huye accueille actuellement 4 376 étudiants. Le nouveau campus de Kigali en compte déjà 236, portant le total à 4 612 étudiants répartis sur les trois sites que compte l’UCR: Taba (Huye), Save (Gisagara) et Nyamirambo (Kigali).

    Source: Kinyamateka

  • Kepler College diplôme sa première promotion: 293 jeunes prêts à bâtir l’avenir de l’Afrique

    C’est dans une ambiance de fierté et d’émotion que 293 jeunes, dont près de la moitié sont des femmes, ont reçu ce mercredi 12 novembre 2025 leurs diplômes de fin d’études à Kepler College, lors d’une cérémonie organisée au Kigali Convention Centre. Il s’agit de la première promotion depuis que cette institution a obtenu en 2022 le statut officiel d’Institut supérieur reconnu au Rwanda.

    La Première Dame du Rwanda, Mme Jeannette Kagame, a honoré de sa présence cette cérémonie, aux côtés de Mme Monica Geingos, chancelière de Kepler College, ainsi que du Vice-Chancelier, le Professeur Baylie Damtie Yeshita.

    Les lauréats, issus de six pays africains dont le Rwanda, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Érythrée et le Gabon, ont étudié dans des filières liées aux besoins réels du marché de l’emploi: Gestion, Gestion de projets, Commerce et communication, Gestion des services de santé, ainsi que Logistique et opérations. Parmi eux, 43 étudiants provenaient du campus de Kigali et 250 du campus de Kiziba, situé dans le district de Karongi.

    Un enseignement inclusif et tourné vers l’avenir

    Dans son discours, Mme Jeannette Kagame a salué l’engagement de Kepler College pour un enseignement de qualité, accessible à tous, sans distinction d’origine ou de moyens.

    “Nous célébrons aujourd’hui plus qu’une remise de diplômes : nous célébrons une vision, celle d’un avenir où chaque étudiant, d’où qu’il vienne, peut accéder à un savoir transformateur”, a-t-elle déclaré.

    La Première Dame s’est réjouie que la majorité des diplômés de Kepler trouvent un emploi dans l’année suivant la fin de leurs études, preuve que la formation dispensée répond véritablement aux exigences du marché du travail.

    Elle a également exprimé son admiration pour la politique d’éducation inclusive de ce collège, qui soutient particulièrement les réfugiés et les étudiants en situation de handicap. “En tant qu’ancienne réfugiée, je comprends la valeur de chaque opportunité qui s’offre à ceux qu’on oublie trop souvent”, a-t-elle confié.

    Un modèle d’éducation axé sur l’impact

    Le ministre de l’Éducation, Joseph Nsengimana, a félicité les diplômés pour leur persévérance et salué Kepler College pour sa contribution à la vision du Rwanda: construire une économie fondée sur la connaissance et l’innovation.

    “Kepler incarne ce que nous voulons pour notre jeunesse: un enseignement pratique, inclusif et connecté au monde du travail”, a-t-il affirmé.

    De son côté, la chancelière Monica Geingos a encouragé les lauréats à se considérer comme des solutions aux défis africains: “Trop souvent, nous devenons des problèmes au lieu d’être des sources de solutions. Vous, au contraire, avez été formés pour devenir des acteurs du changement”, a-t-elle lancé.

    Au nom de ses camarades, Innocent Kabera, diplômé en gestion de projets, a exprimé sa gratitude envers les enseignants et les parents pour leur accompagnement constant. “Kepler a été plus qu’une école: c’était une famille. Nous n’avons pas seulement appris à gérer des projets, mais aussi à gérer nos vies”, a-t-il témoigné.

    Créé en 2022, Kepler College vise à offrir une éducation accessible et adaptée aux réalités africaines. Grâce au Future of Work Fund, dirigé par Chancen International, les étudiants issus de familles modestes bénéficient d’un soutien financier selon leurs capacités.

  • Francis Gatare nommé président de l’African School of Governance

    Francis Gatare a été nommé président du conseil d’administration de l’African School of Governance (ASG), à compter du 1ᵉʳ novembre 2025. L’annonce a été faite le jeudi 30 octobre au soir par le conseil d’administration de l’institution panafricaine.

    Il succède au professeur Kingsley Chiedu Moghalu, dont le mandat de premier président s’est terminé en juin dernier. Dans le même mouvement de transition, le conseil a aussi nommé la professeure Amany El-Sharif au poste de vice-présidente chargée des affaires académiques.

    Selon le conseil d’administration, le choix de Francis Gatare s’explique par sa bonne connaissance de la vision des fondateurs et sa participation active à la création de l’école. Il est jugé le mieux placé pour garantir la continuité des objectifs de l’institution.

    L’African School of Governance, fondée par le président Paul Kagame du Rwanda et l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, a été lancée le 14 janvier 2025. Elle vise à transformer la gouvernance sur le continent africain en proposant des programmes d’enseignement et de recherche en politiques publiques adaptés aux réalités africaines.

    Dans un communiqué, Francis Gatare a déclaré :

    «Je suis honoré et profondément touché par cette nomination. Ayant fait partie du conseil d’administration depuis la création de l’ASG, je partage la vision des fondateurs : former une nouvelle génération de dirigeants africains intègres, compétents et au service du public.»

    Il a ajouté qu’il se réjouissait de «poursuivre ce travail aux côtés de collègues et de partenaires passionnés afin de renforcer la mission de l’ASG pour développer des leaders transformateurs à travers l’Afrique».

    Le conseil d’administration a salué sa nomination, rappelant que Gatare a dirigé l’équipe technique principale qui a défini la stratégie initiale de l’école.

    Francis Gatare est conseiller principal du président Paul Kagame. Il possède une longue expérience dans les secteurs public et privé. Il a notamment été directeur général de Rwanda Development Board (RDB) entre 2014 et 2017, puis directeur général du Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board de 2017 à 2021. Entre 2009 et 2014, il a occupé le poste de secrétaire particulier principal du président, après avoir travaillé comme économiste en chef et adjoint au chef de la politique et de la stratégie à la présidence.

    Économiste de formation, Francis Gatare est diplômé de l’Université Makerere en Ouganda et de l’Université de Windsor au Canada. Il est également boursier Mason chez John F. Kennedy School of Government de l’Université Harvard aux États-Unis.

  • Succès et défis à l’honneur lors de la collation des grades à l’UR

    Dans le stade du campus de Huye, lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’Université du Rwanda (UR), le Premier Ministre Dr Justin Nsengiyumva a félicité la promotion 2025, l’invitant à avancer avec courage et détermination.

    Il a rappelé que ce jalon marque le début d’un nouveau parcours à construire avec des idées audacieuses et des actions portées par du sens. Il a aussi encouragé les diplômés à incarner les valeurs du Rwanda, unité, travail acharné et patriotisme.

    Le Premier Ministre a réaffirmé l’engagement du Gouvernement envers l’enseignement supérieur, saluant l’UR pour son soutien à la recherche et à l’innovation répondant à des défis concrets. Il a invité les enseignants et les chercheurs à aligner leurs travaux sur les objectifs de développement du pays pour que leurs contributions soient pertinentes et porteuses de changement.

    Au total, 9 526 diplômés ont été célébrés. Parmi eux : 8 462 licenciés, 697 titulaires de master, et 35 docteurs, ainsi que les titulaires de diplômes, certificats avancés et spécialisations couvrant toutes les filières des sept collèges de l’UR.

    Le Premier Ministre a souligné que cette cérémonie constitue un point de transition entre l’étude et l’action: “Ce que vous allez entreprendre sera une pierre angulaire du développement, et la nation vous regarde.”

    Il a affirmé que le Rwanda est aujourd’hui un pays fondé sur le savoir, et que les universités ont la mission de former des esprits de qualité pour accompagner les transformations attendues.

    Cependant, Dr Nsengiyumva a mis en garde : un diplôme ne suffit pas. Il a exhorté les diplômés à anticiper l’avenir, à affronter les défis sans se laisser abattre, à utiliser leur formation pour surmonter les obstacles. Il les a encouragés à se distinguer par leur éthique, leur sens du devoir, et leur attachement aux valeurs culturelles rwandaises, en particulier la civilité et une conduite irréprochable.

    De son côté, Professeur Kayihura Muganga Didas, Vice-Chancelier de l’UR, a livré un message empreint de réalisme : dans un monde en mutation rapide, propulsé par les technologies émergentes et l’intelligence artificielle, les diplômés doivent être des acteurs du changement, et non de simples spectateurs. Il a insisté sur l’inéluctabilité des difficultés, mais affirmé que le courage, l’adaptabilité et la résilience seront leurs meilleurs atouts.

    Il a également remercié les parents, enseignants et partenaires qui ont soutenu ces étudiants dans leur parcours, les encourageant à rester engagés envers l’UR et à devenir ses ambassadeurs, au Rwanda comme à l’étranger.

    Enfin, Mitali Caleb, diplômé dans la filière agriculture et élevage, a exprimé sa fierté : il a remercié sa famille et ses enseignants, déclarant: «Nous nous engageons à innover, même face à l’adversité, pour contribuer au pays qui nous a élevés.»