L’ingénieur Apollinaire Sayinzoga Nkongoli est le nouveau président du Conseil d’administration de Transparency International Rwanda (TI-Rwanda).
Élu lors de l’Assemblée générale extraordinaire tenue le 15 février 2026, il succède à feu Marie Immaculée Ingabire, figure marquante de l’organisation engagée dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance.
Avant cette élection, Eng. Sayinzoga occupait depuis 2021 le poste de premier vice-président du Conseil d’administration. Son election intervient dans un contexte où les enjeux de transparence, de redevabilité et d’intégrité publique demeurent au cœur des débats sur la gouvernance au Rwanda.
Ce choix n’a rien d’un saut dans l’inconnu. Depuis 2021, Eng. Sayinzoga occupait le poste de premier vice-président du Conseil. Autrement dit, il connaît la maison, ses combats et ses défis. Une promotion interne qui rassure, dans un domaine où la cohérence et la constance sont des vertus cardinales.
À ses côtés, Maître Jeanne D’Arc Mukakalisa a été élue première vice-présidente. Elle siégeait auparavant comme membre du Conseil d’administration. Deux autres administrateurs complètent ce renouvellement: Placide Mukwende et Ignace Iyakaremye.
Le Conseil d’administration de TI-Rwanda compte au total neuf membres. Son Bureau exécutif est composé du président, du premier vice-président, du deuxième vice-président et du secrétaire du Conseil, une architecture institutionnelle pensée pour garantir équilibre, redevabilité et efficacité.

Dans un pays où la lutte contre la corruption est régulièrement érigée en priorité nationale, le rôle de TI-Rwanda demeure stratégique. L’organisation agit comme vigie citoyenne, rappelant que la transparence n’est pas qu’un slogan, mais un exercice quotidien.
Le directeur exécutif de l’organisation, Apollinaire Mupiganyi, a salué l’élection de la nouvelle équipe dirigeante:
“Nous accueillons chaleureusement les nouveaux responsables élus et nous nous réjouissons de leur contribution à la lutte contre la corruption, au renforcement de la transparence et de la redevabilité au Rwanda.”
Un message institutionnel, certes. Mais aussi un rappel que derrière les organigrammes et les titres se joue une bataille moins visible: celle de la confiance publique.
Succéder à une figure respectée n’est jamais un exercice anodin. Pour Eng. Sayinzoga, l’enjeu sera double: préserver l’héritage laissé par Ingabire Marie Immaculée tout en imprimant sa propre marque.
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Car si la corruption sait se faire inventive, la transparence doit l’être tout autant. Et dans cette course permanente entre opacité et intégrité, chaque mandat compte.
La nouvelle équipe dirigeante prend ainsi les rênes d’une organisation appelée à poursuivre son rôle de sentinelle, avec, en toile de fond, une conviction simple: la bonne gouvernance ne fait pas toujours les gros titres, mais elle construit les fondations durables d’une nation.
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