Les musulmans du Rwanda ont célébré, ce vendredi 20 mars 2026, la fête de l’Eid al-Fitr marquant la fin du mois de Ramadan, dans une atmosphère de ferveur religieuse, de solidarité et de communion.
À Kigali, des milliers de fidèles se sont rassemblés au stade Pélé de Nyamirambo pour la grande prière nationale, présidée par le Mufti du Rwanda, Sheikh Sindayigaya Mussa.
Dès les premières heures de la matinée, les croyants se sont réunis pour accomplir la prière de l’Eid, point culminant d’un mois de jeûne, de recueillement et de renforcement spirituel.
Dans son sermon, le Mufti a exhorté les fidèles à préserver les valeurs acquises durant le Ramadan. Il a insisté sur la nécessité de maintenir les actes de piété, la prière, ainsi que l’engagement envers les plus démunis. “Les bonnes actions ne doivent pas être ponctuelles, mais continues, même si elles sont modestes”, a-t-il souligné.
Le mois de Ramadan a également été marqué par une forte mobilisation caritative. La communauté musulmane du Rwanda a collecté plus de 38 millions de francs rwandais, permettant notamment la distribution de 20 tonnes de riz aux fidèles les plus vulnérables à l’occasion de l’Eid.
Au total, 7 329 familles ont bénéficié d’une assistance directe durant cette période, tandis qu’une aide complémentaire a été apportée à 3 705 autres ménages pour leur permettre de célébrer dignement la fête.
Un appel à la constance et à l’intégrité morale
Le Mufti Sindayigaya a mis en garde contre le relâchement spirituel après le Ramadan, rappelant que la véritable réussite réside dans la continuité de l’engagement religieux. Il a appelé les fidèles à éviter le retour aux comportements répréhensibles et à cultiver une conduite exemplaire.
“Le plus grand perdant est celui qui jeûne tout le mois de Ramadan, mais retombe dans les péchés dès sa fin”, a-t-il averti, invitant chacun à faire fructifier les enseignements tirés de cette période.
Dans un contexte international marqué par des tensions, notamment au Moyen-Orient, le Mufti a invité les musulmans du Rwanda à rendre grâce pour la paix et la stabilité dont bénéficie le pays. Il a souligné que la paix constitue un socle essentiel du développement économique et du bien-être collectif.
Comparant le Ramadan à un stage intensif de préparation, Sheikh Sindayigaya a illustré cette période comme un “camp d’entraînement spirituel”. À l’image d’une équipe sportive en préparation, les fidèles se retirent temporairement de leurs occupations pour renforcer leur foi et affiner leur discipline.
Selon lui, les enseignements tirés de ces 30 jours doivent désormais se traduire dans la vie quotidienne, à travers des comportements exemplaires et un engagement renouvelé envers Dieu.
Par ailleurs, les préparatifs du pèlerinage à La Mecque (Hajj) se poursuivent activement. Cette année, 65 pèlerins rwandais sont attendus en Arabie saoudite au mois de mai, pour accomplir ce pilier fondamental de l’islam.
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