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  • Dignité et responsabilité: l’appel de Paul Kagame lors de la prestation de serment des sénateurs

    Le vendredi 24 octobre 2025, dans l’amphithéâtre du Parlement situé à Kimihurura, le président de la République du Rwanda, Paul Kagame, a présidé la cérémonie de prestation de serment de six sénateurs récemment nommés qui rejoignent les 20 autres membres de la Sénat.

    L’événement revêt une importance particulière: non seulement pour l’entrée en fonction des élus, mais aussi par le message fort de dignité, de responsabilité et de détermination que le chef de l’État a adressé à toute la nation.

    Parmi ces sénateurs: Prof. Jean Pierre Dusingizemungu et Evode Uwizeyimana, ainsi que Valentine Uwamariya et Alfred Gasana, nommés par le président. S’y ajoutent Frank Habineza et Alphonse Nkubana, élus par le Forum consultatif national des organisations politiques.

    Au cœur de son allocution, Paul Kagame a insisté sur cette vérité: «Affronter vaut mieux que mendier… Aucun être n’a été créé pour faire souffrir un autre.» Il a rappelé aux sénateurs, et à tous les Rwandais, que nul ne devrait quémander son droit d’exister ou son respect, mais plutôt puiser en lui-même la force de contribuer à la vie de la nation.

    Il a ajouté que le Rwanda fait face à deux types de défis: ceux venant de l’intérieur, comme la transformation économique et sociale, et ceux provenant de l’environnement régional et international. «Quand un voisin provoque un problème, c’est le Rwanda qui en paye les frais. Il nous appartient d’y répondre.»

    D’après ses propos, rester inactif ou se contenter de se plaindre n’est pas une option: «Au lieu de s’asseoir et d’attendre, les gens doivent trouver en eux la force d’affronter les défis directement.»

    Le chef de l’État a également défini la mission de la chambre haute comme essentielle à la gouvernance: orienter les institutions gouvernementales, veiller à la mise en œuvre effective des politiques et s’assurer que les actions publiques relient les objectifs législatifs à la vie quotidienne des citoyens.

    Il a souligné que les textes peuvent être séduisants sur le papier, mais ce qui compte véritablement, c’est leur application et l’impact concret sur les populations. Ceux qui ne remplissent pas leurs responsabilités peuvent et doivent être tenus pour compte.

    Au travers de ces propos, Paul Kagame invite les Rwandais à une posture non pas de victime mais d’acteur. Il rappelle que la dignité nationale s’affirme non pas en demandant son droit à exister mais en le revendiquant par l’engagement, la responsabilité et la volonté d’avancer.

    Il en appelle aux nouveaux sénateurs : vous avez accepté ce serment, vous assumerez vos devoirs avec conscience. « C’est ainsi que vous servirez vraiment notre pays.

    La composition du Sénat se trouve désormais composée d’une parité hommes-femmes (13 hommes, 13 femmes) après cette entrée en fonction.

  • Procès pour génocide contre les Tutsi: Sosthène Munyemana condamné à nouveau en appel

    La cour d’assises de Paris a confirmé, jeudi 23 octobre 2025, la condamnation de l’ancien médecin rwandais Sosthène Munyemana à 24 ans de réclusion criminelle pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis en 1994 au Rwanda.

    Ce verdict, tombé vers 22 h 45, maintient la même peine prononcée en première instance en décembre 2023. Toutefois, la période de sûreté est portée de huit à douze ans.

    Né en 1955 à Musambira, aujourd’hui dans le district de Kamonyi, Munyemana avait étudié la médecine à l’Université nationale du Rwanda avant de se spécialiser en gynécologie à Bordeaux, en France.

    Pendant le génocide, il vivait à Tumba, dans la préfecture de Butare, actuel district de Huye, où il exerçait comme médecin. Il était accusé d’avoir détenu des civils tutsis dans les locaux du secteur de Tumba avant qu’ils ne soient massacrés.

    Lire aussi: Les clés du secteur Tumba au cœur du procès en appel du Dr Sosthène Munyemana à Paris

    Surnommé “le boucher de Tumba”, Sosthène Munyemana était poursuivi pour avoir pris part à des réunions incitant à l’extermination des Tutsi et pour avoir détenu la clé du bureau du secteur, lieu où de nombreuses victimes furent enfermées avant leur exécution.

    Le procès en appel, ouvert le 16 septembre, a ravivé les souvenirs des tueries de Butare, l’un des épicentres du génocide des Tutsi qui fit plus d’un million de morts. Le ministère public avait demandé la confirmation de la condamnation et réclamé la réclusion criminelle à perpétuité. Finalement, la cour a retenu la même peine que celle de 2023.

    Lire aussi: Procès de génocide en appel à Paris: Munyemana, un médecin qui détenait les clés de la mort

    Tout au long des audiences, l’ancien gynécologue a clamé son innocence, affirmant avoir tenté de sauver des personnes menacées. Ses cinq avocats ont défendu l’image d’un médecin «humaniste et dévoué», évoquant les témoignages de ses collègues français. Mais pour les juges et les jurés, les témoignages et éléments produits ont confirmé son rôle dans la mécanique génocidaire.

    Arrêté en France après plusieurs plaintes déposées par des associations de rescapés et de défense des droits humains, Sosthène Munyemana était jugé en France au titre de la compétence universelle, permettant de poursuivre les auteurs de crimes les plus graves, quelle que soit leur nationalité ou le lieu des faits.

    Cette condamnation en appel vient clore plus de vingt-cinq ans de procédures, marquant une nouvelle étape dans la quête de justice pour les victimes du génocide des Tutsi.

  • Ubutumwa bw’isabukuru y’amavuko ya Nyakubahwa Perezida Paul Kagame

    Ku wa 23 Ukwakira 1957, ni bwo yabonye izuba. Nyuma y’imyaka mirongo itandatu n’umunani, uwari umwana, ubu ni umwe mu bayobozi bubashywe mu Rwanda no muri Afurika kubera imiyoborere ye ihamye: Nyakubahwa Paul Kagame, Perezida wa Repubulika y’u Rwanda.

    Kuri uyu wa 23 Ukwakira 2025, ntitwizihiza isabukuru y’umuntu gusa, ahubwo tunazirikana urugendo rw’indashyikirwa rw’umuyobozi ukunda igihugu, nyir’ubuzima busangiye amateka n’’igihugu cyamwibarutse.

    Kuva mu myaka y’ubuhungiro kugeza ku rugamba rwo kubohora igihugu, kuva ku rugamba rwo guharanira ubwigenge no kongera kubaka igihugu cyari cyarasenyutse, ubuzima bwe ni isomo ry’ubwitange no gukunda igihugu.

    Ubuto bwe yabutuye u Rwanda, ubwo yinjiraga mu muryango wa FPR-Inkotanyi, maze agafatanya na bagenzi be mu rugamba rwo kubohora urwa Gasabo. Ku isonga ry’urugamba, yayoboye intambara yamaze hafi imyaka ine, isozwa no guhagarika Jenoside yakorewe Abatutsi mu 1994.

    Uwabaye ku isonga ry’urwo rugamba, ni na we muyobozi ku isonga ryo kubaka amahoro  mu banyarwanda mu miyoborere ifite intego-cyerekezo eshatu: Kuba umwe, Kubazwa inshingano no Gutekereza byagutse cyangwa Kureba kure.

    Yazahuye u Rwanda rwari rwarabaye umuyonga, aruha icyitegererezo cy’igihugu cyiyubatse kandi cyiyemeje gutera imbere. Imihanda, amashuri, amavuriro, umutekano imbere no hanze y’igihugu, imibereho myiza, ubutabera, uburenganzira bwa muntu n’imiyoborere myiza: ibi n’ibindi, ni ibimenyetso by’igihugu cyagaruriwe ishema n’icyubahiro mu ruhando rw’amahanga.

    Ubwo yizihiza imyaka 68 uyu munsi, twifurije isabukuru nziza umuyobozi uhamye, isoko ry’ihumure n’icyizere: umuyobozi uhuje n’abo ayobora, indacogora ku ntego yo guha u Rwanda ijabo n’ijambo.

    Isabukuru nziza Nyakubahwa Perezida Paul Kagame. Muri uyu mwaka mushya, tubifurije ubuzima bwiza, amahoro, ubuhanga n’ubutwari mu rugendo rwo gukomeza kuyobora igihugu cyacu.

    Ubwanditsi bwa La UNE

  • Tribune de courtoisie: Nous célébrons l’anniversaire du Président Paul Kagame

    Le 23 octobre 1957 naissait, dans une famille rwandaise, un enfant comme les autres. Soixante-huit ans plus tard, cet enfant est l’un des leaders les plus marquants de l’histoire contemporaine du Rwanda et du continent africain: Son Excellence Paul Kagame, Président de la République du Rwanda.

    Ce 23 octobre 2025, nous célébrons non seulement l’anniversaire d’un homme, mais aussi le parcours exceptionnel d’un patriote dont la vie se confond avec celle de la nation. Des années d’exil à la lutte armée, du combat pour la liberté à la reconstruction d’un pays dévasté, son itinéraire témoigne d’une volonté inébranlable de servir son pays natal.

    Très jeune, aux côtés de ses compagnons d’armes, il s’engagea pleinement dans la lutte du Front Patriotique Rwandais (FPR) pour libérer le Rwanda. À la tête de cette rébellion, il mena une guerre de près de quatre ans qui mit fin, en 1994, au génocide perpétré contre les Tutsi.

    De militaire aguerri, il devint bâtisseur de paix et artisan d’un État moderne, fondé sur l’unité, la redevabilité et une vision tournée vers l’avenir.

    Sous son leadership, le Rwanda s’est relevé des ruines pour devenir un modèle de résilience et de transformation. Routes, écoles, hôpitaux, sécurité intérieure et extérieure, bien-être social, justice et protection des droits humains, gouvernance stable et vision claire: autant de symboles d’un pays qui a retrouvé sa place et sa dignité dans le concert des nations.

    Aujourd’hui, alors qu’il souffle ses 68 bougies, nous lui souhaitons un bel anniversaire, non pas seulement pour les années de leadership, mais encore pour l’inspiration qu’il incarne: celle d’un homme qui a cru en son peuple et n’a jamais renoncé à son idéal de renaissance nationale.

    Joyeux anniversaire, Excellence Monsieur le Président Paul Kagame. Que cette nouvelle année de vie soit placée sous le signe de la paix, de la sagesse et de la continuité au service de la Nation.

     — La Rédaction, Journal La UNE

  • Huye Rally 2025: Trois jours de spectacle automobile entre Huye et Gisagara ce week-end

    La ville de Huye et le district voisin de Gisagara en province du Sud s’apprêtent à vibrer au rythme du “Huye Rally 2025”, une grande compétition automobile qui se déroulera le weekend du 24 au 26 octobre 2025.

    L’événement est organisé en hommage à Claude Gakwaya, ancien pilote rwandais décédé dans un accident en 1986.

    Cette troisième édition du Championnat du Rwanda de rallye 2025, rassemblera 19 voitures, dont des équipages rwandais et ougandais.

    Parmi les concurrents les plus attendus figurent Jean Claude Gakwaya et Mugabo Claude, vainqueurs de l’édition 2024, qui tenteront de conserver leur titre. Ils devront faire face à une concurrence relevée, notamment Kalimpinya Queen et Ngabo Olivier, troisièmes l’an dernier.

    Le public suivra aussi avec intérêt Gakwaya Eric, qui fera équipe avec Miss Kayibanda Aurore, ainsi que Kanangire Christian et Mujiji Kevin. Côté ougandais, des pilotes tels que Joshua Muwanguzi, Isaac Sozi et Faisal Kayira seront de la partie.

    Le Huye Rally 2025 débutera le vendredi soir 24 octobre, par une séance de démonstration dans la ville de Huye, entre 20h00 et 22h00.

    Le samedi, les pilotes affronteront plusieurs étapes sur les routes de Gisagara et Huye, avant la grande finale du dimanche 26 octobre, qui viendra clore trois jours de spectacle automobile.

  • Uko Afurika yakubititse igashegeshwa n’abazungu – Tito Rutaremara

    Muri gahunda y’inyandiko ageza ku bamukurikira ku rubuga rwa X, Inararibonye y’u Rwanda Tito Rutarema yagaragaje uko umugabane wa Afurika washegeshwe n’abazungu.

    Mu gitekerezo cy’uyu munsi yateruye ingingo eshatu: uko abazungu banditse Filozofi y’uko abantu barutanwa, uko sosiyete ziyubatse n’uko ubucakara bw’abazungu bwashenye Afurika.

    Nk’uko asanzwe ageza ibitekerezo ku bamukurikira yavuze ko nyuma yo kugaragaza uko abazungu bakoronije Afurika ari bwo azabaganiriza ku mateka bwite y’u Rwanda. Ati “uko abazungu banditse Filozofi y’uko abantu barutanwa, iki gitekerezo twari twarakivuzeho, reka tubibutse ibitekerezo twavuzeho mbere….”

    Inkomoko ya kure mu ntekerezo y’abazungu ku birabura

    Inararibonye Tito Rutaremara yagaragaje Uko abahanga b’abazunga bavugaga amako y’abatuye isi uko barutwana, uko sosiyete z’abatuye isi zagiye zikura kugeza ku kubaka Leta n’uko abahanga b’abazungu bibwiraga ko ubwenge n’amajyambere ya muntu bituruka mu bihugu bikikije inyanja ya Mediterran gusa.

    Uko amoko ya muntu arutwanwa bikurikije intekerezo z’abahanga b’abazungu

    Mu nyandiko y’uyu munsi, agaragaza ko ngo Abazungu bafite uruhu rwera, bafite imisatsi n’amaso y’imisheru ndetse n’abandi bafite imisatsi yirabura n’amaso y’ubururu bari ku rwego rwo hejuru basumbaga abandi bose ku isi.

    Ku rwego rwa kabiri, hakaba abafite uruhu rw’umuhondo n’imisatsi yirabura n’amaso acyebamye.

    Urwego rwa gatatu, rwari urw’abafite uruhu rutukura n’imisatsi yirabura n’amaso yirabura.

    Naho urwego rwa kane ari rwo rwa nyuma, mu bitekerezo by’abazungu, rukaba urw’abafite uruhu rwirabura n’imisatsi y’injwenge n’iminwa minini, bakaba ari bo bo ku ku rwego rwa nyuma ruri hafi y’inguge.

    Ibi byagaragazaga ko mu miterereze y’abahanga b’abazungu bo hambere:

    • Abazungu bera ari bo bafite ubwenge karemano bwo hejuru cyane. Bakanibwira ko ari bo bazanye ubumenyi bwinshi n’amajyambere y’ukuri.
    • Abafite umubiri usa nk’umuhondo bavugaga ko na bo baremanywe ubwenge ariko butangana n’ubwabazungu, bishobora kuba ari byo byatumye barabategeka.
    • Ab’uruhu rutukura ngo na bo bari bafite ubwenge ariko buri hasi cyane y’ubw’abazungu n’abimihondo, ari cyo cyatumye abazungu bumva bagomba kubategeka, byakwanga bakabarimburaho nk’uko babigenje muri Amerika.
    • Abirabura bo bavugaga ko Imana yabahaye utwenge duke cyane mbese turi hafi y’utw’ingunge, icyo bari bashoboye ni ugushaka ibibatunga no kubyara abana.

    Tito Rutaremara agaragaza ko abazungu bageze muri Afurika no mu Rwanda basanga baribeshye cyane. Ngo n’ubwo abazungu babyanditse gutya kandi hakaba hari benshi bakibitekereza gutya, Siyanse yerekanye ko iyi Filozofi yabo ipfuye, ndetse ahubwo yanerekanye ko inkomoko y’umuntu ishobora kuba muri Afurika.

    Umwanditsi asoza yizeza abamukurikira kuri X ko ibi azabiganiraho ikindi gihe, akazanagaragaza uko sosiyete zagiye ziyubaka.

  • Afrique: comment les Européens l’ont frappée et dominée

    Dans une série de publications percutantes sur son compte X, l’honorable Tito Rutarema explore aujourd’hui la manière dont l’Afrique a été fragilisée et dominée par les Européens. Le focus de cette édition: la philosophie qu’ils ont forgée pour justifier la supériorité de certains peuples sur d’autres.

    D’autres articles suivront sur la construction des sociétés et sur la destruction de l’Afrique par l’esclavage européen.

    La philosophie de la supériorité humaine

    Depuis des siècles, certains philosophes européens ont cherché à expliquer le monde en hiérarchisant ses habitants. Selon eux, l’intelligence et le progrès ne pouvaient venir que des pays autour de la Méditerranée, et les autres peuples étaient naturellement inférieurs.

    Cette vision influença profondément la manière dont l’Europe traita l’Afrique et ses habitants.

    Une hiérarchie raciale selon les Européens

    Les philosophes européens classaient l’humanité en quatre catégories:

    • Les Blancs: peau claire, yeux et cheveux clairs. Considérés comme les plus intelligents, détenteurs du savoir et du progrès.
    • Les Jaunes: cheveux noirs, yeux clairs. Moins intelligents que les Blancs, justifiant leur domination par ces derniers.
    • Les Rouges: cheveux noirs, yeux foncés. Jugés très inférieurs aux Blancs et aux Jaunes, souvent assimilés à des populations à “civiliser” ou même à éliminer.
    • Les Noirs: peau noire, cheveux crépus, lèvres épaisses. Considérés proches des singes en termes d’intelligence, limités à survivre et à se reproduire.

     Les idées derrière cette hiérarchie

    Pour ces philosophes:

    • Les Blancs étaient naturellement supérieurs, porteurs de progrès et de connaissances.
    • Les Jaunes possédaient une intelligence moindre, mais encore utile pour la civilisation européenne.
    • Les Rouges justifiaient domination ou élimination.
    • Les Noirs étaient considérés comme incapables de progrès, proches de l’animal.

    Quand la science dément la philosophie

    Si ces théories ont longtemps circulé et influencé la vision du monde, la science moderne les a réfutées. Aujourd’hui, il est reconnu que l’homme est originaire d’Afrique, mettant fin à cette fausse hiérarchie raciale imposée par les Européens.

    Dans les prochains articles, Tito Rutarema promet de poursuivre son exploration en analysant comment les sociétés africaines se sont construites, pour offrir une vision plus complète de l’histoire et du développement du continent.

  • Des Casques bleus rwandais honorés au Soudan du Sud par les Nations Unies

    Selon un communiqué du ministère rwandais de la Défense, les Casques bleus rwandais déployés au Soudan du Sud, regroupant le contingent Rwanbatt-3 et l’unité aérienne rwandaise RAU-13, ont été décorés ce mercredi de médailles des Nations Unies en reconnaissance de leur service exemplaire au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS).

    La cérémonie s’est déroulée au camp de base de Rwanbatt-3, à Durupi, dans l’État d’Équatoria central, en présence du commandant des forces de l’UNMISS, le lieutenant-général Mohan Subramanian. Celui-ci a salué le professionnalisme et la discipline des soldats rwandais, soulignant que «le Rwanda figure parmi les cinq premiers pays contributeurs de troupes aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies».

    Le général Subramanian a également félicité les deux unités rwandaises pour leur engagement sans faille et leur contribution significative au maintien de la paix et de la stabilité au Soudan du Sud.

    De son côté, le colonel Leodomir Uwizeyimana, commandant du contingent Rwanbatt-3 et représentant national principal, a exprimé sa gratitude envers la direction de l’UNMISS pour son soutien constant et cette reconnaissance. Il a réaffirmé «l’engagement du bataillon à préserver la réputation du Rwanda dans les missions internationales de paix et à remplir pleinement le mandat de protection des civils et de promotion de la paix».

    Le colonel Uwizeyimana a également mis en avant l’importance de la coopération avec les autres contingents, les communautés locales et l’ensemble des partenaires impliqués dans les opérations sur le terrain, soulignant que ces efforts conjoints contribuent au succès des missions.

    La cérémonie, marquée par un défilé militaire et une démonstration d’arts martiaux par les Casques bleus rwandais, a réuni plusieurs responsables de l’UNMISS et des membres de la communauté rwandaise vivant au Soudan du Sud.

  • e-Ndangamuntu: le Rwanda franchit une nouvelle étape vers l’identité numérique

    L’Agence Nationale d’Identification (NIDA) a lancé une vaste campagne nationale de vérification et de collecte des informations des citoyens, marquant la première phase du passage à la carte d’identité numérique, appelée e-Ndangamuntu.

    En collaboration avec les administrations locales, NIDA a déjà entamé des séances de formation et de sensibilisation à travers tout le pays. Après avoir formé les responsables de la bonne gouvernance au niveau des districts, la campagne s’élargit désormais à la jeunesse, mobilisée pour appuyer la mise en œuvre du projet e-Ndangamuntu dans les communautés.

    Une vérification préalable essentielle

    Avant d’obtenir leur nouvelle carte d’identité numérique, les citoyens sont invités à vérifier et corriger leurs informations personnelles enregistrées dans le système national. Cette étape vise à garantir la fiabilité des données et à éviter toute erreur lors de l’émission des nouvelles cartes.

    Pour cela, il suffit d’écrire dans son téléphone le mot “amakuru”, suivi du numéro de sa carte d’identité nationale (pour ceux qui en possèdent déjà une), puis d’envoyer le message au 3500. La réponse, automatique, indique les informations actuellement enregistrées. Ce service est rapide, gratuit et accessible à tous.

    Ce qu’il faut préparer

    NIDA informe la population qu’elle va débuter la phase de vérification, de capture photo et de confirmation d’identité avant la remise de la e-Ndangamuntu. Chaque citoyen devra se présenter muni de:

    • sa carte d’identité actuelle,
    • les numéros d’identification de ses parents (s’ils possèdent une carte),
    • le numéro d’identification du conjoint, le cas échéant,
    • ou le numéro d’application pour ceux qui n’ont pas encore reçu leur carte.

    Les enfants de moins de 16 ans devront être accompagnés de leurs parents ou tuteurs légaux. La e-Ndangamuntu sera attribuée à tout Rwandais dès la naissance, et servira tout au long de la vie.

    Un lancement progressif à travers le pays

    Selon NIDA, la campagne démarrera dans les districts de Nyanza, Huye et Gisagara, situés dans la Province du Sud, du 28 octobre au 23 novembre 2025, avant d’être étendue à toutes les provinces du pays.

    Ce programme constitue une étape décisive dans la modernisation du registre national de la population et du système d’état civil, en vue de renforcer la gouvernance, la transparence et l’accès rapide aux services publics.

    Une innovation au service du développement national

    La e-Ndangamuntu n’est pas une carte d’identité ordinaire. Comme le rappelle NIDA: elle ne se perd pas, elle ne se prête pas, elle est infalsifiable, elle est attribuée dès la naissance.

    Au-delà de l’identification, cette nouvelle carte constitue un outil stratégique pour le développement du pays. «Elle facilitera la gestion des politiques publiques, le suivi démographique, la redevabilité administrative ainsi que la réponse rapide aux besoins des citoyens, grâce à l’intégration numérique», a déclaré Marie Solange Kayisire, Ministre d’État chargée des Affaires sociales au sein du Ministère de l’Administration locale.

    NIDA appelle tous les Rwandais à participer activement à cette campagne historique. Vérifier ses informations, les corriger si nécessaire, c’est poser un acte citoyen pour bâtir le Rwanda plus moderne, plus efficace et mieux connecté.

  • AFC/M23: le pari d’une “Terre des Affaires” pour réinventer la RDC

    L’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) veut incarner plus qu’une rébellion: une alternative politique, une vision de rupture en République démocratique du Congo, où la faillite de l’État semble s’être installée dans le quotidien des citoyens.

    Dans un message publié sur son compte X, le mouvement dirigé par Corneille Nangaa et le général Sultani Makenga affirme vouloir transformer le pays en “une terre des affaires” (Businessland), c’est-à-dire un espace d’opportunités où le travail, la transparence et la dignité remplaceraient la résignation et la misère.

    “Faire de la colère un moteur, et de la révolte une reconstruction”, écrit l’AFC/M23

    Le message souligne que, contrairement aux rébellions congolaises classiques, souvent réduites à une conquête militaire, l’AFC/M23 revendique une mission politique: “récupérer le pouvoir non pour régner, mais pour refonder un État défaillant.” L’objectif affiché est clair: “ramener la RDC dans le siècle du développement.”

    Loin des discours creux, le mouvement se présente comme porteur d’un projet tourné vers la construction d’un pays d’initiatives et d’innovation. L’AFC/M23 imagine un Congo des entrepreneurs, où la jeunesse ne serait plus condamnée à l’exil ni à la débrouille.

    “Un Businessland est un outil de paix et de cohésion nationale”, martèle Corneille Nangaa dans ce message. “Nous devons reconstruire, non discuter indéfiniment.”

    Le mouvement insiste sur un patriotisme du travail, plutôt que celui des slogans. Pour lui, le patriotisme ne se mesure pas à la fidélité à un chef, mais à la capacité de construire ensemble.

    Rompre avec le clientélisme et le tribalisme

    L’AFC/M23 annonce vouloir rompre avec le clientélisme politique et la loyauté tribale. Le mouvement prône la culture du travail, la redevabilité et l’exemplarité des dirigeants. Il met en avant une série d’initiatives concrètes, censées donner corps à cette vision:

    • la création d’un centre national de données pour planifier le développement;
    • la réhabilitation des routes et des chemins de fer;
    • la modernisation des aéroports et du réseau fluvial;
    • la mise en œuvre d’une politique d’aménagement pour connecter le pays à lui-même.

    En somme, l’AFC/M23 rêve d’une RDC actrice de son propre destin économique, et non d’un pays assisté par la communauté internationale.

    Vivre ensemble, contre l’État défaillant

    Le mouvement dresse un constat sévère mais largement partagé: l’absence de l’État a transformé plusieurs provinces en zones grises, livrées aux milices et à la loi du plus fort. Pour l’AFC/M23, cette situation est la conséquence directe de la faiblesse du régime du président Félix Tshisekedi Tshilombo, accusé d’avoir “plongé le pays dans l’ingouvernabilité.

    “Nous devons lutter contre la terreur du dictateur Tshilombo, qui exile ses opposants et instrumentalise la justice”, dénonce le message.

    Ces mots, jugés durs par certains, traduisent selon le mouvement une exaspération face à un pouvoir perçu comme déconnecté du réel, alors que la misère et l’insécurité continuent d’affecter la population.

    Reconstruire l’armée, la justice et la dignité

    Le 5 juin 2025, à Rutshuru, près de 500 cadres politiques de l’AFC/M23 ont achevé leur formation. L’occasion pour le général Sultani Makenga et Corneille Nangaa de rappeler les priorités du mouvement: reconstruire les Forces armées de la RDC (FARDC), qualifiées d’“infantilisées, corrompues et faibles”, et restaurer la justice.

    Cette double réforme, sécuritaire et institutionnelle, est présentée comme la clé d’une RDC stable. Pour Nangaa, la dignité du citoyen congolais repose sur six piliers essentiels: la nourriture, l’eau potable, l’électricité, le logement, les soins de santé et l’éducation.

    Le coordonnateur politique insiste: “Ces six éléments de la dignité du Congolais ne peuvent se réaliser que s’il y a, avant tout, la sécurité. La sécurité est la clé principale de toute dignité.”

    Redonner du sens à l’appartenance nationale

    Au-delà des besoins de base, l’AFC/M23 dit vouloir redonner du sens à la fierté d’être Congolais. “La fierté d’être Congolais doit s’appuyer sur une armée digne, une police loyale, une justice équitable et une administration intègre”, affirme encore le message.

    Le mouvement défend un rêve de réalisme: une utopie ancrée dans la science, la recherche, la culture et la cohésion nationale. “Nous voulons fédérer autour d’une vision, non d’un homme”, conclut l’AFC/M23.

    Pour ses responsables, le mouvement n’offre pas seulement un projet politique: il propose une méthode – “assurer, convaincre et trouver l’alternative.”
    Lire le message sur X