Author: admin

  • Décès de Ngabonziza Augustin, l’une des icônes de la musique rwandaise

    Le musicien Ngabonziza Augustin, auteur de la célèbre chanson Sugira Usagambe Rwanda Nziza, est décédé le lundi 3 novembre 2025, des suites d’une longue maladie.

    Ngabonziza était l’un des artistes emblématiques du Rwanda, avec une carrière s’étendant sur plus de 40 ans. Selon le journal IGIHE, qui cite une source proche de sa famille, il avait été hospitalisé depuis plusieurs semaines au Centre Hospitalier Universitaire de Kigali (CHUK) et souffrait d’un état de santé fragile.

    Ngabonziza s’est fait connaître grâce à l’orchestre Les Citadins, fondé avec son frère aîné, Ngaboyisonga Bernard, avant le génocide de 1994. En 2000, il a participé à la création de l’Orchestre Irangira, qui se produisait régulièrement « Chez Lando », notamment tous les samedis. L’orchestre s’est dissous en 2007 pour des raisons internes.

    Il a contribué à de nombreux morceaux devenus des classiques, dont Rugori Rwera, Ancilla, Have Winsiga, Iwacu mu Rwanda, et bien sûr Sugira Usagambe Rwanda Nziza, consolidant ainsi sa place parmi les artistes les plus connus et respectés du pays.

    Ngabonziza Augustin laisse derrière lui un riche héritage musical. Ses compositions continuent d’inspirer les nouvelles générations et témoignent de son rôle majeur dans la scène musicale rwandaise. Son décès marque la perte d’une figure incontournable de la culture nationale.

  • “Celui qui porte l’identité rwandaise agit avec courage dans toutes ses actions” – Jeannette Kagame

    Le lundi 3 novembre 2025, SE Jeannette Kagame, Première Dame du Rwanda et présidente de Unity Club Intwararumuri, a adressé un message fort au public, mettant en avant le courage et l’engagement de chaque Rwandais pour la construction du pays.

    Elle a déclaré:

    «Dans notre cheminement pour reconstruire le Rwanda, “Ndi Umunyarwanda” (Je suis Rwandais) signifie être le témoin vivant des blessures laissées par un passé douloureux, et être le fondement sur lequel se bâtit un pays sans divisions, qui place au premier plan les valeurs et les interdits de la culture rwandaise. Quiconque porte l’identité rwandaise agit avec courage dans toutes ses actions; nous devons continuer à promouvoir le principe fondamental de la Rwandité, en le transmettant aux plus jeunes.

    Ce message est lancé au moment où Unity Club prépare actuellement son 18ᵉ Forum annuel, qui réunit chaque année des membres engagés dans la promotion de l’unité et de la cohésion nationale.

    Une émission de préparation avec RBA a été organisée dimanche dernier pour présenter l’événement.

    La sénatrice Espérance Nyirasafari, invitée de l’émission, a salué l’initiative de Madame Jeannette Kagame, qui offre une plateforme de dialogue pour renforcer l’unité et la réconciliation des Rwandais. Elle a rappelé que les décisions prises lors du Forum ne restent pas théoriques, mais sont relayées jusqu’au niveau des villages pour leur mise en œuvre.

    Lors de la même émission, Hon. Kayumba Uwera Alice, directrice exécutive chargée de l’unité nationale au Ministère de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE), a souligné le rôle particulier des discussions préparatoires pour les personnes incarcérées pour crimes liés au génocide, afin de faciliter leur réintégration et leur réconciliation avec la société.

    Unity Club pour l’unité nationale

    Créé en 1996 par Madame Jeannette Kagame, Unity Club regroupait initialement les épouses des ministres et des femmes membres du gouvernement, dans le but de renforcer la cohésion et la paix, tout en contribuant au développement socio-économique du Rwanda.

    Depuis 2007, le club inclut également des membres masculins associés, permettant à tous ses membres de rester engagés dans la transformation du pays, selon le principe: “Une fois membre, toujours membre”.

    Aujourd’hui, Unity Club compte 336 membres: 176 femmes et 160 hommes. L’organisation joue un rôle essentiel dans la promotion de l’unité nationale, la cohésion sociale et le soutien aux communautés vulnérables, en particulier les orphelins et les veuves, à travers des projets de développement à fort impact.

  • Kigali: sport, santé et lutte contre la corruption à l’honneur lors de la Journée sans voiture

    Ce dimanche, les rues de Kigali se sont transformées en un vaste espace de sport et de sensibilisation à l’occasion de la Journée sans voiture (Car Free Day), organisée tous les deux dimanches du mois. Devenue une véritable tradition dans la capitale, cette initiative vise à encourager l’activité physique, à prévenir les maladies non transmissibles et à mobiliser les citoyens autour de thèmes d’intérêt public.

    L’édition du dimanche 2 novembre 2025 a pris une dimension particulière avec une grande campagne de lutte contre la corruption, conduite par le Groupe Énergétique du Rwanda (Rwanda Energy Group – REG), sous le slogan « Ruswa Oya » (Non à la corruption). Le message appelait à l’intégrité et à la transparence dans la prestation des services.

    Parmi les participants figuraient plusieurs hauts responsables, dont l’ambassadrice Christine Nkurikiyinka, ministre de la Fonction public et du Travail, Madeleine Nirere, Ombudsman du Rwanda, Armand Zingiro, directeur général du REG, et Martine Urujeni, vice maire chargée des affaires économiques et sociales dans la ville de Kigali , aux côtés d’autres dirigeants issus notamment de Transparency International Rwanda.

    Dans son message aux participants à la séance de sport collectif, le Directeur général de REG les a invités à éviter de payer en mains propres les services fournis par REG et à utiliser plutôt la banque ou d’autres technologies numériques. Elle leur a également rappelé de fournir des informations en cas de soupçon de corruption, afin que les autorités compétentes puissent enquêter.

    Les habitants de la capitale ont répondu massivement à l’appel. Au programme: marche, jogging, cyclisme, aérobic, escrime, danse traditionnelle et bien d’autres activités sportives. Des services de dépistage gratuit des maladies non transmissibles étaient également proposés, permettant aux participants d’évaluer leur état de santé et de recevoir des conseils de prévention.

    L’Office rwandais des recettes (RRA) a profité de cette journée pour rappeler l’importance de demander systématiquement les factures électroniques (EBM), un geste simple mais essentiel pour promouvoir la transparence et renforcer la responsabilité fiscale.

    Enfin, dans le cadre de la campagne “TengaPromo”, les organisateurs ont annoncé la remise de récompenses hebdomadaires aux citoyens exemplaires, dont une voiture qui sera décernée pour la première fois ce lundi.

    Entre sport, santé et lutte contre la corruption, la Journée sans voiture confirme une fois de plus son rôle de plateforme citoyenne où s’expriment les valeurs de bien-être, d’intégrité et d’unité.

  • Wazalendo: quand des patriotes deviennent le cauchemar de la paix

    Par Danny Kirenga

    Présentés par Kinshasa comme des «résistants locaux», les Wazalendo, littéralement patriotes en swahili, se sont imposés depuis la reprise du conflit entre les FARDC et les rebelles du M23 comme un acteur incontournable de la guerre à l’Est de la RDC. Mais derrière la rhétorique patriotique, ces milices hétéroclites, opérant souvent en collaboration avec les FDLR et d’autres groupes armés locaux, incarnent aujourd’hui une menace directe pour le retour de la paix prônée dans les accords de Washington et Doha, ainsi que pour la stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.

    Des milices de circonstance, sans véritable cohésion

    Le terme Wazalendo recouvre une multitude de groupes d’autodéfense communautaires et d’anciens combattants Mai-Mai, parmi lesquels les Nyatura, Mai-Mai Mazembe, FPP/AP ou encore le NDC-Rénové. Loin d’être unis par une idéologie claire, ces mouvements ont été encouragés et légitimés par le régime de Félix Tshisekedi pour combattre le M23 aux côtés des FARDC, formant ainsi une coalition informelle dépourvue de commandement centralisé et d’encadrement militaire.

    Cette mobilisation, présentée comme un élan patriotique, a en réalité ouvert la voie à une militarisation anarchique des civils et à la prolifération d’armes au sein des communautés locales.

    Une alliance dangereuse avec les FARDC et les FDLR

    Dès 2023, plusieurs rapports du Groupe d’experts de l’ONU et d’organisations internationales ont mis en lumière la collaboration directe entre les Wazalendo, les FARDC et les FDLR, un groupe armé rwandais impliqué dans le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

    Cette alliance, tolérée voire encouragée par Kinshasa, visait officiellement à «défendre la souveraineté nationale contre l’AFC/M23». Mais sur le terrain, elle s’est traduite par une fusion de forces incontrôlables, où les anciennes milices génocidaires côtoient des groupes d’autodéfense communautaires, multipliant les exactions et les règlements de comptes ethniques.

    Un instrument politique pour masquer les échecs du régime

    Derrière la façade du patriotisme, les Wazalendo apparaissent comme un outil politique entre les mains du pouvoir. En les érigeant en héros nationaux, Félix Tshisekedi tente de détourner l’attention de l’échec de l’armée régulière face au M23 et des complicités établies entre les FARDC et les FDLR.

    Cette stratégie populiste entretient un climat de haine et d’insécurité généralisée, où la distinction entre civils et combattants s’efface chaque jour davantage.

    Une bombe à retardement  

    Alors que Kinshasa continue d’appuyer ces milices, le risque d’une institutionnalisation durable des Wazalendo est réel. En l’absence de désarmement et de poursuites judiciaires, ces groupes risquent de se transformer en une armée parallèle incontrôlable, échappant à toute autorité centrale.

    Leur présence, couplée à celle des FDLR, compromet gravement les efforts diplomatiques de paix menés à Washington et Doha, et menace d’embraser de nouveau la région des Grands Lacs.

    Plus qu’une simple réponse sécuritaire, les Wazalendo sont aujourd’hui le symbole d’un échec politique profond: celui d’un État qui, en armant des milices communautaires et en pactisant avec des forces génocidaires, sacrifie la paix régionale au profit d’une illusion de souveraineté.

  • Mozambique: le chef d’état‑major visite les forces rwandaises à Mocímboa da Praia

    Le chef d’état‑major des forces armées mozambicaines, le général Júlio dos Santos Jane, accompagné du commandant de l’armée, le général-major André Rafael Mahunguane, a effectué jeudi le 30 octobre 2025 une visite aux forces rwandaise de défense (RDF) déployées à Mocímboa da Praia, dans la province du Cabo Delgado.

    Ils ont été accueillis par le commandant de la Task Force conjointe rwandaise, le general-major‑ Vincent Gatama, ainsi que plusieurs autres responsables rwandais, qui les ont informés de la situation sécuritaire dans leur zone d’intervention.

    La visite avait pour objectif de souligner l’arrivée des nouvelles troupes rwandaises sous le commandement du général-major Gatama, et de renforcer l’amitié et la coopération bilatérale entre les armées mozambicaine et rwandaise. “Le Centre de commandement et de coordination conjoint sera transféré de Pemba à Mocímboa da Praia”, a annoncé le général Jane, évoquant la nécessité d’optimiser les opérations futures.

    Le général Jane a réaffirmé son engagement à soutenir la force conjointe dans la réussite de sa mission. Il a félicité les efforts des forces mozambicaines et rwandaises dans la lutte contre le terrorisme à Cabo Delgado, saluant en particulier la contribution significative des forces rwandaises à la restauration de la paix et de la sécurité dans la province.

  • Cyclisme : Objectif Kenya -Team Rwanda en camp à Musanze

    L’équipe nationale rwandaise de cyclisme a lancé un camp d’entraînement en préparation des championnats africains sur route qui auront lieu au Kenya du 19 au 23 novembre.

    Selon Selon les informations relayées par The New Times qui a parlé à l’entraîneur ­national, Nathan Byukusenge, vingt-six coureurs ont déjà rejoint le camp situé au Centre africain de cyclisme à Musanze, tandis que d’autres se feront encore attendre parce qu’ils sont toujours scolarisés.

    Au-delà des cyclistes présélectionnés pour les championnats, tous ceux qui ont représenté le Rwanda aux récents championnats du monde UCI 2025 sont également intégrés à cette préparation. Le comité de sélection nationale dévoilera la liste définitive des coureurs le 7 novembre.

    Les championnats comprendront plusieurs catégories: Juniors, U23 et Élites, chez les hommes comme chez les femmes. Le programme sportif inclut des contre-la-montre individuels, un relais mixte par équipe et des courses en ligne.

    Parmi les coureurs hommes Élites figurent notamment: Moïse Mugisha et Vainqueur Masengesho (Benediction Club), Shemu Nsengiyumva, Eric Manizabayo et Patrick Byukusenge (Java Innovotec), ainsi que Eric Nkundabera (Les Amis Sportifs), Eric Mahoro (Amani) et Jérémie Ngendahayo (May Stars).

    Chez les femmes Élites, on retrouve: Xaverine Nirere (Amani), Valentine Nzayisenga (Benediction Club), Diane Ingabire (Canyon-SRAM Zandacrypto Generation) et Violette Neza Irakoze (Ridley Racing Team).

  • Félix Tshisekedi ou l’artisan du chaos

    Par Danny Kirenga

    Alors que la communauté internationale s’épuisait à multiplier les initiatives de paix, de Doha à Washington, pour tenter de ramener la stabilité dans l’Est de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi persiste à démontrer que la paix n’a jamais été l’horizon de sa gouvernance.

    Sous le masque commode de la lutte contre le M23, le pouvoir congolais entretient et protège les FDLR, formation armée issue du génocide contre les tutsi de 1994, devenue le pivot occulte de sa stratégie militaire et diplomatique.

    La dénégation comme stratégie d’État

    A Washington, lors des récents travaux du Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, le général Patrick Sasa Nzita, chef de la délégation congolaise, a stupéfié ses interlocuteurs en niant l’existence même des FDLR, qualifiant leur menace de simple “invention rwandaise”.

    Cette dénégation flagrante, en contradiction totale avec les multiples rapports du Groupe d’experts de l’ONU, constitue moins une maladresse qu’un aveu: celui d’un régime prisonnier de sa propre duplicité.

    Reconnaître la présence active des FDLR reviendrait à admettre la collusion structurelle entre ces milices et les Forces armées de la RDC (FARDC), une connivence amplement documentée jusque dans les rangs de la Garde républicaine et des services de renseignement.

    Kinshasa a fait de cette alliance une sorte de tabou stratégique, la justifiant au nom d’une prétendue “nécessité nationale” qui n’est, en réalité, qu’un paravent politique pour dissimuler un pacte dangereux.

    Une guerre entretenue à des fins politiciennes

    Le discours officiel s’évertue désormais à détourner les responsabilités. Le général Ekenge, porte-parole des FARDC, a osé prétendre que les FDLR se trouvaient “dans les zones sous contrôle du Rwanda et du M23” une contrevérité manifeste, destinée à contourner les obligations inscrites dans l’Accord de Washington, qui impose la neutralisation immédiate de la milice génocidaire.

    Pendant ce temps, les bombardements aveugles des FARDC, épaulées par des contingents burundais, des milices Wazalendo et des mercenaires étrangers, continuent de décimer les civils dans le Kivu. Ces frappes répétées, en violation flagrante des cessez-le-feu conclus à Doha, témoignent de la préférence du régime pour la guerre comme instrument de légitimation politique.

    La paix, simulacre de communication

    Les propos cyniques du général Ekenge “Nous ne sommes pas l’Église, où si l’on te frappe la joue gauche, tu tends la droite” traduisent toute la philosophie du pouvoir: le mépris des engagements, la glorification de la brutalité et la fuite en avant militariste.

    Pour Félix Tshisekedi, chaque offensive contre le M23 n’est pas une opération de sécurité, mais un calcul électoral, une diversion commode pour occulter l’effondrement économique, la corruption endémique et la faillite diplomatique.

    Sous ce prisme, la guerre n’est plus un malheur à conjurer, mais un capital politique à entretenir. Les FDLR deviennent alors un outil invisible, un prolongement clandestin de la raison d’État.

    L’illusion internationale et la responsabilité différée

    Face à cette duplicité manifeste, la communauté internationale s’enlise dans sa propre naïveté : déclarations prudentes, dialogues sans lendemain, appels creux à la “retenue”.

    En refusant d’imposer une pression réelle sur Kinshasa, elle cautionne, par son inertie, la perpétuation d’un cycle infernal de violences.

    Tant que les FDLR bénéficieront d’une tolérance tacite et que les FARDC continueront de frapper indistinctement les populations civiles, le M23 persistera dans une posture défensive, convaincu que la survie du régime congolais repose sur le désordre qu’il prétend combattre.

    La guerre comme système de gouvernance

    Sous Tshisekedi, la guerre n’est plus un accident de l’histoire, mais un mode de gouvernement. En érigeant le conflit en matrice du pouvoir, en foulant aux pieds les accords de cessez-le-feu, en abusant de la patience diplomatique du monde, le président congolais transforme l’Est du pays en théâtre de propagande et de calculs cyniques.

    Tant que la communauté internationale refusera d’affronter cette réalité, celle d’un État qui pactise avec les héritiers du génocide contre les tutsi, pour consolider son pouvoir, la paix au Congo ne sera qu’une illusion, un mot creux perdu dans le fracas des bombes et la complaisance des chancelleries.

  • Mutobo: d’anciens membres des FDLR appelés à préserver l’unité et la résilience

    Le jeudi 30 octobre 2025, le Centre de démobilisation et de réinsertion de Mutobo, dans le district de Musanze, a accueilli la cérémonie de clôture du 75ᵉ groupe d’anciens membres des FDLR. Cet événement, organisé par la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC), illustre l’engagement du Rwanda en faveur de la réconciliation nationale, de la paix régionale et de la réintégration durable des anciens combattants.

    Au total, 143 ex-combattants ont terminé avec succès le programme d’orientation préalable à la démobilisation, qui les prépare à la vie civile. Parmi eux, 135 ont également suivi une formation professionnelle au sein de l’école technique (TVET) de Mutobo et recevront des outils de travail pour faciliter leur intégration économique.

    Leur retour dans leurs districts d’origine est prévu pour ce vendredi 31 octobre, où les autorités locales sont invitées à les accueillir et à les accompagner dans leur réintégration communautaire.

    Certains des rapatriés ont partagé des récits sur les conditions de vie au sein des FDLR. Le soldat Mbali Hafashimana a révélé que le groupe bénéficiait du soutien logistique de l’armée congolaise (FARDC): «Des avions atterrissaient à Pinga pour nous livrer des armes, des munitions et même de l’argent. En réalité, ce sont eux qui nous soutenaient», a-t-il déclaré.

    De son côté, Claudine Mukamana, a raconté avoir pris la décision de rentrer avec ses huit enfants après la mort de son mari: «Les FDLR se sont divisés, certains veulent rentrer mais ont peur. J’espère que notre retour encouragera d’autres à suivre notre exemple.»

    La présidente de la RDRC, Valérie Nyirahabineza, a rappelé que le centre de Mutobo accueille également les épouses et enfants des ex-combattants, souvent nés dans les forêts de la RDC.

    «La plupart des enfants arrivent en très mauvaise santé, souffrant de malnutrition et de maladies de peau. Grâce à une prise en charge médicale complète, ils ont retrouvé une bonne santé», a-t-elle précisé.

    Le ministre de l’Administration locale, Dominique Habimana, invité d’honneur, a félicité les participants et leur a lancé un appel solennel: «Ne trahissez jamais l’unité et la résilience des Rwandais. Les connaissances acquises ici doivent vous guider pour contribuer à la paix et à la cohésion nationale.»

    Depuis sa création en 1997, la RDRC a joué un rôle majeur dans la démobilisation et la réintégration des anciens combattants. Depuis 2001, elle a déjà accompagné 12 602 ex-membres de groupes armés, ainsi que leurs familles, à travers des programmes complets alliant éducation civique, formation professionnelle et soutien socio-économique.

    La RDRC réaffirme l’engagement à contribuer à la paix et à la stabilité régionales par des moyens non militaires. Son action demeure l’un des piliers de la réconciliation nationale, permettant à d’anciens ennemis de redevenir des bâtisseurs d’un Rwanda uni, fort et prospère.

  • Retour au pays: 326 Rwandais rapatriés volontairement de la RDC

    Le jeudi 30 octobre 2025, le Rwanda a accueilli un nouveau groupe de 326 citoyens rwandais revenus volontairement de la République démocratique du Congo (RDC). Ce groupe, composé de 98 familles, a franchi la frontière au poste de La Corniche, dans le district de Rubavu, portant à 4 945 le nombre total de rapatriés depuis le début de l’année 2025.

    Les rapatriés ont été accueillis par Pacifique Ishimwe, vice-maire de Rubavu chargé des affaires sociales, qui les a félicités pour leur décision de retourner au pays et les a encouragés à s’intégrer pleinement dans le processus de développement national. «Le Rwanda a les moyens de vous accompagner dans votre réinsertion pour que vous viviez dignement, comme tous les autres citoyens», a-t-elle déclaré.

    Après leur arrivée, les rapatriés ont été transférés vers le centre de transit de Nyarushishi, dans le district de Rusizi, où ils resteront environ deux semaines pour les formalités administratives, avant d’être réinstallés définitivement dans leurs communautés d’origine.

    Parmi les nouveaux arrivants figurent de nombreux enfants, femmes et personnes âgées. Plusieurs d’entre eux ont raconté les conditions difficiles qu’ils ont endurées en RDC, notamment les violences des groupes armés, dont le FDLR.

    L’une des femmes témoigne: «La vie là-bas était terrible. Les FDLR nous attaquaient, enlevaient des gens et exigeaient des rançons énormes. Les femmes étaient violées, les hommes torturés. Nous vivions dans la peur constante.»

    Un autre confie: «Chaque fois que quelqu’un exprimait le désir de rentrer au Rwanda, on le menaçait de mort. Aujourd’hui, je suis heureux d’être enfin rentré.»

    Le gouvernement du Rwanda a mis en place des programmes complets de réintégration durable pour accompagner ces retours. Ces programmes incluent l’accès à l’éducation, aux soins de santé, au logement et à d’autres services essentiels, afin de favoriser la cohésion sociale et d’aider les rapatriés à reconstruire leur vie aux côtés des communautés d’accueil.

  • Francis Gatare nommé président de l’African School of Governance

    Francis Gatare a été nommé président du conseil d’administration de l’African School of Governance (ASG), à compter du 1ᵉʳ novembre 2025. L’annonce a été faite le jeudi 30 octobre au soir par le conseil d’administration de l’institution panafricaine.

    Il succède au professeur Kingsley Chiedu Moghalu, dont le mandat de premier président s’est terminé en juin dernier. Dans le même mouvement de transition, le conseil a aussi nommé la professeure Amany El-Sharif au poste de vice-présidente chargée des affaires académiques.

    Selon le conseil d’administration, le choix de Francis Gatare s’explique par sa bonne connaissance de la vision des fondateurs et sa participation active à la création de l’école. Il est jugé le mieux placé pour garantir la continuité des objectifs de l’institution.

    L’African School of Governance, fondée par le président Paul Kagame du Rwanda et l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, a été lancée le 14 janvier 2025. Elle vise à transformer la gouvernance sur le continent africain en proposant des programmes d’enseignement et de recherche en politiques publiques adaptés aux réalités africaines.

    Dans un communiqué, Francis Gatare a déclaré :

    «Je suis honoré et profondément touché par cette nomination. Ayant fait partie du conseil d’administration depuis la création de l’ASG, je partage la vision des fondateurs : former une nouvelle génération de dirigeants africains intègres, compétents et au service du public.»

    Il a ajouté qu’il se réjouissait de «poursuivre ce travail aux côtés de collègues et de partenaires passionnés afin de renforcer la mission de l’ASG pour développer des leaders transformateurs à travers l’Afrique».

    Le conseil d’administration a salué sa nomination, rappelant que Gatare a dirigé l’équipe technique principale qui a défini la stratégie initiale de l’école.

    Francis Gatare est conseiller principal du président Paul Kagame. Il possède une longue expérience dans les secteurs public et privé. Il a notamment été directeur général de Rwanda Development Board (RDB) entre 2014 et 2017, puis directeur général du Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board de 2017 à 2021. Entre 2009 et 2014, il a occupé le poste de secrétaire particulier principal du président, après avoir travaillé comme économiste en chef et adjoint au chef de la politique et de la stratégie à la présidence.

    Économiste de formation, Francis Gatare est diplômé de l’Université Makerere en Ouganda et de l’Université de Windsor au Canada. Il est également boursier Mason chez John F. Kennedy School of Government de l’Université Harvard aux États-Unis.