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  • SOFAB remet 60 sacs de ciment pour aider les familles vulnérables du secteur de Kigabiro

    Le 28 octobre, des membres du conseil d’administration et de la coordination de l’organisation non gouvernementale Solidarity Family Abakundana (SOFAB) ont remis 60 sacs de ciment à l’administration du secteur de Kigabiro, dans le district de Rwamagana. Cette initiative s’inscrit dans un programme visant à soutenir les ménages frappés par des difficultés liées à la pauvreté et aux enjeux de sécurité sociale (Human Security Issues); l’objectif est d’appuyer la construction de logements pour les familles les plus vulnérables.

    Un appui concret pour les plus démunis

    Selon l’information relayée par le journal Muhazi Yacu, à la reception de cette aide, M. Marc Rushimisha, secrétaire exécutif (Gitifu) du secteur de Kigabiro, s’est exprimé:

    “Chaque année, SOFAB nous aide à payer la mutuelle santé et la couverture Ejo Heza pour les plus démunis. Aujourd’hui, ils contribuent à bâtir des maisons pour les familles vulnérables. Nous sommes réellement très reconnaissants.”

    Il a ajouté que cette contribution en ciment permettra de construire des habitations solides, durables et sûres, améliorant ainsi significativement la qualité de vie des bénéficiaires.

    Une organisation engagée au quotidien

    De son côté, M. Epaphrodite Mutsindantambara, président de SOFAB, a expliqué que l’organisation mène tout au long de l’année plusieurs actions: distribution de tôles, fourniture de clous, paiement de la mutuelle santé et soutien matériel aux personnes en difficulté. Il a également précisé que SOFAB fonctionne avec un fonds interne d’épargne‑crédit destiné à ses membres afin de renforcer leur autonomie financière.

    Pour cette année:

    • SOFAB a déjà payé la mutuelle santé pour 700 personnes.
    • Le programme Ejo Heza a bénéficié à 405 membres de l’organisation.
    • Dans le secteur de Kigabiro, ce sont 26 maisons qui sont prévues pour être construites ou rénovées grâce à ce partenariat local.

    Basée dans le secteur de Kigabiro, district de Rwamagana, SOFAB compte près de 400 membres. Sa mission se décline autour des principes de soutien mutuel, de bien‑être social des membres et de promotion socio‑économique.

    Cette remise de ciment s’inscrit donc dans le cadre de sa responsabilité sociale et du renforcement de l’habitat pour les familles les plus fragiles.

    60 sacs de ciment remis par l’administration de SOFAB à l’ES de Kigabiro © Muhazi Yacu
  • Le maire de Kigali en visite à Busan: vers une coopération renforcée entre villes intelligentes

    En visite officielle dans la ville portuaire de Busan, en Corée du Sud, le maire de Kigali, Samuel Dusengiyumva, a découvert le centre de supervision des transports de la métropole, véritable cœur du réseau de mobilité intelligente. Ce centre emploie des technologies avancées d’électronique, d’information et de communication pour fluidifier le trafic, réagir rapidement aux incidents et communiquer en temps réel avec les citoyens.

    Le maire de Kigali a exprimé sa gratitude à la direction de Busan pour ce partage d’expérience, qu’il juge inspirant pour la capitale rwandaise qui poursuit la mise en place de ses propres systèmes de mobilité intelligente pour une ville plus sûre, plus propre et plus efficace.

    Un partenariat touristique et culturel à l’île de l’innovation

    Lors du sommet international du tourisme urbain de 2025 à Busan, Samuel Dusengiyumva est également intervenu sur la radio locale e-FM de Busan (BeFM) pour évoquer l’avenir du tourisme urbain et explorer les voies d’un partenariat renforcé entre Busan et Kigali. Il a mis en avant la réputation de Kigali comme “ville la plus propre d’Afrique”, sa 38ᵉ place mondiale pour la sécurité, et sa position de deuxième ville africaine en termes d’accueil d’événements mondiaux.

    Le maire a aussi évoqué la transformation remarquable de Kigali, une ville fondée sur l’hospitalité, l’unité et l’innovation, qui se présente aujourd’hui comme un carrefour dynamique pour les partenariats et les opportunités mondiales dans l’immobilier, le tourisme et d’autres secteurs clés. Il a invité les habitants de Busan, les partenaires et les investisseurs potentiels à visiter et investir au Rwanda.

    Innovation urbaine, mobilité et échange économique

    Selon le maire Dusengiyumva, les deux villes examinent «des partenariats nouveaux dans l’innovation urbaine intelligente, la promotion du tourisme et l’investissement». Il a rappelé que sa visite poursuivait deux objectifs principaux: répondre à l’invitation du maire de Busan à participer au sommet tourisme, et donner suite à la visite du Président Paul Kagame, lors de laquelle Busan avait été identifiée comme partenaire stratégique dans la coopération ville à ville.

    Les discussions incluent l’augmentation des échanges de personnes entre Busan et Kigali, pour les vacances, les études et les affaires, ainsi que l’exploitation de l’innovation et de la technologie, domaines dans lesquels Busan a accompli des progrès importants. Le maire a noté l’intérêt d’investisseurs potentiels dans l’immobilier à Kigali, appelant ceux-ci à venir profiter du marché qu’il juge énorme.

    Le tourisme et la culture seront aussi au cœur de cette coopération: les deux villes prévoient de promouvoir les visites mutuelles et de renforcer les liens via la danse traditionnelle, le taekwondo et les échanges culinaires. Le maire a précisé que l’art culinaire serait un domaine clé d’échange, car «les deux villes partagent de nombreuses communions, et notre travail de maires est de faire en sorte que ces partenariats bénéficient à nos populations».

    Samuel Dusengiyumva a salué les progrès de Busan en gestion de ville intelligente, notamment dans l’index «Smart City» et le concept de «ville de 15 minutes». Il espère que Kigali saura s’inspirer de l’exemple pour avancer dans son propre agenda de ville intelligente. En 2023, Kigali avait été classée meilleure ville intelligente d’Afrique parmi les 30 villes évaluées dans l’«African Smart City Index».

    La coopération entre le Rwanda et la Corée du Sud s’est déjà renforcée par plusieurs accords: en 2024, un cadre d’un milliard de dollars US avait été signé pour financer des projets dans les secteurs des transports, de la santé et de l’éducation. Par le passé, en 2020, un accord bilatéral de services aériens avait été signé afin d’améliorer la connectivité entre les deux pays et ouvrir des opportunités économiques et sociales.

     

  • Le Premier ministre Nsengiyumva rencontre la communauté rwandaise à Washington

    En visite officielle aux États-Unis, le Premier ministre du Rwanda, Dr Justin Nsengiyumva, a rencontré à Washington D.C. des Rwandais travaillant dans les institutions internationales ainsi que plusieurs responsables américains et partenaires du pays.

    Lors de cet échange avec la communauté rwandaise, le chef du gouvernement a présenté les principales priorités du développement national et invité ces professionnels à contribuer activement à leur mise en œuvre. Il a souligné que les compétences et l’expérience acquises à l’étranger constituent un atout majeur pour renforcer les secteurs clés de l’économie rwandaise.

    Au cours de son séjour, Dr Nsengiyumva a également pris part à un dîner de haut niveau organisé par l’International Conservation Caucus Foundation (ICCF), réunissant plusieurs dirigeants mondiaux, dont le président mozambicain Daniel Chapo, la vice-présidente angolaise Esperança da Costa et des membres du Congrès américain.

    Il y a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur de la protection de l’environnement, déclarant: «La paix et la prospérité ne sont possibles que si nous préservons les systèmes naturels dont dépendent nos populations.»

    Le Premier ministre a par ailleurs multiplié les rencontres bilatérales, notamment:

    • avec Chris Wright, secrétaire américain à l’Énergie, pour renforcer la coopération dans les énergies innovantes, y compris le gaz naturel, l’énergie nucléaire de petite capacité et la transformation des minéraux stratégiques;
    • avec Rob Walton, fondateur de la Rob Walton Foundation, afin de consolider les initiatives communes pour la conservation de la nature au Rwanda et en Afrique;
    • et avec le sénateur Chris Coons, pour discuter des projets de protection de l’environnement et réaffirmer la volonté du Rwanda de poursuivre un partenariat durable avec les États-Unis.
  • Le Rwanda accueillera la 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie

    Du 18 au 20 novembre 2025, Kigali abritera pour la première fois la 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF46), un rendez-vous majeur réunissant les représentants des 90 États et gouvernements membres et observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    Placée sous le thème «30 ans après Beijing: le rôle des femmes dans l’espace francophone», cette édition mettra en lumière les progrès accomplis depuis la Conférence mondiale sur les femmes de 1995, tout en interrogeant les défis persistants liés à la parité, à la gouvernance inclusive et à la participation des femmes dans tous les domaines de la vie publique.

    La rencontre de Kigali se veut un moment fort du dialogue politique francophone. Ministres, diplomates et experts y débattront des moyens de renforcer le leadership féminin dans la gouvernance, la culture, la diplomatie, la paix et le développement durable.

    Cette conférence s’inscrit ainsi dans la continuité des valeurs fondatrices de la Francophonie: démocratie, égalité des genres, droits humains et diversité culturelle.

    Dans le cadre des préparatifs, la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a reçu, le mercredi 29 octobre 2025 à Paris, le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe. Les deux responsables ont échangé sur l’état d’avancement de l’organisation logistique et politique de la conférence.

    Mme Mushikiwabo s’est également entretenue avec Éléonore Caroit, nouvelle ministre française en charge de la Francophonie, pour évoquer la coopération entre la France et l’OIF ainsi que la promotion de l’égalité femmes-hommes dans l’espace francophone.

    Près de 400 délégués sont attendus au Kigali Convention Centre (KCC) pour cette édition inédite. À travers cet événement, le Rwanda confirme sa place croissante sur la scène diplomatique et son engagement à faire de l’égalité entre les femmes et les hommes un pilier du développement durable au sein de la Francophonie.

    La Conférence ministérielle de la Francophonie, aux côtés du Sommet de la Francophonie et du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), constitue l’une des trois instances principales de la gouvernance francophone.

    Elle assure la continuité politique des Sommets, le suivi des décisions et adopte le budget annuel de l’OIF. Elle définit également les grandes priorités en matière de coopération, d’éducation, de diversité linguistique et culturelle, ainsi que de participation des États francophones aux initiatives de paix.

  • Le parc national de l’Akagera, parmi les «Meilleurs du monde 2026» selon National Geographic

    Le parc national de l’Akagera, situé dans la province de l’Est du Rwanda, a été désigné par National Geographic comme l’une des 25 destinations incontournables à visiter en 2026. Cette distinction internationale met en lumière la beauté de ses paysages, sa faune riche et son expérience de safari unique sur le continent africain.

    Reconnu pour ses zones humides pittoresques, ses savanes étendues et ses forêts verdoyantes, l’Akagera offre aux visiteurs un cadre idéal pour observer la faune africaine dans un environnement relativement paisible. Le parc abrite désormais les célèbres « Big Five » (lion, éléphant, léopard, buffle et rhinocéros), grâce aux réintroductions récentes de rhinocéros en 2021 et en mai 2025.

    «Le parc est parfait pour les passionnés de nature qui recherchent un safari sans la foule», note le magazine National Geographic Travel, soulignant que l’Akagera reçoit en moyenne 50 000 visiteurs par an.

    Cette reconnaissance récompense 15 ans d’efforts de réhabilitation, menés par African Parks en collaboration avec le Rwanda Development Board. Ces initiatives ont permis de renforcer la conservation de la biodiversité et de moderniser les infrastructures touristiques, avec l’ouverture ou la rénovation de lodges tels que Magashi et Karenge Bush Camp.

    Le tourisme dans le parc connaît ainsi une croissance parallèle à celle de la faune: en 2024, plus de 56 000 visiteurs ont été enregistrés, générant 4,7 millions de dollars de revenus pour le Rwanda.

    Avec cette distinction, le parc national de l’Akagera gagne en visibilité internationale, et cette reconnaissance devrait encore accroître la demande touristique pour cette destination exceptionnelle à l’horizon 2026.

    National Geographic est une organisation américaine réputée pour sa production de contenus liés à la science, la nature, la géographie et la culture. Il est une référence internationale dans le domaine de la découverte, de la nature et de l’éducation scientifique.

  • Procès Munyemana: La justice française referme un long chapitre sans éteindre la quête de vérité

    Par Fulgence Niyonagize

    Après plus de trente années d’attente, la justice française a confirmé, le 23 octobre 2025, la condamnation de l’ancien gynécologue rwandais Sosthène Munyemana à 24 ans de réclusion criminelle pour son rôle dans le génocide perpétré contre  des Tutsi en 1994. Cette décision, rendue par la cour d’assises d’appel de Paris, vient clore un long parcours judiciaire tout en ravivant les mémoires et les émotions des deux côtés.

    Durant trois semaines d’audience, juges, avocats et témoins se sont succédé pour revisiter les faits commis à Tumba, dans la préfecture de Butare (actuel district de Huye en province du Sud, au Rwanda).

    Selon l’accusation, le docteur Munyemana aurait participé à la mise en place de barrages, à la rédaction d’un texte de soutien au gouvernement intérimaire et à la détention de civils tutsi dans les locaux du secteur avant leur transfert vers les lieux d’exécution.

    «Nous avons attendu trente ans pour ce moment», a déclaré, à la sortie du tribunal, Marie Mukarurinda, rescapée de Tumba et témoin lors du procès. «Ce verdict ne nous rendra pas nos proches, mais il confirme que la vérité finit toujours par triompher.»

    De son côté, la défense a dénoncé un procès injuste, reposant sur des témoignages lointains et fragiles. Me Jean-Baptiste Mingamanga, avocat de l’accusé, a affirmé à France 24 que son client n’a jamais participé à des réunions ou actions incitant à la haine, rappelant que le médecin avait soigné aussi bien des Hutu que des Tutsi.

    Dr Munyemana lui-même, impassible durant le verdict, a déclaré: «Je condamne le génocide perpétré contre des Tutsi en 1994, mais je n’en ai jamais été acteur. L’histoire retiendra ma vérité.»  Malgré ces affirmations, la cour a jugé les témoignages concordants de plusieurs rescapés crédibles et confirmant son rôle actif dans l’organisation du génocide.

    Par ailleurs, pour de nombreuses associations, notamment IBUKA-France et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), cette décision marque une étape essentielle. «Ce procès prouve que la justice internationale peut encore fonctionner, même des décennies après les faits», a souligné Alain Gauthier, président du CPCR, qui avait déposé plainte dès 1995. Les rescapés y voient une reconnaissance tardive mais essentielle: «Chaque procès nous redonne un peu de dignité. Il montre que ceux qui ont fui ne peuvent échapper à la justice éternellement», confie Vestine Ntamuhanga, dont le père fut tué à Butare.

    Une leçon de justice universelle

    Pour les Rwandais installés en France et mis en cause dans des dossiers similaires, ce verdict fait désormais figure d’avertissement. En effet, plusieurs enquêtes sont toujours en cours, notamment celles visant d’anciens responsables administratifs et religieux réfugiés en Europe. Ces procédures, souvent longues et complexes, montrent que la compétence universelle permet de combler les vides laissés par l’exil.

    Comme l’explique à RFI, le Dr Emmanuel Nkurunziza, historien rwandais basé à Lyon, «ces procès ne sont pas une vengeance, mais une responsabilité partagée. Ils rappellent que le génocide n’a pas seulement eu lieu au Rwanda; il a aussi laissé ses traces dans les consciences et les diasporas

    Le cas Munyemana est le septième procès tenu en France en lien avec le génocide perpétré contre les Tutsi. D’autres suivront: des dossiers concernant d’anciens leaders politiques, enseignants et prêtres sont encore instruits par le Pôle crimes contre l’humanité du tribunal de Paris.

    Ainsi, pour les chercheurs en droit international, cette dynamique illustre un changement profond: la France assume désormais pleinement son rôle judiciaire dans la poursuite génocidaires, après des décennies d’hésitations diplomatiques. Mais pour les rescapés, la quête de justice reste inachevée. «Tant que des responsables vivent tranquillement à l’étranger, notre deuil est suspendu», déplore à nouveau Marie Mukarurinda.

    Une justice tardive, mais nécessaire

    En définitive, le procès en appel de Sosthène Munyemana dépasse le seul cadre judiciaire. Il témoigne à la fois de la résilience du système judiciaire international et du besoin profond des victimes de voir la vérité reconnue.

    Trente ans après, les mots prononcés à Paris résonnent encore à Butare, Kigali et dans toute la diaspora rwandaise: la justice peut être lente, mais elle reste possible et nécessaire.

  • Crise de l’arbitrage au Rwanda: la FERWAFA sort le carton rouge aux arbitres fautifs

    Depuis l’arrivée de Shema Ngoga Fabrice à la tête de la Fédération rwandaise de football (FERWAFA), les sanctions contre les arbitres s’enchaînent. Les erreurs d’arbitrage en Rwanda Premier League suscitent un vif débat sur le professionnalisme, la compétence et l’intégrité du corps arbitral.

    Le mois d’octobre a été particulièrement agité dans le football rwandais. À chaque journée de championnat, les contestations se multiplient: décisions litigieuses, fautes non sifflées, penalties oubliés… Les clubs de Rwanda Premier League n’en finissent plus de dénoncer les  fautes d’arbitrage qui faussent, selon eux, l’équilibre des rencontres.

    «S’agit-il d’erreurs humaines, d’un manque de professionnalisme, d’incompétence ou même de corruption ?» s’interrogent les amateurs du ballon rond.

    Face à cette montée de tension, le nouveau président de la FERWAFA, Shema Ngoga Fabrice, a réagi fermement. Il a annoncé une série de mesures destinées à restaurer la crédibilité de l’arbitrage rwandais, notamment la formation continue des arbitres et l’introduction de la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) dès la saison prochaine.

    Des fautes coûteuses et des sanctions exemplaires

    Les sanctions sont tombées. Derniers en date, Kwizera Olivier, arbitre central, et Mbonigaba Séraphin, arbitre assistant, ont été suspendus respectivement cinq et quatre semaines après la rencontre entre AS Muhanga et Bugesera FC (1-0), disputée le 25 octobre 2025.

    La Commission des arbitres reproche à Kwizera d’avoir commis deux erreurs majeures:

    • Ne pas avoir sifflé une faute flagrante du gardien Hategekimana Bonheur d’AS Muhanga, sorti de sa surface pour capter le ballon à la main;
    • Ne pas avoir arrêté le jeu alors qu’un but a été marqué après un rebond sur l’arbitre, une situation qui aurait dû entraîner une balle à terre selon les lois du jeu.

    Son assistant Monigaba Séraphin, coupable de ne pas avoir signalé la première faute, a également été suspendu. «Ce sont des erreurs techniques graves qui ternissent l’image du championnat», a indiqué la commission dans son rapport.

    Une série noire pour le corps arbitral

    Ces suspensions s’ajoutent à celles infligées, début octobre, à Ishimwe Jean Claude “Cucuri”, Mugabo Eric et Habumugisha Emmanuel, trois arbitres internationaux sanctionnés pour des fautes commises lors des matchs APR FC – Mukura VS et Gasogi United – Rayon Sports.

    Certains observateurs parlent déjà d’une “crise de l’arbitrage  au Rwanda”, tandis que d’autres y voient un signe positif de rigueur et de transparence de la part de la nouvelle direction de la FERWAFA.

    «Nous ne tolérerons aucune faute intentionnelle. La VAR et les formations permettront de renforcer la qualité et l’intégrité de nos arbitres», a déclaré le président Shema Ngoga Fabrice.

    Réformer pour crédibiliser la compétition

    La FERWAFA a annoncé qu’elle met à jour le règlement d’arbitrage de 2019 pour l’adapter aux standards internationaux. L’objectif: rendre la ligue plus compétitive et plus crédible.

    Malgré ces efforts, une question reste en suspens: les arbitres parviendront-ils à redresser la barre et à regagner la confiance des clubs et des supporters?

    En attendant, les cartons rouges tombent… mais cette fois, ils visent les arbitres eux-mêmes.

  • Paul Kagame à Riyad: la confiance publique passe par des résultats concrets

    A Riyad, le Président du Rwanda, Paul Kagame a souligné que la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants ne se décrète pas. Elle se construit sur des résultats tangibles, mesurables et conformes aux attentes du peuple. Le Chef de l’État a partagé l’expérience du Rwanda, citant la responsabilité et la redevabilité comme fondements d’un leadership crédible.

    Le Président Paul Kagame a affirmé que la confiance du peuple envers ses dirigeants repose sur leur capacité à livrer des résultats visibles et mesurables.

    Il intervenait lors de la 9ᵉ édition du Future Investment Initiative (FII9), organisée à Riyad, en Arabie saoudite, au sein d’un panel de haut niveau intitulé « L’humanité avance-t-elle dans la bonne direction ? ».

    « Le facteur le plus important du leadership, c’est la capacité de livrer. Les citoyens savent ce qu’ils attendent de nous ; notre devoir est d’y répondre concrètement », a déclaré Kagame.

    Le débat, consacré au progrès mondial et au partage de la prospérité, a réuni plusieurs dirigeants, dont Mohamed Irfaan Ali, Président du Guyana, Gustavo Petro, Président de la Colombie, Edi Rama, Premier ministre d’Albanie, et Muhammad Shahbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan. Des figures internationales comme Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, et Gianni Infantino, président de la FIFA, y ont également pris part.

    Pour le Président Kagame, la crédibilité politique se mesure à la cohérence entre les paroles et les actes.

    « La confiance se construit lorsque les engagements sont suivis d’effets. Les promesses non tenues détruisent la relation entre dirigeants et citoyens », a-t-il souligné.

    Évoquant l’exemple du Rwanda, le Chef de l’État a rappelé que le redressement du pays après le génocide contre les Tutsi a reposé sur un changement profond de mentalité et un sens aigu de la responsabilité collective.

    « Nous sommes un petit pays par la taille, mais pas par l’esprit. Personne ne viendra résoudre nos problèmes à notre place. C’est à nous d’agir d’abord », a insisté Kagame.

    Le Président a également mis en garde contre une dépendance excessive vis-à-vis de la mondialisation : «On parle beaucoup de coopération et de mondialisation, mais tout commence par la façon dont on gère ses propres affaires.»

    Rappelant les défis du Rwanda il y a trente ans, il a souligné la nécessité pour chaque nation de se reconstruire sur la base de la responsabilité et de la redevabilité.

    « Nous avons appris à prendre soin de nos affaires, à nous rendre mutuellement responsables et à mesurer nos progrès. Cela nous a permis de préparer le terrain pour collaborer et commercer avec d’autres. »

    Le Président Paul Kagame a conclu sur une note d’ouverture: « Nous connaissons nos limites, mais nous savons les contourner. Nous misons sur notre propre potentiel tout en tirant parti de ce que les autres peuvent nous apporter. »

  • Retour à Kigali des militaires et policiers rwandais après un an de mission au Mozambique

    Le Rwanda a accueilli,  lundi le 27 octobre 2025, un contingent des militaires et policiers revenu d’une mission de maintien de la paix dans la province de Cabo Delgado, au nord du Mozambique. Ces militaires et policiers rwandais, déployés depuis un an, ont joué un rôle clé dans la restauration de la paix et de la stabilité dans cette région autrefois ravagée par les attaques terroristes.

    À leur arrivée à l’aéroport international de Kigali, ils ont été accueillis par le Chef d’état-major des Forces de réserve des Forces de défense du Rwanda (RDF), le Général Major  Alexis Kagame, et le Commissaire de Police Vincent B. Sano, Inspecteur général adjoint de la Police nationale en charge des opérations. Le contingent était dirigé par le Général Major Emmy K. Ruvusha, commandant de la Force conjointe au Mozambique.

    Dans son discours de bienvenue, le Général Major Kagame a salué l’engagement, le courage et le professionnalisme dont les troupes ont fait preuve tout au long de leur mission. «Vous avez honoré le Rwanda par votre discipline, votre bravoure et votre détermination à protéger les civils et à rétablir la paix», a-t-il déclaré, avant de les encourager à continuer de servir le pays avec la même intégrité et le même esprit de sacrifice.

    Depuis 2021, les forces rwandaises sont déployées au Mozambique dans le cadre d’un partenariat bilatéral avec Maputo. Leur présence a permis de repousser les groupes armés qui semaient la terreur dans la province de Cabo Delgado, de sécuriser plusieurs localités et de faciliter le retour de milliers de déplacés dans leurs foyers.

    Le 27 août dernier, le Rwanda et le Mozambique ont renouvelé leurs accords de coopération, non seulement dans le domaine de la sécurité, mais aussi dans celui du commerce et du développement économique.

    Les troupes rentrées au pays seront remplacées par un nouveau contingent dirigé par le Général Major Vincent Gatama, qui poursuivra les opérations conjointes de stabilisation dans la région.

  • Deux chefs d’Etat africains reconduits: Alassane Ouattara et Paul Biya réélus

    L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale viennent de confirmer la longévité politique de deux de leurs dirigeants. En Côte d’Ivoire comme au Cameroun, Alassane Ouattara et Paul Biya ont été réélus pour de nouveaux mandats, selon les résultats officiels ou provisoires annoncés..

    En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara rempile pour un quatrième mandat

    À 83 ans, le président ivoirien Alassane Ouattara a été réélu dès le premier tour pour un quatrième mandat consécutif, avec 89,77 % des voix, selon les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI).

    Le scrutin, marqué par un calme relatif, s’est déroulé sans la participation des deux principaux opposants du chef de l’État, écartés de la course.

    Le président de la CEI, Ibrahime Kuibiert Coulibaly, a annoncé un taux de participation de 50,10 %. Derrière M. Ouattara, l’entrepreneur Jean-Louis Billon arrive deuxième avec 3,09 % des voix, suivi de l’ex-première dame Simone Ehivet Gbagbo (2,42 %).

    Les candidats Ahoua Don Mello et Henriette Lagou complètent le classement avec respectivement 1,97 % et 1,15 %. Ces résultats doivent encore être confirmés par le Conseil constitutionnel.

    Au Cameroun, Paul Biya entame un huitième mandat

    Au Cameroun, le Conseil constitutionnel a confirmé lundi la victoire du président sortant Paul Biya, 92 ans, qui dirige le pays depuis 43 ans.

    Le chef de l’État a remporté 53,66 % des suffrages, soit plus de 2,47 millions de voix, lors de la présidentielle du 12 octobre dernier. Son principal rival, Issa Tchiroma Bakary, du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), arrive en deuxième position avec 35,19 % des voix, soit plus de 1,62 million de suffrages.

    Le scrutin, contesté par l’opposition, a été suivi de manifestations et de tensions à Yaoundé et dans plusieurs grandes villes. Depuis son domicile à Garoua, M. Tchiroma a rejeté les résultats officiels, dénonçant une « mascarade » électorale et affirmant se considérer comme le « président élu ».

    Alassane Ouattara, à la tête de la Côte d’Ivoire depuis 2011, et Paul Biya, installé au pouvoir depuis 1982, incarnent deux visages de la longévité politique en Afrique.