Le Rwanda accueille à Kigali, du 12 au 13 mars 2026, l’Exposition et Dialogue de recherche BOSAI (Réduction des risques de catastrophes RRC), une initiative réunissant autorités rwandaises, partenaires internationaux, chercheurs et entreprises technologiques autour des solutions de prévention et de gestion des catastrophes naturelles.
L’événement est organisé en collaboration avec le ministère rwandais en charge de la gestion des urgences, l’Université du Rwanda, le Japan International Cooperation Agency (JICA) et l’ambassade du Japon au Rwanda. Il met en avant les technologies et innovations destinées à renforcer la résilience face aux catastrophes.

Technologie et recherche au cœur de la résilience
Placée sous le thème “Technologie, recherche et partenariats pour la résilience face aux catastrophes au Rwanda”, cette rencontre vise à promouvoir l’échange d’expériences et la coopération scientifique afin de mieux anticiper et atténuer les risques liés aux catastrophes naturelles.
L’exposition présente notamment des solutions technologiques développées par des entreprises et instituts de recherche, notamment japonais, dans des domaines tels que les systèmes d’alerte précoce, l’analyse des risques ou encore la gestion des catastrophes liées au changement climatique.
Selon les organisateurs, ces innovations pourraient contribuer à renforcer les mécanismes nationaux de prévention et de gestion des catastrophes, alors que le Rwanda reste exposé à divers aléas naturels tels que les inondations, les glissements de terrain et les vents violents.
Le Rwanda et le Japon renforcent leur coopération
Prenant la parole lors de l’ouverture, le ministre chargé de la gestion des urgences, Albert Murasira, a salué le partenariat durable entre le Rwanda et le Japon dans plusieurs domaines du développement.
Le ministre a notamment remercié le gouvernement et le peuple japonais pour leur soutien constant, tout en saluant l’initiative de du JICA qui a permis la tenue de cette plateforme d’échanges.
Selon lui, cette rencontre devrait marquer le début d’une coopération encore plus étroite entre les deux pays dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes.
Il a souligné que les catastrophes naturelles ont un impact direct sur la vie des populations et sur le développement économique, d’où la nécessité de renforcer les systèmes d’alerte précoce, d’investir dans des infrastructures résilientes et de sensibiliser les communautés aux mesures de prévention.
“Grâce aux partenariats, à l’innovation et au partage des connaissances, nous pouvons construire une société plus sûre et plus résiliente pour les générations présentes et futures”, a-t-il déclaré.
Tirer des leçons de l’expérience japonaise
Le ministre a également rappelé que le Japon, pays régulièrement confronté à des catastrophes majeures telles que les tremblements de terre, les tsunamis ou les typhons, possède une expérience reconnue dans la gestion et la prévention des risques.
Cette expertise représente, selon lui, une source d’apprentissage importante pour le Rwanda, qui souhaite renforcer l’utilisation des technologies dans la prévention des catastrophes et la protection des populations.
L’ambassadeur du Japon au Rwanda, Nakajo Kazuya, a pour sa part souligné que le dialogue BOSAI pourrait servir de catalyseur pour approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine de la gestion des catastrophes.

Il a exprimé l’espoir que cette initiative contribue à bâtir un avenir plus sûr et plus résilient pour le Rwanda.
Une exposition internationale et un devoir de mémoire
L’événement rassemble plusieurs institutions publiques, universités, organisations internationales et entreprises, dont douze sociétés japonaises venues présenter leurs technologies de prévention et de gestion des catastrophes.
Cette rencontre coïncide également avec la commémoration de la catastrophe du 11 mars 2011 au Japon, lorsque un puissant séisme suivi d’un tsunami avait causé la mort de plus de 20 000 personnes et provoqué d’importants dégâts dans le pays.
Pour les participants, ce dialogue représente ainsi une opportunité majeure de partager les connaissances, promouvoir l’innovation et renforcer la coopération internationale, afin de mieux préparer les sociétés aux défis posés par les catastrophes naturelles et les effets du changement climatique.















