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  • Kigali accueille le dialogue BOSAI sur la réduction des risques de catastrophes

    Le Rwanda accueille à Kigali, du 12 au 13 mars 2026, l’Exposition et Dialogue de recherche BOSAI (Réduction des risques de catastrophes RRC), une initiative réunissant autorités rwandaises, partenaires internationaux, chercheurs et entreprises technologiques autour des solutions de prévention et de gestion des catastrophes naturelles.

    L’événement est organisé en collaboration avec le ministère rwandais en charge de la gestion des urgences, l’Université du Rwanda, le Japan International Cooperation Agency (JICA) et l’ambassade du Japon au Rwanda. Il met en avant les technologies et innovations destinées à renforcer la résilience face aux catastrophes.

    Technologie et recherche au cœur de la résilience

    Placée sous le thème “Technologie, recherche et partenariats pour la résilience face aux catastrophes au Rwanda”, cette rencontre vise à promouvoir l’échange d’expériences et la coopération scientifique afin de mieux anticiper et atténuer les risques liés aux catastrophes naturelles.

    L’exposition présente notamment des solutions technologiques développées par des entreprises et instituts de recherche, notamment japonais, dans des domaines tels que les systèmes d’alerte précoce, l’analyse des risques ou encore la gestion des catastrophes liées au changement climatique.

    Selon les organisateurs, ces innovations pourraient contribuer à renforcer les mécanismes nationaux de prévention et de gestion des catastrophes, alors que le Rwanda reste exposé à divers aléas naturels tels que les inondations, les glissements de terrain et les vents violents.

    Le Rwanda et le Japon renforcent leur coopération

    Prenant la parole lors de l’ouverture, le ministre chargé de la gestion des urgences, Albert Murasira, a salué le partenariat durable entre le Rwanda et le Japon dans plusieurs domaines du développement.

    Le ministre a notamment remercié le gouvernement et le peuple japonais pour leur soutien constant, tout en saluant l’initiative de du JICA qui a permis la tenue de cette plateforme d’échanges.

    Selon lui, cette rencontre devrait marquer le début d’une coopération encore plus étroite entre les deux pays dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes.

    Il a souligné que les catastrophes naturelles ont un impact direct sur la vie des populations et sur le développement économique, d’où la nécessité de renforcer les systèmes d’alerte précoce, d’investir dans des infrastructures résilientes et de sensibiliser les communautés aux mesures de prévention.

    “Grâce aux partenariats, à l’innovation et au partage des connaissances, nous pouvons construire une société plus sûre et plus résiliente pour les générations présentes et futures”, a-t-il déclaré.

    Tirer des leçons de l’expérience japonaise

    Le ministre a également rappelé que le Japon, pays régulièrement confronté à des catastrophes majeures telles que les tremblements de terre, les tsunamis ou les typhons, possède une expérience reconnue dans la gestion et la prévention des risques.

    Cette expertise représente, selon lui, une source d’apprentissage importante pour le Rwanda, qui souhaite renforcer l’utilisation des technologies dans la prévention des catastrophes et la protection des populations.

    L’ambassadeur du Japon au Rwanda, Nakajo Kazuya, a pour sa part souligné que le dialogue BOSAI pourrait servir de catalyseur pour approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine de la gestion des catastrophes.

    Il a exprimé l’espoir que cette initiative contribue à bâtir un avenir plus sûr et plus résilient pour le Rwanda.

    Une exposition internationale et un devoir de mémoire

    L’événement rassemble plusieurs institutions publiques, universités, organisations internationales et entreprises, dont douze sociétés japonaises venues présenter leurs technologies de prévention et de gestion des catastrophes.

    Cette rencontre coïncide également avec la commémoration de la catastrophe du 11 mars 2011 au Japon, lorsque un puissant séisme suivi d’un tsunami avait causé la mort de plus de 20 000 personnes et provoqué d’importants dégâts dans le pays.

    Pour les participants, ce dialogue représente ainsi une opportunité majeure de partager les connaissances, promouvoir l’innovation et renforcer la coopération internationale, afin de mieux préparer les sociétés aux défis posés par les catastrophes naturelles et les effets du changement climatique.

  • Football: Stephen Constantine de retour à la tête des Amavubi

    La Fédération rwandaise de football (FERWAFA) a officialisé la nomination de l’entraîneur britannique Stephen Constantine au poste de sélectionneur de l’équipe nationale masculine du Rwanda. Le technicien dirigera également l’équipe nationale des moins de 23 ans dans le cadre d’un contrat de deux ans renouvelable.

    Pour Stephen Constantine, cette nomination marque un retour à la tête des Amavubi. Le technicien britannique connaît déjà bien la sélection rwandaise pour l’avoir dirigée entre 2014 et 2015, période durant laquelle il avait contribué à la reconstruction de l’équipe nationale.

    Fort de son expérience du football international et africain, il aura pour mission de consolider les acquis récents et d’insuffler une nouvelle dynamique au sein de la sélection rwandaise.

    Selon la FERWAFA, Stephen Constantine prendra officiellement ses fonctions le lundi 16 mars 2026. Dès son arrivée, il travaillera avec le staff technique déjà en place afin de préparer les prochaines échéances des Amavubi.

    Son premier défi sera notamment la préparation du FIFA Series Tournament, prévu à la fin du mois de mars 2026 à Kigali, une compétition internationale qui réunira plusieurs sélections nationales.

    La fédération rwandaise de football a indiqué que les détails du projet sportif, du plan technique et de la stratégie pour les Amavubi seront présentés lors d’une conférence de presse officielle prévue la semaine prochaine.

    Cette rencontre devrait permettre de préciser les objectifs fixés au nouveau sélectionneur, alors que le Rwanda ambitionne de franchir un cap sur la scène continentale et de renforcer la compétitivité de ses équipes nationales dans les compétitions internationales.

  • À Paris, le président Kagame assiste au choc PSG – Chelsea en Ligue des champions

    Le président du Rwanda, Paul Kagame, a assisté mercredi soir à une rencontre spectaculaire de la UEFA Champions League au Parc des Princes, à Paris. Le chef de l’État rwandais a suivi le match opposant le Paris Saint‑Germain au Chelsea FC, remporté par le club parisien sur le score de 5 buts à 2.

    La présence du président Paul Kagame à cette affiche européenne illustre également la visibilité internationale du partenariat Visit Rwanda, associé au club parisien depuis plusieurs années pour promouvoir la destination touristique rwandaise à travers le football mondial.

    Cette rencontre comptait pour le match aller des huitièmes de finale de la compétition européenne. Dans une ambiance électrique devant des milliers de supporters, les Parisiens ont offert un spectacle offensif face à une équipe londonienne combative.

    Le PSG a ouvert le score grâce à Bradley Barcola dès l’entame de la rencontre. Chelsea est toutefois revenu dans le match avec une égalisation de Malo Gusto, avant que les deux équipes ne poursuivent un duel intense et rythmé. À la pause, les Parisiens avaient déjà repris l’avantage grâce à Ousmane Dembélé.

    En seconde période, les Londoniens ont encore relancé le suspense lorsque Enzo Fernández a remis les deux équipes à égalité (2-2). Mais dans le dernier quart d’heure, les hommes de Luis Enrique ont accéléré pour faire la différence. Vitinha a redonné l’avantage au PSG, avant que Khvicha Kvaratskhelia ne scelle définitivement la victoire avec un doublé en fin de rencontre.

    Grâce à ce succès convaincant à domicile, le Paris Saint-Germain prend une option sérieuse pour la qualification en quarts de finale, avant le match retour prévu à Londres. Les Blues devront désormais combler un retard de trois buts pour espérer renverser la situation.

  • L’attaque de drone à Goma révèle une grave menace sécuritaire à la frontière du Rwanda — Jean-Maurice Uwera

    “L’attaque de drone survenue aujourd’hui à Goma met en évidence la menace sécuritaire persistante près de la frontière du Rwanda. Alors que Kigali subit des pressions pour lever ses mesures défensives, les forces armées de la RDC et les FDLR continuent les hostilités”, a déclaré sur X Jean-Maurice Uwera, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais.

    Cette réaction intervient au lendemain d’une attaque de drone ayant frappé la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’explosion a fait au moins trois morts, dont une travailleuse humanitaire française de l’UNICEF, Karine Buisset, tuée dans sa résidence où logeaient des employés humanitaires internationaux.

    Selon plusieurs sources, les explosions se sont produites tôt le matin dans un quartier résidentiel de Goma, une ville située à quelques kilomètres seulement de la frontière rwandaise. Les frappes ont touché notamment une maison louée par des travailleurs humanitaires internationaux.

    La victime française, Karine Buisset, travaillait pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

    Dans une autre réaction publiée sur X, la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a exprimé son incompréhension face à l’absence d’informations claires sur l’origine de l’attaque.

    Elle souligne que cette incertitude survient malgré la présence de nombreuses forces militaires et de la mission de maintien de la paix des Nations unies (MONUSCO) dans la ville, et alors que plusieurs rapports font état d’une multiplication des attaques de drones dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    “Chaque vie compte”, a-t-elle déclaré, appelant à faire toute la lumière sur cet incident meurtrier.

    De son côté, le mouvement AFC/M23 accuse le gouvernement de Kinshasa d’avoir mené une opération militaire contre une zone urbaine densément peuplée. Selon ses responsables, un drone de combat aurait frappé la ville bien au-delà des lignes de front où s’affrontent habituellement les forces armées congolaises (FARDC) et les combattants du mouvement.

    Corneille Nangaa, coordonateur politique de l’AFC/M23, qui s’est rendu sur les lieux de l’attaque, affirme que les frappes visaient directement les dirigeants du mouvement.

    Selon lui, les drones auraient tenté de décapiter le leadership de l’organisation, notamment lui-même et le chef militaire Sultani Makenga. “L’objectif du régime de Kinshasa est d’affaiblir la révolution, l’opposition politique ainsi que ses principaux piliers politiques et sécuritaires”, a-t-il déclaré.

    Lire aussi: URGENT – Goma visée par un drone: l’AFC/M23 accuse le régime de Kinshasa

    La mort de la travailleuse humanitaire française a suscité de nombreuses réactions internationales. La France, la Belgique et l’Union européenne ont exprimé leur tristesse et leurs condoléances à la famille de la victime.

    Pour l’heure, aucune autorité internationale n’a officiellement attribué la responsabilité de l’attaque.

  • Karongi: à Mubuga TSS, une école technique moderne forme ensemble réfugiés et jeunes Rwandais

    Dans le district de Karongi, l’éducation technique prend une nouvelle dimension grâce à l’école École secondaire technique de Mubuga (TSS). Située dans le secteur de Mubuga, le long de la route du Kivu Belt menant vers le district de Nyamasheke, cette école moderne constitue aujourd’hui un pôle de formation professionnelle pour les jeunes de la région.

    Ce mercredi, une équipe de journalistes accompagnée d’agents du Ministère chargé de la Gestion des Urgences (MINEMA) s’est rendue sur place pour découvrir les infrastructures et échanger avec les responsables ainsi que les élèves de l’établissement.

    Une école moderne dédiée à la formation technique

    Mise en service le 9 septembre 2024, l’école Mubuga TSS s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer l’enseignement technique et professionnel au Rwanda. Ce type d’établissement forme les jeunes à des métiers pratiques correspondant aux besoins du marché du travail, contribuant ainsi au développement économique et à l’employabilité des diplômés.

    L’établissement propose actuellement des programmes d’nseignement et formation techniques et professionnels dans deux filières principales à savoir le développement de logiciels et la technologies électriques.

    Selon le directeur de l’école, Jean Baptiste Nsabimana, l’établissement se concentre pour l’instant exclusivement sur l’enseignement technique.

    “Pour le moment, nous dispensons uniquement des formations purement technique. Mais dans un avenir proche, d’autres filières seront ajoutées afin d’élargir les opportunités offertes aux élèves”, explique-t-il.

    Une école inclusive pour réfugiés et communautés d’accueil

    L’une des particularités de Mubuga TSS est son caractère inclusif. L’établissement accueille à la fois des élèves rwandais et des jeunes réfugiés vivant dans la région. Actuellement, l’école compte 190 élèves, dont 18 réfugiés et 172 élèves rwandais.

    Pour le directeur, cette mixité contribue à renforcer la cohésion sociale et l’intégration. “Le fait que les élèves rwandais étudient aux côtés des réfugiés favorise le vivre-ensemble. Même lorsque ces jeunes ne seront plus réfugiés, ils garderont des relations solides avec leurs camarades rwandais”, souligne-t-il.

    Cette approche s’inscrit dans les efforts du Rwanda visant à promouvoir l’inclusion socio-économique des réfugiés et des communautés d’accueil, notamment à travers l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle.

    Des équipements modernes pour l’apprentissage pratique

    L’école dispose d’infrastructures modernes permettant aux élèves d’acquérir une expérience pratique. Les étudiants travaillent notamment dans:

    • un laboratoire informatique équipé de plusieurs ordinateurs,
    • un atelier spécialisé en électricité, doté d’équipements techniques modernes.

    Mubuga TSS dispose également d’équipements spécialisés en hydraulique et pneumatique, un atout rare pour ce type d’établissement dans la région.

    Ces installations permettent aux élèves d’effectuer des travaux pratiques et de développer des compétences directement applicables dans les entreprises et les industries.

    Des enseignants qualifiés et une ouverture internationale

    L’établissement compte 19 enseignants qualifiés ainsi que neuf membres du personnel de soutien.

    Grâce à un partenariat entre le gouvernement du Rwanda et celui du Zimbabwe, des formations supplémentaires en anglais ont été organisées pour les enseignants et les élèves afin de renforcer leurs compétences linguistiques, essentielles dans les domaines technologiques.

    Un impact positif sur la communauté locale

    Au-delà de l’éducation, l’école joue également un rôle important dans la vie économique locale.

    La création de Mubuga TSS a généré plusieurs emplois, notamment pour les enseignants et le personnel administratif. Les habitants des environs bénéficient aussi d’opportunités économiques, notamment à travers la fourniture de services et de produits à l’école.

    Selon le directeur, les échanges avec la communauté lors des rassemblements publics don’t notamment le jour d’Umuganda, permettent également un partage de connaissances et d’expériences entre l’école et les habitants.

    Des élèves déjà tournés vers l’avenir

    Pour les étudiants, cette formation représente une opportunité de construire leur avenir professionnel.

    Denise Uwizeyimana, étudiante en développement de logiciels, explique que les compétences acquises lui permettront de lancer sa propre entreprise dans le domaine du numérique.

    “À la fin de mes études, je pourrai créer une entreprise spécialisée dans la conception de sites web et d’autres solutions numériques”, confie-t-elle.

    Un autre étudiant partage la même ambition:

    “J’ai toujours aimé la technologie. Étudier ici me permettra de créer des projets innovants ou de lancer une activité dans le domaine technologique, car nous acquérons des compétences pratiques qui facilitent l’entrée sur le marché du travail.”

    Dans l’atelier d’électricité, Prince Ishimwe Manzi, étudiant en technologies électriques, démontre comment les élèves apprennent à installer des systèmes d’énergie solaire.

    “Nous apprenons à installer des panneaux solaires, à connecter des batteries pour stocker l’énergie et à utiliser un convertisseur pour transformer l’électricité afin d’alimenter différents équipements”, explique-t-il.

    Selon lui, les compétences acquises permettent déjà aux étudiants d’envisager l’installation de systèmes solaires dans différents bâtiments, y compris au sein de l’école.

    La construction et l’équipement de Mubuga TSS ont été réalisés grâce à une collaboration entre le gouvernement rwandais et ses partenaires dans le cadre du projet Jyambere, mis en œuvre par le MINEMA pour soutenir l’intégration socio-économique des réfugiés et des communautés hôtes.

  • Football: le Rwanda accueillera la CECAFA Kagame Cup 2026 et trois autres compétitions régionales

    Le Rwanda accueillera en 2026 plusieurs compétitions majeures de football dans la région d’Afrique de l’Est et du Centre, dont la prestigieuse CECAFA Kagame Cup, qui fera son retour dans le pays du 18 juillet au 9 août 2026 à Kigali.

    Cette annonce marque le retour de ce tournoi interclubs au Rwanda sept ans après la dernière édition organisée sur son sol en 2019.

    Organisée par le Council for East and Central Africa Football Associations (CECAFA), la Kagame Cup est l’une des compétitions interclubs les plus importantes de la région. Elle réunit chaque année les meilleurs clubs issus des fédérations membres de la zone, offrant une vitrine au football régional et servant souvent de préparation aux compétitions continentales comme la Ligue des champions de la CAF.

    Quatre compétitions attribuées au Rwanda

    L’organisation régionale a annoncé mardi que le Rwanda et la Tanzanie se partageront l’organisation de six compétitions prévues dans le calendrier 2026 de la CECAFA. Le Rwanda en accueillera quatre, confirmant la confiance accordée au pays dans l’organisation d’événements sportifs régionaux.

    La première de ces compétitions sera la CECAFA Kagame Cup, programmée à Kigali du 18 juillet au 9 août 2026. Elle rassemblera plusieurs clubs des pays membres de la zone CECAFA, parmi lesquels figurent notamment le Rwanda, le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, l’Éthiopie et la Somalie.

    Outre ce tournoi interclubs, le Rwanda accueillera également les qualifications régionales du CAF African Schools Football Championship, une compétition destinée aux élèves de moins de 15 ans, prévues du 22 au 25 juillet 2026.

    Le pays sera aussi l’hôte des qualifications de la Ligue des champions féminine de la CAF pour la zone CECAFA, programmées du 22 août au 6 septembre 2026, ainsi que des qualifications régionales de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans (U-17) prévues du 10 au 25 octobre 2026.

    La Tanzanie organisera deux autres tournois

    Dans cette répartition, la Tanzanie a également été désignée pour accueillir deux compétitions régionales. Le pays organisera le Championnat CECAFA féminin des moins de 17 ans, prévu du 30 mai au 14 juin 2026, ainsi que les qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations U-20 dans la zone CECAFA.

    Certaines compétitions du calendrier régional restent toutefois en attente de confirmation. C’est notamment le cas de la CECAFA Senior Challenge Cup, qui réunit les équipes nationales de la région, et du CECAFA Beach Soccer Championship, dont les dates et les pays hôtes n’ont pas encore été officiellement annoncés.

    La CECAFA Kagame Cup est l’un des tournois interclubs les plus anciens du continent africain. Créée dans les années 1970, la compétition rassemble les clubs des associations membres de la CECAFA et constitue un rendez-vous majeur du football régional.

    Depuis 2002, elle porte le nom de Kagame Cup, après que le président rwandais Paul Kagame en est devenu le sponsor principal.

  • URGENT – Goma visée par un drone: l’AFC/M23 accuse le régime de Kinshasa

    La tension reste vive dans l’est de la République démocratique du Congo. Le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo / M23 (AFC/M23) affirme qu’une attaque par drone a visé la ville de Goma ce 11 mars 2026, causant des victimes civiles.

    Dans une déclaration rendue publique par son porte-parole politique, Laurence Kanyuka, le mouvement accuse le gouvernement de Kinshasa d’avoir mené une opération militaire contre une zone urbaine densément peuplée.

    Selon ce communiqué, un drone de combat aurait frappé la ville située de Goma, bien au-delà des lignes de front où s’affrontent régulièrement les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants de l’AFC/M23. Le mouvement rebelle qualifie cette opération d’”attaque terroriste” et affirme qu’elle constitue “une provocation intolerable” mettant en danger des milliers de civils.

    D’après les informations communiquées par l’AFC/M23, un bilan provisoire fait état de trois personnes tuées, dont un membre du personnel humanitaire étranger travaillant pour une ONG internationale.

    Le mouvement précise que d’autres détails seront communiqués ultérieurement, le temps de recueillir davantage d’informations sur les circonstances exactes de l’attaque et l’identité des victimes.

    Dans son message, Laurence Kanyuka affirme également que les frappes par drones et les bombardements à l’artillerie lourde se poursuivent sur plusieurs lignes de front dans l’est du pays. Le mouvement dit vouloir prendre le peuple congolais à témoin et appelle la population à mesurer la gravité de ce qu’il décrit comme des attaques visant des zones habitées.

  • Reportage au camp de Kiziba: au Rwanda, des milliers de réfugiés congolais reconstruisent leur vie entre école, santé et espoir

    À une quinzaine de kilomètres de la ville de Kibuye, dans le district de Karongi, la route serpente à travers les collines verdoyantes qui dominent le lac Kivu.

    C’est au bout de ce trajet d’environ vingt minutes que se trouve le camp de réfugiés de Kiziba, l’un des plus anciens du Rwanda.

    Créé en 1996, ce camp accueille aujourd’hui près de 14 000 réfugiés, principalement originaires de la République démocratique du Congo.

    Le mardi 10 mars 2026 au matin, malgré une pluie persistante, une équipe de journalistes accompagnée de responsables du Ministère chargé de la gestion des urgences et des catastrophes (MINEMA) a pris la route vers ce camp.

    Le trajet aurait pu être rapide. Depuis peu, une route entièrement asphaltée relie la ville de Kibuye au camp, facilitant considérablement les déplacements.

    Mais ce matin-là, la route a été ponctuée de haltes improvisées dans plusieurs petits centres de négoce. Les habitants, visiblement heureux de cette nouvelle infrastructure, tenaient à partager leur expérience.

    Une route qui change la vie des habitants

    Sur le bas-côté de la route, un homme revenait du marché de Kibuye, poussant sa bicyclette chargée d’un sac de pommes de terre désormais vide. Il venait de vendre sa marchandise et reprenait le chemin de son domicile.

    Il explique que cette route asphaltée a transformé son quotidien.

    “Avant, pour transporter ces pommes de terre, j’aurais dû faire plusieurs voyages. Rien que pour les amener à Kibuye, il me fallait plus de cinq heures de route à vélo. Aujourd’hui, en une heure seulement, je suis arrivé en ville. Je suis parti à six heures du matin et à sept heures j’étais déjà au marché”, raconte-t-il.

    Une autre habitante, prénommée Sandrine, se réjouit également de cette amélioration.

    “Nous remercions le chef de l’État de nous avoir sortis de l’isolement. Avant, les motos demandaient entre 3 000 et 4 000 francs pour aller à Kibuye. Aujourd’hui, le prix est descendu à 1 000 francs”, confie-t-elle.

    Ce projet routier, d’un coût de plus de 17 milliards de francs rwandais, a été réalisé par le gouvernement rwandais via le projet “Jyambere” du MINEMA avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre des programmes visant à améliorer l’accès aux services et aux marchés pour les communautés locales.

    Le maire de Karongi salue le désenclavement de la region

    Le maire du district de Karongi, Gerald Muzungu, rencontré à l’occasion de cette visite, salue la bonne cohabitation entre les habitants de la région et les réfugiés congolais installés au camp de Kiziba.

    Il se réjouit également de la construction de la route asphaltée reliant Kibuye à cette partie du district, une infrastructure qui, selon lui, a permis de sortir les habitants de l’isolement et de faciliter les déplacements et les échanges commerciaux.

    Gerald Muzungu exprime aussi l’espoir que, dans les prochaines planifications d’infrastructures, les travaux d’asphaltage puissent se poursuivre jusqu’à la localité de Gisovu, afin de renforcer davantage la connectivité de la région.

    Un camp vivant et organisé

    À l’entrée du camp de Kiziba, l’accueil est chaleureux. Les réfugiés congolais qui y vivent saluent les visiteurs avec simplicité et courtoisie. Beaucoup affirment que, même s’ils restent loin de leur pays d’origine, ils disposent ici de l’essentiel pour vivre dignement, grâce à la sécurité et au soutien des autorités rwandaises et des organisations humanitaires.

    Le camp ressemble à une petite ville. On y trouve un marché animé où l’on vend des produits de première nécessité. Les commerçants et les clients sont aussi bien des réfugiés que des habitants rwandais des villages environnants, preuve de l’intégration économique qui s’est progressivement installée.

    Des soins accessibles pour tous

    Au centre du camp se trouve le centre de santé de Kiziba, qui offre une large gamme de services médicaux. Vaccination, consultations, prévention des maladies ou encore traitements médicaux: les services couvrent les besoins essentiels de la population.

    Le docteur Bonaventure Manirumva, médecin au centre de santé, explique que les soins sont gratuits pour les réfugiés et accessibles également aux communautés rwandaises voisines.

    Lorsque les cas nécessitent une prise en charge spécialisée, les patients sont transférés vers l’hôpital de Kibuye. Deux ambulances assurent ces évacuations médicales.

    L’école comme promesse d’avenir

    Au cœur du camp, des écoles primaires et secondaires accueillent les enfants. Les classes sont mixtes: les élèves réfugiés y étudient aux côtés des enfants rwandais des villages environnants, favorisant la cohabitation et le partage.

    Mais la particularité du camp de Kiziba réside aussi dans la présence d’un campus universitaire de Kepler, installé depuis 2015. Ce programme d’enseignement supérieur, développé en partenariat avec des institutions internationales, offre aux réfugiés la possibilité d’obtenir un diplôme universitaire.

    Plus de 240 étudiants y ont déjà terminé leurs études. Dans l’enceinte du campus, un étudiant de 27 ans, né dans le camp, témoigne avec émotion. Marié aujourd’hui, il voit dans l’université une nouvelle chance.

    “Même si je suis réfugié, cette université m’a redonné espoir. J’étudie avec beaucoup d’efforts, car je crois en mon avenir. Je veux pouvoir aider ma famille et être utile à la société “, confie-t-il.

    Le Responsable du campus, Stella Bonard Ibango, explique que l’établissement accueille actuellement 149 étudiants, dont 26 ne sont pas réfugiés.

    Au-delà du diplôme, l’objectif est de redonner confiance aux jeunes et de leur ouvrir des perspectives professionnelles. Au Rwanda, les réfugiés ont en effet la possibilité de travailler, notamment dans le secteur privé ou au sein d’organisations de la société civile.

    Une jeunesse qui garde le sourire

    Malgré les défis de l’exil, la jeunesse du camp continue de vivre, d’apprendre et de rêver.

    Dans une salle polyvalente, des adolescents pratiquent le karaté. Après les cours ou les tâches quotidiennes, ils consacrent du temps au sport. Certains participent même à des compétitions, où ils remportent parfois médailles et trophées.

    Entre les salles de classe, les terrains de sport et les petits commerces, le camp de Kiziba offre l’image d’une communauté qui, malgré l’exil, continue de construire son avenir avec courage et dignité.

  • Paris: le president Kagame place l’énergie nucléaire au cœur de la transformation économique du Rwanda

    À Paris, le président rwandais Paul Kagame a pris part mardi 10 mars au deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron et du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.

    Cette rencontre internationale réunit chefs d’État et de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts afin de promouvoir le développement sûr, sécurisé et pacifique de l’énergie nucléaire civile.

    Organisé par la France en coopération avec l’AIEA, ce sommet vise notamment à renforcer la coopération internationale et à examiner le rôle du nucléaire dans la réponse aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.

    L’énergie nucléaire représente aujourd’hui près de 10 % de la production mondiale d’électricité, ce qui renforce l’intérêt croissant des États pour cette technologie bas carbone.

    Le nucléaire, pilier de la stratégie énergétique du Rwanda

    Dans son intervention, le président Kagame a affirmé que le développement de l’énergie nucléaire constitue un levier essentiel pour la transformation économique du Rwanda.

    “Le Rwanda ambitionne de devenir un pays à revenu élevé d’ici 2050. Cela nécessite une électricité abondante, et c’est pourquoi nous avons décidé de faire de l’énergie nucléaire un élément central de notre stratégie”, a déclaré le chef de l’État devant les dirigeants et experts réunis à Paris.

    Selon Kagame, l’intégration du nucléaire dans le mix énergétique national permettra de diversifier les sources d’énergie tout en assurant une production stable, indispensable à la croissance industrielle et à la transformation économique à long terme.

    Des institutions solides pour accompagner le programme nucléaire

    Paul Kagame a souligné que la réussite d’un programme nucléaire repose sur plusieurs piliers fondamentaux: des institutions fortes, une régulation rigoureuse et une main-d’œuvre hautement qualifiée.

    Le Rwanda s’emploie déjà à poser ces bases, notamment grâce au travail de l’Office rwandais de l’énergie atomique (Rwanda Atomic Energy Board) et de l’autorité nationale de régulation, avec l’appui technique de l’AIEA. Le président du Rwanda a salué cette coopération internationale qui permet au pays de progresser vers la prochaine étape du développement de son programme nucléaire.

    Le chef de l’État rwandais a également mis en avant le potentiel des petits réacteurs modulaires, une nouvelle génération de réacteurs nucléaires compacts, mieux adaptés aux réseaux électriques de taille modeste comme ceux de nombreux pays africains.

    Selon lui, l’évolution des technologies nucléaires ouvre de nouvelles perspectives pour le continent.

    “Je suis convaincu que l’Afrique deviendra dans les années à venir l’un des marchés mondiaux les plus importants pour les SMR”, a affirmé Paul Kagame, estimant que ces solutions pourraient répondre efficacement aux besoins énergétiques du continent.

    Le Chef de l’État a également appelé à une coopération internationale plus étroite afin de permettre aux pays en développement d’accéder à cette technologie. Il a insisté sur l’importance de développer les compétences techniques, les capacités d’ingénierie et la participation industrielle locale.

    Il a par ailleurs souligné que l’énergie nucléaire ne devait pas être considérée comme trop complexe ou trop risquée pour les pays en développement. Selon lui, les normes internationales élaborées par l’AIEA constituent un cadre universel permettant à tous les États, quel que soit leur niveau de revenu, de développer cette technologie en toute sécurité.

    Dans ce contexte, Paul Kagame a aussi appelé les institutions financières internationales à soutenir davantage les projets nucléaires, rappelant qu’à l’occasion de la conférence climatique COP28, plusieurs gouvernements ont demandé l’intégration du nucléaire dans les portefeuilles de financement énergétique.

    Pour le président, l’accès à une électricité fiable constitue une condition essentielle à l’industrialisation, à la croissance économique et à la souveraineté énergétique du continent.

    “Le Rwanda est déterminé à faire ce qu’il faut pour alimenter son développement grâce à l’énergie nucléaire, et nous nous réjouissons de vous compter parmi les partenaires de ce parcours”, a conclu Paul Kagame, appelant à une mobilisation collective pour concrétiser cette ambition.

  • Activites conjointes: les RDF et RNP lancent des actions sociales d’envergure à travers le pays

    Les forces de défense et de sécurité rwandaises ont lancé le lundi 9 mars 2026, à travers tout le pays, une vaste série d’activités communautaires destinées à améliorer les conditions de vie des populations.

    Initiée conjointement par Rwanda Defence Force (RDF), Rwanda National Police (RNP) et leurs partenaires, cette initiative s’inscrit dans le cadre du «le Programme d’actions communautaires des forces de défense et de sécurité», visant à associer les citoyens aux efforts de développement et de bien-être social.

    Chaque année, ce programme mobilise les institutions de défense et de sécurité, les autorités locales et les communautés autour de projets concrets touchant notamment la santé, l’éducation, les infrastructures et l’environnement.

    L’objectif est de contribuer au développement socio-économique du pays tout en renforçant le partenariat entre les citoyens et les institutions chargées de la sécurité.

    Des logements pour les familles vulnérables à Nyabihu

    Dans la province de l’Ouest, le Chef de la Police nationale, CG Felix Namuhoranye, accompagné du gouverneur de la province, Jean Bosco Ntibitura, et du commandant de la troisième division des Forces de défense rwandaises, le Gen Maj Eugene Nkubito, a posé la première pierre d’un projet de construction de 30 maisons destinées aux familles vulnérables.

    Ces habitations seront érigées dans le secteur de Bigogwe, dans le district de Nyabihu. L’initiative vise à offrir des conditions de vie dignes à des ménages en situation de précarité, tout en renforçant la solidarité entre les institutions publiques et la population.

    À cette occasion, le Chef de la Police nationale a souligné que la sécurité du pays ne peut être dissociée du bien-être des citoyens.

    “Nous avons lancé ce programme en partenariat avec les citoyens, car protéger notre pays va de pair avec l’amélioration du bien-être des Rwandais. Nous mettons l’accent sur des initiatives concrètes qui font réellement la différence dans la vie quotidienne des populations”, a-t-il déclaré.

    De nouvelles infrastructures scolaires à Kamonyi

    Dans la province du Sud, le ministre de la Défense Juvenal Marizamunda, aux côtés de la gouverneure Alice Kayitesi, a officiellement lancé la construction de dix salles de classe, des bureaux administratifs et un laboratoire à l’école Kigese Technical Secondary School, située dans le secteur de Rugalika, district de Kamonyi.

    Dans son allocution, le ministre a rappelé que cette initiative annuelle rassemble les institutions de sécurité, les autorités locales et les citoyens dans un esprit de coopération.

    Il a insisté sur le fait que sécurité et développement sont indissociables, soulignant que la stabilité durable ne peut être garantie sans la participation active des populations. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire du district de Kamonyi, Sylver Nahayo, ainsi que de représentants des forces armées et de la police nationale.

    Environnement et développement communautaire à Gatsibo

    Dans la province de l’Est, le lancement du programme s’est également traduit par une activité de plantation d’arbres dans le village de Kabeho, secteur de Ngarama, district de Gatsibo.

    La cérémonie a été dirigée par le Chef d’état-major des Forces de défense rwandaises, Général MK Mubarakh, accompagné du Directeur général des terres, de l’eau et des forêts, Philippe Kwitonda, ainsi que d’autres responsables.

    Le chef militaire a encouragé les citoyens à participer activement aux initiatives de protection de l’environnement et de développement national, saluant par ailleurs la collaboration exemplaire entre la population et les organes de sécurité pour préserver la stabilité du pays.

    Construction d’un pont stratégique dans le Nord

    Dans la province du Nord, le gouverneur Maurice Mugabowagahunde, en compagnie du Chef d’état-major de la Réserve des Forces de défense, le Gen Maj Alex Kagame, et du commandant adjoint de la police régionale, CSP Prudence Ngendahimana, a lancé la construction du pont de Ryabazira.

    Cette infrastructure permettra de relier la cellule de Rurambo, dans le secteur de Remera (district de Musanze), au secteur de Cyabingo dans le district de Gakenke.

    Une fois achevé, le pont facilitera la mobilité des populations, notamment des commerçants, des agriculteurs et des élèves qui fréquentent les infrastructures scolaires et le marché local de Ryabazira.

    Des services médicaux spécialisés à Gicumbi

    Dans le district de Gicumbi, le ministre d’État chargé de la Santé, Dr Yvan Butera, accompagné du maire Emmanuel Nzabonimpa et du chef des services de santé des Forces de défense, le Gen Maj Dr Ephrem Rurangwa, a lancé une campagne de consultations médicales spécialisées à l’hôpital universitaire.

    Des médecins militaires et civils y offrent des services dans plusieurs spécialités, notamment la médecine interne, la pédiatrie, la chirurgie générale, l’orthopédie, la gynécologie-obstétrique, l’ORL, la dermatologie et les soins dentaires.

    Soutien aux ménages vulnérables et projets d’éducation

    Dans le district de Kayonza, la ministre d’État chargée de l’Agriculture et des Ressources animales, Dr Solange Uwituze, a remis du bétail — vaches et chèvres — à 32 familles vulnérables du secteur de Mwili. Cette initiative vise à améliorer leurs moyens de subsistance et à favoriser leur autonomie économique.

    Dans la province de l’Est, le ministre de l’Intérieur Dr Vincent Biruta, accompagné du commandant de la cinquième division le Gen Maj Ruki Karusisi et du commandant régional de la police ACP Innocent Kanyamihigo, a lancé officiellement le programme dans le secteur de Rwempasha, district de Nyagatare.

    Enfin, dans la Ville de Kigali, dans le secteur de Kinyinya (district de Gasabo), les Forces de défense rwandaises et la Police nationale ont inauguré la construction de 15 nouvelles salles de classe, en présence du ministre de l’Éducation Joseph Nsengimana, de la vice-inspectrice générale de la police DCG Jeanne Chantal Ujeneza, du commandant de la première division Col Egide Ndayizeye et du maire de Kigali Samuel Dusengiyumva.