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  • Sénégal: la diaspora rwandaise mobilisée pour éliminer le cancer du col de l’utérus

    À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, la communauté rwandaise établie au Sénégal a posé un acte de solidarité et d’engagement.

    Réunis le samedi 14 mars 2026 à l’Ambassade du Rwanda à Dakar, ils se sont engagés à mobiliser des fonds afin de permettre à au moins 1 000 femmes au Rwanda de se faire dépister du cancer du col de l’utérus.

    Cette mobilisation fait suite à une conférence animée par Dr Fatou Samb, spécialiste en santé reproductive, qui a rappelé que, malgré sa gravité, le cancer du col de l’utérus peut être efficacement traité lorsqu’il est détecté précocement.

    Abondant dans le même sens, la Dr Philonila Thiam Uwamariya a salué les avancées du Rwanda, notamment l’intégration du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) dans le programme national de vaccination, un modèle dont pourraient s’inspirer plusieurs pays.

    Présent à cette célébration, l’ambassadeur du Rwanda au Sénégal, également accrédité en Gambie, au Mali, au Cap-Vert et en Guinée-Bissau, Festus Bizimana, a fortement soutenu cette initiative.

    Il a rappelé que la promotion de la santé et du bien-être des femmes constitue une responsabilité universelle. Il a en outre salué les efforts du Rwanda en matière d’autonomisation des femmes, soulignant que le développement durable repose sur une égalité effective. “Lorsque la femme progresse, c’est toute la famille qui avance, et à travers elle, la nation entire”, a-t-il déclaré.

    Cette nouvelle initiative s’inscrit dans la continuité des actions solidaires de la diaspora rwandaise dans la région. L’année précédente, les Rwandais vivant dans les pays couverts par l’ambassade à Dakar: Sénégal, Gambie, Mali, Guinée-Bissau et Cap-Vert, avaient déjà mobilisé 30 millions de francs rwandais dans le cadre du programme “Dusangire Lunch”, destiné à soutenir l’alimentation scolaire de près de 10 000 élèves au Rwanda.

    Dans une ambiance festive marquée par des danses traditionnelles et des moments de partage, le comité de la diaspora rwandaise au Sénégal, conduit par son président Dr Innocent Nizeyimana et sa vice-présidente Mme Jacqueline Uwamwiza, a salué l’engagement des participants.

    Les responsables ont exprimé leur confiance quant à la réalisation de cet objectif dans un délai de six mois, appelant à maintenir cet élan de solidarité au sein de la communauté rwandaise de la sous-région.

    En photos:

  • Safari Rally Kenya 2026: Kalimpinya et Kanangire portent les couleurs du Rwanda jusqu’à l’arrivée

    Le Rwanda a vu deux de ses équipages franchir la ligne d’arrivée du WRC Safari Rally 2026, disputé du 12 au 15 mars à Naivasha, au Kenya. Dans une compétition réputée pour sa rudesse, seuls Kalimpinya Queen et Kanangire Christian ont réussi à aller au bout de cette manche du Championnat du monde des rallyes.

    Kanangire brille en ARC2 et se hisse dans le top africain

    Engagé aux côtés de Shyaka Kevin sur une Subaru Impreza WRX STi, Kanangire Christian a signé la meilleure performance rwandaise. L’équipage a terminé 3e de la catégorie ARC2, une division du Championnat d’Afrique des rallyes.

    Au classement continental global (ARC), ils se classent 10e sur 12, dans une catégorie dominée par le Kényan Karan Patel, vainqueur au volant d’une Škoda Fabia R5.

    Sur l’ensemble du rallye mondial (WRC), le duo rwandais a pris la 27e place sur 30 équipages classés, un résultat honorable compte tenu des conditions extrêmes et du taux d’abandon élevé, caractéristique du Safari Rally.

    Christian Kanangire et son copilote Kevin Shyaka au Safari Rally Kenya 2026

    Kalimpinya, meilleure équipage féminin de la compétition

    De son côté, Kalimpinya Queen, naviguée par Ngabo Olivier sur Subaru Impreza WRX STi R4, a marqué l’histoire en s’illustrant comme le meilleur équipage féminin de la compétition.

    Le duo a terminé 11e sur 13 équipages classés, décrochant une distinction qui vient récompenser leur combativité tout au long de la course. Première femme rwandaise engagée à ce niveau, Kalimpinya confirme ainsi son statut de pionnière du sport automobile national.

    Tous les représentants rwandais n’ont pas connu la même réussite.

    • Davite Giancarlo et Yoto Fabrice ont abandonné lors de la 17e spéciale, victimes de problèmes mécaniques.
    • Jean Claude Gakwaya et Jean Claude Mugabo ont été disqualifiés dès la troisième spéciale, après ne pas être parvenus à la terminer.

     Katsuta entre dans l’histoire du rallye mondial

    Au classement général, la victoire est revenue au Japonais Takamoto Katsuta, associé à Aaron Johnston sur Toyota GR Yaris Rally1. Il signe ainsi sa première victoire en Championnat du monde des rallyes, devenant le premier pilote japonais à s’imposer depuis 1992.

    Cette manche kényane, marquée par des conditions extrêmes et de nombreux rebondissements, ouvre la voie à la prochaine étape du championnat prévue en Croatie du 10 au 12 avril 2026.

    En marge de la compétition, le président kényan William Ruto a annoncé la volonté de transférer l’organisation de cette épreuve emblématique au secteur privé, marquant potentiellement un tournant dans la gestion de l’un des plus grands événements sportifs du continent.

  • “La durabilité de notre mission à Cabo Delgado dépend d’un financement suffisant et prévisible” – Yolande Makolo

    La porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a réagi aux informations publiées par les journaux et circulant sur les réseaux sociaux évoquant la possible fin du soutien financier de l’Union européenne aux troupes rwandaises déployées au Mozambique.

    Ces informations indiquent que le financement européen destiné à soutenir les forces rwandaises engagées dans la lutte contre l’insurrection liée à l’organisation État islamique dans la province de Cabo Delgado doit expirer en mai 2026, et qu’aucune prolongation n’est actuellement prévue.

    En réponse sur son compte X,  Yolande Makolo souligne que la durabilité du déploiement bilatéral rwandais dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique dépend d’un financement suffisant et prévisible, si la présence des forces rwandaises est jugée nécessaire.

    Elle rappelle que la Facilité européenne pour la paix n’a financé qu’une partie de l’effort, avec environ 20 millions d’euros déjà déboursés. Or, selon elle, le coût total supporté par le gouvernement rwandais est au moins dix fois supérieur à ce montant.

    La porte-parole met également en avant le prix humain payé par le Rwanda dans cette opération, évoquant le sacrifice ultime de soldats rwandais engagés pour contribuer à la stabilisation de la province de Cabo Delgado.

    Une intervention demandée par le Mozambique

    Yolande Makolo insiste aussi sur le contexte du déploiement. Les forces rwandaises ont été envoyées dans la province de Cabo Delgado en 2021 à la demande du gouvernement mozambicain afin d’appuyer un “pays frère africain” confronté à une insurrection armée. Selon elle, la question financière n’a jamais été la première motivation de cette intervention.

    Le Rwanda a déployé le 9 juillet 2021 une force conjointe composée membres des Forces rwandaises de défense (RDF) et de la Police nationale (RNP) pour soutenir les autorités mozambicaines dans la restauration de l’autorité de l’État à Cabo Delgado, notamment à travers des opérations de combat, de stabilisation et de réforme du secteur de la sécurité.

    Des résultats visibles sur le terrain

    La porte-parole du gouvernement rwandais affirme que les résultats de ce déploiement sont aujourd’hui visibles: “De nombreux civils ont pu regagner leurs habitations, les enfants sont retournés à l’école et les activités économiques ont repris dans certaines zones auparavant affectées par l’insurrection.”

    Elle souligne également que la stabilisation de la région a contribué à sécuriser d’importants investissements étrangers, notamment dans le secteur du gaz naturel liquéfié.

    Pour Yolande Makolo, l’action des forces rwandaises dans la lutte contre le terrorisme à Cabo Delgado bénéficie à la fois à la population mozambicaine et aux entreprises internationales investissant dans les projets gaziers de la région.

    Dans cette perspective, soutenir cette mission ne constitue pas une faveur accordée au Rwanda, mais un soutien à une opération qui profite à la stabilité régionale.

    Yolande Makolo indique que si le commandement des forces rwandaises devait estimer que le travail accompli par les forces de sécurité rwandaises à Cabo Delgado n’est pas apprécié à sa juste valeur, il serait légitime de recommander au gouvernement rwandais de mettre fin à cet arrangement bilatéral de lutte contre le terrorisme et de retirer ses troupes.

  • François Twagirumukiza élu président de la Fédération du secteur privé

    La Fédération du secteur privé du Rwanda (PSF) a un nouveau président. L’homme d’affaires François Twagirumukiza a été élu à la tête de cette organisation lors d’élections tenues ce vendredi 13 mars 2026 au Kigali Convention Center.

    Candidat unique à ce poste, Twagirumukiza a été largement plébiscité par le collège électoral. Il a obtenu 191 voix sur les 202 votants, succédant ainsi à Jeanne Françoise Mubiligi, qui dirigeait la PSF depuis février 2023.

    Avant son élection, François Twagirumukiza occupait déjà des responsabilités importantes au sein de la fédération, notamment comme président de la chambre de commerce, l’un des principaux pôles représentant les intérêts des entreprises rwandaises.

    Âgé d’une longue expérience dans les affaires, François Twagirumukiza cumule 28 années de carrière dans l’entrepreneuriat.

    Il est notamment propriétaire de White Stone Apartments et dirige Eastern Hope Ltd, une entreprise spécialisée dans le commerce international et l’importation de produits métalliques et d’acier destinés au secteur de la construction. Il est également actionnaire de CHIC Ltd.

    Lors de sa campagne, il a rappelé les débuts modestes de son parcours entrepreneurial. Après avoir exercé comme enseignant pendant environ un an et demi, il s’est lancé dans les affaires dans un contexte peu favorable.

    “J’ai commencé le commerce comme une simple tentative, car mon capital était essentiellement la confiance”, a-t-il expliqué, évoquant ses premiers pas dans l’entrepreneuriat.

    Aujourd’hui, l’homme d’affaires affirme être fier du chemin parcouru, qu’il attribue notamment à l’environnement économique favorable et à la bonne gouvernance qui ont permis au secteur privé rwandais de se développer.

    Les élections organisées au Kigali Convention Center ont également permis de renouveler les autres postes du comité de la Fédération du secteur privé.

    À l’issue du scrutin :

    • Uwizeyemungu Jean Claude a été élu premier vice-président avec 184 voix ;
    • Mukasahaha Kamanzi Diane a été élue deuxième vice-présidente avec 180 voix.

    Parallèlement, les membres de la PSF ont également élu les comités exécutifs des différentes chambres sectorielles. Ces structures représentent les principales composantes du secteur privé rwandais, notamment: les services, l’industrie, l’agriculture, le commerce, les entreprises dirigées par des femmes, les jeunes entrepreneurs, ainsi que les entrepreneurs vivant avec un handicap.

    Dans chacune de ces chambres, les membres ont choisi une équipe dirigeante composée d’un président et de deux vice-présidents.

  • Humanitaire française tuée en RDC: la justice ouvre une enquête pour crime de guerre

    Deux jours après la mort d’une employée humanitaire française de l’UNICEF, tuée lors d’une frappe aérienne dans l’est de la République démocratique du Congo, la justice française a annoncé l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre.

    Une enquête “de flagrance contre X du chef de meurtre constitutif de crime de guerre” a été ouverte après la mort d’une humanitaire française, mercredi, en RDC, a indiqué, vendredi 13 mars, à l’AFP le parquet national antiterroriste.

    Selon l’AFP, les investigations, confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité de la gendarmerie nationale (OCLCH), devront éclaircir “les circonstances de commission des faits” et “tenir informés les proches de la victime”, précise-t-on de même source.

    Mercredi à l’aube, une ressortissante française âgée de 54 ans, travaillant pour l’UNICEF, est décédée à Goma, ville située dans l’est de la RDC, après “que la maison qu’elle occupait eut été atteinte par un engin explosif”, relate le pôle de répression des crimes internationaux du parquet national antiterroriste (Pnat).

    Cette employée humanitaire française de l’UNICEF a été tuée par une frappe de drone à Goma. L’UNICEF s’est déclarée profondément bouleversée et indignée par le décès Karine Buisset, “tuée lors d’une attaque de drone sur un bâtiment abritant des travailleurs humanitaires à Goma”.

    Dans une déclaration rendue publique par Laurence Kanyuka, son porte-parole politique de l’AFC/M23,  le mouvement accuse le gouvernement de Kinshasa d’avoir mené une opération militaire contre une zone urbaine densément peuplée.

    Selon ce communiqué, un drone de combat a frappé la ville située de Goma, bien au-delà des lignes de front où s’affrontent régulièrement les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants de l’AFC/M23. Le mouvement qualifie cette opération d’”attaque terroriste” et affirme qu’elle constitue “une provocation intolérable” mettant en danger des milliers de civils.

    De son côté, le gouvernement de la RDC a annoncé une enquête sur “les circonstances” et “l’origine des explosions” pour faire “toute la lumière sur les faits”, sans autre détail.

  • Projet de coalition anti-Rwanda: Tshisekedi en contact avec la famille Habyarimana et Kayumba Nyamwasa

    Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, travaille avec des membres de la famille de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, installés en France, ainsi qu’avec Faustin Kayumba Nyamwasa, dans le but de renforcer une coopération militaire visant à renverser le gouvernement rwandais.

    Kayumba Nyamwasa, ancien général rwandais, a été condamné par la justice rwandaise et déchu de ses décorations militaires pour avoir été reconnu coupable d’actes de terrorisme. Il vit actuellement en exil en Afrique du Sud.

    Selon différentes sources, ce projet s’appuie notamment sur le groupe armé Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créé par des individus impliqués dans le génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994, avec pour objectif de mettre en place une large coalition de mouvements opposés au gouvernement rwandais.

    Jean-Luc Habyarimana au cœur du projet

    Au centre de cette initiative figure Jean-Luc Habyarimana, fils de l’ancien chef de l’État rwandais. D’après les informations, il est appelé à jouer un rôle clé pour rassembler les vestiges de l’idéologie Hutu Power, afin de donner une nouvelle orientation à la coalition d’opposition au gouvernement rwandais.

    Il est également indiqué que lors d’une visite récente à Kinshasa, Jean-Luc Habyarimana a rencontré Désiré Cashmir Eberande Kolongele, conseiller spécial du président Tshisekedi chargé des questions de sécurité. Selon des sources proches de cette rencontre, Eberande aurait transmis un message du président congolais évoquant un projet de création d’une coalition militaire capable d’affronter l’alliance AFC/M23, avant d’engager par la suite des opérations contre le Rwanda.

    Une stratégie médiatique et politique

    Les informations indiquent également que Jean-Luc Habyarimana, en collaboration avec certains responsables du ministère congolais de la Communication et des Médias, a participé à la mise en place d’une plateforme dénommée “Xtrafrica”. Cette plateforme n’a pour objectif que de réhabiliter l’image de Habyarimana, critiquer le gouvernement rwandais et diffuser des messages soutenant les initiatives politiques de Tshisekedi dans la région.

    Par ailleurs, l’épouse de l’ancien président rwandais, Agathe Kanziga, ainsi que d’autres partisans de l’idéologie Hutu Power, auraient conseillé à Jean-Luc Habyarimana de changer l’appellation des FDLR, en le rebaptisant FCLR (Front Commun pour la Libération Rwandaise).

    L’objectif est d’améliorer l’image du mouvement auprès de la communauté internationale, bien que certaines informations indiquent que cette nouvelle structure conserve la même idéologie et l’organisation militaire des FDLR.

    Kinshasa cherche à rassembler les opposants rwandais

    Le plan plus large attribué aux autorités de Kinshasa consiste à regrouper différentes figures politiques et militaires opposées au gouvernement rwandais, notamment celles vivant en exil, afin de renforcer leur capacité d’action.

    Dans ce cadre, l’attention du président Tshisekedi se porte également sur Kayumba Nyamwasa, ancien officier supérieur des RDF devenu fondateur du mouvement politique RNC.

    Selon ces informations, Nyamwasa aurait tenté de coordonner plusieurs groupes armés, politiques et de propagande afin de les unir contre le gouvernement rwandais.

    Lors d’un déplacement à Kinshasa en septembre 2024, il aurait rencontré des responsables des FDLR pour discuter du renforcement de leur coopération. Certaines sources affirment également qu’il entretient des contacts réguliers avec Gaston Iyamuremye, dirigeant des FDLR.

    Des liens anciens entre les différents groupes

    Selon les mêmes sources, la collaboration entre ces groupes ne serait pas récente. Au début de l’année 2025, Victor Byiringiro aurait envoyé Emmanuel Hakizimana, membre de RNC basé au Canada, aux États-Unis afin de représenter les FDLR lors d’une réunion réunissant des opposants au gouvernement rwandais. Cette initiative s’inscrirait dans une campagne plus large visant à rassembler des groupes d’opposition rwandais longtemps divisés.

    Avec un soutien financier et politique attribué à des proches du président Tshisekedi, les efforts de recrutement pour cette coalition auraient également été intensifiés. Parmi les personnalités évoquées figurent des sympathisants des FDLR basés en Ouganda ainsi que certains membres de RNC, notamment Charles Kambanda, Eugène Gasana et Christine Uwizera Coleman.

    Selon ces informations, le projet attribué au président Tshisekedi vise désormais à fournir un soutien matériel aux FDLR, à s’appuyer sur des personnes liées au génocide contre les Tutsi de 1994 et à rassembler plusieurs groupes hostiles au gouvernement rwandais dans une stratégie commune contre Kigali.

    — Article reproduit d’après IGIHE

  • Jamaïque: les ingénieurs des RDF ont déjà construit 62 maisons et des salles de classe

    Durant une période de deux mois, le contingent d’ingénieurs de la RDF, travaillant en collaboration avec les ingénieurs de la Jamaica Defence Force, a mené plusieurs travaux de reconstruction au profit des communautés touchées par la catastrophe.

    Au total, 62 maisons ont été reconstruites, tandis que des salles supplémentaires ont été construites pour une école et que des améliorations ont été apportées à un centre accueillant des enfants vivant avec un handicap.

    Le colonel Déo Mutabazi, conseiller militaire et de défense auprès de la Mission permanente du Rwanda auprès des Nations unies — également accrédité auprès de la Jamaïque — a effectué une visite de courtoisie au quartier général de la Jamaica Defence Force à Kingston.

    Il était accompagné du commandant du contingent d’ingénieurs des Forces Rwandaises de Défence (RDF) déployé en Jamaïque, le colonel Moses Kayigamba. Les deux responsables militaires rwandais ont été reçus par la cheffe d’état-major de la Jamaica Defence Force, la vice-amiral Antonette Wemyss-Gorman.

    Au cours de cette rencontre, la vice-amiral Wemyss-Gorman a salué le leadership des RDF pour avoir déployé des troupes afin d’assister le peuple jamaïcain après le passage de l’ouragan Melissa, une catastrophe naturelle qui a causé d’importants dégâts dans la région des Caraïbes.

    Le colonel Déo Mutabazi a, à cette occasion, transmis un message du chef d’état-major des forces de défense du Rwanda, le général MK Mubarakh, exprimant la gratitude des RDF pour la coopération solide entre les forces armées rwandaises et jamaïcaines.

    Il a également souligné que le Rwanda reste engagé à renforcer les relations bilatérales avec la Jamaïque et se tient prêt à collaborer dans d’autres initiatives communes.

    Cette initiative a contribué de manière significative aux efforts de relèvement et de reconstruction des communautés affectées par l’ouragan, illustrant la coopération étroite entre les deux forces armées et l’engagement du Rwanda dans les actions de solidarité internationale.

  • Rubavu: 205 Rwandais rapatriés de la RDC franchissent la frontière de La Corniche

    Le Rwanda a accueilli 205 de ses ressortissants en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), qui ont franchi la frontière à La Corniche, dans le district de Rubavu, jeudi 12 mars 2026.

    Le groupe est composé d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants, dont une grande majorité de femmes et d’enfants nés sur le territoire congolais.

    Au total, 64 familles, représentant 205 citoyens rwandais, ont franchi la frontière et ont été orientées vers le centre de transit temporaire de Kijote, situé dans le district de Nyabihu, où elles seront prises en charge avant leur réintégration dans leurs communautés d’origine.

    À leur arrivée, ils ont été officiellement reçus par la vice-maire du district de Rubavu chargée des affaires sociales, Pacifique Ishimwe, en présence d’autres autorités locales et d’institutions impliquées dans le processus d’accueil et de réintégration.

    Un retour encouragé par ceux déjà rentrés au pays

    Plusieurs des rapatriés ont expliqué que leur décision de regagner le Rwanda a été fortement influencée par les témoignages de compatriotes rentrés auparavant, qui leur ont fait savoir qu’ils avaient été bien accueillis et qu’ils avaient pu progressivement améliorer leurs conditions de vie au Rwanda.

    Beaucoup d’entre eux ont également confié avoir passé de longues années dans les forêts de l’est de la RDC, parfois sous la contrainte de combattants du groupe armé FDLR, actif dans cette région.

    Ces derniers mois, l’évolution de la situation sécuritaire dans certaines zones de l’est congolais, notamment depuis que l’AFC/M23 contrôle plusieurs localités, a permis à certains Rwandais vivant dans ces zones de retrouver un minimum de sécurité et d’envisager un retour volontaire au pays.

    S’adressant aux rapatriés, la vice-maire Pacifique Ishimwe les a encouragés à s’intégrer pleinement dans leurs communautés et à contribuer au développement du pays.

    “Nous souhaitons que chacun d’entre vous participe au développement du pays, car lorsque le citoyen progresse, la nation progresse également. Informez-vous, évitez les rumeurs et adressez-vous toujours aux autorités si vous avez des préoccupations”, a-t-il déclaré.

    Il leur a également recommandé de se méfier des fausses informations et des discours trompeurs qui pourraient les détourner des programmes d’accompagnement mis en place pour faciliter leur réintégration.

    Un appui financier et social pour recommencer une nouvelle vie

    Dans le cadre du programme national de réintégration, chaque rapatrié bénéficie d’un appui financier destiné à faciliter son retour à la vie civile. Les personnes âgées de plus de 18 ans reçoivent 188 dollars américains, tandis que celles de moins de 18 ans obtiennent 113 dollars.

    En complément, chaque bénéficiaire reçoit un kit alimentaire de base d’une valeur d’environ 45 000 francs rwandais, afin de couvrir les premiers besoins essentiels.

    Ces mesures s’inscrivent dans la politique du gouvernement visant à assurer un retour sûr, digne et durable des citoyens rwandais vivant à l’étranger, avec le soutien de partenaires internationaux et des autorités locales.

    Selon les données du ministère chargé de la gestion des urgences (MINEMA), plus de 3,5 millions de Rwandais ont déjà regagné leur pays au cours des trente dernières années, dans le cadre des programmes de rapatriement et de réintégration.

  • Basketball Africa League (BAL) 2026: Les Tigers de RSSB représenteront le Rwanda après le forfait d’APR BBC

    La Fédération Rwandais de Basketball (FERWABA) a officiellement annoncé que l’équipe de RSSB Tigers Basketball Club représentera le Rwanda lors de la saison 6 de la Basketball Africa League (BAL) prévue en 2026, après la décision de l’APR Basketball Club de ne pas y participer.

    Selon FERWABA, le choix de confier à RSSB Tigers le drapeau rwandais pour la BAL 2026 repose sur sa domination lors des compétitions nationales: le club a remporté le championnat national en 2025 ainsi que le trophée majeur de la saison 2026, démontrant ainsi constance, cohésion d’équipe et capacité compétitive.

    Le fédération a exprimé sa confiance totale dans le potentiel de l’équipe à porter haut les couleurs du pays devant l’élite du basketball africain.

    Dans un message adressé aux supporters et partenaires, la FERWABA a assuré qu’elle accompagnera pleinement RSSB Tigers dans sa préparation pour la BAL, et a appelé les fans ainsi que toutes les parties prenantes à soutenir l’équipe avec fierté et engagement lors de cette campagne continentale.

    APR BBC décline sa participation

    L’APR Basketball Club, qui avait été initialement engagé pour disputer cette édition de la Basketball Africa League, a finalement renoncé à participer après avoir pris connaissance de la composition de son groupe de la phase de poules.

    Cette annonce intervient malgré son prestigieux palmarès régional et son expérience dans les compétitions d’envergure.

    Le groupe dans lequel APR devait évoluer, la Kalahari Conference, rassemblait des clubs de haut niveau tels que les Johannesburg Giants (Afrique du Sud), Al Ahly Tripoli (Libye), Dar City B.C. (Tanzanie), Nairobi City Thunder (Kenya) et Petro de Luanda (Angola).

    Cette conférence, très relevée, devait se tenir à Pretoria, en Afrique du Sud, du 27 mars au 5 avril 2026, dans le cadre d’une formule à deux conférences réintroduite pour cette saison.

    La BAL 2026, qui constitue la sixième saison de la ligue continentale de basketball créée en partenariat entre la NBA et la FIBA, se déroulera selon un format renouvelé de deux conférences de six équipes chacune, chacune disputant une phase de groupes de 15 rencontres avant les playoffs.

    L’édition débutera dans la Kalahari Conference à Pretoria du 27 mars au 5 avril, suivie de la Sahara Conference à Rabat (Maroc) du 24 avril au 3 mai. Les huit meilleures équipes des deux conférences se qualifieront ensuite pour les playoffs, qui se tiendront à Kigali, au Rwanda, du 22 au 31 mai 2026.

    Pour RSSB Tigers, cette participation constitue une opportunité historique de mesurer ses forces contre des équipes prestigieuses et de faire rayonner le basketball rwandais au niveau continental. La saison BAL 2026 promet ainsi d’être riche en performances, rebondissements et émotions pour les fans du sport.

  • Frontière de Nemba: 74 réfugiés burundais rentrent volontairement vers leur pays

    Un groupe de 74 réfugiés burundais, composés d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants, a regagné volontairement son pays ce jeudi à travers le poste frontalier à guichet unique de Nemba, dans le district de Bugesera.

    L’opération a été organisée par le gouvernement du Rwanda en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dans le cadre du programme de rapatriement volontaire mis en place pour les réfugiés burundais vivant au Rwanda.

    Des réfugiés venus du camp de Mahama et de Kigali

    Selon le ministère chargé de la gestion des urgences (MINEMA), les rapatriés appartenaient à 47 familles. Parmi eux, 62 vivaient dans le camp de réfugiés de Mahama, situé dans le district de Kirehe, tandis que 12 autres résidaient dans la ville de Kigali.

    Les réfugiés burundais ont été accueillis à la frontière rwando-burundaise de Nemba

    Avant leur départ, plusieurs d’entre eux ont exprimé leur gratitude envers le Rwanda pour l’accueil et l’assistance reçus durant leur séjour dans le pays, affirmant avoir bénéficié des services sociaux et des programmes mis en place au profit des réfugiés.

    Le camp de Mahama, ouvert en 2015 dans l’est du Rwanda pour accueillir les personnes fuyant la crise politique au Burundi, demeure aujourd’hui le principal centre d’accueil de réfugiés burundais dans le pays.

    Un processus organisé et volontaire

    Gonzague Karagire, responsable du programme des réfugiés au sein du ministère chargé de la gestion des urgences (MINEMA), a indiqué que ce retour s’inscrit dans le cadre d’un processus de rapatriement volontaire.

    Gonzague Karagire, responsable du programme des réfugiés au MINEMA

    Dans ce mécanisme, les réfugiés qui souhaitent rentrer dans leur pays s’inscrivent d’abord auprès des autorités compétentes. Les autorités rwandaises prennent ensuite contact avec le pays d’origine afin d’organiser leur accueil et de fixer la date du retour.

    Une fois les procédures finalisées, les réfugiés sont accompagnés jusqu’à la frontière, où ils sont remis aux autorités burundaises. Le HCR assure la coordination entre les deux pays et suit également la situation des personnes rapatriées afin de faciliter leur réintégration dans leurs communautés.

    Karagire indique que plus de 31 000 réfugiés burundais ont déjà regagné volontairement leur pays depuis 2020 dans le cadre de ce programme.

    Malgré ces retours progressifs, le Rwanda continue d’accueillir plus de 50 000 réfugiés burundais, dont la majorité vit dans le camp de Mahama, tandis que d’autres sont installés dans différentes localités du pays.

    Des initiatives de sensibilisation au retour

    Au fil des années, plusieurs initiatives ont été organisées pour informer les réfugiés sur les conditions de retour dans leur pays.

    En 2022, une délégation du gouvernement burundais s’était rendue au Rwanda pour encourager ses ressortissants réfugiés à rentrer volontairement au pays.

    Plus récemment, deux sessions d’échanges diffusées en direct ont également été organisées afin de permettre aux réfugiés d’obtenir des informations sur la situation au Burundi et sur les modalités de réinstallation après leur retour.

    Pour les autorités rwandaises et leurs partenaires, ces rapatriements volontaires témoignent d’un processus conduit dans le respect du choix individuel des réfugiés, tout en veillant à garantir leur sécurité et leur dignité tout au long du retour vers leur pays d’origine.