Author: admin

  • Paul Kagame félicite Denis Sassou Nguesso pour sa réélection à la tête du Congo

    Le Président du Rwanda, Paul Kagame, a adressé un message de félicitations à son homologue, Denis Sassou Nguesso, réélu à la tête de la République du Congo avec 94,82 % des suffrages, selon les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 15 mars 2026.

    Dans un message de félicitations publié sur son compte du réseau social X, Paul Kagame a déclaré:
    “Mes chaleureuses félicitations à mon frère, le Président Denis Sassou Nguesso, pour sa réélection à la tête de la République du Congo. Le Rwanda se réjouit de la qualité de nos relations bilatérales et de la poursuite d’une coopération étroite, au service de nos priorités communes et de la prospérité de nos peuples.”

    Les relations entre le Rwanda et la République du Congo sont caractérisées par une coopération diplomatique soutenue, notamment dans les domaines politique, économique et sécuritaire.

    Denis Sassou Nguesso entame ainsi un nouveau mandat de cinq ans, consolidant un pouvoir qu’il exerce depuis 1997. Il a également été président de la République populaire du Congo de 1979 à 1992.

  • “L’économie rwandaise résiste aux chocs mondiaux”, affirme la Gouverneure de la BNR, Soraya Hakuziyaremye

    La Banque nationale du Rwanda (BNR) a présenté, jeudi 19 mars 2026 à Kigali, sa Déclaration sur la politique monétaire et la stabilité financière (MPFSS), confirmant la solidité de l’économie rwandaise malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes.

    Lors de cette présentation, la Gouverneure Soraya Hakuziyaremye a mis en avant la résilience économique du pays, tout en alertant sur les risques liés à la hausse des prix de l’énergie et aux tensions géopolitiques mondiales.

    L’économie rwandaise a enregistré une croissance de 9,4 % en 2025, dépassant largement les prévisions initiales. Cette performance repose notamment sur la dynamique des secteurs des services, de l’industrie et de l’agriculture.

    Malgré les pressions extérieures, le système financier reste solide, liquide et bien capitalisé, confirmant la capacité du Rwanda à absorber les chocs économiques.

    Hausse des prix du pétrole: un risque à surveiller

    La BNR souligne que les tensions au Moyen-Orient ont entraîné une hausse rapide des prix du pétrole et du gaz, constituant un risque majeur pour l’économie nationale.

    Toutefois, l’impact sur le Rwanda reste encore limité à ce stade, mais pourrait se matérialiser dans les prochains mois, notamment lors de la révision des prix du carburant.

    Pays importateur net de produits pétroliers, le Rwanda demeure particulièrement exposé aux fluctuations des marchés internationaux, ce qui pourrait affecter les coûts de transport, de production et, à terme, le pouvoir d’achat des ménages.

    Inflation: une pression persistante mais maîtrisée

    La Gouverneure a indiqué que l’inflation reste sous surveillance, après avoir dépassé la fourchette cible de 2 % à 8 %, en raison notamment de la hausse des coûts de l’énergie, de l’augmentation des prix alimentaires et des effets des conditions climatiques

    Selon la BNR, ces pressions inflationnistes pourraient se maintenir à court terme, avant un retour progressif à la normale grâce aux mesures de la politique monétaire.

    Le Vice-gouverneur Nick Barigye a souligné l’importance d’une coordination étroite entre politiques monétaire et budgétaire pour faire face aux chocs externes.

    Cette stratégie repose notamment sur la mise en place de mécanismes d’amortissement économique, le renforcement de l’indépendance énergétique et la collaboration entre secteurs public et privé pour soutenir les investissements

    Cybersécurité financière: baisse des tentatives de fraude

    Sur le plan de la sécurité financière, la BNR a enregistré une diminution significative des cyberattaques visant les institutions financières.

    En 2025, environ 3 000 tentatives de fraude ont été recensées, contre 5 000 en 2024, traduisant une amélioration des dispositifs de protection.

    La Gouverneure rappelle néanmoins que le risque zéro n’existe pas, insistant sur la nécessité de renforcer les systèmes de prevention, protéger les clients, rembourser rapidement les victims et sanctionner les défaillances internes

    Malgré les incertitudes internationales, la Banque centrale reste confiante quant aux fondamentaux économiques du pays.

    Cependant, elle appelle à une vigilance accrue face à la volatilité des marchés énergétiques, aux tensions géopolitiques et aux risques inflationnistes.

  • Prévention des catastrophes: le MINEMA mise sur les médias pour changer les comportements

    Le Ministère en charge de la gestion des urgences (MINEMA) a organisé à Kigali, une session interactive avec des journalistes issus de différents organes de presse rwandais, dans le but de renforcer le rôle des médias dans la prévention et la gestion des catastrophes.

    Cette rencontre stratégique s’inscrit dans une dynamique nationale visant à améliorer la communication des risques, renforcer la résilience des populations et promouvoir une information fiable en situation d’urgence.

    S’exprimant devant les professionnels des médias, Adalbert Rukebanuka, Directeur général en charge de la planification, des politiques et de la réduction des risques au sein du MINEMA, a insisté sur le rôle déterminant de la presse dans la réduction des risques de catastrophes.

    Selon lui, malgré les politiques et programmes mis en place par l’État, les pertes humaines et matérielles liées aux catastrophes persistent, notamment en raison du manque d’information ou de sensibilisation des populations.

    Les phénomènes comme la foudre, les inondations, les sécheresses, les tempêtes ou les glissements de terrain continuent de faire des victimes, souvent faute de compréhension ou de changement de comportement.

    Il a souligné que les messages d’alerte précoce existent, mais restent parfois inefficaces lorsque les populations ne les consultent pas ou n’y réagissent pas de manière appropriée.

    Vers une communication scientifique et accessible des risques

    M. Rukebanuka a rappelé que la gestion des catastrophes est un domaine scientifique, nécessitant une approche structurée et pédagogique.

    Il a ainsi appelé les médias à jouer un rôle central dans la vulgarisation des connaissances, afin d’aider les citoyens à adopter les bons réflexes avant, pendant et après une catastrophe, conformément au cycle de gestion des risques: prévention, préparation, réponse et relèvement.

    Institution chef de file en matière de gestion des catastrophes au Rwanda, le MINEMA assure la coordination interinstitutionnelle avec plusieurs ministères et agences publiques, conformément à son mandat de pilotage et de coordination des politiques de gestion des risques.

    Cette coordination concerne par exemple les infrastructures routières avec le ministère en charge des infrastructures, le secteur de l’éducation pour la protection des écoles, ainsi que l’agriculture et l’élevage afin d’anticiper les impacts sur les moyens de subsistance. Elle inclut également la mise en place d’infrastructures de prévention, telles que les paratonnerres dans les écoles, hôpitaux et marchés.

    Cette interaction avec les journalistes avait également pour objectif de renforcer les compétences techniques des journalistes en matière de couverture médiatique des catastrophes.

    Les participants ont été informés sur plusieurs sujets clés, notamment le cadre institutionnel de gestion des catastrophes au Rwanda, les systèmes d’alerte précoce, les techniques de vérification de l’information, la lutte contre la désinformation et la panique, ainsi que la prise en compte des groupes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.

    Le MINEMA entend institutionnaliser un partenariat stratégique avec les médias, considérés comme des vecteurs essentiels de sensibilisation et de changement de comportement, un levier clé pour renforcer la culture de prévention au sein de la population.

  • ADEPR: Le pasteur Jean Uwinkindi parmi les 35 responsables religieux destitués pour implication dans le génocide contre les Tutsi

    L’Association des Églises de Pentecôte du Rwanda (ADEPR) a officiellement retiré de leurs fonctions ecclésiastiques 35 pasteurs et évangélistes qui occupaient des responsabilités au sein de l’organisation avant le génocide contre les Tutsi en 1994, en raison de leur implication avérée dans le génocide contre les Tutsi et confirmée par des décisions judiciaires.

    Le pasteur Isaïe Ndayizeye, représentant légal de l’ADEPR, a signé le communiqué

    Cette mesure disciplinaire a été formalisée dans un communiqué officiel signé par le représentant légal de l’ADEPR, le Pasteur Isaïe Ndayizeye daté du 18 mars 2026.

    Pasteur Jean Uwinkindi

    Le communiqué inclut notamment le nom de Jean Uwinkindi, arrêté en Ouganda en 2010, transféré à Arusha en Tanzanie sous la juridiction du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), puis renvoyé au Rwanda en avril 2012 pour y être jugé.

    Ancien responsable de la paroisse pentecôtiste de ADEPR à Nyamata, dans le district de Bugesera, il a été condamné à la réclusion à perpétuité par un tribunal rwandais en 2015 pour son rôle dans le génocide contre les Tutsi.

    La justice a établi qu’il avait dirigé et ordonné des attaques meurtrières ciblant des Tutsi, notamment des réfugiés qui s’étaient retranchés dans son église, et qu’il avait participé à des barrages routiers destinés à repérer et tuer des membres des familles des tutsi.

    En outre, il a été reconnu coupable d’avoir pris part à des réunions au cours desquelles étaient élaborés des plans pour exterminer les Tutsi, des actes constitutifs du crime de génocide en raison de leur caractère systématique et animé par l’intention de détruire un groupe ethnique.

    Pasteur JosephNsanzurwimo

    On retrouve également sur cette liste le pasteur Joseph Nsanzurwimo, qui avait servi comme porte‑parole national de l’ADEPR et qui réside actuellement en Belgique. Il est le seul membre de la direction nationale figurant formellement sur ce registre, ce qui montre l’étendue de sa responsabilité institutionnelle antérieure et la gravité des accusations qui pèsent contre lui.

    Parmi les autres figures mentionnées dans le communiqué figurent des pasteurs et évangélistes ayant été condamnés par des tribunaux rwandais pour crimes liés au génocide, ainsi que des responsables qui sont encore en fuite, résidant à l’étranger ou dont la localisation actuelle est inconnue, y compris certains qui n’ont pas encore été appréhendés.

    Pasteurs Mathieu Sibomana et InnocentNtakibuze

    Parmi ceux dont la localisation est incertaine figure le pasteur Mathieu Sibomana , qui officiait à Gihundwe dans le district de Rusizi avant le génocide.

    Toujours selon le communiqué, figure aussi sur cette liste Innocent Ntakibuze, ancien évangéliste de la paroisse ADEPR de Mahoko à Rubavu, dont le parcours actuel n’est pas connu après sa fuite du pays.

    Selon le communiqué, la destitution s’appuie sur plusieurs dispositions internes d’ADEPR dont les statuts de l’Association qui régissent la nomination, la conduite et les responsabilités des pasteurs et évangélistes, une série de amendements adoptés lors de réunions de la direction nationale en octobre 2025 et février 2026 visant à renforcer l’intégrité institutionnelle de l’Église.

  • Conférence régionale de Nairobi : vers une redéfinition concertée de la réponse régionale à la situation des réfugiés burundais

    Dans le cadre d’un dialogue régional axé sur des solutions globales et durables pour les réfugiés burundais, le Ministre rwandais de la gestion des situations d’urgence, le Gen. Maj. (Rtd) Albert Murasira a conduit la délégation du Rwanda lors de la conférence qui s’est tenue à Nairobi au Kenya du 16 au 18 mars 2026.

    Cette rencontre, organisée sous l’égide du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et des gouvernements hôtes, a rassemblé des représentants gouvernementaux d’une dizaine de pays africains ainsi que des partenaires de développement et des communautés économiques régionales.

    La conférence visait à redéfinir la réponse régionale à la situation des réfugiés burundais en la replaçant dans un cadre de solutions exhaustives, avec une attention particulière portée à la promotion du rapatriement volontaire, sûr et digne, ainsi qu’à la réintégration durable des réfugiés dans leur pays d’origine.

    Lors de la session ministérielle, le Ministre Murasira a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur de la mise en œuvre effective des actions et de la feuille de route convenues, appelant à une volonté politique forte, à une appropriation authentique et à une responsabilité partagée entre toutes les parties prenantes pour garantir des résultats tangibles et durables.

    “La mise en œuvre réussie de la feuille de route qui sera discutée ici nécessite une forte volonté politique, une réelle appropriation et une responsabilité partagée de la part de tous les acteurs impliqués”, a souligné le Ministre Murasira devant les délégués.

    Au‑delà des échanges politiques, la conférence a permis de consolider une approche harmonisée entre réponses humanitaires et stratégies de développement à long terme, renforçant notamment la collaboration entre pays d’origine, pays d’accueil et institutions internationales.

    Lire aussi: Frontière de Nemba: 74 réfugiés burundais rentrent volontairement vers leur pays

    Selon les données du HCR, depuis le début de l’année 2026, des retours volontaires significatifs ont été enregistrés, reflétant les efforts conjoints en faveur d’un retour sécurisé et d’une réintégration durable des réfugiés burundais.

  • Washington relance le processus de paix: la RDC et le Rwanda actent des mesures concrètes de désescalade

    Les États-Unis ont accueilli, les 17 et 18 mars 2026 à Washington, des représentants de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de paix de Washington, pierre angulaire des Accords de Washington pour la paix et la prospérité.

    À l’issue des discussions, les parties ont adopté une feuille de route articulée autour de mesures coordonnées visant à réduire les tensions et à accélérer les progrès sur le terrain. Au cœur de cet engagement figure le respect mutuel de la souveraineté et de l’intégrité territorial de chaque pays, principe fondamental du droit international et socle des accords conclus entre les deux pays.

    La RDC et le Rwanda ont convenu d’une série de mesures coordonnées visant à désamorcer les tensions et à faire progresser la situation sur le terrain. Ces efforts comprennent un engagement mutuel à mettre en œuvre des actions spécifiques pour soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun, le désengagement programmé des forces et la levée des dispositifs défensifs du Rwanda dans des zones définies, des efforts intensifiés et assortis de délais par la RDC pour neutraliser les FDLR, ainsi que la protection de toutes les populations civiles.

    La RDC et le Rwanda ont également réaffirmé leurs engagements au titre des Accords de Washington en vue de parvenir à une paix durable et à une prospérité partagée dans la région.

    Source:

    Déclaration conjointe des gouvernements des États-Unis d’Amérique, de la République démocratique du Congo et de la République du Rwanda sur l’avancement des Accords de Washington.

  • La ministre Mukazayire à Dakar: le message de Kagame pour un troisième mandat de Mushikiwabo à l’OIF

    En pleine séquence diplomatique en Afrique de l’Ouest, le Rwanda multiplie les initiatives pour consolider ses alliances au sein de l’espace francophone, avec en ligne de mire le renouvellement du mandat de la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    En visite officielle à Dakar, la ministre rwandaise des Sports, Nelly Mukazayire, a été reçue le 18 mars 2026 par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Porteuse d’un message officiel de son homologue rwandais Paul Kagame, la ministre s’est inscrite dans une démarche de diplomatie bilatérale visant à renforcer les relations entre Kigali et Dakar.

    Les échanges ont porté sur des priorités stratégiques communes aux deux pays au sein de la Francophonie, notamment la promotion de la jeunesse et l’accélération du développement économique. Ces discussions s’inscrivent dans un cadre plus large de coopération multilatérale et de convergence des politiques publiques entre États membres de l’espace francophone.

    Au cœur des entretiens figurait également la candidature de Louise Mushikiwabo à un nouveau mandat à la tête de l’OIF. Kigali sollicite activement le soutien de ses partenaires africains, dont le Sénégal, pour consolider cette candidature dans un contexte de compétition diplomatique accrue.

    Cette visite au Sénégal s’inscrit dans une tournée régionale. En amont, la ministre rwandaise avait été reçue en Mauritanie par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, avec des discussions centrées sur le même objectif: mobiliser un appui politique en faveur de la candidature rwandaise à la direction de l’OIF.

    Lire aussi: Diplomatie rwandaise: Nduhungirehe et Mukazayire en déplacement pour soutenir le troisième mandat de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF

    En fonction depuis janvier 2019 et reconduite en novembre 2022, elle pourrait, en cas de réélection, égaler le record de longévité détenu par l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, qui a dirigé l’institution durant trois mandats (2003-2014).

  • Diplomatie: le Rwanda renforce sa présence en Jamaïque avec l’accréditation de l’ambassadeur Martin Ngoga

    Les relations diplomatiques entre la République du Rwanda et la Jamaïque connaissent une nouvelle impulsion à la faveur de l’accréditation officielle de l’Ambassadeur rwandais à Kingston.

    Le mardi 17 mars, la ministre jamaïcaine des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, la sénatrice Kamina Johnson Smith, a reçu les copies des lettres de créance et de rappel de l’ambassadeur désigné du Rwanda, Martin Ngoga. Cette étape protocolaire marque une phase préalable essentielle dans le processus d’accréditation des chefs de mission diplomatique.

    Le diplomate rwandais a présenté ses lettres de créance au Gouverneur général de la Jamaïque, Sir Patrick Allen, officialisant ainsi sa nomination en qualité de Haut-Commissaire du Rwanda auprès de l’État caribéen. Son accréditation formelle est intervenue le même jour, consacrant son entrée en fonction.

    À cette occasion, la cheffe de la diplomatie jamaïcaine a salué la qualité des relations bilatérales entre les deux pays, établies le 6 novembre 1998, tout en soulignant les perspectives d’approfondissement de la coopération dans des secteurs stratégiques tels que le tourisme, la santé et le renforcement des capacités.

    Kamina Johnson Smith a également exprimé la reconnaissance du gouvernement jamaïcain envers le Rwanda pour son soutien significatif après le passage de l’ouragan Melissa en octobre 2025.

    Ce soutien s’est matérialisé par une contribution financière d’un million de dollars américains en faveur des efforts de reconstruction, ainsi que par le déploiement d’un contingent des ingénieurs militaires rwandais chargés d’appuyer les forces de défense jamaïcaines dans la réhabilitation des infrastructures endommagées.

    Cette séquence diplomatique illustre la volonté partagée de Kigali et Kingston de hisser leur coopération à un niveau supérieur, en s’appuyant sur des mécanismes institutionnels renforcés et une solidarité déjà éprouvée face aux crises.

    Hon. Kamina Johnson Smith a reçu les copies des lettres de créance de l’ambassadeur du Rwanda, Martin Ngoga
  • Nyange, le courage pour héritage: quand des élèves ont choisi l’unité au prix de leur vie

    Dans l’enceinte de l’École secondaire de Nyange, au cœur du district de Ngororero, s’est tenue une cérémonie empreinte de solennité et d’émotion, dédiée à la mémoire des élèves héroïques de Nyange, “Intwari z’Imena”.

    Autorités nationales et locales, représentants des institutions publiques, membres des forces de sécurité, familles des disparus, enseignants, élèves et citoyens se sont réunis pour honorer un acte de bravoure devenu symbole de l’identité rwandaise.

    Chaque année, le 18 mars, le Rwanda se souvient. Cette date marque la commémoration du courage exceptionnel de ces jeunes élèves qui, en 1997, ont opposé une réponse d’une rare dignité à la barbarie: “Nous sommes tous Rwandais “.

    Photos des victimes de l’assaut des infiltrés à Nyange affichées

    Dans la nuit du 18 au 19 mars 1997, des infiltrés ont attaqué l’école de Nyange. Leur ordre était clair: diviser les élèves selon des appartenances ethniques. Mais face à cette injonction mortifère, les élèves ont refusé. D’une seule voix, ils ont affirmé leur unité, rejetant toute division: “Nous sommes tous Rwandais”.

    Ce choix courageux leur a coûté la vie pour certains d’entre eux. Mais dans ce refus, ils ont semé une graine précieuse, celle du concept “Ndi Umunyarwanda”, aujourd’hui profondément enraciné dans l’histoire et les valeurs du pays.

    Une commémoration riche de sens

    La 29ᵉ édition de cette commémoration s’est déroulée au sein de l’espace mémoriel situé dans l’enceinte de l’établissement. Plusieurs activités ont rythmé la journée dont notamment une visite guidée retraçant l’historique de l’héroïsme des élèves de Nyange, le dépôt de gerbes de fleurs en hommage aux victims et des prestations culturelles et artistiques exaltant les valeurs héroïques rwandaises.

    La cérémonie a rassemblé notamment la Secrétaire d’État au ministère de l’Éducation, Irere Claudette, le président de la Commission nationale des héros, des médailles et des décorations (CHENO), François Ngarambe, le gouverneur de la Province de l’Ouest, ainsi que plusieurs responsables dont les maires des districts de Ngororero, Muhanga, Karongi et Rusizi. Étaient également présents des membres de l’initiative Komeza ubutwari, des familles des héros, ainsi que de nombreux élèves et habitants de Nyange.

    L’héroïsme comme pilier des valeurs nationales

    Dans son allocution, la Secrétaire d’État Irere Claudette a souligné la portée universelle de cet acte de bravoure. Elle a rappelé que l’héroïsme constitue une valeur fondamentale de la culture rwandaise, fondée sur l’amour de la patrie, le sens du sacrifice, la protection d’autrui, la primauté du bien commun et la quête permanente de l’unité.

    De son côté, le maire du district de Ngororero a insisté sur la force de cet exemple, qu’il a qualifié de modèle vivant de promotion de l’identité nationale et de cohésion sociale.

    Au-delà de la commémoration, l’héritage des élèves de Nyange continue d’inspirer. Leur courage transcende le temps et les frontières, s’inscrivant non seulement dans l’histoire du Rwanda, mais également comme une leçon universelle d’humanité.

    À Nyange, le souvenir n’est pas figé: il est transmis, vécu et célébré. Dans le regard des jeunes générations présentes, dans les chants et dans les silences recueillis, se lit la promesse que leur message, celui de l’unité et de la dignité, ne s’éteindra jamais.

    Le monument de l’héroïsme de Nyange
  • Idées partagées autour de la délégation des Banyamulenge reçue par le président burundais Évariste Ndayishimiye

    Le 17 mars 2026, le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a reçu une délégation de l’association Banyamulenge Global Advocacy. Selon la presidence burundaise, cette rencontre avait pour objectif officiel de saluer les efforts du Burundi en faveur de la paix en République démocratique du Congo et d’exprimer la gratitude de la communauté Banyamulenge pour le soutien apporté aux réfugiés présents sur le territoire burundais.

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a vivement réagi à cette visite. Il y voit un exemple de manœuvre consistant à instrumentaliser certains individus contre leur propre communauté, rappelant les pratiques de l’ancien president rwandais Juvénal Habyarimana et de son parti MRND dans les années 1990.

    Selon lui, la délégation, pour la plupart exclue de la principale association Banyamulenge, ne reflète pas les véritables intérêts de sa communauté. Nduhungirehe a estimé que, si ces individus se présentent comme des militants pour la communauté, ils devraient se rendre à Minembwe, dans les Hauts Plateaux, pour constater sur place les frappes aériennes des FARDC, les destructions de maisons et de moyens de subsistance, ainsi que le blocus imposé par l’armée burundaise.

    Le ministre rwandais a également insisté sur le fait que le président Ndayishimiye a reçu la délégation en sa qualité nationale, et non pas en tant que président de l’Union africaine, précisant qu’aucun mandat officiel de l’UA ne lui avait été donné pour cette rencontre.

    Au sein de la communauté, les critiques sont claires:

    • Les individus reçus ne sont pas reconnus comme représentants légitimes par la communauté, ni aux États-Unis ni ailleurs.
    • Certains avaient été affiliés à la Mahoro Peace Association, mais ont créé une plateforme autonome pour renforcer leur visibilité et prétendre représenter les Banyamulenge.
    • Ces mêmes individus ont été reçus à Washington par Patrick Muyaya, ministre de l’Information du gouvernement congolais, et plus récemment au Burundi par le président Ndayishimiye, ce qui alimente les inquiétudes sur une instrumentalisation politique.

    Enjeux humanitaires et sécuritaires

    La situation des civils Banyamulenge dans les Hauts Plateaux, et notamment à Minembwe, reste préoccupante:

    • restrictions imposées par les troupes burundaises sur la liberté de circulation,
    • accès limité aux marchés et aux besoins essentiels,
    • conséquences des frappes aériennes de la FARDC sur les habitations et les moyens de subsistance.

    Ces réalités soulignent la nécessité d’une vérification indépendante et d’une attention renforcée de la communauté internationale.

    Face à ces développements, plusieurs appels ont été lancés: rejeter la désinformation et les représentations non légitimes de la communauté, encourager la transparence et la reddition de comptes, mobiliser la communauté internationale pour surveiller la situation et amplifier la voix des civils affectés, en quête de protection, de reconnaissance et de sécurité.