Author: admin

  • Gako: le gouvernement hausse le ton sur la qualité des services publics et l’impact réel des projets locaux

    Par Anastase Rwabuneza

    Réunis à l’Académie Militaire  du Rwanda de Gako, les responsables des administrations centrale et locale ont été appelés à un changement de cap. Au cœur des échanges: la qualité des services rendus aux citoyens, la proximité avec la population et l’efficacité des projets de développement.

    Pour la première fois depuis la période pré-COVID-19, les autorités de l’administration centrale et celles des entités décentralisées se sont retrouvées, lundi le 23 mars 2026, dans un cadre de concertation stratégique.

    Dès l’ouverture, le ministre de l’Administration locale, Dominique Habimana, a rappelé les fondements du modèle rwandais de gouvernance : placer le citoyen au centre de l’action publique. Il a mis en avant les acquis de plus de 25 ans de décentralisation, notamment la participation accrue des populations à travers les assemblées communautaires, les contrats de performance et les travaux communautaires (Umuganda).

    Le Ministre du MINALOC, Dominique Habimana Gako, 23 mars 2026 © Photo – RBA

    Cependant, malgré des progrès acquis, comme l’augmentation des recettes propres des districts atteignant 98,5 milliards de francs rwandais et les performances en gestion financière saluées par l’office de lauditeur general des finances de l’État, des défis persistants subsistent. Le taux de satisfaction des services publics, estimé à 76 % en 2024, reste en dessous des attentes, avec des lenteurs administratives encore signalées, notamment dans les secteurs foncier et agricole.

    Dr Justin Nsengiyumva: “Le service au citoyen doit cesser d’être une promesse pour devenir une réalité tangible”

    Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre, Dr Justin Nsengiyumva, a recentré les débats sur trois priorités majeures, avec un accent particulier sur la qualité des services publics.

    L’urgence d’améliorer la prestation des services publics

    Le Chef du Gouvernement a dressé un constat sans détour: la qualité des services publics est en recul. Les données de l’Office rwandais de gouvernance indiquent une baisse progressive des performances, passant de 78,2 % en 2023 à 71,7 % en 2025.

    Pour lui, cette tendance est inacceptable. Les citoyens attendent des résultats concrets: accès à l’eau potable, délivrance rapide des documents administratifs, infrastructures routières fonctionnelles, soins de santé efficaces et une éducation de qualité.

    Le droit à un service public de qualité n’est pas négociable”, a-t-il insisté, dénonçant également les pratiques de corruption qui compromettent les efforts de développement et érodent la confiance des citoyens envers les institutions.

    Proximité avec les citoyens et résolution rapide des problèmes

    Le Premier ministre a ensuite appelé les dirigeants locaux à renforcer leur présence sur le terrain. Selon lui, une gouvernance efficace passe par une connaissance fine des réalités locales.

    Dans le secteur agricole, pilier de l’économie rwandaise, les défis liés aux aléas climatiques comme la sécheresses et les pluies excessives, exigent des réponses adaptées et rapides. Les autorités locales sont invitées à jouer un rôle actif dans l’identification des problèmes, l’accompagnement des agriculteurs et la remontée d’informations vers les instances compétentes.

    Cette logique de proximité s’étend à tous les domaines: lutte contre la malnutrition infantile notamment le retard de croissance, amélioration de l’hygiène et de l’assainissement, ou encore lutte contre les produits dangereux, tels que les boissons alcoolisées non conformes.

    Accélérer l’exécution des projets pour un impact réel

    Le Premier Ministre, Dr Nsengiyumva a pointé du doigt un problème structurel: la faible rentabilité de certains projets de développement, souvent ralentis par une mauvaise gestion ou un manque d’appropriation par les autorités locales.

    Il a exhorté les districts à considérer chaque projet comme leur propre initiative, à en assurer un suivi rigoureux sur le terrain et à collaborer étroitement avec les ministères sectoriels.

    “Un projet ne se suit pas depuis un bureau. Il faut aller sur le terrain, comprendre les blocages et agir rapidement”, a-t-il martelé.

    Il a également insisté sur l’importance d’une planification réaliste, alignée sur les capacités locales et les besoins spécifiques de chaque district.

    Au-delà des constats, le message central du Premier ministre est clair: aucune institution ne peut réussir isolément. La coordination interinstitutionnelle et l’esprit d’équipe sont essentiels pour atteindre les objectifs de développement.

    Les autorités centrale et locale ont été invitées à transformer les discussions en actions concrètes. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’un changement de mentalité, d’une plus grande redevabilité et d’un engagement ferme envers les résultats.

  • Gasogi United déclaré forfait contre Rayon Sports: le club annonce une bataille judiciaire

    Présent au Stade Amahoro à l’heure prévue, Rayon Sports a vu son adversaire Gasogi United briller par son absence, entraînant l’attribution du match par forfait conformément au règlement en vigueur.

    Rwanda Premier League (RPL) a officialisé, dans un communiqué publié sur le réseau social X, le forfait de Gasogi United, assorti d’une amende de 2 millions de francs rwandais, après son absence lors d’un match de première division.

    Selon l’instance dirigeante du championnat, cette décision fait suite à l’abasence du club sur terrain lors de la 25e journée, où il devait affronter Rayon Sports au Stade Amahoro, le dimanche 22 mars 2026 à 22h00. En conséquence, le match est déclaré perdu sur le score de 3-0 par forfait en faveur de Rayon Sports.

    Dans cette annonce, RPL précise que cette sanction s’appuie sur les dispositions réglementaires en vigueur. L’article 5, alinéa 8, stipule qu’une équipe absente ou accusant un retard de plus de 15 minutes après l’heure prévue du coup d’envoi est automatiquement déclarée forfait, avec une défaite 3-0 et une amende pour retard.

    Par ailleurs, l’article 9, alinéa 2, prévoit explicitement qu’un club ne se présentant pas sur le terrain, qu’il soit à domicile ou à l’extérieur, est passible d’une amende de 2 000 000 Frw.

    La ligue rappelle également qu’en cas de récidive au cours de la même saison, des sanctions plus lourdes pourraient être appliquées, notamment l’exclusion du championnat, une relégation automatique dans une division inférieure organisée par la FERWAFA, ainsi qu’un retrait de six points, conformément à l’article 9, alinéa 3.

    Consciente des désagréments causés, RPL a présenté ses excuses aux supporters et aux partenaires affectés par l’annulation de cette rencontre, soulignant son engagement à faire respecter les règles pour garantir l’intégrité de la compétition.

    Gasogi United dénonce une injustice

    Après l’annonce de cette decision, le président de Gasogi United, Kakoza Nkuriza Charles, a réagi via son compte X, dénonçant une décision qu’il juge injuste et annonçant l’ouverture d’une procédure judiciaire.

    “Nos droits sont ancrés dans la loi, et sans sa protection, ils risquent d’être ignorés. La séparation des pouvoirs est essentielle pour garantir l’équité et l’équilibre dans notre société”, a-t-il déclaré.

    Kakoza affirme que cette démarche dépasse le cadre du club et s’inscrit dans une volonté plus large de défendre le droit. Il appelle les supporters à se mobiliser dans ce qu’il qualifie de “combat crucial pour la redevabilité et la justice”. “Ensemble, nous triompherons”, conclut-il.

  • “Faites des réseaux sociaux un outil de développement” : un appel de Christophe Bazivamo à la jeunesse du FPR-Inkotanyi

    Réunie le 22 mars 2026 à l’occasion du sixième Congrès des jeunes du FPR-Inkotanyi, la jeunesse du parti a été appelée à jouer pleinement son rôle dans la transformation du pays, à travers un usage responsable des outils modernes, notamment les réseaux sociaux.

    Dans un message adressé aux jeunes, le Secrétaire général du FPR-Inkotanyi, l’ambassadeur Christophe Bazivamo, a lancé un appel fort, les exhortant à faire des réseaux sociaux un levier de développement plutôt qu’un espace de dérives.

    “Sur les réseaux sociaux que vous fréquentez, nous vous demandons d’être exemplaires dans la promotion de la vérité. Évitez les abus qui s’y observent, protégez l’image de notre pays, combattez les discours de division et les fausses informations, et utilisez ces plateformes comme des outils pour construire et développer le Rwanda”, a-t-il insisté.

    Au-delà du numérique, le Secrétaire général du parti a invité la jeunesse à incarner des valeurs irréprochables dans tous les aspects de la vie quotidienne. Il a souligné que les jeunes du FPR-Inkotanyi doivent se distinguer par leur discipline, leur professionnalisme, leur sens du service et leur engagement patriotique.

    “Vous devez être des modèles dans vos familles, dans vos villages, dans votre travail, à l’école comme dans les instances de gouvernance. Soyez une jeunesse qui apporte des solutions partout où elle se trouve”, a-t-il déclaré.

    Insistant sur le rôle stratégique de la jeunesse dans la construction nationale, Christophe Bazivamo a encouragé les participants à investir davantage dans l’innovation et les technologies, rappelant les opportunités dont dispose la génération actuelle.

    “Engagez-vous à bâtir le pays sur tous les piliers de notre développement. Misez sur les technologies modernes. Vous avez des opportunités que les générations précédentes n’avaient pas”, a-t-il ajouté.

    Il a également rappelé que, partout où ils se trouvent, au Rwanda comme à l’étranger, les jeunes représentent l’image du pays. À ce titre, leur comportement, leurs propos et leurs actions doivent refléter des valeurs d’intégrité, de respect, de dévouement et d’amour de la patrie.

    Dans le même élan, le Secrétaire général a invité le nouveau comité élu à redoubler d’efforts pour inscrire son action dans la continuité tout en visant des avancées encore plus significatives.

    “Vous êtes appelés à faire plus et mieux que vos prédécesseurs, en vous appuyant sur leurs acquis. Nous attendons de vous des changements rapides et durables, et soyez assurés du soutien de tous les membres du FPR-Inkotanyi”, a-t-il affirmé.

    L’Ambassadeur Bazivamo a par ailleurs rappelé l’importance accordée par le Président du FPR-Inkotanyi et Président de la République, Paul Kagame, à la jeunesse dans les politiques nationales, soulignant que la meilleure manière de lui témoigner de la reconnaissance reste la mise en œuvre concrète de sa vision.

    De son côté, le nouveau président de la Ligue des jeunes du FPR-Inkotanyi, Ernest Mugisha, a exprimé sa détermination à mobiliser la jeunesse autour des priorités de développement du pays et à consolider les acquis déjà enregistrés.

    “Engageons-nous à changer de mentalité et à agir en véritables gagnants. Nous sommes l’avenir de notre pays. Les réalisations actuelles sont le fruit des efforts de nos aînés, mais leur préservation et leur amplification dépendent de notre unité et de notre capacité à conjuguer nos talents”, a-t-il déclaré.

  • Congrès de la jeunesse du FPR-Inkotanyi: plus de 2 000 participants et un nouveau comité élu

    Plus de 2 000 jeunes se sont réunis au siège du FPR-Inkotanyi à l’occasion du 6e Congrès de la Ligue de la jeunesse affiliée au parti.

    Tenue à l’Intare Conference Arena de Rusororo, cette rencontre a été marquée par l’élection du comité exécutif national de la Ligue de la jeunesse. Le nouveau bureau est composé de sept membres:

    Ernest Mugisha a été élu président, secondé par Nelly Rwagitare. Esther Kwizera Urindwa occupe le poste de secrétaire. Les autres portefeuilles ont été attribués à Nuru Israel Mupenzi commissaire à la gouvernance, Kesly Kayiteshonga commissaire à la justice, Gernus Icyoyishakiye, commissaire aux affaires sociales et Valentine Niyodusingize, commissaire aux affaires économiques.

    Dans son message d’ouverture des les travaux de ce congrès, la Vice-présidente du FPR-Inkotanyi, Consolée Uwimana, a exhorté les jeunes à faire preuve d’innovation pour répondre aux défis auxquels font face les Rwandais, tout en s’engageant activement dans l’amélioration des conditions de vie des populations et le développement du pays.

    Elle a insisté sur la nécessité pour la jeunesse d’être à l’avant-garde dans la lutte contre la consommation de drogues, l’alcoolisme, la délinquance et d’autres comportements déviants incompatibles avec les valeurs rwandaises. Elle a également appelé les jeunes à éviter les tentations susceptibles de compromettre leur intégrité et à se prémunir contre des actes pouvant les exposer à des poursuites judiciaires.

    Se basant sur les données de l’Institut national de la statistique du Rwanda (NISR) sur la situation des grocesses précoces, Madame Uwimana souligné que de nombreux cas impliquent des jeunes eux-mêmes. Elle a appelé à une mobilisation collective pour protéger les jeunes filles, dénoncer les abus, lutter contre la corruption et refuser toute forme de complicité face aux infractions.

    Les participants ont été encouragés à poursuivre leurs études jusqu’au niveau d’études supérieures, à valoriser le travail, à participer aux programmes du gouvernement et à préserver l’unité nationale, tout en luttant contre toute tentative de falsification des faits l’histoire du Rwanda.

    Ils ont également été appelés à saisir les opportunités offertes, notamment dans le domaine des technologies, et à promouvoir la langue nationale, le kinyarwanda, comme socle identitaire des citoyens.

    Clôturant son intervention, Madame Consolée Uwimana a réaffirmé que la jeunesse constitue une force motrice essentielle du développement national. Elle a appelé à traduire les discours en actions concrètes, à s’engager dans des initiatives innovantes et à contribuer activement à la construction d’un Rwanda prospère.

    Dans cet esprit, elle a invité les jeunes à corriger, avec respect et responsabilité, les dérives observées au sein de la société, rappelant que la construction du pays constitue un devoir collectif.

  • Kwibuka 32: les services essentiels resteront ouverts le jour de la commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi

    Le 7 avril 2026, le Rwanda et la communauté internationale commémoreront le 32e anniversaire du Génocide contre les Tutsi de 1994. Cette période de recueillement mettra l’accent sur la mémoire, la reconstruction nationale et la prévention de toute idéologie susceptible de fragiliser l’unité et la résilience des Rwandais, notamment dans le contexte régional.

    Selon les directives signées par le Dr Jean-Damascène Bizimana, ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique (MINUBUMWE), ces orientations s’inscrivent dans un cadre organisationnel détaillé, fixant les modalités des activités de commémoration à travers tout le pays et à tous les niveaux.

    Une semaine de deuil national

    La semaine de deuil national s’ouvrira officiellement le 7 avril 2026 au Mémorial du génocide de Kigali, où se déroulera la cérémonie nationale. Elle sera suivie d’une marche commémorative « Walk to Remember » reliant le district de Gasabo au BK Arena, où se tiendra la veillée de mémoire.

    Au niveau des districts, les cérémonies débuteront dans les mémoriaux locaux ou dans des sites désignés par les autorités. Dans tous les villages, une activité de commémoration sera organisée, incluant des échanges et la diffusion du message officiel de la journée.

    Ce jour-là, les activités professionnelles pourront reprendre après les cérémonies. Les services essentiels, notamment les pharmacies de garde, les hôpitaux et centres de santé, continueront à fonctionner, de même que les hôtels pour les clients hébergés.

    Des activités réparties sur tout le territoire

    Entre le 7 et le 12 avril 2026, des activités commémoratives se tiendront à travers le pays selon un calendrier établi par les autorités compétentes. Au niveau des villages, une seule réunion commémorative est prévue le 7 avril.

    Le 11 avril, une marche de mémoire est programmée dans la ville de Kigali, dans le district de Kicukiro, reliant l’IPRC (ancien ETO Kicukiro) au mémorial de Nyanza, où se déroulera une veillée de commémoration.

    Durant toute la semaine de deuil, les activités économiques, les pratiques sportives individuelles, les entraînements des équipes ainsi que les activités génératrices de revenus resteront autorisés. Le drapeau national sera mis en berne pendant toute la période.

    La semaine de deuil s’achèvera le 13 avril 2026 au mémorial de Rebero, lors d’une cérémonie nationale dédiée notamment aux responsables politiques assassinés pour avoir résisté au génocide. Aucune activité de clôture n’est prévue au niveau des districts.

    Un protocole strict pour les cérémonies

    Chaque activité de commémoration ne devra pas dépasser trois heures. Le programme type comprend notamment : une minute de silence, une prière facultative, un mot d’accueil, une conférence thématique, des témoignages, des messages institutionnels, notamment de l’organisation IBUKA, ainsi que l’allocution de l’invité d’honneur.

    Une mobilisation à tous les niveaux de la société

    Les activités de commémoration s’étendront également aux institutions publiques, privées, aux organisations, ainsi qu’aux ambassades accréditées au Rwanda, entre le 8 avril et le 3 juillet 2026. Chaque institution devra faire appel à un intervenant qualifié, en s’appuyant sur les supports élaborés par le MINUBUMWE.

    Dans les établissements scolaires, des comités spécifiques seront mis en place pour organiser les activités de mémoire, incluant des conférences et, lorsque cela est possible, des visites de mémoriaux après les vacances.

    Cadre spécifique pour les lieux, les familles et les communautés

    Des commémorations pourront être organisées sur les sites où des victimes ont été tuées, selon des dates correspondant aux événements historiques, entre le 8 avril et le 3 juillet 2026.

    Chaque district organisera également une journée dédiée à la mémoire des familles entièrement exterminées, dans un format ne dépassant pas trois heures.

    Les veillées funèbres précédant les cérémonies ou les inhumations devront se terminer au plus tard à 22 heures.

    Les marches commémoratives pourront être organisées sous réserve d’autorisation, dans le respect de la circulation et dans un esprit de calme et de dignité.

    Préserver la mémoire et encadrer la communication

    Dans un souci de conservation de la mémoire, toutes les institutions organisatrices sont invitées à enregistrer les images, les témoignages et les sons des cérémonies, et à en transmettre une copie au MINUBUMWE.

    L’utilisation des supports de communication officiels est strictement encadrée et accessible via la plateforme dédiée. Les institutions sont encouragées à privilégier des supports respectueux de l’environnement, tels que les écrans, panneaux ou supports réutilisables. Ces éléments devront être retirés à l’issue de la semaine de deuil, sauf en cas d’activités commémoratives spécifiques.

    À l’occasion de cette 32e commémoration, les Rwandais, en particulier les jeunes, sont appelés à participer activement aux activités de mémoire et à suivre les programmes diffusés sur les radios, télévisions et plateformes numériques.

  • Ligue des Femmes du FPR-Inkotanyi: Prudencienne Uzamukunda portée à la tête du Comité national

    Le Congrès de la Ligue des Femmes du FPR-Inkotanyi s’est tenu dans une mobilisation de ses membres, marquant une étape clé dans le renforcement et la structuration de cette organisation.

    Le congrès de samedi 21 mars 2026 avait aussi  à l’ordre du jour, l’élection d’un nouveau comité national, dans le cadre d’un processus électoral modernisé reposant sur le vote électronique.

    À l’issue du scrutin, un comité national composé de sept membres a été mis en place.

    Madame Prudencienne Uzamukunda a été élue présidente. Elle sera épaulée par Emilienne Kabega, tandis que Mukandayisenga occupera le poste de secrétaire générale.

    Les autres portefeuilles stratégiques ont été attribués comme suit: Christine Niyotwambaza Hitimana en charge de la gouvernance, Ninette Murerwa pour la commission de la justice, Marie Alice Uwera Kayumba est élue commissaire des affaires sociales, et Malyse Mbonyumuttwa Kangabo pour le commisssariat économique.

    La cérémonie de clôture a été présidée par le Secrétaire général du FPR-Inkotanyi, Christophe Bazivamo, qui a salué le bon déroulement du congrès ainsi que l’engagement des participantes.

    Dans son allocution, il a exprimé sa reconnaissance envers les femmes pour les réalisations accomplies, tout en mettant en avant les objectifs ambitieux fixés pour les deux prochaines années.

    Il a  également adressé ses remerciements à la Première Dame, Jeannette Kagame, pour ses orientations et ses conseils, s’engageant à les traduire en actions concrètes sur le terrain.

    S’adressant au nouveau comité, Christophe Bazivamo a exprimé de fortes attentes en matière de transformation et de promotion d’un développement durable inclusif, tout en réaffirmant le soutien du leadership du parti à la mise en œuvre des priorités définies.

    Le Scrétaire Général a enfi  lancé un appel à l’ensemble des membres pour une participation active aux programmes du FPR au niveau des villages, ainsi qu’à la mobilisation à tous les niveaux.

    Son message est clair: hommes et femmes sont invités à conjuguer leurs efforts pour atteindre, ensemble, les objectifs fixés, dans une dynamique collective de progrès et d’unité nationale.

  • Congrès de la Ligue des Femmes du FPR: Jeannette Kagame appelle à renforcer les valeurs familiales

    Le siège du FPR-Inkotanyi, situé à Rusororo dans le district de Gasabo, a accueilli le 6ᵉ Congrès national de la Ligue des femmes, réunissant des participantes venues de tout le pays.

    Placée sous le thème “La femme est le pilier de la famille”, cette session intervient dans un contexte symbolique, marqué par le mois de mars dédié à la célébration des droits des femmes.

    Un rendez-vous dans un contexte mondial en mutation

    Prenant la parole, la Première Dame, Jeannette Kagame, a souligné la pertinence de ce congrès, cinq ans après la précédente rencontre tenue en pleine pandémie de COVID-19. Elle a salué l’esprit d’unité et la mobilisation collective qui ont permis au Rwanda de surmonter cette crise sanitaire.

    Elle a également inscrit cette rencontre dans un contexte international en constante évolution, marqué par des défis sécuritaires, des mutations géopolitiques et des transformations sociales susceptibles d’impacter profondément les structures familiales.

    Dans son intervention, Jeannette Kagame a insisté sur le rôle fondamental des femmes dans la consolidation de la famille, qu’elle considère comme la première cellule de formation de la société.

    Elle a rappelé que les choix fondamentaux du Rwanda reposent sur l’unité, l’identité nationale et les valeurs culturelles, soulignant que l’appartenance au Rwanda (ubunyarwanda) est à la fois un héritage et une responsabilité à transmettre.

    Évoquant le proverbe rwandais “l’éducation se façonne dès la naissance”, elle a mis en garde contre les défis contemporains tels que les conflits intergénérationnels et l’affaiblissement de certaines structures familiales. Elle a insisté sur le fait que le développement ne doit pas fragiliser la famille, mais au contraire en renforcer les fondations.

    Mémoire historique et résilience des femmes rwandaises

    La Première Dame est revenue sur des épisodes marquants de l’histoire du Rwanda, notamment les périodes d’exil, où des familles ont su préserver leur identité culturelle malgré la dispersion géographique.

    Elle a également salué le rôle déterminant des femmes dans la lutte de libération, rendant hommage à celles qui ont combattu, soutenu l’effort de guerre ou assumé seules la responsabilité familiale dans des circonstances difficiles.

    Selon elle, cet esprit de résilience et de patriotisme constitue l’un des fondements ayant permis la libération du pays.

    Éducation, identité et vigilance culturelle

    Jeannette Kagame a invité les femmes à s’engager dans une introspection collective sur l’éducation des enfants et la transmission des valeurs. Elle a appelé à éviter une perte d’identité culturelle face aux influences extérieures, insistant sur la nécessité de doter les jeunes générations de repères solides.

    S’appuyant sur la chanson “Ntumpeho” de Cyprien Rugamba, elle a illustré son propos par un message fort: “… Que la bonne culture qui t’a façonné ne devienne pas un frein à ton progrès. Dans ce qui vient des autres, choisis ce qu’il y a de meilleur et rejette ce qui est mauvais. Mais si, fasciné par ce qui est ailleurs, tu abandonnes ton identité, alors ne m’y entraîne pas…”

    La Première Dame a encouragé les participantes à s’inspirer des expériences extérieures tout en gardant un regard critique, afin de bâtir un avenir solide pour le Rwanda.

    Elle a enfin appelé les femmes à demeurer des actrices du changement, tant dans les mentalités que dans les comportements, tout en valorisant les acquis du pays en matière de reconnaissance du rôle des femmes dans la vie de la société rwandaise.

    Dans son mot de bienvenue, Consolée Uwimana, Première Vice-présidente du FPR-Inkotanyi et ministre du Genre et de la Promotion de la famille (MIGEPROF), a rappelé que la Ligue des femmes du parti repose sur une organisation structurée à trois niveaux: le Congrès, l’Assemblée générale et le Comité exécutif, déployés à toutes les échelles administratives.

    Elle a souligné que les femmes rwandaises contribuent activement au développement du pays aux côtés des hommes, appelant à préserver les acquis en matière de dignité et à promouvoir des transformations positives et durables.

  • Eid al-Fitr: Kagame appelle à la paix, à l’unité et à la solidarité

    À l’occasion de la célébration de l’Eid al-Fitr marquant la fin du mois sacré du Ramadan, le Président de la République, Paul Kagame, a adressé un message de vœux aux musulmans du Rwanda et du monde entier, mettant en avant les valeurs de paix, d’unité et de générosité.

    Dans un message publié sur son compte officiel sur le réseau social X, le Chef de l’État a souhaité une bonne fête à l’ensemble des fidèles musulmans. Il a exprimé le vœu que cette célébration soit porteuse de paix, d’espoir et de bénédictions dans les foyers, les pays et les régions à travers le monde :

    “Eid Mubarak aux musulmans du Rwanda et du monde entier à l’occasion de l’Eid al-Fitr. Que cette célébration apporte paix, espoir et bénédictions à chaque foyer, à chaque pays et à chaque région, et qu’elle rappelle l’importance de la générosité, de l’unité et de notre humanité commune.”

    Au Rwanda, l’Eid al-Fitr est un jour férié. Les musulmans ont célébré cette fête dans la ferveur et le recueillement. À Kigali, la prière nationale s’est tenue au stade Pele de Nyamirambo, réunissant de nombreux fidèles venus marquer la fin du jeûne du Ramadan.

    Cette fête religieuse constitue un moment spirituel majeur, symbolisant l’aboutissement d’un mois de dévotion, de discipline et de rapprochement avec Dieu à travers la prière et les actes de foi.

    Au-delà de la dimension spirituelle, le Ramadan a également été marqué par un important élan de solidarité. La communauté musulmane du Rwanda a mobilisé plus de 38 millions de francs rwandais afin de soutenir les fidèles les plus vulnérables à l’occasion de l’Eid.

    Lire aussi : Les musulmans du Rwanda célèbrent l’Eid al-Fitr : foi, solidarité et appel à la continuité des bonnes œuvres

    Grâce à cette initiative, environ 20 tonnes de riz ont été distribuées, permettant à de nombreuses familles de célébrer dignement cette fête.

    Le Mufti du Rwanda, Sheikh Mussa Sindayigaya, a, pour sa part, exhorté les musulmans à maintenir l’élan de bonnes actions initié durant le Ramadan. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les œuvres de bienfaisance, la prière et l’engagement moral au-delà de cette période.

  • Rayon Sports se sépare de Bruno Ferry: une rupture à l’amiable après trois mois de collaboration

    La décision est désormais officielle. Le club rwandais de Rayon Sports a annoncé, ce vendredi 20 mars 2026, la fin de sa collaboration avec son entraîneur principal, le technicien français Bruno Ferry, à l’issue d’un accord à l’amiable entre les deux parties.

    Arrivé avec un contrat de six mois, Bruno Ferry quitte finalement ses fonctions après seulement trois mois passés à la tête du club. Dans un communiqué publié sur ses plateformes officielles, Rayon Sports a exprimé sa reconnaissance pour les services rendus par l’entraîneur, tout en lui souhaitant “plein succès pour la suite de sa carrière”.

    Cette rupture intervient dans un contexte sportif mitigé. En 16 rencontres dirigées, le technicien français aura enregistré cinq victoires, neuf matchs nuls, dont une série de six consécutifs, et deux défaites. Il laisse ainsi l’équipe à la cinquième place du championnat rwandais avec 39 points.

    Malgré cette séparation prématurée, Bruno Ferry aura tout de même marqué son passage par une qualification en demi-finale de la Coupe de la Paix. Le club s’était imposé face à Police FC lors de la séance des tirs au but (4-2), après un match nul (0-0) à l’issue du temps réglementaire.

    Dans l’immédiat, c’est l’entraîneur adjoint Lomami Marcel qui assurera l’intérim. Il dirigera notamment l’équipe lors de la 25e journée du championnat, prévue le dimanche 22 mars 2026, face à Gasogi United FC.

    La rencontre se disputera au stade Amahoro, dans un format particulier où les spectateurs pourront accéder à deux matchs avec un seul billet.

    En lever de rideau, les supporters assisteront à un match de haut niveau continental, comptant pour les quarts de finale de la Ligue des champions africaine. Le club soudanais Al Hilal Omdurman affrontera les Marocains de RS Berkane, après un match aller soldé par un score de parité (1-1)

  • Les musulmans du Rwanda célèbrent l’Eid al-Fitr: foi, solidarité et appel à la continuité des bonnes œuvres

    Les musulmans du Rwanda ont célébré, ce vendredi 20 mars 2026, la fête de l’Eid al-Fitr marquant la fin du mois de Ramadan, dans une atmosphère de ferveur religieuse, de solidarité et de communion.

    À Kigali, des milliers de fidèles se sont rassemblés au stade Pélé de Nyamirambo pour la grande prière nationale, présidée par le Mufti du Rwanda, Sheikh Sindayigaya Mussa.

    Dès les premières heures de la matinée, les croyants se sont réunis pour accomplir la prière de l’Eid, point culminant d’un mois de jeûne, de recueillement et de renforcement spirituel.

    Dans son sermon, le Mufti a exhorté les fidèles à préserver les valeurs acquises durant le Ramadan. Il a insisté sur la nécessité de maintenir les actes de piété, la prière, ainsi que l’engagement envers les plus démunis. “Les bonnes actions ne doivent pas être ponctuelles, mais continues, même si elles sont modestes”, a-t-il souligné.

    Le mois de Ramadan a également été marqué par une forte mobilisation caritative. La communauté musulmane du Rwanda a collecté plus de 38 millions de francs rwandais, permettant notamment la distribution de 20 tonnes de riz aux fidèles les plus vulnérables à l’occasion de l’Eid.

    Au total, 7 329 familles ont bénéficié d’une assistance directe durant cette période, tandis qu’une aide complémentaire a été apportée à 3 705 autres ménages pour leur permettre de célébrer dignement la fête.

    Un appel à la constance et à l’intégrité morale

    Le Mufti Sindayigaya a mis en garde contre le relâchement spirituel après le Ramadan, rappelant que la véritable réussite réside dans la continuité de l’engagement religieux. Il a appelé les fidèles à éviter le retour aux comportements répréhensibles et à cultiver une conduite exemplaire.

    “Le plus grand perdant est celui qui jeûne tout le mois de Ramadan, mais retombe dans les péchés dès sa fin”, a-t-il averti, invitant chacun à faire fructifier les enseignements tirés de cette période.

    Dans un contexte international marqué par des tensions, notamment au Moyen-Orient, le Mufti a invité les musulmans du Rwanda à rendre grâce pour la paix et la stabilité dont bénéficie le pays. Il a souligné que la paix constitue un socle essentiel du développement économique et du bien-être collectif.

    Comparant le Ramadan à un stage intensif de préparation, Sheikh Sindayigaya a illustré cette période comme un “camp d’entraînement spirituel”. À l’image d’une équipe sportive en préparation, les fidèles se retirent temporairement de leurs occupations pour renforcer leur foi et affiner leur discipline.

    Selon lui, les enseignements tirés de ces 30 jours doivent désormais se traduire dans la vie quotidienne, à travers des comportements exemplaires et un engagement renouvelé envers Dieu.

    Par ailleurs, les préparatifs du pèlerinage à La Mecque (Hajj) se poursuivent activement. Cette année, 65 pèlerins rwandais sont attendus en Arabie saoudite au mois de mai, pour accomplir ce pilier fondamental de l’islam.