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  • FIFA Series 2026 : le Rwanda écrase la Grenade (4-0) et file en finale face à l’Estonie

    Le Rwanda s’est brillamment qualifié pour la finale du groupe A des FIFA Series 2026 en s’imposant largement 4-0 face à la Grenade, vendredi, au Stade Amahoro, devant des milliers de supporters, dont le président Paul Kagame.

    Une première réussie pour Leroy Jacques

    Pour sa première sélection avec les Amavubi, Leroy Jacques Mickels s’est illustré en ouvrant le score dans le temps additionnel de la première période (45+2). Bien servi sur le flanc droit par Jojea Kwizera, il a signé une superbe frappe enroulée, déclenchant l’enthousiasme du public.

    Dans la foulée, à la 48e minute, Kwizera a lui-même doublé la mise après un bel échange avec Abeddy Biramahire, permettant au Rwanda de rejoindre les vestiaires avec une avance confortable de 2-0.

    Une domination confirmée en seconde période

    Au retour des vestiaires, les Amavubi ont maintenu la pression. Le capitaine Djihad Bizimana a inscrit le troisième but d’une frappe puissante à distance, confirmant la domination rwandaise.

    Entré en cours de jeu, Hakim Sahabo, de retour en sélection après près de deux ans d’absence, a scellé la victoire avec un quatrième but.

    Malgré plusieurs occasions manquées en première période, notamment par Bonheur Mugisha, Biramahire et Kwizera, le Rwanda a progressivement pris le contrôle du match après une entame équilibrée.

    En seconde période, les hommes de Stephen Constantine ont parfaitement géré leur avance, imposant leur rythme et limitant les offensives d’une équipe de Grenade en difficulté, incapable de développer son jeu.

    Grâce à ce succès convaincant, le Rwanda affrontera l’Estonie en finale, lundi 30 mars, toujours au stade Amahoro. Les Estoniens se sont qualifiés après avoir éliminé le Kenya aux tirs au but, à l’issue d’un match nul (1-1).

    Portés par leur public et en pleine confiance, les Amavubi tenteront de confirmer leur excellente dynamique pour décrocher le titre à domicile.

  • UA: la candidature de Macky Sall à l’ONU non approuvée, Nduhungirehe pointe une erreur de procédure de Ndayishimiye

    L’Union africaine a annoncé, le 27 mars 2026 à Addis-Abeba, que le projet de décision visant à approuver la candidature de l’ancien président du Sénégal Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies n’a pas été adopté.

    Dans un communiqué officiel, la Commission de l’Union africaine indique que vingt États membres ont « rompu le silence » dans le cadre de la procédure dite de « silence », fixée au 27 mars comme date limite. Cette démarche a empêché l’adoption du projet de décision qui devait exprimer le soutien de l’organisation à la candidature de Macky Sall.

    Une procédure contestée

    La réaction la plus détaillée est venue du ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe. Dans un commentaire publié sur le réseau social X, il a expliqué que la décision des vingt États membres ne visait pas à rejeter la candidature de Macky Sall, mais à contester la procédure utilisée pour la présenter.

    Selon lui, la démarche aurait été initiée par le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine en 2026. Le ministre rwandais affirme que la candidature de l’ancien président sénégalais aurait été transmise aux Nations unies sans consultation préalable des chefs d’État et de gouvernement africains.

    Un désaccord sur la méthode

    Toujours selon Nduhungirehe, après cette transmission, la présidence de l’Union africaine aurait tenté d’obtenir l’approbation des États membres par une procédure accélérée de « silence » limitée à 24 heures.

    Dans ce mécanisme, l’absence d’objection équivaut à une approbation. Toutefois, plusieurs pays ont décidé de rompre ce silence, empêchant ainsi l’adoption de la décision.

    Pour Olivier Nduhungirehe, cette réaction des États membres visait avant tout à rappeler que les candidatures africaines aux postes internationaux doivent respecter les règles et les procédures établies au sein de l’Union africaine.

    Le chef de la diplomatie rwandaise estime que cet épisode doit servir de leçon pour les futures démarches de l’organisation, notamment en ce qui concerne la coordination des candidatures africaines au sein du système international.

    Dans son communiqué, la Commission de l’Union africaine s’est limitée à constater que, faute de consensus, le projet de décision soutenant la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU n’a pas été adopté,

  • Les agents de santé communautaire intègrent Muganga SACCO pour faciliter l’accès aux financements

    Plus de 58 000 agents de santé communautaire au Rwanda sont désormais autorisés à devenir membres de la coopérative “Muganga SACCO”, une décision saluée comme une avancée majeure pour leur inclusion financière.

    Cette annonce a été faite lors de l’Assemblée générale ordinaire de cette coopérative, tenue le 26 mars 2026. Elle s’inscrit dans la stratégie de la coopérative visant à élargir son adhésion à l’ensemble des acteurs du secteur de la santé.

    Les agents de santé communautaire, appelés localement abajyanama b’ubuzima, jouent un rôle essentiel dans le système de santé, notamment en assurant le suivi des femmes enceintes, la croissance des enfants et la prise en charge de maladies comme le paludisme, ainsi que d’autres indicateurs définis par le ministère de la Santé.

    Malgré leur importance, ces acteurs travaillent souvent sur une base volontaire et ne disposent pas de salaire mensuel fixe. Leur intégration à Muganga SACCO est donc perçue comme une opportunité majeure pour accéder plus facilement aux services financiers, en particulier aux crédits.

    “C’est une grande chance pour nous. Avant, il était difficile d’obtenir des prêts dans d’autres banques. Aujourd’hui, avec Muganga SACCO, nous avons enfin une institution qui comprend notre réalité”, a témoigné un agent de santé communautaire.

    Le secrétaire permanent au Ministère de la Santé du Rwanda, Jean Marie Vianney Ndayizigiye, a souligné que cette décision vise avant tout à renforcer les capacités financières de ces acteurs essentiels.

    Selon lui, leur accès à des financements adaptés leur permettra de développer leurs activités génératrices de revenus, souvent liées à l’agriculture, à l’élevage ou au petit commerce.

    Des mécanismes adaptés à leur réalité

    Les responsables de Muganga SACCO se veulent rassurants: l’absence de salaire fixe ne constituera pas un obstacle. Des mécanismes spécifiques seront mis en place pour tenir compte des revenus variés des agents de santé communautaire, notamment leurs activités économiques et les primes trimestrielles versées par le ministère de la Santé en fonction de leurs performances.

    Le président du conseil d’administration de la coopérative, Dr Philbert Muhire, a indiqué que les coopératives existantes des agents de santé représentent un potentiel économique important que Muganga SACCO entend valoriser.

    De son côté, la directrice générale, Claudine Uwambayingabire, a précisé que des produits financiers adaptés sont en cours de conception, en tenant compte du profil majoritairement rural de ces nouveaux membres.

    Créé il y a près de quatre ans, Muganga SACCO comptait déjà 14 779 membres à la fin de l’année 2025. L’ouverture aux agents de santé communautaire marque ainsi une nouvelle étape dans son développement, avec l’ambition d’inclure tous les professionnels du secteur de la santé.

  • Mayange: des commandants de stations de police formés pour renforcer la proximité avec les citoyens

    Le vendredi 27 mars 2026, l’inspectrice générale adjointe de la Police Nationale du Rwanda (RNP) chargée de l’administration et du personnel, Jeanne Chantal Ujeneza, a présidé la cérémonie de fin de formation de la promotion 02/26 du cours des commandants de station de police.

    La cérémonie s’est tenue au Centre de formation antiterroriste (CTTC), situé à Mayange, dans le district de Bugesera en province de l’Est.

    Pendant 12 semaines, les officiers ont suivi un programme intensif visant à renforcer leurs compétences en commandement et en gestion des stations de police.

    La formation a réuni des participants issus de la RNP, de l’ Office rwandais d’investigation (RIB), ainsi que des officiers de la Police National du Liberia témoignant d’une coopération internationale dans le domaine de la sécurité.

    Dans son discours de clôture, Jeanne Chantal Ujeneza a souligné que cette formation marque le début d’une nouvelle étape dans la carrière des officiers.

    Elle a indiqué qu’ils seront désormais investis de responsabilités plus importantes, avec un rôle clé au niveau des stations de police, qui constituent le premier point de contact entre la police et la population.

    Elle a insisté sur l’importance du comportement quotidien des officiers, affirmant que leurs décisions et leur attitude auront un impact direct sur la confiance des citoyens envers l’institution.

    Elle les a ainsi appelés à faire preuve de professionnalisme, d’intégrité et de sens du service public dans l’exercice de leurs fonctions, afin de consolider la relation entre la police et la communauté.

  • À l’ONU, le Rwanda alerte sur l’escalade en RDC et appelle à une action ferme contre les FDLR

    Réuni le 26 mars 2026 à New York sous la présidence de Massad Boulos, le Conseil de sécurité des Nations unies a examiné la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. À cette occasion, l’ambassadeur Martin Ngoga a présenté la position du Rwanda, appelant à une réponse urgente face à la dégradation de la situation dans l’Est congolais.

    Une escalade alarmante des violences contre les civils

    Dans son intervention, le représentant rwandais auprès des nations unies, a dénoncé une intensification des frappes de drones et des bombardements aériens visant des zones habitées, notamment à Goma et à Minembwe. Ces attaques ont causé des pertes civiles, dont la mort d’un travailleur humanitaire, aggravant une situation humanitaire déjà critique.

    Depuis le début de l’année, plusieurs incidents préoccupants illustrent cette escalade. Le 22 janvier, des frappes de drones ont visé des villages des Hauts Plateaux, causant d’importants dégâts matériels et un traumatisme généralisé parmi les populations. Le 24 janvier, une nouvelle attaque a fait plusieurs blessés, dont des enfants.

    Le 12 février, des bombardements aériens ont entraîné des morts et des blessés parmi les civils. Le 7 mars, d’autres frappes ont à nouveau touché des civils, y compris des enfants. Le 9 mars, des drones ont frappé le centre de Minembwe, endommageant des infrastructures civiles, avant que, le 19 mars, de nouvelles attaques ne causent d’autres pertes humaines et la destruction d’habitations.

    Les FDLR, une menace centrale

    Le Rwanda a réaffirmé que le conflit dans l’Est de la RDC ne trouve pas son origine à Kigali, mais demeure étroitement lié à la menace persistante des FDLR. Selon l’ambassadeur Martin Ngoga, ce groupe, issu des responsables du génocide contre les Tutsi de 1994, conserve une idéologie génocidaire qui continue de se diffuser dans certains discours publics.

    Pour lui, la neutralisation des FDLR ainsi que l’éradication de cette idéologie, y compris ses manifestations telles que les discours de haine, constituent une condition indispensable à toute solution durable dans la région.

    Des processus de paix à appliquer équitablement

    Le diplomate rwandais a insisté sur l’importance des initiatives diplomatiques en cours, notamment l’Accord de Washington et le Processus de Doha. Il a appelé à leur mise en œuvre rigoureuse et équitable, soulignant que toutes les parties doivent être tenues aux mêmes engagements.

    Ces cadres sont perçus comme essentiels pour progresser vers un cessez-le-feu durable et une solution politique inclusive, capable de traiter les causes profondes du conflit, y compris la question du retour digne des réfugiés, dont plusieurs centaines de milliers vivent encore en exil depuis près de trois décennies.

    Le Rwanda a également salué le rôle des partenaires internationaux, notamment les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine, tout en appelant à une médiation impartiale fondée sur des faits vérifiables.

    En conclusion, Martin Ngoga a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur de l’Accord de Washington et son soutien au processus de Doha, insistant sur la nécessité de traduire ces engagements en résultats concrets sur le terrain.

    Il a souligné que le bon fonctionnement des mécanismes de suivi sera déterminant pour renforcer la confiance, garantir la redevabilité et assurer la mise en œuvre effective des accords.

    Face à la gravité de la situation, le Rwanda appelle ainsi à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour instaurer un cessez-le-feu et ouvrir la voie à une paix durable dans la région des Grands Lacs.

  • Plus de 220 ex-otages des FDLR rapatriés et appelés à reconstruire leur vie

    Le Rwanda a accueilli, ce jeudi 26 mars, 222 de ses ressortissants rapatriés volontairement depuis la République démocratique du Congo, dont une majorité de femmes et d’enfants. Selon les autorités, ces derniers avaient été retenus par les rebelles des FDLR.

    Les rapatriés ont été reçus au poste frontalier principal de La Corniche, reliant les deux pays, où ils ont été chaleureusement accueillis par le vice-maire du district de Rubavu District en charge du développement économique, Déogratias Nzabonimpa.

    Lors de cette réception, Nzabonimpa local a salué le retour de ces citoyens, les qualifiant de « force vive » dont le pays avait été privé. Il les a encouragés à s’impliquer activement dans la reconstruction de leur vie et à contribuer au développement national.

    « Le pays est heureux de vous accueillir, car il vous aime. Unissez-vous, reconstruisez votre vie ici et participez au développement du Rwanda », a-t-il déclaré. Il les a également invités à rester attachés à leur pays et à encourager d’autres compatriotes encore à l’étranger à rentrer.

    Dans l’immédiat, les personnes rapatriées seront hébergées temporairement au centre de transit de Nyarushishi Transit dans le district de Rusizi, où elles bénéficieront des services d’enregistrement et des procédures de réintégration.

    Les autorités ont assuré que des mesures seront prises pour faciliter leur retour à une vie normale, notamment en matière d’accès à l’éducation pour les enfants, aux soins de santé et aux activités génératrices de revenus.

    Le vice-maire a insisté sur l’importance pour les familles de scolariser leurs enfants, de se faire soigner et de s’engager dans des activités économiques afin d’améliorer leurs conditions de vie.

    Tout en reconnaissant les difficultés traversées, les autorités locales ont encouragé les rapatriés à tourner la page et à bâtir un avenir meilleur au Rwanda. Elles ont également rappelé que les déplacements à l’étranger restent possibles, à condition de respecter les voies légales.

  • FIFA Series 2026 à Kigali: Aruba écrase Macau, le Liechtenstein surprend la Tanzanie

    Par Anastase Rwabuneza

    La FIFA Series 2026 a débuté ce jeudi 26 mars au Stade Pelé de Nyamirambo, dans la ville de Kigali, avec deux rencontres de la première journée du groupe B. Deux affiches aux scénarios bien distincts ont animé cette entame de tournoi amical organisé par la FIFA.

    Aruba surclasse Macau

    Dans le match d’ouverture, l’équipe nationale d’Aruba s’est impose largement face à l’équipe nationale  de Macau (4-1), au terme d’une rencontre maîtrisée de bout en bout.

    Dès l’entame, Aruba a imposé un pressing haut et une intensité offensive remarquable. Cette domination s’est rapidement concrisée par l’ouverture du score à la 5ᵉ minute grâce à Carlito Fermina, parfaitement servi dans le dos de la défense.

    Huit minutes plus tard, Jaybrien Romano a doublé la mise sur une action bien construite, avant de s’offrir un doublé à la 16ᵉ minute, profitant des largesses défensives adverses.

    Totalement dépassé dans l’animation défensive et incapable de conserver le ballon, Macau a subi les vagues offensives d’Aruba, qui a poursuivi son récital en seconde période.

    L’équipe national de football de Macau

    Entré en jeu, Conner van Kilsdonk a inscrit le quatrième but, scellant pratiquement l’issue de la rencontre.

    Malgré plusieurs changements tactiques opérés en cours de jeu, Macau n’a jamais réussi à inverser la dynamique. Il a toutefois sauvé l’honneur en fin de match grâce à Leong Ka Hang (87ᵉ), sur l’une des rares incursions offensives abouties.

    Avec cette victoire nette et sans bavure, Aruba valide son billet pour la finale, tandis que Macau disputera le match de classement pour la troisième place.

    Le Liechtenstein surprend une Tanzanie inefficace

    La seconde rencontre a offert un tout autre scénario, marqué par une opposition tactique et une efficacité clinique. Contre toute attente, Liechtenstein s’est imposé face à la Tanzanie (1-0).

    L’équipe national de football de Liechenstein

    La Tanzanie a pris le contrôle du jeu, dès le coup d’envoi, monopolisant la possession et multipliant les phases offensives. Les Taifa Stars se sont procuré plusieurs occasions franches, notamment par Mwalimu Selemani, mais ont péché dans la finition.

    Solide défensivement et bien en place tactiquement, le Liechtenstein a résisté aux assauts répétés avant de procéder en contre. Après une première alerte bien repoussée par le gardien Aishi Manula, les Européens ont su faire la différence à la 56ᵉ minute. Ferhat Saglam, profitant d’un espace dans la défense, a éliminé son vis-à-vis avant de conclure avec sang-froid.

    Malgré plusieurs ajustements tactiques et des changements offensifs, la Tanzanie n’est pas parvenue à revenir au score, se heurtant à un bloc défensif compact.

    L’équipe nationale de football de la Tanzanie

    Une finale inattendue en perspective

    À l’issue de cette première journée, Aruba et le Liechtenstein se qualifient pour la finale prévue dimanche, tandis que la Tanzanie et Macau s’affronteront pour la troisième place.

    La compétition se poursuit ce vendredi 27 mars avec les rencontres du groupe A: Le Kenya affrontera l’Estonie, avant que le Rwanda ne croise le fer avec Grenada au Stade Amahoro.

  • Santé et gouvernance centrée sur le citoyen : le Premier ministre Nsengiyumva présente des avancées majeures devant le Parlement

    Le Premier ministre Justin Nsengiyumva a présenté, ce jeudi 26 mars 2026 devant le Parlement, les actions du gouvernement sous le thème : “Une gouvernance centrée sur le citoyen : continuer à bâtir une société rwandaise saine, sécurisée et digne”.

    Dans son intervention, il a mis en avant les progrès enregistrés dans le secteur de la santé, tout en revenant sur les réformes du système d’assurance maladie communautaire (Mutuelle de santé), assurant qu’elles visent avant tout à renforcer la qualité et la durabilité des services au bénéfice de tous les citoyens.

    Une réforme du “Mutuelle de santé” pour un système plus durable

    Le chef du gouvernement a tenu à rassurer : l’augmentation des cotisations du Mutuelle de santé n’a pas pour objectif d’alourdir le fardeau des ménages, mais de garantir la pérennité du système. Il a souligné que les personnes vulnérables continueront d’être accompagnées.

    Aujourd’hui, près de 88 % des Rwandais sont couverts par cette assurance. Les contributions ont été réajustées selon les catégories socio-économiques, allant de 3 000 à 20 000 francs rwandais, tandis que les plus démunis bénéficient d’une prise en charge totale par l’État.

    Lire aussi: Mutuelle de Santé au Rwanda après 25 ans: vers une contribution plus juste et une couverture élargie

    Le Premier ministre a expliqué que cette révision s’explique notamment par l’élargissement des prestations couvertes, incluant désormais des soins coûteux tels que le traitement du cancer, la dialyse, les transplantations d’organes, ainsi que des interventions spécialisées en cardiologie et en chirurgie orthopédique.

    Il a illustré cet effort par un exemple concret: un patient nécessitant des séances de dialyse trois fois par semaine devrait débourser plus de 9,4 millions de francs rwandais par an sans assurance, contre seulement 10 % de ce montant pour un assuré.

    Des investissements croissants dans la santé

    Au cours de la dernière décennie, les dépenses du fonds de la mutuelle ont plus que doublé, passant de 39 milliards de francs rwandais en 2015/2016 à près de 98 milliards en 2024/2025. Les réformes engagées devraient permettre de mobiliser près de 70 milliards de francs rwandais de contributions des membres d’ici 2026/2027, soit 48 % des besoins, le reste étant pris en charge par l’État.

    Dans le même temps, le gouvernement a renforcé les capacités du système de santé national. Des services médicaux avancés, autrefois indisponibles dans le pays, sont désormais accessibles localement, notamment les greffes de reins, les transplantations de moelle osseuse ou encore les examens de pointe pour le diagnostic du cancer.

    Ces avancées ont permis au Rwanda d’économiser environ 800 000 dollars depuis 2022, en réduisant le nombre de patients contraints de se faire soigner à l’étranger. Elles contribuent également à attirer des patients venus d’autres pays.

    Faire face à la montée des maladies non transmissibles

    Malgré ces progrès, le Premier ministre a alerté sur la hausse préoccupante des maladies non transmissibles. Les cas d’hypertension ont plus que doublé entre 2019 et 2025, tandis que le nombre de patients diabétiques a fortement augmenté.

    Pour y répondre, le gouvernement a rapproché les services de dépistage et de traitement des citoyens, en les décentralisant vers les structures de santé de proximité et en renforçant les programmes communautaires.

    Le cancer constitue également un défi majeur, avec une nette augmentation des cas ces dernières années. Les cancers du sein et du col de l’utérus sont les plus fréquents chez les femmes, tandis que les hommes sont davantage touchés par les cancers de la prostate et du système digestif.

    Dans cette perspective, le Rwanda ambitionne d’éliminer le cancer du col de l’utérus d’ici 2027, grâce à une stratégie reposant sur la vaccination de 90 % des adolescentes, le dépistage de 70 % des femmes âgées de 30 à 49 ans et la prise en charge d’au moins 90 % des cas diagnostiqués.

    Une gouvernance centrée sur le bien-être du citoyen

    Au-delà des chiffres, Le Premier ministre Justin Nsengiyumva a insisté sur la philosophie qui guide l’action gouvernementale : placer le citoyen au cœur du développement.

    Selon lui, l’amélioration de la santé des Rwandais constitue un levier essentiel pour renforcer leur productivité, leur bien-être et leur contribution à l’économie nationale.

    Reconnaissant certaines incompréhensions liées aux nouvelles mesures, il a assuré que le gouvernement continuera à dialoguer avec la population et à apporter des solutions adaptées aux préoccupations exprimées.

  • Sécurité frontalière : le Rwanda et la Tanzanie renforcent leur coopération militaire à Karagwe

    Les Forces de défense du Rwanda (RDF) et les Forces de défense du peuple tanzanien (TPDF) ont clôturé, ce jeudi 26 mars 2026, la 15ᵉ réunion des commandants de proximité, tenue dans le district de Karagwe, en Tanzanie.

    Pendant trois jours, les deux parties ont échangé sur les moyens de renforcer la sécurité transfrontalière et la coopération militaire bilatérale.

    Cette rencontre a réuni des commandants de la 5ᵉ Division d’infanterie des RDF et de la 202ᵉ Brigade d’infanterie des TPDF, toutes deux déployées le long de la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie. Les discussions ont permis d’évaluer les progrès réalisés depuis la précédente session, organisée au Rwanda du 2 au 4 décembre 2025, et d’examiner les défis sécuritaires persistants.

    Des menaces transfrontalières au cœur des échanges

    Coprésidée par le général de Brigade Gabriel Elias Kwiligwa, commandant de la 202ᵉ Brigade d’infanterie tanzanienne, et le général Major Ruki Karusisi, commandant de la 5ᵉ Division d’infanterie des RDF, la réunion a également vu la participation d’attachés de défense des deux pays.

    Les participants ont passé en revue plusieurs préoccupations majeures liées à la sécurité transfrontalière, notamment la contrebande, le trafic de drogue, la pêche illégale dans les zones aquatiques frontalières, ainsi que les franchissements irréguliers de la frontière.

    Des mesures concrètes pour une coopération renforcée

    À l’issue des travaux, les deux délégations ont convenu d’un ensemble de mesures visant à intensifier leur collaboration. Celles-ci incluent le renforcement du partage d’informations, l’organisation de patrouilles conjointes et l’intensification des actions de sensibilisation auprès des communautés vivant le long de la frontière.

    Les deux forces ont également décidé d’élargir les activités de coopération civilo-militaire (CIMIC) afin de consolider les relations avec les populations locales. Parmi les autres initiatives figurent l’organisation d’activités sportives amicales entre militaires et la promotion de l’utilisation des postes frontaliers officiels.

    Dans cette dynamique, la réunion a recommandé l’établissement d’un point de passage officiel entre Kibale, dans le district de Kayonza au Rwanda, et Bweranyange, dans le district de Karagwe en Tanzanie, afin de mieux réguler les mouvements et de lutter contre les traversées illégales.

    Un engagement commun pour la paix et la stabilité

    Dans son allocution de clôture, le general de Brigade Gabriel Elias Kwiligwa a salué la solidité de la collaboration entre les deux forces, tout en exprimant sa gratitude à la délégation rwandaise pour sa participation. Il a souligné que la poursuite de cette coopération contribuera à renforcer la paix, la sécurité et le professionnalisme au sein des deux armées.

    Lire aussi: Karagwe: Réunion des commandants de proximité entre la RDF et la TPDF pour traiter des questions transfrontalières

    S’exprimant au nom des RDF, le général Major Ruki Karusisi a remercié les TPDF pour leur accueil chaleureux et a réaffirmé l’engagement des deux parties à garantir la sécurité le long de leur frontière commune. Il a également indiqué que les conclusions de cette réunion viennent consolider davantage la coordination à travers des efforts conjoints et un partage accru d’informations.

  • Le Commissaire général de la Police rwandaise CG Namuhoranye au Kenya pour une réunion sur les armes légères

    Dans le cadre de sa visite officielle en Kenya, l’Inspecteur général de la Rwanda National Police, CG Felix Namuhoranye, a procédé ce mercredi 25 mars 2026 à l’ouverture d’un dialogue de haut niveau consacré à la mise en œuvre du Protocole de Nairobi.

    Selon une information rendue publique par la Police du Rwanda, Cette rencontre stratégique, organisée sous son autorité en tant que président du Comité technique consultatif du Centre régional sur les armes légères, s’inscrit dans une dynamique régionale visant à intensifier les efforts de prévention, de contrôle et de réduction de la prolifération des armes légères et de petit calibre.

    Au cœur des échanges, les participants ont examiné les mécanismes permettant de renforcer l’efficacité des politiques sécuritaires dans la région, face aux défis persistants liés à la circulation illicite des armes. L’objectif affiché est de consolider une approche coordonnée entre les États pour garantir la stabilité et la sécurité durables.

    Les travaux ont abouti au lancement du tableau de bord régional de mise en œuvre du Protocole, un outil destiné à évaluer les progrès réalisés par les pays membres et à identifier les domaines nécessitant des actions renforcées.

    La cérémonie de lancement a été présidée par Raymond Omollo, Secrétaire principal au ministère de l’Intérieur et de l’Administration nationale de la République du Kenya.

    L’événement a également réuni plusieurs personnalités de premier plan, dont l’Inspecteur général du Service de Police National du Kenya, le Secrétaire exécutif du Centre régional sur les armes légères, ainsi que des membres du corps diplomatique et d’autres hauts responsables.