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  • Le Rwanda réclame au Royaume-Uni réparation ou excuses pour violation du partenariat sur les réfugiés

    La procédure d’arbitrage entre le Rwanda et le Royaume-Uni s’est ouverte ce 18 mars 2026, avec les observations liminaires du représentant du gouvernement rwandais.

    Devant la Cour permanente d’arbitrage, dans l’affaire Rwanda c. Royaume-Uni (PCA Case No. 45-2025), le ministre de la Justice, Emmanuel Ugirashebuja, a prononcé l’allocution d’ouverture du Rwanda.

    Il a rappelé l’attachement profond de son pays à la protection des réfugiés, soulignant que l’histoire du Rwanda est marquée par l’expérience du déplacement et de l’exil. Cette mémoire collective a façonné une politique nationale axée sur l’accueil et l’intégration.

    Le Rwanda accueille aujourd’hui plus de 130 000 réfugiés et demandeurs d’asile, enregistrés auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, venant de la région et de pays plus lointains, tels que la Libye ou l’Afghanistan. Le ministre Ugirashebuja a cité, comme exemple récent, l’accueil de 164 demandeurs d’asile libyens dans le cadre d’un accord avec le HCR.

    Il a également rappelé l’approche ambitieuse du Rwanda:

    “Les réfugiés ne sont pas considérés comme des bénéficiaires passifs d’aide humanitaire, mais comme des acteurs pouvant contribuer à la société. Cette vision se concrétise dans la stratégie conjointe adoptée en mai 2021 avec le HCR, visant l’inclusion économique des réfugiés et des communautés hôtes, transformant la présence de réfugiés en levier de développement local.”

    Des initiatives emblématiques ont été mises en avant: “l’accueil d’étudiantes afghanes privées d’éducation par les talibans, avec la relocalisation à Kigali de la School of Leadership Afghanistan, et l’intégration de plus de 200 étudiants soudanais en médecine, dont la formation avait été interrompue par la guerre civile.”

    C’est dans ce contexte que le Royaume-Uni a choisi le Rwanda pour développer une approche innovante de la migration: le Partenariat pour la migration et le développement économique (MEDP), annoncé en avril 2022. Le partenariat visait à la fois à dissuader les migrations dangereuses et à s’attaquer aux causes structurelles de l’émigration irrégulière, notamment les inégalités économiques.

    Mutuellement bénéfique, le MEDP devait permettre au Royaume-Uni de limiter l’immigration illégale à travers la Manche, tandis que le Rwanda renforçait ses capacités d’accueil et d’intégration. Kigali a mis en œuvre ses engagements à grande vitesse: réformes constitutionnelles, législatives et administratives, création d’un tribunal d’appel pour les demandes d’asile, mise en place de structures ministérielles dédiées et préparation d’infrastructures d’accueil, générant des coûts importants.

    Le ministre a également détaillé la création du Fonds de transformation économique et d’intégration (ETIF), destiné à soutenir une croissance économique inclusive et à améliorer les conditions de vie des réfugiés et des communautés hôtes. Le Royaume-Uni s’était engagé à verser 50 millions de livres sterling en avril 2025 et 50 millions supplémentaires en avril 2026.

    Toutefois, suite au changement de gouvernement à Londres en juillet 2024, le nouveau Premier ministre a annoncé l’abandon du “programme Rwanda”, laissant Kigali découvrir la décision par les médias.

    Selon le ministre Ugirashebuja, le Royaume-Uni a ensuite refusé d’exécuter ses obligations financières et de procéder à la réinstallation des réfugiés vulnérables, prévues par l’accord, tout en retardant formellement la dénonciation du traité jusqu’en décembre 2025.

    Selon le Ministre Ugirashebuja: “Le Rwanda demande désormais soit une compensation modeste — inférieure à 10 % du budget annuel du HCR au Rwanda —, soit des excuses pour le non-respect de ses engagements.” Il a insisté sur le fait que l’arbitrage était la seule voie restante pour faire respecter les droits du Rwanda et la légalité du partenariat.

    Ugirashebuja a réaffirmé la position rwandaise: la coopération internationale repose sur la confiance, la bonne foi et le respect des engagements. “La parole donnée entre États doit être respectée, sans exception”, a-t-il martelé, soulignant que, quelle que soit l’issue de la procédure, le Rwanda resterait engagé à contribuer à la solution de la crise migratoire mondiale, en offrant protection, dignité et opportunités aux réfugiés et migrants.

  • Arbitrage international: le Rwanda et le Royaume-Uni devant la Cour permanente d’arbitrage

    L’arbitrage opposant la République du Rwanda au Royaume-Uni devant la Cour permanente d’arbitrage s’ouvre ce 18 mars 2026. Au cœur de cette affaire ne se trouve ni une demande d’indemnisation financière ni un quelconque gain matériel, mais un principe fondamental du droit international: le respect, de bonne foi, des engagements librement conclus entre États souverains.

    Le différend découle du Partenariat pour la migration et le développement économique (MEDP), conclu en avril 2022 entre le Rwanda et le Royaume-Uni. Cet accord se voulait une réponse conjointe et innovante au défi mondial des migrations irrégulières.

    Pour le Royaume-Uni, il s’agissait notamment de lutter contre les traversées dangereuses de la Manche. Pour le Rwanda, ce partenariat s’inscrivait dans une politique nationale de longue date axée sur la protection des réfugiés et leur inclusion socio-économique.

    Depuis plusieurs décennies, le Rwanda accueille des réfugiés issus de la région et d’ailleurs. Le pays compte aujourd’hui plus de 138 000 réfugiés et demandeurs d’asile enregistrés. Son approche repose sur la conviction que ces populations ne doivent pas rester indéfiniment dépendantes de l’aide humanitaire, mais doivent pouvoir contribuer activement aux sociétés qui les accueillent.

    Cette vision se reflète notamment dans la stratégie conjointe menée avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, visant à transformer les camps en communautés économiquement intégrées. Le partenariat avec le Royaume-Uni s’inscrivait ainsi dans une démarche plus large visant à concilier protection des réfugiés et développement économique.

    Dans cette logique, le Rwanda a à plusieurs reprises démontré sa volonté d’accueillir des populations vulnérables. Le pays a notamment reçu des étudiantes afghanes après l’interdiction de l’éducation des filles par les talibans, en relocalisant à Kigali la School of Leadership Afghanistan (SOLA). Il a également accueilli des centaines d’étudiants en médecine soudanais déplacés par les conflits, ainsi que des demandeurs d’asile évacués de Libye dans le cadre de dispositifs humanitaires internationaux.

    Le partenariat entre le Rwanda et le Royaume-Uni a été formalisé par un accord international juridiquement contraignant, entré en vigueur en avril 2024. Celui-ci prévoyait plusieurs obligations pour le Royaume-Uni, notamment des dispositions financières destinées à soutenir l’intégration des réfugiés, ainsi qu’un engagement à négocier la réinstallation au Royaume-Uni de certains des réfugiés les plus vulnérables présents au Rwanda.

    Toutefois, à la suite d’un changement de gouvernement à Londres en juillet 2024, le nouveau Premier ministre britannique a publiquement déclaré que le « programme Rwanda » était « mort et enterré ». Le Rwanda affirme avoir appris cette décision par voie médiatique, et non par les canaux diplomatiques.

    Malgré ce tournant politique, le traité est resté juridiquement en vigueur. Le Rwanda indique avoir poursuivi la mise en œuvre de ses engagements, tandis que le Royaume-Uni aurait refusé d’exécuter certaines obligations prévues par l’accord.

    Face à cette situation, Kigali a engagé une procédure d’arbitrage conformément aux mécanismes de règlement des différends prévus par le traité. La position rwandaise est claire: les accords internationaux ne peuvent être ignorés au gré des changements de priorités politiques internes.

    Au centre du litige se trouve le principe juridique de pacta sunt servanda, selon lequel les engagements doivent être respectés. Ce principe garantit la stabilité, la prévisibilité et la confiance dans les relations internationales, indépendamment de la taille ou de l’influence des États.

    En saisissant la juridiction arbitrale, le Rwanda affirme son attachement à ce fondement du droit international. Le pays souligne avoir conclu ce partenariat de bonne foi, investi des efforts significatifs dans sa mise en œuvre, et attendu en retour le respect des engagements pris.

    Au-delà du différend bilatéral, cette procédure soulève une question plus large pour la communauté internationale : celle de savoir si des accords juridiquement contraignants peuvent être unilatéralement écartés lorsqu’ils deviennent politiquement contraignants.

    Pour le Rwanda, la réponse ne souffre d’aucune ambiguïté. La coopération internationale repose sur le respect mutuel, la bonne foi et la sécurité juridique. Tous les États, quels que soient leur poids ou leur influence, doivent pouvoir compter sur la parole donnée.

    Le Rwanda réaffirme, enfin, sa volonté de poursuivre la coopération avec ses partenaires internationaux afin de répondre à la crise migratoire mondiale et d’offrir protection et perspectives aux personnes en quête de sécurité. Mais, insiste-t-il, cette coopération doit s’appuyer sur un principe simple et durable: le respect des engagements librement consentis entre États souverains.

  • Détroit d’Ormuz: Un passage stratégique qui fait trembler le monde en 2026

    Par Fulgence Niyonagize

    Passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, le détroit d’Ormuz est aujourd’hui au cœur d’une crise majeure. Entre affrontements militaires, chute du trafic maritime et flambée des prix de l’énergie, ce corridor étroit menace l’équilibre économique mondial.

    Depuis plusieurs semaines, le détroit d’Ormuz s’impose comme l’un des points les plus sensibles de la planète. Entre frappes militaires, menaces de blocage et attaques ciblées contre des navires, ce couloir maritime vital concentre désormais les inquiétudes des marchés, des États et des populations.

    Situé entre l’Iran et Oman, ce passage long d’environ 167 km et large de 33 km au point le plus étroit — avec seulement deux voies de navigation de 3 km chacune — constitue un véritable goulot d’étranglement énergétique mondial.

    Chaque jour, en temps normal, entre 20 et 21 millions de barils de pétrole y transitent, soit près de 20 % de la consommation mondiale et environ 30 % du commerce maritime de pétrole. À cela s’ajoute près de 25 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), principalement exporté par le Qatar. Mais en ce mois de mars 2026, cette artère vitale vacille.

    Guerre en mer: un détroit presque à l’arrêt

    Depuis le 28 février 2026, la situation s’est brutalement détériorée après des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, suivies de représailles directes dans le Golfe.

    Les effets sur le trafic maritime sont immédiats et spectaculaires. En quelques jours, le passage des pétroliers a chuté de 60 à 70 %, avec, par moments, un quasi-arrêt total. Dans le même temps, les primes d’assurance maritime ont explosé, multipliées par cinq à dix.

    Sur le terrain, les incidents se multiplient. Entre 10 et 15 navires commerciaux ont été touchés ou abandonnés. L’utilisation de drones armés, de missiles et de mines maritimes a été signalée, rendant certaines zones totalement impraticables pour les navires civils.

    Dans ce contexte, Téhéran adopte une posture à la fois ferme et ambiguë : Le détroit n’est pas fermé, mais aucun navire ne peut passer. Une déclaration qui illustre une réalité de plus en plus évidente: sans fermeture officielle, le détroit est devenu, dans les faits, inaccessible.

    Pétrole sous pression: une onde de choc mondiale

    La crise dans le détroit d’Ormuz a immédiatement secoué les marchés mondiaux. Les prix du pétrole ont bondi, passant de 75–80 USD à plus de 100 USD le baril, avec des projections pouvant atteindre 120 à 150 USD en cas de blocage prolongé. En parallèle, les coûts du transport maritime se sont envolés, notamment sous l’effet de l’augmentation des assurances, pouvant atteindre +500 %.

    Les conséquences dépassent largement la région. La hausse des prix du carburant se fait déjà sentir dans plusieurs pays, alimentant les craintes d’une inflation mondiale accrue. Les économies dépendantes des importations énergétiques, notamment en Afrique et en Asie, sont particulièrement vulnérables.

    L’Asie, qui absorbe plus de 80% du pétrole transitant par Ormuz, se trouve en première ligne. Des puissances économiques comme la Chine, l’Inde, le Japon ou encore la Corée du Sud sont directement exposées à cette instabilité.

    Pour de nombreux analystes, il s’agit de la plus grave perturbation énergétique depuis les chocs pétroliers des années 1970.

    Un point de rupture géopolitique

    Au-delà des enjeux économiques, le détroit d’Ormuz est devenu un véritable théâtre de confrontation stratégique.

    La présence militaire s’est fortement intensifiée, avec des dizaines de navires de guerre déployés dans la zone, une surveillance accrue par drones et satellites, et des tentatives, encore limitées, de mise en place d’une coalition navale internationale menée par les États-Unis.

    Chaque incident, chaque attaque, chaque déclaration peut désormais faire basculer la situation. Le détroit est devenu un baromètre des tensions mondiales, où s’entrecroisent rivalités militaires, enjeux énergétiques et stratégies de puissance.

    Malgré l’escalade, une fermeture totale et durable reste peu probable. L’Iran dépend lui-même de ce corridor pour exporter une partie de son pétrole, ce qui limite ses options. Mais une chose est désormais certaine: il n’est pas nécessaire de fermer totalement le détroit pour provoquer une crise mondiale. Une perturbation partielle suffit à déstabiliser les marchés, à faire grimper les prix et à fragiliser les économies.

    Dans un monde interconnecté, le détroit d’Ormuz rappelle une réalité essentielle: les routes de l’énergie sont aussi des lignes de fracture géopolitiques.

  • CAN 2025: la CAF déclare le Sénégal forfait, Dakar saisit le TAS

    Le verdict est tombé et il fait déjà grand bruit. Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (FRMF) a décidé de déclarer le Sénégal forfait lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, attribuant officiellement la victoire au Maroc sur le score de 3-0.

    Cette décision fait suite à un recours introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football, jugé recevable et fondé par l’instance d’appel. En conséquence, la décision initiale du Jury disciplinaire a été annulée.

    La CAF estime que le comportement de l’équipe sénégalaise entre dans le champ des articles 82 et 84 du règlement, conduisant à une sanction lourde: le forfait pur et simple.

    Deux mois après une victoire du Sénégal sur le terrain (1-0), le scénario est totalement inversé. Le match est désormais homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, qui hérite ainsi du titre continental.

    Selon la décision, la Fédération Sénégalaise de Football a enfreint les règles à travers le comportement de son équipe, justifiant l’application de l’article 84 du règlement de la compétition.

    Sanctions disciplinaires ajustées

    Le Jury d’Appel s’est également prononcé sur plusieurs incidents liés à cette finale.

    Le joueur marocain Ismaël Saibari a été reconnu coupable d’un comportement fautif. Sa sanction a toutefois été allégée: deux matchs de suspension, dont un avec sursis, et l’annulation de l’amende de 100 000 dollars initialement infligée.

    Par ailleurs, la responsabilité de la FRMF a été confirmée dans l’incident impliquant les ramasseurs de balles, avec une amende réduite à 50 000 dollars. En revanche, la sanction de 100 000 dollars liée aux interférences autour de la zone VAR a été maintenue. L’amende concernant l’incident du laser a, elle, été revue à la baisse, à 10 000 dollars.

    Le Sénégal contre-attaque devant le TAS

    Face à ce qu’elle considère comme une décision “inique, sans précédent et inacceptable”, la Fédération sénégalaise de Football (FSF) n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié dans la nuit du 17 au 18 mars, la FSF a annoncé avoir saisi le Tribunal Arbitral du Sport, basé à Lausanne.

    L’instance sénégalaise conteste fermement l’interprétation du règlement par la CAF. Elle estime que le comportement de son équipe ne justifie en aucun cas une sanction aussi lourde et juge la décision “disproportionnée et préjudiciable au football sénégalais”.

    La FSF souligne également que l’annulation de la première décision repose notamment sur un vice de procédure, la CAF estimant que le droit d’être entendu de la partie marocaine n’aurait pas été respecté en première instance.

  • Le français gagne du terrain: 396 millions de locuteurs et une nouvelle dynamique mondiale

    Le rapport 2026 sur la langue française dans le monde a été officiellement lancé lors d’une cérémonie organisée à Québec, marquant une étape clé dans l’évaluation de la vitalité de la Francophonie à l’échelle mondiale.

    Présenté par la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, aux côtés du ministre québécois des Relations internationales et de la Francophonie, Christopher Skeete, ce rapport met en lumière des données actualisées couvrant les dimensions démographique, économique, éducative, culturelle et numérique du français.

    Cet événement d’envergure internationale offre une lecture approfondie des évolutions et des perspectives du français, qui continue de s’affirmer comme un puissant vecteur d’influence, de coopération et de développement à l’échelle mondiale.

    L’édition 2026 se distingue par l’introduction d’une nouvelle méthodologie d’analyse, fondée sur le début de l’alphabétisation en français. Cette approche innovante complète les outils existants et permet de mieux appréhender le poids géopolitique et géolinguistique de l’espace francophone.

    Les résultats confirment une dynamique remarquable: le français compte désormais 396 millions de locuteurs dans le monde. Cette progression hisse la langue au quatrième rang mondial, derrière l’anglais, le chinois et l’espagnol, et devant l’arabe standard.

    “Le rapport 2026 nous révèle que le nombre de locuteurs de français atteint désormais 396 millions, faisant passer la langue française de la 5e à la 4e position mondiale. Réjouissons-nous de ce chiffre et contribuons ensemble à le faire prospérer”, a déclaré Louise Mushikiwabo, saluant une évolution porteuse pour l’avenir de la Francophonie.

    En marge de ce lancement, la Secrétaire générale de l’OIF a été reçue en audience par le Premier ministre du Québec, François Legault. Les échanges ont porté sur des priorités communes, notamment la consolidation de la place du français dans le monde et le renforcement de la Francophonie économique.

    Louise Mushikiwabo a également exprimé sa gratitude envers le dirigeant québécois, dont le mandat arrive à son terme, pour son engagement constant en faveur de la promotion de la langue française.

  • Diplomatie rwandaise: Nduhungirehe et Mukazayire en déplacement pour soutenir le troisième mandat de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF

    En visite officielle à Djibouti, le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, porteur d’un message spécial du président Paul Kagame, a été reçu par le président Ismaïl Omar Guelleh.

    Au cœur des échanges: la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    Lors de la rencontre diplomatique, les deux responsables ont évoqué les enjeux liés à la reconduction de la secrétaire générale actuelle de l’OIF, soulignant l’importance de son leadership dans la promotion du multilatéralisme et de la coopération internationale.

    “Nous avons abordé la candidature et les réformes que Louise Mushikiwabo a déjà initiées pour rendre l’organisation plus efficace, dynamique, crédible et pertinente à l’échelle mondiale, et pour assurer une continuité institutionnelle,” a déclaré Olivier Nduhungirehe au micro de Radio Télévision Djibouti.

    Louise Mushikiwabo, ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères, exerce les fonctions de secrétaire générale de l’OIF depuis 2019 et conduit actuellement son second mandat, réélu en 2022 par consensus des États membres.

    Le Rwanda a officiellement reconfirmé sa candidature pour un troisième mandat, initiative qui s’inscrit dans la perspective du 20e Sommet de la Francophonie, prévu en novembre à Phnom Penh, au Cambodge, où l’élection du nouveau secrétaire général est attendue.

    Parallèlement à Djibouti, la ministre rwandaise des Sports, Nelly Mukazayire, a mené des consultations similaires en Mauritanie. La ministre des Sports, Nelly Mukazayire, a été reçue par le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

    Les entretiens ont notamment porté sur la candidature de la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, pour un nouveau mandat, ainsi que sur la sollicitation du soutien de la Mauritanie.

    L’OIF regroupe des États et gouvernements partageant une affiliation à la langue française et à la coopération culturelle, politique et économique. Depuis sa nomination, Louise Mushikiwabo a été saluée pour ses efforts visant à renforcer l’influence et la visibilité de la Francophonie sur la scène internationale.

    Si elle est réélue, elle deviendrait la deuxième secrétaire générale de l’OIF à exercer trois mandats, après l’ancien président sénégalais Abdou Diouf.

  • Le Collège de commandement et d’état-major des RDF lance un cours des relations internationales et sécurité

    Le Collège de commandement et d’état-major des Forces de Défense du Rwanda (RDF) a lancé lundi le 16 mars 2026 un cours dess “relations internationales et sécurité”, premier d’une nouvelle série de programmes de niveau stratégique développés en partenariat avec l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR).

    Maj Gen Eugene Nkubito, Commander of the 3rd Division Le général Major, Eugene Nkubito, commandant de la 3ᵉ division, qui a officiellement inauguré la formation au nom du chef d’état-major des RDF, a déclaré que cet événement représente bien plus que l’introduction d’un nouveau programme académique.

    “Ce cours représente un investissement dans le leadership stratégique, un investissement dans la préparation intellectuelle et, en définitive, un investissement dans la sécurité nationale et régionale”, a-t-il affirmé.

    Le général Major Nkubito a souligné que les défis sécuritaires actuels sont de plus en plus complexes et interconnectés. “La compétition stratégique, les disruptions technologiques, les menaces transnationales et l’évolution des dynamiques géopolitiques exigent des dirigeants capables de penser au-delà du champ de bataille — des dirigeants qui comprennent l’environnement politique, diplomatique et stratégique global dans lequel les décisions en matière de sécurité sont prises”, a-t-il expliqué.

    Il a exhorté les premiers participants du programme à saisir cette opportunité pour élargir leurs perspectives, remettre en question leurs hypothèses et développer des réseaux de coopération, afin de renforcer la capacité collective à faire face aux défis sécuritaires communs.

    Dans son intervention, le commandant du Collège de commandement et d’état-major des RDF, le général de brigade Andrew Nyamvumba, a indiqué que ce cours a été conçu pour renforcer les capacités des cadres supérieurs à comprendre les dynamiques internationales, à évaluer les risques stratégiques et à contribuer efficacement aux processus d’élaboration des politiques et de prise de décision.

    Il a ajouté que cette initiative reflète l’engagement continu des Rwanda Defence Force à investir dans l’enseignement militaire professionnel et dans le développement du leadership stratégique.

    Le général de brigade Nyamvumba a également salué le partenariat entre le Collège et l’UNITAR, soulignant que cette collaboration démontre l’importance de créer des passerelles entre les institutions de sécurité, les organisations internationales et les milieux académiques, afin de former des dirigeants capables de relever les défis complexes de notre époque.

    Le cours nouvellement lancé s’étendra sur 30 jours et réunit 25 participants issus des Forces Défence Rwanda (RDF), de la Police Nationale (RNP), du Service national de renseignement et de sécurité (NISS) et des Services Correctionnels du Rwanda (RCS).

    La cérémonie de lancement a réuni plusieurs hauts responsables, dont des représentants d’Euclid University, de l’Université du Rwanda et d’autres établissements d’enseignement supérieur.

  • Les ingénieurs des Forces de défense du Rwanda de retour au pays après une mission humanitaire en Jamaïque

    Un contingent d’ingénieurs militaires des Forces de défense du Rwanda (RDF) est rentré sain et sauf au pays aujourd’hui, après avoir mené à bien une mission d’appui humanitaire en Jamaïque.

    Déployée pendant deux mois, l’équipe avait pour mission de contribuer à la réhabilitation des infrastructures endommagées par le puissant Ouragan Melissa, qui a frappé la région des Caraïbes fin octobre 2025, causant d’importants dégâts matériels et humains.

    Ce déploiement s’inscrivait dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale entre le Rwanda et la Jamaïque, visant à appuyer la reconstruction des infrastructures critiques détruites lors de catastrophes naturelles.

    Au cours de leur mission, les ingénieurs des RDF ont travaillé en étroite collaboration avec la Jamaica Defence Force ainsi qu’avec les autorités locales, afin de réhabiliter des habitations et des établissements scolaires endommagés par le cyclone.

    Leur intervention a contribué à accélérer les efforts de relèvement, notamment en participant à la reconstruction des logements des populations sinistrées, dans un contexte de réponse humanitaire de grande ampleur.

    À leur arrivée à l’aéroport international de Kigali, les ingénieurs ont été accueillis par le général de division Alex Kagame, chef d’état-major de la Force de réserve des RDF.

    Ce dernier a salué la réussite de la mission, tout en félicitant le contingent pour son professionnalisme, sa discipline et son sens élevé du devoir. Il les a également remerciés d’avoir représenté dignement le Rwanda à l’étranger, soulignant que leur comportement exemplaire reflète les valeurs nationales et contribue au rayonnement du pays.

    Le général a insisté sur le fait que cette mission a non seulement contribué de manière significative à la reconstruction des communautés affectées en Jamaïque, mais a également consolidé l’image du Rwanda en tant que partenaire fiable dans les opérations internationales d’assistance humanitaire et de réponse aux catastrophes.

    Le succès de ce déploiement, ainsi que le retour sans incident du contingent, illustrent le renforcement du partenariat entre le Rwanda et la Jamaïque, tout en mettant en lumière l’importance de la coopération internationale dans la gestion des catastrophes naturelles et la reconstruction de communautés résilientes.

    Adieux émouvants et reconnaissance de la Jamaïque

    Sur le compte X des JDF, un message d’adieu a été publié.

    Les militaires des Forces de défense du Rwanda (RDF) ont quitté la Jamaïque, marquant la fin d’un déploiement de deux mois consacré aux efforts de reconstruction dans l’ouest de l’île, durement touchée par l’ouragan Melissa.

    Le contingent a été raccompagné à son départ par le commandement de la Jamaica Defence Force (JDF), notamment le lieutenant-colonel Alicia Cooper-Nelson et le lieutenant-colonel Carl Clarke, témoignant de la reconnaissance des autorités militaires jamaïcaines.

    Photos par le soldat Joewell Black, Quartier général de la Jamaica Defence Force

    Durant leur mission, les ingénieurs rwandais, en collaboration étroite avec leurs homologues jamaïcains, ont contribué à la réhabilitation des habitations endommagées dans les paroisses de Trelawny et de St. James, parmi les zones les plus affectées par le passage du cyclone.

    Dans un message empreint de gratitude, les autorités jamaïcaines ont salué “l’engagement constant” et le soutien apporté par le contingent rwandais, qualifiant leur contribution de “véritable témoignage” des valeurs d’unité, de travail et de patriotisme.

    Elles ont également souligné que cette intervention restera marquante, tant par le dévouement des militaires rwandais que par son importance dans la réponse à l’une des catastrophes naturelles les plus sévères de l’histoire récente du pays.

  • L’économie rwandaise enregistre une croissance de 9,4 % en 2025

    L’économie rwandaise a affiché une croissance soutenue de 9,4 % en 2025, excédant l’objectif projeté de 7,0 %. Cette annonce a été faite le 16 mars 2026, conjointement par le ministre des Finances et de la Planification économique et le directeur général adjoint de l’Institut national de la statistique du Rwanda (NISR). Cette performance témoigne d’une croissance robuste et résiliente dans l’ensemble des secteurs.

    Selon le rapport officiel sur le PIB, la valeur de l’économie aux prix courants du marché a atteint 23 387 milliards de francs rwandais en 2025, contre 19 918 milliards de francs rwandais en 2024, soit une progression significative.

    “Nous avions projeté une croissance de 7 %, mais les chiffres définitifs montrent que nous avons atteint 9,4 %. Il s’agit d’une croissance forte et résiliente”, a déclaré le ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa. “Elle reflète les efforts soutenus des Rwandais dans tous les secteurs et confirme l’efficacité de nos politiques économiques. Dans le cadre de la strategie nationale de transformation (NST2), nous anticipons une croissance moyenne de 9,3 %. Si ce rythme est maintenu, nous obtiendrons une croissance qui va au-delà des chiffres.”

    La dynamique de croissance s’est renforcée au fil de l’année. Les données trimestrielles indiquent une progression continue, passant de 6,5 % au premier trimestre à 7,8 % au deuxième, avant d’atteindre un pic de 11,8 % au troisième trimestre, pour s’établir à 11,2 % au quatrième trimestre.

    Performances sectorielles

    Le secteur des services, principal contributeur au PIB avec une part de 52 %, a progressé de 9 %. Le commerce de gros et de détail a enregistré une hausse de 15 %, tout comme les services d’information et de communication. Les services financiers ont connu une croissance de 7 %, tandis que les activités de transport ont également augmenté de 7 %, portées notamment par une progression de 11 % du transport terrestre.

    Le secteur industriel a crû de 11 %, représentant 22 % du PIB. Les industries extractives (mines et carrières) ont dominé cette performance avec une croissance de 17 %, soutenue par une hausse de 33 % des activités minières. Le secteur de la construction a progressé de 11 %, tandis que l’industrie manufacturière a enregistré une croissance de 10 %, stimulée par une augmentation de 35 % de la production de minéraux non métalliques, notamment le ciment.

    Le secteur agricole a affiché une croissance de 7 %, représentant 20 % du PIB. La production vivrière a augmenté de 3 %, tandis que les cultures d’exportation ont connu une progression remarquable de 32 %. La production de café a bondi de 60 %, alors que celle de thé a progressé de 8 %.

    Concernant certaines évolutions sectorielles, le directeur général adjoint du NISR, Jean Claude Mwizerwa, a apporté des précisions:

    “Le ralentissement observé dans les services de santé n’est pas préoccupant. Notre analyse montre que, bien que des investissements importants aient été réalisés ces dernières années, leurs effets ne sont pas toujours immédiats. Nous anticipons une amélioration des indicateurs dans les prochaines périodes.”

    Il a également souligné que le recul du transport aérien s’inscrit dans une tendance mondiale plutôt que dans un problème structurel local, ajoutant que “le transport terrestre, qui a progressé de 11 %, demeure l’épine dorsale de la mobilité intérieure”.

    Source: MINECOFIN

  • Mission des RDF à Cabo Delgado: Nduhungirehe insiste sur la nécessité d’un financement previsible

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a rappelé ce lundi que les forces de défense du Rwanda(RDF) déployées dans la province de Cabo Delgado, au Mozambique, ne peuvent poursuivre leur mission de lutte contre le terrorisme sans un soutien financier stable et un respect constant de leur rôle par la communauté internationale.

    Dans un message diffusé par la Ministère des Affaires étrangères sur X, Amb. Nduhungirehe a souligné que les soldats rwandais ne peuvent pas continuer à intervenir tout en étant critiqués en permanence, sanctionnés ou soumis à des pressions injustifiées.

    “Nous avons voulu rappeler que nos forces, en effectuant cette mission pour le Mozambique, pour la population locale et pour la communauté internationale ainsi que pour les entreprises qui investissent dans la région, ne peuvent pas travailler si elles sont sans cesse critiquées ou sanctionnés”, a déclaré le ministre lors d’une interview accordée à la radio Agasaro Kaburaga.

    La déclaration intervient après la publication d’informations par le média Bloomberg, indiquant que le financement européen de la mission, à hauteur de 20 milliards d’euros, prendra fin en mai 2026, sans plan de renouvellement pour l’instant.

    Face à ces annonces, la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, et le ministre Nduhungirehe avaient rappelé que le Rwanda contribue de manière significative à cette opération et qu’il est prêt à suspendre sa participation si les conditions deviennent défavorables ou si l’Union européenne cesse son soutien.

    “Nous n’avons pas pris de décision définitive pour arrêter la mission. Il s’agit d’un rappel du rôle et de l’importance de nos forces. Depuis juillet 2021, nos soldats sont déployés au Mozambique à la demande de ce pays ami pour lutter contre le groupe terroriste Ansar al-Sunna, affilié à l’État islamique”, a précisé le ministre.

    Selon Amb. Nduhungirehe, l’intervention rwandaise a permis de restaurer la sécurité et la stabilité dans la région: les civils ont pu retourner dans leurs foyers, les élèves reprendre le chemin de l’école, et les activités économiques, notamment les investissements dans le secteur gazier, ont été relancées.

    “En quatre à cinq ans, nos forces ont accompli un travail considérable. Nous avons fourni un soutien bien plus important que celui de l’Union européenne et payé le prix fort avec des vies perdues pour garantir la paix dans la region”, a-t-il ajouté.

    Le ministre a insisté sur le fait que les soldats rwandaises continueront leur mission si le financement européen est maintenu et si les conditions de travail respectent leurs contributions. Dans le cas contraire, le Rwanda pourrait se retirer, laissant la possibilité à d’autres pays ou forces de prendre le relais.

    Les RDF sont présentes à Cabo Delgado depuis juillet 2021, suite à la demande officielle du Mozambique, afin de contenir les activités terroristes qui déstabilisaient gravement la province depuis 2017.