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  • “Nier l’indéniable et défendre l’indéfendable” – Le ministre Bizimana répond à Jean-Luc Habyarimana

    La polémique a enflé sur le réseau social X, lorsque Jean-Luc Habyarimana, fils de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, a réagi aux déclarations du président Paul Kagame devant le corps diplomatique accrédité à Kigali, au sujet de sa visite récente en République démocratique du Congo (RDC), perçue comme une connivence avec les FDLR.

    Le ministre du MINUBUMWE, Dr Jean Damascene Bizimana, a riposté avec force, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de réhabilitation du régime Habyarimana.

    Dans sa rétholique, Jean-Luc Habyarimana a rejeté les accusations selon lesquelles sa visite à Kinshasa aurait des intentions illégitimes.

    “Mes visites à Kinshasa relevaient d’un cadre strictement privé. Mon engagement est exclusivement politique et pacifique,” a-t-il déclaré sur X.

    Il a également tenté de défendre la mémoire de son père : “Le régime de Juvénal Habyarimana se fondait sur la devise ‘Unité, Paix et Développement’. Aucun discours de haine ni menace contre les Tutsi n’a jamais été prononcé sous sa présidence.”

    Selon Jean-Luc Habyarimana, le génocide contre les Tutsi s’est déclenché après l’attentat ayant abattu l’avion présidentiel transportant son père le 6 avril 1994, et son père ne pourrait être tenu responsable de sa planification.

    La réponse du ministre Bizimana

    Le ministre Bizimana n’a pas tardé à répondre, dénonçant une “tentative de sanctification du régime génocidaire de Juvénal Habyarimana”. Dans un message publié sur X, il a rappelé les crimes passés du père de Jean-Luc :

    “Tel père, tel fils! Jean Luc Habyarimana, pris dans un rêve sadique de parvenir à la résurrection du pouvoir unitaire et criminel de son père, tente plusieurs manœuvres pour blanchir ce régime. La photographie des faits dune évidence imperturbable prouve tout le contraire.

    Bizimana a détaillé plusieurs épisodes marquants :

    • 22 décembre 1963 : Juvénal Habyarimana, alors doyen des militaires rwandais entrés dans l’armée au début des années 1960, participa sous l’autorité du président Kayibanda à la liquidation physique, à la prison de Ruhengeri, de 30 anciens chefs et cadres administratifs pour la plupart tutsi, mais aussi hutu comme Michel Rwagasana, ancien secrétaire général du Parti UNAR, considéré comme symbole de la monarchie bannie, diabolisée par le parti extrémiste PARMEHUTU et plus tard par le MRND de Juvénal Habyarimana. C’est le premier crime d’État connu accompli par ce haut gradé militaire, père de Jean-Luc.
    • 1973-1976 : Après son accession au pouvoir, Habyarimana ordonne l’arrestation et l’emprisonnement de plus de 70 politiciens et hauts fonctionnaires hutu du Centre et du Sud du Rwanda. La plupart sont assassinés clandestinement, sous la direction du major Théoneste Lizinde et des directeurs de prison de Gisenyi et Ruhengeri.

    L’assassinat du président Kayibanda

    Bizimana rappelle également que Kayibanda, ancien président et mentor politique de Habyarimana, a été astreint à l’inanition et à la soif dans sa résidence avant de décéder en 1976. Selon le major Lizinde, dans sa lettre publiée en 1991, le décès de Kayibanda résulte directement de la planification et des ordres donnés par Juvénal Habyarimana et ses collaborateurs proches, dont le beau-frère Protais Zigiranyirazo.

    • 1987-1989 : Une vague d’assassinats d’État touche des personnalités dénonçant la mafia d’État et les violations des droits civiques, dont l’Américaine Diane Fossey (assassinée le 27 décembre 1987), l’Abbé Silvio Sindambiwe (7 novembre 1989) et d’autres figures politiques et militaires.

    Il s’ensuit l’assassinat du courageux Abbé Silvio Sindambiwe, qui, dès son arrivée à la direction du journal catholique Kinyamateka en avril 1980, s’efforçait de dénoncer les crimes du régime. Il fut assassiné le 7 novembre 1989, peu après son retour d’Allemagne, où il avait participé au Congrès international du journalisme. D’autres assassinats ont suivi, notamment ceux de la députée Félicula Nyiramutarambirwa (10 mai 1989), du Dr François Muganza et d’autres.

    Au sein même de l’armée, Habyarimana n’a pas hésité à éliminer des hauts officiers, dont le colonel Stanislas Mayuya, tué le 19 avril 1988.

    Les preuves internationales de la préparation du génocide

    Le ministre Bizimana a également rappelé les éléments internationaux :

    • 1993 : Une commission internationale met en évidence l’implication des plus hautes autorités, dont Habyarimana, dans les massacres à grande échelle des populations tutsi.
    • 1994 : Le général Roméo Dallaire, chef militaire de la MINUAR, alerte l’ONU sur les plans d’extermination des Tutsi, confirmés par de nombreux rapports de renseignement belge et de l’ONU, concernant la distribution d’armes aux milices Interahamwe et Impuzamugambi.

    Nier l’évidence, c’est perdre toute crédibilité

    Le ministre conclut :

    “Jean Luc, aux dates de préparation et de perpétration de ces faits graves, votre père était vivant et aux commandes du pouvoir politique et militaire. Ces faits graves étant constatés, il importe de vous rappeler qu’à force de nier l’indéniable et de défendre l’indéfendable, vous prouvez votre absence de crédibilité, votre malhonnêteté intellectuelle et votre manque d’humanité. L’histoire ne cessera de reprocher à très juste titre des crimes horribles à votre père, au premier rang desquels le génocide des Tutsi du Rwanda.”

  • Réponse ferme à Jean-Luc Habyarimana: le ministre Olivier Nduhungirehe dénonce une “menace sérieuse contre le Rwanda”

    Un échange particulièrement tendu s’est déroulé sur le réseau social X, où le ministre rwandais des Affaires étrangères Olivier Nduhungirehe a recadré Jean-Luc Habyarimana, fils de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, en exil en France.

    Le débat fait suite aux déclarations du président Paul Kagame, qui avait récemment évoqué les déplacements de Jean-Luc Habyarimana en République démocratique du Congo, les associant à de possibles connexions avec des groupes hostiles au Rwanda, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

    Dans sa réaction, Jean-Luc Habyarimana a rejeté ces accusations, affirmant que ses visites à Kinshasa relevaient d’un cadre strictement privé. Il a également soutenu que son engagement était exclusivement politique et pacifique.

    Il a aussi cherché à défendre la mémoire de son père, affirmant que l’ancien régime se fondait sur la devise “Unité, Paix et Développement”. Selon lui, aucun discours de haine ni aucune menace contre les Tutsi n’aurait été prononcé sous la présidence de Juvénal Habyarimana.

    Il soutient également que le génocide contre les Tutsi s’est déclenché après l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, qui avait abattu l’avion présidentiel transportant son père, rejetant ainsi toute responsabilité de ce dernier dans la planification du génocide.

    Mais ces explications n’ont pas convaincu le ministre. Dans une réponse directe et particulièrement ferme, Olivier Nduhungirehe a rejeté les justifications avancées par Jean-Luc Habyarimana.

    Selon lui, la longue déclaration de ce dernier ne répond pas à la question centrale soulevée par le président Kagame, à savoir la nature réelle de ses déplacements en RDC.

    Le ministre estime par ailleurs que Jean-Luc Habyarimana mêle volontairement plusieurs sujets sans lien direct avec la polémique actuelle, notamment en tentant de défendre l’héritage politique de son père.

    Olivier Nduhungirehe rappelle à ce propos que de nombreuses familles de victimes du régime de l’époque, ainsi que des rescapés de massacres survenus dans différentes régions du Rwanda au début des années 1990, contesteraient une telle lecture de l’histoire.

    Le ministre rappelle que de nombreuses familles rwandaises portent encore la mémoire de violences attribuées au régime de la Première République. Il cite notamment les proches de Félicula Nyiramutarambirwa, du père Silvio Sindambiwe ainsi que d’autres critiques du pouvoir de l’époque, tous assassinés sous ce régime. Il évoque également les survivants tutsi des massacres survenus au début des années 1990 dans plusieurs régions du pays, notamment à Murambi, Kibilira, Bugesera ou Mukingo.

    Dans sa réponse, il évoque également un témoignage présenté comme accablant devant l’Auditorat militaire belge le 22 juin 1994. Selon ce témoignage, “des témoins oculaires, filles d’une autre victime de l’attentat du 6 avril 1994, ont affirmé vous avoir vu menacer de tirer, avec le fusil d’assaut automatique Vektor R4que vous portiez, sur la dépouille de lancienne Première ministre Agathe Uwilingiyimana, assassinée ce matin-là.”

    Olivier Nduhungirehe insiste toutefois sur la question qu’il juge essentielle: les déplacements répétés de Jean-Luc Habyarimana en RDC. Présenter ces voyages comme de simples visites privées relève, selon les mots du ministre, d’“une insulte à l’intelligence”.

    Le ministre affirme par ailleurs que Jean-Luc Habyarimana aurait choisi de s’impliquer politiquement auprès d’acteurs hostiles au Rwanda, notamment les FDLR, ainsi qu’auprès des autorités congolaises dirigées par le président Félix Tshisekedi.

    Selon lui, ces démarches pourraient s’inscrire dans une tentative de planification d’actions subversives contre le Rwanda. “Nous prenons cette menace très au sérieux”, a déclaré le ministre, soulignant que les autorités rwandaises restent attentives à toute activité susceptible de porter atteinte à la sécurité du pays.

  • 8 mars: Jeannette Kagame appelle à alléger les charges des femmes et à renforcer l’égalité

    À l’occasion du Mois international des femmes, la Première Dame du Rwanda, Jeannette Kagame, a souhaité à toutes les femmes un heureux mois et livré un message profond appelant la société à reconnaître pleinement la valeur des femmes, à réduire les injustices auxquelles elles font face et à poursuivre les efforts vers une égalité réelle entre les femmes et les hommes.

    Dans son message, elle a d’abord rappelé que chaque célébration de la Journée internationale des droits des femmes intervient dans un contexte particulier. Selon elle, le monde traverse actuellement une période marquée par des conflits et des tensions, qui semblent avoir remplacé la pandémie comme principale source d’inquiétude pour l’humanité.

    La Première Dame a regretté que, dans de nombreux cas, lorsque des conflits éclatent ou que des guerres sont déclenchées pour des intérêts politiques, le sort des femmes est souvent relégué au second plan.

    Cependant, elle s’est réjouie de constater que cette année, femmes et hommes ont refusé d’ignorer ces réalités. Les violences et injustices subies par les femmes, notamment les violences basées sur le genre, ont été dénoncées, tandis que d’autres formes d’inégalités parfois considérées comme ordinaires — comme l’exploitation des rôles assignés aux femmes — ont également été mises en lumière.

    Une charge disproportionnée portée par les femmes

    Jeannette Kagame a souligné que, au-delà des menaces visibles auxquelles les femmes peuvent être confrontées, il existe aussi des obstacles plus subtils qui freinent leur potentiel. Elle a évoqué une sorte de “cage invisible” qui limite les opportunités des femmes tout en leur imposant des responsabilités disproportionnées.

    Elle a notamment dénoncé l’idée répandue selon laquelle les femmes devraient être capables de “tout faire”, que ce soit au sein de la famille, dans la société ou dans leur carrière.

    Pour la Première Dame, cette attente est injuste.

    “Les femmes ne peuvent pas tout faire, et elles ne devraient pas être obligées de le faire”, a-t-elle insisté, appelant la société à réfléchir sérieusement à la manière d’alléger les charges qui pèsent sur elles.

    Elle a illustré cette idée par une image symbolique : tout comme le soleil ne peut pas éclairer tous les endroits à la fois et laisse place à la lune pour permettre au jour de se reposer, les responsabilités doivent être partagées.

    La valeur et les sacrifices des femmes

    Dans son message, Jeannette Kagame a décrit la femme comme celle qui donne la vie, protège, nourrit et enrichit l’existence humaine. Elle a comparé l’amour d’une femme à une œuvre d’art façonnée par un sculpteur ou par un peintre.

    Pourtant, malgré leur contribution immense à la société, les femmes reçoivent rarement la reconnaissance qu’elles méritent.

    Elle a souligné que, même si la féminité est une richesse, être une femme s’accompagne souvent d’injustices et de sacrifices. Dans certains contextes, a-t-elle expliqué, la condition féminine semble même synonyme de lutte constante pour survivre et d’endurance face aux difficultés.

    La Première Dame a également dénoncé les préjugés qui continuent de pénaliser les femmes. Selon elle, la biologie qui permet aux femmes de donner la vie est parfois utilisée comme un argument pour leur imposer davantage de contraintes.

    Elle a aussi évoqué les dilemmes permanents auxquels les femmes sont confrontées, notamment lorsqu’elles doivent choisir entre leurs responsabilités familiales et leur épanouissement personnel ou professionnel.

    “Il est normal de vouloir plus. Il est normal d’être plus”, a-t-elle affirmé, encourageant les femmes à poursuivre leurs ambitions professionnelles et entrepreneuriales.

    Le Rwanda, un exemple d’avancées pour les femmes

    Jeannette Kagame s’est toutefois dite reconnaissante de vivre à une époque où des progrès importants ont été réalisés, en particulier au Rwanda.

    Elle a salué la volonté politique du pays en faveur de l’autonomisation des femmes, ainsi que les cadres législatifs et les politiques publiques qui favorisent l’égalité des chances. Ces mesures ont permis aux femmes de participer davantage aux sphères de décision et de contribuer activement au développement national.

    Au Rwanda, les femmes occupent aujourd’hui une place importante dans les institutions publiques et participent activement à la reconstruction et au développement du pays, notamment depuis la période qui a suivi le génocide contre les Tutsi de 1994.

    La Première Dame a toutefois rappelé que les progrès réalisés doivent être continuellement consolidés.

    Un hommage aux femmes et un appel à l’action

    Jeannette Kagame a rendu hommage à toutes les femmes qui, à travers l’histoire, ont défendu la dignité humaine et contribué à construire des sociétés plus justes.

    Elle a salué la détermination et la résilience de nombreuses femmes qui ont fait preuve de courage dans des contextes difficiles, parfois sans recevoir la reconnaissance qu’elles méritaient.

    Elle a également encouragé les femmes à renforcer leur confiance, à défendre leurs droits et ceux des autres femmes et filles, et à protéger leur santé physique et mentale.

    La Première Dame a insisté sur l’importance pour les femmes de s’aimer elles-mêmes avec la même douceur qu’elles offrent aux autres.

    Un message aux hommes et aux communautés

    Dans son message, Jeannette Kagame s’est aussi adressée aux hommes qui soutiennent et défendent les femmes — qu’il s’agisse de leurs mères, épouses, sœurs ou filles.

    Elle leur a exprimé sa reconnaissance, affirmant que l’histoire se souviendra de leur engagement.

    Elle a toutefois interpellé ceux qui négligent leurs responsabilités familiales, rappelant que la création d’un foyer harmonieux et la protection du bien-être de la famille sont des responsabilités partagées.

    La Première Dame a également appelé les communautés à jouer un rôle central dans la promotion de l’égalité entre les sexes, notamment en élevant des garçons qui respectent et défendent l’égalité.

    Selon elle, les parents doivent être prêts à tenir leurs enfants — garçons comme filles — également responsables de leurs actes.

    Vers un avenir plus égalitaire

    Alors que s’ouvre le mois consacré aux femmes, Jeannette Kagame a appelé la société à poursuivre les efforts pour réduire les inégalités entre les sexes.

    Elle a exprimé l’espoir de voir un jour un monde où l’écart entre les femmes et les hommes sera définitivement comblé, où les avancées technologiques serviront l’inclusion, et où les femmes recevront enfin la reconnaissance qu’elles méritent.

    La Première Dame a conclu son message en rappelant qu’une société plus juste ne peut être construite que par l’engagement collectif.

    “Comment les femmes feront-elles tout?”, s’est-elle interrogée, avant de répondre: “Elles ne devraient pas avoir à tout faire.”

  • Éditorial: Aux femmes rwandaises, Heureuse Journée internationale des droits des femmes

    La Journée internationale des droits des femmes est célébrée cette année sous le thème: “Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles.” Au Rwanda, le thème retenu est: “La femme est une personne de grande dignité.”

    Cette journée ne doit pas être seulement un moment de célébration, mais surtout une occasion de réfléchir au sens véritable de l’égalité entre les femmes et les hommes.

    L’égalité de genre ne signifie ni rivalité ni domination. Elle repose sur un principe simple: la femme et l’homme ont la même dignité, les mêmes droits et la même responsabilité dans la construction de la société. Le progrès durable ne peut se bâtir que sur le respect mutuel et la complémentarité.

    Le Rwanda a accompli des avancées remarquables dans la promotion des femmes, notamment dans la représentation politique, l’accès à l’éducation et la participation au développement national. Ces progrès doivent être salués et consolidés.

    Mais la véritable égalité ne se mesure pas seulement dans les institutions. Elle se vit d’abord dans les familles, dans les foyers et dans les relations quotidiennes entre femmes et hommes.

    C’est pourquoi toute forme de violence basée sur le genre doit être rejetée avec la plus grande fermeté. Pendant longtemps, la société a justement dénoncé les violences faites aux femmes, un combat légitime qui doit se poursuivre sans relâche. Toutefois, l’égalité véritable exige aussi de reconnaître que la violence n’a pas de genre et qu’aucune personne ne doit en être victime.

    Les cas où certains hommes subissent des violences dans leurs foyers ne doivent ni être ignorés ni banalisés. La lutte contre les violences basées sur le genre concerne tout le monde. Une femme qui maltraite un homme ne défend pas l’égalité; elle la trahit. De la même manière, un homme qui opprime une femme s’oppose aux valeurs de justice et de respect que la société veut promouvoir.

    Le message du 8 mars s’adresse donc à chacun: aux femmes comme aux hommes. L’égalité ne se construit pas contre l’autre, mais avec l’autre.

    En cette Journée internationale des droits des femmes, La Une souhaite une excellente journée à toutes les femmes rwandaises, en saluant leur contribution essentielle au développement des familles, des communautés et de la nation.

    Que cette journée soit une source d’inspiration pour continuer à bâtir une société fondée sur l’égalité, la dignité et le respect mutuel.

    Car une nation forte est celle où l’égalité rime avec respect, et où aucune violence n’a sa place dans les familles comme dans la société.

  • Arusha: Le président Museveni prend la tête de la Communauté D’Afrique de l’Est

    Le Premier ministre rwandais Dr Justin Nsengiyumva a représenté le président Paul Kagame au 25ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), tenu le 7 mars 2026 à Arusha, en Tanzanie.

    Cette rencontre annuelle, la plus haute instance décisionnelle de l’organisation régionale, a réuni les dirigeants des pays membres afin d’examiner les progrès de l’intégration régionale et d’adopter de nouvelles orientations politiques et économiques.

    Museveni succède à Ruto à la tête de la CAE

    Lors de ce sommet, le président kényan William Samoei Ruto, dont le mandat arrivait à son terme, a officiellement transmis la présidence tournante de la CAE au président ougandais Yoweri Kaguta Museveni pour l’année à venir. Ce passage de relais s’inscrit dans le système de rotation annuelle entre les chefs d’État des pays membres de la communauté.

    En acceptant cette responsabilité, le président Museveni a appelé les pays africains à renforcer leur unité et leur intégration économique. Selon lui, la prospérité du continent dépend de la production et de l’accès à de grands marchés régionaux.

    Il a souligné que des marchés fragmentés maintiennent l’Afrique dans la pauvreté et que l’intégration régionale demeure essentielle pour assurer la prospérité des populations.

    Des décisions importantes pour le fonctionnement de la communauté

    Les chefs d’État ont adopté plusieurs mesures visant à renforcer l’équité et l’efficacité au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est.

    Parmi les principales décisions prises :

    • Adoption d’une nouvelle formule de financement du budget de la communauté:
      • 50 % de contributions égales des États partenaires,
      • 50 % de contributions évaluées selon la capacité économique des pays, avec une mise en œuvre prévue à partir du 1er juillet 2026.
    • Annulation exceptionnelle de 50 % des arriérés dus par les États membres à la communauté, à condition que les 50 % restants soient payés dans un délai de deux ans à compter du 7 mars 2026.
    • Décision que les députés de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est (EALA) seront désormais rémunérés par leurs parlements nationaux respectifs, une mesure qui prendra effet en décembre 2027, à la fin du mandat de l’assemblée actuelle.
    • Fixation du quorum pour les réunions des organes et institutions de la communauté à deux tiers des États membres.

    Dans son discours de fin de mandat, le président sortant William Ruto a souligné les progrès réalisés pendant son année à la tête de l’organisation. Selon lui, les échanges commerciaux entre les États membres ont connu une croissance importante, passant d’environ 33 milliards de dollars en 2024 à plus de 40 milliards de dollars en 2025.

    Le sommet a également marqué la nomination de Stephen Patrick Mbundi, de Tanzanie, comme nouveau secrétaire général de la Communauté d’Afrique de l’Est, succédant à la Kényane Veronica Nduva.

    La communauté regroupe désormais plus de 329 millions de citoyens dans huit pays membres.

  • Quand les femmes avancent, c’est toute la Nation qui progresse

    Par Fify Olive Mukundwa – l’auteure est une lectrice du journal La Une

    À l’occasion de la Journé internationale des droits des femmes, (NDLR: célébrée tous les 8 mars), je rends un hommage profond à toutes les femmes qui, par leur courage, leur travail et leur détermination, contribuent chaque jour au développement et à l’avenir de notre Pays des Mille Collines.

    Depuis ma jeunesse, j’ai eu l’honneur de représenter les jeunes, puis les femmes. Cet engagement m’a permis de porter la voix de nombreuses femmes et de soutenir leur participation dans la vie sociale et communautaire.

    Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à notre Première Dame, Madame Jeannette Kagame. Son engagement, son leadership et sa vision inspirent de nombreuses femmes et jeunes filles.

    À travers son exemple, elle montre que les femmes ont les mêmes capacités, la même intelligence et la même force que les hommes pour contribuer pleinement au développement de notre pays.

    Particulièrement pour moi, elle m’encourage à continuer à travailler pour la promotion des femmes et des jeunes filles.

    Je souhaite aussi remercier l’Apôtre, Madame Mignone Kabera, pour sa vision, son engagement spirituel et son inspiration qui encouragent de nombreuses femmes à avancer avec foi, courage et dignité.

    Je rends également hommage aux femmes militaires et policières engagées dans leurs missions pour la paix. Par leur courage, leur discipline et leur dévouement, elles contribuent à la sécurité, à la stabilité et à la dignité de notre nation.

    Je souhaite également une excellente Journée internationale des droits des femmes à toutes les femmes de la diaspora rwandaise, qui malgré la distance, continuent de contribuer activement au développement de notre pays et d’inspirer de nombreux compatriotes.

    La femme n’est pas seulement le pilier de la famille: elle est aussi une actrice essentielle du progrès social, économique et politique de notre pays.

    En cette journée spéciale, j’encourage toutes les femmes et les jeunes filles à croire en leur potentiel, à s’engager avec courage et à continuer de bâtir un avenir rassurant et plus prospère.

    Bonne Journée internationale des droits des femmes à toutes !

    Umunsi Mwiza ba “Mutimawurugo”

     

  • Nyagatare: Le sport unit les femmes pour lutter contre les violences et célébrer la Journée internationale des droits des femmes

    Par Mariette UWAMALIYA

    Le 6 mars 2026, le Stade du District de Nyagatare a accueilli un match amical exceptionnel sous les projecteurs illuminant le terrain comme en plein jour.

    Sur le terrain modernisé, les joueuses des deux équipes étaient vêtues de tenues sportives adaptées, prêtes à démontrer leur talent, tandis que les spectateurs suivaient chaque action avec enthousiasme et applaudissements.

    Ce match a opposé l’équipe féminine du District de Nyagatare à celle du Rwanda Women’s Network (RWN), dans le cadre des célébrations de la Journée internationale des droits des femmes, prévue le 8 mars.

    L’événement visait également à sensibiliser la population sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants à travers le sport.

    Le match, rythmé par l’énergie et l’engagement des deux équipes, s’est soldé par une victoire de Rwanda Women’s Network, qui a remporté la rencontre sur le score de 2-1.

    Iragena Solange a marqué le premier but à la 20ᵉ minute, suivi par Consolée à la 87ᵉ minute. Pour Nyagatare, Niyonambaje Sangwa Valery a inscrit l’unique but de son équipe.

    Elle a confié que sa réussite était le fruit d’une bonne collaboration avec ses coéquipières et d’un engagement total envers son équipe.

    “J’ai commencé à jouer au football en 2019 au secondaire et je l’aimais beaucoup, mais je n’avais pas souvent l’occasion de jouer. Aujourd’hui, revenir sur le terrain et marquer un but est une immense joie” a déclaré Niyonambaje.

    Du côté de Rwanda Women’s Network, l’entraîneur Munyaneza Faustin a salué la victoire tout en soulignant que leurs actions dépassent le cadre du sport :

    “Au-delà du football, nous menons des initiatives pour le développement des femmes. Nous promouvons, par exemple, l’usage de combustibles propres dans les foyers pour protéger l’environnement. Notre équipe sportive reflète également notre engagement pour l’autonomisation des femmes”, a-t-il expliqué.

    Madame Juliet Murekatete, Vice-maire du District, a participé au match en portant le numéro 9.

    Madame Juliet, Vice – Maire du District de Nyagatare

    Elle a souligné que le sport constitue un outil efficace pour rassembler les citoyens et transmettre des messages importants sur la sécurité familiale et sociale.

    “Nous avons organisé ce match pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes et sensibiliser sur des problématiques telles que la drogue, les grossesses précoces et les violences faites aux enfants. Le sport nous permet d’aborder ces sujets de manière conviviale et constructive“, a-t-elle indiqué, appelant les parents à s’impliquer activement dans l’éducation et la protection de leurs enfants.

    Parmi les spectateurs, nombreux étaient ceux souhaitant la continuité de ce type d’initiatives pour permettre aux citoyens et aux jeunes de se rencontrer, d’échanger et de promouvoir le bien-être familial et la sécurité.

    Joseph Kamana a résumé cet esprit:

    “Ce match amical a montré que le sport est un outil puissant pour rassembler les communautés, discuter des problèmes sociaux et trouver des solutions pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.”

    L’équipe de RWN
  • Le Rwanda lèvera ses mesures de défense si Kinshasa respecte l’accord de Washington – Le président Kagame au corps diplomatique

    Le Président du Rwanda, Paul Kagame, a affirmé que le Rwanda est prêt à lever ses mesures de défense si Kinshasa respecte les engagements prévus dans l’accord de Washington, tout en rappelant que la sécurité nationale demeure une responsabilité fondamentale pour tout État.Le chef de l’État s’exprimait vendredi soir lors d’un dîner offert, avec la Première Dame Jeannette Kagame, en l’honneur des membres du corps diplomatique accrédités au Rwanda.

    La rencontre, à laquelle ont également pris part des responsables du gouvernement ainsi que des hauts responsables des forces de sécurité, s’est tenue au Kigali Convention Centre.

    Cette cérémonie diplomatique a fait suite à la présentation officielle des lettres de créance par vingt nouveaux chefs de missions diplomatiques nouvellement accrédités auprès de la République du Rwanda.

    Lire aussi: Diplomatie : 20 nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au président Kagame

    Dans son allocution devant les diplomates, Paul Kagame a insisté sur l’importance du respect des engagements pris dans les accords de paix, rappelant qu’un accord signé doit engager toutes les parties de manière équitable.

    Selon le président, l’expérience du Rwanda montre cependant une réalité différente, où un seul acteur est souvent appelé à porter l’essentiel des responsabilités.

    “Par définition, un accord de paix signé devrait lier toutes les parties de manière égale et sa mise en œuvre devrait suivre fidèlement le texte. Mais ce n’est pas ce que nous avons constaté. Au contraire, on attend souvent d’une seule partie qu’elle assume presque tout le poids”, a-t-il déclaré.

    Le chef de l’État a également évoqué les transformations géopolitiques en cours dans le monde, estimant qu’aucun pays ne peut aujourd’hui se permettre d’ignorer ces évolutions.
    Il a toutefois souligné qu’un principe fondamental demeure inchangé: le droit et le devoir de chaque État d’assurer la sécurité de ses frontières et de ses citoyens.

    “Quelle que soit l’évolution de l’ordre international, chaque nation conserve le droit et le devoir de garantir la sécurité de ses frontières et de sa population. Le Rwanda ne fait pas exception”, a affirmé Paul Kagame.

    Évoquant la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président Kagame a indiqué que ce conflit n’est ni nouveau ni difficile à comprendre. Selon lui, il perdure depuis plusieurs décennies en raison du manque d’attention et d’engagement de certains acteurs capables d’influencer sa résolution.

    Il a notamment souligné que les préoccupations sécuritaires du Rwanda sont liées à la présence persistante du groupe armé FDLR, dont l’idéologie, a-t-il rappelé, est associée au Génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.

    “Les préoccupations sécuritaires du Rwanda découlent de la présence continue des FDLR et de leur idéologie extrémiste violente, qui est l’idéologie du génocide”, a-t-il expliqué, ajoutant que ce mouvement bénéficierait encore de certains soutiens dans la région et au-delà.

    Devant les diplomates, le président Kagame a également affirmé que la position géographique et l’histoire du Rwanda exigent des mesures de défense appropriées pour protéger ses frontières.

    Il a précisé que les mesures défensives adoptées par le Rwanda visent uniquement à garantir sa sécurité nationale. “Aujourd’hui, le Rwanda fait face à un choix impossible : tolérer la présence continue des FDLR et de leurs réseaux de milices qui se rapprochent de nos frontières, ou nous défendre et être condamnés pour cela”, a déclaré le chef de l’État.

    Paul Kagame a également rappelé l’engagement du Rwanda à ne jamais replonger dans les périodes tragiques de son histoire. “Nous nous sommes fait la promesse de ne jamais revenir aux jours sombres que nous avons connus. Nous ne reviendrons jamais en arrière”, a-t-il affirmé.

    Il a conclu son discours en soulignant que, malgré les défis, le Rwanda continuera d’assumer ses responsabilités avec dignité. “Nous porterons nos responsabilités sur nos épaules et nous resterons dignes”, a-t-il déclaré.

  • Diplomatie : 20 nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au président Kagame

    Le président du Rwanda, Paul Kagame, a reçu ce 6 mars 2026 les lettres de créance de vingt nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République du Rwanda. À l’issue de la cérémonie, plusieurs diplomates ont affirmé leur volonté de renforcer les relations bilatérales et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération avec Kigali.

    Après avoir présenté leurs lettres de créance au chef de l’État, les diplomates qui se sont exprimés devant la presse ont salué la qualité des relations entre le Rwanda et leurs pays respectifs. Ils ont également exprimé leur engagement à consolider cette coopération dans divers domaines et à identifier de nouvelles opportunités de partenariat au bénéfice du développement des deux nations et de leurs populations.

    L’ambassadeur de Suisse, Giles Cerutti, est le premier représentant de son pays à être basé à Kigali depuis l’ouverture de l’ambassade suisse au Rwanda. Il a indiqué qu’il entend consacrer ses efforts au renforcement des relations et à la promotion d’une coopération étroite entre les deux pays.

    Pour sa part, l’ambassadeur de la République du Congo, Mokiemo Jean Félix, a déclaré avoir transmis au président Kagame un message de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, réaffirmant l’amitié et la coopération entre les deux États.

    L’ambassadrice de Gambie au Rwanda, Salimata E. T. Touray, qui sera basée à Addis-Abeba, a souligné que son pays souhaite développer la coopération dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, la justice et la santé, tout en s’inspirant de l’expérience rwandaise en matière de développement.

    « Nous voulons renforcer davantage les relations avec le Rwanda. Nous pouvons coopérer dans différents secteurs, notamment dans les piliers économiques liés à nos programmes de développement national, y compris l’utilisation des technologies », a-t-elle déclaré.

    La Gambie et le Rwanda coopèrent déjà dans plusieurs domaines, notamment la sécurité et la prestation de services publics. Banjul envisage notamment d’adopter la plateforme numérique Irembo afin de moderniser la fourniture des services gouvernementaux grâce aux technologies numériques.

    L’ambassadeur de Slovaquie, Maroš Mitrík, basé à Nairobi, a indiqué que son pays partage de nombreux points communs avec le Rwanda, ce qui devrait contribuer à renforcer davantage les relations bilatérales.

    Il a souligné la volonté de son pays de promouvoir les investissements slovaques au Rwanda et de renforcer les partenariats entre les secteurs privés des deux États. Il a également mentionné la coopération croissante dans le domaine de la cybersécurité, rappelant qu’un accord de coopération a été signé l’année dernière entre les deux pays.

    Le représentant de Malte, Jeffrey Pullicino Orlando, a quant à lui indiqué que Malte et le Rwanda entretiennent déjà de bonnes relations, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation, et qu’il s’engage à poursuivre le renforcement de cette coopération.

    De son côté, l’ambassadrice de Hongrie, Katalin Nyirati, a déclaré que la coopération entre les deux pays dans le domaine de la gestion et de l’approvisionnement en eau potable se poursuivra, tout en explorant d’autres secteurs de collaboration tels que l’éducation et l’investissement.

    L’ambassadrice de Irlande, Margaret Gaynor, basée à Kampala en Ouganda, a indiqué que son pays accorde une importance particulière à la diplomatie et partage cette approche avec le Rwanda, ce qui devrait favoriser un renforcement des relations dans différents domaines.

    L’ambassadeur de Tunisie, Anouar Ben Youssef, a pour sa part affirmé que son pays souhaite intensifier la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de la santé et du transport aérien.

    Parmi les autres diplomates ayant présenté leurs lettres de créance figurent Pedro Léon Cortés Ruiz de Colombie, basé à Nairobi ; Erika Ylonca Álvarez Rodríguez de la République dominicaine, basée en Afrique du Sud ; et Paloma Serra Robles d’Espagne, basée à Dar es Salaam.

    Ont également présenté leurs lettres de créance l’ambassadeur de Namibie, Gabriel Pandureni Sinimbo, basé à Dar es Salaam ; celui de Géorgie, Gia Matcharadze ; celui de Grèce, George Psiachas ; ainsi que Peter Kokowou Lavahun de Sierra Leone, basé à Nairobi, et Barlybay Sadykov du Kazakhstan, également basé à Nairobi.

    Le président Kagame a aussi reçu les lettres de créance de Ntsiouo Castalia Sekete du Lesotho, basée à Addis-Abeba ; de Boubacar Diallo du Mali ; de Victorino-Nká Obiang Maye de Guinée équatoriale ; ainsi que de Mohammed Bin Khalil Faloudah de Arabie saoudite, basé à Kampala.

  • Arusha: le Premier ministre Nsengiyumva représente le président Kagame au sommet de la CAE

    Le Premier ministre du Rwanda, Dr Justin Nsengiyumva, est arrivé à Arusha pour représenter le président Paul Kagame au 25ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), prévu le 7 mars 2026.

    La rencontre se tient au Arusha International Conference Centre et réunira les dirigeants des pays membres de la  CAE afin d’examiner plusieurs questions institutionnelles importantes pour l’organisation régionale.

    À son arrivée à l’Aéroport international de Kilimanjaro à bord de Rwandair, le Premier ministre rwandais a été accueilli le vice-ministre tanzanien de l’Industrie et du Commerce, Dennis L. Londo ainsi que par l’ambassadeur du Rwanda en Tanzanie, Patrick Nyamvumba,

    Au cours de ce sommet, les chefs d’État devront notamment se pencher sur plusieurs dossiers institutionnels majeurs, dont la nomination d’un nouveau président en exercice de la Communauté de l’Afrique de l’Est, la désignation d’un nouveau secrétaire général, ainsi que la nomination de juges à la Court de Justice de la CAE.

    Les dirigeants examineront également le renouvellement du mandat des secrétaires généraux adjoints de l’organisation, des décisions considérées comme essentielles pour le fonctionnement et l’orientation stratégique de la communauté régionale.