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  • MONUSCO: l’Américain James Swan remplace Bintou Keita à la tête de la mission de l’ONU en RDC

    Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a nommé le diplomate américain James Swan au poste de Représentant spécial et chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

    Il succède à la diplomate guinéenne Bintou Keita, qui dirigeait la mission depuis janvier 2021 avant de quitter ses fonctions à la fin de l’année 2025, soit quelques mois avant l’expiration officielle de son mandat prévue en février 2026.

    James Swan possède une longue expérience dans les pays africains confrontés à des transitions politiques et sécuritaires complexes. Il a notamment été ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo entre 2013 et 2016, ainsi qu’ambassadeur à Djibouti de 2008 à 2011.

    Avant cette nomination, il occupait depuis mars 2025 les fonctions de représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Somalie et chef de la Mission d’assistance transitoire des Nations unies dans ce pays.

    Selon le secrétariat de l’ONU, Swan est considéré comme “un diplomate expérimenté ayant une longue carrière dans les pays africains confrontés à des transitions politiques complexes”.

    La nomination de James Swan intervient à un moment particulièrement délicat pour la mission onusienne en RDC. La MONUSCO est notamment chargée de surveiller le cessez-le-feu entre la coalition gouvernementale congolaise et les rebelles de l’AFC/M23, qui contrôlent plusieurs zones stratégiques dans l’est du pays, dont la ville de Goma.

    La situation sécuritaire demeure fragile, avec l’implication de plusieurs acteurs armés aux côtés des forces congolaises, notamment des troupes burundaises, des mercenaires étrangers, les FDLR, les groupes Wazalendo et d’autres milices locales opposées au mouvement AFC/M23.

    Créée en 1999 sous le nom de MONUC avant de devenir MONUSCO en 2010, la mission reste l’une des opérations de maintien de la paix les plus longues et les plus coûteuses des Nations unies, avec plus de 25 milliards de dollars dépensés en un peu plus de vingt ans.

  • Crise dans l’Est de la RDC: Le Ministre Nduhungirehe salue une déclaration “équilibrée” du Groupe de contact international

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a salué la déclaration du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG) sur la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), estimant qu’il s’agit d’une position “équilibrée” face à la complexité du conflit.

    Dans une réaction posté sur son compte X, le chef de la diplomatie rwandaise a souligné que cette déclaration aborde plusieurs préoccupations majeures déjà soulevées par le Rwanda au cours des derniers mois, notamment les violations répétées du cessez-le-feu et les menaces pesant sur les populations civiles.

    “Il s’agit d’une déclaration équilibrée du Groupe de contact international, qui :

    • exprime sa préoccupation face aux violations persistantes du cessez-le-feu, en mettant particulièrement l’accent sur l’utilisation de drones d’attaque contre les populations civiles,

    • appelle toutes les parties à mettre en œuvre leurs obligations et engagements pris dans le cadre des processus de Washington et de Doha (ce qui devrait commencer par la mise en œuvre complète du CONOPS);

    • demande l’ouverture d’un dialogue inter-congolais en République démocratique du Congo afin de compléter les processus de Washington et de Doha;

    • et condamne les incitations à la haine visant les Congolais tutsi.”

    Des inquiétudes face aux violations du cessez-le-feu

    Dans son communiqué publié le 5 mars 2026, le Groupe de contact international, composé notamment de la Belgique, du Danemark, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse, du Royaume-Uni et des États-Unis, exprime sa profonde inquiétude face aux violations persistantes du cessez-le-feu dans l’est de la RDC.

    Ces violations interviennent malgré les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington du 4 décembre 2025 et des discussions de Doha du 19 juillet 2025, qui prévoyaient un cessez-le-feu permanent et la cessation des hostilités.

    Le groupe souligne notamment l’usage de drones dans des opérations militaires, une pratique jugée particulièrement préoccupante car elle fait peser un risque direct sur les populations civiles.

    Selon le communiqué, toutes les parties impliquées dans le conflit doivent cesser immédiatement les hostilités et reprendre les négociations, rappelant qu’il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit.

    Appel au respect des engagements internationaux

    Le Groupe de contact international exhorte également les acteurs du conflit à respecter pleinement leurs engagements dans le cadre des processus de Washington et de Doha, ainsi que les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.

    Le communiqué salue par ailleurs les efforts de médiation menés par plusieurs acteurs internationaux et régionaux, notamment le président togolais Faure Gnassingbé, mandaté par l’Union africaine, ainsi que les initiatives diplomatiques conduites par les États-Unis et le Qatar pour favoriser le dialogue.

    Le groupe insiste aussi sur la nécessité d’ouvrir un dialogue inter-congolais inclusif, réunissant les principaux acteurs politiques et sociaux de la RDC. Une telle démarche est jugée indispensable pour établir une paix durable dans le pays et compléter les processus diplomatiques en cours.

    Par ailleurs, le communiqué appelle toutes les parties à respecter le droit international humanitaire, à garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave aux populations affectées et à faciliter les opérations d’assistance.

    Enfin, le Groupe de contact international condamne fermement les incitations à la haine, à la discrimination ou à la violence, notamment celles visant les communautés rwandophones et les Congolais tutsi.

    Ces recommandations constituent des mesures de bon sens, comme l’a souligné le ministre Olivier Nduhungirehe, qui estime qu’elles correspondent aux positions défendues par le Rwanda depuis plusieurs mois dans la recherche d’une solution politique à la crise dans l’est de la RDC.

  • Volleyball: Kigali accueillera le Championnat d’Afrique des clubs masculins en Avril 2026

    À travers la Fédération Rwandaise de Volleyball, le Rwanda signé un accord avec la Confédération Africaine de Volleyball pour accueillir la prochaine édition du Championnat d’Afrique des clubs masculins.

    L’accord officiel a été signé le 5 mars 2026 à Kigali, lors d’une cérémonie organisée au Kigali Convention Centre. La Fédération Rwandaise de Volleyball était représentée par son président Raphaël Ngarambe, tandis que la Confédération Africaine de Volleyball était représentée par sa présidente Bouchra Hajij.

    La compétition, connue sous le nom de CAVB Men’s African Volleyball Club Championship, se déroulera à Kigali du 20 avril au 3 mai 2026. Elle réunira les meilleures équipes de clubs du continent africain pour deux semaines de compétition de haut niveau.

    Il s’agira de la 47ᵉ édition de ce tournoi annuel qui rassemble les clubs champions de leurs championnats nationaux ainsi que d’autres formations de premier plan à travers l’Afrique. La compétition offre également un accès qualificatif au Championnat du monde des clubs de la FIVB, ce qui en fait l’un des événements les plus importants du volleyball africain.

    Lors de la cérémonie de signature, Raphaël Ngarambe s’est réjoui de l’organisation de ce championnat au Rwanda. Selon lui, cette compétition constitue une opportunité pour les clubs africains de démontrer leur niveau tout en offrant une vitrine au volleyball rwandais sur la scène continentale.

    La présidente de la CAVB, Bouchra Hajij, a salué la capacité du Rwanda à accueillir des événements sportifs internationaux, soulignant notamment la facilité d’obtention de visas pour les délégations africaines et l’expérience du pays dans l’organisation de compétitions majeures. Elle s’est dite convaincue que l’édition 2026 sera exceptionnelle.

    Elle a également salué la vision des autorités rwandaises dans la promotion du sport et le développement des talents, estimant que cette politique contribue au dynamisme économique et à l’image internationale du pays.

    Pour le Rwanda, l’organisation de ce championnat représente une première historique, puisque le pays n’avait encore jamais accueilli cette compétition phare du volleyball africain.

    En tant que pays hôte, le Rwanda pourra engager quatre clubs, généralement les équipes les mieux classées du championnat national précédent. Des formations comme APR VC, Police VC, REG VC et Kepler VC pourraient ainsi représenter le pays.

    Lors de l’édition 2025 disputée à Misurata, en Libye, le club libyen Swehly Sports Club avait remporté le titre, tandis qu’APR VC du Rwanda avait terminé à la quatrième place.

    En 2022, Gisagara VC avait marqué les esprits en décrochant la médaille de bronze, devenant le premier club rwandais à monter sur le podium de cette compétition continentale.

    La ministre des Sports, Nelly Mukazayire, présente lors de la signature de cet accord, a remercié la Confédération africaine de volleyball pour la confiance accordée au Rwanda afin d’accueillir cette compétition continentale.

    Elle a assuré que les participants auront l’occasion de découvrir pourquoi le Rwanda est devenu une destination privilégiée pour l’organisation d’événements sportifs internationaux.

    “C’est un honneur pour nous d’accueillir, pour la première fois, le Championnat d’Afrique des clubs réunissant les équipes championnes de leurs pays. Cette compétition rassemblera 24 clubs de haut niveau. En tant que pays hôte, nous montrerons aux participants que le Rwanda offre un environnement idéal pour exprimer et développer leurs talents au plus haut niveau”, a-t-elle déclaré.

  • “Allez-y et intégrez-vous dans vos communautés pour contribuer à la construction du pays” – DCG Muhisoni aux détenus libérés

    Sous la présidence du Chef de l’État, Paul Kagame, le Conseil des ministres rwandais, réuni le 4 mars 2026 au Village Urugwiro, a adopté une série de décisions fortes, dont l’une retient particulièrement l’attention: la libération conditionnelle de 1 874 personnes privées de liberté par les juridictions du pays.

    Cette mesure, entérinée par un arrêté ministériel adopté, vise à promouvoir la réinsertion sociale et offrir une seconde chance à des détenus ayant fait preuve de bonne conduite dans les centre de détention.

    Le lendemain de l’adoption de la mesure, le 5 mars, près de 220 détenus ont été libérés provisoirement du centre correctionnel de Nyarugenge, situé dans le secteur de Mageragere, à Kigali. Parmi eux, des personnes incarcérées pour des délits variés : vols, coups et blessures, escroqueries, faux et usage de faux, chèques sans provision et autres infractions mineures.

    Avant leur sortie, la Commissaire adjointe de l’autorité rwandaise chargée des services correctionnels, la Commissaire Générale Adjointe, DCG Rose Muhisoni, leur a adressé un discours solennel et responsabilisant:

    • elle les a félicités pour leur comportement pendant leur détention,
    • elle les a invités à s’insérer positivement dans la société, à respecter la loi et à participer activement aux programmes de l’État une fois de retour dans leurs communautés;
    • elle a rappelé que tout retour en prison pour un nouveau délit entraînerait la reprise de l’exécution de leur peine, voire de nouvelles sanctions.

    DCG Muhisoni a aussi insisté sur l’importance de mettre à profit les formations professionnelles et les enseignements reçus en détention pour reconstruire leur vie, en soulignant que « l’énergie et le savoir-faire de chacun sont des atouts pour le développement du pays ».

    Paroles de bénéficiaires

    Parmi les personnes libérées, certaines parmi elle ont exprimé leur gratitude et leurs projets d’avenir:

    Scovia Bantegeye, libérée pour escroquerie, a remercié le président de la République pour cette opportunité : “J’ai été condamnée à deux ans, j’ai fait une année et 11 mois et aujourd’hui je suis prête à changer de vie. J’ai appris la coiffure et je compte ouvrir un salon de beauté”.

    Andrew Bariyo, détenu pour émission de chèque sans provision, a confié: “Cette chance que le pays m’offre est précieuse. J’ai perdu mon travail et vécu des moments difficiles, mais aujourd’hui je veux reprendre ma place dans la société”.

    Théophile Habinshuti, condamné à sept ans pour utilisation de faux billets, après avoir passé plus de cinq ans en détention, a déclaré: “Je remercie le chef de l’État. Je promets de ne plus commettre de crime. Je veux m’intégrer dans la vie active et contribuer au développement du pays”.

    CSP Hilary Sengabo, porte-parole de la Rwanda Correctional Service, a expliqué à la presse que selon les reglementation en vigueur, la libération conditionnelle est soumise à des critères précis: le comportement du détenu en prison, la nature du délit et la durée de peine déjà purgée. Certaines infractions graves, comme les crimes de génocide ou le détournement de biens de l’État, ne sont pas couvertes par cette mesure.

    Il a aussi déclaré à la presse que cette libération récompense les détenus qui ont manife sté leur volonté de réhabilitation et sert aussi d’exemple pour ceux encore en détention: la bonne conduite peut conduire à une libération anticipée.

    Cette initiative ne se limite pas à Nyarugenge: des libérations conditionnelles ont été accordées dans d’autres centres de détention à travers le pays, pour un total de 1 874 bénéficiaires.

  • Résolutions du Conseil des ministers: libération provisoire de 1 874 détenus et adoption de plusieurs décisions majeures

    Le Conseil des ministres, réuni le 4 mars 2026 au Village Urugwiro sous la présidence du Chef de l’État, Paul Kagame, a adopté une série de décisions majeures, dont une mesure de libération provisoire en faveur de 1 874 personnes condamnées par les juridictions.

    Au cours de cette réunion, le Conseil a approuvé un arrêté ministériel accordant une libération conditionnelle à 1 874 détenus.

    Le Conseil des ministres a également approuvé plusieurs projets de lois, notamment:

    • Le projet de loi organique régissant les élections ;
    • Le projet de loi portant organisation de la Commission nationale des droits de la personne ;
    • Le projet de loi encadrant le commerce des actifs numériques ;
    • Deux projets de loi relatifs à la ratification des amendements d’accords de prêts conclus entre le Rwanda et le Fonds international de développement agricole (FIDA), destinés notamment au développement de marchés structurés pour le bétail et à la deuxième phase du projet d’irrigation et de gestion des marais de Kayonza.

     

    Parmi les textes réglementaires adoptés figurent:

    • Un arrêté présidentiel régissant l’Institution chargée de l’Enseignement supérieur ;
    • Un arrêté du Premier ministre fixant l’organigramme de cette institution ;
    • Un statut particulier pour le personnel de l’Unité de renseignement financier ;
    • Des arrêtés relatifs à la gestion des finances publiques ;
    • Des textes encadrant la propriété industrielle, la protection contre les produits contrefaits et la gestion des droits d’auteur et droits connexes.

     

    Le Conseil a validé une politique nationale de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

    Il a également approuvé:

    • L’octroi de licences d’exploitation minière et de carrières ;
    • Un accord entre le Gouvernement du Rwanda et Planner Corretora de Valores S.A portant sur la mise à disposition de terrains publics pour un projet d’abattoir industriel dans le ranch de Gako, district de Bugesera ;
    • Un accord avec Bauhaus International Rwanda Ltd pour le développement immobilier ;
    • La location de terrains publics en faveur de Kivu Waterfront Limited pour des projets d’investissement.

     

    Le Conseil a donné son agrément à plusieurs diplomates appelés à représenter leurs pays au Rwanda :

    • Henrik Nilsson, Ambassadeur de Suède au Rwanda, avec résidence à Kigali ;
    • Tinyiko George Hlungwane, Ambassadeur d’Afrique du Sud au Rwanda, avec résidence à Kigali ;
    • Juan Humberto Macías Pino, Ambassadeur de Cuba au Rwanda, avec résidence à Kampala.

     

    Plusieurs responsables ont été nommés au sein d’institutions, notamment au Conseil d’administration de la Banque centrale, à la Commission d’appel pour les réfugiés, ainsi que dans différents ministères et agences publiques, dont le ministère de l’Administration locale, le ministère de l’Environnement et l’Office rwandais des Mines, du Pétrole et du Gaz.

    Annonces sectorielles

    Le ministère du Genre et de la Promotion de la Famille a informé le Conseil de la célébration, le 8 mars 2026, de la Journée internationale des droits des femmes, ainsi que de la participation du Rwanda à la 70e session de la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme, prévue du 9 au 19 mars 2026.

    Le ministère de la Défense a présenté un programme d’actions communautaires visant l’amélioration du bien-être de la population, qui sera mis en œuvre pendant trois mois à partir du 9 mars 2026, en collaboration avec les forces de sécurité et les autorités locales.

    Enfin, le ministère des Technologies de l’Information et de l’Innovation a annoncé que le Rwanda accueillera, du 2 au 6 juin 2026, une conférence internationale sur le changement climatique organisée par l’International Astronautical Federation (IAF).

  • RURA maintient le prix de l’essence et révise celui du diesel à 1 948 Frw le litre

    L’Autorité rwandaise de régulation des services publics (RURA) a annoncé de nouveaux prix plafonds des produits pétroliers qui seront en vigueur pour les deux prochains mois. Le prix de l’essence reste fixé à 1 989 francs rwandais le litre, tandis que celui du diesel est établi à 1 948 Frw le litre.

    Dans un communiqué publié le 4 mars 2026, RURA précise que ces tarifs entreront en application le 5 mars 2026 à minuit.

    “Les prix plafonds des produits pétroliers, incluant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), sont révisés comme suit: l’essence ne doit pas dépasser 1 989 Frw par litre et le diesel ne doit pas excéder 1 948 Frw par litre”, indique le communiqué.

    RURA explique que cette révision tient compte des fluctuations observées sur le marché international des produits pétroliers ainsi que des mesures prises par le gouvernement rwandais pour atténuer l’impact des perturbations mondiales.

    Sur le marché international, les prix du pétrole ont augmenté de plus de 10 %, en raison du conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui a entraîné la fermeture du détroit d’Hormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole commercialisé dans le monde.

  • La FERWAFA annonce une prochaine nomination du nouvel entraîneur des Amavubi avant la FIFA Series à Kigali

    Le Secrétaire général de la Fédération Rwandaise de Football (FERWAFA), Bonnie Mugabe, a confirmé que l’identité du nouvel entraîneur principal de l’équipe nationale masculine senior, les Amavubi Stars, sera dévoilée avant le début de la série de matchs de la FIFA Series prévue à Kigali le 26 mars 2026.

    Mugabe s’est exprimé à ce sujet mercredi 4 mars 2026 lors de l’émission sportive matinale UrubugaRw’Imikino diffusée sur Radio Rwanda. Il a précisé que la fédération est dans la phase finale du processus de sélection et que l’annonce officielle interviendra prochainement.

    Elle fait suite à un appel international qui avait attiré 688 candidatures valides pour le poste d’entraîneur des Amavubi, dont 18 candidats ont été retenus pour des évaluations initiales avant de réduire le groupe à cinq finalistes.

    “Nous sommes en train de finaliser les derniers détails et dans les jours à venir, le nom du nouvel entraîneur principal sera communiqué au public”, a déclaré Bonnie Mugabe.

    Le Secrétaire général de la FERWAFA a également annoncé que l’équipe nationale se réunira en stage pour préparer la FIFA Series du 16 au 21 mars 2026. Cette phase de préparation vise à permettre au futur entraîneur de travailler avec l’équipe avant les confrontations programmées dans le cadre du tournoi international.

    Selon Mugabe, le nouvel entraîneur collaborera dans un premier temps avec l’équipe et les entraîneurs actuellement affectés à l’équipe nationale afin d’assurer une transition harmonieuse et efficace dans le travail technique et tactique.

    Le processus de recrutement fait partie d’une démarche plus large engagée par la fédération pour renforcer le niveau de compétitivité des Amavubi dans les compétitions internationales à venir, y compris la préparation aux qualifications pour des tournois tels que la Coupe d’Afrique des Nations (CAF) et la Coupe du Monde de la FIFA.

    La FIFA Series, un ensemble de matchs internationaux amicaux souvent intégrés à des programmes de développement ou de promotion du football.

    La FERWAFA se dit engagée à mener un processus de sélection transparent et rigoureux, en s’appuyant sur les qualifications, l’expérience et les résultats des candidats, dans l’objectif de nommer le coach le plus qualifié pour conduire les Amavubi vers de nouveaux succès.

  • La ville de Rouen suspend “sans délai” un employé municipal condamné pour complicité dans le génocide contre les Tutsi

    Claude Muhayimana, employé municipal de la ville de Rouen en France, a été condamné en appel le 27 février 2026 pour complicité de génocide et de complicité de crimes contre l’humanité lors du genocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

    La ville de Rouen a suspendu “sans délai” son employé municipal, Claude Muhayimana, condamné en appel le 27 février pour complicité de génocide et de complicité de crimes contre l’humanité lors du genocide perpétré contre les Tuts en 1994, annonce la municipalité dans un communiqué lundi 2 mars 2026.

    La convocation d’un conseil de discipline “dans les plus bref délais”

    La Ville de Rouen indique avoir engagé une procédure à l’encontre de Claude Muhayimana. “La juge Présidente du Conseil de discipline a d’ores et déjà été saisie à fin de convocation d’un Conseil de discipline dans les plus brefs délais”, précise le communiqué.

    Dans l’attente de la décision, “l’agent est immédiatement suspendu par le Maire. Il ne perçoit aucune rémunération de la Ville”, ajoute la municipalité.

    La cour d’assises d’appel de Paris avait reconnu, vendredi 27 février 2026, le Franco-Rwandais de 65 ans coupable d’avoir transporté des gendarmes et des miliciens Interahamwe, bras armé du régime génocidaire, sur des lieux de massacre de Tutsi à Kibuye et dans les collines avoisinantes, où des dizaines de milliers de personnes ont été tuées.

    Lire aussi: Paris confirme: Claude Muhayimana condamné à 14 ans pour complicité de génocide

    Claude Muhayimana a encore la possibilité de se pourvoir en cassation, mais contrairement à l’appel, cette possibilité de recours n’aura aucune incidence sur la procédure engagée par la Ville

    Source: FranceInfo

  • Le MIGEPROF mobilise les leaders religieux pour renforcer l’égalité et la cohésion familiale

    Le Ministère Du Genre et de la Promotion de la Famille (MIGEPROF) a tenu une conférence consultative avec des organisations religieuses pour souligner le rôle des communautés de foi dans la promotion de l’égalité entre les sexes, la résolution des conflits familiaux et l’édification de familles stables, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme 2026.

    La rencontre, organisée par l’Alliance Évangélique au Rwanda (AER), a réuni des représentants d’une soixantaine d’églises et organisations chrétiennes, ainsi que des responsables gouvernementaux. Les échanges ont porté sur l’importance de l’engagement religieux pour soutenir les politiques nationales de renforcement du tissu familial et de promotion des droits des femmes.

    La ministre du Genre et de la Promotion de la Famille, Consolée Uwimana, a appelé les leaders religieux à utiliser l’influence et la confiance que leur accordent leurs fidèles pour encourager des comportements qui renforcent l’harmonie au sein des foyers.

    Elle a souligné que les chefs religieux peuvent contribuer à la prévention des conflits domestiques, au dialogue familial et à la promotion de responsabilités partagées entre hommes et femmes, éléments essentiels pour bâtir des familles résilientes et pacifiques.

    Selon le ministère, les organisations religieuses jouent un rôle clé dans la diffusion de messages sur la paix familiale, l’égalité de genre et la solidarité communautaire, car ils ont un accès direct à une large part de la population rwandaise.

    En effet, les statistiques nationales montrent qu’une grande majorité des citoyens sont affiliés à une religion, ce qui confère aux institutions religieuses une place stratégique pour accompagner les efforts étatiques en matière de promotion des valeurs sociales et familiales.

    Le représentant de l’AER, Alfred Gatabazi, a expliqué que cette conférence avait été organisée pour valoriser les femmes, en particulier celles qui sont actives au sein des églises, car elles sont considérées comme des personnes de grande valeur pour ces communautés religieuses.

    Il a déclaré: “La Bible nous enseigne aussi que l’homme et la femme sont unis, et que la femme est une mère, le cœur du foyer. Dans nos églises où nous avons des enfants et des hommes, nous avions besoin de cette complémentarité, car l’église est une famille.”

    Les participants à la conférence ont insisté sur la nécessité de renforcer les initiatives communautaires de sensibilisation, notamment à travers des programmes de formation, des séminaires et des sessions de dialogue inter-religieux qui touchent directement les familles et les jeunes.

    Des engagements ont été pris pour intégrer des messages de promotion de la paix sociale et d’égalité des sexes dans les pratiques et les enseignements au sein des communautés religieuses.

    L’AER indique qu’elle organisera des formations spécialisées destinées aux familles, ayant pour objectif de renforcer les structures familiales, de résoudre les problèmes qui y persistent et de former des personnes qui pourront, à leur tour, former d’autres membres de la communauté.

  • Agriculture: les députés exigent des mesures contre les pertes post-récolte du riz et du maïs

    L’Assemblée nationale, via la Chambre des députés, a sommé le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MINAGRI) de présenter des stratégies concrètes pour réduire les pertes après récolte des produits agricoles, notamment le riz et le maïs, lesquels continuent d’être détruits en quantités importantes avant d’atteindre les marchés.

    Cette demande a été formulée lors de la séance plénière du 3 mars 2026, au cours de laquelle les parlementaires ont souligné la nécessité d’obtenir des données exhaustives qui viendront compléter les résultats de l’enquête à mener par l’Institut national de la statistique afin de mieux comprendre et adresser ces pertes.

    Le ministère a été accordé un délai de trois mois pour présenter un plan opérationnel répondant à cette préoccupation nationale, initiative fondée sur l’analyse d’une commission parlementaire spécialisée dans les domaines du foncier, de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement, qui s’est appuyée sur une revue approfondie du rapport de l’Auditeur général des finances de l’État sur les pertes de production agricole.

    Selon les données présentées au Parlement, les pertes après récolte atteignent actuellement 12,4 % pour le riz et 13,8 % pour le maïs, des niveaux jugés supérieurs aux objectifs nationaux qui visent à les ramener à 5 % d’ici 2029.

    L’examen des pertes post-récolte a mis en lumière des lacunes majeures dans les infrastructures de stockage et de transformation :

    • Les installations de séchage traditionnelles sont insuffisantes; seules 9 % des infrastructures prévues pour le séchage du riz sont opérationnelles, alors que pour le maïs 18 % des installations sont fonctionnelles.
    • Les structures de séchage et de conservation, qui pourraient potentiellement accueillir 33 % de la production, ne sont plus adaptées ou nécessitent des réparations urgentes, ce qui limite leur utilisation par les agriculteurs.

    Ces déficits favorisent le développement de moisissures et de contaminants tels que les aflatoxines, qui dégradent la qualité des produits agricoles et réduisent leur valeur marchande.

    La commission parlementaire a aussi identifié un manque d’accès aux marchés et une insuffisance d’information fiable sur les prix et la demande selon les saisons et les zones géographiques, ce qui empêche les producteurs de planifier efficacement la commercialisation de leurs récoltes.

    Dans une étude menée sur 14 coopératives agricoles des districts de Nyagatare, Gatsibo, Gisagara et Rusizi, il a été constaté que 12 d’entre elles n’avaient pas de débouchés clairement identifiés pour leurs céréales stockées, amplifiant ainsi le risque de pertes et de gaspillage.

    Face à ces constats, les députés ont formulé plusieurs recommandations techniques et stratégiques:

    • Établir un système de suivi continu des pertes post-récolte, avec collecte de données trimestrielles et annuelles.
    • Accélérer le déploiement du système d’information agricole numérique (AMIS), conçu pour fournir aux agriculteurs des données en temps réel sur les conditions de récolte, les prix et les marchés, afin d’améliorer la prise de décision.
    • Améliorer l’intégration du maïs et du riz aux chaînes de valeur et aux circuits de commercialisation avec des approches qui garantissent des marchés stables pour les agriculteurs, même avant la pleine opérationnalisation d’AMIS.

    Le système de gestion d’information agricole (AMIS) est un outil attendu qui doit permettre de fournir des informations agricoles détaillées et accessibles, notamment sur la production, la transformation et la commercialisation, pour donner aux agriculteurs des données fiables pour planifier leurs activités.