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  • Tour du Rwanda: le président de l’UCI David Lappartient adresse ses condoléances après un accident mortel

    Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient, a exprimé sa profonde tristesse à la suite de l’accident survenu lors de la première étape du Tour du Rwanda, ayant coûté la vie à deux personnes et fait plusieurs blesses parmi les spectateurs.

    Le drame s’est produit dimanche 22 février 2026, dans le district de Gatsibo, à hauteur de Gabiro, lors de l’étape longue de 173,6 kilomètres reliant Rukomo (district de Gicumbi) à Rwamagana.

    Selon les informations disponibles, un véhicule de la caravane publicitaire a perdu le contrôle avant de percuter des spectateurs massés au bord de la route. Deux personnes ont été tuées sur le coup, tandis que six autres, grièvement blessées, ont été rapidement évacuées vers des structures de soins.

    Dans un message publié lundi 23 février sur X, David Lappartient a fait part de l’émotion du monde du cyclisme face à cette tragédie. “Profondément attristé d’apprendre l’accident tragique survenu lors du Tour du Rwanda. L’UCI adresse ses condoléances aux amis et aux familles touchés et souhaite un prompt rétablissement aux blesses”, a-t-il écrit.

    Au nom de l’instance mondiale du cyclisme, le président de l’UCI s’est ainsi associé au deuil des familles endeuillées, rejoignant l’ensemble de la communauté cycliste internationale dans un élan de solidarité envers les victimes.

  • La violence en RDC rappelle les signes avant-coureurs du génocide de 1994 – Ministre Ugirashebuja

    Le ministre rwandais de la Justice, Dr. Emmanuel Ugirashebuja, a alerté sur la montée des violences et des discours de haine visant les communautés tutsies en République démocratique du Congo (RDC), estimant qu’ils présentent des similitudes troublantes avec les dynamiques qui ont précédé le génocide contre les Tutsi en 1994.

    Il s’exprimait le 23 février à Genève, lors de la session “Durban 25”, organisée autour du thème: “Comment l’impunité face aux discours de haine alimente les cycles de violence et l’instabilité régionale”.

    Le discours de haine, prélude à la violence

    “Le Rwanda adopte une position très ferme contre les discours de haine et la rhétorique liée au génocide en raison de son histoire”, a déclaré le ministre.

    Selon lui, le génocide contre les Tutsi a été largement alimenté par une propagande médiatique systématique et des discours de haine diffusés pendant des années.

    “Le génocide, y compris celui perpétré contre les Tutsi, n’est jamais un événement spontané. Il est méticuleusement planifié et se développe sur plusieurs années, précédé par des facteurs conditionnants tels que l’idéologie génocidaire et la déshumanisation”, a-t-il souligné.

    Il a rappelé que ses racines remontent bien avant 1994, citant notamment le «Manifeste des Bahutu» de 1957 et les «Dix commandements du Hutu» de 1959, qui ont contribué à préparer le terrain idéologique du génocide.

    Des avertissements ignorés par la communauté internationale

    Dr. Emmanuel Ugirashebuja a également évoqué les signaux d’alerte lancés avant 1994, restés sans réponse.

    Il a mentionné les mises en garde du Rapporteur spécial des Nations unies René Degni-Ségui ainsi que celles du commandant de la MINUAR (Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda, une mission de maintien de la paix des Nations unies déployée au Rwanda entre 1993 et 1996), le général Roméo Dallaire, qui avaient alerté sur les risques d’extermination des Tutsi.

    “Ces échecs illustrent les conséquences tragiques de l’inaction”, a-t-il affirmé, estimant que l’incapacité de la communauté internationale à réagir précocement continue d’alimenter les crises actuelles dans la région.

    La situation actuelle en RDC jugée préoccupante

    L’ancienne Conseillère spéciale des Nations unies pour la prévention du génocide, Alice Wairimu Nderitu, a rappelé que le génocide contre les Tutsi n’a pas commencé avec des armes, mais avec des mots, diffusés à travers la radio, les journaux et une propagande organisée qui a déshumanisé les Tutsi pendant des décennies.

    Elle a souligné que plusieurs personnes accusées de participation au génocide circuleraient toujours librement en RDC et ailleurs, continuant à propager des idéologies anti-Tutsi.

    “Le négationnisme du génocide n’est pas un simple débat intellectuel abstrait. Il affaiblit la responsabilité, retraumatise les survivants et fragilise les mécanismes normatifs qui protègent les communautés vulnérables”, a-t-elle déclaré.

    Comparant les discours ayant précédé le génocide de 1994 à ceux visant aujourd’hui les Tutsi congolais, elle a jugé les similitudes profondément préoccupantes.

    Des appels à la responsabilité judiciaire

    L’avocat belge Bernard Maingain, engagé depuis plusieurs années sur les questions d’idéologie génocidaire dans l’est de la RDC, a mis en garde contre la persistance des discours de haine et de la violence.

    Il a révélé qu’un groupe d’avocats a saisi le Procureur général et des instances internationales concernant des propos tenus le 27 décembre sur la chaîne nationale congolaise RTNC par le porte-parole de l’armée congolaise, le général-major Sylvain Ekenge, accusés de cibler des femmes et des familles tutsies.

    “Tous ces dossiers ont été portés devant les tribunaux sans qu’aucune conséquence ne soit observée. Nous constatons que les propagateurs de discours de haine bénéficient parfois d’échos favorables de la part des autorités”, a-t-il déploré.

    “Tant que ces discours ne seront pas combattus fermement, il y aura des consequences”, a-t-il averti.

    Le ministre Ugirashebuja a rappelé que le Rwanda s’est doté d’un cadre juridique strict criminalisant l’idéologie génocidaire, le négationnisme et les discours de haine, avec pour objectif d’empêcher que de telles dynamiques ne dégénèrent à nouveau en violences massives.

    À travers ces interventions, la session de Genève a mis en lumière une préoccupation centrale: l’impunité face aux discours de haine demeure un facteur majeur d’instabilité régionale, et l’histoire récente du Rwanda constitue, selon les intervenants, un avertissement que la communauté internationale ne peut se permettre d’ignorer.

    Les discours de haine perdureront tant que le FDLR restera actif – Nduhungirehe

    Quant au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, l’Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, il a alerté sur la persistance et la propagation des discours de haine dans la région des Grands Lacs, estimant qu’ils continueront de se répandre tant que le groupe armé FDLR, fondé par des responsables du génocide contre les Tutsi de 1994, restera actif.

     

     

    Photo – Capture d’écran

    Il a souligné que lorsque les discours de haine ne sont pas combattus et qu’ils sont banalisés ou instrumentalisés politiquement, ils deviennent le point de départ de violences. Il a regretté que, 25 ans après la Déclaration de Durban, les discours haineux et les crimes qui en découlent persistent, notamment dans l’est de la RDC, où le FDLR, pourtant sanctionné par le Conseil de sécurité de l’ONU, continue d’opérer.

    Le chef de la diplomatie rwandaise a averti que l’impunité favorise la survie et la transmission de l’idéologie génocidaire à travers les générations. Selon lui, l’inaction face aux discours de haine entraîne la marginalisation de certaines communautés, leur assimilation à des étrangers et l’enracinement de discriminations au sein même des institutions politiques et sécuritaires, ouvrant la voie à la violence.

    Il a notamment évoqué la situation au Sud-Kivu, en particulier à Minembwe, où les Banyamulenge sont victimes d’attaques et d’un isolement organisé, qu’il a qualifiés de signes préoccupants de crimes contre l’humanité.

    L ministre Nduhungirehe a appelé la communauté internationale à agir rapidement contre les discours de haine et a proposé la mise en place d’un mécanisme régional coordonné pour lutter efficacement contre cette menace et contre la culture de l’impunité.

  • Marti Soriano Pau remporte la 2ᵉ étape du Tour du Rwanda 2026 entre Nyamata et Huye

    Le suspense a été total jusqu’au dernier coup de pédale. Le lundi 23 Février 2026, l’Espagnol Marti Soriano Pau a remporté la deuxième étape du Tour du Rwanda, disputée entre Nyamata (Bugesera) et Huye sur une distance exigeante de 134,6 kilomètres.

    Au terme de 3 heures, 10 minutes, 10 secondes et 30 centièmes d’effort intense, Soriano Pau a devancé l’Érythréen Henok Mulubrhan de seulement deux centièmes de seconde. Une arrivée d’une rare intensité qui a électrisé la foule massée à la ligne d’arrivée.

    Une étape animée dès le départ

    Donné à 12h00 précises, le coup d’envoi a immédiatement déclenché les hostilités. Cinq coureurs ont tenté de fausser compagnie au peloton, mais leur initiative a rapidement été neutralisée par un groupe bien organisé, notamment sous l’impulsion de l’équipe NSN Devo.

    Au 5ᵉ kilomètre, une nouvelle offensive prenait forme: Miguel Heidemann, Martins et Erasmus parvenaient à creuser un écart de 25 secondes. Derrière eux, le peloton s’organisait, sans jamais perdre de vue les hommes de tête.

    L’échappée, déterminée et combative, allait animer la course pendant de nombreux kilomètres, maintenant le suspense jusqu’aux portes de Huye.

    Heidemann, grand animateur de l’étape

    Très actif, Miguel Heidemann s’est illustré en remportant le premier sprint intermédiaire à Ruhuha, s’adjugeant trois secondes de bonification. Il a également dominé le premier prix de la montagne, confirmant son ambition et sa régularité.

    À Nyanza (km 99), l’Allemand ajoutait encore trois secondes de bonification à son compteur, consolidant son statut d’animateur majeur de cette étape.

    Mais malgré leur ténacité, les trois échappés ont vu leur avance fondre progressivement. De 2 minutes 30 au kilomètre 102, l’écart tombait à 1 minute 30 à 25 kilomètres de l’arrivée.

    Huye, théâtre d’un sprint haletant

    À l’approche de Huye, le peloton a finalement opéré la jonction. Les coureurs sont entrés groupés dans la ville, offrant au public un final spectaculaire.

    Dans un sprint massif parfaitement maîtrisé, Marti Soriano Pau s’est montré le plus explosif, coiffant Henok Mulubrhan sur la ligne dans un duel au millimètre.

    Le meilleur Rwandais de l’étape, Nsengiyumva Shemu, signe une performance encourageante en terminant à seulement 1 seconde et 39 centièmes du vainqueur (3h10’11’’69), preuve de la compétitivité croissante des coureurs nationaux.

    La compétition se poursuivra le mardi 24 février avec la troisième étape, longue de 145,3 kilomètres, reliant Huye à Rusizi en passant par le parc national de Nyungwe (départ à 11h00). Une étape qui s’annonce décisive dans la bataille pour le classement général.

  • Paris: le ministre Bizimana appelle la diaspora rwandaise à défendre l’unité et la vérité historique

    La capitale française a accueilli le samedi 21 février 2026 une rencontre majeure entre les autorités rwandaises et les jeunes membres de la diaspora en Europe. Au cœur des échanges: l’unité nationale, la transmission de la vérité historique et la responsabilité citoyenne face aux discours de haine circulant à l’étranger.

    Organisée à l’initiative des Rwandais de la diaspora, une idée discutée lors du 19e dialogue national – Umushyikirano tenu à Kigali en janvier 2024, la rencontre a été préparée en partenariat avec l’organisation internationale Interpeace, engagée dans la consolidation de la paix.

    La délégation venue de Kigali était conduite par le ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana.

    Il était accompagné notamment de la ministre des Sports, Nelly Mukazayire, qui a livré un témoignage personnel fort en tant que survivante du génocide contre les Tutsi de 1994, dans un contexte familial particulièrement complexe.

    L’événement s’est tenu en présence de l’ambassadeur du Rwanda en France, François Nkulikiyimfura, qui a accueilli les participants et salué l’importance du dialogue. Des représentants diplomatiques rwandais accrédités dans plusieurs pays européens ont également pris part aux échanges, témoignant de l’importance stratégique accordée à la diaspora.

    Parmi les personnalités présentes à cette rencontre figuraient aussi les ambassadeurs du Rwanda dans différents pays d’Europe, notamment Aurore Mimosa Munyangaju, Johnston Busingye, Anastase Shyaka, Amandin Rugira, Lambert Dushimimana, le Général (Rtd) Charles Kayonga et Diane Gashumba.

    “Nous sommes heureux de vous accueillir ici à Paris pour dialoguer en tant que Rwandais vivant en Europe. Ces échanges doivent nous laisser un héritage solide pour renforcer notre unité et combattre ce qui pourrait nous replonger dans les divisions que nous connaissons trop bien”, a déclaré l’ambassadeur Nkulikiyimfura.

    Il a rappelé que, même pour ceux nés après 1994, les conséquences du génocide concernent toute la nation: “Beaucoup d’entre vous n’étaient pas encore nés, mais l’unité nationale nous concerne tous, car les séquelles du génocide touchent l’ensemble de notre société.”

    “Nous sommes venus avec des faits”

    Dans son intervention centrale, le ministre Bizimana a insisté sur la nécessité de répondre aux interrogations de la jeunesse par des faits vérifiables et non par des récits idéologiques.

    “Nous ne sommes pas ici pour vous exposer des théories, mais pour vous rapporter des faits précis et réels du terrain. Ils éclaireront vos choix présents et futurs pour renforcer profondément votre lien avec votre pays natal.”

    Il a souligné que l’engagement patriotique qui découlera de cette rencontre pourrait constituer «une décision libératrice pour la vie personnelle des participants et celle de leurs enfants.

    La désinformation, défi majeur pour la diaspora

    Le ministre a identifié comme défi central la prolifération de discours mensongers sur le Rwanda, diffusés sur les réseaux sociaux par des génocidaires en fuite, des négationnistes et leurs partisans.

    Selon lui, ces discours touchent particulièrement les jeunes de la diaspora, parfois exposés à des récits biaisés au sein même de leur environnement familial.

    “Ne soyez pas prisonniers des mensonges, de la haine et de l’idéologie. La responsabilité pénale est individuelle, pas familiale. Le Rwanda est à nous tous.”

    Il a dénoncé les tentatives de falsification de l’histoire par d’anciens responsables politiques, militaires ou religieux liés aux régimes qui ont précédé le génocide, ainsi que par certaines personnes qui peinent à accepter les crimes commis par leurs proches.

    Il a cité les procès tenus à l’étranger, notamment en France, contre des personnalités comme Laurent Bucyibaruta, Tito Barahira, Octavien Ngenzi, Dr Sosthène Munyemana et Dr Eugène Rwamucyo, comme illustration de la poursuite de la justice au-delà des frontières.

    Retour sur l’histoire et reconstruction nationale

    Le ministre Bizimana est également revenu sur l’histoire coloniale et post-indépendance du Rwanda, estimant que les régimes de Kayibanda puis de Habyarimana ont institutionnalisé la discrimination et préparé le terrain au génocide de 1994.

    Il a rappelé que plus d’un million de Tutsi ont été exterminés et qu’environ deux millions de Rwandais ont été contraints à l’exil.

    Selon lui, la victoire du FPR-Inkotanyi a ouvert une nouvelle phase centrée sur l’unité nationale, la justice, la bonne gouvernance et le développement inclusif. Il a indiqué que, depuis 2001, plus de 13 000 anciens combattants ont été réintégrés après leur passage par le centre de Mutobo.

    “La vérité du Rwanda d’aujourd’hui, c’est un Rwanda pour tous, qui sert tous ses citoyens sans distinction d’origine.”

    Ingabire Victoire: une mise au point du ministre

    Le ministre a également abordé la question d’Ingabire Victoire, arrêtée en juin 2025 et faisant l’objet de poursuites judiciaires pour diverses infractions, notamment liées à la formation d’un groupe criminel et à des actions visant à troubler l’ordre public.

    Dr Bizimana a affirmé que certains groupes radicaux en Europe la présentent comme une opposante politique, alors qu’elle serait, selon lui, impliquée dans des activités de déstabilisation en lien avec des groupes armés.

    “Ce n’est pas une opposante politique, mais une personne engagée dans des activités visant à nuire à la sécurité du pays et à renverser les institutions élues.”

    Il a estimé que soutenir de telles positions revient à s’enfermer dans une logique de haine et de déni historique .

    Des témoignages pour dépasser la peur et la méfiance

    La rencontre a aussi été marquée par des témoignages personnels.

    La ministre Nelly Mukazayire a partagé son parcours de survivante du génocide. Jean de Dieu Uwizeye a, quant à lui, raconté avoir longtemps vécu dans la méfiance envers le FPR-Inkotanyi avant de se réconcilier avec son identité rwandaise.

    Ces récits ont donné une dimension humaine aux débats, illustrant les défis complexes auxquels fait face la jeunesse issue de familles marquées par l’histoire.

    En conclusion, le ministre Bizimana a invité les jeunes de la diaspora à s’informer à partir de sources fiables, à défendre l’unité nationale et à transmettre à leur tour une mémoire fondée sur la vérité.

    “L’histoire du génocide nous a appris le caractère irréversible de notre unité. Défendons-la farouchement, aujourd’hui, demain et toujours, par amour de notre patrie et pour l’avenir de notre descendance.”

  • Tour du Rwanda 2026: Einhorn s’offre le maillot jaune à Rwamagana

    Le rideau s’est levé dimanche 22 février 2026 sur le Tour du Rwanda, et cette première étape a tenu toutes ses promesses. Au terme des 173,6 kilomètres reliant Rukomo (district de Gicumbi) à Rwamagana, l’Israélien Itamar Einhorn (NSN Development Team) a remporté le sprint massif, devenant ainsi le premier porteur du maillot jaune.

    Une étape longue et tactique

    Ils étaient 84 coureurs issus de 17 équipes à s’élancer à 11h00 pour la plus longue étape de cette édition. Sur un parcours relativement plat, favorable aux sprinteurs, le peloton a couvert les 173,6 km à vive allure, franchissant la ligne d’arrivée à 15h25.

    Une échappée matinale s’est dessinée dès le 5e kilomètre, sans toutefois creuser un écart significatif. Les formations de sprinteurs ont parfaitement maîtrisé la course. Comme souvent dans ce type de scénario, l’explication s’est jouée dans le final, au terme d’un sprint massif parfaitement orchestré.

    Einhorn a coupé la ligne en 3h59’54’’, devançant de quatre secondes l’Espagnol Hodei Muñoz (Soudal Quick-Step Development Team). Le podium est complété par le Brésilien Henrique Da Silva Avancini.

    Grâce à cette victoire, le coureur du NSN Development Team, anciennement Israel–Premier Tech Academy, s’empare du maillot jaune de leader du classement général.

    “Je suis vraiment heureux. Sans le travail de mon équipe, nous n’aurions probablement pas gagné”, a déclaré Einhorn à l’arrivée.

    Il s’agit de sa troisième victoire d’étape sur le Tour du Rwanda, après ses succès à Kayonza et Nyaruguru en 2024.

    Les maillots et distinctions

    Cette première journée a confirmé la domination du vainqueur, qui repart avec plusieurs distinctions :

    • Vainqueur d’étape : Itamar Einhorn (NSN Development Team)
    • Maillot jaune (classement général) : Itamar Einhorn
    • Meilleur sprinteur : Itamar Einhorn
    • Meilleur grimpeur : Miguel Heidemann (Rembe Rad-Net)
    • Meilleur jeune : Hodei Muñoz (Soudal Quick-Step Devo Team)
    • Meilleur Rwandais : Mike Uwiduhaye (Benediction Banafrica)
    • Meilleur Africain : Mewael Girmay (Istanbul Team)
    • Meilleur jeune Africain : Mewael Girmay
    • Prix de la combativité : Miguel Heidemann
    • Meilleure équipe : Bike Aid (Allemagne)

    Une entrée en matière impressionnante pour Einhorn, déjà solidement installé au sommet du classement général.

    Les coureurs rwandais au rendez-vous

    Du côté des coureurs rwandais, Mike Uwiduhaye (Benediction Banafrica) s’est particulièrement distingué. Il termine 7e au classement général, à seulement neuf secondes du leader, et décroche le titre de meilleur Rwandais.

    “Mon objectif cette année est de gagner une étape”, a-t-il affirmé avec détermination.

    Eric Muhoza (Team Amani) s’est également illustré en prenant la 11e place, confirmant la compétitivité du contingent local.

    Le sélectionneur national, Sempoma Félix, a toutefois reconnu une journée en demi-teinte: “ Ce n’était pas une journée qui nous a totalement réussi.”

    Une note sombre en marge de la fête

    La journée a malheureusement été assombrie par un accident survenu à Gabiro (district de Gatsibo), impliquant un véhicule de la caravane publicitaire. Deux spectateurs ont perdu la vie et six autres ont été blessés.

    La ministre des Sports, Nelly Mukazayire, a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et rappelé l’importance du strict respect des règles de sécurité routière. Une enquête a été ouverte par la Police nationale.

    Prime Insurance, partenaire engagé

    Parmi les partenaires majeurs de l’édition 2026 figure Prime Insurance Ltd, sponsor argent du Tour. L’entreprise, qui célèbre ses 30 ans d’existence, a notamment récompensé le meilleur jeune coureur, Hodei Muñoz, confirmant son engagement en faveur de la nouvelle génération.

    Elle réaffirme également son attachement à la sécurité et à la protection des usagers de la route. Tout au long de la compétition, le sponsor rappelle son message: Prime Insurance est fière de vous accompagner, en protégeant vos trajets sur la route comme en dehors. Composez 177# et sécurisez votre avenir dès aujourd’hui.”

    Prime Insurance Ltd, partenaire du Tour du Rwanda, offre une gamme complète de produits d’assurance adaptés à tous les besoins : assurance éducation et assurance scolaire (Umurage w’Abashuri), assurance familiale et protection des employés, assurance vie collective (Group Life Insurance), assurance intégrée (Intego Insurance), protection de prêt (Loan Protection), ainsi que des solutions locales comme Nkurangire Insurance, Ikimina Cyacu et la couverture de votre bâtiment.

    Grâce à ces produits, Prime Insurance protège vos projets, votre famille et votre patrimoine, sur la route comme au quotidien.

    Le meilleur jeune de l’étape, récompensé par Prime Insurance Ltd: Hodei Muñoz (Soudal Quick-Step Devo Team), entouré de Mike Byusa Nyirampirima, directeur commercial de Prime Insurance Ltd et de Valentin Bigango, vice-président de la FERWACY

    Une édition 2.1 au prestige grandissant

    Le Tour du Rwanda dispute sa 7e édition en catégorie UCI 2.1, un statut acquis en 2019 qui a permis à l’épreuve de franchir un cap et d’attirer des équipes internationales de haut niveau. Parmi les récents vainqueurs figurent Merhawi Kudus, Natnael Tesfazion, Cristian Rodriguez, Henok Mulubrhan, Joe Blackmore et Fabien Doubey.

    La deuxième étape se disputera lundi 23 février 2026 entre Nyamata et Huye, sur une distance de 134,6 km.

  • Le capitalisme occidental s’essouffle-t-il?

    L’Honorable Tito Rutaremara a récemment publié sur son compte X une réflexion critique sur l’évolution du capitalisme occidental, son essoufflement et ses conséquences pour l’Afrique et l’équilibre économique mondial.

    Son analyse, structurée en plusieurs points, pose une question provocatrice: le système capitaliste serait-il arrivé à bout de souffle, au point de fragiliser ses propres fondations ?

    Selon lui, dans plusieurs pays d’Europe et aux États-Unis, le capital, c’est-à-dire les détenteurs de la richesse, ne se contente pas d’influencer l’État: il en serait devenu le véritable centre de décision.

    Les plus riches choisissent ou soutiennent les dirigeants politiques, lesquels, une fois au pouvoir, protégent prioritairement leurs intérêts. L’accumulation de richesse devient ainsi une finalité en soi, indépendamment des moyens utilisés pour l’obtenir.

    La recherche du profit peut prendre différentes formes: production directe, intermédiation commerciale (commission), import-export ou arbitrage entre marchés. Peu importe le lieu, l’essentiel demeure le gain. Dans cette logique, le profit devient la valeur suprême. Là où il n’y a pas de rendement, l’investissement disparaît.

    Le néolibéralisme en panne d’idées

    Cette vision s’inscrit dans ce que l’on appelle le néolibéralisme: une doctrine économique qui considère que le marché doit guider l’économie, avec une intervention minimale de l’État.

    Or, selon Rutaremara, cette idéologie montre aujourd’hui ses limites. La croissance dans les grandes économies capitalistes ralentit. Les théoriciens du système semblent à court de solutions.

    Il relève également une contradiction majeure: alors que les défenseurs du capitalisme vantent la concurrence comme moteur de progrès, la réalité est celle d’une concentration croissante des richesses.

    Quelques grandes fortunes rachètent les entreprises concurrentes, créant des situations de quasi-monopole. La compétition vantée laisse place à l’oligopole.

    La délocalisation et ses conséquences

    Autre paradoxe soulevé: les grandes puissances industrielles produisent de moins en moins sur leur propre sol. De l’aéronautique aux biens de consommation courante, une part importante de la production est désormais réalisée en Chine et en Asie de l’Est.

    Pourquoi? Parce que les marges y sont plus élevées. Le “dieu profit” dicte les choix industriels.

    Mais cette stratégie a un coût social. Les populations occidentales ont besoin d’emplois, de revenus, de logements. Or, en transférant massivement les industries à l’étranger, les entreprises ont contribué à affaiblir l’emploi domestique.

    La finance au-dessus de l’économie réelle

    Tito Rutaremara avance également que les grandes puissances contrôlent les flux financiers mondiaux, l’émission monétaire et les mécanismes de réserve. Elles produiraient davantage de Monnaie, notamment en dollars, que de richesses réelles.

    Il évoque un système où les actifs financiers, titres et produits dérivés circulent en volumes dépassant largement la production réelle mondiale.

    Selon lui, l’endettement global représenterait plusieurs fois la valeur de la richesse produite sur la planète.

    L’Afrique: produire sans consommer

    Concernant l’Afrique, le constat est sévère: le continent produit ce qu’il ne consomme pas et consomme ce qu’il ne produit pas.

    Les matières premières africaines sont achetées à des prix fixés par les grandes puissances, transformées ailleurs, puis revendues au continent à des tarifs également déterminés par ces mêmes acteurs. Résultat: l’Afrique travaille, mais paie plus cher.

    La montée en puissance de la Chine

    L’évolution récente modifie toutefois cet équilibre. La Chine est devenue un acteur central de la production mondiale.

    Autrefois, les entreprises occidentales produisaient en Chine puis commercialisaient ces produits sous label national. Aujourd’hui, les produits “Made in China” s’imposent directement sur les marchés internationaux, souvent à des prix plus compétitifs que ceux d’Europe ou d’Amérique.

    Selon Rutaremara, en recherchant des profits toujours plus élevés, les multinationales occidentales ont elles-mêmes contribué à renforcer la capacité industrielle chinoise. Conséquence: des millions d’emplois ont quitté les pays d’origine.

    Trump et la promesse du retour industriel

    Dans ce contexte, le president des États-Unis Donald Trump a capitalisé sur le mécontentement social. Il a promis de rapatrier les industries aux États-Unis afin de recréer des emplois et redynamiser l’économie nationale.

    La question reste ouverte: ces promesses peuvent-elles inverser une dynamique mondiale profondément ancrée ?

    Une nouvelle ère géoéconomique ?

    En conclusion, Tito Rutaremara annonce que les prochains développements porteront sur la solidité du dollar américain, la confrontation économique entre les États-Unis et la Chine, et la manière dont Washington entend défendre son leadership mondial.

    Le débat dépasse la simple rivalité commerciale: il touche à la structure même du système économique international.

    Derrière l’analyse critique et parfois ironique se dessine une interrogation plus large: le capitalisme contemporain, en poursuivant sans relâche le profit maximal, n’a-t-il pas fragilisé ses propres sociétés ?

  • Apollinaire Sayinzoga Nkongoli élu nouveau président de TI-Rwanda

    L’ingénieur Apollinaire Sayinzoga Nkongoli est le nouveau président du Conseil d’administration de Transparency International Rwanda (TI-Rwanda).

    Élu lors de l’Assemblée générale extraordinaire tenue le 15 février 2026, il succède à feu Marie Immaculée Ingabire, figure marquante de l’organisation engagée dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance.

    Avant cette élection, Eng. Sayinzoga occupait depuis 2021 le poste de premier vice-président du Conseil d’administration. Son election intervient dans un contexte où les enjeux de transparence, de redevabilité et d’intégrité publique demeurent au cœur des débats sur la gouvernance au Rwanda.

    Ce choix n’a rien d’un saut dans l’inconnu. Depuis 2021, Eng. Sayinzoga occupait le poste de premier vice-président du Conseil. Autrement dit, il connaît la maison, ses combats et ses défis. Une promotion interne qui rassure, dans un domaine où la cohérence et la constance sont des vertus cardinales.

    À ses côtés, Maître Jeanne D’Arc Mukakalisa a été élue première vice-présidente. Elle siégeait auparavant comme membre du Conseil d’administration. Deux autres administrateurs complètent ce renouvellement: Placide Mukwende et Ignace Iyakaremye.

    Le Conseil d’administration de TI-Rwanda compte au total neuf membres. Son Bureau exécutif est composé du président, du premier vice-président, du deuxième vice-président et du secrétaire du Conseil, une architecture institutionnelle pensée pour garantir équilibre, redevabilité et efficacité.

    Places assises – De gauche à droite: Joséphine MUGENI, Secrétaire du CA, Godefroid NYIRIMPETA, 2e Vice-président, Eng. Apollinaire Sayinzoga Nkongoli, Président; Maître Jeanne D’Arc Mukakalisa, 1ère Vice-présidente. © TI-Rwanda

    Dans un pays où la lutte contre la corruption est régulièrement érigée en priorité nationale, le rôle de TI-Rwanda demeure stratégique. L’organisation agit comme vigie citoyenne, rappelant que la transparence n’est pas qu’un slogan, mais un exercice quotidien.

    Le directeur exécutif de l’organisation, Apollinaire Mupiganyi, a salué l’élection de la nouvelle équipe dirigeante:

    “Nous accueillons chaleureusement les nouveaux responsables élus et nous nous réjouissons de leur contribution à la lutte contre la corruption, au renforcement de la transparence et de la redevabilité au Rwanda.”

    Un message institutionnel, certes. Mais aussi un rappel que derrière les organigrammes et les titres se joue une bataille moins visible: celle de la confiance publique.

    Succéder à une figure respectée n’est jamais un exercice anodin. Pour Eng. Sayinzoga, l’enjeu sera double: préserver l’héritage laissé par Ingabire Marie Immaculée tout en imprimant sa propre marque.

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    Car si la corruption sait se faire inventive, la transparence doit l’être tout autant. Et dans cette course permanente entre opacité et intégrité, chaque mandat compte.

    La nouvelle équipe dirigeante prend ainsi les rênes d’une organisation appelée à poursuivre son rôle de sentinelle, avec, en toile de fond, une conviction simple: la bonne gouvernance ne fait pas toujours les gros titres, mais elle construit les fondations durables d’une nation.

  • Le ministre Rwego remet le drapeau national aux équipages rwandais engagés au WRC Safari Rally 2026

    Le Secrétaire d’État au Ministère des Sports, Rwego Ngarambe, a officiellement remis le drapeau national aux quatre équipages qui représenteront le Rwanda au WRC Safari Rally, l’une des manches les plus emblématiques du Championnat du monde des rallyes.

    Le World Rally Championship (WRC), organisé sous l’égide de la FIA, ne compte qu’une seule épreuve sur le continent africain: le Safari Rally, disputé au Kenya et inscrit également au calendrier de l’African Rally Championship (ARC).

    L’édition 2026 du Safari Rally se déroulera du 12 au 15 mars 2026. En prélude à leur départ, les représentants rwandais ont reçu le drapeau national ce jeudi 19 février 2026, lors d’une cérémonie officielle marquant le soutien institutionnel aux ambitions du sport automobile national.

    Le président de la Fédération rwandaise de sport automobile, Christian Gakwaya, a salué l’appui des autorités publiques et appelé les équipages à porter haut les couleurs du pays.

    Il a souligné que cette participation s’inscrit dans le plan stratégique 2025-2029 de la fédération, visant à renforcer la compétitivité internationale du Rwanda en rallye. Il a exhorté les pilotes et copilotes à réaliser des performances à la hauteur des attentes nationales.

    Parmi les équipages engagés, Olivier Ngabo, associé à Queen Kalimpinya, pilotera une Subaru Impreza WRX STI GVB. Il a indiqué que la préparation technique et la coordination au sein de l’équipage se sont déroulées dans de bonnes conditions, malgré une première participation à cette épreuve réputée exigeante.

    De son côté, Christian Kanangire, qui fera équipe avec Mujiji Kevin, évoluera au volant d’une Subaru Impreza WRX STI N12B. Il a affirmé que tant la condition des pilotes que la fiabilité mécanique des véhicules répondent aux standards des compétitions internationales.

    Photo – IGIHE

    Les deux autres équipages engagés sont Fabrice Yoto et Davite Giancarlo, sur Subaru STI GVB ; Gakwaya Claude et Mugabo Claude, sur Mitsubishi Lancer Evolution X.

    Le Safari Rally constitue la troisième manche du calendrier 2026 du Championnat du monde des rallyes, après les épreuves disputées à Rallye Monte-Carlo et au Rally Sweden.

    Inscrite également au calendrier du championnat africain, l’épreuve kényane précédera les prochaines étapes continentales : le Pearl of Africa Rally en Ouganda, le Rwanda Mountain Gorilla Rally au Rwanda et le Mkwawa Rally of Tanzania en Tanzanie.

  • Témoignages de rescapés contre Muhayimana, accusé d’avoir transporté des Interahamwe

    Devant la Cour d’assises d’appel de Paris, le procès en appel de Claude Muhayimana, un Rwandais jugé pour sa participation présumée au génocide des Tutsi de 1994, a remis en lumière des témoignages directs de rescapés affirmant qu’il transportait à bord de véhicules des miliciens Interahamwe se rendant commettre des tueries.

    L’affaire se déroule du 3 au 27 février 2026 devant la juridiction parisienne spécialisée dans les crimes de génocide et les crimes contre l’humanité, après une première condamnation en décembre 2021 où Muhayimana avait été reconnu coupable de complicité de génocide et de complicité de crimes contre l’humanité et condamné à 14 ans de réclusion criminelle.

    Des rescapés affirment l’avoir vu transporter des Interahamwe

    Des anciens voisins de Jean-Claude Muhayimana, originaire du district de Karongi (anciennement préfecture de Kibuye), ont témoigné devant les juges que, pendant la période du génocide des Tutsi en 1994, il conduisait régulièrement des véhicules remplis de miliciens Interahamwe se dirigeant vers des sites de massacres de Tutsi, notamment au stade Gatwaro, Home Saint-Jean, paroisse Saint-Pierre et école de Nyamishaba. Ils estiment que ces éléments permettent d’établir sa responsabilité dans l’aide logistique apportée aux groupes armés.

    Un des témoins a affirmé l’avoir vu à trois reprises transporter des Interahamwe vers des opérations de tuerie contre des civils tutsi. Selon lui, bien que Muhayimana ne combattît pas lui-même, sa fonction de conducteur a fait de lui un acteur derrière les actions meurtrières, et il devrait donc être considéré comme témoin clé de ce qui s’est passé sur les lieux des attaques.

    À Nyamishaba, une zone où de nombreux Tutsi s’étaient réfugiés, plusieurs rescapés ont rapporté que les miliciens, dont certains transportés par Muhayimana, ont attaqué une école agricole et d’autres lieux d’abri. L’un d’eux a indiqué l’avoir vu conduire un véhicule de marque Daihatsu chargé d’Interahamwe se rendant commettre des massacres, souvent tôt le matin avant que les tueries ne commencent.

    Un autre rescapé, ayant connu Muhayimana depuis l’enfance, a confirmé cette implication, affirmant l’avoir vu amener des miliciens depuis la ville de Kibuye vers les zones de violence, après des rassemblements qui servaient à préparer les attaques.

    Les témoins ont décrit comment les miliciens Interahamwe, armés de machettes et d’armes traditionnelles, avaient attaqué les Tutsi réfugiés dans différents endroits autour de Nyamishaba. Il est établi dans le dossier que Muhayimana a transporté ces groupes armés depuis des points de rassemblement vers des zones périphériques où ont eu lieu des massacres de grande ampleur, notamment près du lac Kivu et dans les collines environnantes de la région de Kibuye.

    Les rescapés qui ont parlé aux journalistes ont appelé l’accusé à témoigner sincèrement sur les faits de l’époque, sans minimiser ni omettre les actions liées au génocide.

    Ils ont souligné que, bien que le Rwanda ait adopté une politique de réconciliation nationale, il demeure essentiel que les responsables ou complices de ces atrocités reconnaissent leurs actes pour que la justice soit pleinement rendue.