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  • La BNR relève son taux directeur à 7,25 % pour contenir l’inflation

    La Banque Nationale du Rwanda (BNR) a annoncé, jeudi 19 février, une hausse de son taux de politique monétaire de 50 points de base, le portant de 6,75 % à 7,25 %, dans le but de juguler les pressions inflationnistes persistantes.

    Cette décision, prise à l’issue des délibérations du Comité de Politique Monétaire (MPC) de la BNR, a été rendue publique par la gouverneure de la Banque, Soraya Hakuziyaremye, lors d’un point de presse au siège de l’institution à Kigali.

    L’inflation globale a continué sa progression: elle s’est établie à 7,4 % au quatrième trimestre 2025, en hausse par rapport à la même période de l’année précédente, et a encore accéléré pour atteindre 8,9 % en janvier 2026, dépassant ainsi la borne supérieure de la fourchette cible de la BNR fixée entre 2 % et 8 %.

    Cette dynamique reflète des pressions sur les prix tant au niveau des biens de base que des services, avec notamment des hausses significatives des coûts énergétiques et des prix des denrées alimentaires, liés à des contraintes d’approvisionnement et à des facteurs climatiques.

    Selon la gouverneure Hakuziyaremye, l’ajustement du taux directeur constitue une mesure ciblée de resserrement monétaire visant à contenir l’inflation et à ancrer les anticipations des agents économiques. Cette stratégie s’inscrit dans l’objectif de ramener progressivement la croissance des prix à l’intérieur de la fourchette cible, tout en préservant les conditions de croissance économique.

    “Cette décision est un pas mesuré que nous prenons pour ramener l’inflation à l’intérieur de la fourchette cible, afin de protéger la stabilité des prix, condition nécessaire au maintien d’une croissance économique soutenue et à la préservation du pouvoir d’achat des ménages rwandais sur le moyen terme”, a-t-elle déclaré.

    La BNR anticipe que l’inflation restera au-dessus de la limite supérieure (8 %) pendant la première moitié de 2026, avant de commencer à se normaliser en direction de l’objectif fixé d’ici la fin de l’année, à condition que certaines pressions externes s’atténuent.

    Parmi les risques identifiés, la Banque cite notamment une baisse potentielle de la production agricole, des coûts énergétiques toujours élevés, et les tensions géopolitiques internationales et régionales susceptibles de perturber les chaînes d’approvisionnement et de maintenir des prix d’importation élevés.

    Malgré ces défis, l’économie rwandaise continue d’afficher un rythme de croissance robuste, soutenu par une forte demande intérieure et des performances soutenues du secteur des services et de l’industrie. Selon les données communiquées par la BNR, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été significative au cours des trois premiers trimestres de 2025.

  • RDC–Rwanda: Sindimwo met en garde contre une “pression suspecte”

    L’ancien vice-président du Burundi, Gaston Sindimwo, est monté au créneau pour défendre la posture sécuritaire du Rwanda, dénonçant les pressions internationales appelant Kigali à lever ses mesures de défense face à la menace persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Demander de baisser la garde, c’est préparer une attaque

    S’exprimant dans une interview accordée à une chaîne panafricaine, Sindimwo a jugé incompréhensible que le Rwanda soit sommé de lever ses dispositifs sécuritaires alors qu’il fait face, selon lui, à un danger réel.

    “Vous me demandez d’enlever mes mesures de sécurité chez moi, que cherchez-vous ? Vous voulez m’attaquer”, a-t-il déclaré, mettant en doute les intentions de ceux qui exigent un allègement de la posture défensive rwandaise.

    Il a également relativisé la portée des accords de Washington signés entre Kigali et Kinshasa, estimant qu’ils ne prennent pas suffisamment en compte la réalité des tensions sur le terrain.

    La question des sanctions tournée en dérision

    Alors que la RDC multiplie les appels à des sanctions internationales contre le Rwanda, Sindimwo s’est montré sceptique quant à leur efficacité.

    Prenant l’exemple du Burundi, frappé par des sanctions en 2016, il a affirmé que celles-ci n’avaient pas empêché le pays de continuer à fonctionner.

    “On nous a sanctionnés, et alors ? Nous avons continué à vivre. Ce sont des mesures destinées à faire peur”, a-t-il lancé.

    Le facteur FDLR au cœur des tensions régionales

    Les propos de Sindimwo s’inscrivent dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes autour de la présence des FDLR dans l’est de la RDC, un groupe armé que Kigali considère comme une menace directe à sa sécurité.

    Les autorités rwandaises justifient leurs mesures défensives par la nécessité de se prémunir contre ce mouvement, composé en partie d’éléments liés au génocide contre les Tutsi de 1994.

    Le président Paul Kagame a d’ailleurs réaffirmé à plusieurs reprises que son pays ne pouvait rester passif face à ce qu’il qualifie de menace existentielle à ses frontières.

    Dans ce contexte, Sindimwo apporte un soutien clair à la ligne défendue par le Rwanda. Il estime qu’aucun dirigeant responsable ne peut renoncer à protéger son pays sous pression extérieure.

    Pour lui, la priorité reste la sécurité nationale, quitte à assumer les critiques ou les tensions diplomatiques.

    Ces déclarations illustrent une nouvelle fois la fracture persistante entre les positions de Kigali et de Kinshasa :

    • Le Rwanda insiste sur la menace des FDLR et le droit à la légitime défense
    • La RDC réclame des sanctions et conteste cette lecture sécuritaire
  • RDC–Rwanda: Nduhungirehe dénonce le biais d’un journaliste de France 24

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération, Olivier Nduhungirehe, a vivement critiqué le manque d’impartialité d’un journaliste ayant interrogé Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les partenariats avec l’Afrique.

    Cette réaction, exprimée le 17 février 2026, fait suite à une interview menée par Marc Perelman pour France 24, diffusée sur les réseaux sociaux.

    “Rappelez-moi de donner mon avis lorsqu’il y aura une interview réellement impartiale d’un journaliste de France 24. Je ne m’intéresse pas aux tentatives de mise en avant de certains journalistes ou activistes obsédés par le Rwand”, a déclaré le ministre.

    Des accords de paix toujours fragiles

    Pour rappel, le 4 décembre 2025, le Rwanda et la République démocratique du Congo ont signé un accord de paix sous médiation américaine, renforçant un précédent accord conclu le 27 juin de la même année. Toutefois, ces engagements peinent à être respectés depuis leur signature.

    Interrogé le 16 février 2026 sur l’efficacité de ces accords, Massad Boulos a estimé qu’ils constituaient “le début d’un processus vers la paix”, avertissant qu’en leur absence, la situation aurait pu se détériorer davantage.

    Selon lui, l’objectif final reste une paix durable et une sécurité complète dans la région, mais ce processus prendra du temps.

    Washington et Doha : deux démarches complémentaires

    Boulos a également souligné que l’accord de Washington repose sur une approche globale visant à traiter chaque aspect du conflit. Il doit être complété par le processus de Doha, qui concerne directement les discussions entre le gouvernement congolais et la coalition AFC/M23, avec le soutien des États-Unis et de l’Union africaine.

    “Le processus de Doha est essentiel, car il traite des questions entre le M23 et le gouvernement congolais, ce qui ne relève pas directement de l’accord de Washington, limité aux relations entre le Rwanda et la RDC”, a-t-il précisé.

    Des accusations persistantes contre Kigali

    La RDC accuse le Rwanda d’avoir violé ces accords après la prise de la ville d’Uvira par les rebelles de l’AFC/M23 en décembre 2025, appelant Washington à imposer des sanctions contre Kigali.

    Interrogé sur la confiance des États-Unis envers le président Paul Kagame, Boulos s’est voulu prudent: “Nous pensons pouvoir lui faire confiance. Nous continuons à dialoguer.”

    Un traitement médiatique jugé orienté

    Dans cette interview, le journaliste a été accusé par Nduhungirehe d’adopter une posture orientée, présentant le Rwanda comme principal responsable de la crise dans l’est de la RDC et tentant d’amener son interlocuteur à évoquer d’éventuelles sanctions.

    Le ministre rwandais déplore également que certaines questions n’aient pas été posées, notamment sur l’absence d’action du gouvernement congolais contre les FDLR, groupe considéré comme terroriste par Kigali.

    Malgré les accusations portées contre le Rwanda, Kinshasa n’a pas engagé de mesures concrètes pour démanteler ce mouvement, affirmant que ses combattants se trouveraient dans des zones contrôlées par le M23—une version contestée par les autorités rwandaises.

    Le chef de la diplomatie rwandaise a récemment rappelé que plusieurs combattants des FDLR ont été intégrés dans l’armée congolaise et opèrent dans des zones sous contrôle gouvernemental, alimentant davantage les tensions entre les deux pays.

  • Addis-Abeba: le Premier Ministre Nsengiyumva appelle à une médiation neutre sans conflits d’intérêts dans la crise de l’Est de la RDC

    Le Premier ministre du Rwanda, Dr Justin Nsengiyumva, a affirmé que les pays directement impliqués dans les conflits armés en République démocratique du Congo (RDC) ne devraient pas jouer un rôle de médiation, estimant que la neutralité et l’impartialité sont indispensables pour parvenir à une paix durable.

    Il s’exprimait le 14 février 2026 à Addis-Abeba, lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine consacré à la paix et à la sécurité sur le continent.

    Dans son intervention, le chef du gouvernement rwandais a insisté sur le fait que la crédibilité des processus de médiation repose sur la confiance des parties en présence.

    “Les pays ayant une implication directe dans les conflits ne devraient pas assumer des rôles de médiation, car cela compromet la confiance nécessaire aux négociations”, a-t-il déclaré.

    La justice au cœur de la paix durable

    Dr Nsengiyumva a rappelé que la paix durable en Afrique ne peut être atteinte sans s’attaquer aux causes profondes des conflits, notamment:

    • les déficits de gouvernance
    • les inégalités économiques
    • l’exclusion sociale

    Selon lui, ces facteurs continuent d’alimenter l’instabilité sur le continent.

    Le cas de la RDC au centre des discussions

    Évoquant la situation dans l’Est de la RDC, le Premier ministre a appelé à un respect strict des engagements issus des accords internationaux déjà signés.

    Il a exprimé des préoccupations quant à la mise en œuvre partielle de certains engagements par les autorités congolaises, soulignant que cela fragilise les efforts de paix en cours.

    Dans le même temps, il a insisté sur la nécessité pour toutes les parties de respecter les mécanismes de dialogue existants, afin d’éviter une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire.

    Les discussions à Addis-Abeba ont également mis en avant le rôle central de l’Union africaine dans la médiation des crises régionales, notamment à travers les initiatives de facilitation dirigées par ses envoyés spéciaux.

    Les observateurs estiment que ces mécanismes doivent être renforcés pour garantir une réponse africaine aux conflits africains, dans un esprit d’impartialité et de coopération.

    Une vision centrée sur la stabilité régionale

    Pour le Rwanda, la priorité reste la stabilité durable de la région des Grands Lacs. Le gouvernement rwandais réaffirme régulièrement que toute solution durable doit reposer sur :

    • la neutralité des médiateurs
    • le respect des accords existants
    • la prise en compte des causes profondes des conflits

    Malgré les efforts diplomatiques en cours, la situation dans l’Est de la RDC demeure fragile, marquée par des tensions persistantes et des accusations croisées entre acteurs régionaux.

  • RDC–Rwanda: le ministre Nduhungirehe démonte les propos de Muyaya et dénonce une connivence FARDC–FDLR

    Le ton monte entre deux ministres. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a fermement rejeté les déclarations du porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, accusé de nier les liens entre l’État congolais et les FDLR, un groupe armé composé en partie d’anciens responsables du génocide contre les Tutsi de 1994.

    Kigali accuse une alliance “idéologique et militaire”

    Dans un message publié sur le réseau X, le chef de la diplomatie rwandaise a dénoncé ce qu’il qualifie de contre-vérités, affirmant que les FDLR et les Forces armées de la RDC (FARDC) entretiennent des relations étroites.

    Selon lui, ces deux entités “travaillent ensemble comme un père et son enfant”, partageant une même idéologie génocidaire—une accusation récurrente de Kigali dans le contexte du conflit dans l’est de la RDC.

    Muyaya minimise la menace des FDLR

    De son côté, Patrick Muyaya a soutenu que la question des FDLR ne devrait plus servir d’argument au Rwanda. Il affirme que la majorité de leurs combattants se trouveraient désormais dans des zones contrôlées par l’AFC/M23.

    Il a également conditionné toute action contre ce groupe au retrait préalable des forces rwandaises des zones concernées, estimant que Kinshasa ne peut agir tant que la situation sécuritaire reste dominée par les rebelles.

    Dans le même temps, Muyaya a évoqué des massacres de civils hutus dans certaines zones, tout en étant accusé par le Rwanda d’ignorer les violences visant les communautés tutsi congolaises.

    Une guerre de récits autour des accords de paix

    Les tensions verbales interviennent alors que les accords de paix de Washington, signés en 2025 sous médiation américaine, peinent à produire des نتائج concrètes.

    Kinshasa accuse Kigali de violations, tandis que le Rwanda insiste sur un point central : la neutralisation des FDLR comme condition préalable à toute désescalade.

    Pour Nduhungirehe, l’inaction congolaise sur ce dossier fragilise tout le processus de paix et entretient l’insécurité dans la région des Grands Lacs.

    FDLR: un point de fracture majeur

    Les FDLR restent au cœur du différend entre les deux pays. Ce groupe armé, issu en partie des forces responsables du génocide de 1994, est considéré par le Rwanda comme une menace directe pour sa sécurité.

    Kigali affirme que plusieurs de ses membres ont été intégrés dans l’armée congolaise ou opèrent aux côtés des FARDC, ce que Kinshasa conteste.

    Des estimations évoquent entre 7 000 et 10 000 combattants encore actifs sur le territoire congolais.

    Pour le Rwanda, la position reste inchangée: aucune levée des mesures de défense tant que les FDLR ne sont pas démantelées.

    Mais du côté congolais, les propos de Muyaya laissent entrevoir une réticence à engager cette voie, alimentant l’impasse actuelle.

  • Addis-Abeba: le Rwanda met en avant ses avancées dans la réduction des décès maternels

    Le Premier ministre, Dr Justin Nsengiyumva, a présenté aux pays africains les progrès significatifs réalisés par le Rwanda dans la réduction de la mortalité maternelle, grâce notamment à des réformes axées sur la surveillance continue et l’usage des données en temps réel.

    S’exprimant le 14 février 2026 lors d’un sommet de haut niveau sur la réduction des décès maternels en Afrique, tenu à Addis-Abeba au siège de l’Union africaine, le Premier ministre rwandais a souligné que la survie des mères constitue un indicateur essentiel du développement d’un pays.

    “Aucun pays ne peut prétendre au développement durable si les femmes continuent de mourir en donnant la vie”, a-t-il déclaré, rappelant que la santé maternelle reflète la qualité globale du système de santé et des services publics.

    Du suivi statistique à la gestion en temps réel

    Dr Nsengiyumva a expliqué que le Rwanda a profondément transformé son approche de la santé maternelle, passant d’enquêtes périodiques à un système basé sur des données continues et numériques.

    Aujourd’hui, les décès maternels sont signalés dans les 24 heures, analysés rapidement, et suivis de mesures correctives immédiates aux niveaux des structures de santé, des districts et de l’État central.

    Selon le Premier ministre, cette approche a permis d’identifier les principales causes des décès maternels, notamment les hémorragies post-partum, les complications liées aux accouchements prématurés et les cas d’asphyxie néonatale.

    Face à ces défis, le gouvernement a renforcé la prise en charge des urgences obstétricales, amélioré le suivi des grossesses et investi dans des technologies de diagnostic et de surveillance.

    Un système de santé renforcé jusqu’à la base

    Le Rwanda a également mis en place un système numérique intégré reliant les agents de santé communautaires, les centres de santé et les hôpitaux, garantissant une continuité des soins de la grossesse jusqu’à l’accouchement.

    Chaque décès maternel fait désormais l’objet d’une analyse approfondie afin d’en tirer des leçons et d’améliorer les services de santé à tous les niveaux.

    Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour les pays africains de combiner leadership politique, données fiables et services de santé de qualité afin de réduire durablement la mortalité maternelle.

    Il a également remercié les partenaires internationaux pour leur soutien continu dans le renforcement du système de santé rwandais.

    Pour le Rwanda, la réduction des décès maternels ne relève pas uniquement de la médecine, mais d’une priorité nationale de développement.

  • Sécurité mondiale: le Rwanda porte sa voix à Munich

    Le Rwanda s’invite au cœur des débats mondiaux sur la sécurité. Une délégation gouvernementale de haut niveau, conduite par le ministre de la Sécurité intérieure, Dr Vincent Biruta, et le ministre de la Défense, Juvénal Marizamunda, participe à la 62e édition de la Munich Security Conference 2026, en Allemagne.

    Ouvert le 13 février et prévu jusqu’au 15 février 2026, ce forum international de premier plan réunit des chefs d’État, des dirigeants gouvernementaux et des responsables influents venus des quatre coins du monde pour débattre des grands enjeux sécuritaires contemporains.

    Considérée comme l’une des plateformes les plus importantes en matière de politique de sécurité internationale, cette conférence annuelle rassemble des centaines de décideurs, diplomates, militaires et experts pour analyser les crises géopolitiques, les menaces émergentes et les perspectives de stabilité mondiale.

    Le Rwanda expose sa lecture des enjeux internationaux

    Selon une communication du ministère rwandais de la Défense publiée dans la nuit du 13 février, la délégation rwandaise a pris part à plusieurs panels et discussions de haut niveau.

    Objectif: partager la vision du Rwanda sur l’évolution actuelle de la politique internationale et les dynamiques sécuritaires globales.

    Au-delà des sessions plénières, le Rwanda a également multiplié les rencontres bilatérales avec des représentants de pays partenaires, dans une logique de renforcement de la coopération et de promotion d’intérêts communs.

    Dans un contexte international marqué par la montée des tensions géopolitiques, les conflits persistants et les défis liés à la gouvernance mondiale, la participation du Rwanda à ce forum stratégique traduit une volonté affirmée de peser dans les débats globaux.

    La conférence de Munich constitue un espace privilégié pour les échanges directs entre dirigeants, souvent en marge des cadres diplomatiques formels.

    Un forum au cœur des enjeux du XXIe siècle

    Pour cette 62e édition, les discussions portent notamment sur:

    • les crises sécuritaires internationales
    • les rivalités géopolitiques croissantes
    • les transformations de l’ordre mondial

    Autant de sujets qui façonnent l’avenir des relations internationales et dans lesquels le Rwanda entend faire entendre sa voix.

  • Alcools frelatés: 229 cas d’intoxication, dont 28 décès enregistrés dans quatre districts

    Le Ministère de la Santé du Rwanda alerte sur une série d’intoxications graves liées à la consommation d’alcools de fabrication non conforme. Entre le 2 février et le 12 avril 2026, les structures de santé des districts de Bugesera, Ruhango, Nyamagabe et Rwamagana ont pris en charge 229 personnes ayant consommé des boissons alcoolisées frelatées. Parmi elles, 28 personnes sont décédées.

    Des symptômes graves chez les survivants

    Les personnes encore en vie présentent plusieurs complications de santé, notamment des troubles de la vision, des douleurs abdominales, des atteintes cardiaques et d’autres symptômes liés à une intoxication sévère.

    Plusieurs victimes ou proches de victimes témoignent de la brutalité des effets. Paul Nsengiyumva, habitant du secteur Ngeruka dans le district de Bugesera, raconte avoir consommé de l’alcool avec un ami avant de développer de graves symptômes:

    “Après avoir partagé un verre, je me suis réveillé sans bien voir, avec les oreilles bouchées. Mon ami, lui, a commencé à vomir abondamment. Nous sommes allés à l’hôpital de Nyamata, mais il est décédé, tandis que moi j’ai survécu avec des séquelles.”

    D’autres victimes évoquent également des douleurs abdominales intenses et des troubles cardiaques apparus peu après la consommation.

    Le méthanol identifié comme principale cause

    Selon le Dr ACP Tugireyezu Oreste, responsable de la santé publique au Ministère de la Santé, les analyses montrent que ces boissons contiennent des substances dangereuses, notamment du méthanol.

    Il explique:

    “Le méthanol est une substance toxique qui n’est pas destinée à la fabrication de boissons alcoolisées. Une fois dans le corps, il est difficile à éliminer et affecte le cerveau, les reins, le système digestif et d’autres organes vitaux.”

    Les conséquences peuvent être dramatiques : maux de tête sévères, cécité, insuffisance rénale, atteintes cardiaques et décès. Le ministère précise également que certains producteurs utilisent de l’éthanol en quantité excessive ou fabriquent ces boissons dans des conditions d’hygiène très précaires, aggravant les risques pour la santé.

    Réponse des autorités sanitaires et sécuritaires

    Le Ministère de la Santé appelle la population à consulter rapidement les services de santé en cas de symptômes après consommation d’alcool, afin d’éviter les complications graves.

    De son côté, la Police nationale du Rwanda intensifie les opérations contre la production et la distribution d’alcools frelatés.

    Le porte-parole de la Police, ACP Boniface Rutikanga, indique que plus de 116 000 litres d’alcool non conforme ont été saisis en seulement quatre jours. Une usine clandestine a notamment été démantelée dans le district de Huye, où environ 40 000 litres ont été retrouvés, malgré l’existence d’équipements légaux.

    Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer si certains responsables locaux avaient connaissance de ces activités illégales ou s’ils y étaient impliqués.

    Arrestations et sanctions à Kigali

    Dans la Ville de Kigali, la Police a également mené des opérations entre le 9 et le 13 février 2026. Au total, 17 889 litres d’alcool frelaté et 89 litres de kanyanga ont été saisis.

    188 personnes impliquées dans la production et la distribution ont été arrêtées. Parmi elles, 11 ont été déférées à l’Office rwandais d’investigation (RIB) pour des infractions graves, notamment la falsification de documents et l’usage de substances dangereuses. D’autres ont été sanctionnées administrativement et mises en garde.

    Selon la Police, ces boissons sont fabriquées dans des conditions insalubres, utilisant parfois des matières impropres comme des pierres, du tabac ou de la mélasse destinée à l’alimentation animale.

    Un appel à la responsabilité collective

    Les autorités rappellent que les alcools de fabrication artisanale non contrôlée constituent un risque majeur pour la santé publique et sont également liés à l’augmentation de l’insécurité.

    La Police exhorte la population à consommer de l’alcool avec modération, même lorsqu’il est légalement produit, et à signaler toute activité suspecte liée à la fabrication ou à la distribution de boissons frelatées.

  • Le CHUK va déménager à Masaka dès mars 2026

    Les travaux de construction du nouvel hôpital universitaire de Kigali (CHUK) à Masaka touchent à leur fin. Les autorités ont confirmé que le transfert progressif des services débutera en mars 2026.

    Cette information a été annoncée le 12 février 2026 par le ministre des Finances et de la Planification économique, Murangwa Yusuf, lors de la présentation du budget rectificatif 2025/2026 devant le Parlement.

    Selon le ministre, le chantier de l’hôpital de Masaka, qui accueillera le futur CHUK, est désormais achevé à 98 %.

    Un déménagement progressif sur plusieurs mois

    Le gouvernement prévoit un transfert par étapes afin d’assurer la continuité des services de santé.

    • Début du déménagement : mars 2026
    • Fin prévue : septembre 2026

    Certaines unités, notamment les services d’urgence et de soins critiques, resteront temporairement à l’ancien site avant leur transfert complet.

    Un hôpital plus moderne et plus grand

    Le futur CHUK à Masaka représente une montée en gamme majeure du système de santé rwandais.

    Il comprendra:

    • Plus de 800 lits, contre environ 400 actuellement
    • Des blocs opératoires modernes
    • Des équipements d’imagerie avancée (IRM, radiologie, scanners)
    • Des infrastructures spécialisées pour les soins intensifs et la chirurgie

    Construit par la société chinoise Shanghai Construction Group Co. Ltd, le projet est évalué à environ 85 milliards de francs rwandais.

    L’objectif est de renforcer la capacité du Rwanda à offrir des soins spécialisés localement et de réduire les évacuations sanitaires à l’étranger.

    Un centre médical de nouvelle génération

    Le nouvel hôpital sera doté d’infrastructures modernes, notamment :

    • 18 salles d’opération
    • Des systèmes d’oxygène intégrés
    • Des technologies d’imagerie avancées
    • Des bâtiments adaptés aux personnes à mobilité réduite

    Une vision: faire du Rwanda un hub médical

    Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à positionner le Rwanda comme un centre régional de soins spécialisés et de tourisme médical en Afrique.

    Avec cette relocalisation, le CHUK devrait offrir :

    • Une meilleure qualité de soins
    • Un accès élargi aux services spécialisés
    • Une réduction des coûts liés aux évacuations médicales à l’étranger

    D’ici fin 2026, l’actuel CHUK aura entièrement transféré ses activités vers Masaka. Cette transformation marque l’une des plus importantes évolutions du système hospitalier rwandais depuis plusieurs décennies.

  • À Rome, un “Cocktail Visit Rwanda Business” met en lumière les opportunités d’investissement et de tourisme rwandais

    Dans un prestigieux cadre du Reale Circolo Canottieri Tevere Remo, au cœur de Rome, s’est tenu vendredi le 6 février 2026 un “Cocktail Visit Rwanda Business”, une rencontre de haut niveau qui a rassemblé des acteurs clés des secteurs italiens du tourisme, de l’investissement et de la diplomatie pour explorer les perspectives économiques du Rwanda.

    Organisé dans le cadre de la promotion de la destination et de l’attraction des investissements étrangers, cet événement a servi de plateforme de diplomatie économique, de promotion territoriale et de réseautage international entre décideurs publics et privés.

    La délégation rwandaise était conduite par l’Ambassadeur François Nkulikiyimfura, en qualité d’Ambassadeur du Rwanda en Italie, accompagné du Responsable de la Promotion des Investissements de l’Office Rwandais de Développement (RDB).

    Ensemble, ils ont présenté aux participants les opportunités d’affaires au Rwanda dans plusieurs domaines stratégiques, y compris le tourisme, l’industrie manufacturière, la technologie et l’innovation, les industries créatives et l’agro-transformation.

    Ces secteurs figurent parmi les principaux axes de croissance pour les investisseurs internationaux, soutenus par un environnement économique favorable et des réformes institutionnelles attractives visant à faciliter les démarches d’investissement.

    L’Ambassadeur Nkulikiyimfura a salué la réussite de la table ronde d’affaires, qui a réuni plus de 100 participants, dont des dirigeants d’entreprises et des tour-opérateurs italiens intéressés par l’investissement au Rwanda. Dans son allocution, il a exprimé sa gratitude envers tous les participants et remercié particulièrement le consul honoraire du Rwanda à Rome, Enrico Lalia Morra, pour sa contribution à la promotion bilatérale.

    L’ambassadeur a déclaré : “Merci beaucoup à tous les participants ! Le Rwanda est ouvert et prêt à accueillir visiteurs et investisseurs”, mettant en avant l’attrait croissant du pays comme destination stratégique pour les affaires et le tourisme.

    La soirée a renforcé la réputation du Rwanda comme hub dynamique pour l’investissement et le tourisme, tout en consolidant les relations économiques avec l’Italie et avec l’Europe.

    Parmi les messages clés, les représentants rwandais ont rappelé les atouts du pays en matière de stabilité politique, d’environnement réglementaire transparent et d’infrastructures modernes, autant d’éléments qui favorisent l’accueil des investisseurs étrangers.

    L’événement a également été marqué par un moment de convivialité chaleureux, mêlé à des performances de la troupe folklorique rwandaise, mettant en valeur la richesse culturelle du Pays des Mille Collines et offrant aux invités une immersion dans l’expression artistique et traditionnelle du Rwanda.

    Cet événement s’inscrit dans une série d’initiatives internationales visant à promouvoir le Rwanda comme une plateforme attractive pour les flux d’investissement, les échanges commerciaux et le tourisme d’affaires, en cohérence avec les stratégies de développement du pays.