Le gouvernement rwandais a revu à la baisse son budget de l’exercice 2025/2026, désormais fixé à 6 952,1 milliards de francs rwandais, contre 7 032,5 milliards initialement approuvés, soit une diminution de 80,4 milliards de francs.
Cette révision a été présentée le 12 février 2026 par le ministre des Finances et de la Planification économique, Murangwa Yusuf, devant les députés.
Selon les explications du ministre, cette baisse s’explique principalement par des ajustements liés au financement de grands projets structurants, notamment la construction de la nouvelle phase de l’aéroport international de Kigali à Bugesera, ainsi que le report de certains paiements liés à la compagnie RwandAir.
Des réallocations stratégiques
Malgré la baisse globale, le budget connaît des réajustements internes importants :
- Les dépenses courantes sont revues à la baisse
- Les investissements dans les projets de développement augmentent de plus de 250 milliards de francs
- Les financements extérieurs progressent grâce à des prêts concessionnels et des dons
Ces ajustements traduisent, selon le gouvernement, une volonté de privilégier les investissements productifs et les infrastructures clés.
Le projet du nouvel aéroport international de Kigali reste l’un des principaux moteurs de ces changements budgétaires.
Les autorités ont indiqué avoir sécurisé des conditions de financement plus avantageuses, réduisant ainsi les besoins d’emprunts pour cette infrastructure stratégique.
Lors des débats parlementaires, certains députés ont exprimé des inquiétudes concernant l’augmentation des emprunts internes, estimant que cela pourrait exercer une pression sur les banques locales et limiter leur capacité à financer le secteur privé.
Le gouvernement se veut rassurant
En réponse, le ministre Murangwa a assuré que les banques rwandaises disposent de suffisamment de liquidités pour soutenir à la fois les investissements publics et les besoins du secteur privé.
Il a également expliqué que les emprunts internes permettent de limiter les coûts liés aux devises étrangères et de renforcer le système financier national.
Le gouvernement souligne que ces ajustements s’inscrivent dans une stratégie globale visant à :
- accélérer les infrastructures majeures
- renforcer la croissance économique
- soutenir les secteurs productifs
- maintenir la stabilité macroéconomique
Le budget 2025/2026 reste fortement orienté vers les projets de développement, notamment les infrastructures, l’énergie, les transports et les services sociaux, dans le cadre de la stratégie nationale de transformation.


