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  • Le Rwanda envoie une aide humanitaire au Mozambique après de graves inondations

    Le Rwanda a livré ce matin un premier lot d’aide humanitaire au Mozambique pour venir en aide aux populations touchées par de sévères inondations. Cette assistance comprend 20 tonnes de vivres, de médicaments et de matériels d’urgence.

    Les fortes pluies ont inondé près de 45 000 hectares de cultures, déplacé plus de 150 000 personnes et causé d’importants dégâts aux infrastructures. Selon le ministère rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, un deuxième envoi est prévu dans les prochains jours.

    Les provinces de Gaza, Maputo et Sofala sont parmi les plus affectées, avec des précipitations dépassant 800 millimètres depuis le début du mois de janvier. Face à cette situation, le Mozambique a sollicité la solidarité de la communauté internationale.

    Le Rwanda a réaffirmé son engagement à soutenir le Mozambique, comme il l’a déjà fait dans d’autres domaines, notamment par le déploiement de ses forces dans des zones touchées par le terrorisme et l’insécurité depuis 2021.

  • France : ouverture du procès en appel de Claude Muhayimana pour complicité de génocide

    Le procès en appel de Claude Muhayimana s’ouvre ce 3 février 2026 devant la Cour d’assises de Paris et doit se dérouler jusqu’au 27 février.

    Condamné en première instance, le 16 décembre 2021, à 14 ans de réclusion criminelle pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité dans le cadre du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, l’accusé a interjeté appel, tout comme le ministère public.

    Une audience d’organisation s’est tenue le 2 février 2026 afin de mettre à jour la liste des participants et d’organiser les débats. La cour doit procéder à la constitution du jury, à la validation de la liste des témoins et des experts — environ 50 au total — ainsi qu’à la planification des auditions.

    Près de 20 témoins doivent être entendus à Kigali. L’audience prévoit également l’interrogatoire de l’accusé et l’audition de l’expert chargé de l’enquête de personnalité portant sur son comportement, son parcours et ses conditions de vie.

    Dans une déclaration, Me Richard Gisagara, avocat des parties civiles, a souligné que ce procès représente « une nouvelle épreuve pour les victimes, mais aussi une occasion pour que justice leur soit rendue à la hauteur de leur souffrance ». Il a rappelé que Claude Muhayimana avait été reconnu coupable pour des faits commis à Bisesero, tout en ayant été acquitté pour ceux de Nyamishaba et de Kizenga.

    Un long parcours judiciaire en France

    Né en 1961 dans l’ancienne préfecture de Kibuye, à l’ouest du Rwanda, Claude Muhayimana était chauffeur pendant le génocide de 1994. Réfugié en France, il a obtenu la nationalité française en 2010 et résidait à Rouen. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis décembre 2011. Après un avis favorable à son extradition vers le Rwanda, cette décision a été annulée par la Cour de cassation en juillet 2012, puis définitivement confirmée en 2014.

    En juin 2013, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) a décidé de déposer plainte en France et de se constituer partie civile. Claude Muhayimana a été interpellé le 9 avril 2014 par la police française, puis placé sous contrôle judiciaire le 10 avril 2015 dans l’attente de son procès.

    En novembre 2017, il a été renvoyé devant la Cour d’assises de Paris, une décision confirmée en avril 2019 après rejet de son appel. Son procès, initialement prévu en septembre 2020, a été reporté à deux reprises, notamment en raison de la pandémie de Covid-19.

    Les faits reprochés et la condamnation

    Lors de son procès ouvert le 22 novembre 2021, il a été accusé d’avoir transporté des membres des milices Interahamwe entre avril et juillet 1994 afin de faciliter des massacres de Tutsi dans la région de Kibuye. Le ministère public a également soutenu qu’il avait participé aux crimes commis à l’église et à la paroisse de Kibuye le 17 avril 1994, ainsi qu’au stade de Gatwaro et au Home Saint-Jean les jours suivants.

    Assisté par Mes Philippe Meilhac et Françoise Marthe, l’accusé a nié les faits, affirmant être poursuivi en raison de son appartenance au Rwanda National Congress (RNC), un mouvement d’opposition au gouvernement rwandais.

    Le 16 décembre 2021, la Cour d’assises de Paris l’a reconnu coupable de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, retenant notamment qu’il avait transporté des miliciens, et l’a condamné à 14 ans de réclusion criminelle. La cour n’a toutefois pas retenu sa participation directe aux massacres dans la ville de Kibuye, estimant crédible sa déclaration selon laquelle, au moment des faits, il transportait à Ruhengeri le corps d’un gendarme nommé Mwafurika, décédé à Bisesero.

    L’association IBUKA, représentant les rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi, a jugé la peine insuffisante au regard de la gravité des crimes.

    Libéré un an après sa condamnation, Claude Muhayimana a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès en appel.

    Les parties civiles dénoncent la longueur de la procédure, plus de huit ans entre les premières décisions judiciaires et l’ouverture de l’audience d’appel, qu’elles jugent intolérable pour les victimes et leurs familles.

  • La RDC et l’AFC/M23 signent à Doha un mandat pour renforcer le cessez-le-feu

    Un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Qatar annonce que le Gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont signé le mandat issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

    Cette signature est intervenue à l’issue de la réunion du Mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu entre les deux parties, tenue à Doha le 2 février 2026, dans le cadre des efforts du Qatar pour contribuer à la résolution du conflit dans l’est de la RDC.

    Les deux parties ont réaffirmé leur engagement en faveur du cessez-le-feu ainsi que de l’Accord-cadre de Doha pour la paix, signé le 15 novembre 2025, et leur volonté de mettre en œuvre de bonne foi toutes les obligations prévues afin de soutenir le processus de paix.

    La réunion a rassemblé les membres du mécanisme, en présence des États-Unis et de l’Union africaine comme observateurs, de la République du Togo en tant que médiateur désigné par l’Union africaine, ainsi que de la MONUSCO et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

    Les discussions ont porté sur l’évolution de la situation et les défis actuels. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer le suivi, la vérification et l’échange d’informations pour appuyer le processus de paix.

    Les membres ont également examiné les plans de la MONUSCO et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs pour la mise en œuvre du mécanisme. Ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir leurs actions afin d’assurer le succès des missions.

    La MONUSCO a été chargée de déployer une première mission dans la ville d’Uvira dans les prochains jours afin de surveiller le cessez-le-feu. Des canaux de communication ont également été établis pour faciliter le travail de cette mission, conformément au mécanisme.

    À l’issue des échanges, les membres se sont accordés sur les prochaines étapes visant à renforcer l’efficacité du mécanisme et à assurer la tenue régulière de réunions de suivi.

  • Le porte-parole adjoint des RDF sensibilise les élèves de Ntare Louisenlund à l’importance des héros nationaux

    Le 2 février 2026, le porte-parole adjoint de la Défense, le lieutenant-colonel Simon Kabera, a donné une conférence intitulée «L’importance des héros nationaux» aux élèves et au personnel de l’école Ntare Louisenlund, située à Nyamata, dans le district de Bugesera.

    Cette activité s’inscrivait dans le cadre des célébrations de la 32e Journée nationale des Héros.

    Au cours de son intervention, Lt Col Kabera a mis en avant les valeurs fondamentales de l’héroïsme dans l’histoire du Rwanda, notamment le patriotisme, l’altruisme, l’intégrité, le sens du service, la défense de ce qui est juste et le respect de la dignité humaine.

    Il a expliqué que, dans le contexte rwandais, l’héroïsme consiste à s’engager pour une cause noble à travers des actions exceptionnelles au bénéfice des autres, guidées par le sacrifice, la résilience, la vérité et la justice.

    Il a également présenté les trois catégories de héros nationaux — Imanzi, Imena et Ingenzi — et souligné le rôle essentiel des citoyens, en particulier des jeunes, dans la promotion de ces valeurs aujourd’hui. Le porte-parole adjoint a mis en garde les élèves contre les comportements qui portent atteinte à la vie et à la dignité humaine, tels que l’alcoolisme, la consommation de drogues, la violence, l’immoralité, la dégradation de soi, le manque d’hygiène et l’usage abusif des technologies.

    Il les a encouragés à contribuer activement au développement du pays en s’inspirant des héros nationaux et des dirigeants exemplaires, en préservant les acquis du pays, en renforçant l’unité et en choisissant toujours le bien plutôt que le mal.

    Il a enfin insisté sur l’importance d’aimer et de bien utiliser la langue kinyarwanda, tout en évaluant de manière critique les influences extérieures, en rejetant les pratiques nuisibles et en adoptant les changements culturels positifs.

  • Le porte-parole des RDF appelle les élèves à promouvoir l’héroïsme et l’unité

    Le porte-parole des Forces de défense du Rwanda (RDF), le général de brigade Ronald Rwivanga, a appelé les élèves à cultiver l’héroïsme, l’unité et l’amour de la patrie comme fondements du développement du pays. Il s’exprimait lundi le 2 février 2026à l’école Riviera, dans le cadre des activités marquant la 32ᵉ Journée des Héros.

    Intervenant sur le thème “L’héroïsme et l’unité des Rwandais, piliers du développement”, le général Rwivanga a rappelé que cette journée est l’occasion d’honorer les héros qui ont marqué l’histoire du Rwanda.

    Il a expliqué que l’héroïsme repose sur des valeurs telles que le sacrifice, l’intégrité, le service à la communauté et la défense du pays, même au prix de sa vie.

    Selon lui, la culture rwandaise de l’héroïsme est fondée sur le respect de la dignité humaine, l’unité et la cohésion sociale, des principes qui ont guidé le pays dans la lutte contre le colonialisme, la guerre de libération et l’arrêt du génocide contre les Tutsi en 1994.

    Le porte-parole de l’armée a encouragé les élèves à adopter un comportement responsable, basé sur la discipline, l’honnêteté et le patriotisme, tout en rejetant les pratiques qui menacent l’unité nationale, telles que la discrimination, l’égoïsme, les divisions, la mauvaise gouvernance et la paresse. Il a souligné que la jeunesse, héritière de l’avenir du Rwanda, doit investir dans l’éducation, préserver sa santé et faire preuve de créativité afin de contribuer efficacement à la construction du pays.

    Il a enfin rappelé que la préservation des acquis est un devoir collectif et que l’héroïsme et l’unité restent les piliers essentiels d’un Rwanda sûr, stable et prospère.

  • Les Rwandais de la diaspora célèbrent la Journée des Héros à travers le monde

    Les Rwandais vivant à l’étranger ont célébré, le 1er février 2026, la Journée nationale des Héros aux côtés des amis du Rwanda, dans plusieurs capitales et grandes villes du monde.

    La Journée nationale des Héros, célébrée chaque 1er février, reste un moment fort pour transmettre l’histoire, renforcer l’unité et inspirer les générations actuelles et futures à faire preuve de courage, de responsabilité et d’amour pour le Rwanda.

    De Brazzaville à Arusha, Addis-Abeba, Rabbat et Nairobi: honorer l’héritage des héros

    À Brazzaville, en République du Congo, la communauté rwandaise s’est réunie pour rendre hommage aux Héros de la nation. La cérémonie a débuté par un moment de recueillement, suivi d’une intervention de l’ambassadeur du Rwanda, Parfait Busabizwa qui a rappelé l’histoire des héros, leurs valeurs et leurs sacrifices, tout en appelant chacun à faire honneur au Rwanda partout où il se trouve.

    Il a notamment encouragé les parents à transmettre la langue et la culture rwandaises à leurs enfants, soulignant que le kinyarwanda est un pilier de l’unité nationale. La rencontre a également été marquée par un poème intitulé Ganza Rwanda, récité par un jeune de la diaspora, ainsi que par un moment de convivialité entre les participants.

    En Tanzanie, les Rwandais d’Arusha et de Moshi se sont réunis en présence de l’ambassadeur du Rwanda, le général Patrick Nyamvumba. Dans son discours, il a retracé les grandes étapes de l’histoire du Rwanda, mettant en lumière les différentes formes de bravoure qui ont permis au pays de survivre et de se reconstruire, notamment lors de l’arrêt du Génocide contre les Tutsi en 1994.

    Le colonel Caple Karangwa, représentant des Forces de défense du Rwanda auprès de la Communauté d’Afrique de l’Est, a rappelé que l’héroïsme repose sur des valeurs telles que le courage, l’intégrité, l’amour de la patrie, l’unité et le sens des responsabilités.

    À Addis-Abeba en Éthiopie, les Rwandais, aux côtés de leurs amis, ont célébré la Journée des Héros nationaux dans une ambiance de solidarité et de patriotisme. Les participants ont pris part à diverses activités culturelles et sportives, tout en échangeant sur l’histoire de l’héroïsme rwandais et le rôle des générations passées dans la préservation de cet héritage.

    Au Maroc, l’ambassadrice du Rwanda, Umutoni Shakilla, a exhorté les Rwandais vivant dans le pays à promouvoir les valeurs d’héroïsme dans leur vie quotidienne, à travers leur contribution au développement du Rwanda, au bien-être de sa population et à l’autonomie nationale.

    S’exprimant lors des célébrations de la Journée des Héros à Rabat, elle a rappelé, notamment aux étudiants, l’importance de l’amour de la patrie, de l’unité, de la discipline et du professionnalisme.

    Au Kenya, l’ambassadeur du Rwanda, Ernest Rwamucyo, a souligné que la Journée des Héros est un moment clé pour rendre hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la nation.

    Lors des célébrations organisées à Nairobi, réunissant plus de 400 participants, dont des amis du Rwanda, il a rappelé que les valeurs d’unité et de patriotisme demeurent essentielles alors que le pays poursuit sa marche vers un développement économique et social durable.

    En Jordanie, en Europe et aux États-Unis : l’unité comme héritage

    En Jordanie, les diplomates et partenaires internationaux se sont joints à la communauté rwandaise à Amman pour célébrer cette journée.

    L’ambassadeur James Ngango a expliqué que l’héroïsme rwandais remonte à la fondation du pays et reste un moteur de développement. Il a insisté sur le thème de l’année : “Héroïsme et unité, piliers du développement du Rwanda”.

    En France, la communauté rwandaise s’est réunie dans la ville de Rennes. L’ambassadrice François Nkulikiyimfura a salué le sacrifice des héros et appelé la jeunesse à suivre leur exemple en restant fidèle aux valeurs nationales, à la culture et à la langue rwandaise. Des services consulaires ont également été offerts aux membres de la diaspora dans la région de Bretagne.

    Au Luxembourg, l’Ambassadrice du Rwanda, Aurore Mimosa Munyangaju, a appelé les Rwandais à perpétuer l’héritage des Héros nationaux en s’inspirant de leurs valeurs de courage, d’unité, de travail et d’intégrité. Elle a rappelé que l’héroïsme ne se limite pas au combat, mais inclut l’amour de la patrie, la dignité humaine et l’engagement pour le bien commun.

    S’adressant particulièrement à la jeunesse, elle l’a encouragée à défendre les valeurs nationales et à préserver la langue kinyarwanda. La cérémonie a été marquée par des danses traditionnelles et des échanges, et l’Ambassadrice a mis en avant les avancées du pays, notamment dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus, appelant la diaspora à soutenir ces efforts.

    Au Royaume-Uni, à Newcastle, ainsi qu’aux États-Unis, notamment dans le Dakota du Sud et à Washington, les Rwandais et leurs amis ont commémoré cette journée sous le thème “Héroïsme et unité pour le développement du Rwanda”.

    Au Royaume-Uni, des Rwandais et des amis du Rwanda se sont réunis à Newcastle pour célébrer la Journée des Héros, honorant le courage et le sacrifice de ceux qui ont façonné notre nation. L’ambassadeur Johnston Busingye a déclaré: “nos héros vivent à travers notre unité et notre progress”.

    L’ambassadrice du Rwanda à Washington, Mathilde Mukantabana a souligné que l’héroïsme se manifeste aujourd’hui à travers l’unité, le respect des valeurs et la contribution au progrès national, où que l’on soit.

    À travers ces célébrations, les Rwandais de la diaspora ont rappelé que rendre hommage aux héros ne se limite pas à un souvenir, mais se traduit par des actions concrètes : vivre selon les valeurs nationales, promouvoir la paix, servir les autres et contribuer au développement du pays.

  • Le ministre Nduhungirehe dénonce une interview jugée négationniste à l’approche de #Kwibuka32

    À seulement deux mois de la 32e commémoration du Génocide perpétré contre les Tutsi (#Kwibuka32), le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a vivement réagi à une émission diffusée sur YouTube, diffusée par la chaîne Mémoire Habyarimana – Officiel. Cette interview a été réalisée par Willy Kabera avec Madame Agathe Kanziga Habyarimana.

    Dans un message posté sur son compte X, le ministre Nduhungirehe dénonce ce qu’il qualifie d’entreprise de négation et de minimisation du Génocide contre les Tutsi, menée depuis Paris.

    Une relecture de l’histoire jugée trompeuse

    Selon Olivier Nduhungirehe, cette interview se présente comme une tentative de raconter l’histoire récente du Rwanda à travers les yeux de l’ancienne Première Dame, elle-même accusée d’avoir participé au génocide contre les Tutsi. Toutefois, le ministre relève de nombreuses omissions et contre-vérités.

    Aucun mot n’est dit sur les pogroms contre les Tutsi entre 1959 et 1964, ni sur le génocide de Gikongoro en 1963, alors que Juvénal Habyarimana occupait déjà des postes de commandement. L’interview ne mentionne pas non plus les persécutions des Tutsi dans les écoles en février 1973, auxquelles il a pris part en tant que ministre de la Garde nationale.

    Le ministère dénonce également des mensonges concernant le massacre de responsables politiques de la Première République, présenté comme l’acte d’un seul individu, alors que ces crimes ont été ordonnés par le président Habyarimana lui-même.

    Silence sur les crimes et les réseaux de pouvoir

    L’entretien passe également sous silence, selon le ministère, le sort réservé à l’ancien président Grégoire Kayibanda et à son épouse, décrits à tort comme ayant été pris en charge par le régime, alors qu’ils sont morts de faim.

    De même, aucune mention n’est faite de la discrimination ethnique et régionale organisée sous la Deuxième République, pourtant bien documentée, notamment dans l’accès à l’éducation et à l’emploi.

    L’interview omet aussi les assassinats politiques des années 1980, notamment ceux de la députée Félicula Nyiramutarambirwa, du journaliste Silvio Sindambiwe et de l’ancien ministre François Muganza, liés à leurs dénonciations de la corruption et des discriminations.

    Le ministre Nduhungirehe relève aussi l’absence totale de référence à l’”Akazu” ou au “Réseau Zéro”, réseaux de pouvoir qu’Agathe Kanziga Habyarimana a créés pour contrôler les institutions, s’approprier les ressources de l’État et persécuter les opposants et les Tutsi.

    Absence de toute reconnaissance du génocide

    Enfin, le ministre termine son commentaire en soulignant qu’aucun mot n’est consacré aux massacres des Tutsi dans les années 1990, à Murambi, Bugesera, Mukingo, Kibilira, Kibuye et ailleurs, ni au massacre des responsables politiques de l’opposition le 7 avril 1994, perpétré par des membres de la Garde présidentielle.

    Surtout, le ministère insiste sur le fait que l’interview ne contient aucune reconnaissance du Génocide perpétré contre les Tutsi, réduit à une simple “guerre”, et ne comporte aucune expression d’empathie envers plus d’un million de victimes, hommes, femmes et enfants, tués par la milice Interahamwe créée par le régime Habyarimana.

    Pour le ministre Nduhungirehe, il est profondément préoccupant que, près de 32 ans après un génocide reconnu par les Nations unies et établi par une juridiction internationale, une telle propagande négationniste puisse encore être diffusée depuis un pays se revendiquant des droits de l’homme.

  • Coupe des Héros 2026: Police FC et Rayon Sports WFC sacrés champions

    Police FC a remporté la Coupe des Héros 2026 après une finale haletante contre APR FC, conclue par une séance de tirs au but (7-6) à l’issue d’un match nul (1-1) dans le temps réglementaire, dimanche le 1er févreier 2026 au stade Amahoro.

    Cette victoire marque le deuxième sacre de Police FC dans cette compétition en trois ans, après un premier titre décroché en 2024, déjà face à APR FC. Pour les militaires, le rêve d’un doublé consécutif s’est une nouvelle fois brisé lors d’une séance de penalties cruelle.

    La rencontre a débuté avec beaucoup de prudence, les deux équipes se neutralisant au milieu de terrain. Les occasions ont été rares, mais Police FC s’est montré dangereux dès la 19e minute sur un corner de Christian Ishimwe repris de la tête par Eric Nsabimana, sans succès. APR FC a réagi par Hakim Kiwanuka et Gilbert Mugisha, mais sans parvenir à tromper la vigilance adverse. À la pause, le score était toujours vierge (0-0).

    Au retour des vestiaires, APR FC a affiché plus d’ambition. À la 52e minute, William Togui a ouvert le score d’un superbe retourné acrobatique, après un centre précis de Kiwanuka, offrant l’avantage aux tenants du titre.

    Mais Police FC n’a pas tardé à réagir. À la 67e minute, Leonard Gakwaya a profité d’une mauvaise communication entre le défenseur Yunussu Nshimiyimana et son gardien pour égaliser et relancer complètement la rencontre.

    Les deux équipes ont ensuite multiplié les attaques dans les dernières minutes. APR FC s’est créé plusieurs occasions par Togui et Mamadou Sy, mais le gardien de Police, Onesime Rukundo, s’est montré décisif. De son côté, Police FC a frôlé le but sur une action sauvée sur la ligne par Dieudonné Ndayishimiye. Aucun vainqueur ne s’étant dégagé à l’issue du temps réglementaire, la décision s’est faite aux tirs au but.

    Lors de la séance, le suspense a été total. Le gardien Patience Niyongira, entré en fin de match, s’est illustré en arrêtant trois penalties importants, notamment ceux de Dauda Yussif, William Togui et Ronald Ssekiganda. Le moment décisif est survenu lorsque le défenseur nigérian David Chimezie a transformé le neuvième tir de Police FC, offrant la victoire 7-6 et déclenchant une explosion de joie dans les tribunes.

    Rayon Sports WFC triomphe chez les dames

    Chez les femmes, Rayon Sports WFC a également remporté la Coupe des Héros 2026 en battant Indahangarwa WFC (2-0) plus tôt dans la journée. Emeline Mukagatete et Angélique Umuhoza ont inscrit les buts de la rencontre, permettant aux bleu-blancs de décrocher leur deuxième trophée de la saison, après la Super Coupe.

    Rayon Sports WFC a reçu un chèque de 6 millions de francs rwandais, tandis qu’Indahangarwa WFC, finaliste malheureux, est reparti avec 3 millions de francs.

    Du côté des hommes, Police FC a également remporté 6 millions de francs, et APR FC, deuxième, 3 millions.

  • Kagame rend hommage aux héros nationaux lors de la 32e Journée des héros

    Le Rwanda a célébré, ce dimanche 1er février 2026, la 32e Journée nationale des héros lors d’une cérémonie officielle tenue au Mausolée national des héros, à Remera, dans la ville de Kigali.

    Le président Paul Kagame et la Première dame Jeannette Kagame ont déposé une gerbe de fleurs au Monument de l’héroïsme et observé une minute de silence en mémoire des Rwandais et Rwandaises qui ont fait preuve de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour la nation.

    La cérémonie s’est déroulée sous le thème : “L’héroïsme et l’unité des Rwandais, piliers du développement”.

    L’événement a réuni de hauts responsables de l’État, notamment le président du Sénat, François-Xavier Kalinda, le Premier ministre Dr Justin Nsengiyumva, la présidente de la Cour suprême, Domitille Mukantaganzwa, la présidente de la Chambre des députés, Gertrude Kazarwa, ainsi que d’autres autorités civiles et militaires.

    La représentante du corps diplomatique au Rwanda, l’ambassadrice du Zimbabwe Charity Manyeruke, a également déposé une gerbe de fleurs au nom des diplomates accrédités dans le pays.

    Après le dépôt de gerbes, les autorités ont observé un moment de recueillement en hommage aux héros nationaux. Ces derniers sont classés en trois catégories: Imanzi, Imena et Ingenzi.

    La Journée des héros, célébrée chaque 1er février, est un moment de mémoire nationale, mais aussi de réflexion collective sur les valeurs de courage, d’unité, de responsabilité et de service au pays.

    Lire aussi: 1er février: le Rwanda rend hommage à ses héros nationaux

  • Déjeuner national de prière : Kagame appelle à la résilience des familles et du pays

    Le président Paul Kagame et la Première dame Jeannette Kagame ont participé, ce dimanche 1er février 2026, au Déjeuner national de prière, organisé au Kigali Convention Centre par Rwanda Leaders Fellowship.

    Cette rencontre spirituelle annuelle, tenue au début de chaque année, vise à remercier Dieu pour l’année écoulée et à lui confier celle qui commence.

    Des responsables politiques, des leaders religieux, des membres de la société civile ainsi que des amis du Rwanda venus de plusieurs pays, dont l’Australie, le Kenya, l’Ouganda, les États-Unis et le Zimbabwe, ont pris part à cette cérémonie marquée par la prière, la musique et des messages d’inspiration.

    Une célébration de gratitude et d’espérance

    La cérémonie a été ponctuée de chants de la Chorale de Kigali, de moments de prière et d’un message spirituel prononcé par la générale américaine à la retraite Julie Bentz. Les participants ont exprimé leur reconnaissance pour la protection accordée au Rwanda en 2025 et ont confié à Dieu les projets et les défis de l’année 2026.

    Plusieurs avancées nationales ont été mises en avant, notamment les progrès dans l’agriculture, la consolidation foncière, la paix et la sécurité, l’accès élargi à l’éducation, ainsi que la promotion de l’égalité des chances, en particulier pour les filles.

    Un message sur la famille et la nation

    Dans son discours, le président Kagame a souligné le lien étroit entre l’individu, la famille et la nation, rappelant que le bien-être de chacun dépend de celui des autres. “Quand l’individu et la famille vont bien, le pays va bien. Mais quand ils ne vont pas bien, la nation entière en subit les consequences”, a-t-il déclaré.

    Il a appelé les Rwandais à renforcer la résilience au sein des familles, à travers l’éducation des enfants, le dialogue et la responsabilité. Face aux défis sociaux, notamment la montée des divorces, le chef de l’État a exhorté les couples à faire preuve de patience, de compréhension et de sens du devoir.

    Le président a également invité chacun à accepter ce qu’il est, à cultiver ses valeurs et à apprendre des autres sans renier son identité. “Personne ne peut être transformé en quelqu’un d’autre que ce pour quoi il a été créé. Il en est de même pour une nation”, a-t-il souligné, appelant à préserver l’identité rwandaise tout en restant ouvert à l’apprentissage et au progrès.

    Il a insisté sur l’importance de la foi et de la gratitude comme sources de force intérieure. “Remercier, c’est reconnaître ce que nous avons reçu et trouver l’énergie de continuer à avancer, malgré les épreuves “,  a-t-il affirmé.

    Une nation résiliente, tournée vers l’avenir

    Rappelant le parcours du Rwanda, le président Kagame a mis en avant la résilience nationale comme un pilier de la reconstruction et du développement. “Si le Rwanda n’avait pas été résilient, nous ne serions pas ici aujourd’hui”, a-t-il déclaré, appelant les citoyens à continuer de bâtir des familles solides et une nation unie.

    Organisé par Rwanda Leaders Fellowship, ce Déjeuner national de prière repose sur la conviction que les valeurs spirituelles et morales sont essentielles pour former un leadership responsable et construire une société juste, stable et tournée vers l’avenir.