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  • 1er février: le Rwanda rend hommage à ses héros nationaux

    Le Rwanda célèbre ce 1er février 2026 la Journée nationale des héros, une journée fériée consacrée à la mémoire de celles et ceux qui ont marqué l’histoire du pays par leur courage, leur engagement et leur sens du sacrifice.

    Comme chaque année, le président de la République, les hauts dirigeants du pays et les représentants des familles des héros conduisent une cérémonie solennelle de recueillement et de dépôt de gerbes au Mémorial des héros, situé à Remera, dans la ville de Kigali.

    Un lieu de mémoire et de reconnaissance

    Le Mémorial des héros abrite notamment la tombe du major-général Fred Gisa Rwigema, figure emblématique de la lutte pour la libération du Rwanda. Né en 1957 dans le district de Kamonyi, il est tombé au combat le 2 octobre 1990 à Kagitumba, alors qu’il venait de lancer la guerre de libération.

    On y trouve également la tombe du Soldat inconnu, symbole de tous les militaires rwandais qui ont donné leur vie pour défendre la patrie, dans le passé, le présent et pour l’avenir. Ce monument rend un hommage solennel à tous ceux qui se sont sacrifiés pour la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du Rwanda.

    Les catégories de héros nationaux

    Les héros nationaux sont classés en différentes catégories, selon la nature et l’ampleur de leur engagement.

    Dans la catégorie des Héros suprêmes (Imanzi) figurent des personnalités disparues ayant marqué profondément l’histoire du pays, dont le major-général Fred Gisa Rwigema.

    La catégorie des Héros exemplaires (Imena) comprend notamment :

    • Le roi Mutara III Rudahigwa, qui régna de 1931 à 1959 et lutta pour l’indépendance du Rwanda, l’unité nationale et la justice sociale, en s’opposant aux abus du pouvoir colonial.
    • Michel Rwagasana, haut fonctionnaire reconnu pour son intégrité, qui occupa plusieurs postes clés, dont celui de secrétaire du Conseil supérieur du pays et secrétaire particulier du roi Mutara III.
    • Agathe Uwiringiyimana, qui a été Première ministre (juillet 1993 – avril 1994). Elle a fait preuve d’un courage exceptionnel lorsqu’elle était ministre de l’Éducation primaire et secondaire. Elle s’est engagée pour mettre fin aux injustices dans le système scolaire à une époque où la politique dite d’”équilibre” dominait le pays. Elle s’est opposée à la mise en œuvre du génocide contre les Tutsi et a finalement été assassinée en raison de ses convictions.
    • Félicité Niyitegeka, religieuse tuée le 21 avril 1994 pendant le génocide contre les Tutsi pour avoir refusé d’abandonner les personnes qu’elle protégeait. Sa vie fut marquée par le service, l’éducation, la gestion responsable et l’aide aux plus vulnérables.
    • Les élèves de Nyange, qui, dans la nuit du 18 mars 1997, refusèrent de se séparer selon des critères ethniques lors d’une attaque contre leur école. Ils affirmèrent avec courage qu’ils étaient tous Rwandais, préférant risquer leur vie plutôt que céder à la division.

    La catégorie des Héros remarquables (Ingenzi) ne compte actuellement aucun membre, mais la Commission nationale de lutte contre le génocide (CHENO) indique qu’elle poursuit chaque année des recherches afin d’identifier d’éventuels nouveaux héros, en collaboration avec les institutions nationales.

    Une célébration tournée vers l’unité et l’avenir

    Dans le cadre des commémorations, un concert hommage a été organisé à Kigali, dans le district de Nyarugenge, sous le thème : “L’héroïsme et l’unité des Rwandais, piliers du développement”. Cette rencontre a réuni les autorités, les artistes et les citoyens autour des valeurs d’unité, de solidarité et de responsabilité collective.

    Le ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana, s’est adressé particulièrement à la jeunesse: ”Aimer la langue kinyarwanda n’est pas un retour en arrière, c’est renforcer le lien qui nous unit en tant que Rwandais. Il n’y a pas de développement durable sans racines culturelles et linguistiques solides. Parler, écrire et valoriser le kinyarwanda aujourd’hui est un acte de courage et de responsabilité.”

    Le sport au service de la mémoire

    La Journée des héros est également marquée par des activités sportives. Au stade Amahoro, se tiendra la finale de la coupe des Héros, opposant APR FC à Police FC, précédée du match pour la troisième place entre Rayon Sports et AS Kigali. Cette compétition est organisée par CHENO en partenariat avec la Fédération rwandaise de football (FERWAFA).

    À travers ces cérémonies, discours et activités, le Rwanda renouvelle son engagement à honorer ses héros, à préserver la mémoire nationale et à transmettre aux générations futures les valeurs d’unité, de courage et de service au bien commun.

  • Umuganda: le Premier ministre Nsengiyumva se joint aux habitants de Gahini pour la réhabilitation d’une route de 19 kilomètres

    Le Premier ministre, Dr Justin Nsengiyumva, s’est joint ce samedi 31 janvier 2026 aux habitants du secteur de Gahini, dans le district de Kayonza, dans la province de l’Est, à l’occasion des travaux communautaires (Umuganda) de fin du moi de janvier 2026.

    Au cours de cette activité, les autorités et les résidents ont travaillé à la réhabilitation de la route en terre Kahi–Giperefe, longue de 19 kilomètres, reliant les secteurs de Gahini et de Mwiri.

    Cet axe est essentiel pour améliorer l’accès aux marchés, faciliter les échanges commerciaux et assurer le transport quotidien de plus de 45 000 litres de lait vers le centre de collecte de Kahi.

    S’adressant à la population, le Premier ministre a transmis les salutations du président de la République, Paul Kagame, tout en encourageant les citoyens à poursuivre leur engagement dans les travaux communautaires  et à continuer à trouver des solutions locales face à leurs défis.

    “Umuganda, comme vous le savez, est une approche que les Rwandais ont choisie pour résoudre eux-mêmes leurs problèmes et bâtir leur pays. En travaillant sur une route comme celle-ci, nous prenons en main notre développement sans attendre une aide extérieure”, a-t-il déclaré.

  • RDC: Kagame et Gnassingbé échangent à Kigali sur la sécurité dans l’Est du pays

    Le président rwandais Paul Kagame a reçu, ce vendredi au Village Urugwiro, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil des ministres du Togo et médiateur désigné par l’Union africaine (UA) pour le processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Les deux chefs d’État ont tenu un entretien en tête-à-tête avant de rencontrer le Panel d’experts nommé par l’UA, composé d’anciens chefs d’État africains: Olusegun Obasanjo (Nigeria), Sahle-Work Zewde (Éthiopie), Mokgweetsi Masisi (Botswana) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique).

    Le village Urugwiro annonce que les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’état d’avancement des efforts diplomatiques en cours, ainsi que sur les moyens de renforcer la coordination entre les initiatives de médiation régionales et continentales en vue de promouvoir une paix durable, la sécurité et la stabilité dans la région des Grands Lacs.

    Faure Gnassingbé est arrivé au Rwanda dans la nuit du 29 janvier 2026. Selon la présidence rwandaise, les échanges ont mis l’accent sur “la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, la dynamique diplomatique en cours et les voies pour renforcer la coordination entre les mécanismes de médiation régionaux et continentaux afin de parvenir à une paix et une stabilité durables dans la région des Grands Lacs”.

    Le président togolais a été nommé médiateur dans le dossier rwandais et congolais après avoir succédé à son homologue angolais, João Lourenço. En avril 2025, l’Union africaine avait officiellement entériné sa désignation, faisant de lui le médiateur chargé d’accompagner le Rwanda et la RDC dans la résolution du conflit qui oppose les deux pays.

  • Coupe des Héros 2026: Police FC élimine Rayon Sports et affrontera APR FC en finale

    L’équipe de Police FC s’est qualifiée pour la finale de la Coupe des Héros 2026 après avoir battu Rayon Sports 1-0 lors d’une demi-finale disputée jeudi au stade Pelé de Kigali.

    Dans un match tendu, l’unique but est intervenu en seconde période sur penalty, transformé par Lague Byiringiro pour Police FC. Ce but décisif a permis à la formation dirigée par l’entraîneur Ben Moussa de se qualifier pour le match ultime de la compétition.

    La première mi-temps s’était achevée sur un score de 0-0, malgré de belles opportunités de part et d’autre. La décision est finalement intervenue au 67e minute, après une faute dans la surface de Rayon Sports, transformée en penalty par Byiringiro.

    Rayon Sports, qui alignait notamment Olivier Kwizera dans les buts et Emmanuel Nshimiyimana comme capitaine de l’équipe, a tenté de réagir mais n’a pas réussi à revenir au score. L’équipe a poussé jusqu’à la fin du temps additionnel, sans succès.

    De son côté, APR FC s’était également qualifiée mercredi pour la finale après une victoire convaincante 3-0 face à AS Kigali lors de l’autre demi-finale, marquant sa présence en finale de cette édition de la Coupe des Héros.

    Lire aussi: APR FC se qualifie pour la finale de la Coupe des Héros 2026 après une victoire de 3-0 contre AS Kigali

    La finale de la Coupe des Héros 2026 est prévue pour dimanche 1er février 2026, toujours au Kigali Pelé Stadium, où Police FC affrontera APR FC pour tenter de soulever le trophée.

  • Le RIB confirme l’arrestation de Barafinda et de deux autres personnes pour diffusion de fausses informations

    Le Bureau d’investigation du Rwanda (RIB) a annoncé, jeudi le 29 janvier 2026, l’arrestation de Fred Barafinda Sekikubo, Patrick Mazimpaka et Japhet Nkeramihigo, accusés d’avoir diffusé des informations mensongères susceptibles de provoquer des troubles ou de l’agitation au sein de la population par le biais de plusieurs chaînes YouTube.

    Dans un communiqué publié jeudi soir, le RIB précise que les trois suspects sont actuellement détenus dans différentes antennes du bureau, à savoir les stations de Kimironko, Kicukiro et Kimihurura, pendant que l’enquête se poursuit.

    Le RIB en a profité pour mettre en garde le public, rappelant que l’usage des réseaux sociaux doit se faire dans le respect des lois en vigueur. L’institution a insisté sur le fait qu’elle ne tolérera aucune utilisation illégale de ces plateformes pour commettre des délits.

  • Le général de brigade Jean-Paul Nyirubutama nommé conseiller présidentiel adjoint, James Wizeye au NISS

    Le Président Paul Kagame a procédé à de nouvelles nominations au sein des institutions de sécurité du pays, à travers un communiqué officiel publié le jeudi 29 janvier 2026 par le Bureau du Premier ministre.

    Le général de brigade Jean-Paul Nyirubutama a été nommé Conseiller principal adjoint en matière de défense et de sécurité au sein de la Présidence de la République. Il devient ainsi l’adjoint du Général (Rtd) James Kabarebe, nommé Conseiller principal en matière de défense et de sécurité le 1er décembre 2025, après avoir occupé le poste de Secrétaire d’État au ministère des Affaires étrangères.

    En conséquence, James Wizeye a été nommé Secrétaire général adjoint de l’Agence nationale de renseignement et de sécurité (NISS), en remplacement du général de brigade Nyirubutama.

    Avant cette nomination, le général de brigade Nyirubutama occupait depuis septembre 2021 le poste de Secrétaire général adjoint du NISS. Il avait été promu au grade de colonel en 2021, avant d’être élevé au rang de général de brigade.

    De son côté, James Wizeye totalise plus de 21 ans de carrière diplomatique, notamment au sein de l’Ambassade du Rwanda au Royaume-Uni, où il a exercé les fonctions de Premier secrétaire depuis 2005.

  • Crise dans l’Est du Congo: les raisons d’une coordination inévitable aux frontières rwandaises

    Danny Kirenga

    La question des relations supposées ou réelles entre le Rwanda et l’AFC/M23 continue d’alimenter de vifs débats dans la région des Grands Lacs. Pourtant, une analyse factuelle du contexte sécuritaire, géographique et humanitaire permet de mieux comprendre pourquoi une forme de collaboration peut apparaître, aux yeux de certains observateurs, comme logique, voire inévitable.

    Une géographie souvent mal comprise

    Il convient d’abord de rappeler un élément souvent absent du débat public: le M23 est historiquement réapparu dans la zone de Bunagana, localité située à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda, et non à la frontière rwandaise. Ce point géographique est important, car il montre que les premières dynamiques territoriales du mouvement ne concernaient pas directement le Rwanda. Toutefois, la situation a évolué.

    Aujourd’hui, l’AFC/M23 contrôle plusieurs zones stratégiques de l’Est congolais, notamment autour de Goma et Bukavu, deux grandes villes situées le long de la frontière rwandaise. Cette nouvelle réalité territoriale modifie de fait les équilibres et impose de nouvelles contraintes aux États voisins.

    Frontières, sécurité et impératifs humanitaires

    Lorsqu’un acteur politico-militaire contrôle des zones frontalières, la question de la gestion des frontières devient inévitable. Aucun État n’accepte d’ouvrir ou de maintenir des postes-frontières sans un minimum de coordination sécuritaire et sans garanties que ces espaces ne serviront pas de couloirs d’insécurité. Dans ce contexte, toute forme de fonctionnement pratique des frontières suppose, qu’on le veuille ou non, un certain niveau d’interaction.

    À cette dimension sécuritaire s’ajoute une réalité humanitaire incontournable. Goma et Bukavu ne disposent pas d’axes routiers fiables les reliant efficacement à Kinshasa. L’approvisionnement en vivres, médicaments et produits essentiels dépend largement des échanges transfrontaliers, notamment avec le Rwanda. Pour les populations civiles, ces échanges ne relèvent pas d’un calcul politique mais d’une nécessité quotidienne. Empêcher toute interaction reviendrait à accentuer davantage une crise humanitaire déjà profonde.

    FDLR et intérêts sécuritaires convergents

    Un autre facteur souvent avancé par plusieurs observateurs concerne la présence persistante des FDLR dans l’Est de la RDC. Cette milice génocidaire, issue en partie des personnes responsables du génocide contre les Tutsi de 1994, reste, pour le Rwanda, une menace sécuritaire majeure.

    De leur côté, les communautés congolaises Tutsi considèrent également les FDLR comme responsables de violences ciblées. Dans cette lecture, la lutte contre ces génocidaires constitue un intérêt sécuritaire convergent entre le Rwanda et l’AFC/M23, indépendamment des controverses politiques qui entourent ce mouvement.

    Enfin, un aspect rarement mis en avant dans le débat mérite d’être posé: d’autres pays de la région entretiennent eux aussi des frontières ouvertes avec des zones sous contrôle du M23, ce qui suggère également une forme de coexistence ou de coordination pratique.

    Par ailleurs, il est utile de rappeler que Bunagana, point de départ des premières offensives du mouvement, ne partage pas de frontière avec le Rwanda. Cette réalité invite à élargir l’analyse au-delà d’un seul acteur et à examiner de manière plus équilibrée le rôle de l’ensemble des pays impliqués.

    La question des relations entre le Rwanda et l’AFC/M23 ne peut donc être réduite à une lecture uniquement politique ou émotionnelle. Elle s’inscrit dans une réalité plus complexe où se croisent géographie, sécurité, impératifs humanitaires et dynamiques régionales.

    Une compréhension rigoureuse du dossier impose de prendre en compte l’ensemble de ces facteurs, plutôt que de céder aux interprétations simplistes.

  • Corruption dans l’éducation et la santé: TI-Rwanda appelle à des réformes urgentes pour protéger les plus vulnérables

    Transparency International Rwanda (TI-Rwanda) a organisé un dialogue politique à l’Hotel Lemigo à Kigali jeudi le 29 janvier 2026 pour discuter des lacunes dans la lutte contre la corruption dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

    L’atelier a réuni décideurs publics, experts, représentants gouvernementaux et acteurs de la société civile autour d’analyses fondées sur des études de terrain réalisées sous l’égide du projet “Prestation de services inclusifs en Afrique” – Inclusive Service Delivery in Africa (ISDA) qui vise à améliorer l’accès aux services essentiels pour les femmes, les filles et les groupes vulnérables.

    Éducation: Des obstacles corruptifs qui entravent l’équité

    La première partie de l’atelier a été consacrée aux risques de corruption dans le système éducatif. Les présentations ont souligné que, malgré des progrès importants, des pratiques illicites persistent dans l’accès aux écoles, l’obtention de bonnes notes, ou encore lors du traitement des plaintes.

    Les jeunes femmes et les étudiantes en particulier se trouvent souvent exposées à des pressions abusives et discriminatoires. Un des témoignages recueillis illustre ce phénomène :

    «Un de mes enseignants me harcèle parce que j’ai refusé d’avoir des relations sexuelles avec lui. Il me dit : “Tu es une mère, n’est-ce pas nostalgique d’avoir des rapports ?”» — une étudiante et jeune mère.

    Cette citation met en lumière l’un des aspects les plus graves de ce que les chercheurs qualifient de “corruption sexuelle”, où des personnes en position d’autorité abusent de leur pouvoir pour obtenir des faveurs. Ces pratiques créent un environnement éducatif hostile, entravent la confiance et découragent l’achèvement des études, surtout pour celles qui sont déjà confrontées à des défis sociaux.

    Les études montrent également que les discriminations à l’égard des étudiants issus de ménages à faible revenu, des personnes handicapées ou des jeunes mères peuvent être aggravées par ces manques d’intégrité, ce qui entretient les inégalités dans l’accès à l’éducation.

    Santé: Corruption et barrières dans l’accès aux soins

    La seconde partie a abordé l’impact de la corruption dans le secteur de la santé, avec un focus particulier sur le programme national de farine enrichie pour lutter contre la malnutrition infantile et sur les services de soins de santé essentiels. Là encore, malgré une coordination institutionnelle et des résultats positifs sur le plan nutritionnel, des dysfonctionnements majeurs ont été identifiés.

    Des témoignages d’usagers montrent que des produits destinés aux populations vulnérables sont détournés, et que certains agents exigent des paiements informels pour l’accès à des produits ou services qui devraient être gratuits ou réglementés.

    Une mère d’une des zones étudiées a confié: “Si je ne donnais pas 2 000 francs rwandais à l’agent de santé communautaire, je ne recevais plus de farine enrichie (Shisha Kibondo)…” — une mère de Musanze.

    Ce type de pratique influence non seulement la disponibilité des produits nutritifs, mais aussi la confiance des citoyens envers les structures sanitaires, notamment lorsqu’il s’agit de soins prénataux ou de services maternels essentiels.

    Les enquêtes montrent aussi que des paiements frauduleux ou des favoritismes existent à différents niveaux de l’offre de soins, et que le manque d’outils de plainte efficaces ou anonymes empêche souvent les bénéficiaires de faire valoir leurs droits.

    Vers une gouvernance plus transparente

    Plusieurs recommandations ont été formulées pour renforcer l’intégrité et protéger les droits des citoyens. Parmi les mesures proposées:

    • Mise en place de canaux de signalement anonymes et sécurisés au sein des écoles et des établissements de santé.
    • Création de comités indépendants d’éthique et de conduite pour traiter les cas d’abus sans conflits d’intérêts.
    • Renforcement des formations sur l’égalité des genres, l’éthique professionnelle et les droits des usagers pour le personnel éducatif et médical.
    • Développement de mécanismes de transparence numérique pour suivre la distribution des ressources, comme les produits nutritionnels.
  • Josh Duc Nteziryayo blessé au genou: une épreuve, une foi, un retour plus fort

    Le défenseur du CF Montréal, Josh Duc Nteziryayo, a subi avec succès une intervention chirurgicale au genou gauche le mardi 27 janvier 2026 à Bologne, en Italie. Son rétablissement complet est estimé entre huit et neuf mois, a annoncé le club.

    À seulement un mois après la signature de son premier contrat professionnel, le jeune joueur de 17 ans traverse déjà l’une des épreuves les plus difficiles de sa carrière naissante. Blessure sérieuse, opération et longue rééducation sont désormais au programme. Mais loin de se laisser abattre, Josh fait preuve d’un mental remarquable.

    “Il va traverser toute une gamme d’émotions, mais Josh reste solide et très confiant que tout se passera bien pour revenir en pleine forme”, a confié sa mère, Liliane Iradukunda.

    Selon La Presse Canadienne, la blessure est survenue lors d’une séance d’entraînement le 18 janvier à Marbella, en Espagne. Devenu le 29e joueur formé au club à signer un contrat professionnel avec le CF Montréal le 15 décembre dernier, Nteziryayo passera les six à huit premières semaines de sa réhabilitation en Italie, avant de rentrer à Montréal.

    Sur son compte Instagram, le jeune défenseur a partagé un message empreint de foi, de lucidité et de détermination:

    “Lors de ma première présaison professionnelle, j’ai subi une grave blessure aux ligaments du genou qui nécessitera une opération. Ce n’était pas réel, et c’était la dernière chose que je voulais entendre. C’est un moment difficile. Mais je veux que ce soit clair : je suis entre de très bonnes mains, entouré des bonnes personnes, et je fais confiance au plan de Dieu.

    Ce parcours ne sera pas facile, mais je suis prêt à tout donner pour ma récupération. Je crois sincèrement que tout arrive pour une raison, et que Dieu ne nous met jamais face à une épreuve sans nous donner la force de la surmonter. Ce contretemps ne fera que me rendre plus fort.

    Merci du fond du cœur pour tout le soutien, les messages et l’amour. Cela signifie plus que vous ne pouvez l’imaginer. Je me sens soutenu, motivé, et Dieu sait à quel point je veux réussir. Je vous promets de revenir plus fort, plus affamé.”

    Entre douleur et espérance, Josh Duc Nteziryayo entame un long combat avec une certitude : son retour se fera avec encore plus de force et de détermination.

  • Dialogue national – Umushyikirano: la 20e édition prévue les 5 et 6 février 2026

    Le Gouvernement du Rwanda a annoncé la tenue de la 20e édition du Dialogue national (Umushyikirano) les 5 et 6 février 2026. L’information a été rendue publique à l’issue du Conseil des ministres présidé par le Président de la République, Paul Kagame, le mercredi 28 janvier 2026.

    Selon le communiqué officiel, le Conseil des ministres a été informé de l’état d’avancement des préparatifs de ce grand rendez-vous national. Cette édition marquera le retour du forum après une pause d’un an, la dernière session s’étant tenue en janvier 2024.

    Institué par la Constitution, le dialogue national – Umushyikirano est un cadre national de dialogue qui réunit les citoyens, les dirigeants et les membres de la diaspora rwandaise. Il vise à débattre des questions liées à l’unité nationale, à la gouvernance et au développement du pays.

    Présidé par le chef de l’État, ce forum constitue l’une des solutions locales destinées à renforcer la gouvernance participative et la redevabilité des dirigeants envers la population.

    Lors de la dernière édition, organisée les 23 et 24 janvier 2024, des Rwandais issus de divers horizons y ont pris part. Outre les participants réunis au Kigali Convention Centre, d’autres citoyens ont suivi et contribué aux échanges depuis différentes régions du pays, notamment Gatsibo, Rutsiro, Burera et Nyanza, ainsi que depuis l’étranger, notamment en Pologne.

    Les citoyens peuvent participer aux débats par plusieurs canaux, notamment la présence physique, les appels téléphoniques, les SMS et les plateformes de médias sociaux.

    Umushyikirano se concentre sur l’évaluation des progrès réalisés dans l’amélioration du bien-être des Rwandais, l’identification des défis dans différents secteurs et la recherche de solutions concrètes en faveur d’un développement durable.