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  • Procès Muhayimana: verdict attendu ce vendredi 27 février à Paris

    Le procès en appel de Claude Muhayimana, jugé pour complicité de génocide des Tutsis et de crimes contre l’humanité, approche de son dénouement. Après plusieurs jours d’audiences, le verdict est attendu ce vendredi 27 février 2026 devant la Cour d’assises de Paris.

    Âgé de 65 ans, Claude Muhayimana, Franco-Rwandais originaire de Kibuye, avait été condamné en première instance à 14 ans de prison pour avoir, selon l’accusation, transporté des miliciens Interahamwe vers des lieux de massacres visant les Tutsis lors du génocide de 1994. Il fait appel de cette décision.

    Durant les audiences, l’accusé a longuement répondu aux questions de la Cour. Il a admis avoir conduit des gendarmes armés mais affirme n’avoir vu aucun meurtre et n’avoir pas pris conscience de la gravité des événements. Il dit avoir simplement obéi à des ordres sans comprendre la portée des crimes commis.

    L’interrogatoire, qui a duré plus d’une dizaine d’heures le mardi 24 Février 2026, a parfois montré l’accusé en larmes et hésitant dans ses réponses. Il a notamment expliqué qu’il pensait que des attaques évoquées à la radio ne se déroulaient que dans la capitale, Kigali, et non dans sa région.

    Les parties civiles et les avocats ont contesté cette version. Pour eux, il est difficile de croire que M. Muhayimana ignorait ce qui se passait, d’autant plus qu’il vivait à proximité du stade Gatwaro, où des milliers de Tutsis s’étaient réfugiés pour échapper aux massacres. Ils ont également souligné que l’accusé avait entendu des tirs d’armes à feu pendant plusieurs minutes alors qu’il attendait dans sa voiture lors de l’un des transports de gendarmes.

    Me Richard Gisagara, avocat d’une partie civile, a estimé que les explications de l’accusé ne convainquent pas: “Quand on lui demande s’il a vu des tirs sur des Tutsis ou ce qui s’est passé exactement après avoir amené ces gendarmes, il dit qu’il est revenu en arrière sans voir… Franchement, personne ne peut le croire.”

    Parmi les parties civiles présentes figure Alain Gauthier, fondateur du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), qui suit le procès depuis le début. Il a affirmé que l’accusé s’enferre dans ses mensonges et que le déroulement des débats montre que rien n’est acquis d’avance.

    En première instance, Muhayimana avait été reconnu coupable de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité pour avoir aidé, selon la Cour, au transport de miliciens Interahamwe vers des sites de violence.

    Le verdict de ce vendredi 27 février marquera une étape importante dans la longue série de procès liés au génocide des Tutsis, près de 32 ans après ces actes tragiques.

  • Le Rwanda appelle le Conseil des droits de l’homme à condamner les discours de haine

    Lors de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a prononcé une déclaration appelant la communauté internationale à agir clairement contre les discours de haine et l’incitation à la discrimination contre certaines communautés en Afrique centrale.

    Dans ce discours, le ministre Nduhungirehe a souligné que le Rwanda observe avec inquiétude des situations de négation du droit à vivre dans la dignité, surtout dans les régions touchées par des conflits prolongés.

    Il a rappelé que l’Afrique centrale a été marquée pendant des décennies par l’extrémisme ethnique et l’idéologie du génocide, et que ces forces dangereuses réapparaissent aujourd’hui dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Selon cette déclaration, les communautés tutsi et notamment les Banyamulenge au Nord et au Sud-Kivu subissent des actes de violence, de discrimination et d’attaques armées, parfois soutenues par des milices ou même des forces locales.

    Ces attaques incluent des bombardements de villages, des destructions de maisons et des déplacements forcés de populations, ce qui conduit à une perte d’accès aux services essentiels comme les écoles, les marchés et les soins de santé.

    Le ministre Nduhungirehe a déploré que cette situation soit souvent accompagnée de discours publics dangereux et déshumanisants. À titre d’exemple, il a évoqué des propos tenus à la télévision nationale par un responsable militaire de RDC qualifiant des femmes tutsi de “Mauvaises”, ce qui, selon lui, constitue un discours de haine institutionnel. Il a insisté que de tels propos n’ont pas été suivis de poursuites, renforçant ainsi un climat qui peut conduire à des violences.

    La déclaration a également mis en garde contre l’instrumentalisation de l’aide humanitaire. Le ministre a affirmé que la distribution d’assistance ne doit jamais servir des intérêts politiques et doit rester neutre, impartiale et guidée par l’urgence des besoins humains, sans être contrôlée par un seul gouvernement.

    En outre, le Rwanda a exprimé sa préoccupation quant aux missions d’enquête qui, selon lui, pourraient perdre en crédibilité si elles n’abordent pas directement l’incitation à la haine. Il a appelé le Conseil à renforcer la responsabilité et à condamner sans ambiguïté les discours de haine propagés par certains représentants et à soutenir des enquêtes impartiales qui tiennent compte de la réalité des faits sur le terrain.

    La déclaration s’est terminée par un appel à rappeler que chaque individu, indépendamment de son origine ou de son ethnie, a droit à la dignité, à la sécurité et à la protection des droits humains.

  • Tour du Rwanda 2026: Matthijs De Clercq règne sur l’étape 4 du entre Karongi et Rubavu

    La 4ᵉ étape du Tour du Rwanda 2026, longue de 127,2 km, s’est courue ce mercredi entre Karongi et Rubavu, avec un départ donné à 12 h 00 et une arrivée spectaculaire aux alentours de 15 h 25.

    Cette étape exigeante, comprenant plusieurs côtes répertoriées dans le classement par points et une arrivée idéale pour sprinters et baroudeurs, a offert un intense combat tactique sur les routes de l’ouest du Rwanda.

    Le coureur Mathijs De Clercq, de l’équipe Soudal Quick-Step Devo Team, s’est imposé au terme de cette étape difficile après une longue échappée. Il a devancé Moritz Kretschy (NSN Development Team) et Mauro Cuylits (Lotto – Groupe Wanty) lors du sprint final sur la ligne d’arrivée à Rubavu.

    De Clercq, âgé de 20 ans, a fait preuve de force et de stratégie, contrôlant parfaitement les derniers kilomètres pour remporter ce succès de prestige.

    Dès les premiers kilomètres, un groupe d’une seize de coureurs s’est détaché du peloton principal pour former une échappée décisive. Ces hommes ont été les acteurs clés de l’étape, creusant l’écart avec le peloton sur les côtes.

    À environ 20 km de l’arrivée, trois coureurs — De Clercq, Kretschy et Cuylits — ont pris les devants et ont maintenu leur avance face à leurs poursuivants, se jouant ensuite la victoire dans un final tendu et palpitant.

    Le meilleur coureur rwandais de l’étape a été Patrick Byukusenge de l’équipe nationale, qui a franchi la ligne en 11ᵉ position. Il termine à 2 min 21 s du vainqueur Matthijs De Clercq, une performance solide face à un peloton international très relevé.

    Sur le classement général intermédiaire, Samuel Niyonkuru, également rwandais, figure en 17ᵉ position, toujours bien placé pour les prochains jours.

    La course se poursuit jeudi 26 février avec la 5ᵉ étape, une critérium de 82 km dans les rues de Rubavu, prévue à partir de 15 h 00.

  • République centrafricaine: les Casques bleus rwandais offrent des soins médicaux gratuits aux détenus de Bria

    Les Casques bleus rwandais déployés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont organisé, à Bria, une campagne de consultations médicales gratuites au profit des détenus de la prison centrale.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre de leur engagement continu en faveur de la protection des civils et du soutien aux communautés locales.

    L’activité a été menée par le 8ᵉ contingent rwandais, en collaboration avec le contingent de l’Hôpital rwandais de niveau 2. Elle visait à répondre aux besoins sanitaires essentiels au sein de l’établissement pénitentiaire, à travers une offre diversifiée de soins: consultations en médecine interne, prise en charge gynécologique, soins dentaires ainsi que d’autres services médicaux essentiels.

    La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de la prison de Bria, Mahamat Adoum Salle, du commandant de l’Hôpital rwandais de niveau 2, le Colonel Dr Christian Mukwesi, ainsi que du commandant du 8ᵉ contingent rwandais, le Lieutenant-Colonel David Ngabonziza.

    Dans son allocution de bienvenue, Mahamat Adoum Salle a exprimé sa profonde gratitude à la direction de la MINUSCA et aux contingents rwandais pour cette intervention qu’il a qualifiée d’opportune et salutaire. Il a décrit la mission onusienne comme un partenaire fiable de longue date, engagé dans divers domaines d’appui, soulignant que cette action médicale illustre une coopération efficace et concrète.

    Le directeur de la prison a également mis en lumière les difficultés majeures auxquelles font face les détenus en matière d’accès aux soins, notamment en raison de la pénurie de médicaments et de fournitures médicales.

    “Lorsque des prisonniers tombent malades, nous les transférons à l’hôpital où des prescriptions sont établies, mais l’obtention des médicaments demeure souvent problématique. La venue des Casques bleus rwandais pour offrir des soins gratuits est donc d’une importance capitale pour nos pensionnaires”, a-t-il expliqué.

    De son côté, le Colonel Dr Christian Mukwesi a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le principe fondamental du maintien de la paix, à savoir la protection des civils. “Cette campagne médicale à la prison de Bria témoigne de notre engagement non seulement à garantir la sécurité, mais aussi à promouvoir le bien-être, la dignité et les droits fondamentaux de chaque individu. La santé est un droit universel et non un privilège. En offrant des consultations, des traitements et des soins préventifs gratuits aux détenus, nous réaffirmons que toute vie humaine est précieuse et mérite compassion”, a-t-il déclaré.

  • Le Gouvernement rwandais et GiveDirectly signent un accord stratégique pour accélérer la réduction de la pauvreté

    Le Gouvernement de la République du Rwanda et l’organisation non gouvernementale internationale GiveDirectly ont signé mardi 24 février 2026  un accord-cadre de financement conjoint intitulé “Accord-cadre pour un fonds commun de cofinancement visant à accélérer la réduction de la pauvreté”, afin de consolider les efforts dans la lutte contre la pauvreté et d’accélérer des programmes de développement sur cinq ans.

    Cette initiative stratégique, fruit d’un partenariat pluriannuel entre le Ministère des Finances et de la Planification Économique du Rwanda et GiveDirectly, vise à mobiliser au moins 150 millions de dollars américains sur cinq ans pour soutenir des investissements ciblés à l’échelle des districts et des interventions basées sur des transferts monétaires directs vers les ménages vulnérables.

    L’accord met en place un mécanisme de financement en fonds commun conçu pour conjuguer deux principales approches:

    • Des investissements structurants au niveau des districts, notamment dans les infrastructures et services susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations pauvres.
    • Des programmes de graduation économique basés sur des transferts monétaires directs, qui permettent aux ménages pauvres de recevoir des fonds sans condition, afin de les aider à développer leurs propres activités génératrices de revenus.

    Selon les signataires, ce partenariat ambitionne de contribuer à une réduction de 25 % du taux de pauvreté dans les cinq districts identifiés comme ayant les taux les plus élevés de pauvreté, en alignement avec les objectifs de la Stratégie Nationale de Transformation (NST2) du Rwanda.

    Depuis 2016, GiveDirectly opère au Rwanda en collaboration avec le gouvernement, principalement via le Ministère de l’Administration Locale (MINALOC), pour fournir des transferts monétaires inconditionnels aux ménages les plus pauvres.

    Ces transferts sont généralement effectués par l’intermédiaire de services de paiement mobile, offrant aux bénéficiaires une plus grande autonomie dans l’utilisation des fonds pour leurs projets personnels de développement, comme l’achat de bétails, le financement de petites entreprises ou l’amélioration de leurs logements.

    L’organisation a également étendu ses activités à plusieurs districts, et des évaluations ont montré que les transferts directs permettent aux familles de faire des investissements productifs et d’améliorer leurs conditions de vie.

  • Kayonza: 25 ans de Mutuelle de Santé célébrés alors que les habitants saluent la capitation testée sur place

    Le Ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, s’est joint, mardi 24 février 2026aux résidents du secteur de Kabarondo, district de Kayonza, pour célébrer les 25 ans de l’Ubwisungane mu Kwivuza, plus communément appelée Mutuelle de Santé, le système d’assurance maladie communautaire qui couvre aujourd’hui une grande partie de la population rwandaise.

    Aux côtés du ministre, Regis Rugemanshuro, Directeur général de l’Office Rwandais de Sécurité Sociale (RSSB), ainsi que les autorités locales et de nombreux citoyens ont pris part à ces festivités. L’événement a mis en lumière les progrès réalisés depuis l’instauration de cette politique de santé publique, qui a profondément transformé l’accès aux soins dans le pays.

    Des témoignages forts sur l’impact de la Mutuelle

    Durant la cérémonie, plusieurs habitants ont partagé leurs expériences personnelles, soulignant l’impact positif de la Mutuelle de Santé sur leur vie et celle de leurs familles. Ils ont particulièrement mentionné l’amélioration de l’accès aux soins de qualité, la protection contre les dépenses médicales imprévues et l’accès élargi à des traitements essentiels pour des maladies graves.

    Ces témoignages illustrent comment, depuis un quart de siècle, la Mutuelle a aidé à réduire les obstacles financiers qui freinaient l’accès aux soins, notamment pour les ménages les plus vulnérables.

    Le ministre Dr Nsanzimana a profité de l’occasion pour rappeler l’importance de soutenir ce mécanisme en s’acquittant des cotisations à temps selon le nouveau barème récemment introduit par le gouvernement, visant à rendre l’assurance maladie communautaire plus équitable, durable et adaptée aux réalités économiques des ménages.

    Capitation: une réforme testée à Kayonza

    Le district de Kayonza fait partie des premières zones où la nouvelle réforme du mode de paiement des prestataires de soins, notamment l’introduction du modèle de capitation, a été pilote avec succès.

    Dans ce système, comparé à l’ancien modèle « paiement à l’acte », les structures de santé reçoivent à l’avance un montant fixe par patient inscrit, calculé en fonction de la population qu’elles servent. Ce mécanisme permet d’améliorer la stabilité financière des établissements sanitaires, de faciliter l’approvisionnement en médicaments et fournitures essentielles, et de garantir la disponibilité continue des services pour les assurés.

    Le gouvernement a indiqué que cette approche sera progressivement étendue à l’ensemble du pays, dans le but de renforcer encore davantage la performance du système de santé communautaire.

    Une couverture qui s’élargit avec le temps

    Depuis sa création il y a 25 ans, la Mutuelle de Santé s’est imposée comme le principal pilier de l’assurance maladie au Rwanda, couvrant aujourd’hui une grande majorité de la population. Selon les dernières données disponibles, près de 93 % des assurés au Rwanda utilisent la Mutuelle de Santé, confirmant son rôle central dans l’accès aux soins pour tous.

    À l’occasion de cette célébration, le ministre Nsanzimana a également rappelé les nouvelles extensions de services désormais incluses dans le panier de soins de la Mutuelle.

    Cette évolution du package de soins répond aux besoins de santé actuels des citoyens et s’inscrit dans les efforts du gouvernement pour rendre la couverture sanitaire plus complète et adaptée aux défis modernes.

    Pour conclure son allocution, le ministre Nsanzimana a appelé les citoyens à renforcer leur engagement envers la Mutuelle de Santé en respectant les nouvelles modalités de cotisation, afin de soutenir la qualité des services et garantir à tous l’accès à des soins adaptés à leurs besoins.

    La célébration à Kayonza, à l’instar de celle organisée dans le district de Gasabo, a rappelé l’importance du modèle communautaire d’assurance santé dans la stratégie nationale de couverture sanitaire universelle.

  • Gasabo: célébration du 25ᵉ anniversaire de la Mutuelle de Santé et lancement d’une nouvelle formule de cotisations

    Mardi 24 février 2026, le gouvernement rwandais a officiellement lancé une nouvelle formule de cotisations pour la Mutuelle de Santé, à l’occasion de la commémoration de ses 25 ans d’existence.

    Cette cérémonie s’est déroulée dans le sector de Rutunga, district de Gasabo de la ville de Kigali et a rassemblé des responsables nationaux, des autorités locales ainsi que des habitants de la localité.

    L’événement a été marqué par la présence du Ministre de l’Administration locale, Dominique Habimana, le maire de la Ville de Kigali, Samuel Dusengiyumva, de représentants de l’Office Rwandais de Sécurité Sociale (RSSB), du Ministre de la Santé, ainsi que d’élus et de leaders communautaires qui ont salué l’impact de la mutuelle dans l’amélioration de l’accès aux soins de santé.

    Un système adapté aux capacités des ménages

    Dans son allocution, le Ministre Habimana a souligné l’importance de rendre la Mutuelle de Santé plus équitable et durable en alignant les cotisations sur les revenus des ménages. Sous l’ancien système, les cotisations étaient uniformes pour tous, mais cette réforme introduit désormais cinq niveaux de paiement adaptés aux différentes capacités financières des citoyens.

    Ce système de cotisation progressive entrera en vigueur à partir de juillet 2026, au début de la prochaine année fiscale, et vise à maintenir l’accessibilité de la mutuelle tout en renforçant sa viabilité financière à long terme.

    Des services de santé élargis

    À l’occasion du 25ᵉ anniversaire, les autorités sanitaires ont annoncé l’extension du panier de soins couverts par la Mutuelle de Santé. De nouveaux services spécialisés ont été ajoutés au régime, notamment:

    • des interventions orthopédiques et neuroschirurgicales, y compris la chirurgie du cerveau ;
    • des greffes rénales;
    • des soins liés au cancer, incluant le diagnostic et le traitement;
    • des soins cardiaques avancés tels que l’intervention cardiologique;
    • des chirurgies peu invasives et des remplacements articulaires (hanche et genou);
    • des produits sanguins et une liste étendue de médicaments essentiels.

    Lire aussi: Mutuelle de Santé au Rwanda après 25 ans: vers une contribution plus juste et une couverture élargie

    Ces ajouts répondent à l’évolution des besoins de santé dans le pays et à l’augmentation des coûts des soins, tout en renforçant la couverture globale du système d’assurance maladie communautaire.

    Mutuelle de Santé, un pilier de la couverture sanitaire

    Créée en 2000 dans le but de permettre aux Rwandais, notamment aux personnes à faibles revenus, d’avoir accès à des soins abordables, la Mutuelle de Santé est devenue un pilier central de la couverture santé universelle au Rwanda, avec une couverture qui atteint aujourd’hui environ 90 % de la population.

    Le gouvernement met en avant l’importance de ce système en tant que mécanisme de protection sociale visant à réduire les dépenses de santé directes des ménages et à promouvoir un accès plus large aux services médicaux.

    La réforme des cotisations s’inscrit dans cette vision, en encourageant une contribution plus juste et durable tout en soutenant les plus vulnérables.

  • Jurgen Zomermaand s’impose et prend le maillot jaune sur la 3ᵉ étape du Tour du Rwanda 2026

    Informations clés de l’étape

    • Distance: 145,3 km
    • Ville de départ: Huye
    • Ville d’arrivée: Rusizi
    • Nombre de coureurs: 79
    • Vainquer de l’étape: Jurgen Zomermaand
    • Maillot jaune: Jurgen Zomermaand

    Le mardi 24 février, la 3ᵉ étape du Tour du Rwanda 2026 disputée entre Huye et Rusizi sur 145,3 km a offert un final spectaculaire. Jurgen Zomermaand, coureur néerlandais de l’équipe Development Team Picnic PostNL, s’est imposé en vainqueur solitaire après une attaque dans les derniers kilomètres. Avec cette victoire, il se hisse également en tête du classement général et revêt le maillot jaune.

    L’étape, longue de 145,3 km et très vallonnée, a débuté tôt au matin à Huye, avec un peloton de 79 coureurs au départ. Dès les premiers kilomètres, plusieurs tentatives d’échappée ont animé la course, mais c’est dans les dernières vingt kilomètres que la décision s’est faite.

    Plusieurs coureurs ont essayé de se détacher, comme Reuben Thompson (Lotto – Groupe Wanty), mais sans parvenir à s’imposer durablement. C’est finalement Zomermaand qui a su trouver le bon moment pour lancer son attaque décisive sur une portion descendante avant d’aborder les derniers efforts vers Rusizi, où il a pu creuser l’écart avec ses poursuivants.

    Le jeune Néerlandais de 20 ans a résisté au retour du groupe de chasse, franchissant la ligne avec une belle avance, ce qui lui vaut sa première victoire professionnelle. Son équipe a bien figuré en plaçant aussi Matteo Vanhuffel parmi les meilleurs, complétant la performance collective.

    Grâce à cette victoire, Zomermaand prend le maillot jaune de leader du classement général, symbole de son avance cumulée sur l’ensemble des étapes jusqu’à présent et du bon travail de son équipe.

    Performances des coureurs rwandais

    Parmi les coureurs rwandais engagés dans cette étape, Samuel Niyonkuru (équipe Amani) a signé la meilleure performance locale, terminant 11ᵉ, à 48 secondes du vainqueur, une belle place parmi une concurrence internationale relevée.

    D’autres coureurs rwandais tels qu’Eric Muhoza et Vainqeur Masengesho ont également terminé dans le peloton, contribuant à la représentation nationale lors de cette étape exigeante.

  • Mutuelle de Santé au Rwanda après 25 ans: vers une contribution plus juste et une couverture élargie

    Vingt‑cinq ans après sa création, la Mutuelle de Santé, le régime d’assurance maladie communautaire du Rwanda, connaît une réforme profonde de son mode de financement destinée à rendre les cotisations plus équitables et à renforcer l’accès aux soins pour tous.

    Une réforme des cotisations selon le revenu

    Le gouvernement a annoncé un nouveau système de cotisations basé sur le revenu et le profil socio‑économique des ménages. Au lieu de contributions uniformes, chaque famille est désormais classée dans un niveau de cotisation ajusté à sa capacité financière:

    • Première catégorie: cotisation annuelle de 4 000 Frw, entièrement financée par l’État;
    • Deuxième catégorie: contribution de 4 000 Frw, complétée par 1 000 Frw de subvention publique;
    • Troisième catégorie: 5 000 Frw sans subvention;
    • Quatrième catégorie: 8 000 Frw;
    • Cinquième catégorie: 20 000 Frw par personne et par an.

    Cette nouvelle grille de cotisation remplacera les anciens montants fixes (3 000 Frw et 7 000 Frw), en tenant mieux compte de la capacité contributive de chaque ménage, et elle sera effective à partir de juillet 2026, au début de l’année fiscale 2026‑2027.

    Un système basé sur des données socio‑économiques

    La réforme s’appuie sur les informations socio‑économiques des ménages collectées par l’administration locale, complétées par les données de revenu disponibles auprès des autorités fiscales et de sécurité sociale.

    Chaque foyer est classé selon des indicateurs précis, garantissant ainsi que les cotisations reflètent la réalité des revenus et des conditions de vie des familles.

    Les citoyens peuvent consulter leur niveau de cotisation et l’état de leur adhésion à la mutuelle via les services numériques gouvernementaux, y compris la plateforme mobile Irembo pour l’enregistrement et le paiement.

    Selon les autorités, l’objectif principal de cette réforme est double: Renforcer l’équité en adaptant le niveau de contribution aux revenus réels des ménages et assurer la durabilité financière du régime face à la croissance des besoins de santé.

    La Mutuelle de Santé est devenue un pilier de la couverture sanitaire universelle au Rwanda, offrant un accès abordable aux soins et réduisant le risque financier pour les familles en cas de maladie.

    Au fil des années, le panier des soins couverts s’est élargi pour inclure de nombreux services essentiels, couvrant une grande partie des dépenses médicales lorsque l’adhésion est active.

    De plus, certaines réformes en cours explorent des mécanismes de paiement innovants pour les prestataires de soins, visant à améliorer l’efficacité et la qualité de la prise en charge.

    Le modèle rwandais de mutuelle communautaire a été salué comme un exemple de couverture de santé inclusive en Afrique. Il a contribué à faire chuter les dépenses directes de santé pour les citoyens tout en augmentant l’utilisation des services médicaux, même dans les zones rurales.

  • Tour du Rwanda: le président de l’UCI David Lappartient adresse ses condoléances après un accident mortel

    Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient, a exprimé sa profonde tristesse à la suite de l’accident survenu lors de la première étape du Tour du Rwanda, ayant coûté la vie à deux personnes et fait plusieurs blesses parmi les spectateurs.

    Le drame s’est produit dimanche 22 février 2026, dans le district de Gatsibo, à hauteur de Gabiro, lors de l’étape longue de 173,6 kilomètres reliant Rukomo (district de Gicumbi) à Rwamagana.

    Selon les informations disponibles, un véhicule de la caravane publicitaire a perdu le contrôle avant de percuter des spectateurs massés au bord de la route. Deux personnes ont été tuées sur le coup, tandis que six autres, grièvement blessées, ont été rapidement évacuées vers des structures de soins.

    Dans un message publié lundi 23 février sur X, David Lappartient a fait part de l’émotion du monde du cyclisme face à cette tragédie. “Profondément attristé d’apprendre l’accident tragique survenu lors du Tour du Rwanda. L’UCI adresse ses condoléances aux amis et aux familles touchés et souhaite un prompt rétablissement aux blesses”, a-t-il écrit.

    Au nom de l’instance mondiale du cyclisme, le président de l’UCI s’est ainsi associé au deuil des familles endeuillées, rejoignant l’ensemble de la communauté cycliste internationale dans un élan de solidarité envers les victimes.