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  • Le Chef d’état major de l’armée rwandaise entame une visite officielle à Cabo Delgado au Mozambique

    Le Chef d’état‑major de l’armée rwandaise (Army Chief of Staff, ACOS), le Général Major Vincent Nyakarundi, a entamé le 26 février 2026 une visite officielle dans la province de Cabo Delgado, au Mozambique, dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les forces de défense des deux pays.

    Échanges avec l’armée mozambicaine sur la sécurité

    Arrivé dans la ville côtière de Pemba, le Général Major Nyakarundi et sa délégation ont rencontré le Commandant de l’armée des Forces armées de défense du Mozambique (FADM), Major General André Rafael Mahunguane. Les discussions ont porté sur l’évaluation de la situation sécuritaire actuelle dans la province et sur les plans opérationnels futurs. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à une coopération étroite et à travailler ensemble pour atteindre leurs objectifs communs en matière de sécurité.

    Les forces rwandaises et mozambicaines mènent des opérations conjointes pour lutter contre le terrorisme dans Cabo Delgado, où l’insécurité persiste malgré les progrès réalisés ces dernières années. Les échanges ont également porté sur des stratégies pour renforcer davantage les efforts de sécurité à travers toute la province.

    Rencontre avec le gouverneur et renforcement du partenariat

    La délégation a également effectué une visite de courtoisie au gouverneur de la province de Cabo Delgado, Valige Tauabo. Au cours de cette rencontre, les membres ont reçu un briefing complet sur la situation sécuritaire actuelle dans la province. Les discussions ont mis en lumière l’importance du partenariat entre les forces mozambicaines et rwandaises pour soutenir la paix et la stabilité dans la région.

    Le Général Major Nyakarundi a salué la solidité de la coopération entre les forces de sécurité des deux pays, soulignant que leur résilience et leur détermination ont contribué de manière significative à la restauration de la paix et de la stabilité à Cabo Delgado. Il a réaffirmé l’engagement du Rwanda à soutenir les initiatives visant à maintenir la normalité dans la province et à promouvoir un environnement sécurisé pour les populations locales.

    De son côté, le Général Major Mahunguane a exprimé sa gratitude pour la contribution des forces de sécurité rwandaises dans la lutte contre les terroristes liés à l’État islamique, mettant en avant l’impact positif de ce partenariat bilatéral sur les efforts de pacification et de reconstruction.

    Message aux troupes à Mocímboa da Praia

    Une autre étape importante de la visite a été la rencontre du Chef d’état‑major avec les troupes stationnées à Mocímboa da Praia, l’un des principaux quartiers généraux des forces rwandaises dans la province. Lors de cette rencontre, il a transmis un message de reconnaissance du Commandant en chef des forces rwandaises et Président du Rwanda, Son Excellence Paul Kagame, saluant le courage et le dévouement des militaires engagés sur le terrain.

    S’adressant aux soldats composés de membres des forces armées et de la police, le Général Major Nyakarundi a insisté sur l’importance de la discipline et de la vigilance, éléments essentiels pour la réussite de leur mission. Il a souligné que leur rôle vise à soutenir l’autorité de l’État mozambicain à travers des opérations de combat et des initiatives de réforme du secteur de la sécurité, afin de consolider les acquis et favoriser un climat durable de paix et de sécurité.

  • Nyaruguru: l’hôpital de Munini bientôt confié au Ministère de la Défense

    L’hôpital de Munini, situé dans le district de Nyaruguru, dans la province du Sud, pourrait bientôt être remis officiellement au Ministère de la Défense (MINADEF) dans le cadre d’un plan visant à renforcer et à améliorer les services de santé qu’il offre à la population locale.

    Dans une interview qu’il a accordée au journal IGIHE, le Lt Col (Rtd) Dr. Valens Murengenzi, directeur de cet hôpital, a indiqué que le Ministère de la Santé (MINISANTE) et le Ministère de la Défense ont signé un accord en juillet 2025 pour transférer la gestion de l’hôpital aux forces de défense du Rwanda. Cependant, ce transfert n’est pas encore entré en vigueur car il dépendra de la mise en œuvre d’ajustements budgétaires liés à l’exercice 2025/2026.

    Dr. Murengenzi précise que les agents attendent désormais l’application de ces changements budgétaires avant que cela puisse réellement commencer à se matérialiser.

    L’objectif de cette démarche est de faire évoluer l’hôpital de Munini, actuellement classé comme établissement de district, vers un niveau de soins supérieur. Dans ce cadre, il devrait être rebaptisé « Munini Regional Military Hospital » (Hôpital militaire régional de Munini) et devenir un centre disposant de services spécialisés, ce qui améliorera grandement l’accès à des soins de haute qualité dans la province du Sud.

    Des soins plus spécialisés à portée des habitants

    Dr. Murengenzi explique que, une fois ce changement opéré, l’hôpital pourra accueillir des médecins spécialistes. Ainsi, plutôt que de transférer certains patients vers des centres hospitaliers plus éloignés, comme l’hôpital universitaire de Butare ou d’autres hôpitaux de référence, des spécialistes pourront être déployés directement à Munini pour prendre en charge les cas complexes.

    « Ce qui sera bénéfique, c’est que toutes les spécialités actuellement disponibles à l’hôpital militaire de Kanombe pourront venir travailler ici sans discussion supplémentaire. Les services que les populations devaient aller chercher au CHUB ou dans d’autres centres pourront désormais être fournis ici pour la plupart », a affirmé Dr. Murengenzi.

    Depuis son ouverture en 2008, l’hôpital de Munini dessert une population d’environ 347 489 personnes réparties dans les 14 secteurs du district de Nyaruguru. Il travaille en étroite collaboration avec 16 centres de santé et 22 postes de santé locaux pour fournir des soins de première ligne à la communauté.

  • Madame Jeannette Kagame accueille séparément la princesse Marie‑Chantal de Grèce et Ozonnia Ojielo, Coordonnateur résident de l’ONU sortant

    Le jeudi 26 février 2026, Madame Jeannette Kagame, Première Dame de la République du Rwanda et Présidente de Imbuto Foundation, a reçu à Kigali deux importantes personnalités internationales pour renforcer des initiatives en faveur de l’éducation, de l’autonomisation des femmes et des filles, et du partenariat au service du développement social.

    Rencontre avec la princesse Marie‑Chantal de Grèce

    Dans la matinée, Madame Kagame a accueilli la princesse Marie-Chantal de Grèce, membre fondatrice de la campagne Building Better Futures (Construire de meilleurs avenirs) lancée par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

    Cette initiative internationale a pour objectif de promouvoir l’accès à l’éducation et l’autonomisation des filles et des femmes réfugiées, en leur offrant davantage de chances de développer leurs talents et de participer pleinement à la vie sociale et économique.

    La délégation était accompagnée de représentants du bureau du HCR au Rwanda. Les échanges ont porté sur l’approche globale d’Imbuto Foundation pour étendre l’accès à des services de qualité en santé, éducation et développement des jeunes talents, en mettant l’accent sur l’inclusion et le soutien aux populations vulnérables.

    Visite d’adieu à Ozonnia Ojielo, Coordonnateur résident de l’ONU

    Dans l’après-midi, Madame Kagame a également reçu Ozonnia Ojielo, qui achève actuellement sa mission en tant que Coordonnateur résident des Nations Unies au Rwanda et Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU dans le pays.

    Lors de cet entretien de courtoisie, les deux parties ont souligné l’importance du partenariat solide entre l’ONU et Imbuto Foundation, réaffirmant leur engagement commun à soutenir des initiatives de développement durable alignées sur le programme «One UN» et la stratégie nationale rwandaise de transformation (NST2).

    Dr. Ojielo a servi dans son rôle de Coordonnateur résident au Rwanda depuis janvier 2023 et a contribué à renforcer la coopération entre l’ONU et les acteurs nationaux du développement.

    Ces réunions s’inscrivent dans la continuité des efforts de Imbuto Foundation et de ses partenaires internationaux pour améliorer le bien-être des communautés, encourager l’accès à l’éducation pour tous, et renforcer l’autonomisation économique et sociale, notamment des femmes et des jeunes.

  • e-Franc Rwandais: la BNR valide une preuve de concept pour une monnaie numérique

    La Banque Nationale du Rwanda (BNR) a annoncé l’achèvement réussi d’une preuve de concept de cinq mois pour une future monnaie numérique de banque centrale – l’e-Franc Rwandais (e-FRW). Selon un communiqué de presse rendu public par la BNR le jeudi 26 février 2026, cette étape renforçant l’inclusion financière constitue un jalon important dans la transition du pays vers un système financier plus numérique, résilient et inclusif.

    Une phase de test concluante

    L’objectif principal de cette preuve de concept était d’évaluer comment une monnaie numérique de banque centrale pourrait fonctionner dans le système financier rwandais et quelle valeur elle pourrait apporter aux citoyens, aux entreprises et à l’économie en général.

    Construite sur les résultats d’une étude de faisabilité antérieure, cette phase de test s’est déroulée en étroite collaboration avec des banques commerciales, des prestataires de services de paiement, des innovateurs fintech et des institutions publiques clés. Ensemble, ces acteurs ont testé plusieurs cas d’utilisation concrète pour mesurer le potentiel de l’e-FRW.

    Des paiements numériques rapides et accessibles

    Les essais ont montré que la monnaie numérique de banque centrale pourrait prendre en charge des paiements numériques rapides, fiables et sécurisés sur différents canaux. Les tests ont notamment démontré que:

    • Les paiements en ligne sont traités instantanément;
    • Les paiements hors ligne, via des transactions basées sur des cartes intelligentes, fonctionnent de manière efficace même sans connexion Internet;
    • L’intégration via USSD offre une solution accessible aux utilisateurs de téléphones basiques, ce qui est essentiel pour garantir que l’e-FRW soit inclusif pour tous, même dans les zones où l’accès à Internet est limité.

    Cette capacité de fonctionner même avec une connectivité réduite renforce le potentiel d’une monnaie numérique capable de soutenir la résilience du système de paiement, particulièrement dans les zones rurales ou peu desservies.

    Approche centrée sur l’utilisateur et innovations

    La recherche auprès des utilisateurs a également mis en évidence des retours précieux: les participants ont souligné la rapidité et la simplicité des transactions, ainsi que la flexibilité d’utiliser différents appareils pour effectuer des paiements. Ces analyses ont permis d’identifier des pistes d’amélioration des interfaces et des processus d’intégration, notamment pour les personnes moins familiarisées avec le numérique.

    La preuve de concept a aussi été un catalyseur d’innovation: lors d’un idéathon national, des fintechs et développeurs ont exploré des fonctionnalités programmables et des services nouveaux qu’une monnaie numérique de banque centrale pourrait apporter, mettant en lumière son potentiel à stimuler la concurrence et l’innovation dans le secteur financier.

    Préparation pour une phase pilote

    Au-delà des tests techniques, cette étape a permis d’identifier des éléments essentiels à améliorer, notamment l’intégration avec différents appareils mobiles et la nécessité de tester les paiements hors ligne dans divers contextes. Ces enseignements seront pris en compte pour construire une phase pilote, qui impliquera de vrais utilisateurs, des prestataires de services financiers et des échantillons de population ciblés.

    La future phase pilote visera notamment à valider les cas d’usage principaux, à renforcer l’expérience utilisateur et à approfondir l’intégration du système, en collaboration avec les partenaires de l’écosystème financier. L’objectif est d’assurer que toute monnaie numérique future soit sécurisée, accessible et bénéfique pour tous les Rwandais.

    Dans l’ensemble, la preuve de concept démontre que la création d’une monnaie numérique au Rwanda est techniquement faisable et qu’elle peut être inclusive lorsqu’elle est déployée via plusieurs canaux d’accès. Elle pourrait également contribuer à renforcer la résilience du système financier tout en favorisant l’innovation et l’efficacité des paiements, y compris transfrontaliers.

    Avec une planification minutieuse et une mise en œuvre progressive, la Banque Nationale du Rwanda se dit prête à poursuivre l’exploration de l’e-Franc Rwandais, positionnant le pays comme un acteur innovant dans la transformation numérique des systèmes de paiement.

  • Deux figures des médias rwandais, Gloria Mukamabano et Uncle Austin, disent au revoir à leurs postes

    L’information fait le tour des médias et des réseaux sociaux: deux personnalités bien connues du paysage médiatique rwandais ont récemment annoncé leur départ des médias où elles exerçaient, marquant la fin de chapitres professionnels importants pour chacune d’elles.

    Gloria Mukamabano quitte RBA après neuf ans

    La journaliste Gloria Mukamabano, qui a travaillé pendant neuf ans à l’agence rwandaise de l’audiovisuel (RBA), célèbre surtout pour sa présentation du journal télévisé à la télévision nationale, a officiellement quitté son poste, a‑t‑elle indiqué lors d’un entretien avec la presse.

    Mukamabano s’est fait connaître comme présentatrice populaire des informations et a également occupé le rôle de Directrice de la chaîne de divertissement KC2 de la RBA.

    Dans ses déclarations, elle a expliqué que cette décision n’était pas motivée par un conflit interne, mais par un désir de suivre un nouveau cap dans sa vie professionnelle. “Ce n’est pas à cause d’un problème particulier, mais un nouveau chemin que j’ai décidé de prendre dans ma vie”, a‑t‑elle déclaré, ajoutant que changer d’orientation est parfois naturel dans une carrière.

    Mukamabano a commencé sa carrière dans les médias après avoir terminé ses études secondaires, travaillant pour plusieurs entreprises de presse dans l’audiovisuel, avant de rejoindre RBA à la fin de 2016.

    En évoquant son expérience à RBA, elle a souligné qu’elle avait acquis de nombreuses compétences et une riche expérience, remerciant l’agence pour les opportunités qu’elle lui a offertes.

    Parmi les souvenirs marquants de sa carrière, elle a mentionné l’interview qu’elle avait menée en 2019 avec le Chef de l’État, Paul Kagame, un moment qu’elle considère comme un point culminant professionnel.

    Gloria Mukamabano est également connue pour avoir exploré brièvement le domaine musical par le passé, mais elle avait choisi de concentrer ses efforts sur le journalisme.

    Uncle Austin annonce son départ de Kiss FM

    De son côté, Austin Tosh Luwano, mieux connu sous le nom de Uncle Austin, a confirmé qu’il avait démissionné de la radio Kiss FM qu’il animait depuis plusieurs années.

    Uncle Austin, qui est à la fois animateur radio, artiste et entrepreneur, a déclaré à la presse qu’il avait pris cette décision, sans encore préciser ses projets futurs : “Pour l’instant, tout ce que je peux dire est que j’ai quitté Kiss FM, mais peut‑être qu’à l’avenir vous en saurez plus”, a‑t‑il indiqué.

    Il a une longue carrière dans les médias, ayant travaillé depuis 2005 pour plusieurs radios au Rwanda, notamment Radio10, Flash FM et KFM, avant d’arriver à Kiss FM, où il s’est imposé comme une figure connue de la scène radiophonique locale.

    En plus de son travail dans les médias, Uncle Austin est aussi reconnu comme artiste musical apprécié, notamment pour ses contributions au paysage musical local.

  • Procès en appel de Claude Muhayimana: le ministère public requiert une peine de 15 ans de prison

    Le procès en appel de Claude Muhayimana, jugé pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l’humanité dans le cadre du génocide contre les Tutsis au Rwanda en 1994, se poursuit devant la Cour d’assises de Paris.

    À l’issue des débats, le ministère public a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle contre lui, dépassant légèrement la condamnation prononcée en première instance.

    Muhayimana avait été condamné en décembre 2021 à 14 ans de prison pour avoir, selon l’accusation, participé au transport de miliciens armés vers des sites de massacres dans l’ouest du Rwanda lors du génocide. Il avait alors immédiatement interjeté appel, contestant les faits qui lui sont reprochés.

    Le procès en appel a été ouvert le 3 février 2026 devant la cour d’assises de Paris et doit se prolonger jusqu’au 27 février, date prévue pour la décision finale.

    La procédure met en lumière des questions juridiques et factuelles cruciales, notamment autour de la responsabilité individuelle dans un contexte de violence généralisée. L’accusé nie les charges ou minimise son implication, tandis que les parties civiles, représentées notamment par des associations de rescapés, soutiennent que son rôle a contribué à la mise en œuvre du plan génocidaire.

    Le ministère public, dans ses réquisitions, a demandé à la cour d’accorder une peine plus sévère qu’en première instance, estimant que les éléments du dossier justifient une réclusion criminelle de 15 ans, reflétant la gravité des faits reprochés à Muhayimana.

    Le procès en appel a été ouvert le 3 février 2026 devant la Cour d’assises de Paris. Au total, 51 personnes ont été appelées à témoigner, dont 34 du côté du ministère public, ainsi que des représentants des parties civiles et des témoins à charge contre Claude Muhayimana. La décision finale de cette affaire est prévue pour le vendredi  27 février 2026, après délibération.

    Ce procès s’inscrit dans le cadre de l’application de la compétence universelle, qui permet à la justice française de juger des crimes internationaux imprescriptibles commis à l’étranger, tels que le génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda en 1994.

  • Zemke Jermaine triomphe sur l’étape 5 du Tour du Rwanda 2026

    Le jeune coureur allemand Zemke Jermaine (20 ans), membre de l’équipe REMBE | Rad-Net, s’est imposé avec panache sur la cinquième étape du Tour du Rwanda 2026, disputée jeudi sur un circuit de 82 km autour de Rubavu.

    Dans ce sprint final très attendu, Zemke a devancé des adversaires de haut niveau pour décrocher sa toute première victoire chez les professionnels, confirmant ainsi son talent et sa progression dans la discipline.

    L’étape a été rythmée par plusieurs tentatives d’échappée, sans qu’aucune ne prenne une avance décisive avant l’arrivée. À environ 20 km de l’arrivée, le Néerlandais Jurgen Zomermaand (Picnic PostNL Development) a réussi à créer un écart significatif avec le peloton, mais il a été repris dans le dernier tour.

    Dans le final, les équipes fortes, notamment NSN Development, avaient organisé un tempo élevé pour préparer un sprint massif. Malgré cela, Zemke a su se glisser en tête et maintenir sa position jusqu’à la ligne d’arrivée, battant notamment Itamar Einhorn (2e) et Henok Mulubrhan (3e), ce dernier représentant la sélection d’Érythrée.

  • l’Ambassadeur Festus Bizimana présente ses lettres de créance au Cap-Vert

    L’Ambassadeur du Rwanda au Cap-Vert, Festus Bizimana, a officiellement présenté, le 25 février 2026, ses lettres de créance à Son Excellence José Maria Neves, Président de la République du Cap-Vert, lors d’une cérémonie protocolaire qui s’est tenue ce mercredi au Palais présidentiel de Mindelo.

    Cette formalité diplomatique marque le début officiel de sa mission en tant que représentant du Rwanda auprès du Cap-Vert, où il est accrédité tout en ayant son siège à Dakar, au Sénégal.

    Au cours de l’audience, le Président Neves a salué l’évolution positive des relations bilatérales entre les deux pays et a exprimé sa volonté d’approfondir la coopération dans plusieurs secteurs clés.

    Il a notamment mis l’accent sur le tourisme, la numérisation, l’innovation et la connectivité aérienne entre leurs pays.

    Le Chef de l’État cap-verdien a également soutenu la création d’une Commission Mixte Permanente, un cadre structuré destiné à renforcer et élargir la coopération bilatérale de manière plus efficace.

    L’Ambassadeur Bizimana a remercié le Président Neves pour l’accueil qui lui a été réservé et a réaffirmé la disposition du Rwanda à approfondir les relations entre les deux États.

    Parmi les sujets abordés figurent également l’exploration d’un accord de suppression de visas, visant à faciliter les échanges entre citoyens rwandais et cap-verdiens, ainsi que la dynamique des visites de haut niveau pour renforcer le dialogue politique et économique.

    L’Ambassadeur a aussi sollicité le soutien du Cap-Vert pour la candidature du Rwanda à la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), un poste stratégique que Kigali souhaite voir renouvelé.

    Outre sa représentation au Cap-Vert, Festus Bizimana est également en charge des relations diplomatiques du Rwanda avec le Sénégal, la Gambie, le Mali et la Guinée-Bissau, pays où il est aussi accrédité depuis son siège à Dakar.

  • Le Rwanda accueille 164 demandeurs d’asile évacués de Libye

    À bord d’un vol de RwandAir, le Rwanda a accueilli un nouveau groupe de 164 demandeurs d’asile évacués de Libye ce mercredi 25 février 2026, dans le cadre d’un mécanisme humanitaire soutenu par le Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans le cadre du Mécanisme de Transit d’Urgence.

    Le groupe, composé de personnes vulnérables, est arrivé à Kigali, avant d’être conduit au Centre de transit de Gashora dans le district de Bugesera où ils reçoivent un accueil temporaire comprenant logement, soins de santé, soutien psychosocial et aide à l’obtention de documents, en attendant que des solutions d’avenir soient trouvées.

    Parmi les 164 personnes accueillies, on compte :

    • 143 Soudanais,
    • 19 Érythréens,
    • 1 Éthiopien,
    • 1 Soudanais du Sud.

    Cette opération fait partie du Mécanisme de transit d’urgence, un programme établi en 2019 par le gouvernement du Rwanda, l’UNHCR et l’Union africaine pour évacuer de Libye des personnes en situation de détresse humanitaire.

  • Le président Kagame reçoit les dirigeants de la Dialog Group

    Le Président Paul Kagame a reçu, le mercredi 25 février, au Village Urugwiro, une délégation de 25 dirigeants internationaux du Dialog Group.

    Cette rencontre de haut niveau a porté sur le parcours de transformation du Rwanda au cours des trois dernières décennies et sur les perspectives de coopération pour soutenir la prochaine phase de croissance du pays.

    Selon un communiqué de la Présidence, les échanges ont mis en lumière le cheminement du Rwanda vers la réconciliation et l’unité nationales, la consolidation de la bonne gouvernance ainsi que l’adoption d’un leadership innovant.

    Les discussions ont également exploré des opportunités de collaboration dans des secteurs prioritaires, afin d’accompagner une croissance inclusive et durable.

    La délégation est conduite par Bobby Pittman, cofondateur et associé gérant chez Kupanda Capital, et président du conseil d’administration de la Banque rwandaise de développement (BRD). Elle comprend aussi Nick Allardice, président-directeur général de GiveDirectly, ainsi que Jocelyn Wyatt, directrice générale de Alight.

    Plusieurs membres du groupe entretiennent déjà des partenariats actifs avec le Rwanda. La veille, le 24 février, GiveDirectly avait signé un accord stratégique avec le Gouvernement rwandais visant à mobiliser plus de 150 millions de dollars américains (environ 219 milliards de francs rwandais) sur cinq ans. Cet investissement a pour objectif de réduire la pauvreté de 25 % dans les districts les plus touchés, notamment Nyamagabe, Gisagara, Rusizi et Nyanza.

    De son côté, Alight intervient dans l’ensemble des cinq camps de réfugiés et centres de transit du pays, où l’organisation apporte une assistance humanitaire principalement aux réfugiés congolais et burundais.