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  • Maxime Prévot s’incline devant les victimes du Génocide contre les Tutsi

    En visite à Kigali dans le cadre de la 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie, le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Belgique, Maxime Prévot, a rendu un hommage aux victimes du Génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.

    Accompagné de sa délégation, il s’est recueilli au Mémorial du Génocide de Gisozi où il a pris connaissance, en détail, de l’histoire du génocide: ses causes, son déroulement, ses conséquences profondes sur la société rwandaise, ainsi que le parcours du pays vers la réconciliation et la reconstruction au cours des trente-et-une dernières années.

    Au terme de cette visite, Maxime Prévot a laissé un message dans le livre d’or du mémorial. Il y écrit notamment:

    “Au nom du gouvernement et du peuple belges, je m’incline devant la mémoire des victimes du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 au Rwanda. La visite de ce mémorial constitue un rappel glaçant de ces événements qui ont profondément meurtri notre humanité. Il est de notre devoir collectif de veiller à ce que de telles atrocités ne se reproduisent jamais, ni dans cette région ni ailleurs dans le monde. La Belgique poursuivra cet engagement avec détermination. La lutte contre le négationnisme en fait partie, tout comme la poursuite en Belgique des responsables de ces crimes odieux, pour lesquels aucune impunité n’est acceptable. Je salue la résilience du peuple rwandais, qui a su surmonter cette tragédie pour bâtir un présent et un avenir fondés sur la réconciliation, la dignité et le développement.”

    La visite du ministre belge s’inscrivait dans un agenda plus large lié à la Conférence ministérielle de la Francophonie, où il a réaffirmé en ses propres termes: “l’engagement de la Belgique en faveur des droits des femmes”, un principe qu’il considère comme essentiel au sein de l’espace francophone et au-delà.

    Sur son compte X, Maxime Prévot est revenu sur les moments forts de son séjour. Il a souligné avoir rencontré plusieurs homologues francophones. “Je me suis également rendu à Camp Kigali pour rendre hommage aux dix paras belges tombés dans l’exercice de leur fonction, au service de la paix, ainsi qu’au douze civils”, a-t-il conclu.

  • Visite de l’Émir du Qatar au Rwanda: le Président Kagame lui offre des vaches

    Le jeudi 20 novembre 2025, le Président Paul Kagame a réservé un accueil chaleureux à Son Altesse Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Émir de l’État du Qatar, en visite officielle de deux jours au Rwanda, a annoncé le compte X de la Présidence de la République.

    À son arrivée à l’aéroport international de Kigali, l’Émir a été accueilli par le Chef de l’État avant d’être conduit à Kibugabuga dans le district de Bugesera, où le Président Kagame l’a reçu dans sa ferme pour un entretien en tête-à-tête.

    Au cours de cette rencontre privée, les deux dirigeants se sont rendus dans le domaine pastoral. C’est à cette occasion que le Président Kagame a offert à son hôte des vaches Inyambo, emblèmes ancestraux de la culture rwandaise. Ce geste traditionnel, hautement symbolique, exprime l’amitié profonde, le respect mutuel et les liens solides qui unissent les deux dirigeants ainsi que leurs nations.

    Dans la tradition rwandaise, la vache occupe une place centrale: elle symbolise la richesse, l’honneur et la prospérité. Offrir une vache est l’un des signes les plus élevés d’estime et marque un geste fort de reconnaissance et de rapprochement entre amis ou partenaires.

    Les deux dirigeants se sont rendus dans le domaine pastoral où Kagame a offert à son hôte des vaches ©Urugwiro

    Cette visite marque la seconde venue officielle de l’Émir au Rwanda, après celle de 2019, qui avait conduit à la signature de plusieurs accords dans les domaines de la culture, du sport, du tourisme, des événements internationaux et de l’aviation.

    Depuis, la coopération bilatérale entre Kigali et Doha n’a cessé de se renforcer, notamment dans les secteurs de l’aviation, de la sécurité, de l’investissement et de l’hôtellerie. L’Émir avait également été l’invité spécial du Président Kagame lors de la CHOGM organisée à Kigali en juin 2022.

    En 2025, les relations entre les deux pays ont franchi une nouvelle étape avec l’approbation par le Qatar d’un projet d’exemption mutuelle de visas pour les détenteurs de passeports ordinaires rwandais, reflétant la fluidité croissante et la confiance mutuelle qui caractérisent les échanges entre Kigali et Doha.

    Au terme de sa visite, l’Émir du Qatar a déclaré: “J’ai eu des discussions élargies avec mon ami, le Président Paul Kagame, dans le cadre de notre volonté commune de renforcer les opportunités de coopération bilatérale. Le Qatar et le Rwanda entretiennent des relations solides et en plein essor, et avancent résolument vers des perspectives prometteuses de partenariat et d’intérêts mutuels. Je salue les efforts de Son Excellence pour soutenir les initiatives de paix dans l’environnement régional de son pays.”

    De son côté, le Président Kagame a exprimé sa gratitude: “Je remercie mon frère et ami, Son Altesse Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, pour sa visite au Rwanda et pour les discussions productives que nous avons eues. Le Rwanda apprécie profondément le solide partenariat avec l’État du Qatar ainsi que l’amitié personnelle qui continue de guider notre coopération. Nous nous réjouissons de poursuivre les progrès réalisés au cours de cette visite et de faire avancer nos priorités communes pour le bénéfice mutuel de nos nations et de nos peuples.”

  • Nouveau rapatriement massif: Plus de 500 Rwandais rentrent depuis la RDC

    Le jeudi 20 novembre 2025, le Rwanda a accueilli 511 de ses citoyens rapatriés de la République démocratique du Congo (RDC) par le poste-frontière de La Corniche (Grande Barrière), dans le district de Rubavu. Selon le ministère en charge de la gestion des urgences, ce nouveau groupe porte à plus de 5 000 le nombre total de Rwandais revenus au pays ces derniers mois.

    Les 511 rapatriés, issus de 153 familles, étaient retenus en otage depuis des années par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé d’anciens responsables de la Génocide contre les Tutsi. Parmi eux se trouvent 127 femmes, 32 hommes et 352 enfants. Avant leur arrivée, ils séjournaient dans un camp provisoire à Goma, après avoir fui différentes zones de l’Est de la RDC où ils vivaient sous la contrainte.

    À leur entrée au pays, ils ont été accueillis par le vice-maire du district de Rubavu chargé du développement économique, Deogratias Nzabonimpa, qui a salué leur décision de rentrer et a rappelé l’engagement du gouvernement à les soutenir dans leur réintégration.

    “Ils recevront l’essentiel pour démarrer une nouvelle vie et contribuer au développement du pays. C’est une orientation claire: les réinsérer pleinement dans la communauté rwandaise. Divers projets disponibles dans leurs régions d’installation les aideront à subvenir aux besoins de leurs famille”, a-t-il expliqué.

    Nzabonimpa a également souligné que l’augmentation du nombre de retours témoigne de l’efficacité des campagnes d’information menées, encouragées par les témoignages de ceux qui ont déjà regagné le pays.

    Après leur accueil à la frontière, les rapatriés ont été transportés vers le centre de transit de Nyarushishi, dans le district de Rusizi, où ils séjourneront temporairement.

    Chaque adulte de plus de 18 ans recevra un appui financier initial de 188 dollars, tandis que les mineurs bénéficieront de 113 dollars. À cela s’ajoutent des vivres essentiels d’une valeur de 45 000 francs rwandais par personne, pour faciliter leur réinstallation.

  • La BNR rassure: Pourquoi le taux directeur reste à 6,75 % malgré les pressions économiques

    La Banque Nationale du Rwanda (BNR) a présenté, le jeudi 20 novembre 2025, les décisions de son Comité de Politique Monétaire (MPC) ainsi que les principales conclusions du Comité de Stabilité Financière (FSC) pour le troisième trimestre de l’année. La conférence de presse était présidée par la Gouverneure de la BNR, Soraya Hakuziyaremye, entourée des membres des deux comités.

    Le taux directeur reste à 6,75 %

    Le MPC a décidé de maintenir le taux directeur (CBR) à 6,75 %, un niveau jugé suffisant pour garder l’inflation dans la fourchette cible de 2 à 8 %. La Gouverneure Hakuziyaremye a expliqué que cette décision tient compte de l’évolution de l’économie mondiale, régionale et nationale au troisième trimestre 2025.

    La BNR se dit prête à ajuster la politique monétaire si de nouveaux risques menacent la stabilité des prix. Pour l’instant, les projections indiquent que l’inflation restera maîtrisée.

    Un contexte mondial plus favorable

    Selon les dernières prévisions du FMI, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2 % en 2025, tandis que l’Afrique subsaharienne progresserait de 4,1 %. L’inflation mondiale poursuit sa baisse, passant de 5,8 % en 2024 à une prévision de 4,2 % en 2025.

    Même si l’inflation reste élevée en Afrique subsaharienne (13,1 %), celle-ci est surtout due à quelques pays confrontés à des difficultés monétaires et à la volatilité des prix alimentaires.

    Les marchés des matières premières offrent également des signes positifs: les prix de l’énergie devraient baisser de 12,4 % en 2025, le pétrole pourrait reculer de 16 %, les prix alimentaires mondiaux devraient diminuer de 6,1 %, limitant l’inflation importée.

    Exportations en hausse et franc plus stable

    Sur le plan intérieur, l’économie rwandaise montre une résilience notable. Les exportations de marchandises ont augmenté de 15 % au troisième trimestre, portées par la bonne performance du café, du thé et des minerais. Les exportations non traditionnelles ont bondi de plus de 50 %, notamment grâce à la forte demande régionale d’huile de cuisson, de farine de blé et d’aliments pour bétail.

    Les importations ont progressé plus lentement (7,4 %), réduisant l’impact sur le déficit commercial.

    Le franc rwandais continue de se stabiliser: il s’est déprécié de 4 % en septembre 2025, contre 6,5 % à la même période l’an dernier et 13,7 % en 2023.

    Les réserves en devises restent confortables, représentant 4,2 mois d’importations, au-dessus du seuil requis.

    Une croissance économique solide

    L’économie a progressé de 7,8 % au deuxième trimestre 2025. Les premiers indicateurs montrent une dynamique similaire au troisième trimestre: l’indice composite d’activité économique a augmenté de 13,2 %, la confiance des entreprises s’améliore et les secteurs des services, de l’industrie, du minier et de l’agriculture restent moteurs.

    Les taux sur le marché interbancaire ont reculé à 5,85 %, contre 7,25 % l’année précédente, grâce aux ajustements déjà effectués par la BNR.

    Inflation maîtrisée malgré quelques tensions

    L’inflation a légèrement augmenté à 7,2 % au troisième trimestre, en raison notamment de la hausse des prix de l’énergie. Toutefois, elle demeure dans la fourchette cible.

    Pour la BNR, l’inflation moyenne devrait atteindre 6,9 % en 2025, puis redescendre à 5,8 % en 2026.

    Lors de la conference de presse, la Gouverneure Hakuziyaremye se montre confiante:

    “Nous ne voyons pas l’inflation dépasser 8 %. Même si certains risques persistent, notamment liés aux conditions climatiques ou aux tensions géopolitiques, les perspectives restent favorables.”

    Elle a souligné que la baisse récente des prix des haricots et des pommes de terre, ainsi que de bonnes prévisions agricoles, contribueraient à alléger la pression sur les ménages. Les prix du carburant ont augmenté au Rwanda, mais la tendance mondiale laisse espérer une baisse prochaine.

  • Kigali ouvre la 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie: Un plaidoyer pour un engagement renouvelé en faveur des femmes

    La capitale rwandaise accueille, du 18 au 20 novembre 2025, la 46ᵉ session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF). Les travaux ont été officiellement ouverts par Madame Domitilla Mukantaganzwa, Présidente de la Cour suprême du Rwanda, sous le thème de la conférence: “30 ans après la Conférence de Beijing: la contribution des femmes dans l’espace francophone”.

    Adopté en 1995, le Programme d’action de Beijing demeure, trois décennies plus tard, la référence internationale la plus visionnaire en matière de promotion des droits des femmes et d’égalité entre les sexes. Pourtant, comme l’a rappelé la présidente Mukantaganzwa, les avancées demeurent fragiles face à la multiplication des défis contemporains: conflits, crises climatiques, inégalités croissantes, violences basées sur le genre.

    “Nous devons faire preuve d’une volonté politique forte afin de protéger les acquis des trente dernières années et bâtir des sociétés justes et inclusives”, a-t-elle insisté.

    L’expérience rwandaise

    Évoquant le parcours du Rwanda depuis 1994, Madame Mukantaganzwa a rappelé que le pays a délibérément choisi d’ancrer les femmes au cœur de sa reconstruction nationale. Mécanismes d’égalité dans les politiques publiques, suivi indépendant des engagements, données fiables pour orienter les réformes: un arsenal complet a été mis en place.

    Parmi ces instruments, la budgétisation sensible au genre, obligatoire dans tous les secteurs publics, constitue un pilier majeur. Elle permet de garantir que les ressources nationales contribuent à réduire les inégalités et à renforcer l’autonomisation des femmes.

    Ces efforts ont transformé la société rwandaise :

    • 63,75 % des députés sont des femmes, un record mondial.
    • Dans le secteur de la Justice, elles représentent près de la moitié des magistrats.
    • Les femmes ont joué un rôle essentiel dans les juridictions Gacaca, devenant des vecteurs de vérité et de réconciliation.
    • Aujourd’hui encore, elles forment la moitié des médiateurs de proximité, œuvrant contre les violences basées sur le genre et les abus envers les enfants.

    À l’occasion des 30 ans de Beijing, Mme Mukantaganzwa a appelé à faire des engagements du passé des actions «mesurables et irréversibles.

    La Secrétaire générale de la Francophonie alerte sur un monde secoué  

    Prenant la parole, la Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Louise Mushikiwabo, a souligné la fragilité du contexte mondial, marqué par des conflits, des tensions post-électorales et une polarisation croissante.

    Elle a déploré la difficulté de la Francophonie à répondre pleinement à ces crises, en raison du strict respect du principe de souveraineté des États membres. Selon elle, le multilatéralisme est en train de s’essouffler, ce qui renforce la nécessité pour la Francophonie de repenser ses approches.

    Mushikiwabo a invité les ministres à dessiner ensemble une nouvelle carte de l’espace francophone: plus franche, plus audacieuse, et pleinement consciente du pouvoir des femmes à tous les niveaux de la société.

    La Secrétaire générale a toutefois salué les progrès réalisés depuis la dernière session, notamment:

    • l’envoi d’observateurs francophones aux élections dans plusieurs pays,
    • des initiatives accrues de lutte contre la désinformation,
    • une présence renforcée de la Francophonie dans les institutions internationales, dont l’Union africaine, la BAD et l’UNESCO,
    • le développement de projets dans l’éducation et l’économie, dont le programme de mobilité des enseignants,
    • une mission économique au Bénin, marquée par la signature de contrats d’une valeur de 30 millions d’euros.

    Elle a également appelé les États à reconnaître la puissance des femmes dans la construction de la paix, la bonne gouvernance et la cohésion sociale, annonçant un nouveau programme destiné à favoriser l’accès des filles et des femmes aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle.

    La France réaffirme le rôle des femmes dans la paix

    Éléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, en même temps présidente de cette conférence, s’est réjouie que cette session mette en lumière le rôle central des femmes.

    Elle a réaffirmé la vocation de la Francophonie comme espace de dialogue, d’écoute et de solutions partagées, rappelant que la durabilité des accords de paix dépend de la présence des femmes autour de la table des négociations.

  • Fin prochaine de partenariat Arsenal et Visit Rwanda: RDB affirme avoir dépassé les objectifs initiaux

    L’Office rwandais de développement (RDB) a annoncé, dans un communiqué conjoint, qu’il mettra un terme à son partenariat avec le club anglais Arsenal à la fin de la saison sportive, en juin 2026, clôturant ainsi une collaboration de huit années. Ce partenariat faisait de Visit Rwanda le premier sponsor officiel des manches d’Arsenal.

    Selon le communiqué, cette décision s’inscrit dans la stratégie plus large de “Visit Rwanda”, qui souhaite diversifier ses partenariats sportifs à l’échelle mondiale et s’étendre vers de nouveaux marchés propices à la prochaine phase de ses ambitions touristiques et d’investissement. Le RDB affirme que, bien que la collaboration prenne fin, elle a largement dépassé ses objectifs initiaux.

    Depuis le lancement du partenariat, l’impact sur le tourisme et la conservation s’est avéré très positif. Ensemble, Arsenal et RDB ont promu la beauté naturelle du Rwanda, renforcé son image à l’international et posé les bases d’une croissance durable du secteur touristique.

    D’après les données transmises, les arrivées de visiteurs ont fortement augmenté, et les revenus du tourisme ont connu une croissance notable. Des événements marquants, comme “Rwanda Heritage Day” au stade Emirates, ainsi que les visites de personnalités du club (notamment Alex Scott, Bacary Sagna, Mathieu Flamini, Caitlin Foord, Katie McCabe, Laia Codina et Jurrien Timber), ont mis en lumière le patrimoine naturel et culturel du Rwanda – des treks chez les gorilles de montagne aux safaris dans le parc d’Akagera, des promenades dans la canopée du Nyungwe, jusqu’aux bords paisibles du lac Kivu.

    Ces activités ont souvent coïncidé avec la cérémonie annuelle de Kwita Izina, l’événement-phare de conservation gorilles du pays.

    Au-delà du tourisme, ce partenariat a soutenu l’ambition du Rwanda de devenir un hub sportif régional. Il a permis de lancer des initiatives de football de base, offrant à des centaines de jeunes joueurs et entraîneurs des opportunités de développement. Ces programmes ont favorisé une plus grande participation au sport dans tout le pays.

    Jean-Guy Afrika, Directeur général du Rwanda Development Board, a déclaré:

    “Nous sommes fiers de ce que ce partenariat a accompli. Il a repoussé les limites pour les offices touristiques à travers le monde, suscitant un intérêt pour le Rwanda à un rythme que des campagnes traditionnelles n’auraient jamais pu atteindre.”

    Il a ajouté que, si le RDB se tourne désormais vers de nouveaux sports et marchés, il reste pleinement engagé auprès d’Arsenal – notamment auprès des équipes masculine et féminine – jusqu’à la fin de la saison.

    Il a également souligné la volonté de renforcer les liens avec le groupe Kroenke Sports et Entertainment, notamment via des partenariats récents comme celui avec les LA Rams au SoFi Stadium.

    Richard Garlick, Directeur général d’Arsenal, a de son côté salué la portée de ce partenariat:

    “Notre collaboration avec Visit Rwanda a été un véritable voyage : ensemble, nous avons sensibilisé le monde à la riche offre touristique rwandaise et à ses efforts en matière de conservation.”
    Il a remercié RDB pour son engagement constant, affirmant que cette relation avait contribué à soutenir la vision long terme du club, tant sur le plan sportif que financier.

    Alors que ce partenariat arrive à son terme, les deux parties expriment un sentiment d’accomplissement et d’optimisme pour l’avenir. Le Rwanda, fort des retombées de ce partenariat, entend désormais capitaliser sur cette dynamique pour attirer de nouveaux investissements, développer davantage le tourisme durable, et renforcer sa position sur la scène sportive internationale.

  • Burundi-RDC: une ambition diplomatique risquant de bousculer le processus de paix

    Par Danny Kirenga

    La volonté du Burundi d’être intégré à l’accord de Washington et au processus de Doha suscite un vif débat au moment où la RDC traverse une phase de grande fragilité sécuritaire et politique.

    Le ministre burundais des Affaires étrangères, Edouard Bizimana, affirme que son pays doit participer aux discussions, une revendication qui intervient dans un contexte où les alliances militaires autour de Kinshasa se sont multipliées, parfois de manière informelle et difficilement contrôlable.

    La présence d’acteurs armés variés, Wazalendo, factions des FDLR, contingents étrangers, a déjà complexifié la gestion du conflit.

    L’arrivée d’un nouvel État demandeur autour de la table risque, selon plusieurs analystes, d’élargir un processus que Doha souhaitait pourtant simplifier en se concentrant sur deux protagonistes principaux.

    Kinshasa redoute que les négociations ne deviennent un espace où chaque allié revendique un rôle ou une légitimité politique, au détriment de la cohérence globale de la médiation.

    La demande du Burundi, justifiée par son implication militaire dans l’Est de la RDC, suscite toutefois des réserves au sein de la classe politique congolaise, certains estimant que cette implication reste ambiguë et pourrait être perçue comme un moyen de convertir une présence armée en influence diplomatique.

    Pour la RDC, le défi est donc de préserver un processus discipliné sans créer de tensions régionales : ouvrir la porte à de multiples acteurs pourrait paralyser les négociations, mais refuser l’élargissement pourrait également fragiliser des équilibres déjà précaires. Un dilemme qui souligne les enjeux complexes d’une paix encore lointaine dans l’Est du pays.

  • Un laboratoire de pointe pour prévenir les maladies d’origine animale au Rwanda

    Lors de la réunion du Conseil du Pandemic Fund, une délégation internationale a effectué plusieurs visites de terrain, dont un moment fort: la cérémonie de lancement des travaux du Laboratoire vétérinaire national de référence de niveau BSL-3. Une infrastructure stratégique qui, selon les responsables, améliorera considérablement la capacité du Rwanda, et de toute la région , à prévenir les épidémies dans le cadre de l’approche Une seule santé (One Health.)

    Le 18 novembre 2025, à la station de recherche de Rubirizi à Kigali, le Rwanda a officiellement lancé la construction de ce laboratoire de haute sécurité, classé biosécurité niveau 3. Ce type d’installation est conçu pour étudier des agents infectieux dangereux pouvant se transmettre par l’air et provoquer des maladies graves.

    Les maladies zoonotiques, qui se transmettent des animaux à l’être humain, sont en forte progression à l’échelle mondiale. Le futur laboratoire permettra au Rwanda de détecter rapidement, analyser et répondre efficacement à ces menaces avant qu’elles ne touchent la population.

    Le projet est financé par un don de 24,9 millions de dollars dans le cadre de l’initiative internationale Renforcement de la prévention et de la réponse aux pandémies grâce à l’approche “Une seule santé” au Rwanda. Ce financement s’inscrit dans les 128,9 millions de dollars débloqués en urgence par le Pandemic Fund, après l’apparition en 2024 d’une nouvelle souche de mpox en République démocratique du Congo, rapidement propagée dans la région.

    Le ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, insiste sur l’impact concret de ce projet: “Nous devions encore envoyer certains échantillons à l’étranger. Les résultats arrivaient tard et coûtaient cher, ce qui pouvait aggraver la propagation des maladies. Grâce à ce nouveau laboratoire, ce problème sera réglé. Il permettra aussi d’améliorer la recherche. “

    Pour le Dr Sabin Nsanzimana, l’importance de cette installation dépasse largement le territoire national: “Cette installation n’est pas seulement pour le Rwanda, elle est pour l’humanité.”

    Selon Mark Cyubahiro Bagabe, ministre de l’Agriculture et des Ressources animales, cette infrastructure marque un tournant majeur: “Ce laboratoire va renforcer notre capacité à prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires avant leur propagation, notamment celles transmissibles entre animaux et humains”. Il rappelle que le laboratoire actuel, datant de 1983, n’est plus adapté aux exigences scientifiques contemporaines.

    Quant à Priya Basu, directrice du Pandemic Fund à la Banque mondiale, le nouveau laboratoire contribuera également à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, un défi sanitaire mondial. Elle souligne que le Rwanda vise l’accréditation ISO 17025, ce qui placerait le pays au rang des centres les plus fiables de la région pour la surveillance transfrontalière des maladies.

    Le projet s’inscrit dans l’approche One Health (Une seule santé), qui met en avant les liens étroits entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Cette vision intégrée est désormais reconnue comme essentielle pour prévenir efficacement les pandémies.

    La gestion réussie par le Rwanda de récentes crises sanitaires, notamment l’épidémie de Marburg en 2024, où le pays a enregistré le taux de mortalité le plus faible au monde, renforce sa réputation de modèle en matière de préparation et de réponse rapides.

    Le financement permettra de renforcer la surveillance épidémiologique chez l’humain et l’animal, améliorer l’alerte précoce, surveiller la résistance aux antimicrobiens, utiliser des technologies innovantes pour suivre les maladies, construire et moderniser des laboratoires BSL pour la santé humaine et animale, acheter des équipements et réactifs essentiels, mettre en place un système rigoureux de gestion de la qualité et soutenir l’accréditation des laboratoires.

  • L’Université catholique du Rwanda ouvre un nouveau campus à Nyamirambo

    L’Université catholique du Rwanda (UCR) continue de renforcer sa présence dans le paysage académique national. Le mardi 18 novembre 2025, l’institution a inauguré un nouveau campus à Nyamirambo, au cœur du district de Nyarugenge. La cérémonie d’ouverture, solennelle et empreinte de ferveur, s’est tenue lors d’une messe présidée par Antoine Cardinal Kambanda à la paroisse Saint-Charles Lwanga, en présence des évêques Jean Bosco Ntagungira et Philippe Rukamba ainsi que des responsables de l’université.

    Avec cette nouvelle implantation, l’UCR ambitionne de rendre l’enseignement supérieur catholique plus accessible aux étudiants de Kigali et de ses environs. Pour le Cardinal Kambanda, cette ouverture marque  une avancée majeure» dans la mission éducative de l’Église.

    “Ce campus formera des professionnels capables d’influencer positivement l’avenir du Rwanda”, a-t-il affirmé, rappelant que l’éducation est l’un des leviers essentiels pour permettre à chacun de développer les talents que Dieu lui a confiés.

    L’Abbé Dr Laurent Ntaganda, Recteur de l’UCR, a présenté le campus de Kigali comme un symbole de la croissance continue de l’institution et de sa fidélité aux valeurs éducatives de l’Église. Il a rappelé qu’en quelques années, l’université est passée de 12 à 33 programmes académiques, répartis au sein de six facultés, couvrant un large éventail allant des sciences de l’éducation aux technologies modernes.

    “Nous restons engagés à offrir une éducation de qualité, disciplinée, rigoureuse et ouverte à la collaboration”, a-t-il insisté, soulignant l’ambition de l’UCR de former une nouvelle génération de professionnels compétents et éthiques.

    Les étudiants n’ont pas caché leur satisfaction. Leur représentant a salué l’implantation de ce campus dans un quartier dynamique et facilement accessible. “Ce campus nous rapproche de la formation dont nous avons besoin. Nous sommes prêts à contribuer à l’éducation du pays”, a-t-il déclaré, exprimant l’enthousiasme d’une jeunesse désireuse de s’impliquer dans le développement national.

    Pour Alexis Ingangare, Administrateur Exécutif du district de Nyarugenge, l’arrivée de l’UCR à Nyamirambo témoigne d’un partenariat solide entre l’Église et les autorités locales. “Ce campus illustre notre volonté commune de soutenir le développement du district”, a-t-il indiqué, promettant de poursuivre la collaboration autour des initiatives éducatives et communautaires.

    De son côté, Mgr Jean Bosco Ntagungira, représentant légal de l’UCR, a confirmé que cette ouverture pourrait être suivie d’autres implantations. “Chaque nouveau campus est une porte ouverte sur la connaissance, une graine de bénédiction pour de nombreuses générations”, a-t-il déclaré, évoquant la vision à long terme de l’institution.

    Selon les données fournies par l’université, le campus principal de Huye accueille actuellement 4 376 étudiants. Le nouveau campus de Kigali en compte déjà 236, portant le total à 4 612 étudiants répartis sur les trois sites que compte l’UCR: Taba (Huye), Save (Gisagara) et Nyamirambo (Kigali).

    Source: Kinyamateka

  • Investissements américains au Rwanda: RDB dénonce une interprétation erronée des données

    L’Office Rwandais de Développement (RDB) réfute fermement les affirmations selon lesquelles les investisseurs américains seraient en train de quitter le Rwanda. Dans une tribune publiée par The EastAfrican, son Directeur général, Jean-Guy Afrika, dénonce une interprétation fondamentalement erronée des chiffres relayés par le journal, assurant qu’au contraire, les investissements américains et l’ensemble des investissements étrangers sont en nette progression.

    Quand une confusion statistique crée une fausse narration

    L’article mis en cause prétendait que les capitaux américains au Rwanda avaient chuté de 95 millions à 73 millions de dollars en 2024, laissant entendre un retrait des investisseurs des États-Unis.

    Pour Jean-Guy Afrika, cette conclusion découle d’une confusion basique mais lourde de conséquences entre deux types de données: les titres de portefeuille (obligations, actions négociables) et les investissements directs étrangers (IDE), beaucoup plus représentatifs de l’engagement réel des entreprises.

    Or, les valeurs de portefeuille ne représentent que 1,2 % des flux de capitaux étrangers en 2023, selon la Banque nationale du Rwanda (BNR). Elles sont par nature volatiles et ne reflètent ni la présence d’entreprises, ni les investissements de long terme, ni la confiance des investisseurs.

    Des flux de capitaux étrangers en forte croissance

    Lorsque l’on observe les indicateurs pertinents, les flux de capital privé étranger (FPC), la dynamique est clairement positive. Selon le dernier Enquête sur les capitaux privés étrangers de la BNR:

    • Les flux totaux sont passés de 543,8 millions USD en 2021 à 886,9 millions USD en 2023, soit une croissance annuelle de 33,8 %.
    • Les IDE, composante majeure de ces flux, atteignent 716,5 millions USD en 2023, un niveau jamais enregistré auparavant.
    • Le stock total d’IDE au Rwanda est passé de 3,24 milliards USD en 2022 à 3,7 milliards USD en 2023, confirmant l’ancrage durable des investisseurs étrangers.

    Les États-Unis parmi les investisseurs les plus dynamiques

    Contrairement à ce qu’avance The EastAfrican, les chiffres montrent que:

    • Les flux américains de capital privé ont plus que doublé, passant de 30,7 millions USD en 2022 à 68,3 millions USD en 2023 (+123 %).
    • Le stock d’investissement américain est passé de 218,9 millions USD à 267,8 millions USD sur la même période.

    Les investissements américains se diversifient dans plusieurs secteurs: immobilier, agriculture, industrie manufacturière, technologies de l’information et services financiers.

    Jean-Guy Afrika souligne également que le Rapport 2025 du Département d’État américain sur le climat d’investissement, pourtant cité par l’article, ne soutient en rien l’idée d’un désengagement américain.

    Au contraire, le rapport évoque une communauté d’affaires américaine stable et en croissance, des réformes réglementaires positives et un environnement macroéconomique globalement stable.

    Le DG de RDB insiste sur le rôle crucial du journalisme économique, en Afrique comme ailleurs: “La rigueur analytique impose d’utiliser les bons indicateurs pour tirer les bonnes conclusions”, rappelle-t-il.

    Les variations de titres de portefeuille peuvent refléter des dynamiques mondiales (taux d’intérêt, réallocations de fonds), mais ne traduisent en aucun cas une décision d’entreprises américaines de quitter le Rwanda.

    Les tendances observées indiquent une confiance croissante des investisseurs étrangers, et en particulier américains, dans l’économie rwandaise.

    Pour Jean-Guy Afrika, la vraie histoire est celle d’une montée continue de l’IDE, d’un engagement américain renforcé et de fondamentaux économiques parmi les plus solides de la région.

    “Le Rwanda accueille volontiers la critique et le débat, mais ceux-ci doivent s’appuyer sur des analyses exactes, pas sur des statistiques mal interprétées”, conclut-il.