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  • Journalisme et IA: l’ARJ renforce les compétences des professionnels rwandais

    Un atelier de renforcement des capacités, organisé par l’Association des Journalistes du Rwanda (ARJ) avec le soutien de plusieurs partenaires, forme depuis ce lundi un premier groupe de 20 journalistes à l’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) pour un journalisme plus innovant, améliorant la création de contenu et l’engagement du public.

    L’ARJ, en collaboration avec le PNUD au Rwanda, le Ministère des TIC et de l’Innovation (MinICT), l’Office Rwandais de la Gouvernance et la Coopération Suisse au Développement, a lancé un programme de formation dédié à l’usage de l’Intelligence Artificielle dans les médias.

    Placée sous le thème “Renforcer les capacités des professionnels des médias grâce aux outils d’IA pour une meilleure création de contenu et un engagement accru du public”, cette formation se déroule en deux phases, dont la première a débuté du 24 au 28 novembre 2025.

    Ce premier groupe, composé de 20 journalistes issus de divers médias du pays, bénéficie d’une initiation approfondie aux outils et techniques d’IA afin d’améliorer leur productivité, leur créativité et la qualité de l’information diffusée.

    “Ne craignez pas l’IA, maîtrisez-la” — ARJ

    Lors de l’ouverture officielle, le Secrétaire Exécutif de l’ARJ, Emmanuel Habumuremyi, a appelé les journalistes à considérer l’IA comme une opportunité plutôt qu’une menace.

    Selon lui, ces technologies sont là pour faciliter et accélérer le travail, tout en rappelant la nécessité d’un contrôle humain, car les outils d’IA peuvent parfois générer des erreurs.

    Pour sa part, le Président de l’ARJ, Dan Ngabonziza, a souligné l’importance de cette formation dans un contexte où le monde médiatique évolue rapidement. Il a encouragé les journalistes à utiliser l’IA pour produire et diffuser davantage d’histoires authentiques sur le Rwanda et l’Afrique, compensant ainsi le fait que de nombreux contenus générés par l’IA proviennent aujourd’hui d’autres continents.

    Au deuxième jour de l’atelier, les participants reçoivent des éclaircissements détaillés sur les fondements de l’IA, les politiques nationales qui encadrent son utilisation au Rwanda, ainsi que sur les questions liées à la protection des données personnelles.

    L’objectif est de permettre aux professionnels des médias de maîtriser non seulement les outils techniques, mais aussi les enjeux éthiques et réglementaires liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans leur travail quotidien.

    Dan Ngabonziza, Président de l’ARJ, a officié l’ouverture de l’atelier. ©ARJ
  • Les femmes de Gashora transforment la jacinthe d’eau en une aubaine économique

    Par Fulgence Niyonagize

    À Gashora, dans le district de Bugesera, des femmes transforment une menace pour les lacs en une aubaine. Les membres de la Gashora Basket Weavers’ Cooperative (COVAGA) récoltent dans les lacs Mirayi et Rumira la jacinthe d’eau qu’elles utilisent pour tresser des paniers, des nattes, des sacs et des chapeaux.

    Depuis 2006, cette coopérative de 52 membres améliore les revenus des femmes, apporte un soutien aux pêcheurs et contribue à la reconstitution des écosystèmes des lacs. Il arrive que les membres gagnent jusqu’à 70000 francs rwandais par mois, tout en honorant les commandes des marchés locaux et touristiques.

    Comme le déclare la présidente de la COVAGA Dancille Gahongayire: Chaque tige de jacinthe deau que nous transformons crée de lespoir pour notre lac et notre communauté.

    Il est midi dans le district de Bugesera, à environ soixante kilomètres à l’est de Kigali, au Rwanda. Sur les rivages du lac Mirayi dans le secteur de Gashora, des pêcheurs astiquent leurs pirogues mouillées, tandis que des jeunes remplissent des bidons pour abreuver leur bétail. Le long des berges, le vent pousse vers le rivage des tapis verts qui ressemblent à des invités indésirables. Il s’agit de la jacinthe d’eau, une espèce envahissante provenant d’Amérique du Sud, qui obstrue les cours d’eau, épuise l’oxygène et menace la faune aquatique.

    Victorie Mukabunani, une femme dans la quarantaine, originaire de Gashora, est l’une des fondatrices de la Gashora Basket Weavers’ Cooperative (COVAGA). Ce matin, elle se tient au bord de l’eau, examinant soigneusement des tiges de jacinthe d’eau. Elle déclare: “Avant, nous nous inquiétons de la propagation de la jacinthe deau. Mais, aujourdhui, lespoir renaît grâce à notre initiative.

    La coopérative COVAGA transforme la jacinthe d’eau provenant des lacs Mirayi et Rumira en des articles artisanaux, tels que des paniers, des nattes, des chapeaux et des sacs qui sont vendus aux touristes et à la clientèle locale. Pour les femmes de COVAGA, cette plante envahissante est devenue une source inattendue de possibilités et de revenus.

    Madame Mukabunani explique que les tisseuses ont eu l’idée de remplacer les fibres de bananiers qu’elles utilisaient avant pour tresser les paniers par des fibres extraites des tiges de jacinthe d’eau. Elle ajoute que tout a commencé lorsque des pêcheurs les ont informées qu’un épais tapis de jacinthe d’eau s’étalait sur le lac. Les tisseuses décidèrent de collaborer avec les pêcheurs qui les aident désormais à retirer les plantes de l’eau. En retour, les femmes partagent une part des recettes de la vente de leurs paniers avec eux.

    Une fois sur terre, les femmes prélèvent soigneusement les tiges de jacinthe d’eau. Les fibres de ces tiges sont tressées. Les femmes fabriquent divers produits résistants. Dans leurs mains, une plante envahissante devient un panier ou un sac, racontant ainsi une histoire de survie et de résilience. Les plus actives parmi elles gagnent parfois jusqu’à 70 000 francs rwandais par mois.

    La coopérative COVAGA a été fondée en 2006 et regroupe actuellement 52 femmes qui ont des revenus plus importants, qui peuvent payer les études et les soins de santé de leurs enfants et qui participent à la reconstitution de l’écosystème du lac. Dancille Gahongayire, la présidente de COVAGA, se rappelle le temps où la communauté observait impuissante l’invasion du lac par la jacinthe d’eau. Les poissons avaient disparu et les pêcheurs avaient perdu leurs moyens de subsistance. Aujourd’hui, explique-t-elle, les femmes gagnent un revenu avec cette plante envahissante, tout en soutenant le travail des pêcheurs. La coopérative reçoit désormais des commandes de plus de 1 000 $.

    Cette initiative dirigée par des femmes a attiré l’attention du Projet pour la promotion des petites et microentreprises rurales (PPMER) a offert aux membres de COVAGA des formations sur la vannerie et la gestion. Cela leur a permis d’améliorer la qualité de leurs produits et de renforcer la structure de leur coopérative. Grâce au soutien d’un donateur étranger, la coopérative a acquis un terrain et construit un centre de vannerie et de vente. Aujourd’hui, elles reçoivent de grandes commandes qui mobilisent tous les membres. Pour chaque produit vendu, 10 % des profits sont versés à la coopérative, et le reste à l’artisane.

    L’impact est désormais visible. Fière de leur autonomie, madame Mukabunani déclare: “Quand vous pouvez tresser et vendre vos produits, vous navez plus besoin de demander à votre mari de quoi acheter des vêtements ou l’épicerie. Vous les achetez vous-mêmes et vous économisez pour plus tard. Le travail des femmes permet également de réduire la quantité de jacinthe d’eau dans le lac Mirayi. La faune aquatique revient. Cette plante qui était jadis un problème pour la communauté est devenue une source de revenus pour les femmes. Elles protègent les lacs et créent des emplois pour les femmes qui contribuent désormais aux revenus de leurs familles.

    Aujourd’hui, les femmes de Gashora exposent leurs créations durant les foires artisanales et en exportent même, transformant ainsi un fléau en une possibilité. Sur les rives du lac Mirayi, chaque panier, chapeau et natte constitue un témoignage de leur ingéniosité et leur persévérance. Madame Gahongayire conclut: “Chaque tige de jacinthe d’eau que nous transformons crée de l’espoir pour notre lac et notre communauté.”

  • Championnat Rwandais de Football Amputé: Résultsts de la 3ᵉ journée

    La troisième journée du Championnat rwandais de football amputé a été particulièrement spectaculaire, avec 51 buts marqués.

    À l’issue des matchs du week-end disputés à Kigali et clôturés le dimanche 23 novembre 2025, Musanze domine le classement masculin, tandis que Nyarugenge est en tête chez les femmes.

    Neuf équipes masculines et cinq équipes féminines ont participé à cette journée riche en buts.

    L’équipe masculine de Kicukiro a été la plus prolifique, réalisant plusieurs larges victoires:

    • 8–0 contre Nyamasheke,
    • 2–1 contre Nyarugenge,
    • 4–0 contre Rubavu.

    De son côté, Nyamasheke a connu une journée difficile: en plus de la lourde défaite contre Kicukiro, l’équipe s’est inclinée 3–0 face à Karongi et a fait match nul 1–1 avec Huye.

    Musanze et Nyarugenge en tête des classements

    À l’issue de cette 3ᵉ journée:

    • Chez les hommes, Musanze mène le classement provisoire avec 22 points, suivie de Karongi (20 points) et Nyarugenge (18 points).
    • Chez les femmes, Nyarugenge occupe la première place avec 16 points, devant Nyanza et Musanze, toutes deux à 10 points.

    Organisée en collaboration avec la Fédération rwandaise de football (FERWAFA), la compétition se poursuivra dans le district de Huye les 10 et 11 janvier 2026, lors de la quatrième journée.

    Ces rencontres régulières s’inscrivent dans une période où le Rwanda a officiellement manifesté son intérêt pour accueillir la Coupe du Monde féminine de football amputé en 2027, un objectif qui renforce l’importance de ce championnat national.

    Source: IGIHE

  • L’Ombre du Passé: La France et la Tragédie Récurrente des Grands Lacs

    Par Carpophore Rwirangira

    L’histoire est un miroir impitoyable, et dans la région des Grands Lacs, ce miroir renvoie aujourd’hui une image troublante. Alors que la France annonce son intention de soutenir le gouvernement de Kinshasa pour la réouverture et la sécurisation de l’aéroport de Goma sous des prétextes humanitaires, un sentiment de déjà-vu glace le sang des observateurs avertis.

    Pour comprendre la gravité de cette annonce, il est impératif de remonter le fil du temps et d’examiner le rôle controversé de Paris dans la déstabilisation durable de cette région.

    1990-1994 : Un soutien aveugle

    La genèse du chaos actuel remonte aux années 1990. Sous la présidence de François Mitterrand, la France a apporté un soutien politique, financier et militaire indéfectible au régime de Habyarimana.

    Alors que l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) luttait pour la libération et la fin des discriminations, des troupes françaises furent dépêchées non pas pour la paix, mais pour contrer l’avancée de l’APR, retardant la chute d’un régime qui préparait l’apocalypse.

    Le paroxysme de cette implication fut l’Opération Turquoise en 1994. Présentée au monde comme une mission humanitaire visant à créer une «Zone Humanitaire Sûre» (ZHS), elle a, dans les faits, servi de bouclier aux auteurs du génocide.

    Dans les préfectures de Kibuye, Gikongoro et Cyangugu, sous le nez des soldats français, les miliciens Interahamwe et les soldats des Forces Armées Rwandaises (FAR) ont continué de traquer et d’exterminer les Tutsi. Loin de désarmer les génocidaires, cette zone a permis leur exfiltration sécurisée vers le Zaïre (actuelle RDC).

    Le Zaïre et le péché originel du conflit congolais

    Une fois la frontière franchie, la gestion française de la crise des réfugiés a semé les graines de la violence qui déchire l’Est du Congo depuis trente ans. Au mépris du droit international, les militaires français n’ont opéré aucune distinction entre les civils en détresse et les soldats des ex-FAR ou les miliciens Interahamwe.

    Pire encore, contrairement aux stipulations des conventions internationales exigeant l’éloignement des camps de réfugiés de la frontière, ces camps ont été maintenus aux portes du Rwanda, transformant des zones humanitaires en bases arrière militaires.

    C’est à cette époque que l’aéroport de Goma a joué un rôle sinistre. Sous couvert d’aide humanitaire, cette infrastructure a facilité le réarmement et la réorganisation de l’armée en déroute. Cette force, nourrie et protégée, allait devenir les FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), propageant leur idéologie génocidaire sur le sol congolais.

    De l’indifférence à la résurgence

    Depuis 1994, les conséquences de cette politique sont désastreuses. Les FDLR, jamais inquiétées par une intervention française, ont perpétré des massacres systématiques contre les Tutsi congolais, provoquant des vagues successives de réfugiés vers le Rwanda et les pays voisins.

    Face au silence de la communauté internationale et à l’inaction de la France devant ces tueries ciblées, des mouvements d’autodéfense sont nés par nécessité: d’abord le CNDP, puis le M23. Leur objectif premier a toujours été la protection de ces populations vulnérables menacées d’extinction.

    Aujourd’hui, la situation sur le terrain a évolué de manière drastique. Le M23, dans sa lutte pour sécuriser l’Est de la RDC, a libéré le Nord-Kivu, incluant Goma, ainsi que le Sud-Kivu dont Bukavu.

    Goma aujourd’hui: La répétition de l’histoire?

    C’est dans ce contexte que l’annonce récente de la France résonne comme une provocation. En déclarant vouloir soutenir le gouvernement de Kinshasa pour «reprendre et ouvrir» l’aéroport de Goma à des fins humanitaires, Paris semble reproduire le schéma de 1994.

    La question se pose: De quel humanitaire parle-t-on? S’agit-il d’aider les populations, ou de sécuriser une tête de pont logistique pour soutenir une coalition gouvernementale qui collabore ouvertement avec les FDLR? Comme en 1994, l’étiquette «humanitaire» risque de servir de cheval de Troie pour protéger et armer des forces génocidaires, prolongeant ainsi indéfiniment la souffrance des peuples des Grands Lacs. L’histoire ne doit pas seulement être retenue; elle doit servir de mise en garde.

    L’histoire de l’implication française dans les Grands Lacs est marquée par un enchevêtrement de décisions stratégiques, d’erreurs d’appréciation, de controverses persistantes et de conséquences humanitaires durables. Comprendre cette histoire est essentiel pour éviter que les mêmes dynamiques ne se reproduisent dans un contexte déjà explosif.

  • “Smart Rwamagana”, une initiative visant l’embellissement de la ville et de tous les espaces publics

    Le district de Rwamagana a lancé le programme Smart Rwamagana, une initiative qui vise à embellir la ville, améliorer la propreté et moderniser tous les espaces publics. Dès le lancement, les autorités ont accordé un délai de trois jours aux personnes travaillant ou faisant commerce dans des endroits sales pour remettre leurs lieux en ordre. Cette décision fait suite à une inspection générale menée pour hisser l’hygiène du district au niveau observé dans la Ville de Kigali.

    Une opération de terrain pour identifier les priorités

    Le programme a débuté par une tournée d’inspection sur près de 30 km, entre la limite Rwamagana–Kayonza (« Kwa Gahiza ») et Nyagasambu, à la limite avec Gasabo. Avec l’appui des agents de “Smart Kigali”, les équipes ont relevé plusieurs problèmes nécessitant des actions immédiates: panneaux abîmés, commerces installés sur la voie publique, routes et caniveaux bouchés, bâtiments non repeints et divers déchets visibles dans plusieurs zones.

    L’initiative a été officiellement lancée le 21 novembre 2025 par le maire Rajab Mbonyumuvunyi, entouré de partenaires et de responsables locaux. Il a présenté les principaux axes de Smart Rwamagana, qui vont au-delà de la simple propreté:

    • embellissement de la ville et du district,
    • création d’espaces publics de loisirs,
    • modernisation des centres commerciaux,
    • utilisation du numérique pour suivre l’hygiène et accélérer les interventions.

    Pour le maire, chacun doit contribuer: “La propreté ne demande pas forcément de l’argent. C’est une question de conscience. Si chacun garde propre son lieu de travail, sa maison et son quartier, tout le district deviendra propre.”

    Lors des visites, plusieurs responsables ont signalé des difficultés persistantes.

    • Ntwari Emmanuel, secrétaire exécutif du secteur de Gishari, a demandé que soit trouvée une solution pour les bouteilles plastiques jetées partout, notamment celles des boissons alcoolisées.
    • Munyankindi Eric, représentant des secrétaires exécutifs des cellules, a souligné que de petites négligences quotidiennes nuisent fortement à la propreté générale.
    • Mpayimana Jean Claude, directeur d’école, a reconnu des manquements dans son établissement, notamment des bâtiments non repeints et l’absence d’aménagements verts. Il s’est engagé à corriger ces points rapidement.

    Des équipes renforcées et des contrôles programmés

    Selon le maire Mbonyumuvunyi, les équipes de contrôle ont commencé avec peu d’agents, mais seront progressivement renforcées, notamment par du personnel de sécurité. Après les trois jours accordés pour se conformer aux recommandations, les équipes reviendront vérifier les améliorations apportées.

    L’administration a également annoncé que “Smart Rwamagana” sera lancé dans chaque secteur afin de mobiliser l’ensemble de la population autour de la propreté et de l’embellissement. Le district prévoit d’intégrer un budget dédié dans la prochaine révision budgétaire pour accompagner durablement cette initiative.

  • Bonnie Mugabe nommé nouveau Secrétaire Général de la FERWAFA

    La Fédération Rwandaise de Football (FERWAFA) a annoncé, samedi 22 novembre, la nomination de Bonnie Mugabe au poste de Secrétaire Général, une décision qui prendra effet le 1er décembre 2025.

    Ce poste était vacant depuis l’élection du nouveau comité exécutif dirigé par Fabrice Shema en août dernier. Jusqu’ici, Richard Mugisha, premier vice-président chargé des affaires techniques, assurait l’intérim.

    Ancien journaliste sportif au The New Times, Bonnie Mugabe apporte à la fédération une solide expertise en gestion du football, fruit d’un parcours professionnel riche et varié. Il a notamment occupé plusieurs fonctions au sein de la FERWAFA, dont responsable des compétitions, chargé de la communication et porte-parole.

    Son expérience s’est ensuite renforcée au sein de la Fédération internationale de football (FIFA), où il a travaillé en tant que Responsable de la planification des sites et des opérations de sécurité, un rôle clé dans l’organisation et la sécurité des événements sportifs majeurs.

    En plus de son expérience de terrain, Mugabe est titulaire d’une formation en Gouvernance et Management du Football de l’Université de Leicester (Royaume-Uni), un programme réalisé en partenariat avec le CIES et la FIFA.

    Dans son communiqué officiel, la FERWAFA a salué le parcours étendu et distingué de Mugabe, estimant que sa diversité de compétences permettra de renforcer et assurer le bon fonctionnement de la fédération.

    La FERWAFA lui a également adressé ses meilleurs vœux pour la réussite de ses nouvelles responsabilités, tout en exprimant sa confiance quant à sa contribution au développement continu du football rwandais.

     

  • Au Rwanda, la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie adopte l’Appel de Kigali et prépare le prochain Sommet au Cambodge

    Réunis à Kigali du 19 au 20 novembre pour la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie placée sous le thème “Trente ans après Beijing, la contribution des femmes dans l’espace francophone”, les 90 États et gouvernements membres de l’OIF ont réaffirmé leur attachement à une Francophonie unie, solidaire et diverse, fondée sur des valeurs communes et le partage de la langue française. Les ministres ont également salué l’excellente organisation de la session à Kigali et la qualité des débats.

    La Conférence a pris note d’un contexte international marqué par la recomposition du multilatéralisme et de multiples crises, et a appelé à réinterroger le rôle de l’OIF afin de renforcer l’impact et la pertinence de la Francophonie. Celle-ci y a été confirmée comme un espace politique cohérent, capable de faire entendre une voix collective sur la scène internationale.

    Trente ans après la Conférence mondiale sur les femmes de Beijing, la cérémonie d’ouverture a mis à l’honneur des femmes aux parcours inspirants, dans des domaines tels que la finance climatique, l’intelligence artificielle (IA), l’immunologie et les arts. La Secrétaire générale a appelé à investir davantage dans la formation et l’intégration des filles et des femmes dans les secteurs des nouvelles technologies, en particulier l’IA.

    Point d’orgue de la Conférence, l’Appel de Kigali a été adopté par les États et gouvernements membres de l’OIF ; ce texte vise notamment à améliorer la collecte de données sur l’égalité femmes-hommes, à renforcer la participation des femmes, à reconnaître leur travail non rémunéré et à intégrer l’égalité dans les politiques publiques de l’espace francophone.

    Cette Conférence ministérielle a également marqué l’ouverture de la période de dépôt des candidatures pour l’élection du ou de la Secrétaire général(e) pour le mandat 2027-2030, dont la date limite est fixée au 15 mai 2026, conformément à la procédure adoptée en 2022. Les ministres ont été informés de cette procédure, appliquée pour la première fois dans son intégralité avec un calendrier précis. Conformément au Règlement unique des instances de la Francophonie, la France a transmis la présidence de la Conférence ministérielle au Cambodge, pays hôte du prochain Sommet, qui se tiendra les 15 et 16 novembre 2026 autour de la paix comme vecteur de développement durable.

    Nous allons poursuivre nos activités et nos plaidoyers enrichis des conseils prodigués par les États et gouvernements membres, avec la conviction que notre Organisation a un rôle singulier à jouer dans ce monde en movement”, a déclaré la Secrétaire générale de la Francophonie.

    L’OIF compte 90 États et gouvernements: 53 membres, 5 membres associés et 32 observateurs.

    Source: Communiqué de Presse de l’OIF

  • Les députés rwandais entament une tournée nationale pour évaluer le développement urbain, le logement et la gestion foncière

    La Chambre des députés du Rwanda a annoncé le lancement d’une tournée nationale de terrain, prévue du 24 au 29 novembre 2025 dans toutes les provinces, avant de se poursuivre à Kigali les 5 et 6 décembre 2025.

    Cette initiative vise à évaluer la mise en œuvre des programmes gouvernementaux dans les domaines du développement urbain, du logement et de la gestion foncière.

    La Présidente de la Chambre des députés, Gertrude Kazarwa, a souligné l’importance de cette démarche:

    “À travers ces visites de terrain, le Parlement réaffirme son engagement à garantir que les initiatives en matière de développement urbain, de logement et de gestion foncière répondent réellement aux besoins de nos citoyens. Écouter directement les communautés nous permet de renforcer le contrôle et de soutenir des programmes gouvernementaux qui offrent un impact tangible et durable.”

    Selon un communiqué de presse emanant de la chambre des deputes, au cours de cette tournée, les députés visiteront 237 secteurs afin de passer en revue les projets en cours, d’identifier les lacunes et les opportunités d’amélioration, et d’échanger avec les autorités des districts et des secteurs.

    Ces visites permettront également aux parlementaires de dialoguer directement avec les citoyens et les leaders locaux, afin de promouvoir l’installation dans des zones planifiées et sécurisées et d’encourager la participation active à l’entretien des infrastructures publiques.

    Dans le cadre de cette initiative, les députés participeront également à l’Umuganda, le travail communautaire mensuel, réaffirmant ainsi l’engagement du Parlement pour un développement centré sur les citoyens et la promotion de quartiers propres, sûrs et bien organisés.

  • FIFA Series 2026: le Rwanda choisi parmi les pays hôtes de la prochaine édition

    La FIFA a confirmé l’élargissement des FIFA Series 2026, une initiative destinée à offrir aux équipes nationales masculines et féminines l’opportunité de se mesurer à des adversaires d’autres continents. Et parmi les pays retenus pour accueillir les matchs de cette édition grandeur nature, le Rwanda figure officiellement sur la liste des hôtes.

    Selon une information publiée par la FIFA, Cette décision vient consacrer les efforts constants du pays dans le développement du football et son ambition d’être un acteur majeur des compétitions internationales. Le Rwanda rejoint ainsi un groupe restreint de nations sélectionnées, aux côtés notamment de l’Australie, de l’Azerbaïdjan, de l’Indonésie, du Kazakhstan, de Maurice, de la Nouvelle-Zélande, de Porto Rico et de l’Ouzbékistan.

    Une édition élargie  

    Gianni Infantino, président de la FIFA, a déclaré:

    “C’est avec une grande joie que je confirme que la première mise en œuvre à grande échelle des FIFA Series, incluant une édition dédiée au football féminin, aura lieu lors de la fenêtre internationale des matchs de mars et avril 2026.”

    Après le succès de l’édition pilote de 2024, les FIFA Series 2026 seront la première édition déployée à grande échelle. Un nombre plus important de pays hôtes et d’équipes nationales y prendront part, et la compétition intégrera pour la première fois une édition féminine.

    L’objectif est de multiplier les matchs internationaux à enjeu, favoriser le développement technique, renforcer les échanges intercontinentaux et offrir une exposition accrue aux nations émergentes.

    Le président de la FIFA, a salué cette évolution:

    “Le but des FIFA Series est de libérer le potentiel de développement des joueurs et des entraîneurs, tout en promouvant l’universalité du football. L’édition 2026 permettra d’aller encore plus loin, pour le football masculin comme pour le football féminin.”

    Le Rwanda, un choix stratégique

    Le choix du Rwanda s’inscrit dans la ligne des Objectifs stratégiques 2023-2027 de la FIFA, qui visent à promouvoir un football véritablement mondial. Le pays a multiplié ces dernières années les initiatives pour accueillir des événements internationaux, renforcer ses infrastructures sportives et accroître sa visibilité dans le milieu du football.

    En accueillant des rencontres des FIFA Series 2026, le Rwanda bénéficiera:

    • d’une exposition internationale renforcée,
    • d’opportunités commerciales et touristiques accrues,
    • de l’occasion de faire progresser ses équipes nationales face à des adversaires d’autres continents,
    • et d’une dynamique positive de développement du football local.

     Une compétition tournée vers l’ouverture et l’échange

    Les FIFA Series permettront à des équipes rarement opposées de se rencontrer dans un format amical, sans alourdir le calendrier international. Chaque groupe de pays hôtes rassemblera des sélections issues de confédérations différentes.

    Au-delà de l’aspect sportif, la FIFA met en avant trois impacts majeurs:

    • développement technique grâce à l’exposition à de nouveaux styles de jeu,
    • création d’opportunités commerciales pour les nations émergentes,
    • renforcement des liens culturels autour d’une passion commune, le football.

    Approuvées par le Conseil de la FIFA en 2022, les FIFA Series permettent également aux nations qui souhaitent exister davantage sur l’échiquier du football de disputer des matches internationaux dans des conditions similaires à celles des grandes compétitions, ce qui favorise leur évolution à la fois technique et organisationnelle.

  • À Kigali, la 46ᵉ Conférence de la Francophonie se clôture sur trois priorités majeures

    La 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie s’est achevée le jeudi 20 novembre à Kigali par une conférence de presse réunissant Éléonore Caroit, Ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Prak Sokhonn, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères du Cambodge, pays qui accueillera la prochaine ministérielle, ainsi que Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    Les priorités stratégiques rappelées par la France

    Éléonore Caroit a insisté sur l’importance de la Francophonie comme espace fondé sur l’État de droit et sur un multilatéralisme qui ouvre des portes, qui protège et qui rassemble.

    Elle a réaffirmé l’importance de défendre et de promouvoir la langue française, langue qui, selon elle, porte une promesse forte et concrète d’accéder à des savoirs, à un métier, à des cultures, mais aussi à une mobilité. La France s’engage à renforcer sa place dans les systèmes éducatifs, les médias, le numérique, les universités et les institutions culturelles.

    La ministre a ensuite rappelé le rôle de la diplomatie francophone dans la promotion de la paix et de la démocratie. Les États membres réunis à Kigali ont mis en avant une Francophonie qui se veut cohérente et fidèle à ses valeurs fondamentales, notamment dans l’accompagnement des transitions politiques et le soutien aux institutions, dans un contexte mondial dominé par les crises, la désinformation et les contestations de l’ordre constitutionnel.

    Elle a enfin souligné l’importance de l’égalité entre les femmes et les hommes, en cohérence avec le thème central de la conférence, consacré à la contribution des femmes à l’espace francophone, trente ans après Beijing.

    Une conférence charnière pour la Francophonie

    La Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, a souligné le caractère particulier de cette édition, qui se situe à mi-parcours entre le dernier Sommet et le prochain Sommet des chefs d’État. Elle a mis en avant un thème hautement symbolique, centré sur l’avancement des femmes dans l’espace francophone, trente ans après la Conférence de Beijing.

    Elle a également rappelé que cette ministérielle se tient dans un contexte international marqué par de fortes turbulences: crises sécuritaires, tensions géopolitiques, pressions humanitaires et fragilisation de l’ordre mondial.

    Louise Mushikiwabo a salué l’accueil du Rwanda, un pays qui a mis à l’honneur les femmes et qui a bénéficié de la résilience symbolique des femmes, soulignant ainsi le caractère significatif de tenir cette conférence à Kigali.

    Le Cambodge dévoile les prochaines priorités  

    Il a été  a annoncé que la prochaine Conférence ministérielle se tiendra du 14 au 16 novembre 2026 à Siem Reap, au Cambodge.

    Prak Sokhonn a présenté les grandes orientations du Sommet mettant en avant la jeunesse comme force créatrice, le rôle central des femmes en tant que piliers de paix et de développement, la technologie comme moteur d’innovation, ainsi que les paffaires comme levier de croissance partagée.

    Le Cambodge prépare également deux événements majeurs destinés à accompagner largement le Sommet. Le premier sera un espace culturel et interactif mêlant performances artistiques, débats sur la langue et la culture, rencontres avec les jeunes, entrepreneurs et représentants de la société civile. Le second sera le «Francotech», une plateforme dédiée à l’innovation rassemblant start-up, experts, investisseurs et décideurs autour de démonstrations, ateliers et forums économiques.

    Vers un troisième mandat pour Louise Mushikiwabo?

    Interrogée sur la possibilité de briguer un nouveau mandat à la tête de l’OIF, alors que la période de dépôt des candidatures a été évoquée, Louise Mushikiwabo a confié que plusieurs États membres l’avaient encouragée à se représenter, tout en précisant qu’une telle décision devait être soumise à la consultation de son pays. “Je voulais vérifier l’âge de la retraite au Rwanda, car je m’en approche !”, a-t-elle lancé avec humour.

    Louise Mushikiwabo achèvera son deuxième mandat le 31 décembre 2026, laissant ouverte la question de sa candidature à un troisième mandat.