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  • Une brigade d’infanterie des Forces rwandaises de défense termine une formation avancée

    Une brigade d’infanterie des Forces rwandaises de défense (RDF), composée d’officiers supérieurs, d’officiers subalternes et de militaires du rang, a achevé avec succès une formation avancée d’infanterie d’une durée de quatre mois au Centre de formation militaire de base de Nasho, dans le district de Kirehe.

    La cérémonie de clôture, organisée le mardi 22 décembre 2025, a été présidée par le chef d’état-major des Forces rwandaises de défense, le général MK Mubarakh, en présence de plusieurs généraux, officiers supérieurs et officiers de la RDF.

    L’événement a été marqué par une série de démonstrations pratiques, mettant en lumière les compétences et les connaissances acquises par les lauréats. Les participants ont notamment assisté à des exercices de tactiques d’infanterie, de combat rapproché et arts martiaux, ainsi qu’à des séances de tir réel, illustrant le haut niveau de préparation opérationnelle et la capacité de combat de la brigade.

    Dans son allocution, le général MK Mubarakh a salué l’engagement, la discipline et le dévouement des stagiaires tout au long de la formation. Il les a encouragés à conserver le même esprit de professionnalisme dans l’exercice de leurs futures missions et à mettre en pratique les compétences acquises pour défendre l’intégrité territoriale du pays et faire face aux menaces sécuritaires émergentes.

    Le chef d’état-major a également souligné l’importance de respecter les valeurs fondamentales des RDF, en insistant sur la discipline comme clé de la réussite dans tous les domaines. “La discipline doit primer sur tout. Nous sommes une armée qui valorise la discipline, l’éthique et de solides principes moraux”, a-t-il rappelé.

    Cette formation avancée d’infanterie a pour objectif de renforcer les compétences tactiques, techniques et opérationnelles du personnel d’infanterie, afin de lui permettre de mener à bien ses missions sur le terrain, tout en contribuant à l’accomplissement du mandat des Forces rwandaises de défense.

  • Sécurité nationale: 1 903 nouvelles recrues renforcent la Police du Rwanda après huit mois de formation

    “Je vous félicite d’avoir choisi de rejoindre vos aînés dans cette noble profession. Les compétences que vous avez acquises constituent une base solide pour les responsabilités qui vous attendant”, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Dr Vincent Biruta, lors de la cérémonie de sortie de la 21ᵉ promotion du cours de base de police, tenue ce mardi à l’École de formation de la Police de Gishari, dans le district de Rwamagana.

    La Police nationale du Rwanda (PNR) a, à cette occasion, officiellement intégré 1 903 nouveaux policiers, dont 359 femmes et 1 544 hommes, après huit mois de formation intensive. La cérémonie, présidée par le ministre de l’Intérieur, a été marquée par des démonstrations de maintien de l’ordre public et des exercices de tir, illustrant le niveau de préparation atteint par les nouvelles recrues.

    Selon le commandant de l’École de police de Gishari, CP Robert Niyonshuti, les responsables de l’École de police de Gishari, la formation suivie visait à doter les recrues de connaissances professionnelles solides, de compétences pratiques et d’un comportement éthique conforme aux exigences du métier de policier.

    Les modules enseignés ont notamment porté sur l’utilisation des armes, la discipline et le respect de la hiérarchie, les exercices physiques, le maintien de la sécurité et de la tranquillité publiques, le droit, la police de proximité, la sécurité routière, ainsi que sur les programmes gouvernementaux liés à leur mission quotidienne.

    CP Robert Niyonshuti a salué l’engagement et la discipline des nouvelles recrues, tout en rappelant que cette formation ne constitue qu’une première étape de leur carrière. “Tout au long de votre service, vous continuerez à bénéficier de formations complémentaires afin de mieux remplir vos missions. La discipline demeure le pilier fondamental de cette profession”, a-t-il souligné.

    Dans son message, le ministre de l’Intérieur a rappelé que, malgré un niveau de sécurité globalement satisfaisant, plusieurs défis persistent, notamment la consommation excessive d’alcool, la délinquance, les violences, l’usage de drogues et les accidents de la route.

     “Nous avons la responsabilité de prévenir et de combattre ces phénomènes afin que les citoyens continuent de vivre dans un pays sûr”, a déclaré Dr Vincent Biruta, appelant les nouvelles recrues à s’engager activement dans la prévention et la lutte contre la criminalité.

    Le ministre a enfin exhorté les nouveaux policiers à faire preuve d’éthique, de professionnalisme et de sens du devoir, tout en travaillant en étroite collaboration avec les autres institutions de sécurité. “Placez le citoyen au centre de toutes vos actions et œuvrez, partout où vous serez affectés, pour la fierté du Rwanda et le bien-être des Rwandais “, a-t-il conclu.

  • RDC: la crise Mobondo, une guerre ignorée aux portes de Kinshasa

    Par Danny Kirenga

    Alors que l’attention internationale demeure largement concentrée sur l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une crise tout aussi grave se déroule dans l’ouest du pays, à quelques kilomètres seulement de Kinshasa. Depuis plus de trois ans, les violences liées à la milice Mobondo ont causé la mort de plusieurs milliers de personnes et provoqué le déplacement de centaines de milliers de civils, dans une indifférence quasi générale.

    À l’origine, il s’agit d’un conflit foncier local, né dans la province du Maï-Ndombe. Deux communautés, les Teke et les Yaka, s’opposent autour de la redevance coutumière et des droits d’accès et d’exploitation des terres. Ce différend, longtemps cantonné à l’échelle villageoise, dégénère progressivement. De cette tension communautaire émerge un groupe armé: les Mobondo. Structurée autour de revendications foncières, la milice s’en prend d’abord aux chefs coutumiers teke et à leurs proches, avant d’élargir ses attaques à l’ensemble de la communauté.

    La violence s’étend alors bien au-delà du Maï-Ndombe, gagnant plusieurs provinces voisines. Elle atteint récemment la commune de Maluku, à l’entrée orientale de Kinshasa, faisant de cette crise un enjeu sécuritaire direct pour la capitale. Selon les rapports de l’Église catholique et de Caritas Belgique, les exactions commises sont d’une extrême brutalité. Des civils auraient été brûlés vifs, décapités ou jetés dans des rivières. Le bilan humain est lourd: plus de 5 000 morts et environ 280 000 déplacés, contraints de fuir leurs villages.

    Au-delà des pertes humaines, la crise a des répercussions économiques majeures. Sur le plateau des Batéké, l’agriculture constitue la principale source de revenus. Or, l’insécurité empêche désormais les paysans d’accéder à leurs champs. Cette paralysie affecte directement les circuits d’approvisionnement de Kinshasa, notamment pour des produits essentiels comme le charbon de bois utilisé pour la cuisson. La crise Mobondo n’est donc pas seulement une catastrophe humanitaire; elle représente aussi une menace tangible pour la stabilité économique de la capitale.

    Face à l’ampleur des violences, les autorités congolaises ont déployé les Forces armées de la RDC. Mais sur le terrain, cette réponse apparaît largement insuffisante. Les attaques se poursuivent et la milice conserve une capacité de nuisance élevée, profitant de l’enclavement des zones rurales et de l’absence durable de l’État. À cette réponse sécuritaire limitée s’ajoute un autre facteur déterminant: le silence. L’accès des journalistes aux zones affectées est restreint, empêchant toute couverture indépendante du conflit. Une situation dénoncée par l’Église catholique, qui accuse les autorités de laisser cette crise passer sous silence.

    Ce déficit de visibilité contraste avec l’importance stratégique de la situation. Rares sont les conflits armés ayant atteint une telle proximité avec Kinshasa sans provoquer de mobilisation nationale ou internationale significative. Cette indifférence interroge, d’autant que la persistance des violences fait peser un risque sécuritaire croissant sur la capitale elle-même.

    Pour l’Église catholique, l’un des rares acteurs à documenter et alerter sur la crise, une réponse strictement militaire ne suffira pas. Elle plaide pour un dialogue impliquant l’État central, les autorités locales et les représentants communautaires afin de s’attaquer aux causes profondes du conflit: la gestion foncière, l’autorité coutumière et l’abandon institutionnel des zones rurales. Faute d’une réponse politique crédible, la crise des Mobondo pourrait continuer de s’étendre, transformant un conflit foncier local en une menace durable pour la stabilité de l’ouest congolais et de Kinshasa.

  • Tour du Rwanda 2026: Rubavu à l’honneur, Nyamirambo en apothéose pour une édition très attendue

    Le Tour du Rwanda 2026 s’annonce déjà comme une édition exceptionnelle, tant par la qualité des équipes engagées que par l’originalité de son parcours. Dix-huit formations sont attendues au départ de cette 18ᵉ édition depuis que la course est devenue internationale, et la 8ᵉ depuis son accession au prestigieux niveau UCI 2.1.

    Le lundi 22 décembre 2025, la Fédération Rwandaise de Cyclisme (FERWACY) a officiellement dévoilé les grandes lignes de la compétition: itinéraires, équipes participantes, partenaires et état d’avancement des préparatifs.

    Parmi les annonces majeures, deux choix forts retiennent l’attention: une étape entièrement disputée dans le district de Rubavu et un retour très attendu d’une arrivée à Nyamirambo, une première depuis six ans.

    Sur les 18 équipes prévues, 16 ont déjà été confirmées, les deux dernières devant être annoncées ultérieurement. Le plateau comprend six équipes professionnelles de développement ayant fait déjà le Tour du Monde, gage d’un niveau de compétition élevé. Il s’agit de UAE Team Emirates, Movistar, Team NSN, Soudal Quick-Step, Picnic PostNL et Lotto Intermarché.

    À leurs côtés, plusieurs équipes continentales viendront défendre leurs couleurs, notamment Team Amani, Benediction, May Stars, Madar, Rembe Rad-Net et Localiza Meoo / Swift Pro Cycling.

    La dimension internationale est renforcée par la participation de quatre sélections nationales: le Rwanda, l’Érythrée, l’Afrique du Sud et l’Éthiopie.

    Huit jours de course, près de 1 000 kilomètres d’effort

    Le Tour du Rwanda 2026 se déroulera sur huit jours, pour un total de 993 kilomètres. L’étape la plus longue sera celle de l’ouverture, reliant Rukomo (Gicumbi) à Rwamagana sur 174 kilomètres.

    Le parcours détaillé:

    • Étape 1 – Dimanche 22 février : Rukomo – Rwamagana (174 km)
    • Étape 2 – Lundi 23 février : Nyamata – Huye (135 km)
    • Étape 3 – Mardi 24 février : Huye – Rusizi (144 km)
    • Étape 4 – Mercredi 25 février : Karongi – Rubavu (127 km)
    • Étape 5 – Jeudi 26 février : Circuit dans le district de Rubavu (82 km)
    • Étape 6 – Vendredi 27 février : Rubavu – Musanze (84 km)
    • Étape 7 – Samedi 28 février : Musanze – Kigali Pelé Stadium (147 km)
    • Étape 8 – Dimanche 1ᵉʳ mars : Circuit dans la ville de Kigali (99 km)

    Entre paysages spectaculaires, villes emblématiques et participation de formations de renommée internationale, le Tour du Rwanda 2026 se positionne une fois de plus comme une vitrine du cyclisme africain et du savoir-faire rwandais en matière d’organisation sportive.

    Rubavu, Nyamirambo à Kigali promettent un décor à la hauteur d’une course devenue incontournable sur le calendrier international.

  • L’alcool et les drogues détruisent l’avenir: Kagame interpelle la jeunesse lors du Congrès du FPR-Inkotanyi

    À l’occasion de la clôture du Congrès du FPR-Inkotanyi, tenue au siège du parti à Rusororo, le Président de la République, Paul Kagame, a adressé une mise en garde sans détour à la jeunesse rwandaise contre l’alcool et les drogues, identifiés comme des menaces majeures pour l’avenir individuel, familial et national.

    Dès l’entame de son discours, le Chef de l’État a rappelé que la jeunesse constitue le socle du leadership présent et futur. Pour lui, aucun développement durable n’est possible sans des jeunes en bonne santé, disciplinés et capables de faire des choix responsables. “Comment construire un pays sans les personnes qui doivent le porter?”, a-t-il interrogé, soulignant que l’avenir du Rwanda dépend avant tout du comportement de sa jeunesse.

    Prévenir plutôt que réparer: un appel à des choix de vie responsables

    Paul Kagame a insisté sur la nécessité de prévenir les dérives liées à la consommation excessive d’alcool et à l’usage de drogues, dénonçant leur banalisation dans certains milieux. Il a mis en garde contre une culture qui présente parfois l’ivresse comme une forme de réussite ou de liberté, alors qu’elle conduit, selon lui, à la destruction silencieuse de vies et de potentiels.

    Le Président a rappelé que ces comportements entraînent des conséquences lourdes mais évitables: accidents de la route, problèmes de santé, perte de repères, affaiblissement de la capacité de travail et rupture des liens familiaux. Il a souligné que l’alcoolisme et la toxicomanie touchent en premier lieu les jeunes et compromettent directement leur avenir, tout en pesant sur l’ensemble de la société.

    Dans cette perspective, il a exhorté la jeunesse à faire des choix éclairés, fondés sur la discipline personnelle, la vérité et le rejet des comportements à risque. Préserver sa santé et sa dignité, a-t-il insisté, relève d’une responsabilité individuelle mais aussi d’un devoir envers la nation.

    Responsabilité collective et exemplarité des dirigeants

    Le Chef de l’État a toutefois rappelé que la prévention ne peut reposer uniquement sur les jeunes. Les dirigeants, les parents et les aînés ont, selon lui, une responsabilité majeure dans la transmission des valeurs et l’exemplarité. Les jeunes, a-t-il averti, reproduisent ce qu’ils observent. Lorsque les adultes normalisent de mauvais comportements, il devient difficile pour la jeunesse d’y résister.

    Paul Kagame a souligné que la culture et le comportement constituent les véritables fondements du développement. Si tous les citoyens n’ont pas les mêmes capacités, chacun doit néanmoins assumer pleinement ses responsabilités. Le Président a mis en garde contre les dirigeants qui, par manque d’exemplarité ou par intérêts personnels, affaiblissent les repères moraux de la société.

    Évoquant les mouvements de revendication de la jeunesse observés dans certains pays, il a estimé qu’ils sont souvent le résultat d’un déficit de leadership. Revendiquer ses droits est légitime, a-t-il reconnu, mais l’objectif d’un bon leadership est précisément d’éviter que les jeunes aient à réclamer ce qui leur revient de droit.

    Enfin, dans un message à la fois concret et symbolique, Paul Kagame a appelé les Rwandais à accorder une attention particulière à l’hygiène personnelle, à la propreté vestimentaire et au respect de soi. Évoquant un témoignage lu sur les réseaux sociaux, dans lequel un visiteur étranger saluait les progrès visibles du Rwanda tout en déplorant des odeurs désagréables dans certains transports en commun, le Chef de l’État s’est interrogé sur ce paradoxe.

    Il a rappelé que la discipline individuelle et les gestes quotidiens reflètent la dignité collective du pays, soulignant que la propreté du Rwanda ne doit pas seulement être visible à l’extérieur, mais aussi dans le corps et le comportement de chacun.

  • Paul Kagame salue les forces de sécurité et l’unité des Rwandais, piliers de la stabilité du pays

    Le Président du Rwanda, Paul Kagame, a exprimé une vive reconnaissance envers les forces de sécurité, les citoyens rwandais et les autres formations politiques, saluant leur contribution déterminante à la sécurité, à l’unité nationale et au développement du Rwanda. Il s’exprimait lors de l’ouverture du 17ᵉ Congrès du FPR-Inkotanyi, tenu ce vendredi à Rusororo.

    Dans son allocution, le Chef de l’État a tenu à rendre un hommage appuyé aux institutions de sécurité, qu’il a qualifiées de socle de la souveraineté nationale. Il a cité notamment les Forces de défense du Rwanda (RDF), la Police nationale (RNP) ainsi que les autres services de sécurité, soulignant leur professionnalisme et leur engagement au service de la nation.

    “Je n’ai pas grand-chose à leur demander au-delà de ce qu’ils font déjà, car ils ont rempli leur mission. Ces forces sont celles que j’ai toujours souhaité avoir”, a déclaré le Président Kagame, mettant en avant leur rôle central dans la protection de l’intégrité territoriale, la stabilité du pays et le bon fonctionnement de la gouvernance.

    Au-delà des forces de sécurité, le Président a également salué les citoyens rwandais, qu’il a présentés comme une richesse exceptionnelle pour le pays. Il a souligné le chemin parcouru par le Rwanda, marqué autrefois par les divisions politiques et le génocide contre les Tutsi, et la capacité des Rwandais à se relever pour bâtir une société unie.

    “Je ne sais pas s’il existe un pays qui a des citoyens meilleurs que les nôtres”, a-t-il affirmé, estimant que l’unité actuelle du peuple rwandais constitue une réponse forte aux tentatives répétées visant à raviver les divisions. Selon lui, malgré les efforts persistants de certains acteurs extérieurs pour semer la discorde, les Rwandais ont opposé une résistance ferme et collective.

    Près de 2 200 cadres du FPR-Inkotanyi étaient réunis au siège du parti, à Rusororo

    Le Chef de l’État est revenu sur les tentatives menées par des individus ayant quitté le pays, parfois instrumentalisés par des intérêts extérieurs, pour diviser les Rwandais et fragiliser les institutions. Il a évoqué des pressions venant de certains pays riches, d’organisations non gouvernementales ou de cercles étrangers cherchant à influencer la gouvernance du Rwanda et à dicter une ligne de conduite à ses citoyens. Là encore, il a souligné que ces initiatives ont échoué face à la maturité et à la vigilance de la population.

    Le Président Kagame a également mis en garde contre toute instrumentalisation des citoyens à des fins politiques ou idéologiques. Il a estimé que disposer d’un peuple uni et conscient, sans lui rendre ce qui lui est dû en termes de bonne gouvernance et de respect, constitue une faute grave de la part des dirigeants. Il a ainsi appelé les responsables à faire preuve d’introspection, à se corriger et à agir avec intégrité au service de l’intérêt général.

    Par ailleurs, le Chef de l’État a salué le rôle des autres partis politiques qui collaborent avec le FPR-Inkotanyi dans les efforts de construction nationale. Les dirigeants de ces formations, invités au congrès, ont été remerciés pour leur engagement à œuvrer ensemble pour la stabilité et le développement du pays.

  • 17ᵉ Congrès du FPR-Inkotanyi: gouvernance, valeurs et lutte contre la corruption au cœur des échanges

    Le vendredi 19 décembre 2025, le Président Paul Kagame, également président du FPR-Inkotanyi, accompagné de la Première dame Jeannette Kagame, a participé au 17ᵉ Congrès du FPR-Inkotanyi, tenu au siège du parti à Rusororo. L’événement a réuni plus de 2 200 membres et invités, venus échanger sur les priorités stratégiques pour la transformation et la gouvernance du Rwanda.

    Le congrès a été l’occasion de revenir sur l’histoire du FPR-Inkotanyi, de mesurer le chemin parcouru depuis sa création et d’analyser les défis actuels dans un contexte national et international en constante mutation. Les travaux ont permis de distinguer ce qui doit rester inchangé dans la gouvernance et ce qui peut évoluer pour mieux répondre aux besoins du pays et du parti.

    Dans son discours d’ouverture, le Président Kagame a mis l’accent sur les principes fondamentaux qui doivent guider l’action politique et la gouvernance. Ces principes s’enracinent dans l’histoire du Rwanda, dans les engagements du parti et dans les actions concrètes menées au fil des années. Même si le monde change et impose de nouvelles réalités, un socle de valeurs doit rester constant.

    Parmi ces valeurs, la lutte contre la corruption occupe une place centrale. Le Président a rappelé que ce combat, mené par le FPR-Inkotanyi depuis plus de 31 ans, ne peut être abandonné. “Le principe de lutter contre la corruption ne change pas”, a-t-il affirmé. Même si certains contextes internationaux semblent aujourd’hui tolérer la corruption, cela ne peut justifier un renoncement à ce principe fondamental.

    Le congrès a également souligné que si le principe demeure constant, les méthodes pour le mettre en œuvre peuvent évoluer. L’adaptation des stratégies est nécessaire pour tenir compte des changements sociaux, économiques et institutionnels, mais cela ne doit jamais affaiblir la volonté politique. L’idée et la détermination à combattre la corruption doivent rester intactes, quelles que soient les circonstances.

    Au-delà de ce combat, le Président Kagame a insisté sur la conjugaison de la réflexion individuelle et de l’action collective. Chacun doit pouvoir penser de manière indépendante et gérer ses propres préoccupations, mais les résultats durables ne peuvent être atteints que lorsque les actions individuelles s’alignent sur l’intérêt collectif. C’est à cette intersection que réside la véritable mission du FPR-Inkotanyi, au service des Rwandais et de toutes les personnes vivant dans le pays.

    Le discours a rappelé que l’engagement politique doit viser le bien-être collectif, au-delà des ambitions personnelles. Cette unité dans l’action n’empêche pas la liberté de penser ou d’agir individuellement, mais elle confère un sens plus large à l’engagement de chaque membre du parti.

    Revenant sur l’histoire du FPR-Inkotanyi, le Président a expliqué que la lutte du parti a toujours été guidée par la conviction que les citoyens possèdent des droits légitimes qui ne doivent ni être mendiés ni accordés comme une faveur. La reconnaissance de ces droits constitue un principe fondamental qui continue d’inspirer l’action politique du parti aujourd’hui.

    Enfin, le congrès a été l’occasion de célébrer la résilience et l’unité du peuple rwandais. Malgré un passé marqué par la division et le genocide contre les Tutsi, et les tentatives répétées visant à créer de nouvelles fractures, les citoyens ont su rester unis. Cette unité constitue, selon le Président, le premier rempart contre ceux qui cherchent à déstabiliser le pays et un fondement solide pour construire un Rwanda stable et prospère.

    Lire aussi: Réformes structurelles à la tête du FPR-Inkotanyi: un cap pour renforcer la gouvernance du parti

  • Réformes structurelles à la tête du FPR-Inkotanyi: un cap pour renforcer la gouvernance du parti

    Réuni en son 17ᵉ Congrès, le Front patriotique rwandais (FPR-Inkotanyi) a engagé d’importantes réformes structurelles touchant à l’organisation du Comité exécutif et à l’évolution de ses mécanismes de gouvernance.

    Le Congrès du FPR-Inkotanyi du 19 décembre 2025  a marqué une étape décisive dans l’évolution de la gouvernance interne du parti, avec l’adoption de réformes structurelles majeures au niveau du Comité exécutif, ainsi que la proposition de création d’un Conseil des Sages.

    Ces changements visent à adapter le fonctionnement du parti aux réalités contemporaines, tout en consolidant ses valeurs fondatrices.

    Au cœur de ces réformes figure la reconfiguration du Comité exécutif. Désormais, cet organe central est composé du Président du parti, de deux vice-présidents et de deux secrétaires généraux, une architecture destinée à améliorer la coordination du leadership et la mise en œuvre des orientations politiques.

    Parallèlement, les congressistes ont examiné et approuvé la révision des statuts et règlements internes, ouvrant la voie à la création d’un Conseil des Sages. Cet organe consultatif aura pour mission d’orienter stratégiquement le parti, d’assurer la transmission de l’expérience, de promouvoir l’éthique politique et d’alerter en cas de dysfonctionnements au sein des structures dirigeantes.

    À l’issue du congrès, les nouveaux membres du Comité exécutif ont été officiellement approuvés. Paul Kagame demeure Président du FPR-Inkotanyi. Uwimana Consolée a été élue Première vice-présidente, tandis que Kayisire Marie Solange occupe le poste de Deuxième vice-présidente. Bazivamo Christophe a été nommé Secrétaire général, assisté par Gasana Karasanyi Stephen, désigné Secrétaire général adjoint.

    L’ambassadeur Bazivamo Christophe succède à Gasamagera Wellars au poste de Secrétaire général. Il était ambassadeur du Rwanda au Nigeria depuis 2023 et a exercé les fonctions de Secrétaire général adjoint de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) à partir de 2016. Il a dirigé plusieurs ministères, notamment ceux de l’Administration locale, de la Sécurité intérieure, de l’Environnement, de l’Agriculture, ainsi que des Forêts et Mines. Il a également été Secrétaire exécutif de la Commission nationale électorale et préfet de Gitarama.

    Uwimana Consolée, élue Première vice-présidente, est actuellement Ministre du Genre et de la Promotion de la famille depuis juin 2024. Elle occupait déjà les fonctions de vice-présidente du FPR-Inkotanyi depuis 2023.

    Pour sa part, Kayisire Marie Solange, Deuxième vice-présidente, est Secrétaire d’État au ministère de l’Administration locale, après avoir précédemment dirigé le ministère en charge de la gestion des urgences et des catastrophes.

    Enfin, Gasana Karasanyi Stephen, nommé Secrétaire général adjoint, est maire du district de Nyagatare depuis 2021.

    Uwimana Consolée, Première vice-présidente du FPR-Inkotanyi © Urugwiro
    Kayisire Marie Solange, Deuxième vice-présidente du FPR-Inkotanyi © Urugwiro
    Bazivamo Christophe, Secrétaire général du FPR-Inkotanyi © Urugwiro
    Gasana Karasanyi Stephen, Secrétaire général adjoint du FPR-Inkotanyi © Urugwiro
  • Décentralisation au Rwanda: la société civile dresse un bilan critique sur l’efficacité des services locaux

    Le mercredi 13 décembre 2025, Transparency International Rwanda (TI-Rwanda), en partenariat avec plusieurs organisations, a organisé un dialogue national sur le rôle de la société civile dans la décentralisation.

    Les organisations de la société civile ont présenté leurs recherches, révélant que, malgré les progrès réalisés depuis le lancement de la politique de décentralisation en 2000, plusieurs défis structurels persistent. Cette politique visait à rapprocher l’administration des citoyens, améliorer l’accès aux services publics et renforcer la participation citoyenne à la gouvernance locale.

    Les études portaient sur des secteurs clés tels que la santé, l’agriculture et l’environnement, offrant un panorama global de l’efficacité des services essentiels.

    Quatre piliers pour évaluer la décentralisation

    Le Directeur général de l’IRDP, Professeur Sylvestre Nzahabwanayo, a expliqué que l’évaluation repose sur quatre piliers : la capacité institutionnelle des entités décentralisées (ressources humaines et matérielles), la qualité de la prestation des services publics, la disponibilité des ressources financières pour exercer les compétences transférées, et l’alignement des projets de développement sur les besoins réels des citoyens.

    Les recherches révèlent un déficit persistant de personnel et de matériel. Certaines cellules administratives disposent seulement de deux agents, tandis que le secteur de l’environnement peut être confié à un seul agent par district. Le Professeur Nzahabwanayo souligne que le transfert de compétences doit s’accompagner d’un transfert proportionnel de moyens humains et matériels pour garantir l’efficacité des services.

    Le Directeur général chargé de la mobilisation communautaire au ministère de l’Administration locale (MINALOC), Richard Kubana, a reconnu que la pénurie de personnel reste un problème, en cours de traitement, avec des initiatives visant à renforcer les effectifs au niveau des cellules administratives.

    La digitalisation des services publics via la plateforme IremboGov constitue un levier important. Selon M. Kubana, l’accès en ligne aux services a réduit jusqu’à 71 % les coûts supportés par les citoyens, tant en temps qu’en frais de déplacement, et près de 90 % des services essentiels peuvent désormais être obtenus via téléphone.

    Photo de groupe à l’issue du dialogue national

    Malgré ces avancées, les citoyens réclament des services de meilleure qualité. Certains ministères conservent une culture de centralisation, limitant le transfert complet des compétences aux entités locales. Le déséquilibre entre compétences transférées et ressources financières reste une préoccupation. Appolinaire Mupiganyi, secrétaire exécutif de TI-Rwanda, a souligné l’influence persistante du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage sur des entités censées être autonomes.

    L’évaluation de la pertinence des projets de développement montre que certains investissements, comme des projets hôteliers déficitaires, ne répondent pas toujours aux priorités locales, tandis que d’autres initiatives plus utiles auraient pu être privilégiées.

    Le maire de Gatsibo Richard Gasana a rappelé les bénéfices concrets de la décentralisation, notamment la réduction des déplacements inutiles et le gain de temps pour les citoyens, favorisant leurs activités productives. Il a toutefois insisté sur la nécessité pour les dirigeants locaux de mieux s’approprier leurs responsabilités afin d’assurer une décentralisation pleinement efficace et durable.

    La participation effective des citoyens aux instances locales a été un point central du dialogue. Le maire du district de Gatsibo a indiqué que les citoyens sont régulièrement invités aux réunions, notamment aux assemblées hebdomadaires, précisant que cette participation n’est pas perçue comme une contrainte, contrairement à certaines idées reçues.

    Au niveau des villages, environ 128 volontaires — agents de santé communautaires, volontaires agricoles, jeunes et autres acteurs locaux — jouent un rôle clé dans les solutions locales et participent activement à la gouvernance de proximité.