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  • Ngoma: neuf morts et six blessés après un violent coup de foudre à Jarama

    Un drame causé par la foudre a coûté la vie à neuf personnes et fait six blessés, dimanche 4 janvier 2026, dans le secteur de Jarama, district de Ngoma, dans la Province de l’Est.

    Selon les autorités locales, l’incident s’est produit le Dimanche 4 janvier 2026 vers 17h30, alors qu’un groupe de 15 agriculteurs travaillait dans le marais de Jarama. Surpris par une pluie soudaine et intense, ils ont cherché refuge dans une maison située près du port de Mbuye, sur la rivière Akagera, un bâtiment utilisé par les agents chargés de la sécurité portuaire.

    C’est à cet endroit que la foudre a frappé le groupe, tuant neuf personnes sur le coup, dont trois femmes, et blessant six autres.

    Le gouverneur de la province de l’Est, Prudence Rubingisa, a confirmé les faits, précisant que certains blessés ont été admis au centre de santé de Jarama, tandis que d’autres ont été transférés à l’hôpital de Kibungo pour des soins plus approfondis. Des personnes ayant subi un choc psychologique à la suite de la perte de leurs proches bénéficient également d’un accompagnement médical.

    “Sur les 15 personnes touchées par la foudre, neuf sont décédées immédiatement. Les autres ont été blessées ou traumatisées. Les autorités locales ont immédiatement lancé les opérations de secours”, a déclaré le gouverneur.

    Il a ajouté qu’il s’agit d’un incident sans précédent dans cette zone frontalière du Burundi, qui longe la rivière Akagera et abrite neuf ports, dont celui de Mbuye. Des experts ont été sollicités afin d’analyser l’origine et la puissance inhabituelle de ce phénomène naturel.

    Aucun dégât matériel ou infrastructurel n’a été signalé. Les corps des victimes ont été transférés à la morgue de l’hôpital de Kibungo, en attendant l’organisation des funérailles prévues en collaboration avec le district de Ngoma et les familles endeuillées.

    Les autorités locales assurent continuer à soutenir les victimes et leurs proches en cette période de deuil.

  • Rayon Sports renforce sa ligne défensive: retour de Kwizera Olivier et arrivée de Yannick Bangala

    Rayon Sports FC a officiellement annoncé, ce vendredi 2 janvier 2026, la signature de deux joueurs majeurs en vue de renforcer son effectif pour la phase retour du Championnat national de première division.

    Le club bleu et blanc a enregistré le retour du gardien international rwandais Kwizera Olivier ainsi que l’arrivée du défenseur congolais Yannick Bangala Litombo.

    Kwizera Olivier, un retour attendu chez les Bleus

    Le meilleur dans son domaine. Une mission inachevée avec Gikundiro. C’est par ces mots que Rayon Sports a officialisé le retour de Kwizera Olivier, gardien de but de 30 ans, qui retrouve le club après l’avoir quitté en 2022.

    Le président intérimaire de Rayon Sports, Abdallah Murenzi, pose avec le nouveau gardien après la signature du contrat. © Rayon Sports

    Passé par Gasogi United FC, puis par Al-Kawkab en Arabie Saoudite, Kwizera Olivier connaît parfaitement le championnat rwandais pour avoir également évolué sous les couleurs de APR FC et de Bugesera FC. À l’étranger, il a aussi porté les maillots de Mthatha Bucks et Free State Stars en Afrique du Sud.

    Le portier rwandais s’est engagé pour six mois et fait partie des joueurs récemment convoqués par le sélectionneur national Adel Amrouche lors du stage réservé aux joueurs évoluant dans le championnat local, un signe de sa bonne forme actuelle.

    Yannick Bangala, un renfort d’expérience en défense

    Rayon Sports a également renforcé son arrière-garde avec la signature du défenseur central Yannick Bangala Litombo, âgé de 31 ans et originaire de la République démocratique du Congo. Le joueur a été officiellement présenté par le président du club, Murenzi Abdallah, et a reçu le maillot bleu et blanc, ses couleurs de prédilection.

    Présentation du joueur par Olivier Gakwaya, secrétaire général de Rayon Sports, après la signature du contrat. © Rayon Sports

    Bangala arrive avec une solide expérience du football africain, acquise notamment au sein de clubs réputés tels que AS Vita Club (RDC), Young Africans SC (Yanga SC) et Azam FC en Tanzanie. Il est attendu pour apporter stabilité, leadership et solidité à la défense de Rayon.

    Les deux nouvelles recrues pourraient être alignées lors de la Super Coupe qui opposera Rayon Sports à APR FC, le 10 janvier 2026 au Stade Amahoro, un rendez-vous majeur du football rwandais.

    Au classement, Rayon Sports occupe actuellement la 7ᵉ place avec 21 points. Le club se prépare également pour le match de la 14ᵉ journée du championnat, au cours duquel il affrontera AS Muhanga.

  • Partenariat Visit Rwanda–Arsenal: Nduhungirehe dément Kinshasa et dénonce une manipulation politique

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a fermement rejeté les déclarations des autorités de la République démocratique du Congo (RDC) affirmant que Kinshasa aurait joué un rôle dans la fin du partenariat entre Visit Rwanda et le club anglais Arsenal FC. Il qualifie ces affirmations de «mensongères» et de pure récupération politique.

    La controverse est née à la suite d’une intervention télévisée, dans la nuit du 1er janvier 2026, de la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, sur la chaîne nationale RTNC.

    Présentant le bilan diplomatique de la RDC pour l’année 2025, elle a cité comme l’un des acquis du régime du président Félix Tshisekedi la fin du contrat de sponsoring entre le Rwanda et Arsenal.

    Selon la cheffe de la diplomatie congolaise, cette rupture serait le résultat d’efforts diplomatiques menés par Kinshasa auprès de partenaires internationaux, notamment en Europe, en Asie, en Amérique et dans les milieux sportifs, afin d’attirer l’attention sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

    Le ministre Olivier Nduhungirehe a dénoncé ce qu’il considère comme une falsification des faits.
    «Je savais que l’autoglorification des personnalités politiques congolaises était un sport national en RDC, malgré la faillite flagrante de l’État. Mais cette outrecuidance mensongère sur notre partenariat Visit Rwanda avec Arsenal est pour le moins cocasse», a-t-il déclaré.

    Plusieurs observateurs rwandais estiment également que Kinshasa instrumentalise ce dossier à des fins de communication politique. Un internaute rwandais a notamment rappelé que le partenariat avec Arsenal, lancé pour une durée de huit ans, est arrivé à son terme dans le cadre d’une stratégie rwandaise assumée de diversification des marchés.

    En novembre 2025, le RDB avait officiellement annoncé que le contrat liant Visit Rwanda à Arsenal prendrait fin en juin 2026, sans être renouvelé. Selon RDB, cette décision s’inscrit dans une nouvelle orientation visant à élargir les partenariats sportifs et touristiques vers d’autres marchés internationaux, en particulier les États-Unis.

    Lire aussi: Fin prochaine de partenariat Arsenal et Visit Rwanda: RDB affirme avoir dépassé les objectifs initiaux

    Cette stratégie s’est concrétisée, notamment, par la signature de partenariats avec des clubs et franchises sportives américaines, dont LA Clippers (NBA) et Los Angeles Rams (NFL), annoncés en septembre 2025.

    Le président rwandais Paul Kagame avait lui-même clarifié la situation en novembre 2025, écartant toute influence extérieure dans la décision de mettre fin au partenariat avec Arsenal.

    «Huit ans, ce n’est pas une courte période. Nous avons encore l’Atlético Madrid et le PSG, qui sont aussi des clubs européens. La pression européenne n’est donc pas un problème», avait-il déclaré, ajoutant sur un ton personnel qu’il resterait un supporter d’Arsenal.

    Pour le Rwanda, la présentation de la fin d’un contrat commercial étranger comme une «victoire diplomatique» interroge sur les priorités du pouvoir congolais, dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante et des défis socio-économiques majeurs en RDC.

  • Les réfugiés congolais au Rwanda dénoncent des propos jugés haineux et réclament une justice internationale

    Les réfugiés congolais vivant dans plusieurs camps au Rwanda ont manifesté pour dénoncer des propos récemment tenus par le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général-major Sylvain Ekenge. Selon eux, ces déclarations ciblant les Congolais d’ethnie tutsie ravivent les divisions et compromettent toute perspective de retour sécurisé dans leur pays d’origine.

    Après les camps de Mahama dans le district de Kirehe et de Kigeme dans le district de Nyamagabe, les réfugiés des camps de Nyabiheke dans le district de Gatsibo, Mugombwa dans le district de Gisagara et Kiziba dans le district de Karongi ont, à leur tour, exprimé leur colère le 2 janvier 2026. Ils affirment avoir renoncé aux célébrations de fin d’année, estimant que les autorités congolaises, censées garantir leur rapatriement et leur sécurité, entretiennent au contraire un climat de rejet et de stigmatisation.

    Les réactions font suite à une intervention télévisée du général-major Ekenge, le 27 décembre 2025, sur la télévision nationale congolaise, alors qu’il était invité à commenter la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, notamment au Sud-Kivu. Des propos tenus à cette occasion ont été perçus par de nombreux observateurs comme discriminatoires à l’encontre des Congolais tutsis, rappelant, selon les réfugiés, des discours de haine déjà connus dans l’histoire de la région.

    Si Kinshasa a annoncé le retrait de l’officier de ses fonctions, plusieurs analystes et leaders communautaires estiment que cette décision est insuffisante. Pour eux, ces déclarations traduiraient une ligne politique plus large visant à marginaliser les Congolais tutsis. Les réfugiés demandent donc que le général-major Ekenge soit poursuivi et que son cas soit porté devant des instances judiciaires internationales.

    Comment rentrer quand la haine persiste ?

    Dans le camp de Nyabiheke, des réfugiés expliquent que ces propos ont anéanti l’espoir d’un retour prochain. «Ils montrent que l’État congolais continue de considérer les Tutsis comme un problème», déplorent-ils, appelant les organisations internationales à intervenir.

    «Nous pensions rentrer après les accords, mais ces paroles nous ont fait comprendre que la sécurité n’est pas garantie. Nous avons tout laissé derrière nous», témoigne une réfugiée originaire de Minembwe, en exil depuis 2007 après des violences attribuées aux FDLR.

    Une réfugiée depuis 2012 après avoir fui Masisi, évoque un climat d’insécurité chronique et de persécutions répétées. «Nous sommes tous du même sang. Dire que les femmes tutsies sont un danger est inacceptable. Cela montre que le pouvoir continue de nous cibler», affirme-t-elle.

    Un autre réfugié de 20 ans, né dans le camp de Nyabiheke, explique que sa génération, née en exil, rêve simplement de découvrir la terre de ses parents. «Nous voulons rentrer, mais ces discours nous font craindre de nouvelles persécutions», dit-il.

    Mobilisation massive à Kiziba

    Au camp de Kiziba, qui abrite plus de 14 000 réfugiés congolais arrivés depuis 1996, une marche pacifique a été organisée le 2 janvier 2026 dès le matin. Les manifestants, brandissant des pancartes, ont dénoncé la discrimination contre les Congolais parlant le kinyarwanda et exigé justice.

    Parmi les slogans scandés figuraient des appels à la fin des discours de haine et au respect des femmes tutsies. «Nous demandons que la communauté internationale nous entende, afin que nous puissions obtenir justice et rentrer chez nous», plaide une femme de 32 ans, arrivée au camp à l’âge de deux ans.

    D’autres réfugiés alertent sur les risques concrets que ces discours font peser sur leurs proches restés en RDC. Certains soulignent que les familles mixtes sont particulièrement menacées.

    Les réfugiées dénoncent également une stigmatisation persistante des femmes tutsies. «Ces discours attisent la haine et mettent des vies en danger», alertent-elles, appelant la communauté internationale à ne pas rester silencieuse.

  • Message de fin d’année: Paul Kagame salue les progrès de 2025 et invite les Rwandais à viser plus haut en 2026

    À quatre heures de l’entrée officielle du Rwanda dans la nouvelle année 2026, le Président Paul Kagame a adressé, mercredi soir, son traditionnel message de fin d’année à la nation. Diffusé à 20 heures, heure de Kigali, par les médias de l’Agence rwandaise de l’audiovisuel (RBA), le discours a dressé un bilan global de l’année 2025, marquée à la fois par des avancées significatives et des défis à relever.

    Une année de croissance malgré les difficultés

    Le Chef de l’État a souligné que 2025 avait été porteuse de croissance économique et d’opportunités pour le pays, tout en reconnaissant les obstacles rencontrés. “Notre économie a bien performé. La tâche qui nous attend est de maintenir et d’accélérer cette croissance, tout en utilisant nos ressources de manière productive”, a-t-il déclaré.

    Insistant sur l’importance de l’autonomie nationale, Paul Kagame a rappelé que le Rwanda ne pouvait compter sur personne d’autre pour financer son développement et son bien-être. Il a ainsi appelé à une plus grande responsabilité collective.

    Le Président a accordé une place centrale à la jeunesse rwandaise, qu’il a qualifiée de « plus grande richesse du pays ». Il a exhorté les jeunes à préserver les acquis, à les consolider et à les porter plus loin, même lorsque cela exige des sacrifices individuels ou collectifs.

    Des réalisations majeures sur la scène internationale

    Paul Kagame est revenu sur plusieurs événements qui ont renforcé la visibilité internationale du Rwanda. Il a cité l’organisation de conférences internationales de haut niveau, telles que la Conférence internationale sur la sécurité en Afrique, et le lancement de l’École africaine de gouvernance.
    “Tout cela confirme que les Rwandais et les Africains ont la capacité de définir qui ils sont, ce qu’ils défendent et la direction qu’ils souhaitent prendre”, a-t-il souligné.

    Parmi les temps forts de l’année, le Président a mentionné l’accueil à Kigali des Championnats du monde de cyclisme sur route de l’UCI, une première historique pour le continent africain. “Recevoir des athlètes de renommée mondiale dans les rues de Kigali a été une immense source de fierté pour notre nation”, a-t-il déclaré, rappelant le rôle fédérateur du sport.

    S’agissant du football, Paul Kagame a reconnu que le Rwanda n’a pas encore atteint le plus haut niveau, mais s’est montré optimiste pour l’avenir, évoquant le soutien de la FIFA et la perspective d’accueillir la FIFA Series en mars 2026.

    Paix et sécurité régionale

    Sur le plan diplomatique et sécuritaire, le Chef de l’État a salué les accords de paix conclus entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, soulignant la médiation des États-Unis et du Qatar ainsi que l’implication des institutions africaines. “C’est une étape cruciale pour s’attaquer aux causes profondes des conflits persistants dans l’est de la RDC et restaurer la stabilité régionale”, a-t-il affirmé, tout en rappelant que toute menace contre la sécurité des Rwandais resterait inacceptable.

    En conclusion, le président Kagame a appelé les rwandais à rester vigilants, responsables et solidaires, notamment durant les festivités de fin d’année, afin de préserver la sécurité de tous.

    “L’avenir que nous méritons est à notre portée. Nous devons rester sur la bonne voie, garder une attitude positive et continuer à viser plus haut”, a-t-il déclaré, avant d’adresser ses vœux de bonheur et de prospérité aux Rwandais et aux amis du Rwanda pour l’année 2026.

  • De Kigali aux provinces: une nuit magique pour accueillir 2026

    Ce 31 décembre 2025, tout le Rwanda se prépare à vivre une soirée féerique pour dire adieu à 2025 et souhaiter la bienvenue à 2026. Des milliers de personnes se rassembleront dans la capitale Kigali et dans toutes les provinces du pays pour célébrer cette transition avec joie, musique, célébrations communautaires et, surtout, des feux d’artifice spectaculaires illuminant le ciel à minuit.

    Feux d’artifice à Kigali

    La Ville de Kigali informe le public que des feux d’artifice seront tirés à minuit, dans le cadre des célébrations du Nouvel An, et ce dans plusieurs endroits bien connus de la ville.

    Lieux publics où le spectacle sera visible: Le chef lieu de la Ville de Kigali, Le stade Pelé à Nyamirambo, Canal Olympia à Rebero et Kigali Heights à Kimihurura.

    Lieux privés indiqués pour le feu d’artifice sont l’Hôtel des Mille Collines dans le quartier Kiyovu, l’Atelier du Vin à Kicukiro, Serena Hotels au plateau, et le Parking du Kigali Convention Centre (KCC) à Kimihurura.

    Les autorités rassurent le public que ces activités sont planifiées et sûres, avec des mesures en place pour garantir la sécurité de chacun. Les feux d’artifice dureront environ 10 à 19 minutes et des recommandations de prudence sont rappelées à tous.

    La Ville de Kigali rappelle également à la population de célébrer de manière responsable, notamment en modérant la consommation d’alcool et en ne servant pas d’alcool aux personnes de moins de 18 ans.

    Des festivités qui s’étendent aux provinces du Rwanda

    La célébration ne s’arrête pas à Kigali. Plusieurs districts à travers le pays ont également préparé des programmes festifs pour accueillir la nouvelle année avec éclat:

    • Dans la Province du Nord à Musanze, il est prévu des spectacles de feux d’artifice et concerts autour du bâtiment du marché GOICO Plaza pour rassembler les communautés locales.
    • Dans la Province de l’Est à Nyagatare, les célébrations à l’Hotel EPIC, avec compte à rebours et festivités diverses.
    • Dans La Province de l’Ouest à Rubavu, des événements festifs près de Nengo Hill et fête au à l’hotel Serena, près du Lac Kivu.
    • Enfin dans la Province du Sud à Huye, des  rassemblements familiaux au parking du stade de Huye sont prévus pour partager un moment de convivialité.

    Les autorités les organisateurs s’assurent que tous les événements se déroulent dans des conditions de sécurité optimale, afin que chacun puisse profiter de ce moment magique marquant le début de l’année 2026.

  • Après une évaluation nationale, 890 responsables d’écoles rétrogradés par le MINEDUC

    Une évaluation nationale menée par le ministère de l’Éducation (MINEDUC) a conduit à la rétrogradation de 890 responsables d’écoles primaires et secondaires, jugés insuffisamment compétents pour continuer à diriger des établissements scolaires. Ces derniers seront réaffectés à des postes d’enseignants.

    Au total, 5 277 responsables scolaires ont été évalués. L’exercice a concerné les directeurs d’écoles, les préfets des études et les chargés de la discipline. Cette évaluation est prévue par le statut des enseignants publié en 2024, qui impose une évaluation des responsables scolaires tous les trois ans.

    L’évaluation s’est déroulée à deux niveaux: au niveau des districts et au niveau national, à partir de novembre 2024.

    Au niveau des districts, qui comptait pour 50 % de la note finale, les autorités locales ont évalué : l’assiduité des responsables, l’intégrité et l’éthique professionnelle, le professionnalisme, et l’efficacité du leadership scolaire.

    Cette analyse reposait sur cinq piliers de la bonne gouvernance scolaire:
    la vision du responsable pour l’école, l’appui apporté aux enseignants, l’encadrement des élèves, la gestion des ressources de l’établissement et la collaboration avec les parents.

    Au niveau national, également pondéré à 50 %, l’Agence rwandaise de l’éducation (REB) a organisé quatre épreuves nationales, dont des examens écrits sur la gouvernance et le leadership scolaire, une évaluation de la maîtrise de la langue anglaise, et l’analyse des performances scolaires des élèves sur les trois dernières années.

    Les inspections scolaires menées par l’Autorité nationale des examens et de l’inspection scolaire (NESA) ainsi que les résultats globaux des établissements ont également été pris en compte.

    Pour rester à leur poste, les responsables devaient obtenir une note minimale de 70 %. Toute personne ayant obtenu 69,9 % ou moins est considérée comme n’ayant pas la capacité suffisante pour diriger une école et est réaffectée à l’enseignement, domaine pour lequel elle a été initialement formée.

    Parmi les 890 responsables rétrogradés, 349 dirigeaient des écoles primaires tandis que 541 provenaient des écoles secondaires.

    Le rapport précise que 297 responsables du primaire et 324 du secondaire seront immédiatement réaffectés à des postes d’enseignement disponibles. En revanche, 164 personnes ne remplissent pas encore les conditions nécessaires pour être repositionnées sans délai.

    La décision du MINEDUC entrera en vigueur au deuxième trimestre de l’année scolaire 2025/2026.

    Selon les autorités, cette évaluation vise à renforcer la qualité de la gouvernance scolaire et à améliorer durablement les performances des élèves dans l’ensemble du pays.

     

  • Menace sécuritaire persistante: Nduhungirehe interpelle l’Union africaine sur les FDLR

    Le Rwanda a appelé le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) à soutenir pleinement les avancées diplomatiques enregistrées en 2025 afin de mettre fin aux cycles répétés de violence dans la région des Grands Lacs.

    Cette position a été exprimée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Amb. Olivier Nduhungirehe, lors de la 1321ᵉ réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

    Dans son intervention, le chef de la diplomatie rwandaise a souligné que les progrès réalisés en 2025 sur le plan diplomatique offrent la voie la plus crédible  vers une paix durable dans la région. Il a exhorté l’Union africaine à appuyer la mise en œuvre des engagements pris, notamment ceux issus des accords de paix et de coopération économique signés à Washington le 4 décembre 2025.

    Le ministre Nduhungirehe a insisté sur le fait que les FDLR, qualifiés de groupe terroriste et soutenu par Kinshasa, demeure la principale menace sécuritaire non résolue dans la région. Il a cité, comme exemple récent, l’incendie d’un village dans le territoire de Walikale, survenu le 15 décembre 2025, ainsi que la poursuite de l’instabilité dans cette zone de l’est de la RDC.

    Selon le ministre, malgré les engagements pris au niveau régional et international, aucune action concrète n’a encore été menée pour neutraliser ce groupe armé, composé en partie de responsables du génocide contre les Tutsi.

    Le Rwanda a également dénoncé les violations quotidiennes du cessez-le-feu par la coalition armée de la RDC, composée notamment des FARDC, des Wazalendo, du FDLR et de forces burundaises, dans les zones contrôlées par l’AFC/M23.

    Le ministre a rappelé qu’un cessez-le-feu est un accord qui engage toutes les parties au conflit, et qu’il ne peut être imposé à une seule partie.“Les deux camps sont liés de manière égale. On ne peut pas exiger qu’un seul respecte cessez-le-feu”, a-t-il insisté.

    Il a salué le retrait unilatéral de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, intervenu le 15 décembre 2025, après sa prise le 9 décembre. Ce retrait est considéré comme un geste de bonne volonté envers les médiateurs, notamment les États-Unis, et comme un signal clair de disponibilité à reprendre les négociations de paix.

    Enfin, le ministre Nduhungirehe a réaffirmé son engagement à respecter pleinement les accords de Washington, en particulier ceux liés à la neutralisation des FDLR. Il appelle ainsi la communauté africaine et internationale à passer des engagements aux actes pour garantir une paix durable dans la région.

  • Fin d’année 2025: le Président Kagame appelle la jeunesse à se construire pour bâtir le Rwanda

    Le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, accompagné de la Première Dame Jeannette Kagame, a pris part, lundi le 29 décembre 2025, à la cérémonie de fin d’année organisée au Kigali Convention Centre, rassemblant des Rwandais de divers horizons ainsi que des amis du pays.

    Dans son allocution, le Chef de l’État a salué les progrès réalisés par le Rwanda au cours des dernières années, soulignant que les performances enregistrées en 2023 et 2024 se sont poursuivies en 2025, une année qu’il a qualifiée de fructueuse.

    “Nous avons beaucoup travaillé, nous avons accompli beaucoup de choses. Ce moment est celui de la reconnaissance et de la celebration”, a-t-il déclaré.

    Photo: Village Urugwiro

    Le Président Kagame a insisté sur le fait que ces avancées sont avant tout le fruit de l’engagement des citoyens.

    “Ce sont les gens qui font ce que le pays est devenu. Je remercie tous les Rwandais pour ce qu’ils ont fait pour leur pays”, a-t-il affirmé, adressant également un message à ceux qui n’étaient pas présents à la cérémonie.

    “Même si nous sommes peu nombreux ici, nous sommes avec eux, où qu’ils se trouvent.”

    Le Chef de l’État a rappelé que les réalisations du pays reposent sur un socle fondamental: la sécurité. Revenant sur ses propos antérieurs, il a souligné que les citoyens doivent pouvoir dormir en paix et disposer du temps nécessaire pour travailler et produire.

    Il a rendu un hommage appuyé aux Forces de défense rwandaises (RDF), saluant le sacrifice des hommes et des femmes qui veillent jour et nuit à la sécurité du pays.

    “Ils donnent leur vie pour que la vôtre continue”, a-t-il déclaré, exprimant également la solidarité de la nation envers les familles des militaires déployés à l’étranger et ceux tombés au combat. “Ces familles ne sont pas seules, nous sommes à leurs côtés chaque jour.”

    S’adressant particulièrement aux jeunes présents, le Président Kagame a mis en avant le poids démographique de la jeunesse, qui représente plus de 75 % de la population rwandaise, âgée de moins de 30 ans.

    “C’est une immense source de force. Nous devons nous assurer que cette force repose sur nos valeurs et sur un travail utile, qui vous permette de vous construire et de construire votre pays.”

    Il a insisté sur la responsabilité individuelle comme préalable au développement national: “Vous ne pouvez pas bâtir le Rwanda sans vous bâtir vous-mêmes. C’est ce que je vous demande et c’est mon souhait pour vous.”

    La cérémonie de fin d’année 2025 a réuni des invités de diverses catégories, responsables institutionnels, membres de la société civile, jeunes, partenaires et amis du Rwanda, dans un esprit de reconnaissance, d’unité et d’optimisme pour l’avenir.

    Photo: Village Urugwiro
  • Message de fin d’année du Président de la République et Commandant en chef des Forces de défense du Rwanda

    Le Président de la République du Rwanda et Commandant en chef des Forces de défense rwandaises (RDF) a adressé un message de fin d’année aux officiers, aux hommes et aux femmes des RDF ainsi qu’aux autres organes de sécurité, saluant leur dévouement, leur professionnalisme et leur contribution déterminante à la paix et à la stabilité du pays.

    Dans un message publié sur le compte X du ministère rwandais de la Défense, le Chef de l’État exprime sa profonde reconnaissance pour le service rendu tout au long de l’année. Il souligne que, malgré les défis et les adversités, les forces de sécurité rwandaises ont servi avec distinction, aussi bien sur le territoire national que lors des missions à l’étranger.

    Le Président Kagame rappelle que, sur le plan national, la vigilance constante des Forces de défense garantit la protection des citoyens, la sauvegarde de l’intégrité territoriale et le respect quotidien de la souveraineté du Rwanda.

    À l’international, il met en avant l’engagement des troupes rwandaises dans les missions de maintien de la paix sur le continent africain, où elles honorent, selon lui, le serment sacré de protection de la vie humaine avec détermination et professionnalisme.

    Grâce à cette détermination collective, le Rwanda continue de jouir d’un climat de paix et de stabilité, conditions essentielles aux progrès enregistrés dans plusieurs secteurs. Le Chef de l’État souligne que ces acquis permettent à la population de mener ses activités socio-économiques dans un environnement sûr et stable.

    Le Président affirme que les Forces de défense rwandaises et les autres organes de sécurité sont devenus les forces qu’il a toujours souhaité voir : un pilier de l’unité nationale, de la dignité et de la force du pays, capable de défendre les intérêts nationaux tout en respectant les plus hauts standards d’intégrité, de patriotisme et de responsabilité.

    À l’aube de la nouvelle année, il exhorte les forces de sécurité à maintenir cet élan, à rester vigilantes et adaptables face aux menaces évolutives, et à poursuivre les efforts communs en vue d’un Rwanda sûr, prospère et uni.

    Le Président Kagame adresse également une pensée particulière aux militaires et aux agents de sécurité actuellement déployés loin de leurs familles durant cette période festive, reconnaissant leurs sacrifices ainsi que ceux de leurs proches. Il rend hommage aux familles endeuillées ayant perdu des êtres chers en service, leur assurant le soutien indéfectible de la Nation.

    Enfin, au nom du peuple rwandais, du gouvernement et de sa propre famille, le Chef de l’État formule ses vœux les plus chaleureux aux membres des Forces de défense et de sécurité ainsi qu’à leurs familles, leur souhaitant de joyeuses fêtes de fin d’année et une année à venir couronnée de succès.

    Il conclut son message en les invitant à continuer de servir avec honneur, tout en réaffirmant que leurs sacrifices seront toujours reconnus et récompensés.