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  • Le ministre Bizimana salue la justice internationale et dénonce l’héritage controversé du juge Meron

    Le ministre rwandais de l’Unité nationale et de l’Engagement civique (MINUBUMWE), Dr Jean Damascène Bizimana, a salué sur le réseau social X les décisions récentes du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, tout en dénonçant vivement l’héritage judiciaire du juge Theodor Meron.

    Dans un message publié sept ans après le départ à la retraite du juge Meron, l’ancien président du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et du Mécanisme résiduel, Dr Bizimana, a estimé que son mandat avait été fondamentalement contraire aux intérêts de la justice, de la mémoire et de l’unité des Rwandais

    Une présidence marquée par des décisions controversées

    Selon le ministre, le juge Meron s’est illustré par des décisions d’acquittement et de réduction de peines jugées injustes, notamment dans des affaires de génocide. Il rappelle les acquittements en appel de figures lourdement condamnées en première instance telles que Justin Mugenzi, Prosper Mugiraneza et Protais Zigiranyirazo.

    Il évoque également les critiques formulées en 2013 par le juge danois Frederik Harhoff, qui avait accusé Meron d’avoir exercé des pressions sur ses collègues au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie afin d’obtenir des acquittements.

    Le ministre cite en outre plusieurs cas de réductions de peines, notamment celles de Théoneste Bagosora et Anatole Nsengiyumva, initialement condamnés à la prison à perpétuité, puis respectivement réduits à 35 et 15 ans.

    Des décisions similaires ont concerné Ferdinand Nahimana, Augustin Ndindiriyimana, Alphonse Nteziryayo, Aloys Simba, François-Xavier Nzuwonemeye, Innocent Sagahutu, Pauline Nyiramasuhuko, Arsène Shalom Ntahobali, Juvénal Kajelijeli, Sylvain Nsabimana, Jean-Baptiste Gatete, Gérard Ntakirutimana, entre autres.

    Un tournant avec le juge Carmel Agius

    Dr Bizimana se félicite toutefois du changement intervenu depuis 2019, avec la nomination du juge Carmel Agius à la tête du Mécanisme résiduel. Il estime que ce dernier a rapidement mis fin aux “pratiques iniques” de libérations anticipées, en recentrant les décisions judiciaires sur la gravité des crimes et le respect des victimes.

    Il cite notamment la décision rendue en septembre 2020 dans l’affaire Laurent Semanza, dont la demande de libération anticipée a été rejetée par le juge Agius au motif que la gravité de ses crimes ne permettait pas un tel allègement de peine.

    Le cas récent d’Alfred Musema

    Plus récemment, la juge Graciela Gatti Santana a refusé la demande de libération anticipée d’Alfred Musema, ancien directeur de l’usine à thé de Gisovu, condamné à la prison à vie pour génocide, crimes contre l’humanité, extermination et viol commis à Gisovu et Bisesero.

    Musema invoquait le fait d’avoir purgé les deux tiers de sa peine et souhaitait s’installer en Suisse. La juge a rejeté sa requête en soulignant la gravité exceptionnelle de ses crimes et son influence à l’époque des massacres, estimant qu’il aurait pu empêcher les violences contre les Tutsi.

    Dans son message, le ministre Bizimana rappelle que “la justice est le garant de la mémoire, de la paix et de l’unité”. Il insiste sur le fait que les auteurs de crimes de génocide doivent assumer pleinement leurs responsabilités et purger intégralement leurs peines.

    Il conclut en remerciant les juges actuels pour leur rôle dans la consolidation de la paix et le respect de la dignité des victimes, estimant que leurs décisions mettent fin à l’arrogance judiciaire qu’il attribue à l’ère Meron.

  • RDF et RNP participent aux travaux du Groupe de travail sur l’équipement des contingents à l’ONU à New York

    Une délégation de six officiers des Forces de Défense Rwandaise (RDF) et de la Police Nationale Rwandaise (RNP) est présente au siège des Nations Unies à New York pour participer au Groupe de travail 2026 sur l’équipement détenu par les contingents (Contingent-Owned Equipment Working Group, ou COEWG).

    Ce forum quadriennal réunit les pays contributeurs de troupes et de police ainsi que le Secrétariat de l’ONU pour discuter des questions liées à l’équipement, à l’approvisionnement et à la logistique des missions de maintien de la paix.

    Il permet également de réviser et mettre à jour le Manuel sur l’équipement détenu par les contingents (COE), ainsi que les barèmes de remboursement des équipements et du personnel.

    Lors de la séance d’ouverture, le Colonel Deo Mutabazi, Conseiller à la Défense et militaire du Rwanda auprès des Nations Unies, a indiqué que le COEWG 2026 intervient à un moment crucial, alors que les opérations de maintien de la paix font face à une crise de liquidité importante, entraînant des réductions de personnel et d’équipement, et rendant l’avenir de ces missions moins prévisible.

    Le Colonel Mutabazi a rappelé que la réussite des travaux repose sur l’engagement renouvelé des États membres à rendre les opérations de paix plus adaptables et réactives face aux défis actuels, avec un financement prévisible, adéquat et durable, comme prévu dans le Pacte pour l’Avenir.

    Parmi les points soulevés, il a insisté sur la nécessité de solutions concrètes à des problématiques pressantes telles que la rotation de l’équipement des contingents, le réapprovisionnement en munitions, ainsi que l’ajustement des taux de remboursement des capacités déployées, particulièrement dans un contexte de fortes demandes et d’une chaîne d’approvisionnement mondiale perturbée.

  • Élevage au Rwanda: vers une nouvelle loi pour renforcer la qualité des aliments pour le bétail

    Dans le cadre d’une séance parlementaire axée sur le développement de l’élevage, les sénateurs ont échangé le lundi 19 janvier 2026 avec le Ministre rwandais de l’Agriculture et de l’Élevage, Dr Telesphore Ndabamenye, sur les efforts en cours pour améliorer la disponibilité, la qualité et l’accessibilité des aliments pour animaux, essentiels à la productivité du secteur.

    Cette rencontre prépare aussi les visites de terrain que les sénateurs effectueront dans tout le pays du 20 au 28 janvier 2026 afin d’évaluer la situation de l’élevage chez les éleveurs.

    Plusieurs sénateurs ont soulevé des inquiétudes concernant la qualité des aliments pour le bétail, en particulier la manière dont ces produits sont contrôlés avant distribution aux animaux. Ils ont fait référence à des données montrant que de nombreux éleveurs remettent en cause la qualité et la sécurité des aliments qu’ils utilisent, ce qui peut nuire à la santé du bétail et à la confiance des agriculteurs dans ces produits.

    Des doutes ont aussi été exprimés sur les conditions de stockage et la variabilité des prix, qui peuvent affecter la qualité des aliments disponibles sur le marché. Selon certains sénateurs, ces facteurs rendent difficile pour les éleveurs de savoir si les aliments qu’ils achètent répondent aux normes requises.

    Une sénatrice a particulièrement mis en avant les risques sanitaires lorsqu’un animal consomme des aliments de mauvaise qualité, demandant si les éleveurs reçoivent suffisamment de formation sur la gestion et la conservation des aliments pour animaux afin de protéger la santé de leur bétail.

    Vers une loi plus stricte et des mesures concrètes

    En réponse, Dr Ndabamenye a expliqué que bien que le secteur soit déjà encadré par plusieurs règlements, il est nécessaire d’actualiser la législation existante pour mieux répondre aux défis actuels et garantir de meilleures normes.

    Le Ministre a annoncé que la prochaine loi sur l’élevage intégrera des dispositions spécifiques pour renforcer le contrôle de la qualité des aliments pour animaux, y compris des mécanismes de sanctions pour les manquements à ces normes.

    Ceci intervient dans un contexte où le gouvernement encourage déjà des initiatives privées visant à améliorer la production locale d’aliments pour animaux, ce qui peut contribuer à rendre ces produits plus accessibles et adaptés aux besoins des éleveurs.

    Par exemple, une nouvelle unité de fabrication d’aliments pour animaux a été inaugurée récemment dans la zone industrielle de Masoro pour soutenir ce secteur.

    Le Ministre a également noté que des tests de qualité sont déjà réalisés sur certains produits avant leur mise sur le marché, mais que des problèmes peuvent apparaître au niveau des points de vente eux-mêmes, ce qui rend indispensable un renforcement des normes et des contrôles.

    Renforcement des services vétérinaires  

    Pour aller plus loin, Dr Ndabamenye a annoncé une initiative visant à regrouper les vétérinaires au sein de coopératives, facilitant ainsi l’accès des éleveurs aux soins pour leurs animaux et un suivi plus régulier de leur santé.

    Il a aussi encouragé les éleveurs à engager leurs propres vétérinaires privés plutôt que de dépendre uniquement des services publics, afin d’assurer une prise en charge plus continue et professionnelle.

    Selon le Ministre, ces mesures permettront non seulement de mieux contrôler la qualité des aliments pour animaux, mais aussi de garantir une meilleure conservation de ces produits et de réduire les risques sanitaires pour le bétail, ce qui est crucial pour la sécurité alimentaire et l’amélioration des performances du secteur de l’élevage au Rwanda.

  • FIFA Series 2026: les groupes officiels révélés

    La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a dévoilé lundi le 19 janvier 2026 la composition des groupes pour la prochaine édition de la FIFA Series 2026, prévue à Kigali, au Rwanda, du 23 au 31 mars 2026.

    Au total, huit équipes nationales de différents continents se retrouveront pour disputer ce tournoi amical organisé dans le cadre du cycle FIFA 2023–2027, qui vise à promouvoir le football à l’échelle mondiale et à créer plus d’opportunités de matchs internationaux pour des sélections moins exposées.

    Composition des groupes

    La compétition est structurée en deux groupes de quatre équipes:

    Groupe A :

    • Rwanda
    • Estonia
    • Grenada
    • Kenya

     Groupe B :

    • Aruba
    • Liechtenstein
    • Macau
    • Tanzania

    Ces équipes s’affronteront dans des matchs amicaux très attendus, offrant une vitrine internationale à des nations souvent peu présentes sur la scène mondiale.

    Un événement important pour le football mondial

    La FIFA Series 2026 réunira des sélections masculines et féminines dans un cadre compétitif mais aussi amical, avec pour objectif de renforcer les liens entre confédérations et d’accroître le niveau de jeu des équipes participantes.

    En plus du Rwanda, plusieurs pays hôtes accueilleront cette série de matchs à travers le monde. Parmi eux :

    • Australie
    • Azerbaïdjan
    • Indonésie
    • Kazakhstan
    • Îles Maurice
    • Puerto Rico
    • Ouzbékistan

     Pour le tournoi féminin, des rencontres parallèles auront lieu au Brésil, en Côte d’Ivoire et en Thaïlande.

  • Paul Kagame félicite Yoweri Museveni après sa réélection à la présidence de l’Ouganda

    Le président du Rwanda Paul Kagame a adressé ses félicitations à son homologue ougandais Yoweri Museveni pour sa réélection à la tête de la République de l’Ouganda.

    Dans un message publié sur X, Kagame a exprimé ses meilleurs vœux à Museveni et au peuple ougandais, tout en soulignant l’importance de coopération continue entre Kigali et Kampala.

    “Félicitations, Président Kaguta Museveni, pour votre réélection à la présidence de la République de l’Ouganda. J’adresse mes meilleurs vœux à vous et au peuple ougandais alors que vous continuez de servir votre nation pour la prospérité de votre peuple. Je me réjouis de la poursuite d’une coopération forte et productive entre nos deux pays”, a écrit Kagame.

    Selon les résultats officiels de la Commission électorale ougandaise, Yoweri Museveni a remporté l’élection présidentielle du 15 janvier 2026 avec environ 71,6 % des voix, s’assurant un septième mandat à la tête du pays. Il devance largement ses sept autres concurrents.

    Parmi les challengers, Robert Kyagulanyi Ssentamu, plus connu sous son nom de scène Bobi Wine, a obtenu 24,72 % des suffrages.

  • Paul Kagame assiste à l’investiture du président guinéen Mamadi Doumbouya

    Le président rwandais Paul Kagame a pris part, le samedi 17 janvier 2026, à la cérémonie d’investiture du général Mamadi Doumbouya, nouvellement élu président de la République de Guinée. L’événement s’est tenu au stade Général Lansana Conté, à Conakry, en présence de nombreux chefs d’État et hauts responsables africains et internationaux.

    Cette investiture marque un moment historique pour la Guinée, avec l’entrée officielle du pays dans sa Cinquième République. Dès les premières heures de la matinée, une foule nombreuse, vêtue aux couleurs nationales, a afflué vers le stade, créant une ambiance festive rythmée par des chants et des slogans patriotiques.

    Sur le plan diplomatique, la cérémonie a rassemblé plusieurs dirigeants, dont le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, le président gambien Adama Barrow, le président mauritanien Mohamed Ould El Ghazzouani, le vice-président nigérian Kashim Shettima, ainsi que Zheng Jianbang, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine.

    Les relations entre le Rwanda et la Guinée ont été saluées à cette occasion comme solides et productives, couvrant plusieurs secteurs et visant à promouvoir une prospérité partagée entre les deux nations.

  • Élections en Ouganda: Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat

    Le président ougandais Yoweri Museveni a été réélu pour un septième mandat, selon les résultats officiels publiés par la Commission électorale. Âgé de 81 ans, il a remporté le scrutin avec 71,65 % des voix.

    Son principal challenger, Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a obtenu 24,72 % des suffrages. La campagne électorale s’est déroulée dans un climat tendu, marqué par des restrictions sur les activités de l’opposition et une coupure nationale d’Internet.

    Les Nations unies ont dénoncé une campagne entachée de répression et d’intimidation, notamment contre les rassemblements de l’opposition. De son côté, Bobi Wine a dénoncé des irrégularités et qualifié les résultats de non crédibles. Son parti, la National Unity Platform, a rejeté les chiffres officiels.

    Au pouvoir depuis 1986, Yoweri Museveni est régulièrement critiqué pour sa longévité politique et la réduction de l’espace démocratique. Toutefois, de nombreux Ougandais continuent de lui reconnaître un rôle clé dans la stabilisation du pays et dans le développement économique.

    Son parti, le Mouvement de résistance nationale (NRM), conserve également une large majorité au Parlement, selon des résultats provisoires.

  • Le Rwanda et le Togo signent un accord de suppression de visas

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur Olivier Nduhungirehe, est à Lomé, au Togo, pour participer à une réunion de haut niveau consacrée au renforcement de la cohérence et à la consolidation du processus de paix dirigé par l’Afrique en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.

    En marge de cette rencontre, le chef de la diplomatie rwandaise a tenu plusieurs réunions bilatérales de haut niveau. Il a notamment rencontré son homologue togolais, le professeur Robert Dussey, avec qui il a signé un accord de suppression de visas pour les détenteurs de toutes catégories de passeports, marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre les deux pays.

    Toujours à Lomé, le ministre Nduhungirehe s’est entretenu avec Huang Xia, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs. Les échanges ont porté principalement sur la situation sécuritaire dans la région et les efforts internationaux visant à soutenir la paix et la stabilité.

    Le ministre a également rencontré l’ambassadeur Johan Borgstam, Représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, avec qui il a échangé sur les récents développements politiques et sécuritaires dans la région.

    Enfin, en amont de la réunion de haut niveau, Olivier Nduhungirehe a rencontré Mme Vivian Van de Perre, cheffe par intérim de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et sur les perspectives de consolidation de la paix dans cette zone instable.

  • Seuls 44 % des enfants de moins de 2 ans au Rwanda reçoivent une alimentation respectant la diversité alimentaire minimale recommandée

    Le retard de croissance recule mais 11 districts restent en alerte

    Lors de la 5ᵉ Conférence nationale sur le développement de la petite enfance (ECD), organisée par l’Agence nationale de développement de l’enfant (NCDA), Dr Aline Uwimana, Chef de Division en santé maternelle, infantile et communautaire au Centre Biomédical du Rwanda (RBC), a présenté une analyse approfondie de la situation du retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans, à partir des résultats de l’Enquête démographique et de santé 2025 (DHS-7).

    Les données révèlent une baisse notable du retard de croissance au niveau national, passant de 33 % en 2020 à 27 % en 2025. Toutefois, plusieurs districts continuent d’enregistrer des taux préoccupants, appelant à des réponses ciblées et coordonnées.

    De fortes disparités entre les districts

    Selon la DHS-7, 11 districts affichent encore des taux de retard de croissance supérieurs à 30 %, dont plus de la moitié se situent dans la Province de l’Ouest. Bien que plusieurs districts de cette province aient enregistré une baisse significative, ces niveaux restent élevés selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Par ailleurs, quatre districts — Kicukiro, Gatsibo, Gisagara et Karongi — ont connu une augmentation du retard de croissance entre 2020 et 2025. Cette évolution est particulièrement préoccupante, d’autant plus que Kicukiro et Gatsibo figurent parmi les zones les moins touchées par l’insécurité alimentaire et la pauvreté, ce qui souligne la complexité des facteurs en jeu.

    Deux autres districts, Kirehe et Rusizi, n’ont enregistré aucun changement durant la même période, soulevant des questions sur l’efficacité et la portée des interventions nutritionnelles mises en œuvre.

    Alimentation infantile: des pratiques encore insuffisantes

    La situation alimentaire des jeunes enfants demeure un défi majeur. D’après la DHS-7 :

    • 25,5 % des enfants âgés de 6 à 23 mois consomment des aliments malsains ;
    • 34 % boivent des boissons sucrées, ce qui accroît les risques de malnutrition ;
    • Seuls 44 % reçoivent une alimentation respectant la diversité alimentaire minimale recommandée ;
    • En revanche, 82 % des nourrissons de moins de six mois sont allaités exclusivement, un indicateur encourageant pour la santé infantile.

     Ces résultats montrent que, malgré certains progrès, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour promouvoir des pratiques alimentaires saines et adaptées dès le plus jeune âge.

    Pauvreté, éducation et santé: des facteurs étroitement liés

    Le retard de croissance est fortement associé au niveau d’instruction de la mère: les enfants de femmes sans éducation formelle sont beaucoup plus exposés que ceux dont les mères ont fréquenté l’école.

    De même, la pauvreté demeure un facteur déterminant: 40 % des enfants issus des ménages les plus pauvres sont touchés, contre seulement 9 % dans les ménages les plus riches.

    Le phénomène augmente généralement avec l’âge durant les premiers mois de vie et atteint son pic entre 20 et 22 mois, notamment après la période de sevrage.

    À cela s’ajoutent des facteurs structurels tels que l’insécurité alimentaire, qui touche 21 % des ménages, la mauvaise nutrition maternelle pendant la grossesse, ainsi que les infections répétées liées à des pratiques inadéquates d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

    Cependant, les analyses montrent que la relation entre pauvreté, insécurité alimentaire et retard de croissance n’est pas automatique. Certaines zones à faible pauvreté affichent malgré tout des taux élevés, ce qui indique que l’amélioration du niveau de vie, bien que nécessaire, n’est pas suffisante sans des interventions nutritionnelles ciblées et durables.

  • La Jamaïque accueille un contingent d’ingénieurs de la Force de défense du Rwanda pour la reconstruction post-cyclone

    Le gouvernement jamaïcain a officiellement accueilli, le jeudi 15 janvier 2026, un contingent d’ingénieurs des Forces de défense du Rwanda (RDF), déployé pour appuyer la réhabilitation des infrastructures détruites par un cyclone en 2025.

    La cérémonie s’est tenue au siège de l’Académie militaire des Caraïbes, à Kingston, sous la présidence de la ministre jamaïcaine des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, la sénatrice Kamina Johnson Smith.

    S’adressant au contingent, la cheffe de la diplomatie jamaïcaine a exprimé sa gratitude au gouvernement du Rwanda, au président Paul Kagame ainsi qu’au peuple rwandais pour ce soutien, soulignant que l’expertise des ingénieurs des RDF contribuera de manière significative aux efforts de relèvement et de renforcement de la résilience de la Jamaïque après la catastrophe.

    Prenant la parole au nom du commandement des Forces de défense du Rwanda, le colonel Claudien Bizimungu a exprimé la solidarité du Rwanda envers le gouvernement et le peuple jamaïcains. Il a transmis un message officiel de la hiérarchie des RDF, réaffirmant l’engagement du Rwanda à accompagner la Jamaïque tout au long de son processus de reconstruction.

    Le colonel Bizimungu a également indiqué que ce déploiement s’inscrit dans l’engagement plus large du Rwanda en faveur de la coopération internationale et de l’assistance humanitaire, mettant en avant l’expérience des RDF en matière d’ingénierie, de reconstruction et d’interventions communautaires.

    De son côté, le colonel Moses Kayigamba, commandant du contingent d’ingénieurs des RDF, a précisé que les ingénieurs rwandais travailleront en étroite collaboration avec les Forces de défense jamaïcaines et d’autres institutions nationales, dans le cadre du mécanisme de coopération établi entre les deux pays.

    Lire aussi: Le Rwanda déploie des ingénieurs militaires en Jamaïque pour la réhabilitation des infrastructures

    Ce déploiement fait suite à l’engagement pris par le président Paul Kagame de soutenir la République de Jamaïque dans son processus de relèvement post-catastrophe, lors de sa visite officielle en avril 2022.