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  • “Notre sécurité nationale est non négociable”, déclare l’ambassadrice Mukantabana à Washington

    Devant le Sous-Comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, l’Ambassadrice du Rwanda aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a affirmé que la sécurité nationale rwandaise est non négociable, tout en soulignant l’importance du processus de paix en cours avec la République démocratique du Congo (RDC) après la signature des Accords de Washington.

    L’ambassadrice a présenté devant les parlementaires américains la position officielle du Rwanda sur les enjeux de sécurité, les violences récentes en RDC et la mise en œuvre du processus de paix.

    D’emblée, Mme Mukantabana a exprimé la reconnaissance du Gouvernement rwandais envers l’administration américaine, en particulier envers le président Donald Trump, pour leur rôle dans le soutien au processus de paix entre Kigali et Kinshasa.

    Elle a salué la signature des Accords de Washington, qualifiés de “progrès sérieux vers une stabilité, une sécurité et une prospérité durables” pour la région, remerciant notamment le secrétaire d’État Marco Rubio, le vice-président Vance et plusieurs hauts responsables américains.

    Violences et acteurs non responsables

    L’ambassadrice a ensuite évoqué la montée des violences à l’est de la RDC en décembre 2025, seulement quelques semaines après la signature des accords. Elle a pointé du doigt des acteurs non responsables, notamment des milices, des mercenaires et des forces apparemment soutenues par des entités étatiques, qui opèrent en marge des cadres convenus par les Accords de Washington et les négociations menées avec le groupe rebelle AFC/M23.

    Selon sa déclaration, ces acteurs auraient cherché à déstabiliser le processus en fomentant de graves affrontements juste avant et après la signature, “croyant pouvoir rejeter la responsabilité sur le Rwanda”. En réponse, l’AFC/M23 a procédé à un retrait de certaines positions autour d’Uvira — geste interprété par le Rwanda  comme un signe d’engagement envers la désescalade.

    Un impératif historique de sécurité

    S’appuyant sur l’histoire tragique de la région, l’ambassadrice Mukantabana a rappelé les origines des tensions actuelles, notamment l’insurrection dite des Abacengezi (infiltrés). Cette insurrection, menée par des éléments génocidaires qui avaient fui au Congo après le génocide contre les Tutsi en 1994, a évolué en ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

    L’organisation a perpétré des atrocités tant contre des civils rwandais que congolais au fil des décennies, et représente selon une menace persistante à la sécurité régionale.

    La diplomate a expliqué que ce passé sanglant souligne l’importance pour le Rwanda de conserver des mesures de défense efficaces, destinées à prévenir toute recrudescence d’un mouvement transfrontalier capable de mettre en péril la stabilité du pays.

    Clarification de l’engagement rwandais

    Réaffirmant que le Rwanda ne cherche pas à s’ingérer dans les affaires politiques internes de la RDC, l’ambassadrice a souligné que la coopération avec l’AFC/M23 répond à des impératifs de sécurité ciblés, notamment la protection des populations contre les FDLR et autres milices extrémistes.

    Elle a précisé que cette coopération ne vise pas à soutenir des mouvements armés comme substitut à une gouvernance inclusive, mais repose sur la nécessité de prévenir une nouvelle insurrection génocidaire.

    Voie à suivre sous les Accords de Washington

    Le document des Accords de Washington inclut un Concept d’Opérations (CONOPS) qui fixe des objectifs mesurables, tels que la neutralisation et le rapatriement des combattants FDLR, le démantèlement de leurs structures logistiques et l’arrêt de tout soutien officiel à ces forces.

    L’ambassadrice a expliqué que le Rwanda s’est engagé à une réduction graduelle de ses mesures de sécurité en fonction de l’avancement de ces jalons, sous supervision indépendante.

    Au-delà des aspects sécuritaires, les Accords prévoient également une intégration économique régionale, avec des opportunités de commerce, d’investissements et d’infrastructures communes entre le Rwanda et la RDC.

    Selon Mme Mukantabana, le potentiel de développement économique qui pourrait découler de cette paix durable est immense, notamment dans les secteurs des ressources naturelles, des transports et du tourisme.

    En conclusion, l’ambassadrice a souligné que la vie des survivants du génocide, les millions de vies affectées par des décennies de conflit et la volonté de paix de toute une région exigent une mise en œuvre rigoureuse des engagements pris.

    Elle a appelé les partenaires internationaux , les États-Unis, l’Union africaine, le Qatar et les Nations unies, à soutenir pleinement l’application des Accords de Washington pour transformer cette opportunité historique en une paix durable et fructueuse pour les peuples rwandais et congolais.

  • L’Abbé Jean-Pierre Nsabimana élu Supérieur provincial des Pallottins

    L’Abbé Jean-Pierre Nsabimana a été officiellement élu Supérieur provincial de la Province de la Sainte Famille de la Société de l’Apostolat Catholique (Pallottins), lors d’une assemblée tenue ce 22 janvier 2026. Il prendra ses fonctions à partir du 29 janvier 2026 pour un mandat de trois ans.

    L’Abbé Nsabimana succède à l’Abbé Eugène Niyonizima, qui a dirigé la province depuis 2017, soit neuf années au service de la communauté pallottine.

    Parcours et formation

    Originaire de Rutsiro, dans la province de l’Ouest, Jean-Pierre Nsabimana commence son éducation à Congo Nil, où il effectue sa scolarité primaire entre 1977 et 1985. Il poursuit ensuite ses études secondaires au Petit Séminaire Saint-Pie X de Nyundo de 1985 à 1991.

    Son engagement religieux se développe au postulat de Cyarwa à Butare (1993-1994), puis au noviciat d’Obala au Cameroun (1994-1995). Il étudie la philosophie à Yaoundé, Cameroun (1995-1997), avant de suivre sa formation en théologie à Nairobi, Kenya (1997-2000). Il est ordonné prêtre le 12 mai 2001.

    Poursuivant sa formation, l’Abbé Nsabimana obtient une formation en gestion financière à l’Université Libre de Kigali (2002-2006) et un master en théologie à Lumen Vitae / Université Catholique de Louvain en Belgique (2015-2017).

    Expérience pastorale et administrative

    Le nouveau Supérieur provincial possède un parcours riche tant dans le service pastoral que dans l’administration :

    • Enseignant à l’École secondaire de Murunda (1991-1993) ;
    • Vicaire à la paroisse de Ruhango (Diocèse de Kabgayi) (2001-2002) ;
    • Vicaire et économe adjoint à la paroisse de Gikondo (2002-2006) ;
    • Directeur de l’imprimerie et des éditions Pallotti Press à Kigali (2006-2009) ;
    • Membre des conseils d’administration de la Compagnie Rwandaise d’Assurance et de Réassurance (CORAR) (2008-2011) et de GEMECA Petroleum (2009-2012) ;
    • Économe régional des Pallottins pour le Rwanda, la RDC et la Belgique (2009-2015) ;
    • Recteur du Sanctuaire Jésus Miséricordieux de Ruhango (2017-2022) ;
    • Curé de la paroisse de Gikondo dans l’Archidiocèse de Kigali depuis 2022.

    L’Abbé Nsabimana a exprimé sa gratitude pour la confiance placée en lui et a réaffirmé sa détermination à poursuivre et renforcer les actions déjà engagées pour la croissance spirituelle et institutionnelle de la communauté pallottine, tout en œuvrant au service de l’Église catholique et du pays.

  • Donald Trump lance un Conseil de la paix sans l’appui des grandes puissances

    Donald Trump a lancé son Conseil de la paix jeudi à Davos, lors d’une cérémonie de signature réunissant une trentaine de pays. Présenté comme une nouvelle organisation internationale destinée à promouvoir la stabilité et la paix durable, ce projet peine toutefois à convaincre les grandes puissances et plusieurs alliés historiques des États-Unis.

    Sur les 60 États invités, seuls 35 ont accepté de rejoindre le Conseil, parmi lesquels figurent notamment l’Arabie saoudite, la Turquie, la Hongrie ou encore la Biélorussie. En revanche, aucune grande puissance, ni la Chine, ni la Russie, ni l’Inde, n’a confirmé sa participation.

    Les alliés traditionnels de Washington ont également adopté une attitude prudente. La France a décliné l’invitation, le Royaume-Uni n’a pas encore adhéré et la Chine n’a pas répondu officiellement. La Russie, de son côté, dit encore étudier la proposition. La liste officielle des membres n’a pas été transmise.

    Un projet perçu comme un rival de l’ONU

    Plusieurs facteurs expliquent ces réticences. Le premier est la crainte que ce Conseil constitue un substitut aux Nations unies. Bien que le projet ait initialement été conçu pour contribuer à la résolution de la guerre à Gaza, son champ d’action a été élargi à l’ensemble des régions touchées par des conflits.

    Le préambule de la charte critique explicitement les institutions existantes, accusées d’avoir échoué, et appelle à s’en écarter au profit d’une organisation jugée plus “agile et efficace”. La Norvège et la France ont notamment alerté sur le risque de fragiliser le système multilatéral et le rôle central de l’ONU.

    Un Conseil sous contrôle étroit de Donald Trump

    Un autre point de friction réside dans la concentration du pouvoir entre les mains de Donald Trump. Bien que les décisions soient théoriquement prises à la majorité des États membres, elles doivent être approuvées par le président du Conseil, ce qui lui confère un droit de veto de facto. Trump est également le seul habilité à inviter ou exclure des membres, sauf opposition des deux tiers des États.

    Son mandat est particulièrement étendu : il peut désigner son successeur et ne peut être remplacé qu’en cas de démission volontaire ou d’incapacité reconnue à l’unanimité du conseil exécutif, dont il choisit lui-même les membres.

    Cette structure de gouvernance a suscité de vives inquiétudes, d’autant plus après certaines déclarations et actions controversées du président américain début 2026.

    Un siège à prix élevé

    Enfin, le coût financier de l’adhésion alimente également les critiques. Si les États membres sont en principe limités à un mandat de trois ans, cette restriction peut être levée moyennant une contribution d’un milliard de dollars dès la première année.

    La charte ne précise pas l’usage de ces fonds. Cette condition a été qualifiée d’exorbitante par plusieurs pays. Le Canada, notamment, a affirmé qu’il ne paierait pas pour obtenir un siège, tout en laissant la porte ouverte à une participation future sous certaines conditions.

  • Nyamasheke: le MINUBUMWE forme des détenus condamnés pour génocide avant leur liberation

    Le centre correctionnel de Nyamasheke a accueilli le lancement de la sixième phase des formations sur l’unité et la réconciliation nationales, destinées aux détenus condamnés pour le génocide contre les Tutsi et proches de la fin de leur peine.

    Ces formations visent à aider les détenus à éviter tout comportement pouvant menacer les progrès réalisés en matière d’unité, de réconciliation et de résilience nationale. Elles ont aussi pour objectif de les accompagner pour qu’ils redeviennent des citoyens responsables, attachés à leur pays, respectueux des valeurs de l’unité nationale et engagés dans le développement du Rwanda.

    Les modules portent notamment sur la compréhension de la vision nationale en matière de gouvernance, de développement et de cohésion sociale, ainsi que sur la préparation à une réintégration harmonieuse au sein de leurs familles, de leurs communautés et de la société en général. Le but est aussi de prévenir la résurgence de l’idéologie du génocide, les violences contre les survivants et d’autres formes de criminalité.

    En ouvrant officiellement ces formations, le secrétaire permanent du ministere de l’unite nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE), Eric Mahoro a appelé les 653 détenus participants à suivre ces sessions avec sérieux et engagement.

    Il a souligné que les enseignements proposés répondent à plusieurs difficultés fréquemment observées chez les personnes libérées, telles que la récidive, les conflits familiaux et communautaires, le manque d’accès aux services, la stigmatisation, les traumatismes psychologiques ou encore l’adhésion persistante à l’idéologie du génocide.

    Eric Mahoro, secrétaire permanent du MINUBUMWE, a appelé les participants à suivre ces sessions avec sérieux © MINUBUMWE

    Il a rappelé que ces formations traduisent la confiance du gouvernement dans la capacité des personnes condamnées pour génocide à se réformer, à faire des choix responsables et à contribuer positivement à la société, conformément à la vision nationale fondée sur l’unité et la cohésion.

    Selon Mahoro, ce programme répond également aux résultats de la recherche de 2025 sur l’unité nationale, qui a montré que certains anciens détenus continuent de véhiculer l’idéologie du génocide ou des discours de haine, parfois en influençant négativement les jeunes générations.

    Le secrétaire permanent a encouragé les participants à considérer ces formations comme une nouvelle opportunité de rompre définitivement avec les divisions du passé et de revenir dans la société prêts à œuvrer, aux côtés des autres Rwandais, pour bâtir un pays uni, sans discrimination ni idéologie de haine, mais fondé sur l’identité nationale et le développement.

    Il a enfin appelé les familles et les communautés à accueillir ces personnes avec ouverture et confiance, en croyant à la possibilité du changement et en les soutenant dans leur parcours vers l’unité et la réconciliation, sous la bannière commune : NdiUmunyarwanda (Je suis Rwandais).

  • Le Rwanda a mis l’arbitrage au cœur de la modernisation de la justice – délégation à Genève

    Le Rwanda a présenté, le 21 janvier 2026 à Genève, les progrès réalisés dans la promotion des droits humains, à l’occasion de son 4ᵉ Examen périodique universel (EPU) devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. La délégation nationale était conduite par le ministre de la Justice, Dr Emmanuel Ugirashebuja, aux côtés des responsables d’institutions clés.

    Parmi les avancées majeures mises en avant figure l’introduction et le renforcement de l’arbitrage et des mécanismes alternatifs de règlement des conflits (ADR) dans le système judiciaire rwandais, afin de faciliter l’accès à la justice, désengorger les tribunaux et offrir des solutions rapides et pacifiques aux litiges.

    L’arbitrage pour une justice plus rapide et accessible

    En 2024, le ministère de la Justice a lancé à Kigali un Centre d’ADR destiné à promouvoir la culture de la médiation et de l’arbitrage. En moins de deux ans, plus de 12 000 affaires ont été résolues par ces mécanismes alternatifs, permettant d’économiser plus de 7 milliards de francs rwandais et de réduire les délais de traitement des dossiers.

    Selon le ministre Ugirashebuja, ces outils contribuent à une justice plus proche des citoyens, plus efficace et mieux adaptée aux besoins de la population. Ils permettent aussi de renforcer la paix sociale en favorisant le dialogue et la réconciliation.

    Des réformes appuyées par des institutions solides

    Lors de la session, l’ambassadrice Urujeni Bakuramutsa a souligné l’engagement du Rwanda à respecter ses obligations en matière de droits humains, grâce à des réformes juridiques, politiques et institutionnelles cohérentes qui placent le citoyen au centre des décisions.

    Le Rwanda a mis en œuvre près de 97 % des 160 recommandations qu’il avait acceptées lors du précédent cycle de l’EPU. Ces recommandations couvrent plusieurs domaines, dont la justice, la gouvernance, la sécurité et la protection des groupes vulnérables.

    Le ministère de la Justice a également formé plus de 3 000 professionnels des secteurs de la sécurité et de la justice, ainsi que 673 responsables chargés de l’application des lois, afin d’améliorer le traitement des dossiers, respecter les droits de la défense et lutter contre la torture.

    Grâce à la digitalisation des services publics, le nombre de services accessibles via la plateforme Irembo est passé de 89 à 220 en cinq ans. Le taux de satisfaction des citoyens vis-à-vis des services publics est passé de 76,2 % à 89,6 % en 2024.

    Par ailleurs, plus de 9 000 personnes vulnérables ont bénéficié d’une assistance juridique gratuite, et plus de 7 000 victimes de violences basées sur le genre ont reçu un accompagnement.

    La directrice générale de l’Office Rwandais de Gouvernance Board (RGB), Dr Doris Uwicyeza, a précisé que le Rwanda garantit la liberté d’expression et de la presse, et qu’aucun journaliste n’est détenu pour l’exercice de son métier.

    Elle a également souligné la révision en 2024 de la loi sur les organisations de la société civile afin d’améliorer leur fonctionnement dans un cadre légal clair.

  • Davos: la ministre Ingabire explique comment l’intelligence artificielle est au service de la santé au Rwanda

    Le Rwanda s’impose comme un pionnier en Afrique dans l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) au secteur de la santé. Lors du Forum économique mondial de Davos, la ministre des TIC et de l’Innovation, Paula Ingabire, a présenté la stratégie du pays visant à utiliser la technologie pour améliorer l’accès aux soins et renforcer le système de santé.

    Le Rwanda s’apprête à devenir le premier pays africain à bénéficier d’une initiative de 50 millions de dollars lancée par la Fondation Gates en partenariat avec OpenAI. Baptisé Horizon 1000, ce programme prévoit le déploiement d’outils d’IA dans 1 000 structures de santé primaire et leurs communautés d’ici 2028, afin d’améliorer la qualité des soins et d’élargir l’accès aux services médicaux.

    La technologie au cœur de la vision rwandaise

    “Pour nous, la technologie est au cœur de tout ce que nous faisons”, a déclaré Paula Ingabire, lors d’un panel à Davos aux côtés de Bill Gates et de Peter Sands. Elle a souligné que l’IA joue déjà un rôle important dans la lutte contre des maladies comme le paludisme et dans l’amélioration globale du système de santé.

    La ministre a rappelé que le Rwanda a fait le choix stratégique d’investir dans la technologie comme moteur de croissance et d’innovation. Elle a précisé que le pays développe actuellement des outils d’aide à la décision pour plus de 60 000 agents de santé communautaires qui assurent les soins de base à travers le pays.

    Dans le cadre de sa réforme sanitaire « 4×4 », le Rwanda vise à multiplier par quatre le nombre de professionnels de santé en quatre ans. Deux ans après le lancement du programme, le pays a déjà atteint 3,8 fois son effectif initial. “Ces agents auront besoin d’outils basés sur l’IA pour améliorer la qualité des soins, réduire les tâches administratives et se concentrer davantage sur les patients”, a-t-elle expliqué.

    Paula Ingabire a également indiqué que le Rwanda a mis en place des plateformes nationales de données afin d’entraîner des modèles d’IA adaptés aux réalités locales, tout en réduisant les biais et en garantissant l’équité.

    Le Rwanda salué comme modèle en Afrique

    Le directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida et le paludisme, Peter Sands, a salué le Rwanda comme un véritable modèle, soulignant que le pays atteint déjà 97 % de connectivité, un niveau que certains pays riches n’ont pas encore atteint.

    Il a estimé que les pays à revenu faible et intermédiaire pourraient adopter ces technologies plus rapidement que les pays développés, tout en rappelant les défis liés au manque d’infrastructures de base et à la pénurie de professionnels qualifiés dans certaines régions.

    Bill Gates : l’IA, un levier pour la santé dans les pays en développement

    De son côté, Bill Gates, co-président de la Fondation Gates, a déclaré que l’IA jouera un rôle majeur dans l’amélioration des soins de santé, surtout dans les pays en développement où le nombre de médecins est insuffisant. “L’objectif est d’améliorer la qualité du travail au Rwanda et, si possible, de doubler son efficacité, en réduisant la paperasse, en organisant mieux les ressources et en aidant les patients à savoir quels services sont disponibles et quand se présenter”, a-t-il conclu.

  • Kigali : Le maire présente de grands projets et appelle les citoyens à s’impliquer

    Le maire de la ville de Kigali, Samuel Dusengiyumva, accompagné de ses deux vice-maires, a tenu ce mercredi un point de presse pour échanger avec les journalistes sur la vie de la ville et les projets majeurs à venir. Il a salué le rôle crucial des médias dans la diffusion des programmes municipaux auprès des citoyens, rappelant que l’information contribue directement à la bonne gouvernance et à la participation de tous.

    Le maire a réaffirmé les priorités stratégiques du gouvernement municipal : Développer les infrastructures de base pour répondre aux besoins de la population, mettre en place des services facilitant le quotidien des habitants et collaborer avec les différentes institutions afin d’assurer un environnement sûr et sécurisé.

    Des projets d’envergure

    Plusieurs chantiers phares ont été annoncés :

    • Extension du boulevard Prince House – Masaka : Les travaux débuteront en février 2026. Le nouveau tronçon de 10,3 km, traversant les secteurs de Kanombe et Nyarugunga, comprendra quatre voies et un pont supérieur de 1,3 km pour fluidifier la circulation. Le maire a assuré que la construction ne perturberait pas la mobilité quotidienne des habitants.

    “Nous espérons commencer les travaux dès février. Ce boulevard reliera Prince House à l’usine Inyange, et nous veillerons à ce que la construction n’entrave pas les déplacements des citoyens », a expliqué Samuel Dusengiyumva.

    • Construction et rénovation des routes urbaines : La ville prévoit la création de nouvelles voiries et la réhabilitation des routes existantes afin d’améliorer la mobilité et de réduire les embouteillages.
    • Entretien des infrastructures et espaces publics : Une attention particulière sera portée à la propreté et à l’entretien des chantiers et des espaces publics pour un cadre de vie agréable et sûr.

    Le maire a invité les habitants à participer activement au développement de Kigali : Maintenir la propreté dans les quartiers, les commerces et les lieux publics, planter des arbres et entretenir les jardins pour verdir la ville et s’acquitter des impôts locaux, considérés comme une contribution directe au développement urbain.

    Samuel Dusengiyumva a également remercié les journalistes pour leur rôle dans la réussite des événements culturels et festifs de fin d’année et a annoncé que de nouvelles collaborations avec le secteur privé sont prévues pour soutenir la croissance et le dynamisme de Kigali dans les mois à venir.

  • Kigali accueille la 27ᵉ Coupe d’Afrique des Nations masculine de handball

    Du 21 au 31 janvier 2026, le Rwanda accueille la 27ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations masculine de handball, un événement majeur du sport africain. Seize pays participent à ce tournoi qui se déroule dans deux enceintes principales de la capitale : la BK Arena et le Petit Stade.

    Pour le Rwanda, c’est une première : jamais le pays n’avait accueilli une compétition continentale de handball de cette envergure. La ministre rwandaise des Sports, Nelly Mukazayire, a souhaité la bienvenue aux équipes participantes et souligné l’importance de ce tournoi pour la promotion du sport, du leadership et de l’unité nationale.

    Nelly Mukazayire, ministre des Sports, a souhaité la bienvenue aux équipes participantes

    “Je remercie le Président de la République pour avoir permis au Rwanda de se positionner comme hôte de ce type d’événement continental. Le sport restera un outil essentiel pour développer la jeunesse et renforcer l’unité du pays”, a-t-elle déclaré.

    Alfred Twahirwa, président de la Fédération rwandaise de handball (FERWAHAND), a également exprimé sa fierté : “C’est un jour historique pour le Rwanda. Voir notre pays accueillir pour la première fois la CAN de handball est un rêve devenu réalité. Kigali souhaite la bienvenue à toutes les équipes”.

    Les cinq meilleures équipes de ce tournoi se qualifieront pour la Coupe du Monde de handball 2027, qui se tiendra en Allemagne.

    Les 16 équipes participantes

    Voici la liste complète des pays présents à Kigali :

    Algérie, Angola, Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Congo, Égypte, Gabon, Guinée, Kenya, Maroc, Nigeria, Rwanda (pays hôte), Tunisie, Ouganda, Zambie.

    Composition des groupes

    • Groupe A : Algérie, Nigeria, Rwanda, Zambie
    • Groupe B : Égypte, Angola, Gabon, Ouganda
    • Groupe C : Tunisie, Guinée, Cameroun, Kenya
    • Groupe D : Cap-Vert, Maroc, Congo, Bénin
  • Uvira: entre fragilité sécuritaire et crise d’autorité

    Par Danny Kirenga

    La situation à Uvira ne relève plus d’un simple épisode sécuritaire local. Elle constitue aujourd’hui un révélateur brutal des failles profondes de la gouvernance politique et militaire en République démocratique du Congo.

    En choisissant d’armer massivement les Wazalendo sans mécanisme de contrôle clair, le président Félix Tshisekedi a ouvert la voie à une dynamique difficilement maîtrisable.

    Cette stratégie, présentée comme une réponse pragmatique à l’insécurité, risque de produire des conséquences durables, dont héritera inévitablement le prochain chef de l’État. À l’horizon 2028, le défi de reconstruire une chaîne de commandement cohérent et une autorité étatique crédible pourrait s’avérer colossal.

    La responsabilité ne s’arrête pas au sommet de l’État. Ceux qui ont exercé des pressions ayant conduit à l’abandon de facto de la ville d’Uvira devraient également mesurer la portée de leurs actes. La population, elle, continue d’en payer le prix.

    De son côté, l’AFC/M23 porte une responsabilité politique et morale évidente: celle d’expliquer clairement aux habitants d’Uvira le sens et les objectifs de sa démarche.

    L’opacité stratégique et la poursuite des affrontements contribuent à une souffrance inutile des civils. Les événements actuels, d’ailleurs, n’ont rien de surprenant: ils étaient largement prévisibles au regard des fragilités structurelles déjà existantes.

    Car la crise d’Uvira ne saurait être réduite à une simple confrontation militaire. Elle s’enracine dans des vulnérabilités plus profondes: un dispositif sécuritaire désorganisé, des relations tendues entre les forces présentes sur le terrain, l’érosion de l’autorité administrative locale et une polarisation identitaire de plus en plus préoccupante.

    Dans ce contexte, certaines communautés, notamment les Banyamulenge et les Tutsi congolais, figurent parmi les populations les plus exposées aux conséquences de ce chaos.

    Malgré l’annonce du retrait du M23, la réalité sur le terrain reste marquée par une instabilité persistante. L’absence d’un contrôle effectif de l’État, combinée à l’influence croissante des groupes de Wazalendo dans plusieurs quartiers, entretient un climat de terreur généralisé. Les conditions d’un retour durable à la stabilité demeurent extrêmement fragiles.

    L’intérêt national exige aujourd’hui une lecture lucide de la situation, loin des discours excessivement optimistes ou des narratifs politiques de façade. Pendant ce temps, de nombreux civils continuent de vivre dans l’angoisse, dans l’attente de mesures concrètes susceptibles d’améliorer leur sécurité quotidienne.

    Peu à peu, Uvira donne l’image d’un espace où l’autorité publique peine à s’imposer, laissant s’installer une insécurité diffuse. Dans ce contexte, la responsabilité des acteurs nationaux comme internationaux est pleinement engagée. L’inefficacité de la réponse internationale face aux attentes des populations interroge, une fois de plus, la sincérité de l’engagement pour la protection des civils.

    Uvira apparaît ainsi comme l’une des nombreuses victimes d’un système de gestion de crise défaillant, où l’improvisation politique, la fragmentation sécuritaire et l’insuffisance de la solidarité internationale se conjuguent au détriment des populations.

  • Les ingénieurs des RDF et des JDF lancent des travaux conjoints de reconstruction à Montego Bay

    Le contingent du génie militaire des Forces de défense du Rwanda (RDF), en collaboration avec les ingénieurs de la Force de défense de la Jamaïque (JDF), a officiellement lancé des travaux conjoints de reconstruction à Montego Bay, dans la paroisse de St James.

    Les activités ont débuté par la reconstruction de maisons pour des habitants locaux touchés par l’ouragan Melissa, marquant le début d’un appui humanitaire et technique concret en faveur des communautés affectées.

    Cette initiative conjointe illustre la coordination étroite entre les deux forces de défense dans le cadre du processus de relèvement et de reconstruction de la Jamaïque. Grâce à leur expertise combinée en construction, les ingénieurs des RDF et de la JDF restaurent les structures endommagées afin d’améliorer les conditions de vie des familles sinistrées.

    Selon le commandant du contingent du génie des RDF, le colonel Moses Kayigamba, la mission va au-delà de la simple réparation des infrastructures. Elle souligne l’importance de la solidarité avec le peuple jamaïcain et la contribution à la résilience à long terme. Il a précisé que les travaux sont réalisés en appui aux autorités locales jamaïcaines et à la JDF, afin de garantir que l’aide apportée corresponde aux priorités nationales et au processus de reconstruction du pays.

    Lire aussi: La Jamaïque accueille un contingent d’ingénieurs de la Force de défense du Rwanda pour la reconstruction post-cyclone

    Le déploiement du contingent du génie des RDF en Jamaïque témoigne de l’engagement du Rwanda en faveur de la solidarité internationale, de la coopération et de l’assistance humanitaire face aux catastrophes naturelles.