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  • Éditorial | Kwibuka 32: au-delà d’une semaine de deuil, l’impératif permanent de mémoire

    Du 7 au 13 avril 2026, le Rwanda a observé une semaine de deuil national, marquant la 32e commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi. Sept jours de recueillement, de mémoire et de réflexion, inscrits dans une dynamique plus large de commémoration qui s’étendra sur 100 jours, à l’image de la durée même du génocide en 1994.

    Le coup d’envoi a été donné le 7 avril au Mémorial du génocide de Kigali, à Gisozi, par le Président Paul Kagame. La cérémonie d’ouverture, empreinte de solennité, a été marquée par le dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes des victimes et l’allumage de la Flamme de l’Espoir, appelée à brûler durant toute la période de commémoration. Dans son discours, le Chef de l’État a lancé un appel fort à la vigilance et à la lutte contre l’idéologie du génocide, affirmant avec fermeté que “le Rwanda ne mourra pas une deuxième fois “.

    Au cours de cette semaine, plusieurs activités d’envergure ont été organisées, dont une conférence internationale sur la prévention du génocide. Celle-ci a notamment mis en lumière les inquiétudes liées à la résurgence de l’idéologie génocidaire dans la région, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo, tout en dénonçant l’inaction de la communauté internationale et des Nations unies face à ces signaux alarmants.

    Les marches de mémoire, organisées notamment le 7 avril et le 11 avril à Kicukiro, ont ravivé le souvenir de l’abandon tragique des Tutsi par les Casques bleus de l’ONU en 1994. Ces derniers, venus chercher refuge auprès des forces internationales, avaient été laissés sans protection, livrés ensuite aux milices qui les ont massacrés. Ces moments de recueillement ont également été des occasions de dénoncer cette défaillance historique de la communauté internationale.

    La semaine a également été marquée par des activités dédiées à la mémoire des journalistes tués pendant le génocide. À cette occasion, les professionnels des médias d’aujourd’hui ont été appelés à tirer les leçons du passé, en évitant les dérives qui avaient conduit certains, tels que Ngeze, Nahimana ou Barayagwiza, à propager la haine et à jouer un rôle actif dans la préparation et l’exécution du génocide.

    Le 13 avril marque la fin officielle de la semaine de deuil national. Cette date est particulièrement dédiée à la mémoire des responsables politiques assassinés pendant le génocide contre les Tutsi, lors d’une cérémonie organisée au mémorial de Rebero, dans la ville de Kigali.

    Au-delà de cette première semaine, les commémorations se poursuivent à travers le pays, au rythme des dates correspondant aux massacres survenus dans différentes localités. Elles se prolongeront jusqu’au 3 juillet, veille de la Journée de la Libération du Rwanda. Parmi les temps forts à venir figure la commémoration des familles entièrement décimées, où parents et enfants ont tous péri dans les atrocités de 1994.

    Si la semaine officielle de deuil national s’achève ce 13 avril — marquée par la levée des drapeaux en berne —, le devoir de mémoire, lui, ne connaît pas de fin. “Kwibuka”, se souvenir, dépasse le cadre d’un moment collectif: c’est aussi un acte individuel et permanent. “Kwibuka twiyubaka” — se souvenir en se reconstruisant — s’impose comme une responsabilité partagée, un engagement quotidien.

    Se souvenir, c’est honorer les vies anéanties, soutenir les survivants et puiser la force nécessaire pour prévenir toute résurgence de l’idéologie génocidaire, au Rwanda comme dans la région.

    La semaine de deuil s’achève, mais la mémoire, elle, demeure vivante, et doit le rester, pour toujours.

  • Nyanza–Kicukiro: le souvenir douloureux de l’abandon des Tutsi par la communauté internationale en 1994

    Des milliers de personnes se sont rassemblées le 11 avril 2026 au mémorial du génocide de Nyanza, dans le district de Kicukiro, pour commémorer le 32e anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsi et honorer la mémoire des victimes abandonnées à l’ancienne École Technique Officielle (ETO) de Kicukiro par les forces belges de la MINUAR.

    Survivants, familles des victimes, autorités gouvernementales, corps diplomatique et habitants de Kigali ont pris part à cette cérémonie empreinte de recueillement, marquée notamment par une “marche de mémoire” reliant l’IPRC Kigali — ex-ETO — au site mémoriel de Nyanza.

    Un abandon tragique devenu symbole de l’inaction internationale

    Ce lieu abrite aujourd’hui plus de 105 000 victimes, dont environ 3 000 tuées sur la colline de Nyanza. Le 11 avril 1994, plus de 2 000 Tutsi qui s’étaient réfugiés à l’ETO, espérant y trouver protection, ont été abandonnés après le retrait des Casques bleus belges.

    Livrés à eux-mêmes, ils ont été contraints de marcher jusqu’à Nyanza, où nombre d’entre eux ont été massacrés en chemin ou exécutés à leur arrivée à l’aide d’armes à feu et de grenades par les milices Interahamwe et des éléments des ex-FAR. À peine une centaine de personnes ont survécu, sauvées par l’avancée des combattants du FPR-Inkotanyi.

    Un appel à la mémoire et à la responsabilité collective

    Prenant la parole, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a rappelé la gravité de cette tragédie, symbole de l’abandon des Tutsi par la communauté internationale.

    Il a souligné que le 11 avril reste une date marquée par “l’horreur, la cruauté et une violence extreme”, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le devoir de mémoire. Le ministre a dénoncé l’inaction délibérée de certaines puissances qui, bien informées de la préparation du génocide, ont refusé d’intervenir ou même de reconnaître les faits en tant que génocide.

    Il a néanmoins salué le courage de certaines personnalités et contingents étrangers qui ont tenté de sauver des vies, citant notamment les ambassadeurs Colin Keating (Nouvelle-Zélande), Ibrahim Gambari (Nigeria) et Karel Kovanda (République tchèque), qui avaient alerté le Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que des soldats ghanéens et le capitaine sénégalais Mbaye Diagne, qui a secouru de nombreux Tutsi au péril de sa vie.

    Le ministre a également appelé les Rwandais à tirer les leçons de l’histoire: préserver la mémoire, combattre le négationnisme et l’idéologie génocidaire, et renforcer l’unité nationale. Il a réaffirmé que les forces qui ont mis fin au génocide demeurent vigilantes et capables de défendre le pays contre toute menace visant à replonger le Rwanda dans la violence.

    Témoignages et engagement pour l’avenir

    Les témoignages des survivants ont ravivé l’émotion. Issa Nsengiyumva, qui n’avait que neuf ans en 1994, a raconté comment il a perdu toute sa famille après le retrait des soldats belges. Unique survivant des siens, il a pu échapper aux massacres en fuyant vers la brousse avant d’être recueilli par les soldats du FPR.

    Le président d’Ibuka, Philbert Gakwenzire, a pour sa part insisté sur la nécessité de poursuivre la lutte contre l’idéologie du génocide et de traduire en justice les responsables encore en fuite à travers le monde.

    Il a particulièrement interpellé la jeunesse à rejeter les discours de division et les manipulations diffusées sur les réseaux sociaux, et à s’engager activement dans la préservation de la vérité historique.

    De son côté, le maire de la ville de Kigali, Samuel Dusengiyumva, a adressé un message d’espoir, notamment aux jeunes, les appelant à porter le flambeau de la mémoire et à s’impliquer dans la prévention du génocide. Il a salué la résilience des survivants et leur contribution essentielle à la reconstruction du pays.

    Dans une atmosphère de recueillement, les participants ont allumé la flamme de l’espoir, symbole de résilience et d’engagement à faire en sorte que de telles atrocités ne se reproduisent plus.

  • Le génocide contre les Tutsi est un projet longuement planifié – le Ministre Bizimana à Kiziguro

    Ce samedi, au mémorial du génocide contre les Tutsi de Kiziguro, s’est tenue la commémoration du 32e anniversaire du génocide perpétré en 1994 contre les Tutsi. L’événement a été marqué par une cérémonie d’inhumation digne de trois victimes récemment retrouvées afin de leur offrir une sépulture respectueuse.

    Au total, le site de Kiziguro abrite désormais 20 186 corps de victimes du génocide, dont trois ont été inhumés lors de la cérémonie du 11 avril 2026.

    La cérémonie a réuni des habitants du district de Gatsibo, des rescapés, ainsi que plusieurs autorités, dont le ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, le Dr Jean Damascène Bizimana, invité d’honneur.

    Dans son allocution, il est revenu en profondeur sur l’histoire du génocide contre les Tutsi, en particulier dans l’ancienne commune de Murambi, aujourd’hui intégrée au district de Gatsibo, ainsi que dans les anciennes communes de Gituza et Muhura. Il a rappelé qu’environ 5 000 Tutsi avaient été massacrés le 11 avril 1994 à la paroisse catholique de Kiziguro et dans ses environs.

    S’appuyant sur de nombreux éléments historiques, survivants et documents politiques, le ministre a souligné que le génocide contre les Tutsi n’a pas été un événement spontané, mais un projet longuement planifié.

    Il a notamment évoqué la montée progressive de l’idéologie de haine, initiée selon lui par des formations politiques de l’époque, dont le PARMEHUTU et l’APROSOMA, puis poursuivie par les partis MRND et CDR, qui diffusaient une idéologie excluante fondée sur la notion d’un Rwanda considéré comme appartenant exclusivement aux Hutu.

    Le ministre a rappelé les propos tenus en 1959 par Grégoire Kayibanda lors de la création du PARMEHUTU, affirmant que ce parti défendait les intérêts des Hutu, en présentant les Tutsi comme des étrangers supposés avoir “confisqué le pays”.

    Il a qualifié ces discours de fondements idéologiques ayant contribué à la construction progressive de la haine ayant conduit au génocide. “C’est là le socle du génocide contre les Tutsi que nous devons tous comprendre”, a-t-il insisté.

    Des témoignages de survivants ont également rappelé que les préparatifs des massacres étaient visibles bien avant 1994. Ils ont notamment évoqué des opérations de recensement et de traque des Tutsi dès octobre 1990 dans l’ancienne commune de Murambi, sous l’autorité locale de l’époque, ainsi que la mobilisation de groupes envoyés en formation à Byumba.

    La cérémonie a aussi été l’occasion de rappeler l’ampleur des violences commises à Kiziguro, où des milliers de personnes avaient été tuées, notamment dans l’église paroissiale et ses environs. Les participants ont dénoncé la persistance de l’idéologie génocidaire, les tentatives de négation et les discours de réécriture de l’histoire encore observés dans la région des Grands Lacs.

    Évoquant les défis sécuritaires actuels, le ministre Bizimana a également mentionné la présence de groupes impliqués dans la continuité de l’idéologie génocidaire, notamment les FDLR, qu’il a qualifiés de menace persistante. Il a appelé à la vigilance face à toute forme de négationnisme et de propagande de haine.

    Les intervenants ont par ailleurs rendu hommage aux combattants du Front Patriotique Rwandais (FPR-Inkotanyi), saluant leur rôle dans l’arrêt du génocide et la liberation et la reconstruction du pays. Ils ont également insisté sur l’importance de l’unité nationale et de la mémoire collective comme fondements d’un avenir pacifique.

    Enfin, les représentants des familles des victimes ont exprimé leur douleur face à la perte de leurs proches, mais aussi leur reconnaissance pour les efforts de mémoire.

    Ils ont déploré le silence de certains auteurs des crimes sur les lieux où les corps ont été jetés, tout en réaffirmant leur engagement à préserver la vérité historique et à transmettre ce souvenir aux générations futures.

    À proximité immédiate de l’église paroissiale de Kiziguro, un site où de nombreux Tutsi ont été massacrés en 1994, un monument commémoratif dédié au génocide contre les Tutsi est en cours de construction.

    Le ministre Bizimana, a salué la coopération des autorités du diocèse de Byumba, ainsi que leur décision d’autoriser l’érection de ce monument. Il a souligné que cette initiative constitue un geste important pour la préservation de la mémoire des victimes et la transmission fidèle de l’histoire du génocide sur ce site chargé d’histoire.

  • Kwibuka 32: Un hommage aux journalistes victimes du génocide perpétre contre les Tutsi

    À l’occasion de la 32e commémoration des journalistes tués lors du génocide contre les Tutsi, responsables publics, rescapés et professionnels des médias ont rendu hommage aux victimes, tout en appelant à une pratique journalistique éthique au service de l’unité nationale.

    Intervenant devant des professionnels des médias et des participants à la commémoration, le ministre Bizimana a rappelé que la presse rwandaise est née dans un contexte fortement politisé, étroitement lié à l’émergence des partis politiques.

    Selon lui, plusieurs journaux de l’époque reflétaient les idéologies partisanes, à l’image de Ijwi rya Rubanda rugufi proche de l’APROSOMA ou encore Jyambere, associé au PARMEHUTU, qui a contribué à diffuser des discours extrémistes, notamment l’idée de “gutsemba” (exterminer).

    Quatre types de médias aux rôles ambigus

    Le ministre a classé les médias de cette période en quatre catégories principales : les médias d’État, engagés dans la propagande génocidaire; les médias dits indépendants mais souvent alignés sur le pouvoir; les médias d’opposition; et enfin ceux qui prétendaient promouvoir la paix tout en véhiculant des discours hostiles aux Tutsi et au FPR-Inkotanyi.

    Certains titres de presse ont particulièrement marqué cette dérive, comme Isibo, qui publiait dès 1991 des messages appelant à la haine, ou encore Kinyamateka, qui, selon Bizimana, a fini par relayer des discours incitant ouvertement à la violence.

    Le ministre a également évoqué l’usage d’un langage déshumanisant dans les médias, avec des termes comme «Inyenzi (cafard.)» ou «inyangarwanda», utilisés pour désigner les Tutsi et justifier leur exclusion et leur élimination.

    Au cœur de cette propagande figurait la tristement célèbre Radio-Télévision Libre des Mille Collines (RTLM), dont la création reposait sur plusieurs structures organisées, allant du comité d’initiative aux commissions techniques et de mobilisation.

    Le ministre a cité plusieurs figures condamnées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda, notamment Ferdinand Nahimana, Jean-Bosco Barayagwiza et Hassan Ngeze, ce dernier étant fondateur du journal Kangura.

    “Ces affaires montrent comment les médias de la haine ont contribué directement à la préparation et à l’exécution du génocide “, a-t-il souligné.

    Il a également mentionné d’autres acteurs ayant reconnu leur responsabilité, comme Joseph Serugendo, qui a présenté des excuses, ou Georges Ruggiu.

    Le ministre Bizimana, s’est appuyé sur plusieurs articles publiés dans différents médias rwandais ayant existé avant le génocide perpétré contre les Tutsi pour contredire Jean-Luc Habyarimana, fils de Juvénal Habyarimana, ainsi que d’autres personnalités qui affirment que ce génocide n’aurait pas été planifié.

    Le ministre a notamment rappelé que des médias tels que Radio Rwanda, alors sous contrôle de l’État, et le journal Imvaho faisaient partie du système officiel de l’époque, et il a questionné la cohérence de ces discours en soulignant, à travers ces archives de presse, les éléments démontrant la préparation du génocide.

    Une leçon pour les médias d’aujourd’hui

    Tirant les enseignements de cette histoire, le ministre Bizimana a insisté sur la responsabilité particulière des journalistes dans un pays marqué par un génocide. “La parole peut détruire, tout comme l’écrit”, a-t-il rappelé.

    Il a averti qu’aucun journaliste rwandais ne peut exercer son métier comme si le pays n’avait pas connu une telle tragédie. La Constitution elle-même, a-t-il souligné, impose le devoir de mémoire et la lutte contre l’idéologie du génocide.

    Enfin, il a appelé à se souvenir de figures comme l’ancien ministre de l’information, Faustin Rucogoza, symbole d’intégrité, tout en invitant les professionnels des médias à s’engager résolument pour une information responsable, au service de la vérité, de l’unité et de la prévention des violences.

    Ibuka insiste sur la mémoire et l’unité nationale

    Prenant la parole, le président d’Ibuka, Philbert Gakwenzire, a rappelé que la période de Kwibuka, qui s’étend sur 100 jours, constitue un moment essentiel de recueillement et d’analyse.

    “Ce parcours de cent jours permet de réconforter les familles endeuillées et d’analyser les conséquences du génocide ainsi que les moyens d’y faire face”, a-t-il déclaré.

    Il a insisté sur la nécessité pour tous les Rwandais de rejeter activement l’idéologie génocidaire, ainsi que toute tentative de négation ou de banalisation du génocide contre les Tutsi.

    Selon lui, Kwibuka joue un rôle fondamental dans le renforcement de l’unité nationale, en rassemblant survivants, anciens auteurs, témoins et jeunes générations autour d’une mémoire partagée. “Kwibuka est le socle de l’unité des Rwandais”, a-t-il affirmé.

    De son côté, le président de l’Association rwandaise des journalistes, Dan Ngabonziza, a lancé un appel fort à la responsabilité professionnelle.

    “L’histoire tragique de notre pays montre qu’un mot ou une plume peuvent construire ou détruire”, a-t-il déclaré.

    Il a exhorté les journalistes à éviter toute propagation de discours de haine et à contribuer activement à la promotion de l’unité nationale.

    Le témoignage poignant de Diane Uwadede Isimbi

    Moment fort de la cérémonie, le témoignage de Diane Uwadede Isimbi a profondément marqué l’assistance.

    Fille du journaliste Vincent Shabakaka, fondateur du journal Kiberinka, elle a retracé le parcours de son père, l’un des près 50 journalistes tués durant le génocide.

    Elle a expliqué que, durant la période 1990-1994, son père faisait partie d’un petit groupe de journalistes engagés qui utilisaient leur métier pour dénoncer les discriminations et informer la population sur la guerre de libération.

    “Il a contribué à lutter contre la discrimination à travers le journalisme. Mais ce n’était pas facile pour lui”, a-t-elle confié.

    Son travail l’obligeait souvent à se cacher pendant plusieurs jours, laissant sa famille dans l’angoisse. Elle se souvient notamment des descentes violentes des forces de sécurité à leur domicile après certaines publications.

    Malgré les menaces, Vincent Shabakaka a poursuivi son engagement, se rendant notamment dans les zones contrôlées par le FPR-Inkotanyi et couvrant les négociations de paix d’Arusha. Il réalisait également des documentaires pour sensibiliser et promouvoir l’unité. “Il utilisait le journalisme comme un outil de lutte”, a-t-elle résumé.

    Le 6 avril 1994, il a envoyé ses enfants chez leur grand-mère à Rwamagana, une décision qui leur sauvera la vie. Trois jours plus tard, le 9 avril, il est assassiné à Nyamirambo.

    Aujourd’hui, Diane Uwadede Isimbi affirme avoir reconstruit sa vie: “J’ai survécu, j’ai étudié. Je suis aujourd’hui juriste, titulaire d’un master en droit des affaires, je travaille dans une banque et je suis mariée.”

  • Jeunesse et devoir de mémoire: porter l’histoire, construire l’avenir

    Par Amandine Ndikumasabo

    La mémoire comme rempart contre l’oubli et la manipulation

    Dans un Rwanda tourné vers la reconstruction et l’unité, la jeunesse occupe une place centrale dans la préservation de la mémoire historique et la consolidation d’un avenir fondé sur la vérité et la responsabilité. À travers des initiatives citoyennes et des rencontres intergénérationnelles, de nombreux jeunes s’engagent aujourd’hui à comprendre l’histoire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, afin de mieux lutter contre sa répétition et ses dérives idéologiques.

    Lors la 14e édition de «Our Past Initiative» qui a mission centrée sur la mémoire, l’éducation et l’engagement communautaire autour de l’histoire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, le Ministre Rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe a rappelé le contexte historique ayant conduit à la planification et à l’exécution du génocide de 1994 contre les Tutsi.

    Dans son message, le ministre Nduhungirehe a insisté sur l’importance de la vigilance collective, en particulier chez les jeunes, face à l’idéologie du génocide et aux formes de négationnisme. Pour lui, la transmission de la vérité historique n’est pas seulement un devoir moral, mais aussi un rempart essentiel contre la répétition des tragédies du passé.

    Une jeunesse engagée pour « Kwibuka »

    Du côté de la jeunesse, Mizero Parfine, secrétaire exécutive de Peace and Love Proclaimers (PLP), a souligné l’importance de ces espaces de rencontre et d’apprentissage. Elle exprime sa satisfaction de participer régulièrement à l’initiative “Our Past Initiative” qu’elle considère comme un cadre essentiel pour la jeunesse rwandaise.

    « En tant que jeune rwandaise, je suis très contente de participer toujours à cette rencontre annuelle Our Past Initiative. Ce que j’aime le plus c’est l’énergie, le dévouement et la persévérance dont cette équipe fait preuve afin que nous, les jeunes, puissions mieux connaître et comprendre l’histoire de notre pays. Le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994 est une histoire qui a profondément brisé le cœur de nos parents, une histoire que nous avons choisi de préserver en tant que jeunesse, afin que ce qui s’est passé ne se reproduise plus jamais. J’apprecie beaucoup cette opportunité de rassembler tous les jeunes et les organisations de jeunesse, afin d’apprendre ensemble à assumer notre responsabilité de se souvenir et de nous reconstruire (Kwibuka Twiyubaka). » 

    De son côté, Intwari Christian, fondateur de « Our Past Initiative », exprime sa reconnaissance envers la communauté qui s’est construite au fil des années autour de ce projet. Il se réjouit de voir l’engagement croissant des jeunes et l’élargissement du public sensibilisé.

    “Nous sommes reconnaissants pour la communauté que nous avons construite au fil des années, les jeunes qui font partie de notre équipe, ainsi que le public qui s’est élargi avec le temps. Mais surtout, c’est les bons témoignages du travail que nous accomplissons aujourd’hui au sein de notre communauté qui nous rendent fiers. Nous souhaitons renforcer la collaboration avec d’autres organisations de jeunesse et bénéficier d’un plus grand soutien de la part du gouvernement.”

    De la mémoire à l’action: bâtir l’avenir ensemble

    Ainsi, à travers les voix des responsables institutionnels et des acteurs de terrain, se dessine une même conviction : la mémoire n’est pas un simple regard vers le passé, mais un engagement actif pour l’avenir.

    La jeunesse rwandaise, en s’appropriant cette responsabilité, devient à la fois gardienne de l’histoire et bâtisseuse d’un avenir plus juste, fondé sur la vérité, la paix et la résilience collective.

  • Kwibuka 32: à Ngororero, le Premier ministre appelle à la vigilance et à l’unité

    Le district de Ngororero a accueilli, ce 10 avril, les cérémonies de commémoration du 32e anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, en présence du Premier ministre, Justin Nsengiyumva.

    Organisée au mémorial du génocide de Ngororero, la cérémonie a réuni des autorités nationales et locales, des responsables des forces de sécurité ainsi que des habitants venus nombreux rendre hommage aux victimes.

    La veille, une veillée de mémoire s’était tenue au même endroit, marquant l’ouverture de ce moment de recueillement collectif.

    Un hommage aux victimes et un devoir de mémoire

    Dans ce district, plus de 57 000 personnes ont été tuées pendant le génocide, uniquement en raison de leur identité. La cérémonie a débuté par un moment de recueillement devant les tombes de 14 500 victimes inhumées au mémorial de Ngororero.

    Les participants ont été accueillis par le maire du district, Christophe Nkusi, avant d’écouter un rappel historique des événements tragiques ayant marqué Le district, présenté par l’honorable Annoncée Manirarora.

    Parmi les personnalités présentes figuraient notamment des membres du gouvernement, dont le ministre de l’Administration locale, Dominique Habimana, le ministre de l’Intérieur, Vincent Biruta, des parlementaires, le gouverneur de la province de l’Ouest ainsi que plusieurs responsables administratifs et sécuritaires.

    Se souvenir est une responsabilité nationale

    Dans son discours, le Premier ministre a adressé un message de compassion aux rescapés:

    “Je tiens à exprimer ma solidarité et à réconforter les survivants du génocide contre les Tutsi, ici présents et à travers tout le pays.”

    Il a salué les efforts des autorités locales et des différents acteurs ayant contribué à l’organisation de cette commémoration, tout en rendant hommage aux témoignages des survivants, notamment celui d’Apollinaire Rurangwa, qui a retracé avec émotion les épreuves traversées pendant le génocide.

    Le chef du gouvernement a rappelé que la mémoire du génocide et les leçons qui en découlent constituent un engagement collectif des Rwandais, soulignant que cette tragédie trouve ses racines dans les divisions héritées de la colonisation et aggravées par les régimes précédents.

    “Le génocide contre les Tutsi a été planifié par une mauvaise gouvernance qui a détruit l’unité nationale, en instaurant la haine, la discrimination et les divisions”, a-t-il insisté.

    Ngororero, un district marqué par l’histoire du génocide

    Le Premier ministre a également rappelé le rôle particulier de Ngororero dans l’histoire du génocide, évoquant notamment le discours de Léon Mugesera en 1992, appelant à la violence contre les Tutsi, ainsi que le massacre de Nyange, où plus de 2 000 personnes avaient été tuées après la destruction d’une église.

    Il a par ailleurs rendu hommage aux élèves du lycée de Nyange, qui, en 1997, avaient refusé de se diviser selon des critères ethniques face à une attaque, affirmant leur identité commune de Rwandais au prix de leur vie.

    “Ces élèves sont un symbole fort d’unité et de courage. Ils doivent inspirer les jeunes générations dans la lutte contre l’idéologie genocidaire”, a-t-il déclaré.

    Un appel à la vigilance et à l’engagement des jeunes

    Revenant sur le thème de Kwibuka 32, Dr Nsengiyumva a salué les progrès du Rwanda dans sa reconstruction, tout en mettant en garde contre les menaces persistantes.

    Il a notamment dénoncé les tentatives de négation et de banalisation du génocide, ainsi que la propagation de l’idéologie génocidaire dans la région des Grands Lacs, en particulier en République démocratique du Congo.

    “Nous ne devons pas relâcher notre vigilance. Certains continuent de nier et de minimiser le génocide, et de propager cette idéologie dangereuse”, a-t-il averti.

    Le Premier ministre a insisté sur le rôle clé de la jeunesse, appelée à s’approprier l’histoire du pays et à combattre les discours de haine, notamment sur les réseaux sociaux. Il a également exhorté les parents et les responsables à transmettre aux jeunes les valeurs d’unité, de résilience et de vérité.

    Poursuivre la reconstruction dans l’unité

    Enfin, Dr Nsengiyumva a réaffirmé l’engagement du Rwanda à ne jamais permettre la répétition d’un tel drame, rappelant les paroles du président de la République sur la nécessité de construire un pays uni et résilient.

    Il a également appelé les habitants de Ngororero à renforcer davantage la cohésion sociale, soulignant que le district doit encore progresser en matière d’unité nationale selon les indicateurs récents.

    “Se souvenir n’est pas un simple rituel, c’est un engagement. Celui de restaurer la dignité des victimes et de garantir que jamais un tel crime ne se reproduise dans notre pays”, a-t-il conclu.

  • États-Unis: le Michigan reconnaît officiellement le 7 avril comme journée de commémoration du génocide contre les Tutsi

    Le 7 avril 2026, la gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, a officiellement proclamé cette date comme “journée de commémoration du génocide contre les Tutsi au Rwanda.”

    Dans sa proclamation, la gouverneure rappelle que près d’un million de personnes ont été “délibérément et systématiquement assassinées” lors du génocide de 1994, ciblant principalement les Tutsi, mais aussi des Hutu modérés et toute personne opposée aux violences.

    Elle souligne également que ce fait historique est reconnu par des instances internationales telles que l’Organisation des Nations unies, le Tribunal pénal international pour le Rwanda et l’Union africaine.

    Le texte insiste sur l’ampleur des violences, marquées par des actes organisés ayant entraîné la mort d’hommes, de femmes et d’enfants, ainsi que des traumatismes durables pour les survivants et leurs familles.

    Il rappelle également que le 7 avril a été désigné en 2003 par l’ONU comme Journée internationale de réflexion sur le génocide contre les Tutsi, renforçant ainsi la responsabilité collective de se souvenir, de soutenir les survivants et de prévenir de futurs crimes contre l’humanité.

    Au-delà du devoir de mémoire, la proclamation met en garde contre les dangers persistants du négationnisme, de la distorsion et du révisionnisme, qui continuent de nuire aux survivants et d’altérer la vérité historique.

    Elle réaffirme par ailleurs l’engagement du Michigan en faveur des droits humains, de l’État de droit et de l’éducation fondée sur des faits avérés, tout en condamnant fermement toutes les formes de haine, notamment le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme.

    Une reconnaissance saluée par les rescapés et la diaspora

    Cette décision a été accueillie avec satisfaction par Ibuka USA et la communauté rwandaise vivant dans le Michigan.

    Dans un communiqué publié le même jour, le président d’Ibuka USA, Marcel Mutsindashyaka, a exprimé sa reconnaissance envers les autorités de l’État :

    “Cette proclamation est un engagement en faveur de la vérité. Nommer correctement le génocide contre les Tutsi, c’est honorer les victimes et reconnaître la vérité portée par les survivants depuis des décennies.”

    Il souligne que l’usage précis de l’expression “génocide contre les Tutsi” revêt une importance historique, juridique et morale, contrairement à des formulations plus générales susceptibles de diluer la réalité des faits et d’ouvrir la voie au négationnisme.

    Dans la même dynamique, Caleb J. Uwagaba, président de la communauté rwandaise au Michigan, a insisté sur la portée de cette reconnaissance:

    “Cette proclamation honore les vies perdues, affirme la vérité de notre histoire et soutient les survivants dans leur processus de guérison. Elle renforce également les efforts en faveur de l’unité, de la réconciliation et de la transmission aux générations futures.”

    Le Michigan rejoint ainsi d’autres États américains, tels que l’Ohio, l’Utah et le Texas, qui ont déjà adopté une reconnaissance explicite et centrée sur les victimes du génocide contre les Tutsi.

    Un engagement pour la mémoire et l’avenir

    La proclamation souligne également la présence active de la communauté rwandaise dans le Michigan, composée de survivants, de leurs descendants, de chercheurs et d’acteurs engagés dans la vie civique.

    À travers des initiatives comme Kwibuka, période annuelle de 100 jours de commémoration, ces communautés œuvrent à préserver la mémoire et à sensibiliser les générations futures.

    Aux côtés de la communauté rwandaise du Michigan, Ibuka USA appelle les autorités fédérales américaines ainsi que d’autres États et institutions à adopter une reconnaissance claire et conforme à celle des Nations unies.

    Dans une réaction publiée en ligne, l’ambassadrice du Rwanda à Washington, Mathilde Mukantabana a salué cette décision, remerciant la gouverneure du Michigan pour cet acte significatif.

  • Rome: Ibuka Italie commémore pour la 32e fois le génocide contre les Tutsi dans un esprit de mémoire et de solidarité

    La communauté rwandaise vivant en Italie, accompagnée d’amis et de représentants institutionnels, s’est réunie le 7 avril 2026 à Rome pour marquer le 32e anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsi. Une cérémonie empreinte d’émotion, de recueillement et de transmission, organisée sous l’égide d’Ibuka Italia.

    C’est dans le cadre solennel de la Basilique Saint-Barthélemy-en-l’Île que s’est tenue la commémoration du 32e anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsi. Situé au cœur de la capitale italienne, ce lieu symbolique, dédié aux “Nouveaux Martyrs”, a offert un cadre hautement significatif à cette journée de mémoire.

    La cérémonie, organisée par Ibuka Italie, a rassemblé la diaspora rwandaise, des partenaires ainsi que des autorités italiennes, dans une atmosphère marquée par la dignité et la solidarité.

    Un programme marqué par le recueillement

    Les activités ont débuté par une prière communautaire, ouvrant un moment de méditation collective. La cérémonie officielle de commemoration pour la 32e fois (Kwibuka 32) s’est ensuite déroulée dans un profond silence, ponctuée par l’allumage des bougies et une minute de recueillement en mémoire de plus d’un million de victimes du génocide des tutsi de 1994.

    Ces gestes symboliques ont uni l’assemblée dans un hommage sobre et poignant, rappelant l’ampleur de la tragédie et la nécessité de préserver la mémoire.

    Diplomates et acteurs associatifs mobilisés

    La cérémonie a été marquée par plusieurs interventions de personnalités issues des milieux diplomatique et associatif.

    Les représentants de la Communauté de Sant’Egidio, notamment le professeur Paolo Boruso, ont salué les efforts continus en faveur de la paix et de la mémoire.

    Les consuls honoraires du Rwanda en Italie, Enrico Lalia Morra (Rome) et Ofer Arbib (Milan), ont réaffirmé leur engagement à défendre la vérité historique et à soutenir les initiatives de commémoration.

    Pour sa part, Pacifique Ndayishimiye, président de la diaspora rwandaise en Italie, dans un message transmis en son absence, a mis en avant le rôle essentiel des Rwandais de l’étranger dans le processus de reconstruction nationale et de consolidation de l’unité.

    Clôturant les interventions, Honorine Mujyambere, présidente d’Ibuka Italie, a rappelé la mission fondamentale de l’organisation: “Se souvenir, s’unir, se reconstruire.”

    La jeunesse au cœur de la transmission

    L’un des moments les plus marquants de la cérémonie a été consacré à la transmission de la mémoire aux jeunes générations. Le récit des événements du 7 avril 1994, porté par de jeunes Rwandais résidant en Italie, a suscité une vive émotion au sein de l’assemblée.

    Leur implication témoigne d’une volonté forte de faire vivre la mémoire au-delà des frontières et des générations, transformant le souvenir en un engagement actif pour que le “Plus jamais ça” devienne une réalité durable.

    La cérémonie s’est achevée par des chants d’espoir, illustrant la résilience du peuple rwandais et sa capacité à se reconstruire, même loin de sa terre d’origine.

    En photos: la commémoration de Rome

  • Africa CEO Forum 2026 à Kigali: rendez-vous les 14 et 15 mai pour la prochaine édition

    Kigali s’apprête à accueillir, les 14 et 15 mai, une nouvelle édition de l’Africa CEO Forum 2026. Plus de 2 000 chefs d’entreprises, investisseurs, chefs d’État et décideurs publics issus de plus de 75 pays sont attendus pour débattre des enjeux stratégiques du continent.

    Selon le communiqué de presse conjoint de Jeune Afrique, RDB et IFC, l’Africa CEO Forum 2026 s’impose une nouvelle fois comme la principale plateforme de dialogue public-privé et de conclusion de partenariats en Afrique. Cette édition réunira plus de 2 000 dirigeants d’entreprises, investisseurs, chefs d’État et décideurs publics issus de plus de 75 pays.

    Dans un contexte international marqué par des mutations profondes — remise en question du multilatéralisme, recomposition des flux de capitaux et affirmation des grandes puissances économiques à travers leurs champions nationaux — le Forum entend placer la notion d’« échelle » au cœur des stratégies africaines.

    Placée sous le thème “L’impératif de l’échelle: pourquoi l’Afrique doit adopter l’actionnariat partagé”, l’édition 2026 appelle les acteurs publics et privés à changer de paradigme. L’objectif est de mobiliser davantage de capitaux, mutualiser les risques et construire des entreprises panafricaines solides, capables de rivaliser à l’échelle mondiale. Le mot d’ordre est sans équivoque: “grandir ou échouer.”

    Organisé par Jeune Afrique Media Group et coorganisé par International Finance Corporation, le Forum réunira les principaux décideurs du continent autour d’une conviction partagée: seule une propriété africaine transnationale et partagée permettra d’atteindre la taille critique nécessaire.

    Alors que l’Afrique affiche une résilience notable — avec une croissance en hausse, une amélioration des notations souveraines et un renforcement des institutions financières continentales — les organisateurs estiment que ces avancées doivent s’accompagner d’une transformation plus profonde. Atteindre l’échelle ne se limite pas à lever des barrières physiques ou réglementaires: cela implique une nouvelle vision, fondée sur la coopération et le partage de la propriété.

    L’édition 2026 réunira également plusieurs hautes personnalités politiques, confirmant le statut du Forum comme espace privilégié d’échanges de haut niveau. Parmi les dirigeants attendus figurent notamment les presidents Paul Kagame du Rwanda et Bola Ahmed Tinubu du Nigeria.

    Plusieurs chefs de gouvernement seront également présents, dont Maria Benvinda Levi (Mozambique), Robert Beugré Mambé (Côte d’Ivoire) et Amadou Oury Bah (Guinée).

    À leurs côtés, des membres influents de gouvernements africains participeront aux discussions, notamment José de Lima Massano (Angola), Birame Souleye Diop (Sénégal), Bouna Sylla (Guinée), Muhammad Ali Pate (Nigeria) et Thierry Minko (Gabon).

  • Police nationale du Rwanda: le président Paul Kagame promeut plusieurs officiers

    La Police Nationale du  Rwanda a annoncé, le 9 avril 2026, une série de promotions au sein de ses rangs, décidées par président de la République Paul Kagame. Ces nominations concernent à la fois les officiers supérieurs, subalternes ainsi que les sous-officiers.

    Selon le communiqué officiel rendu public par la Police du Rwanda, cinq officiers ont été élevés au rang de Commissaire de police (CP). Il s’agit de Emmanuel Karasi, Bertin Mutezintare, Jean Népomuscène Mbonyumuvunyi, Barthélemy Rugwizangoga et Fidèle Mugengana.

    D’autres dix promotions importantes concernent le passage du grade de Senior Superintendent of Police (CSP) à celui d’Assistant Commissioner of Police (ACP). Les officiers promus à ce niveau sont Claude Bizimana, Adolphe Nyagatare, Rango Ndoli, Callixte Kalisa, Vincent Habintwari Bihigi, Antoine Munyampundu, Faustin Kalimba, Hodali Rwanyindo, Christian Safari et Alexis Nyamwasa.

    Au-delà de ces nominations individuelles, ces promotions touchent un large éventail de grades au sein de la Police nationale. Cinq officiers ont été promus de Senior Superintendent of Police à Commissaire, tandis que 94 officiers sont passés du grade de Superintendent à Senior Superintendent. Par ailleurs, 161 officiers ont été élevés de Chief Inspector à Superintendent, 574 de Inspector à Chief Inspector, et 17 de Assistant Inspector à Inspector.

    La promotion concerne aussi les sous-officiers et autres grades. Ainsi, 282 agents ont été promus de Staff Sergeant à Chief Sergeant, 763 de Sergeant à Staff Sergeant, 1 886 de Corporal à Sergeant et 1 949 de Police Constable à Corporal.

    NDLR: Certains grades ont été conservés en anglais afin de respecter la terminologie officielle.