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  • RDC: 15 Echecs Majeurs du Pouvoir de Tshisekedi sous Silence International

    Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2019, le président Félix Tshisekedi était perçu comme le visage du changement tant attendu en République démocratique du Congo (RDC). Hélas, six ans plus tard, le tableau est sombre: violences accrues, corruption généralisée, réformes bloquées, et un usage abusif du pouvoir étatique. Malgré ces échecs flagrants – dont certains relèvent clairement de crimes contre l’humanité – les organisations internationales comme Amnesty International, Human Rights Watch, les Nations Unies, ainsi que la majorité des médias occidentaux, continuent de blâmer exclusivement le Rwanda pour les crises congolaises.

    Cette complaisance volontaire, voire complice, de la « communauté internationale » masque non seulement la vérité, mais empêche aussi toute perspective réelle de paix et de justice au Congo.

    Voici une analyse de quinze échecs majeurs de Félix Tshisekedi, restés sous silence international, mais lourds de conséquences pour le peuple:

    1. Incapacité à mettre fin aux conflits armés dans l’Est

    Malgré des promesses répétées de pacification, la situation sécuritaire dans les provinces orientales (Nord-Kivu, Ituri, Sud-Kivu) n’a cessé de se détériorer. Pire encore, le gouvernement congolais finance ou soutient activement des groupes armés, aggravant les déplacements de populations et les massacres.

    1. Une gouvernance corrompue et clientéliste

    Sous Tshisekedi, la lutte contre la corruption est restée un slogan vide. Les institutions publiques sont toujours gangrenées par les détournements de fonds, les marchés publics opaques, et l’enrichissement de l’élite au détriment du peuple.

    1. Instrumentalisation de la justice et absence d’état de droit

    La justice congolaise reste politisée. Des décisions judiciaires controversées, des arrestations arbitraires, et le manque d’indépendance des magistrats illustrent un système judiciaire manipulé pour museler les opposants et protéger les proches du régime.

    1. Échec du développement économique

    L’économie congolaise n’a connu aucune transformation structurelle. Elle reste dépendante de l’aide extérieure et des exportations minières. Le chômage de masse, la pauvreté extrême et l’absence d’investissement productif perdurent.

    1. Gestion catastrophique des crises sanitaires

    Le gouvernement n’a montré aucune capacité à gérer les épidémies : ni Ebola, ni la COVID-19, ni le choléra n’ont été efficacement maîtrisés. Les campagnes de vaccination ont échoué, révélant un État incapable de répondre aux besoins de base de sa population.

    1. Échec dans la construction et l’entretien des infrastructures de base

    L’un des échecs les plus visibles du régime Tshisekedi est l’incapacité à doter le pays d’infrastructures essentielles, notamment en matière de routes interprovinciales, écoles, hôpitaux et centres de santé. Dans de nombreuses régions, les routes sont impraticables ou inexistantes, coupant des millions de Congolais de l’accès aux marchés, aux soins médicaux et à l’éducation. Là où ces infrastructures existent, elles sont souvent en ruine, mal construites ou non entretenues. Cette négligence chronique témoigne d’une absence totale de vision pour le développement national, condamnant le pays à un enclavement et un sous-développement perpétuels.

    1. Violations massives des droits humains par l’armée

    Les Forces armées de la RDC (FARDC) sont impliquées dans de graves violations: exécutions extrajudiciaires, viols, torture, et répression violente des manifestants. Aucune action sérieuse n’a été engagée pour juger les coupables, souvent protégés par la hiérarchie militaire.

    1. Usage illégal de mercenaires européens

    Le recours à des mercenaires européens pour des opérations militaires dans l’Est constitue une grave violation du droit international. Ces mercenaires auraient agi aux côtés de milices ciblant les Tutsis congolais, contribuant à des crimes ethniques non documentés par la justice.

    1. Enrichissement illicite de la famille présidentielle

    Des membres de la famille de Tshisekedi profitent des contrats miniers opaques et des concessions illégales, notamment dans l’exploitation de minerais de conflits. L’accès privilégié aux ressources de l’État alimente une kleptocratie dynastique contraire à toute éthique publique.

    1. Collaboration avec les FDLR, groupe d’origine génocidaire

    Le régime de Kinshasa opère étroitement avec la FDLR, un groupe armé composé de membres ayant participé au Génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. Leur présence et leur tolérance dans l’Est alimentent les tensions régionales et compromettent les initiatives de paix.

    1. Création de milices civiles ethniques: les ‘Wazalendo’

    Sous l’impulsion directe du président, les milices Wazalendo (soi-disant «patriotes») ont été armées et encouragées. Ces groupes sont responsables de persécutions ciblées contre les Tutsis congolais, agissant en toute impunité dans une logique de haine ethnique.

    1. Sabotage des processus de paix régionaux

    Tshisekedi a publiquement soutenu les processus de Nairobi, Luanda, et même ceux menés par Washington, tout en les sabotant discrètement par des violations répétées des cessez-le-feu et un refus d’engagement sincère. Sa stratégie est d’entretenir le chaos pour justifier un pouvoir autoritaire.

    1. Discours de haine et discrimination ethnique institutionnalisée

    Les discours xénophobes contre les Tutsis sont devenus monnaie courante dans les discours politiques et médiatiques en RDC. Tshisekedi et son entourage ont utilisé l’ethnicisme comme stratégie électorale, créant une atmosphère délétère et dangereuse pour les minorités.

    1. Manipulation des relations diplomatiques à des fins électoralistes

    Le président a transformé les tensions diplomatiques avec le Rwanda en outil de propagande interne, exacerbant les conflits régionaux pour détourner l’attention de ses échecs internes. Une diplomatie à courte vue qui aggrave l’instabilité au lieu de la résoudre.

    1. Financement de la propagande anti-Rwanda dans les médias occidentaux

    Enfin, des preuves indiquent que le gouvernement Tshisekedi a utilisé des fonds publics pour engager des cabinets de lobbying et acheter des campagnes médiatiques en Occident. L’objectif: construire un narratif selon lequel tous les problèmes du Congo sont causés par le Rwanda. Cette propagande bien orchestrée détourne l’attention de la corruption, de l’ethnicisme et de la mauvaise gouvernance qui gangrènent Kinshasa.

    Un Silence International Choquant

    Face à ces faits documentés, il est troublant de constater que les institutions internationales ferment les yeux. Amnesty International, Human Rights Watch, ou même les agences onusiennes ne dénoncent que timidement, voire pas du tout, les crimes du régime Tshisekedi. Les violations contre les Tutsis, les massacres dans les zones rurales, l’usage des mercenaires… tout cela est relégué au second plan, pendant que la majorité des rapports médiatiques occidentaux pointent exclusivement le Rwanda.

    Cette sélectivité morale alimente une injustice persistante. Pire encore, elle encourage les dirigeants corrompus à agir sans crainte de sanctions, sachant que leur rôle géopolitique ou minier les protège d’un réel examen international.

    Conclusion: Une impunité dangereuse

    Le bilan de Félix Tshisekedi est accablant, non seulement par l’échec manifeste de ses promesses, mais aussi par les crimes graves qu’il aurait orchestrés ou tolérés. Son régime ne devrait pas seulement être critiqué; il devrait être scruté, enquêté et condamné par les instances internationales.

    Ignorer ces réalités au nom de jeux diplomatiques ou de sympathies historiques n’est pas seulement immoral: c’est complice. La paix au Congo ne viendra pas par des récits falsifiés, mais par une vérité courageusement énoncée, et par la fin de l’impunité – quel que soit le camp politique.

  • Marathon de Kigali 2025: Florence Niyonkuru brille, les Kenyans confirment leur suprématie

    Kigali a vibré ce dimanche 8 juin 2025 au rythme de la 20e édition du Marathon international pour la paix, organisé sous le thème: « Amener le monde à Kigali et emmener Kigali dans le monde. » L’événement, rehaussé par la présence de la ministre des Sports, Nelly Mukazayire, a rassemblé des coureurs d’élite et des amateurs venus de toute la région.

    Trois épreuves étaient au programme: le marathon complet (42,195 km), le semi-marathon (21,097 km) et la course de 10 km Run for Peace. Tous les départs et arrivées ont eu lieu au Stade Amahoro.

    Florence Niyonkuru, fierté du Rwanda

    La grande sensation de la journée est sans conteste la Rwandaise Florence Niyonkuru, qui a remporté la médaille d’or dans le semi-marathon féminin. Elle a franchi la ligne d’arrivée en 1h13’57”, devant sa compatriote Adeline Musabyeyezu (1h14’18”), tandis que la Kényane Vivian Jepkoech complétait le podium (1h15’10”).

    La performance de Niyonkuru illustre la domination rwandaise dans cette course, avec sept athlètes locaux classés parmi les huit premières.

    Les Kenyans, maîtres du marathon

    Chez les hommes, le Kenya a confirmé sa réputation de puissance de fond. Laban Korir a récupéré son titre au marathon complet avec un chrono de 2h18’26”, devant son compatriote Kipkirui Langat (2h19’00”) et l’Éthiopien Tadese Memo Temechachu (2h21’01”).

    Le semi-marathon masculin a été remporté par le Kényan Derrick Njoroge (1h05’23”), suivi de l’Ougandais Gilbert Kamutwire (1h07’02”). Le Rwandais Theophile Bigirimana s’est illustré en décrochant la médaille de bronze (1h07’34”). Trois autres Rwandais – Emmanuel Nkurunziza, Jean Claude Nsabimana et Slyvain Nizeyimana – ont terminé dans le top 8.

    Alexis Nizeyimana, du club de Nyaruguru, s’est hissé à la cinquième place du marathon complet masculin (2h23’01”), seul Rwandais dans le top 8.

    Victoire kényane chez les dames

    Dans le marathon féminin, Teresiah Kwamboka (Kenya) s’est imposée en 2h37’12”, devant l’Éthiopienne Kebene Chala (2h37’29”) et la Kényane Ivyne Langat (2h38’14”). Aucune Rwandaise n’était engagée dans cette catégorie.

    Les vainqueurs du marathon complet ont chacun empoché 20 000 dollars, les deuxièmes 15 000 dollars, et les troisièmes 7 500 dollars.

  • Tennis féminin à Paris: Coco Gauff s’offre Roland-Garros

    A 21 ans, l’Américaine remporte son premier titre à Paris au terme d’un combat acharné face à la numéro un mondiale.

    C’est une victoire pleine de caractère que Coco Gauff a signée samedi 7 juin sur la terre battue de Roland-Garros. Opposée à la Biélorusse Aryna Sabalenka en finale, l’Américaine de 21 ans a triomphé en trois sets (6-7, 6-2, 6-4), décrochant son tout premier titre à Paris. Une consécration pour celle que beaucoup voyaient déjà comme la future star du tennis féminin.

    Malgré un premier set perdu au tie-break, la numéro deux mondiale n’a pas flanché. Mieux encore: elle a fait preuve d’un sang-froid remarquable pour inverser la tendance face à une Sabalenka de plus en plus fébrile. Sur un court Philippe-Chatrier balayé par des rafales de vent, la jeune Américaine a su garder sa lucidité, tandis que son adversaire multipliait les fautes directes – 70 au total. Une donnée lourde qui a pesé sur le sort du match.

    Cette finale, très attendue, réunissait pour la première fois depuis 2013 les deux premières joueuses mondiales à Roland-Garros. Et comme lors du duel historique entre Serena Williams et Maria Sharapova, le suspense était au rendez-vous. Les échanges, tendus et intenses, ont tenu le public en haleine pendant plus de deux heures.

    Coco Gauff, finaliste malheureuse en 2022, n’a cette fois pas laissé passer sa chance. Avec une détermination sans faille, elle a pris le dessus sur une Sabalenka en perte de repères. Plus solide mentalement, plus précise dans les moments clés, Gauff a imposé son rythme, poussant la numéro un mondiale à la faute.

    Déjà titrée à l’US Open en 2023, Coco Gauff s’affirme désormais comme une valeur sûre du tennis mondial, capable de briller sur toutes les surfaces. À seulement 21 ans, elle devient la nouvelle reine de Paris.

  • Le Rwanda se retire de la CEEAC

    Le Rwanda a annoncé le samedi 7 juin 2025 son retrait de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), dénonçant des violations répétées de ses droits en tant que membre ainsi que le non-respect, par le bloc régional, de ses principes fondateurs.

    Dans un communiqué publié par le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le gouvernement rwandais a déclaré qu’il « ne voit aucune raison de maintenir son appartenance à une organisation dont le fonctionnement est désormais contraire à ses principes et à son utilité ».

    Le communiqué ajoute :

    « Le Rwanda déplore l’instrumentalisation de la CEEAC par la République Démocratique du Congo, avec le soutien de certains États membres. Cette dérive s’est une fois de plus manifestée lors du 26ᵉ Sommet ordinaire tenu aujourd’hui à Malabo, où le droit du Rwanda à la présidence rotative, telle que stipulée dans l’article 6 du traité, a été délibérément ignoré pour imposer le diktat de la RDC. »

    Le ministère rappelle également que le Rwanda avait déjà dénoncé, dans une lettre adressée au Président en exercice de l’Union africaine, son exclusion jugée illégale du 22ᵉ Sommet de la CEEAC, organisé en 2023 à Kinshasa sous la présidence de la RDC.
    Le silence et l’inaction qui ont suivi, selon le communiqué, « confirment l’échec de l’organisation à faire respecter ses propres règles ».

     A propos de la CEEAC

    Créée en 1983, la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale a son siège à Libreville, au Gabon. Elle vise à promouvoir l’intégration économique, la paix et la stabilité dans la région.

    Elle regroupe actuellement 11 États membres : Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, République du Congo, République Démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, et Rwanda (jusqu’à son retrait annoncé le 7 juin 2025).

  • Eid al-Adha 2025 : Le Rwanda célèbre la Fête du Sacrifice dans l’unité et la générosité

    Ce vendredi 6 juin 2025, les musulmans du Rwanda se sont joints à des millions de fidèles à travers le monde pour célébrer l’Eid al-Adha, ou Fête du Sacrifice, l’une des deux grandes fêtes de l’islam. A Kigali, la prière s’est tenue dès 6h du matin au stade Pelé de Nyamirambo, rassemblant des milliers de musulmans dans un esprit de foi, de partage et de solidarité.

    Les célébrations ont débuté par des prières collectives. La viande est ensuite partagée entre la famille, les amis et les personnes dans le besoin. Ce n’est pas seulement un acte rituel, c’est un rappel de la compassion et de la solidarité.

    A Kigali, la prière s’est tenue au stade Pelé de Nyamirambo – Photo IGIHE

    Cette fête est célébrée sur une période de trois jours, permettant à chacun d’effectuer le sacrifice rituel soit le jour même, soit le lendemain. La viande obtenue est ensuite partagée avec les voisins, sans distinction de croyance ou de religion.

    Déclaré jour férié national par le ministère de la Fonction publique et du Travail, l’Eid al-Adha 2025 a été célébré dans tout le pays avec ferveur et sérénité. Au-delà des rites, cette fête a renforcé les valeurs de foi, d’unité et de solidarité au sein de la communauté musulmane rwandaise.

    L’Eid al-Adha commémore la soumission du prophète Ibrahim (Abraham) à Dieu, prêt à sacrifier son fils Ismaël avant qu’un mouton ne lui soit envoyé en remplacement. Cette histoire symbolise la foi, l’obéissance et la miséricorde divine. La fête marque également la fin du Hajj, le pèlerinage à La Mecque, et rappelle des figures clés de l’islam comme Hajar, dont la quête d’eau dans le désert mena au miracle de la source de Zamzam.

  • Mondiaux de cyclisme 2025 au Rwanda: la Belgique confirme sa présence à Kigali

    La Fédération belge de cyclisme a annoncé sa participation aux Championnats du monde de cyclisme sur route, prévus au Rwanda du 21 au 28 septembre 2025. Cette décision, communiquée par sa directrice générale Nathalie Clauwaert, a été saluée par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, qui a déclaré: “Un bonne décision qui va dans le bon sens. L’équipe cycliste belge est en effet la bienvenue au Rwanda, comme toutes les autres équipes cyclistes. Le championnat du monde de cyclisme sur route au Rwanda (21-28 septembre 2025), le premier en Afrique, sera certainement une fête sportive et populaire”

    Cette annonce intervient dans un contexte de crise diplomatique entre les deux pays. En mars 2025, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la Belgique, l’accusant de prendre parti dans le conflit en République démocratique du Congo et de propager des informations hostiles à l’égard de Rwanda.

    En février 2025, l’équipe belge Soudal-Quick-Step Devo Team avait renoncé à participer au Tour du Rwanda, invoquant des préoccupations de sécurité liées au conflit en RDC. Cependant, quatorze autres équipes, dont la Lotto-Dstny Devo Team belge, avaient pris part à la course, qui s’était déroulée sans incident sécuritaire.

    Le Championnat du monde de cyclisme de Septembre  à Kigali sur route 2025 sera le premier organisé sur le continent africain.

  • Kigali transforme ses zones humides pour une ville verte et récréative

    “Avez-vous remarqué les travaux de réhabilitation en cours dans les zones humides de Kigali? Cinq marais, couvrant 500 hectares et s’étendant sur 10 secteurs de la ville, sont en cours de restauration. Ce projet vise à réduire les inondations, améliorer la qualité de l’eau, restaurer la biodiversité et offrir 58,5 km de sentiers des piétons et de pistes cyclables pour promouvoir les activités récréatives et sportives. Les travaux devraient être achevés d’ici décembre 2025. Je suis impatiente!” peut-on lire sur le compte X de Madame Yolande Makolo, Porte-Parole du Gouvernement.

    La capitale rwandaise, Kigali, entreprend un projet de réhabilitation de cinq zones humides dégradées. Selon Martine Uwera, responsable du programme d’intégration environnementale et de gestion de la biodiversité à l’Agence rwandaise de gestion de l’environnement (REMA), les zones concernées sont les marais de Gikondo (162 ha), Rwampara (65 ha), Nyabugogo (131 ha), Kibumba (68 ha) et Rugenge-Rwintare (65 ha). Les travaux, commencés en mars 2024, devraient s’achever d’ici décembre 2025. A ce jour, les réhabilitations de Gikondo, Nyabugogo, Rugenge-Rwintare et Kibumba sont achevées à 56 %, tandis que Rwampara, dont les travaux ont débuté plus tard, est à environ 20 % d’avancement.

    Le projet, estimé à 80 millions de dollars, est financé à hauteur de 36 millions de dollars pour la première phase, le reste devant être mobilisé auprès d’investisseurs privés. Il est prévu de créer 112 800 emplois verts, contribuant ainsi à l’économie locale et à la sensibilisation à la conservation de l’environnement.

    Les activités proposées comprennent également l’installation des terrains de football, volley-ball, et basket-ball, des circuits de gym en plein air, des aires de jeux actives pour les enfants, ainsi que des activités économiques telles que des kiosques de location de vélos, des kiosques alimentaires, des espaces pour des événements, des kiosques d’artisanat et de souvenirs, la location de terrains de sport, des aires de restauration/snack, des zones paysagées avec des bancs, de la verdure, des étangs, et un amphithéâtre pour des événements culturels, entre autres. Il est prévu aussi la création de petits lacs dans certaines de ces zones humides.

    Sous le Plan directeur des zones humides de la ville de Kigali, 3 888 hectares sont réservés à la conservation, 3 851 hectares à une utilisation durable et 1 421 hectares au tourisme et aux loisirs. Ce projet s’inscrit dans la continuité du succès du parc éco-touristique de Nyandungu, qui a transformé une zone humide dégradée en un espace éducatif et récréatif, attirant environ 6 000 visiteurs par mois.

    La réhabilitation des zones humides de Kigali représente une avancée majeure vers une ville plus verte, résiliente et inclusive, offrant des espaces naturels pour le loisir, l’éducation et la préservation de la biodiversité.

  • L’intelligence artificielle, moteur de transformation de l’arbitrage commercial en Afrique

    Lors de la conférence conjointe organisée par le Conseil International pour l’Arbitrage Commercial et le Centre International d’Arbitrage de Kigali le 5 juin 2025, la présidente de la Cour suprême du Rwanda, Domitilla Mukantaganzwa, a souligné le rôle crucial de l’intelligence artificielle dans la modernisation de l’arbitrage commercial en Afrique. Elle a mis en avant les opportunités offertes par l’IA pour accélérer les procédures, réduire les coûts et renforcer l’efficacité des systèmes judiciaires sur le continent.

    Madame Mukantaganzwa a mis en avant les efforts du Rwanda pour intégrer l’arbitrage dans son système judiciaire. Elle a souligné que le pays a entrepris des réformes délibérées pour faire de l’arbitrage une composante crédible et intégrale de son système de justice. Elle a mentionné le Centre International d’Arbitrage de Kigali comme une institution clé dans ce parcours.

    Participants à la conférence International tenue Kigali

    Le ministre rwandais de la Justice, Emmanuel Ugirashebuja, a souligné le rôle crucial de l’intelligence artificielle dans la modernisation de l’arbitrage commercial en Afrique. Il a mis en avant les opportunités offertes par l’IA pour accélérer les procédures, réduire les coûts et renforcer l’efficacité des systèmes judiciaires sur le continent.

    Le ministre a identifié plusieurs tendances clés de l’IA qui redéfinissent l’arbitrage à l’échelle mondiale et gagnent du terrain dans les systèmes juridiques africains. Parmi celles-ci, la gestion de cas assistée par IA permet d’automatiser la révision de documents, l’analyse des dossiers et les tâches procédurales, réduisant ainsi le temps et les coûts associés à la résolution des litiges. De plus, l’analyse prédictive offre la possibilité d’anticiper les résultats potentiels en se basant sur des décisions arbitrales antérieures, aidant ainsi les parties à évaluer les risques et à prendre des décisions éclairées avant d’entamer une procédure.

    Toutefois, Emmanuel Ugirashebuja a averti que l’adoption de l’IA doit se faire de manière responsable, en tenant compte des défis éthiques et juridiques tels que les biais, la transparence et la responsabilité. Il a salué les initiatives d’institutions comme le Chartered Institute of Arbitrators qui élaborent des lignes directrices pour une utilisation responsable de l’IA.

    La conférence a également mis en lumière les efforts du Rwanda pour intégrer l’arbitrage dans son système judiciaire. La présidente de la Cour suprême, Domitilla Mukantaganzwa, a souligné que le pays a entrepris des réformes délibérées pour faire de l’arbitrage une composante crédible et intégrale de son système de justice. Elle a mentionné le Centre International d’Arbitrage de Kigali comme une institution clé dans ce parcours.

    Cette conférence a servi de plateforme pour discuter de l’intégration de l’IA dans l’arbitrage commercial en Afrique, mettant en avant les opportunités et les défis associés. Les discussions ont souligné la nécessité d’une adoption responsable de l’IA, tout en reconnaissant son potentiel pour transformer la résolution des litiges commerciaux sur le continent.

  • Match Amical de Football: Les Amavubi s’inclinent 2-0 face aux Fennecs à Constantine

    Dans une rencontre amicale disputée ce mercredi soir à Constantine, l’équipe nationale du Rwanda a été battue 2 buts à 0 par une solide formation algérienne. Ce match s’inscrit dans les préparatifs du CHAN 2025 pour les Fennecs, tandis que les Amavubi affinent leur stratégie pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.

    Ce mercredi soir, dans le mythique stade Chahid Hamlaoui de Constantine, l’équipe nationale du Rwanda, les Amavubi Stars, affrontait en match amical l’équipe nationale d’Algérie, les Fennecs. Dans une ambiance électrique, avec plus de 25 000 spectateurs présents, les Verts ont dominé la rencontre et se sont imposés sur le score de 2 buts à 0.

    Les Verts d’Algerie

    Dès le coup d’envoi, l’Algérie a imposé un rythme élevé et une grande qualité technique. Le premier but est survenu à la 27ᵉ minute, lorsque Youcef Belaïli a trompé le gardien rwandais d’une frappe précise à l’entrée de la surface, après un bon mouvement collectif.

    Le deuxième but est intervenu à la 57ᵉ minute, suite à une montée tranchante du défenseur Joaquim Hadjam, qui a conclu une action bien construite du pied gauche, scellant ainsi la victoire des siens.

    Malgré la défaite, le Rwanda n’a pas démérité. Les Amavubi ont montré de la discipline et une volonté de bien faire, mais ils ont peiné à créer des occasions franches face à une défense algérienne solide. Le gardien Fiacre Ntwari s’est illustré à plusieurs reprises, évitant un score plus sévère.

    Ce match entre dans le cadre des préparatifs de l’Algérie pour le CHAN 2025, qu’elle accueillera. Côté rwandais, ce test constitue une étape importante dans le processus de préparation aux éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.

    Face à une grande nation du football africain, les Amavubi ont engrangé une expérience précieuse, utile pour renforcer le groupe en vue des échéances à venir.

     

  • Jusqu’où ira le régime Tshisekedi ? L’art de gouverner par le flou et la diversion

    Par Kirenga Danny

    La question mérite d’être posée. Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, Félix Tshisekedi n’a cessé de promettre la paix, la stabilité et la restauration de la souveraineté nationale. Pourtant, six ans plus tard, le constat est alarmant : l’Est du pays s’enlise dans une guerre interminable, les groupes armés se multiplient, et le discours officiel tourne en boucle, usé jusqu’à la corde : le M23 est un groupe terroriste soutenu par le Rwanda, marionnette de Paul Kagame.

    Ce narratif, s’il est en partie fondé par les rapports onusiens, semble désormais plus utile pour masquer l’errance stratégique du régime que pour résoudre la crise. Le gouvernement semble gouverner au jour le jour, dans un tâtonnement permanent, incapable de définir une ligne claire ni de produire des résultats tangibles.

    La fabrique des ennemis : Kabila, Katumbi et l’illusion du contrôle

    Joseph Kabila, hier allié, est devenu ennemi

    A défaut de solutions, le pouvoir préfère désigner des coupables. Joseph Kabila, hier allié, est devenu l’homme à abattre : présenté comme un chef rebelle de l’ombre, complice du M23, traître à la nation.

    Même logique à l’égard de Moïse Katumbi: un jour patriote, le lendemain ennemi. Le régime hésite, manœuvre, accuse puis recule, dans une valse d’improvisation politique qui traduit une peur panique de toute voix dissonante. À force de diaboliser ses opposants, le pouvoir finit par révéler ses propres incertitudes.

    Un Etat affaibli, une souveraineté fictive

    Derrière les slogans patriotiques, le vide stratégique est criant. La désignation du M23 comme “groupe terroriste” n’a pas permis de changer la donne militaire. Les accusations contre les anciens dirigeants n’ont pas endigué l’effondrement de l’autorité de l’État à l’Est. Et dans cette confusion savamment entretenue, les populations civiles paient le prix fort: déplacements massifs, massacres, insécurité chronique.

    Pire encore, Kinshasa semble désormais attendre que les puissances étrangères – États-Unis en tête – viennent “finir la guerre” à sa place. Quelle crédibilité reste-t-il alors à ce régime qui se veut souverain mais agit en spectateur de son propre territoire ?

    Le régime Tshisekedi à l’épreuve du réel

    Après six ans de gouvernance, le régime de Félix Tshisekedi apparaît comme un pouvoir qui improvise, accuse mais ne gouverne pas. La guerre à l’Est devient le miroir cruel d’un Etat qui peine à défendre ses citoyens, à construire une vision, à assumer ses responsabilités.

    Si le président ne recentre pas son action sur des priorités claires — restaurer l’autorité de l’Etat, reconstruire une armée crédible, renouer avec une diplomatie proactive —, alors la question initiale prendra une autre tournure: non plus jusqu’où ira ce régime, mais jusqu’où ses propres contradictions le mèneront-elles?