Author: admin

  • Festivités pour la chanteuse Vestine Ishimwe en préparation de son mariage 

    La chanteuse Vestine Ishimwe, connue pour ses chants de louange et d’adoration en duo avec sa sœur Kamikazi Dorcas, a bénéficié d’un « Bridal Shower » en prélude à son mariage avec son fiancé originaire du Burkina Faso.

    Les festivités se sont déroulées dimanche soir, le 22 juin 2025, en présence de ses amies proches, principalement des femmes et des jeunes filles. L’ambiance a été marquée par la joie, des moments de prière et des conseils sur le parcours du mariage, soulignant le soutien et la satisfaction exprimés à l’égard de l’évolution de la relation de Vestine.

    Vestine a récemment annoncé qu’elle épouserait Idrissa Ouédraogo le 5 juillet 2025 lors d’une cérémonie prévue à l’Intare Conference Arena.

    Le 15 janvier 2025, Vestine et son fiancé se sont mariés civilement dans une cérémonie intime au secteur de Kinyinya du district de Gasabo, un événement tenu dans la plus grande discrétion.

  • Claver Ntoyinkima reconvertit les communautés locales en protecteurs de la biodiversité du parc Nyungwe

    Par Fulgence Niyonagize

    Dans le village de Banda, Secteur Rangiro, situé dans le district de Nyamasheke, à l’ouest du Rwanda, Claver Ntoyinkima, 52 ans, a transformé la relation entre les habitants et la forêt naturelle de Nyungwe actuellement devenue Parc national et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Pendant longtemps, cette forêt, riche en faune et en flore, a été le théâtre d’un braconnage intensif, considéré comme une source de revenus pour certaines familles locales. Claver, profondément marqué par la richesse et la beauté naturelle de la forêt depuis son enfance, a décidé d’agir pour préserver ce trésor. Les résultats de son dévouement parlent d’eux-mêmes.

    Ce matin, Claver Ntoyinkima, en tenue de guide, bottes aux pieds, jumelles au cou, arpente les sentiers du parc national de Nyungwe situé à 200 km de la capitale, Kigali. Derrière lui, des touristes enthousiastes sont à l’affût du moindre chant d’oiseau. Entre des descentes dangereuses et d’escarpements épuisants, offrant des vues larges sur le paysage environnant, on savoure l’air frais qui émane des arbres majestueux du parc et le chant des oiseaux qui résonne ici et là, apportant une touche de vie à ce paysage tranquille.

    Claver Ntoyinkima a 52 ans. Un âge qui témoigne ses 25 ans d’engagement au service de la nature. Il a grandi aux abords du parc, nourrissant son amour pour la biodiversité par la passion que lui inspirait son grand frère, alors travailleur dans le parc. Il dit : « Mon attachement à la biodiversité remonte à mon enfance, renforcé par des projets de conservation auxquels j’ai participé dès mon jeune âge. »

    En effet, c’est en 2009 qu’il s’engage pour la conservation communautaire. Grâce à un projet pour la conservation de Nyungwe (PCFN) financé par la « Wildlife Conservation Society », il est introduit comme formateur temporaire en conservation. Dans le cadre de ce projet, il sensibilise les communautés locales à l’importance de la conservation via les animateurs de conservation et les clubs éducatifs en milieu scolaire et communautaire. Il mène ainsi une lutte sur tous les fronts : décourager le braconnage et éduquer les jeunes pour former une nouvelle génération de leaders en conservation. Il explique : « Si les riverains ne sont pas sensibilisés, tous les efforts sont vains. » Cette passion le propulsera plus tard à gravir les échelons : ami du parc, formateur temporaire, réceptionniste, puis guide du parc.

    M. Ntoyinkima explique que son action a pour objectif de sensibiliser les braconniers à l’importance de préserver la richesse du parc tout en leur offrant des alternatives plus rentables. Il les accompagne dans l’intégration de coopératives où ils apprennent l’importance du parc, tant pour ses riverains que pour la communauté nationale et internationale. Ils découvrent la valeur des espèces animales et végétales qui y habitent, les dangers liés à leur destruction et les sanctions pénales encourues par ceux qui se livrent au braconnage. Par ailleurs, des alternatives au braconnage leur sont proposées : certains deviennent guides, porteurs de bagages, d’autres fabriquent des objets artisanaux qu’ils vendent aux touristes ou aux porteurs.

    Édouard Bakundukize, 61 ans, ancien braconnier, explique qu’il était à la fois piégeur et creuseur illégal de minerais dans le parc. En 2010, Claver a organisé un club de protection de la biodiversité pour sensibiliser les anciens braconniers aux dangers du braconnage. Grâce à ce programme, financé par le Projet pour la Conservation de Nyungwe, des braconniers et leurs familles ont reçu des chèvres pour changer de mode de vie. Ils étaient alors 241 anciens braconniers, incluant chasseurs, creuseurs de minerais et poseurs de pièges. Il souligne que sans cette intervention, et vu la vitesse du braconnage dans le temps, certains animaux auraient disparu. Aujourd’hui, ils sont près de 500 membres engagés dans la protection du parc comme guides, porteurs ou dans l’entretien des sentiers du parc. M. Bakundukize est aujourd’hui convaincu de la nécessité de préserver la biodiversité. Il dit : « Je ne pourrais plus couper un arbre ni tuer un animal. Si je vois quelqu’un le faire, j’alerte aussitôt les autorités. »

    Ces propos sont aussi confirmés par Lazare Nteziryimana, 48 ans, ancien braconnier. Mr. Nteziryimana raconte avoir débuté le braconnage en 1985, suivant l’exemple de son père chasseur. Au début, il capturait de petits animaux avant de s’attaquer à l’âge adulte à des proies plus grandes. « Je passais des semaines entières en forêt, à marcher pendant des heures, souvent la nuit, pour éviter d’être pris. Au lieu de m’amener à l’école, ma famille m’a laissé tôt aller à la chasse », avoue-t-il. C’est plus tard, en 2010, après avoir assisté aux séances de sensibilisation organisées par Claver, que Mr. Nteziryimana a commencé à envisager d’autres moyens de subsistance. Il a alors rejoint un club de conservation avec les autres braconniers convertis et a reçu des chèvres en guise de substitut à la chasse et s’est mis aussi à exploiter ses champs avec sa famille.

    Grâce à ces efforts, beaucoup de braconniers ont peu à peu pris conscience des impacts négatifs de leur activité. « Les animaux sauvages sont une richesse nationale. Tuer un animal revient à priver le pays d’un futur touriste et donc d’une source de devises », affirme-t-il. La préservation de la faune attire les touristes, génère des revenus qui profitent directement aux communautés locales. Il évoque des projets tels que la construction d’un réseau d’eau potable financé par les recettes du tourisme, la construction des écoles ainsi que le soutien aux artisans locaux qui vendent leurs produits aux touristes. « Pour moi, ces infrastructures valent beaucoup plus que l’argent que j’aurais gagné en chassant », dit-il.

    Chaque année, l’Office Rwandais de Développement en charge des parcs alloue 10% des revenus générés par le tourisme aux communautés voisines des parcs.

    Protais Niyigaba, le manager du parc, confirme que grâce à l’action de Claver, plusieurs anciens élèves des clubs de conservation sont devenus gardes forestiers et guides. Son travail a contribué à la réduction du braconnage et renforcé la coexistence entre les habitants et le parc. Ntoyinkima, dont le nom signifie en Kinyarwanda « j’ai eu la chance de ramasser un singe », incarne ce lien profond avec le parc et il en est convaincu : « Si l’on analysait mon sang, on y trouverait sans doute l’ADN de Nyungwe. »

    En reconnaissance de son engagement, Claver a reçu en novembre dernier le prestigieux Tusk Wildlife Ranger Award, décerné par le Royaume-Uni. Cette distinction s’accompagne d’une subvention de 30 000 livres sterling, qui lui permettra de poursuivre ses initiatives de conservation.

    Mais pour lui, humblement, cette reconnaissance ne se résume pas à un trophée ou à une somme d’argent. Elle est une confirmation que chaque effort compte, que chaque vie sauvée, chaque braconnier reconverti, chaque enfant sensibilisé, participe à quelque chose de plus grand.

  • Victoire Ingabire a été arrêtée pour complot visant à inciter des troubles à l’ordre public

    Selon une information rendue publique sur le compte X de l’office Rwandais d’Investigation, sur demande du Parquet, RIB vient d’ouvrir une enquête concernant Ingabire Umuhoza Victoire dans le cadre de l’exécution de la décision de la Haute Cour dans l’affaire opposant Sibomana Sylvain et ses co‑accusés, en vue de sa présentation devant le tribunal.

    Elle est poursuivie, avec ses co‑accusés, pour des infractions telles que la formation d’un groupe criminel et la planification d’actions visant à inciter des troubles à l’ordre public. Elle est actuellement détenue au poste du RIB de Remera en attendant d’être transférée au Parquet.

    Son arrestation intervient quelques heures après qu’Ingabire s’est présentée devant la Haute Cour suite à plusieurs mentions lors d’un procès en cours impliquant d’autres personnes .

    Cette arrestation fait suite à sa comparution devant la Haute Cour, répondant à une convocation dans le cadre d’une affaire criminelle impliquant neuf personnes, dont le YouTubeur Théoneste Nsengimana, poursuivies pour conspiration visant à renverser le gouvernement

    En 2013, Victoire Ingabire avait été condamnée à 13 ans de prison, peine commuée en 2018 par le président Paul Kagame, ce qui lui avait permis de recouvrer la liberté.

  • Déclaration conjointe sur les pourparlers de paix entre la RDC et le Rwanda, médiés par les Etats-Unis et observés par le Qatar

    NDLR: Cet article reprend intégralement la note aux médias publiée le 18 juin 2025 par le Département d’État américain.

    Le texte de la déclaration suivante a été publié par les gouvernements des États-Unis d’Amérique, de la République démocratique du Congo et de la République du Rwanda à l’occasion des pourparlers de paix qui se sont tenus cette semaine à Washington, D.C.

    Le 18 juin 2025, les équipes techniques de la République démocratique du Congo et de la République du Rwanda ont paraphé le texte de l’Accord de paix, en présence de la sous-secrétaire d’État américaine aux Affaires politiques, Allison Hooker, en vue de la signature ministérielle de l’Accord de paix le 27 juin 2025, qui sera parrainée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio.

    S’appuyant sur la Déclaration de principes signée le 25 avril 2025, l’Accord a été élaboré au terme de trois jours de dialogue constructif sur les enjeux politiques, sécuritaires et économiques. L’Accord comporte des dispositions relatives au respect de l’intégrité territoriale et à l’interdiction des hostilités ; au désengagement, au désarmement et à l’intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques ; à la mise en place d’un Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire qui intègre la CONOPS du 31 octobre 2024 ; à la facilitation du retour des réfugiés et des personnes déplacées, ainsi qu’à l’accès humanitaire ; enfin, à un cadre d’intégration économique régionale.

    Dans le cadre de la coordination continue entre les efforts de facilitation des États-Unis d’Amérique et de l’État du Qatar, ce dernier a participé à ces discussions afin de garantir la complémentarité et l’alignement entre les initiatives de chaque pays en faveur du dialogue et de la paix dans la région.

    Tant la RDC que le Rwanda ont exprimé leur reconnaissance pour les contributions précieuses et les efforts conjoints des États-Unis et du Qatar en tant que partenaires pour faire avancer une résolution pacifique.

    Nous attendons avec intérêt le sommet ultérieur des chefs d’État à Washington, D.C., pour faire progresser davantage la paix, la stabilité et la prospérité économique dans la région des Grands Lacs.

  • La Ville de Kigali adopte une technologie de nettoyage routier moderne

    La ville de Kigali marque une nouvelle étape dans sa transformation urbaine en présentant un véhicule intelligent de nettoyage routier d’une technologie avancée. Emma-Claudine Ntirenganya, porte-parole de la mairie, explique que ce véhicule est équipé pour balayer les routes goudronnées grâce à des brosses intégrées, mais aussi pour aspirer la poussière afin de nettoyer sans la soulever, améliorant ainsi la qualité de l’air et la propreté de la ville.

    «Il possède un système d’aspiration qui enlève la saleté, les débris et les matériaux détachés de la chaussée. Le véhicule dispose d’un réservoir dédié à la collecte des déchets, transférés automatiquement vers un site de traitement», précise-t-elle.

    En outre, le véhicule est doté de lances à haute pression, permettant de laver les pneus ou l’habillage du véhicule lui-même après qu’il a roulé sur des zones poussiéreuses. Ces innovations illustrent l’ambition inébranlable de Kigali: offrir une ville propre, intelligente et sécurisée.

    Malgré l’arrivée de cette technologie, la ville tient à rassurer: les équipes de nettoyage existantes, notamment les femmes de #KigaliYacu, poursuivront leur mission, travaillant main dans la main avec le nouveau véhicule. En effet, ce dernier ne peut pas accéder aux caniveaux, aux bordures de route ou aux espaces autour des plates-bandes. Il opère plutôt à partir de minuit, lorsque le trafic est réduit, garantissant ainsi un entretien efficace sans gêner la circulation.

    Avec l’introduction de ce nouveau véhicule de nettoyage, Kigali renforce sa réputation de ville innovante. Elle démontre ainsi sa capacité à mettre en œuvre des solutions modernes tout en valorisant le travail humain pour offrir aux habitants une expérience urbaine de haute qualité.

  • RwandAir sacrée «Meilleure compagnie régionale d’Afrique » aux World Airline Awards 2025

    Le 17 juin 2025, dans le cadre du Salon du Bourget à Paris, RwandAir a été honorée du prestigieux titre de Meilleure compagnie régionale d’Afrique lors des World Airline Awards 2025, organisés par Skytra. Cette distinction confirme la montée en puissance de la compagnie en tant que référence continentale dans le transport aérien.

    Skytrax, autorité mondialement reconnue pour ses évaluations qualitatives du secteur aérien, a basé son jugement sur un sondage indépendant mené entre septembre 2024 et mai 2025. Plus de 22,3 millions de votes de passagers, originaires de plus de 100 nationalités, ont été pris en compte . Les critères jugés étaient variés : accueil, ponctualité, confort, propreté et qualité des services.

    Edward Plaisted, PDG de Skytrax, a salué la performance de RwandAir : «RwandAir continue de se distinguer par une attention particulière au service… un produit régional professionnel, personnalisé et évolutif» .

    Yvonne Manzi Makolo, PDG de RwandAir, a remercié les voyageurs et l’organisme via le réseau social X : «Merci à tous les voyageurs qui ont voté pour RwandAir et à Skytrax d’honorer l’excellence en aviation. Cette reconnaissance renforce notre engagement à offrir des voyages inoubliables »

    Le compte officiel de RwandAir sur X a repris cet enthousiasme : «Nous sommes ravis d’annoncer que nous avons été nommés ‘Meilleure compagnie régionale d’Afrique’… Merci à nos passagers pour votre confiance continue. Ce prix est aussi le vôtre »

    En somme, cette victoire à Paris vient couronner les efforts constants de RwandAir en matière de service client, de confort à bord et d’expérience globale, confortant ainsi sa position de leader parmi les compagnies régionales africaines. Elle illustre également la confiance croissante des passagers envers le transport aérien régional sur le continent.

  • Taleb Abderrahim nommé entraîneur de l’APR FC

    « Nous avons le plaisir d’annoncer la nomination de Monsieur TALEB ABDERRAHIM en tant qu’entraîneur principal, assisté de CHAHID MOHAMED et de HAJ TAIEB HASSAN, pour prendre en charge notre équipe durant deux saisons, avec possibilité de prolongation. Nous avons toute confiance en lui et sommes persuadés qu’il mènera notre équipe vers de nouveaux sommets. Bienvenue à bord !», lit-on sur le compte X de l’APR FC.

    L’entraîneur marocain Taleb Abderrahim a été présenté mardi 17 juin 2025 comme nouveau coach principal de l’APR FC après avoir signé un contrat de deux ans. Il vient avec deux adjoints, Chahid Mohamed et Haj Taieb Hassan.

    Depuis 2007, Taleb a dirigé 13 équipes, dont les géants marocains RS Berkane, AS FAR et le Wydad Athletic Club. Il entraînait récemment le Difaa Hassani El Jadidi, club évoluant en deuxième division marocaine.

    Âgé de 61 ans, Taleb succède à Darko Novic, parti de l’APR FC en mai, seulement trois matchs avant la fin du championnat. Né le 10 septembre 1963 à Casablanca (Maroc), il commença sa carrière en tant que joueur de football avant de se reconvertir en entraîneur en 2007, débutant avec le Moghreb de Tétouan (Maroc).

  • Kigali 2025: Quand le Mur pavé transforme les Mondiaux de cyclisme en légende

    Kigali s’élève, l’Afrique pédale vers sa révolution cycliste. Rendez-vous en septembre 2025 pour vivre un moment d’histoire, gravé sur pavés et dans les mémoires.

    Kigali 2025, c’est:

    • Une première africaine pour les Mondiaux UCI sur route,
    • Un parcours hors-norme (Mur pavé, altitude),
    • Une ambiance inédite et populaire,
    • Une coup de projecteur sur le cyclisme rwandais, avec un héritage sportif .

    Du 21 au 28 septembre 2025, Kigali vibrera au rythme des Championnats du Monde UCI sur route — une première historique sur le continent africain, pour cette 103ᵉ édition qui s’annonce d’ores et déjà comme la plus exigeante de toute l’histoire.

    Le parcours est d’une rare intensité y compris les routes dénivelées, des côtes, dont un circuit urbain à répéter, la Côte du Golf et la Côte de Kimihurura, juges de paix avant et après la terrible extension sur le Mont Kigali et le fameux Mur pavé (Mur de Kigali – Kwa Mutwe).

    Une première africaine

    Officiellement attribués à Kigali le 23 septembre 2021 par l’UCI, ces Mondiaux marquent l’entrée de l’Afrique dans l’arène cycliste suprême. Organisés avec le soutien de la Federation Rwandaise de Cyclisme (FERWACY), ils reposent sur l’expérience acquise avec le Tour du Rwanda, disputé depuis 2001 et aujourd’hui l’un des plus prestigieux de l’UCI Africa

     La FERWACY à l’œuvre

    Valentin Bigango, Vice‑Président de la FERWACY, assure que les préparatifs engagés depuis deux ans avancent « à bon train ». Itinéraires identifiés, préparatifs logistiques sur la bonne voie et équipes internationales, dont la Belgique, déjà confirmées . Lire auusi: Mondiaux de cyclisme 2025 au Rwanda: la Belgique confirme sa présence à Kigali

    Du côté de Team Rwanda, les sélectionnés sont en plein entraînement: camps en France, compétitions en Afrique et jusqu’en Guadeloupe, avant retour à Kigali pour l’affrontement final.

    Epreuves et enjeux sportifs

    Treize épreuves figurent au programme: six courses en ligne (élites, U23 femmes, juniors), six chronos individuels, et le relais mixte par équipes. Pour la première fois, les femmes U23 auront une course dédiée, une première dans l’histoire des Mondiaux.

     L’ambiance Kigali-style

    Le parcours privilégie les sites spectateurs: zones urbanisées pour supporter, scènes musicales, animations culinaires—tout est prévu pour créer une ambiance festive et populaire au cœur de la capitale .

     Un impact durable

    Au-delà de la compétition, l’objectif est inspirant: encourager la pratique cycliste chez les jeunes Rwandais, professionnaliser un sport vecteur de revenus et promouvoir un style de vie sain. Le message de Bigango est clair: “sensibiliser dès le plus jeune âge pour des talents de demain”. 

    Suivez l’interview avec Valentin Bigango, Premier Vice Président de la FERWACY: MONDIAUX 2025 AU RWANDA - KIGALI DÉVOILE LE MUR PAVÉ

  • Sud-Kivu : Massacres des Banyamulenge sous silence

    Par Danny Kirenga

    Entre impunité nationale et silence international, la tragédie des Banyamulenge se poursuit dans l’indifférence générale, pendant que l’attention mondiale se concentre uniquement sur l’AFC/M23.

    Plusieurs rapports émanant d’organisations internationales de défense des droits humains ont dejà documenté de manière accablante les violences systématiques perpétrées dans les territoires d’Uvira et Fizi, au Sud-Kivu, par la coalition armée dite Wazalendo, soutenue activement par les FARDC et renforcée par la FDLR. Meurtres ciblés, exécutions sommaires, extorsions, viols et déplacements forcés touchent principalement les Banyamulenge, une communauté tutsie congolaise que le régime de Kinshasa, par son silence et ses alliances, a visiblement abandonnée à la haine et à la violence.

    Un soutien d’État aux milices génocidaires

    Des personnalités politiques de haut niveau, dont le député Justin Bitakwira, sont moteurs de la mobilisation armée et du discours de haine. Le FARDC fournit matériel, logistique et couverture politique à ces groupes armés. Ce soutien, loin d’être clandestin, est assumé et public.

    Pire encore : les FDLR, dont certains membres ont  été impliqués dans le génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994, agit aujourd’hui aux côtés des FARDC. Cela constitue non seulement une trahison de la mémoire du génocide, mais aussi un crime d’État répété — toléré par les plus hautes autorités.

    Inaction et complicité de communauté internationale

    Malgré les preuves et les alertes successives, aucune sanction n’a été prononcée à l’encontre des responsables congolais impliqués dans le soutien aux milices. Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’empresse de dénoncer le M23 et ses soutiens, garde un silence assourdissant sur les alliances criminelles de Kinshasa avec des groupes comme les FDLR.

    La retraite précipitée de la MONUSCO, sans dispositif sécuritaire de remplacement, a laissé le Sud-Kivu à la merci des milices, aggravant la vulnérabilité des civils. Le silence occidental sur la souffrance des Banyamulenge, pourtant documentée, ne relève plus d’un oubli mais d’un choix politique délibéré.

    Une hypocrisie institutionnalisée

    Le contraste est saisissant : le soutien présumé du Rwanda au M23 fait l’objet de condamnations régulières, tandis que le soutien avéré de Kinshasa aux FDLR et aux Wazalendo passe sous silence. Cette asymétrie morale traduit une instrumentalisation sélective du droit international, où les principes de justice ne sont invoqués que lorsqu’ils servent des intérêts géopolitiques précis.

    La déshumanisation systématique des Tutsis congolais, et en particulier des Banyamulenge, reste l’un des angles morts majeurs des politiques internationales en Afrique centrale.

    Impunité comme stratégie d’État

    Aucun des acteurs congolais impliqués dans ces violences n’a été poursuivi. Les rares enquêtes internes ouvertes sont rapidement enterrées. Le régime de Félix Tshisekedi, pourtant présenté comme démocratique, bénéficie d’une tolérance coupable des chancelleries occidentales. Les crimes commis à Uvira et Fizi ne suscitent ni enquêtes internationales, ni pressions diplomatiques, ni embargo sur les armes.

    Il faut rompre avec la complicité silencieuse

    Ce qui se passe à Uvira et Fizi est plus qu’une crise locale : c’est une trahison globale des principes de justice et de protection des civils. Pendant que l’AFC/M23 administre avec la stabilité les zones qu’il contrôle au Nord-Kivu et dans le Sud-Kivu, les zones sous contrôle du régime de Kinshasa sombrent dans la terreur et l’impunité.

    Le drame des Banyamulenge est une tragédie humanitaire et un scandale moral, ignoré non par ignorance, mais par calcul politique.

  • Chaste Gahunde: un génocidaire présumé au cœur d’une propagande haineuse en exil

    Le 12 juin 2025, à Mushubati, dans l’ouest du Rwanda, une cérémonie solennelle de commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi s’est tenue. Rescapés, familles des victimes et membres de la société civile se sont réunis pour rendre hommage à celles et ceux qui ont péri en 1994 dans cette commune de Mabanza, l’une des plus meurtries par les massacres. Mais au-delà du recueillement, une colère sourde s’est exprimée face à la persistance du négationnisme porté aujourd’hui par des individus comme Chaste Gahunde, alias «Dynamique», un homme accusé d’avoir activement participé au génocide, et qui, depuis son exil en France, continue de propager une idéologie de haine.

    Dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la préservation de la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, l’un des défis majeurs auxquels le Rwanda est confronté réside dans la prolifération des discours négationnistes et révisionnistes tenus par certains acteurs en exil.

    Ces discours, souvent véhiculés à travers les réseaux sociaux ou sous couvert d’activisme politique, ne constituent pas uniquement une falsification historique: ils ravivent également la douleur des rescapés et sapent les efforts de réconciliation nationale.

    Le cas de Chaste Gahunde, un Rwandais en exil en France, accusé d’avoir activement participé au génocide dans la région de Mushubati, illustre cette problématique avec une acuité particulière. À travers une propagande virulente diffusée notamment sur YouTube, Gahunde s’inscrit dans la continuité idéologique des milices génocidaires, tout en bénéficiant d’un espace de liberté dans un pays pourtant engagé dans la lutte contre les crimes contre l’humanité.

    Un passé marqué par la violence

    Natif de Mushubati, Chaste Gahunde appartient à une famille connue pour son extrémisme notoire. Fils d’un ancien juge, il a grandi dans un environnement idéologique marqué par la haine ethnique. Plusieurs membres de sa famille sont mentionnés dans des témoignages pour leur rôle direct dans les tueries de Tutsi, aussi bien en 1994 qu’au cours des vagues de violence précédentes, dès 1959. Ses oncles, dont Rangira (ancien militaire), Karugarama Tharcisse (notable local tristement célèbre), et Benoit Uriwabo (milicien Interahamwe), ont tous été cités à de nombreuses reprises par les rescapés de Mushubati.

    Chaste Gahunde lui-même, surnommé «Dynamique» pour son énergie brutale, aurait été actif dans les milices locales. Selon les témoignages recueillis lors de la commémoration de cette année, il appartenait à un groupe de tueurs dénommé “Imihembezo, impliqué dans les massacres de masse à Mushubati. Ce groupe était dirigé par ses oncles, et Gahunde y jouait un rôle central, passant d’un lieu à l’autre pour organiser et exécuter les attaques contre les familles tutsi.

    Une douleur ravivée chez les rescapés

    La présence encore libre de Gahunde à l’étranger, et surtout ses interventions publiques via les réseaux sociaux, notamment sur sa chaîne YouTube, provoquent une immense souffrance parmi les survivants. Lors de la cérémonie à Mushubati, Agathe, une rescapée, a livré un témoignage bouleversant: elle a rappelé comment elle avait échappé de justesse à un groupe de tueurs dirigé par des proches de Gahunde, groupe dont il faisait partie. Voir aujourd’hui cet homme utiliser internet pour nier le génocide, justifier les violences et répandre des messages de haine est pour elle, comme pour tant d’autres, une forme de violence psychologique renouvelée.

    Védaste Ngarambe, président d’Ibuka à Karongi

    Vedaste Ngarambe, représentant de l’association Ibuka, a pris la parole pour dénoncer le silence complice de certains pays occidentaux, dont la France, qui continuent d’abriter des présumés génocidaires. Il a insisté sur le fait que la paix durable ne pourra s’instaurer tant que les auteurs de ces crimes, qu’ils soient exécutants, instigateurs ou propagandistes, ne sont pas traduits en justice.

    Une propagande construite en exil

    Depuis la France, où il a trouvé refuge, Chaste Gahunde a rejoint Thomas Nahimana, un ancien prêtre catholique également accusé de discours haineux à l’époque du génocide. Ensemble, ils ont fondé un «gouvernement rwandais en exil», dans lequel Nahimana s’est autoproclamé président et Gahunde a été désigné «ministre de la Communication». Cette structure marginale, qui ne repose sur aucune base démocratique ni légale, sert principalement à répandre une propagande anti-Tutsi sous couvert de discours politiques.

    Leurs vidéos, publiées régulièrement sur YouTube et d’autres plateformes, visent à relativiser ou à nier le génocide, à présenter les auteurs comme des victimes, et à nourrir une lecture ethnique clivée de la société rwandaise. Pour les rescapés, ces messages sont une provocation douloureuse, un rappel constant de la haine qu’ils ont subie et de l’inhumanité dont certains de leurs bourreaux continuent de faire preuve.

    Le rôle trouble de la France

    La situation soulève également une question de responsabilité internationale. Comment un pays comme la France, engagé dans des conventions contre les crimes contre l’humanité, peut-il continuer à offrir un espace d’expression à des individus accusés de génocide ou de négationnisme? Plusieurs procédures judiciaires contre des présumés génocidaires ont été ouvertes en France ces dernières années, mais beaucoup restent en suspens, laissant les victimes sans réponse ni justice.

    L’exemple de Chaste Gahunde est révélateur du défi que représente le combat contre l’impunité en exil. Il est impératif que les États d’accueil prennent leurs responsabilités en enquêtant sérieusement sur les accusations portées contre ces individus, et en bloquant toute diffusion publique de messages haineux, conformément aux lois contre l’incitation à la haine raciale et au négationnisme.

     Une exigence de mémoire et de justice

    Pour les survivants de Mushubati, comme pour l’ensemble du peuple rwandais, la mémoire du génocide contre les Tutsi est un devoir sacré. Elle ne peut tolérer la banalisation ni la falsification. La douleur des rescapés est profonde, mais elle devient insupportable lorsque ceux qui ont participé à leur malheur osent encore parler publiquement, mentir, nier, manipuler.

    À l’heure où la communauté internationale célèbre la mémoire des victimes et promet « plus jamais ça », il est urgent que ces slogans se traduisent en actes. Chaste Gahunde ne devrait pas avoir l’espace de s’exprimer comme un homme libre alors que pèsent sur lui des accusations aussi graves. Il appartient aux autorités judiciaires françaises et internationales de se saisir de ce dossier.