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  • Des jeunes Rwandais de la diaspora découvrent les clés pour bâtir l’avenir au pays

    Le 7 juillet 2025, une centaine de jeunes Rwandais vivant à l’étranger ont été accueillis à Kigali dans le cadre de la cinquième édition du programme « Rwanda Youth Tour », une initiative du gouvernement destinée à leur faire découvrir les opportunités qu’offre le pays, tout en les reconnectant à son histoire.

    Âgés de 18 à 35 ans, ces jeunes venus de sept pays — Belgique, Canada, Royaume-Uni, États-Unis, Italie, Sénégal et Ouganda — ont été sensibilisés aux nombreuses possibilités d’investissement, d’emploi et de stages professionnels au Rwanda. Les institutions publiques leur ont présenté ces perspectives dès la première journée de leur séjour.

    Photo par Kigali Today

    Les organisateurs insistent sur le fait que le Rwanda a ouvert ses portes à l’investissement et que cette jeunesse de la diaspora, riche de compétences variées, représente un vivier d’entrepreneurs et de professionnels pour l’avenir. Le pays mise sur leur expertise, notamment dans les domaines du droit et des technologies, pour répondre à des besoins réels sur le marché local.

    Sandrine Umutoni, Secrétaire d’État à la Jeunesse et au Développement artistique, a souligné l’importance pour ces jeunes de mieux connaître l’histoire de leur pays, en particulier pour ceux qui n’y sont pas nés: « Beaucoup disent connaître l’histoire du Rwanda, mais ils ignorent souvent les détails de ce qui s’est passé, les causes du genocide contre les Tutsi, la manière dont il a été arrêté, et comment la paix a été restaurée…»

    Elle a ajouté que les visites d’institutions leur permettent de mieux comprendre les priorités de l’État et les efforts de reconstruction visant à restaurer l’unité et la dignité nationales.

    Pour Virgile Rwanyagatare, Directeur général au ministère des Affaires étrangères, cette initiative montre l’attachement de ces jeunes à leur pays. Elle témoigne de leur volonté non seulement de connaître leur histoire, mais aussi de contribuer activement au développement du Rwanda.

    Le programme Rwanda Youth Tour illustre ainsi une démarche à double enjeu: renforcer l’identité nationale des jeunes de la diaspora et stimuler leur implication dans l’avenir économique et social du pays.

  • Okocha et Domi sont au Rwanda dans le cadre du partenariat Visit Rwanda avec le PSG

    Deux anciens stars du Paris Saint‑Germain Jay‑Jay Okocha et Didier Domi sont arrivées à Kigali le dimanche 6 juillet pour une visite de cinq jours au Rwanda.

    Cette visite, qui se poursuivra jusqu’au 11 juillet, s’inscrit dans le cadre de la campagne touristique nommée Visit Rwanda, marquant la première tournée officielle depuis que le gouvernement du Rwanda et les champions de France ont prolongé leur partenariat jusqu’en 2028.

    Cette collaboration vise à positionner le Rwanda comme une destination de choix pour le tourisme, l’investissement et le développement des jeunes talents.

    À son arrivée à l’aéroport international de Kigali, l’ancien milieu de terrain nigérian Jay Jay Okocha s’est exprimé:

    « Nous sommes ici pour mettre en lumière le partenariat entre le PSG et le Rwanda via Visit Rwanda, et bien sûr pour montrer à quel point ce pays est magnifique », a déclaré Okocha.

    Okocha a évolué comme milieu offensif au PSG de 1998 à 2002. Son charisme sur le terrain en a fait un favori des supporters et une icône de la Ligue 1.

    Didier Domi – Photo IGIHE

    Domi, quant à lui, a joué au poste d’arrière gauche au PSG de 1994 à 1998, avant d’y retourner de 2001 à 2004. Formé au club, l’ancien latéral français a fait partie d’une époque faste au milieu des années 90. Pendant ses années au PSG, il a contribué aux victoires en Coupe de la Ligue en 1995 et en Coupe des Coupes de l’UEFA en 1996.

  • Les vétérans de l’inaction contre la paix : Lutundula et She Okitundu trahissent l’avenir du Congo

    Un accord de paix entre la RDC et le Rwanda est censé mettre fin à des décennies de conflits. Pourtant, au lieu de soutenir cette avancée cruciale, des figures de l’ancienne garde politique congolaise tentent activement de saboter ce qui représente une chance de paix. Pourquoi une telle opposition face à l’espoir retrouvé?

    Après près de trente ans de guerre dévastatrice dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), un accord de paix a finalement été signé avec le Rwanda, sous la médiation du Qatar et des États-Unis. Pour une nation épuisée par les cycles de violence, de déplacements massifs et de désespoir, cet accord représente une chance de tourner une page sombre de son histoire.

    Pourtant, au lieu de s’unir derrière cette avancée majeure, certains membres de l’ancienne classe politique congolaise s’emploient activement à la torpiller. Une récente émission de TOP Congo a mis en lumière ce schisme : tandis qu’André Wameso, directeur adjoint de cabinet à la présidence, défendait l’accord, les anciens ministres des Affaires étrangères Léonard She Okitundu et Christophe Lutundula, ainsi que l’ancien fonctionnaire de l’ONU Guillaume Ngefa, l’ont vivement critiqué. Pire encore, certains sont allés jusqu’à minimiser la menace persistante des FDLR sur le Rwanda.

    Une Manœuvre Politique Voilée par la Procédure

    Leur argument principal ? L’accord aurait dû être ratifié par le Parlement. Une position que de nombreux analystes dénoncent comme une simple manœuvre politique visant à entraver un processus de paix qui leur échappe.

    Il est impératif de se souvenir du passé. She Okitundu et Lutundula ne sont pas de simples commentateurs désintéressés. Ils ont occupé des postes clés en tant que ministres des Affaires étrangères à des moments cruciaux de l’histoire récente du pays. Ils détenaient les leviers du pouvoir pour agir, mais leurs mandats n’ont produit aucun progrès tangible en matière de paix ou de stabilité régionale.

    Plus troublant encore, des rapports crédibles ont, au fil des années, fait état de leur proximité présumée avec certains groupes armés, y compris les FDLR. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes individus qui s’opposent farouchement à un accord potentiellement capable de démanteler ces réseaux. Leur opposition, pour beaucoup, n’a rien à voir avec la souveraineté nationale. Il s’agit plutôt de protéger un statu quo politique qui leur est indéniablement favorable, quitte à prolonger les souffrances de la nation.

    La paix ne se négocie pas avec le passé

    Soyons clairs : aucun accord de paix n’est parfait. Cependant, celui-ci, négocié avec un soutien international significatif, offre une réelle opportunité de mettre fin aux violences, de sécuriser les frontières et de restaurer la confiance essentielle entre Kinshasa et Kigali.

    Rejeter ce processus d’emblée, avant même sa mise en œuvre, n’est pas un acte de prudence. C’est une forme pure et simple de sabotage.

    Le peuple congolais est las des excuses. Las d’être pris en otage par une élite politique qui, non seulement a échoué à instaurer la paix lorsqu’elle en avait les moyens, mais qui la rejette aujourd’hui parce qu’elle menace son influence.

    Un choix crucial: le passé ou l’avenir?

    L’ancienne garde, celle qui a permis aux groupes armés de prospérer, se trouve désormais face à un choix historique : laisser place au changement ou bloquer le progrès. Ce choix leur appartient, mais l’urgence est du côté du peuple.

    Alors que des voix constructives, comme celle d’André Wameso, appellent à la mise en œuvre rapide de l’accord, une question fondamentale se pose: l’avenir du Congo sera-t-il façonné par ceux qui proposent des solutions audacieuses, ou par ceux qui s’accrochent désespérément à l’échec ?

    La paix ne peut plus être retardée par des jeux politiques. Elle ne doit pas être conditionnée par ceux qui, pendant des décennies, n’ont rien fait. L’heure est à l’action concrète et à la responsabilité. Le peuple congolais mérite une paix que ses anciens leaders n’ont pas su ou voulu lui offrir.

     

  • Célébration de la Journée de la Libération du Rwanda : le président Kagame réaffirme la défense nationale

    Lors d’une cérémonie solennelle tenue au Kigali Convention Centre, le président Paul Kagame a répondu aux critiques qui accusent le Rwanda de dissimuler, sous la lutte contre les FDLR, des intentions de pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo (RDC). Le chef de l’État a dénoncé ce qu’il qualifie de « double jeu » de la communauté internationale, soulignant que ces accusations ne doivent pas freiner l’engagement du Rwanda à garantir sa sécurité.
    Le président Kagame a exprimé son incompréhension face à ces critiques incessantes, affirmant que chaque année, au lieu d’écouter les préoccupations réelles du Rwanda concernant la menace posée par les ex-Interahamwe et les FDLR, certains choisissent d’accuser le pays d’avoir des visées sur les minerais congolais.

    « Ceux qui nous accusent de piller ces richesses sont précisément ceux qui les pillent réellement », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il appelle une instrumentalisation des droits de l’homme et des sanctions potentielles orchestrées par certaines puissances occidentales.
    Dans son discours, le président Kagame a également rappelé la persistance du danger que représentent les FDLR, ces forces héritières des Interahamwe responsables du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Il a mis en garde contre la résurgence des idéologies génocidaires au-delà de ses frontières, soulignant l’importance de reconnaître la continuité de la menace et de ne pas transformer une question de sécurité en un prétexte économique fabriqué.

    L’intervention du chef de l’État s’est également faite l’écho d’un appel à la mémoire collective et à la responsabilité citoyenne. « Les individus ont une fin, mais le pays n’a pas de fin », a-t-il souligné, affirmant que le processus de libération du Rwanda est inachevé tant que la moindre trace de division, de haine ou de régression persiste.

    Il a aussi souligné que la souveraineté du Rwanda n’est pas négociable, et que la défense de la nation passe autant par des opérations militaires contre les éléments hostiles que par une posture diplomatique affirmée.

    Enfin, le message du président Kagame est clair : le Rwanda rejette catégoriquement toute accusation de pillage, affirme son droit légitime à assurer sa sécurité, et en appelle à une vision moins politisée des initiatives concrètes menées contre les FDLR. Il a rappelé que le devoir de mémoire, la vigilance et la souveraineté nationale sont les piliers de la stabilité future.

  • Kagame explique la plus-value de l’accord entre le Rwanda et la RDC sous la médiation des États-Unis

    Par Fulgence Niyonagize

    Le 4 juillet 2025, à l’occasion de la Journée nationale de la libération, le président du Rwanda Paul Kagame s’est exprimé avec franchise lors d’un entretien avec la presse. Cette date symbolique, marquant la fin du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 et la libération du pays par le Front patriotique rwandais, a servi de toile de fond à une réflexion lucide sur les défis sécuritaires régionaux persistants.

    Le chef de l’État a particulièrement insisté sur l’importance de l’accord signé à Washington D.C. entre le Rwanda et la RDC, sous médiation américaine. Cet accord vise à établir des mesures conjointes de sécurité, notamment contre les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), groupe armé toujours actif à l’est de la RDC et constitué en partie d’anciens génocidaires.

    Kagame a précisé que cet accord n’existe pas en vase clos : il s’inscrit dans une dynamique plus large, complémentaire d’un autre processus diplomatique mené par le Qatar, centré sur les discussions entre le M23 et le gouvernement congolais. À ses yeux, ces deux démarches sont indissociables si l’on veut résoudre durablement les tensions dans la région.« Le problème est toujours présenté comme un désaccord entre le Rwanda et la RDC, mais une grande partie de ce conflit est purement interne à la RDC », a-t-il affirmé.

    Derrière le conflit : une crise instrumentalisée

    C’est ici que Kagame introduit sa critique centrale : la tendance à externaliser un problème interne. Selon lui, Kinshasa cherche depuis des années à rejeter la responsabilité des violences sur le Rwanda et le M23, alors que la racine du conflit réside dans les fractures politiques internes congolaises, notamment la discrimination persistante de certaines communautés, comme les Tutsis congolais, et les dérives autoritaires du pouvoir.

    Kagame a rejeté toute responsabilité du Rwanda dans le déclenchement du conflit. Il rappelle que le M23 est à l’origine un groupe issu de la RDC et de l’Ouganda, pas du Rwanda. « Pourquoi ne parle-t-on jamais de l’Ouganda si l’on cherche à comprendre l’origine du M23 ? », a-t-il lancé.

    Il a vivement dénoncé la menace persistante des FDLR, toujours active dans l’est de la RDC, parfois avec la complicité passive ou active des autorités congolaises. Kagame insiste : « Nous n’avons pas besoin de l’autorisation de qui que ce soit pour défendre notre sécurité. »

    Par ailleurs, il a accusé Kinshasa de déplacer de force des populations parlant kinyarwanda, créant ainsi une vague de réfugiés vers le Rwanda, tout en refusant d’assumer la responsabilité de cette situation historique.

    Il a également critiqué l’obsession internationale pour le Rwanda dans les récits diplomatiques et médiatiques. « On entend toujours Rwanda, Rwanda, M23, mais jamais FDLR, jamais la politique discriminatoire en RDC. »

    Concernant l’accord de Washington, Kagame a rappelé que sa mise en œuvre dépend des signataires eux-mêmes et non des médiateurs :« Ce n’est pas à Washington de le faire appliquer, c’est à nous. Et nous le ferons. »

    Il a exprimé sa gratitude envers l’administration Trump, qui, selon lui, a eu le mérite d’aborder le conflit avec une perspective nouvelle, en reconnaissant le rôle des ressources minières mais aussi les dimensions politiques et sécuritaires. Il encourage les États-Unis à rester impliqués dans le suivi, sans se substituer aux efforts régionaux.

    Enfin, Kagame a mis en doute la légitimité du pouvoir congolais actuel, rappelant que Félix Tshisekedi est arrivé à la présidence sans élections véritables, par un arrangement politique confirmé, selon lui, par plusieurs chefs d’État africains. « Cette vérité est connue, mais on préfère l’oublier. »

    En cette journée de commémoration nationale, le président Kagame a livré un message clair : la paix dans la région des Grands Lacs ne viendra ni par la déresponsabilisation, ni par les raccourcis narratifs, mais par une approche honnête, équilibrée et résolument africaine des conflits.

  • EDITORIAL – Journée de la Libération du Rwanda: 31 ans de résilience, d’unité et d’espoir

    Par Anastase Rwabuneza

    Le 4 juillet 1994, les éléments de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) pénétraient dans la capitale Kigali, marquant un tournant historique pour le pays des mille collines. Cette marche héroïque de libération (Kwibohora), menée par les fils et les filles vaillants de la nation, mit fin au génocide perpétré contre les Tutsi, aux divisions instrumentalisées et à la désintégration d’un Rwanda meurtri.

    Trente et un ans plus tard, Kwibohora n’est pas seulement un souvenir glorieux: c’est un appel renouvelé à préserver la liberté, à défendre les valeurs et à avancer ensemble vers un avenir toujours plus digne.

    Le Rwanda d’aujourd’hui est le fruit d’un long chemin, parsemé d’embûches mais aussi de victoires. Des ruines ont émergé des écoles, des routes, des hôpitaux, des entreprises et des vies apaisées. A travers chaque colline, chaque quartier, chaque marché, se manifeste la même volonté : bâtir et défendre un pays stable, prospère et inclusif.

    Nous rendons hommage aux bâtisseurs de l’ombre et de la lumière : les responsables politiques qui orientent la nation, les forces de sécurité, garantes de la paix intérieure et extérieure, les diplomates, tissant des liens avec les pays amis, les journalistes, qui informent, forment et éveillent les consciences, les jeunes innovateurs et porteurs de transformation, les volontaires, artisans infatigables du progrès communautaire, les agents d’entretien urbain, chauffeurs, motards, agriculteurs, éleveurs, entrepreneurs du privé… Tous, en ville comme en zone rurale, contribuent activement à l’essor de la nation. C’est par leur engagement quotidien que la libération devient réalité.

    Célébrer Kwibohora, c’est aussi reconnaître les défis surmontés: restauration de la paix et de la sécurité, relance économique, réconciliation nationale, consolidation des institutions, et promotion d’une gouvernance inclusive.

    Dans ce monde instable, la sécurité – intérieure comme extérieure – demeure une priorité absolue. Elle constitue le socle de tout développement et doit être défendue avec rigueur, intelligence et détermination.

    Nous saluons le leadership clairvoyant et visionnaire qui a su tracer le chemin de la transformation avec le peuple comme acteur central. Cette participation citoyenne, soutenue par l’engagement communautaire et des mécanismes de redevabilité, est le pilier d’un Rwanda résilient. Comme l’a souligné le Président Paul Kagame, trois principes guident cette gouvernance : rester unis, être redevables et voir grand.

    Kwibohora 31 nous rappelle que la liberté ne se contente pas d’être commémorée: elle s’honore. Par notre unité, discipline, travail et attachement indéfectible au vivre-ensemble, nous forgeons un destin commun digne de notre histoire.

    A nous de poursuivre la marche. Libérer, c’est aussi éduquer, soigner, servir, innover et protéger.

    En ce 4 juillet 2025, la rédaction de LA UNE souhaite une excellente Journée de la Libération au leadership du Rwanda et à tous ses fils et filles. Libres depuis 31 ans, unis pour toujours.

  • Le Rwanda Mountain Gorilla Rally fait son grand retour

    La célèbre course automobile, Rwanda Mountain Gorilla Rally, revient du 4 au 6 juillet 2025. L’événement promet un spectacle palpitant avec des bolides lancés à pleine vitesse sur les routes de Kigali et du district de Bugesera.

    Vendredi 4 juillet, la course débutera dans la capitale sur l’axe Kigali Convention Center – Kigali Heights – KBC, entre 11h00 et 14h00. Ces routes seront fermées dès 10h00.

    Le samedi 5 juillet, l’épreuve se poursuivra à Bugesera, sur les routes Gako – Gasenyi – Nemba, de 8h00 à 17h00.

    Enfin, dimanche 6 juillet, les concurrents parcourront Kamabuye – Gako – Ruhuha, toujours à Bugesera, entre 8h00 et 14h00.

    Attendu par les amateurs de sport automobile, ce rallye international attire des pilotes venus de divers pays. Le public est invité à profiter du spectacle, mais en gardant une distance de sécurité pour éviter tout accident. La Police nationale appelle les usagers à la patience et à la prudence. Des agents seront déployés pour orienter le public.

  • L’attaquant portugais de Liverpool, Diogo Jota, décède dans un accident de voiture en Espagne

    • La voiture de Jota a pris feu, le tuant lui et son frère
    • Le joueur de 28 ans venait de remporter la Premier League avec Liverpool
    • Liverpool Football Club est dévasté par la tragique disparition de Jota

    L’attaquant portugais de Liverpool, Diogo Jota, et son frère sont décédés dans un accident de voiture dans le nord-ouest de l’Espagne tôt jeudi matin, lorsque leur Lamborghini a quitté la route et a pris feu, selon les informations de Reuters.

    Des éléments sur les lieux de l’accident près de Zamora indiquent que la voiture de Jota a subi une crevaison alors qu’il était en train de doubler, ont déclaré la police espagnole dans un communiqué. L’accident a eu lieu vers 00h30 (22h30 GMT).

    Des images des lieux montrent la police bloquant une route à deux voies tandis qu’un agent inspectait les restes calcinés du véhicule qui s’était retourné et immobilisé sur le terre‑plein central.

    Jota, 28 ans, venait de se marier à la fin du mois de juin avec sa compagne de dix ans, avec laquelle il avait eu trois enfants. « Mon rêve est devenu réalité », avait écrit son épouse Rute Cardoso sur Instagram à propos de leur mariage.

    « Ça n’a pas de sens. Nous étions encore en sélection nationale ensemble, tu venais juste de te marier », a réagi sur X le coéquipier international portugais Cristiano Ronaldo.

    Le Liverpool Football Club a déclaré être « dévasté » par la nouvelle de son décès. Les supporters ont commencé à déposer des fleurs en sa mémoire à Anfield. Jota avait rejoint le club en 2020 et inscrit 65 buts en 182 matchs toutes compétitions confondues.

    Le frère de Jota, Andre Silva, décédé lui aussi, était également footballeur, évoluant à Penafiel, en deuxième division portugaise.

    « Nous avons perdu deux champions. Leur disparition représente des pertes irréparables pour le football portugais, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour honorer leur héritage chaque jour », a déclaré la Fédération portugaise de football.

    UEFA a annoncé qu’une minute de silence sera observée lors de tous les matchs de jeudi et vendredi à l’Euro féminin se tenant en Suisse.

    « La nouvelle de la mort de Diogo Jota, un athlète qui a grandement honoré le nom du Portugal, et de son frère, est inattendue et tragique », a déclaré sur X le Premier ministre portugais Luis Montenegro. « J’adresse mes condoléances les plus sincères à sa famille. »

    Né à Porto, il avait débuté sa carrière avec le club local de Paços de Ferreira avant de rejoindre Wolverhampton Wanderers en 2017.

  • Quand les dirigeants de Kinshasa protègent les FDLR et sabote la paix

    Par Danny Kirenga

    L’accord de Washington ne peut pas échouer une fois de plus. Les populations de l’Est n’ont plus le luxe d’attendre pendant que les intérêts mafieux de Kinshasa bloquent toute perspective de sortie de crise. Kinshasa doit prendre ses responsabilités et cesser d’abriter ceux qui protègent les FDLR.

    Le 27 juin 2025, un accord de paix a été signé à Washington entre la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda. Ce texte engage les deux pays à désamorcer les tensions, lever les mesures défensives et œuvrer ensemble à la neutralisation définitive des groupes armés étrangers présents dans l’Est de la RDC, au premier rang desquels les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR).

    Mais alors que l’accord suscite un espoir prudent au sein des populations meurtries du Kivu, certaines figures emblématiques du régime de Félix Tshisekedi s’érigent contre sa mise en œuvre.

    Julien Paluku, ministre de l’Industrie et ancien gouverneur du Nord-Kivu, et Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, incarnent cette frange du pouvoir qui, tout en se réclamant de la paix, refuse catégoriquement de désigner les FDLR comme ennemis de la stabilité. Une posture qui met à nu une culture politique fondée sur le mensonge, le déni, et la complicité avec les forces du chaos.

    Julien Paluku, des minerais du sang à la réhabilitation des bourreaux

    Julien Paluku n’en est pas à sa première volte-face. Pendant des années, il dénonçait les FDLR comme étant à l’origine des conflits intercommunautaires entre Hutu et Nande dans le territoire de Lubero. En 2016, il les accusait publiquement de manipuler les tensions ethniques pour asseoir leur contrôle sur les zones minières, notamment au micro de Radio Okapi. Il évoquait leur rôle destructeur avec un ton d’autorité.

    ais depuis qu’il a accédé à des fonctions nationales à Kinshasa, son discours a radicalement changé : il minimise désormais la présence des FDLR, allant jusqu’à nier leur rôle dans les violences qui ravagent le Kivu. Pourquoi ce revirement ? Parce que Julien Paluku a toujours eu des intérêts personnels dans la survie des FDLR.

    À Butembo, il gérait l’écoulement de minerais issus des réseaux mafieux des FDLR, les revendant jusqu’à Dubaï. Leur élimination priverait cet homme d’un fond de commerce vieux de vingt ans.

    L’élimination des FDLR mettrait à mal ses réseaux économiques et ses liens communautaires avec certains groupes armés. Il n’a donc qu’un objectif : saboter l’accord de Washington et attendre l’échec de sa mise en œuvre, comme cela s’est produit avec tant d’autres initiatives de paix.

    Patrick Muyaya : porte-parole de la duplicité

    De son côté, Patrick Muyaya, chargé de communiquer la politique gouvernementale, entretient une ambiguïté dangereuse. Plutôt que d’expliquer les bénéfices clairs de l’accord de Washington – à savoir la fin de l’emprise des groupes armés sur l’Est du Congo – il préfère faire diversion. Il évite soigneusement de nommer les FDLR, rejette toute critique du régime et participe à un discours qui relativise les crimes de ces milices génocidaires.

    Son silence sur les FDLR n’est pas neutre: il s’agit d’un alignement sur les choix politiques internes du régime, qui instrumentalise les groupes armés selon les besoins électoraux ou diplomatiques du moment. En d’autres termes, la neutralisation des FDLR n’est pas une priorité du gouvernement, car ces milices sont perçues comme des alliés utiles, voire comme des partenaires opérationnels sur le terrain.

    La complicité étatique comme moteur de la crise

    Ce double langage n’est pas anodin. Il affaiblit la parole de l’État congolais et donne aux FDLR une légitimité tacite. En 2012-2013 déjà, les FDLR étaient utilisés comme supplétifs des FARDC dans les combats contre le M23. Résultat: ils se sont implantés solidement dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo. Aucune opération sérieuse de démobilisation ou de désarmement n’a été menée depuis la fin de la rébellion du M23, malgré les engagements internationaux.

    Aujourd’hui encore, les priorités sécuritaires du gouvernement changent au gré des alliances conjoncturelles. Cette incohérence rend impossible toute stratégie durable de paix.

    Une paix impossible sans vérité ni volonté politique

    Comme l’a rappelé le ministre rwandais des Affaires étrangères en marge de l’accord :

    « La levée de nos mesures défensives est conditionnée par la neutralisation des FDLR […] L’accord que nous avons signé à Washington ne dit pas autre chose. »

    Mais comment espérer la mise en œuvre de cet accord si des figures influentes du régime de Kinshasa sabotent ouvertement ses fondements ?

    Un gouvernement qui collabore avec des milices génocidaires, qui alimente les conflits communautaires et qui bombarde sa propre population ne peut pas prétendre être un acteur de paix. Il ne défend pas la souveraineté, mais l’impunité, le clientélisme et la violence d’État. Sans rupture avec les complicités internes, la paix restera un mirage.

  • Riposte de Yolande Makolo: elle dénonce un rapport trompeur du goupe d’experts de l’ONU sur la RDC

    Dans une réaction ferme aux conclusions du dernier rapport du groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, Yolande Makolo, porte‑parole du gouvernement du Rwanda, accuse l’ONU de présenter de manière biaisée  les préoccupations sécuritaires légitimes du Rwanda.

    Selon une information qu’elle a publiée le mercredi 2 juillet 2025 sur son compte X :

    • Elle défend fermement la posture défensive du Rwanda face à la menace des FDLR.
    • Le gouvernement rwandais promet d’avancer avec l’accord de paix, conditionnant la levée de sa posture défensive à la neutralisation des FDLR.
    • Le Rwanda revendique une gestion responsable de ses ressources minières, distincte de l’exploitation illégale en RDC, et mise sur l’accord pour promouvoir un développement minier propre.

    Voici l’intégralité du contenu de cette information sur X posté en Anglais:

    Dans le dernier rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC :
    Le rapport confirme l’appui de l’État congolais à la milice génocidaire des FDLR et la dépendance de l’armée congolaise vis‑à‑vis des FDLR comme force alliée de première ligne. Il présente ensuite, de manière délibérément biaisée, les préoccupations sécuritaires de longue date du Rwanda face à la menace persistante des FDLR et de leurs groupes affiliés, ce qui justifie la posture de défense adoptée dans nos zones frontalières.

    Suite à la signature, vendredi 27 juin 2025, de l’Accord de paix négocié par les États‑Unis, le Rwanda s’engage pleinement à sa mise en œuvre, notamment à la neutralisation des FDLR, ce qui permettra la levée des mesures défensives, le retour sécurisé des réfugiés dans leurs zones d’origine et une stabilité largement attendue dans notre région.

    Sur les fausses allégations de trafic de minerais :
    Le Rwanda dispose de ses propres réserves de minerais critiques 3T ; contrairement à l’est de la RDC où le secteur minier est essentiellement artisanal et marqué par l’exploitation prédatrice des groupes armés et la corruption de certains fonctionnaires congolais, le Rwanda fonctionne avec un secteur minier régulé et formalisé. Il investit dans le traitement des minerais et dispose d’une infrastructure permettant un raffinage commercial et une certification appropriée.

    Une partie de l’accord de paix récemment signé offrira à terme des opportunités de coopération économique, ouvrant la voie à des investissements privés américains dans la région. Ceux-ci visent à formaliser davantage les secteurs miniers et à améliorer les normes ainsi que la collecte des recettes et des taxes par les gouvernements concernés.