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  • Le Conseil des ministres a nommé cinq nouveaux secrétaires permanents des ministères

    Par Anastase Rwabuneza

    Présidé par le Chef de l’État Paul Kagame, le Conseil des ministres du 16 juillet 2025 a nommé cinq nouveaux secrétaires permanents pour les ministères des Sports, de la Gestion des situations d’urgence, de la Santé, des Infrastructures et de l’Environnement.

    Ces personnalités désignées se voient confier le rôle clé de gestion du budget et d’exécution des grandes orientations de ces ministères. La rédaction de la Une a fouillé pour dresser le portrait de ces nouvelles figures

    1. Candy Basomingera – Secrétaire permanent au Ministère des Sports (Minisports)
    Candy Basomingera

    Candy Basomingera intègre le ministère des Sports forte d’un solide parcours en communication institutionnelle. Ancienne directrice générale adjointe du Rwanda Convention Bureau (RCB), elle a également exercé comme analyste communication, événements et relations médias au bureau du porte-parole du Gouvernement (OGS).

    Au sein du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, elle a dirigé la division communication et occupé la fonction de Senior Officer aux Affaires d’Afrique centrale.
    Formation: Licence en Relations internationales (London Metropolitan University) ; certificat post-universitaire en Genre et Développement (Kigali Institution of Education).

    1. Ngoga Aristarque – Secrétaire permanent au Ministère de la Gestion des situations d’urgence (Minema)
    Arstarque Ngoga

    Ngoga Aristarque est titulaire d’un Master en Environnement et Études du développement (option Études internationales) et d’un Bachelor of Science with Education de l’Université du Rwanda – College of Education (2004–2008).

    De août 2015 à avril 2017, il a exercé comme conseiller technique pour les réfugiés au sein du Ministère de la Gestion des catastrophes et des Affaires des réfugiés, principalement au camp de réfugiés de Mahama, district de Kirehe, dans l’Est du Rwanda. Là, en coordination avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), il a assuré la protection et l’assistance multisectorielle de près de 53 000 réfugiés.

    Il fut Conseiller auprès du ministre chargé des urgences et des réfugiés, et coordinateur des camps et gestion des réfugiés, Mahama (août 2015 – avril 2017)

    1. Dr Muhammad Semakula – Secrétaire permanent au Ministère de la Santé (Minisante)
    Dr Muhammad Semakula

    Dr Semakula assumait la planification, le suivi, l’évaluation et le financement du secteur santé. Son parcours inclut notamment la coordination des innovations scientifiques et des outils IT pour la réponse COVID‑19, l’analyse des plans stratégiques nationaux VIH, ainsi que des rôles au Rwanda Biomedical Center (biostatisticien principal) et à l’Institut Royal Tropical d’Amsterdam (épidémiologiste).

    Formation: Licence en Statistiques appliquées (Université du Rwanda) ; Master en Statistiques et Biostatistiques (Université de Hasselt, Belgique) ; double doctorat en Statistiques (Hasselt) et Data Science/Biostatistiques (Université du Rwanda).

     

    1. Gisèle Umuhumuza – Secrétaire permanent au Ministère des Infrastructures (Mininfra)
    Gisele Umuhumuza

    Gisèle Umuhumuza, ancienne directrice générale de WASAC Utility Ltd (service public de l’eau), a déjà occupé les postes de CEO par intérim, puis de CEO adjointe dès 2017, et présidait son conseil d’administration dès 2014.

    Avant cela, elle a exercé comme chargée de recherche à la Rwanda Environment Management Authority.
    Formation : Master en Gestion des ressources en eau (Heriot‑Watt University, Écosse) ; Licence en Biologie (Université nationale du Rwanda).

    1. Fidèle Bingwa – Secrétaire permanent au Ministère de l’Environnement (MoE)
    Fidèle Bingwa

    Fidèle Bingwa est un expert chevronné en gestion des ressources en eau et en sciences environnementales. Il a rejoint le Ministère de l’Environnement après avoir exercé, depuis septembre 2022, divers rôles stratégiques au Rwandan Water Resources Board (RWB), notamment en tant que scientifique des données et conseiller stratégique, participant activement à l’amélioration des systèmes de surveillance hydrologique et à la modélisation des ressources en eau.

    Entre janvier et août 2022, il a occupé la position de scientifique principal (Senior Scientist) au sein de la même institution. De 2013 à 2015, il a acquis une expérience de recherche en tant que chercheur associé (Research Associate) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) . Il avait auparavant débuté comme technicien de laboratoire à l’Institut des sciences et technologies de Kigali (KIST) en 2010.

    Formation: Master of Engineering (M.Eng.) en Génie de l’environnement et Qualité de l’eau, MIT (2012–2013) et Bachelor of Arts (B.A.) en Physique, Hendrix College, États-Unis (2008–2012).

  • Le Conseil des ministres adopté le projet de loi ratifiant l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda

    Par Anastase Rwabuneza

    Le mercredi 16 juillet 2025, le Conseil des ministres s’est réuni à Village Urugwiro, sous la présidence du chef de l’État, Paul Kagame. La réunion a adopté le projet de loi ratifiant l’accord de paix signé à Washington DC le 27 juin 2025 entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, médié par les États-Unis.

    Selon le communiqué émanant de la primature, cet accord marque une étape importante pour répondre aux préoccupations sécuritaires du Rwanda, rétablir la paix dans la région des Grands Lacs et favoriser l’intégration économique régionale.

    Le communiqué continue : “le Rwanda réaffirme son engagement à mettre en œuvre ces dispositions et attend la conclusion des négociations de Doha, facilitées par le Qatar avec le soutien de l’Union africaine.”

    Au cours du Conseil, les membres ont été informés des avancées dans le secteur minier ; celui-ci jouant un rôle stratégique dans la transformation économique, avec une croissance importante de la production, des investissements et la découverte de minéraux de haute valeur. En conséquence, le Gouvernement a approuvé plusieurs demandes de licences d’exploitation minière, de carrières et d’exploration.

    Enfin, d’importantes nominations diplomatiques ont été proposées, dont notamment Vincent Karega qui devrait être nommé ambassadeur du Rwanda en Algérie, tandis que Innocent Muhizi est proposé comme ambassadeur à Singapour.

    Source: Communiqué de la primature

  • Rencontre à Doha : le Ministre rwandais de l’interieur discute avec l’Intérieur qatari

    Le ministre rwandais de l’Intérieur, Dr Vincent Biruta, s’est entretenu le 16 juillet 2025 a Doha avec son homologue qatari, Sheikh Abdulaziz bin Faisal bin Mohammed Al‑Thani, ministre d’État chargé de l’Intérieur du Qatar. La rencontre, organisée séparément, a également réuni Jacquemain Shabani Lukoo, vice-Premier ministre et ministre congolais de l’Intérieur, selon un communiqué officiel du ministère qatari relayé par la presse locale.

    Lors des discussions, les parties ont exploré divers sujets d’intérêt commun, notamment des mécanismes de coopération et des formats de travail communs renforcés . Cette diplomatie bilatérale s’inscrit dans le cadre de la cinquième phase de pourparlers de paix, médiée par le Qatar, opposant le gouvernement congolais à la coalition rebelle AFC/M23 à Doha.

    Depuis le début de l’année 2025, les rebelles de l’AFC/M23, contrôlent des zones stratégiques de l’est de la RDC, notamment Goma et Bukavu. La tenue de ces pourparlers survient près d’un mois après la signature de l’Accord de Washington entre le Rwanda et la RDC le 27 juin, destiné à faciliter la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.

    A Doha, la délégation gouvernementale congolaise est conduite par Jacquemain Shabani, tandis que la délégation de l’AFC/M23 est menée par Benjamin Bisiimwa, son coordinateur adjoint, avec d’autres représentants.

    Le Rwanda, invité en tant qu’observateur, est présente avec le ministre Biruta. Parmi les autres observateurs figurent les États-Unis, la Commission de l’Union africaine et le Togo, dont le président Faure Gnassingbé a été désigné médiateur par l’UA.

  • RDC: Quand l’Etat devient un patrimoine familial

    Par Marie Sédoine Baraka

    Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à un paradoxe flagrant : un pays immensément riche, mais un peuple profondément appauvri. Ce paradoxe n’est pas simplement conjoncturel. Il est structurel, alimenté par une gouvernance fondée non sur le service public, mais sur l’appropriation de l’appareil Etatique à des fins privées. Aujourd’hui, la situation est encore plus préoccupante: l’Etat congolais semble se muer en une entreprise familiale, au détriment de l’intérêt national.

    L’affaire de l’immeuble ex‑Sabena et le népotisme institutionnel

    Les récentes révélations sur l’entourage du président Félix Tshisekedi ne font que confirmer une réalité bien ancrée : la confusion entre fonctions publiques et intérêts privés. Le nom de Roger Tshisekedi, frère du chef de l’Etat, revient avec insistance dans une affaire immobilière estimée à plus de 7 millions de dollars. Ancien gardien de prison en Belgique, sans diplôme reconnu, il aurait acquis l’immeuble Sabena, situé sur le boulevard du 30 Juin à Kinshasa, par le biais de fonds publics issus du cadastre minier.

    Ce dernier est dirigé, fait troublant, par des membres de sa belle-famille : Popole Maboulia (directeur général) et Jean-Louis Maboulia (directeur général adjoint). Il ne s’agit plus d’une simple accusation de népotisme, mais bien d’un système structuré d’accaparement du pouvoir économique par des liens familiaux.

    D’un point de vue politique, ce type de dérive est fatal. La captation des institutions par un clan affaiblit dangereusement l’Etat. Elle bloque toute réforme structurelle, compromet la mise en œuvre des politiques publiques, et alimente un sentiment profond d’injustice parmi la population. Dans ce contexte, comment espérer construire une nation stable, équitable et tournée vers le développement?

    Famille au pouvoir, Etat affaibli : les conséquences socio-économiques

    Les conséquences sont visibles. Alors que les familles proches du pouvoir s’enrichissent, plus de 25 millions de Congolais vivent dans l’insécurité alimentaire. Les hôpitaux manquent de tout, les écoles tombent en ruine, les routes sont impraticables, et la majorité de la population est abandonnée à elle-même.

    L’Etat, censé assurer les services de base, est perçu comme un instrument au service de quelques-uns. Cette perception n’est pas qu’une menace pour la cohésion sociale : elle est un terreau fertile pour l’instabilité politique et les révoltes futures.

    Pour les partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, il devient urgent de tirer les conséquences de cette dérive. Financer des programmes de développement ou de gouvernance dans un Etat où les institutions sont instrumentalisées revient à consolider une façade de légitimité. Il est temps de conditionner toute coopération à des critères clairs de transparence, de redevabilité et de bonne gouvernance. Il ne s’agit pas d’ingérence, mais de cohérence.

    La RDC a besoin de réformes profondes : indépendance de la justice, audits des institutions, lutte contre la corruption, transparence budgétaire. Mais aucune de ces réformes ne pourra aboutir tant que le pouvoir reste concentré entre les mains d’un cercle familial. Un Etat ne peut pas réussir lorsqu’il fonctionne comme une affaire privée.

    La richesse naturelle du Congo ne suffira jamais à sortir le pays de la pauvreté. Seule une gouvernance responsable, axée sur l’intérêt général, permettra à ce géant d’Afrique centrale de se redresser. Mais pour cela, il faut rompre, ici et maintenant, avec la culture de l’impunité et du clientélisme familial.

  • Réforme scolaire: le Rwanda avance l’heure de la rentrée à 8 h dès septembre 2025

    Un tournant majeur s’annonce dans l’éducation rwandaise: à partir de l’année scolaire 2025/26, les élèves du primaire et du secondaire débuteront leurs classes à 8 h au lieu de 9 h. Flora Mutezigaju, Directrice générale adjointe de l’Office rwandais de l’éducation de base (REB), explique que ce changement vise à remédier à la difficulté pour certains établissements du cycle élémentaire de couvrir l’intégralité des programmes dans les créneaux existants.

    Dans les classes de 1ʳᵉ à 3ᵉ année, les élèves fréquenteront un bloc unique de cours le matin et reprennent l’après-midi après la pause méridienne assurant les 25 heures d’enseignement hebdomadaire recommandées par les normes internationales.

    Dans les établissements très surchargés, un système d’alternance verra certains élèves étudier le matin, d’autres l’après-midi, afin d’éviter les doubles sessions souvent inefficaces.

    Trois filières modernisées au secondaire et infrastructure en expansion

    Au secondaire, les anciennes filières seront désormais regroupées en trois grands parcours: Maths‑Sciences, Arts‑Humanités et Langues, renforçant la cohérence des enseignements et préparant mieux aux exigences académiques et professionnelles.

    En parallèle, le gouvernement engage un programme massif de construction ou de rénovation de plus de 26 000 classes, visant à supprimer les doubles sessions dans les écoles primaires. Le budget national 2025/26 consacre 813 milliards Rwf à l’éducation, notamment pour améliorer les infrastructures, fournir des équipements scientifiques, numériques et renforcer la formation des enseignants.

    L’ambition de cette réforme est claire : rééquilibrer le temps scolaire, garantir un ancrage solide des connaissances dès le primaire, et structurer un enseignement secondaire plus adapté aux besoins actuels. Ce virage marque un pas décisif vers un système éducatif plus performant, inclusif et aligné sur les standards internationaux.

  • Six chefs d’accusation pour Victoire Ingabire: du complot contre l’Etat à la cyber‑propagande

    • Six accusations dont conspiration, incitation, cybercriminalité  
    • Ingabire refuse les charges et demande une libération sous caution 
    • La décision sur sa mise en liberté est attendue le 18 juillet 2025

    Le Tribunal de base de Kicukiro a tenu le 15 juillet 2025 l’audience sur la détention préventive de Victoire Ingabire Umuhoza, poursuivie pour plusieurs infractions graves. Ingabire conteste toutes les accusations et sollicite sa libération sous caution, alors que le parquet plaide pour son maintien en détention en attendant le procès.

    Représentation légale

    La défense dénonce le refus de l’Ordre des Avocats d’agréer son conseil, une avocate kényane, estimant que cela viole le droit à une défense équitable. Ingabire affirme que ce refus lui a retiré son droit à être représentée. La défense de Victoire Ingabire Umuhoza est assurée par Me Gatera Gashabana. Le parquet invoque l’article 106 du Code de procédure pénale pour justifier le délai, qui permet d’engager des investigations complémentaires.

    Six chefs d’accusation

    Ingabire est poursuivie pour organisation criminelle, conspiration contre l’État, incitation à la désobeissance civile, résistance à l’autorité, participation à des réunions illegales, diffusion de fausses informations, y compris en ligne (article 39 sur la cybercriminalité). Ingabire rejette tout en bloc: « Je nie toutes les accusations, je suis une mère, rwandaise, femme politique; je ne souhaite aucun mal à mon pays. »

    Le parquet affirme qu’Ingabire, via son parti non reconnu DALFA‑Umurinzi, a organisé des cours d’anglais sur Jitsi — couverts de manœuvres de mobilisation subversive, inspirées par l’activiste serbe Srdja Popovic. Une séance aurait apparemment fait référence au guide de Srdja Popović sur le renversement des régimes.

    Chèques, WhatsApp, et témoignages d’un ex‑employé (Boniface Nzabandora) viendraient corroborer son rôle. Des liens supposés à des groupes responsables des attaques de Kinigi en 2019 sont également évoqués.

    L’instruction inclut des enregistrements audio de séances début 2021, des échanges entre Ingabire et Cassien Ntamuhanga (condamné pour terrorisme), ainsi que des témoignages sur la fourniture de téléphones pour organiser des manifestations à Kigali. Ses interventions médiatiques via Umubavu TV durant la pandémie sont aussi citées comme propagande.

    Demande de caution

    Ingabire affirme ne pas avoir orchestré ces séances; les téléphones distribués auraient servi à la communication politique, non à la subversion. Elle conteste la validité des preuves, soulignant l’absence de poursuite dès 2021. Disposée à rester en liberté sous caution. Elle insiste ne pas constituer un risque de fuite. Sa coopération continue est soulignée par l’avocat.

    La décision sur sa mise en liberté sous caution est attendue le 18 juillet 2025.

  • Nick Barigye nommé nouveau directeur général du groupe Crystal Ventures

    Crystal Ventures Ltd (CVL) a annoncé le mardi 15 juillet 2025la nomination de Nick Barigye comme nouveau directeur général (CEO), en remplacement de Jack Kayonga, en fonction depuis 2022, selon un communiqué posté par la société.

    « Nous sommes particulièrement fiers de le retrouver au sein de CVL, où il a débuté sa carrière. Sous sa direction, fort de sa vision internationale et locale, nous sommes convaincus que CVL poursuivra son développement et atteindra ses objectifs stratégiques, » indique le communiqué de nomination.

    Avant cette prise de fonction, Nick Barigye dirigeait Rwanda Finance Limited. Il cumule plus de 15 ans d’expérience en finance et en investissement sur le continent. Il a notamment présidé Karisimbi Business Partners, et occupé un poste de cadre senior chez CVL de 2008 à 2014.

    Barigye est titulaire d’un MBA en management stratégique de la Strathmore Business School (Kenya) et d’une licence en administration des affaires de l’Université nationale du Rwanda.

    Fondé en 1995 sous le nom Tri‑Star Investments, CVL est aujourd’hui l’un des principaux groupes d’investissement rwandais, employant environ 12 000 personnes à travers Inyange Industries, NPD, ISCO Security, Real Contractors et East African Granite. Il investit dans la construction, l’agroalimentaire et la sécurité, et demeure le plus grand employeur du secteur privé au Rwanda.

    La société a été créée pour relever les défis de la relance économique et exploiter les opportunités de croissance dans un environnement encore inexploité. Ses fondateurs comptaient parmi les pionniers du secteur privé rwandais, qui se sont engagés à redynamiser un commerce alors en déclin.

  • La RDC mérite un dirigeant qui agit, pas qui s’affiche

    Par Marie Sédoine Baraka

    Depuis plus de trente ans, la République Démocratique du Congo (RDC) est embourbée dans une crise profonde d’Etat failli, marquée par une succession de dirigeants incapables d’affronter les réalités du pays. Félix Tshisekedi, arrivé au pouvoir en 2019 avec des promesses de rupture, n’a malheureusement pas échappé à cette malédiction. Malgré les espoirs suscités, son mandat s’est révélé creux, caractérisé par une gouvernance confuse et des priorités détournées.

    Une capitale encerclée par la misère

    L’un des exemples les plus frappants de cet échec est la présence de personnes déplacées internes (PDI) à proximité immédiate de Kinshasa. Le symbole est fort: dans la capitale même du pouvoir, des congolais vivent sous des bâches, fuyant les violences de l’Est, abandonnés par un Etat absent. Comment peut-on parler de stabilité ou de progrès quand la détresse humaine côtoie les institutions de la République?

    Tshisekedi a souvent préféré l’image à l’action, les sommets internationaux aux visites de terrain, et les discours diplomatiques à la mobilisation des moyens pour soulager son peuple. Cette stratégie de communication permanente masque mal son incapacité à agir efficacement.

    L’échec d’une rupture annoncée

    Lorsque Félix Tshisekedi a prêté serment en janvier 2019, beaucoup y ont vu un tournant historique: une alternance politique symbolique et la promesse d’un renouveau démocratique et institutionnel. Mais six ans plus tard, le constat est autre: aucune réforme structurelle majeure n’a été conduite à son terme. Les problèmes de sécurité persistent, notamment à l’Est, l’économie stagne, les infrastructures se dégradent, et les systèmes de santé et d’éducation sont toujours en ruine.

    Pire encore, sous sa présidence, la corruption n’a pas reculé. Des réseaux d’enrichissement illicite se sont renforcés au sein même de l’appareil d’État. L’image d’un président réformateur s’est effacée, laissant place à celle d’un gestionnaire de crise en mode survie politique.

    La diversion comme méthode de gouvernance

    Face à la critique, le pouvoir en place use de stratégies bien rodées: nationalisme de façade, accusations contre des puissances étrangères, promesses vagues de solutions futures. Cette méthode, héritée de ses prédécesseurs, vise à détourner l’attention des échecs internes.

    Mais la réalité est têtue: aucune réforme électorale crédible, aucune amélioration significative du cadre de vie, aucun désarmement sérieux des groupes armés. Même les initiatives populaires, comme la gratuité de l’enseignement primaire, manquent de mise en œuvre effective et de suivi durable.

    Un vrai chef d’État ne gère pas le chaos, il le transforme. Il ne justifie pas l’échec, il l’affronte. Tshisekedi avait l’occasion d’ouvrir une nouvelle page. Il a préféré tourner en rond, entre alliances politiques fragiles et priorités changeantes. Il est temps que les analystes politiques cessent de se contenter de symboles: l’évaluation doit se baser sur des résultats tangibles.

    La RDC n’a pas besoin d’un président-présent, mais d’un président-agissant. Alors que certains ferment les yeux sur la souffrance, les pays qui réussissent choisissent de l’affronter. Le bilan de Félix Tshisekedi depuis 2019 est une démonstration de ce que produit un leadership sans vision ni courage. Il est temps de redéfinir ce que signifie gouverner en RDC: protéger, servir, transformer. Tant que cela ne deviendra pas une réalité, les congolais continueront à se lever pour exiger plus.

  • Canisius Nshimiyimana prend les rênes de Mukura VS

    Après six saisons passées en tant qu’adjoint, Canisius Nshimiyimana a été promu entraîneur principal de Mukura Victory Sports (Mukura VS) le lundi 14 juillet 2025. Il succède à Afhamia Lotfi, récemment recruté par Rayon Sports FC.

    Selon un dirigeant du club, relayé par Kigali Today, l’équipe de Huye, aux couleurs jaune et noir, a préféré s’appuyer sur un technicien issu de son académie et déjà engagé de longue date au sein de l’équipe, notamment dans la formation des jeunes talents.

    Sous contrat pour encore un an, Nshimiyimana poursuivra sa mission à la tête de l’équipe, épaulé par un nouvel adjoint en provenance du Burundi, dont la nomination est attendue cette semaine.

    Ancien joueur du club, Nshimiyimana a rejoint Mukura VS à sa retraite sportive en 2010 et y a gravi les échelons jusqu’à devenir adjoint pendant cinq ans. Solide pilier de l’encadrement, il a souvent assuré l’intérim lors de périodes de transition.

    Afhamia Lotfi, qui dirigeait Mukura depuis 2022, a quitté le club après avoir terminé la saison 2024‑2025 à la 5ᵉ place et s’est vu confier le poste d’entraîneur principal de Rayon Sports FC le 30 mai dernier. Ce recrutement confirme son ascension dans le championnat rwandais, Rayon Sports lui accordant un rôle central dans leur projet de conquête de titres.

  • Chelsea écrase le PSG (3‑0) et remporte le Mondial des Clubs

    Le dimanche 13 juillet 2025, Chelsea a dominé le club parisien Paris Saint‑Germain, s’imposant nettement 3‑0 en finale du Mondial des Clubs, disputée au MetLife Stadium au New Jersey aux Etats-Unis.

    Dès la première mi‑temps, Chelsea a pris le contrôle du match. Cole Palmer a ouvert la marque à la 22ᵉ minute, a doublé la mise à la 30ᵉ et a délivré une passe décisive pour João Pedro sur le troisième but à la 43ᵉ. Le PSG, battu en première mi‑temps, n’a jamais réussi à réagir.

    L’équipe de Luis Enrique a souffert, frustrée par le style agressif et parfaitement maîtrisé de Chelsea. Le match a même été entaché par une expulsion (João Neves côté PSG) et une altercation après le coup de sifflet final impliquant entraîneurs et joueurs.

    Ce triomphe historique consacre Chelsea comme champion du monde des clubs dans le nouveau format de l’épreuve, offrant un sacre imposant face au champion d’Europe