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  • RDC: Reprise des pourparlers de Doha, les parties réaffirment leur engagement

    A l’annonce de la reprise lundi des pourparlers de Doha sur le conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les deux parties prenantes aux négociations ont publié des déclarations réaffirmant leur attachement au processus de paix.

    Le Porte-parole de l’Alliance Fleuve Congo/M23, Laurence Kanyuka, a exprimé la gratitude du mouvement envers l’Etat du Qatar pour « ses efforts indéfectibles » dans la recherche d’une solution pacifique. Il a indiqué que l’AFC/M23 reste « totalement engagée » dans le cadre de Doha et que seule la mise en œuvre complète de la Déclaration de principes permettra d’aborder les causes profondes du conflit et d’avancer vers un accord global et durable.

    De son côté, Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et des Médias et Porte-parole du Gouvernement congolais, a déclaré que Kinshasa « réaffirme son engagement au processus de paix de Doha ». Il a ajouté que le gouvernement reste attaché au respect de «l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’État », conformément à la Constitution.

    Les pourparlers de Doha, facilités par le Qatar, visent à rapprocher le gouvernement congolais et l’AFC/M23, actif dans l’Est de la RDC. Ce processus, entamé dans un contexte de tensions persistantes, est considéré comme un cadre de référence par les deux parties, malgré la méfiance et les affrontements encore signalés sur le terrain.

  • Les Rossignols de Ruyenzi célèbrent l’Assomption en alliant fête des talents et collation de grades

    Le 15 août 2025, l’Ecole Primaire les Rossignols située à Ruyenzi dans le district de Kamonyi a célébré la fête de l’Assomption en même temps que la collation des grades de ses lauréats mêlant ferveur mariale et fierté académique, offrant à ses élèves, parents et invités une Assomption gravée dans les mémoires.

    Cinquante-sept élèves de la première promotion (2023-2024) et cinquante-sept de la deuxième promotion (2024-2025) ont reçu leurs certificats de fin de cycle primaire. Les festivités ont été ponctuées de chants, danses, poèmes, pièces de théâtre et discours, traduisant le dynamisme de cette institution scolaire fondée en 2018 par M. Janvier Musoni, son représentant légal.

    Les élèves de la première promotion, déjà inscrits dans des établissements secondaires, s’apprêtent à entamer leur deuxième année du tronc commun. Quant à leurs camarades de la deuxième promotion, ils attendent la proclamation officielle des résultats d’Etat, prévue dans un avenir proche.

    Aujourd’hui, l’ecole les Rossignols accueille 1 028 élèves répartis de la première à la sixième année primaire, encadrés dans 40 salles de classe, auxquelles s’ajoutent une salle dédiée à la détection des talents et une salle de jeux. L’architecture fonctionnelle et les équipements modernes témoignent de la volonté d’offrir aux enfants un environnement propice à l’apprentissage et à l’épanouissement.

    Une école au service de l’éducation inclusive et de l’innovation

    L’un des points forts de l’Ecole les Rossignols est son engagement pour une éducation inclusive qui prend en compte chaque enfant, quelles que soient ses aptitudes ou ses besoins particuliers. Les programmes privilégient un enseignement solide en sciences et en langues, tout en encourageant la créativité, l’esprit critique et l’innovation.

    La détection des talents artistiques, sportifs ou scientifiques figure parmi les priorités. Les enseignants s’attachent également à inculquer des valeurs fondamentales telles que le respect, la discipline et la coopération. Les parents présents à la cérémonie ont chaleureusement salué ce modèle éducatif.

    «La collaboration entre parents et école est le secret des fruits que nous récoltons aujourd’hui. Merci à la direction pour la promotion d’une politique de transformation et d’excellence pour tous, plutôt que l’élitisme», ont déclaré leurs représentants, mettant en avant un leadership visionnaire et des services interdisciplinaires cohérents.

    Dans son allocution, M. Janvier Musoni a rappelé l’essence même de son engagement:

    «Nous avons fondé cette école uniquement pour l’éducation des enfants et non pour le profit. Eduquer, c’est un engagement permanent. Même après leur départ, nous continuons à suivre nos anciens élèves dans leur parcours. Chers enfants, comportez-vous bien et soyez un modèle pour ceux qui vous suivront»

    Messages d’inspiration et engagements communautaires

    Parmi les moments forts de la journée, l’intervention de Mme Anne Niwemwiza, journaliste et influenceuse, a marqué les esprits. Invitée pour inspirer les lauréats, elle leur a adressé un message de motivation:  « Vous êtes jeunes et capables. Luttez pour devenir des personnes d’exception. Choisissez de bonnes fréquentations, écoutez les conseils des parents et enseignants, évitez les mauvaises influences et les drogues. »

    S’adressant spécifiquement aux filles, elle a insisté sur la prévention des grossesses précoces : «Aucun enfant ne peut en élever un autre. Une telle situation ruinerait votre avenir.» Elle a également exhorté les parents à être des amis proches de leurs enfants, à leur servir de modèles et à s’impliquer activement dans leur suivi scolaire, tant à la maison qu’en les visitant à l’école.

    Les lauréats ont, pour leur part, exprimé leur gratitude dans un témoignage émouvant : «Nos enseignants ont été plus que des éducateurs. Ils ont été nos guides, nos conseillers et parfois nos amis. Grâce à eux, nous avons appris à penser, à réfléchir et à grandir. Nous quittons les Rossignols mais ce lieu restera toujours notre maison.»

    A lire aussi: Les parents au cœur du succès de l’école “Rossignols” de Ruyenzi

    La journée a également permis de mettre à l’honneur les partenaires de l’établissement, fournisseurs de denrées alimentaires, de papeterie, de carburant, de produits d’hygiène et de peinture, ainsi que les médias qui assurent la promotion des activités de l’école. Cette reconnaissance témoigne de l’importance de la synergie entre l’école et les acteurs qui la soutiennent au quotidien.

    Fidèle à une tradition héritée de son passé de petit séminariste, M. Musoni a tenu à servir aux lauréats un repas de viande de bœuf, promettant de reconduire cette tradition chaque année.

    L’école ne limite pas son action à la salle de classe. Dans le cadre de son engagement envers la communauté, elle finance chaque année la cotisation aux mutuelles de santé pour 50 habitants du secteur de Runda, où elle est implantée. Ce geste illustre sa volonté d’améliorer le bien-être collectif et de renforcer les liens avec la population locale.

    Photos de la célébration:

    Les lauréats, fiers dans leurs toges
    Les lauréats ont reçu leurs certificats de réussite avec fierté
    La journaliste et influenceuse Anne Uwamwiza a su inspirer les jeunes adolescents
    Les parents sont venus soutenir leurs enfants

    Les danses traditionnelles des enfants au cœur des festivités
  • Le Premier ministre appelle la jeunesse rwandaise à défendre l’unité et l’image du Rwanda

    Le Premier ministre Dr Justin Nsengiyumva a clôturé, le jeudi 14 août 2025, la 15ᵉ cohorte Indangamirwa au Centre de Développement Ubutore de Nkumba, dans le district de Burera, en province du Nord.

    Sous un soleil éclatant, au bord du lac Ruhondo et bercée par la brise des volcans, la cérémonie a rassemblé parents, officiels et 443 jeunes lauréats ayant suivi quarante-cinq jours de formation civique et patriotique. L’événement a été marqué par des défilés militaires, des démonstrations d’intore et la présentation des engagements pris dans le cadre du programme “Itorero”, offrant un spectacle riche en couleurs et en symboles.

    Appel à la vigilance face aux influences extérieures
    S’adressant aux jeunes, le Premier ministre a rappelé que l’Itorero constitue une véritable école d’éducation civique, visant à renforcer l’unité nationale, développer une vision commune et encourager le travail collectif. « Vous devez mettre en pratique les enseignements reçus et contribuer activement à la marche du pays vers le progrès », a-t-il souligné.

    Il a insisté sur l’importance de défendre la vérité historique. « Conformément à vos engagements, collaborez avec vos aînés pour montrer le chemin parcouru par notre pays, face à ceux qui tentent de déformer l’histoire. Ceux qui dénigrent le Rwanda, vous devez leur opposer la vérité », a-t-il déclaré. Selon le Premier ministre, ces jeunes doivent incarner et diffuser une image positive du Rwanda partout où ils se trouvent.

    Le chef du gouvernement a mis en garde contre les influences extérieures susceptibles de détourner la jeunesse de son identité :

    « Nous allons à l’étranger pour échanger et apprendre, mais partir sans conscience de qui l’on est expose à devenir ce que d’autres veulent que nous soyons, dans leur propre intérêt. Cela, nous ne devons pas l’accepter. »

    Il a également exhorté les jeunes à lutter contre la dépravation, la consommation de drogues et l’alcoolisme, rappelant que rester ancrés dans les valeurs rwandaises est essentiel pour servir le pays et en garantir l’avenir.

    Vers une éducation civique élargie
    Louant les résultats du programme, le ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana, a annoncé un plan pour renforcer les capacités du Centre de Développement Ubutore, étendre ses actions aux jeunes dans les districts et intégrer l’éducation civique dans les plans annuels de toutes les institutions.

    La cohorte 2025 compte 443 jeunes, dont 208 filles et 235 garçons. Parmi eux, 105 poursuivent leurs études à l’étranger, 103 fréquentent des écoles internationales au Rwanda et 235 proviennent de la 12ᵉ cohorte Inkomezabigwi ou d’autres structures de jeunesse. Treize lauréats, auparavant sans documents officiels rwandais, ont obtenu une carte d’identité et un passeport.

    Durant six semaines, les participants ont assisté à vingt conférences animées par des experts, sur des valeurs clés telles que la discipline, le patriotisme, le travail en équipe, la collaboration harmonieuse, le respect du temps, la rapidité et la ponctualité dans l’exécution. Ils ont également participé à des activités culturelles, sportives et traditionnelles, notamment la danse.

    Le programme a inclus des visites sur des sites historiques et mémoriels, comme le Musée de la Libération de Murindi, le Musée de la lutte contre le génocide au Parlement et le Mémorial du génocide de Kigali à Gisozi, offrant aux jeunes une immersion dans l’histoire et les valeurs du Rwanda. Ces expériences visent à former des citoyens conscients de leur identité, fiers de leur passé et prêts à contribuer activement au développement du pays.

    Photos de la cérémonie

    Le ministre Bizimana, a annoncé un plan pour renforcer les capacités du Centre de Développement Ubutore et étendre ses actions aux jeunes dans d’autres institutions
    Les parents des enfants ont participé à la cérémonie
    La danse tradionnelle Intore au rendez-vous
    L’événement a été marqué par des défilés militaires

  • 15 août 2025: Quand Kigali s’illumine aux couleurs du ciel et de Gikundiro

    Un rendez-vous à ne pas manquer

    Le 15 août, le stade Amahoro de Kigali vibrera au rythme du football, de la musique et des chants des supporters. Sous un ciel aux couleurs de la Vierge Marie et de Rayon Sports (Gikundiro), ce sera l’occasion de célébrer à la fois la foi, la passion et l’unité autour du sport roi.

    L’Assomption, ce n’est pas seulement une fête chrétienne consacrée à la Vierge Marie. Ce sera aussi, pour les amoureux du ballon rond, le rendez-vous annuel le plus attendu : Umunsi w’Igikundiro, la grande journée de Rayon Sports FC. Cette année encore, le ciel bleu et blanc se confondra avec les couleurs mythiques de l’équipe la plus populaire du pays des Mille Collines, prête à offrir à ses supporters un spectacle digne des plus belles soirées.

    Et cette fois-ci, le programme promet d’être grandiose. Le 15 août, Rayon Sports accueillera les champions de la Tanzanie, Yanga Africans SC – les célèbres jaune et vert – pour un match amical de prestige qui servira de rampe de lancement à une saison 2025-2026 déjà annoncée intense.

    Une saison qui s’annonce électrique

    Pourquoi intense ? Parce que Rayon Sports représentera le Rwanda en Coupe de la Confédération CAF, avec un premier tour face aux Singida Big Stars FC, quatrièmes du dernier championnat tanzanien. Parce qu’un choc de Super Coupe les attend aussi contre leur rival historique, APR FC, sacré champion la saison passée. Et parce que le championnat national reprendra bientôt avec des ambitions renouvelées.

    Ce 15 août est donc bien plus qu’un simple match: c’est une répétition générale, une préparation, une occasion en or de jauger le niveau face à un géant du voisin de l’Afrique de l’Est, surnommé à Dar es Salaam Timu ya Wanainchi (“l’équipe du peuple”).

    Une journée riche en émotions et en surprises

    Les festivités de la Journée Rayon commenceront bien avant le coup d’envoi. Les supporters pourront découvrir, dans le cadre d’une cérémonie unique:

    •  La présentation officielle du nouvel effectif pour la saison 2025-2026
    • La révélation du capitaine et de ses deux adjoints
    • Le staff technique, mené par l’entraîneur principal
    • Les trois maillots de la saison : domicile (home kit), extérieur (away kit) et troisième tenue

    Et ce n’est pas tout. Dans le nouveau stade rénové, désormais doté d’une toiture et pouvant accueillir 45 000 spectateurs assis, l’ambiance promet d’être incandescente. Stands de restauration, boissons, animations et prestations d’artistes de renom viendront enflammer la fête.

    Derrière les platines, des DJs professionnels assureront la bande-son, des ballades rythmées aux sons les plus entraînants, pour satisfaire toutes les oreilles… et bien d’autres surprises.

    Un duel au coucher du soleil

    Le point culminant ? Le coup d’envoi du match Rayon Sports vs Yanga Africans, programmé en fin d’après-midi. A mesure que le soleil disparaîtra derrière les collines de Kigali et que les projecteurs du stade s’allumeront, l’atmosphère prendra des allures magiques.

    Les amateurs de beau jeu pourront se régaler : dribbles spectaculaires, passes millimétrées, attaques tranchantes et parades de gardiens déterminés à garder leur cage inviolée… ou presque. Un avant-goût de la Coupe de la Confédération, où chaque détail comptera.

    Des tarifs pour tous les supporters

    Pour profiter de cette journée exceptionnelle, les prix ont été pensés pour convenir à tous :

    • Gradins supérieurs : 3 000 Frw
    • Gradins inférieurs : 5 000 Frw
    • Sièges classiques : 15 000 Frw
    • VIP : 30 000 Frw
    • VVIP : 100 000 Frw
    •  Siège exécutif : 150 000 Frw
    • Loge SkyBox : 2 000 000 Frw

    Les billets sont déjà disponibles. Il suffit de composer le *662*700*1191# pour réserver votre place avant qu’il ne soit trop tard.

    Réservez votre journée, préparez vos voix, enfilez vos couleurs. Le Gikundiro vous attend pour une fête qui fera date, à la croisée du sport, de la ferveur populaire et de la magie des grands événements.

  • Pour les Championnats du Monde Route UCI 2025, Kigali ferme écoles et incite au télétravail

    A moins de deux mois du coup d’envoi des Championnats du Monde Route UCI 2025, le Gouvernement du Rwanda vient d’annoncer des mesures clés pour assurer le bon déroulement de l’événement. Fermeture des écoles, télétravail pour les fonctionnaires et itinéraires alternatifs figurent parmi les dispositions mises en place pour accueillir les cyclistes et sécuriser la capitale.

    Le Gouvernement du Rwanda a publié le 13 août 2025, sur son compte officiel X, un avis au public détaillant les mesures à appliquer pendant les Championnats du Monde Route UCI 2025, prévus du 21 au 28 septembre à Kigali.

    Pour la première fois, cette compétition internationale se tiendra en Afrique, un jalon historique pour le Rwanda et le continent. Kigali s’apprête à accueillir les meilleurs cyclistes du monde, qui traverseront le cœur de la capitale du pays de mille collines sur des parcours soigneusement balisés.

    Selon cette information, toutes les écoles de la Ville de Kigali seront fermées pendant la période des championnats, et le Ministère de l’Éducation travaillera en coordination avec les responsables scolaires et les parents pour assurer une transition fluide. Les fonctionnaires de la capitale sont invités à travailler à distance, à l’exception de ceux assurent des services essentiels, tandis que les institutions privées capables de télétravail sont fortement encouragées à adopter ce mode d’organisation.

    Certaines routes seront temporairement fermées à des horaires précis pour garantir la sécurité des participants, des officiels et du public. Des itinéraires alternatifs et des déviations seront signalés en amont afin de réduire au minimum les perturbations pour les usagers.

    Ce message invite le public à participer à cet événement et à profiter des zones spéciales pour supporters installées dans toute la ville, permettant de suivre de près le cyclisme de haut niveau.

    Pour vivre pleinement cet événement unique, le Gouvernement appelle chacun à planifier à l’avance, à se soutenir mutuellement et à accueillir ces championnats dans un esprit de partage.

    Suivez aussi cette interview avec le VP de la FERWACY: https://rw.laune.rw/kigali-2025-quand-le-mur-pave-transforme-les-mondiaux-de-cyclisme-en-legende/https://www.youtube.com/watch?v=W12B6I7valw&t=108s

  • L’ancien recteur de l’Université du Rwanda, le Prof. Deo Kambanda, est décédé à 90 ans

    Le Professeur Deo Kambanda, premier recteur de l’Université du Rwanda après le génocide perpétré contre les Tutsi, alors appelée Université nationale du Rwanda (UNR), de 1995 à 1997, est décédé le dimanche 11 août à l’âge de 90 ans.

    Selon une source proche de la famille, Kambanda s’est éteint vers 2 h du matin, à la suite d’une brève maladie pour laquelle il était soigné à l’hôpital King Faisal.

    Le Prof. Deo Kambanda a exercé dans plusieurs institutions au Rwanda. Entre 1966 et 1968, il a enseigné au Groupe Scolaire Officiel de Butare, avant de rejoindre l’Institut Pédagogique National (IPN) en 1968. Il a ensuite poursuivi ses études supérieures, obtenant un doctorat à l’Université du Maryland entre 1977 et 1979.

    Plusieurs de ses anciens collègues et de ses anciens étudiants ont souligné qu’il était un dirigeant bienveillant, entièrement dévoué à l’encadrement des jeunes talents.

    «Il nous a dirigés dans les moments les plus difficiles, durant la période post-génocide. Notre recteur était d’une personnalité douce et chaleureuse, capable d’affronter toute situation, aussi difficile soit-elle. Je me souviens de sa décision, lorsque le restaurant de l’UNR avait pris feu, de demander aux étudiants de poursuivre leurs études et de ne pas rentrer chez eux. Il nous a rassemblés au stade du campus et, très ému, il nous a dit: “Mwihangane” (Tenez bon). Ces mots nous ont soulagés et encouragés à faire preuve de patience », témoigne l’un de ceux qui ont fréquenté l’Université de Butare à son époque.

    C’était un homme qui aimait tout le monde et qui apportait une touche d’humour remarquable dans ses relations. Les étudiants appréciaient vraiment ses cours. Au-delà de l’enseignement, il était profondément attaché à transmettre des valeurs morales. Il a soutenu sans relâche les étudiants rescapés du génocide contre les Tutsi. Il était un dirigeant, un leader, un enseignant, un parent et surtout un ami des jeunes.

    Le Prof. Deo Kambanda était très humble, plein d’humour et de gentillesse, qui ont laissé une empreinte qui ne s’effacera pas. Il fut aussi un intellectuel bilingue, s’exprimant très bien en anglais comme en français.

  • Les casques bleus rwandais en République Centrafricaine reçoivent les médailles de service de l’ONU

    Les casques bleus rwandais (RWABAT-2), déployés dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), ont reçu mardi le 12 août des médailles de l’ONU en reconnaissance de leur contribution à la paix et à la stabilité en République centrafricaine.

    La cérémonie de remise des médailles s’est tenue au camp de base de Bossembele, situé dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko. Elle a été présidée, au nom du commandant de la Force de la MINUSCA, par le colonel Mohamed Said, commandant adjoint du secteur Ouest.

    Le colonel Mohamed Said a salué le contingent rwandais pour sa contribution à la mission de maintien de la paix. Il a également souligné que les médailles de service de l’ONU symbolisent la reconnaissance envers les casques bleus qui font preuve de dévouement, de professionnalisme et d’engagement dans la protection des civils et le rétablissement de la paix, conformément au mandat de la mission.

    « Au nom du commandant de la Force de la MINUSCA et de toute la direction de la mission, permettez-moi de vous féliciter pour les dix derniers mois au cours desquels vous avez servi avec un courage indéfectible, du professionnalisme et un dévouement remarquables dans l’un des environnements de maintien de la paix les plus difficiles. Votre engagement à protéger les civils, à soutenir la stabilité et à défendre les principes des Nations Unies a laissé un impact durable sur les communautés locales dans vos zones de responsabilité », a-t-il déclaré.

    Il a également exprimé sa reconnaissance envers la direction des Forces Rwandaises de Défense pour avoir maintenu une force hautement entraînée, bien équipée et prête à accomplir sa mission, soulignant l’engagement continu du Rwanda envers les efforts internationaux de maintien de la paix.

    Le lieutenant-colonel Ndanyuzwe Muzindutsi, commandant du contingent RWABAT-2, a remercié la direction de la MINUSCA et les autorités locales pour leur soutien et leur collaboration durant la mission. Il a indiqué que ces médailles constituent une motivation pour les casques bleus à poursuivre leurs missions avec courage et esprit de sacrifice.

    Tout au long de leur déploiement, le contingent rwandais RWABAT-2 a mené diverses opérations le long de la route principale d’approvisionnement reliant Bangui au Cameroun. Ces opérations comprenaient des patrouilles, l’escorte de convois de ravitaillement et des travaux de dégagement de routes, visant toutes à assurer la sécurité et l’accessibilité de ce corridor vital entre Bangui et le Cameroun.

    Source: MINADEF

  • Devant le Parlement, le Premier ministre Nsengiyumva a dévoilé le plan gouvernemental de la NST2

    Le mardi 12 août 2025, lors d’une séance plénière conjointe des deux chambres du Parlement, le Premier ministre, Dr Justin Nsengiyumva a présenté le programme gouvernemental 2024-2029, marquant le lancement de la deuxième phase de la Stratégie nationale de transformation (NST2).

    Conformément à la loi, qui stipule qu’après sa prestation de serment, le Premier ministre doit présenter le programme du gouvernement devant les deux chambres du Parlement dans un délai ne dépassant pas trente jours, Dr Justin Nsengiyumva s’est adressé aux parlementaires réunis pour cette occasion.

    La présentation de la NST2 s’inscrit ainsi dans le cadre institutionnel prévu, tout en coïncidant avec le mandat du Président de la République, réélu à l’été 2024 pour un mandat de cinq ans qui s’achèvera en 2029, assurant une parfaite harmonisation des priorités et des actions entre l’exécutif et la vision présidentielle.

    Dans son allocution, le chef du gouvernement a souligné que la NST2 représente une feuille de route audacieuse et résolument tournée vers l’avenir, conçue pour propulser le Rwanda vers la réalisation de la Vision 2050. Cette stratégie s’articule autour de six priorités majeures : l’élargissement de la base des exportations, la création d’emplois décents et productifs, l’amélioration de la qualité et de la pertinence de l’éducation, le renforcement de la nutrition pour combattre le retard de croissance, l’optimisation de la prestation des services publics et l’accélération de la croissance tirée par le secteur privé.

    Pour concrétiser cette ambition sur les cinq prochaines années, le Premier ministre a annoncé une série d’objectifs nationaux de grande envergure. Le gouvernement prévoit notamment d’augmenter la productivité agricole de 50 %, de créer 2,5 millions d’emplois décents et productifs, de doubler les recettes d’exportation pour atteindre 7,3 milliards de dollars d’ici 2029, de porter les investissements privés à 4,6 milliards de dollars, de hausser l’épargne nationale à plus de 25 % du PIB et de faire progresser les revenus touristiques à 1,1 milliard de dollars à l’horizon 2029.

    Le Dr Nsengiyumva a insisté sur le fait que la réussite de la NST2 dépendra d’une mobilisation collective et inclusive. Il a appelé à une coopération étroite entre le gouvernement, le secteur privé, la société civile, les organisations confessionnelles et l’ensemble des citoyens, afin d’assurer une transformation durable et partagée du pays.

  • Diabète au Rwanda: Survivre entre le coût des soins et le poids du silence

    Par Fulgence Niyonagize

    Quand Pélagie Mukandekezi se réveille chaque matin dans son village de Kayonza, elle n’a qu’une seule pensée: trouver les 2 000 francs rwandais nécessaires pour acheter son injection quotidienne d’insuline. Sans cela, son corps tremble, sa vue se trouble, et la fatigue l’empêche même de cultiver son petit champ de haricots. « Je vis avec le diabète depuis huit ans. Si je manque d’insuline, je sens la mort me guetter », confie-t-elle d’une voix lasse.

    Comme elle, des milliers de Rwandais affrontent chaque jour les défis d’une maladie silencieuse, souvent mal comprise: le diabète. Selon les dernières données publiées par le Rwanda Biomedical Centre (RBC), plus de 390 000 personnes au Rwanda vivent actuellement avec cette maladie. Ce chiffre ne représente pourtant que la partie visible de l’iceberg: nombre d’autres ne sont pas encore diagnostiquées.

    Le Dr Sabin Nsanzimana, ministre de la Santé, reconnaît que «beaucoup de Rwandais ignorent leur état jusqu’à ce que les complications apparaissent». Une récente enquête du RBC menée en 2021 a révélé que 82 % des personnes diabétiques au Rwanda ignoraient leur état, alors que la moyenne mondiale est de 50 %.

    À l’hôpital de district de Muhanga, au sud du pays, le Dr Chantal Umutoni, interniste, voit défiler chaque semaine des dizaines de patients venus pour des plaies qui ne cicatrisent pas, une vision qui baisse, ou une fatigue chronique : «Quand on mesure leur taux de sucre, il dépasse souvent 300 mg/dL. La plupart ne savaient même pas qu’ils étaient diabétiques.»

    Niyonsenga Simon Pierre, responsable du programme national de lutte contre le diabète au RBC, estime néanmoins que la stabilité du taux national autour de 3 % démontre les efforts du gouvernement pour freiner la progression de la maladie: «Cela montre que le Rwanda a investi dans la prévention et l’accompagnement des malades.»

    Une maladie qui touche le corps, l’économie et le moral

    Le diabète est une maladie coûteuse. D’après une étude du ministère de la Santé sur la prise en charge des maladies non transmissibles, un patient rwandais dépense en moyenne 150 dollars par an pour ses médicaments et consultations. Pour ceux qui n’ont pas d’assurance, ce coût peut grimper jusqu’à 250 $ rwandais par an, soit l’équivalent de plusieurs mois de revenus pour une famille rurale.

    «L’insuline coûte cher. Si tu n’as pas d’argent, tu arrêtes le traitement », témoigne Nsabimana Jean Pierre, un chauffeur de taxi-moto de Nyanza. « Un jour sans injection, c’est un jour de douleur», renchérit-il. Ces mots illustrent une dure réalité: au Rwanda, le diabète ne touche pas seulement le corps, mais aussi le porte-monnaie et le moral.

    Les malades des zones rurales sont les plus vulnérables, car ils doivent parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre un centre de santé disposant de l’insuline. Dans le district de Ngororero à l’Ouest du Rwanda, on compte 245 patients diabétiques recensés contre plus de 5 500 personnes souffrant d’hypertension, selon les services de santé locaux. Les ruptures de stock ne sont pas rares, et les malades dépendent souvent de programmes communautaires.

    Selon T1 International, une organisation mondiale de défense des droits des diabétiques, environ 30 % des patients rwandais déclarent avoir manqué d’insuline au moins une fois au cours de l’année écoulée.

    Le diabète ne tue pas seulement par ses complications: il transforme profondément le quotidien. Paladie Mategeko, diagnostiqué à 12 ans, se souvient de sa jeunesse interrompue : «Je ne pouvais plus jouer comme les autres enfants. Il fallait toujours que je mange à des heures précises, que je surveille mon taux de sucre.» Aujourd’hui âgé de 23 ans, il s’est fait un devoir d’éduquer d’autres jeunes sur la maladie. «Beaucoup pensent que c’est une malédiction, mais c’est une maladie qu’on peut contrôler si on la comprend.»

    Le manque d’information et les préjugés alimentent encore la stigmatisation. Dans certaines communautés rurales, le diabète est assimilé à un «mal des riches», ou confondu avec la sorcellerie. Mukankusi Rachel, habitante du secteur de Kabaya à Ngororero, estime que «beaucoup tombent malades parce qu’ils associent la bonne santé au fait d’être gros, et consomment trop de sucre et d’aliments gras pour y parvenir».

    Mukashyaka Speciose, qui a été dépistée lors d’une campagne de tests communautaires, admet qu’elle croyait que le diabète ne touchait que les riches ou les personnes âgées, avant de découvrir qu’elle-même était malade. «Personne n’est à l’abri», dit-elle.

    Prévenir plutôt que guérir: un défi national

    Chaque année, du 13 au 19 novembre, le Rwanda célèbre la Semaine nationale de lutte contre le diabète, durant laquelle les citoyens sont encouragés à se faire dépister gratuitement dans les centres de santé. Le Rwanda Biomedical Centre a également intégré le dépistage du diabète et de l’hypertension dans les soins primaires. «Nous encourageons chaque personne de plus de 35 ans à faire vérifier sa glycémie et sa tension au moins une fois par an», explique le Dr Janvier Hategekimana du RBC.

    Le pays bénéficie aussi du soutien des associations de patients. Le président de l’Association rwandaise des diabétiques, Etienne Uwingabire, insiste: «Le diabète ne guérit pas, mais si la personne est diagnostiquée tôt et suit les conseils médicaux, elle peut vivre normalement et continuer à travailler. Chaque adulte devrait se faire dépister au moins une fois par an.»

    Grâce à la Mutuelle de Santé, les patients bénéficient d’une couverture qui prend en charge une partie du coût des consultations et des médicaments. Toutefois, les défis restent considérables: le manque d’appareils de mesure, les ruptures d’insuline, et le suivi irrégulier des patients. Dans certains hôpitaux de district, un médecin suit plus de 100 diabétiques chaque mois, souvent sans matériel d’éducation adapté.

    Le diabète de type 2, le plus fréquent, est fortement lié au mode de vie. L’urbanisation rapide, la consommation d’aliments gras ou sucrés, et la sédentarité contribuent à son expansion. Le ministre Nsanzimana alerte : «Les Rwandais passent trop de temps assis et consomment trop de sucre ajouté.» Il rappelle que «marcher trente minutes par jour réduit significativement le risque de diabète».

    Dans les écoles, certaines initiatives encouragent déjà les enfants à manger plus de fruits et à pratiquer le sport. À Kigali, un programme pilote appelé Healthy Workplace sensibilise les employés de bureau à bouger davantage et à éviter les boissons sucrées.

    Au-delà de la prévention, la solidarité communautaire reste essentielle. Dans le district de Rubavu à l’Ouest du Rwanda, un groupe de malades s’est organisé pour acheter collectivement leurs fournitures médicales. «Ensemble, on négocie de meilleurs prix», explique Marie Claire Uwimana, membre de l’association.

    Pour les professionnels de santé, la bataille contre le diabète ne peut être gagnée sans la mobilisation de tous. «Le diabète n’est pas une condamnation, mais il faut un diagnostic précoce et un suivi régulier», insiste le Dr Umutoni.

    Le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire de 30 % les décès liés aux maladies non transmissibles d’ici 2030, en ligne avec les Objectifs de développement durable des Nations unies.

    Mais pour atteindre cet objectif, il faut plus que des statistiques: il faut des histoires humaines, des voix qui racontent les sacrifices, les espoirs et les solutions, comme celle de Pélagie: «Je vis avec le diabète, mais je refuse d’en mourir. Ce que je veux, c’est que chacun sache que cette maladie peut être contrôlée.»

  • Kwita Izina 2025: 40 bébés gorilles et 20ᵉ anniversaire célébrés le 5 septembre à Kinigi – RDB

    D’après un communiqué de presse de l’Office rwandais de développement (RDB), le Rwanda s’apprête à célébrer, le vendredi 5 septembre 2025, la 20ᵉ édition de Kwita Izina, la cérémonie nationale de nomination des bébés gorilles, au pied du Parc national des Volcans, à Kinigi. Cette année, 40 bébés gorilles de montagne, dont 18 nés en 2024, recevront officiellement leurs noms.

    Inspirée d’une tradition rwandaise ancestrale consistant à nommer les nouveau-nés, Kwita Izina a été institutionnalisée en 2005 pour honorer les réussites en matière de conservation, mobiliser les communautés et sensibiliser le public international. En deux décennies, 397 bébés gorilles ont ainsi été nommés.

    Pour cette édition anniversaire, le thème choisi est : « Un héritage de conservation centrée sur la communauté, pour un avenir durable pour tous », mettant en lumière l’importance du rôle joué par les habitants, les gardes et les chercheurs dans la protection de la biodiversité du Rwanda.

    Selon toujours ce communiqué, le RDB lancera le 6 septembre une plateforme internationale de financement participatif destinée à la restauration du Parc national des Volcans, afin d’offrir un habitat élargi et sain aux gorilles de montagne. Le programme annuel de partage des revenus du tourisme verra aussi l’inauguration d’un projet agricole intelligent et écologique dans le district de Musanze, ainsi que d’autres actions en faveur des communautés riveraines des parcs nationaux.

    Comme à chaque édition, la cérémonie rendra hommage aux communautés locales et aux gardes, acteurs essentiels de la survie de cette espèce menacée.

    Un calendrier riche en événements

    Pour marquer cette 20ᵉ édition, Kwita Izina se déploiera sur plusieurs jours et dans différents lieux du pays. Les célébrations débuteront le 29 août par le lancement d’un projet communautaire à Kinigi, dans le district de Musanze. Du 3 au 14 septembre, des voyages de découverte seront organisés à travers le pays pour la presse internationale et les opérateurs touristiques, afin de leur faire mieux connaître les attraits du Rwanda et ses initiatives de conservation.

    Les 3 et 4 septembre, Musanze vibrera au rythme d’activités sportives et d’un concert rassemblant habitants et visiteurs. Le moment fort aura lieu le 5 septembre, avec la cérémonie officielle de nomination des bébés gorilles à Kinigi, au pied du Parc national des Volcans. Les festivités se clôtureront aussi le 6 septembre à Kigali, avec un tournoi de golf au Kigali Golf Resort & Villas, suivi d’un dîner de gala dédié à la conservation.

    Un modèle de conservation communautaire

    Selon Irène Murerwa, directrice du tourisme au RDB, la population de gorilles de montagne du massif des Virunga est passée de 880 individus en 2012 à plus de 1 063 aujourd’hui, grâce à la conservation communautaire et aux partenariats stratégiques.

    Depuis 2005, plus de 18 milliards de francs rwandais ont été investis dans plus de 1 000 projets communautaires via le programme de partage des revenus du tourisme, améliorant écoles, routes et accès à l’eau potable.