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  • Vers une nouvelle ère d’intégration des réfugiés entre le Rwanda et le HCR

    Le mardi 27 août 2025, le Ministre des Urgences, le Général Major (Rtd) Albert Murasira, accompagné du Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Dr. Ugirashebuja, ainsi que de la Directrice Générale de l’Émigration et de l’Immigration, ACP Lynder Nkuranga, a tenu une rencontre avec une délégation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), conduite par Mamadou Dbalde, Directeur régional pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs.

    Les discussions ont porté sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la loi de 2024 régissant les réfugiés et demandeurs d’asile, notamment la création du Tribunal d’Appel et l’amélioration des processus de détermination du statut de réfugié.

    La réunion a également permis d’aborder l’initiative du Rwanda visant à transitionner des camps de réfugiés vers des établissements intégrés, conformément au Pacte mondial sur les réfugiés. Cette démarche vise à renforcer l’inclusion sociale, l’autonomie et les solutions durables pour les réfugiés et les communautés hôtes.

    Ils se sont convenus de la nécessité d’une coordination renforcée et de l’élaboration d’une feuille de route claire pour les prochaines étapes, afin de consolider les politiques nationales d’accueil et d’intégration.

  • Le président mozambicain Daniel Chapo est attendu à Kigali pour une visite de travail de deux jours

    Le président du Mozambique, Daniel Chapo, est attendu à Kigali ce mercredi 27 août pour une visite de travail de deux jours, au cours de laquelle il s’entretiendra avec son homologue rwandais, Paul Kagame.

    Selon un communiqué de la présidence mozambicaine, cité par The New Times mardi, les deux chefs d’Etat tiendront des discussions officielles axées sur le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Rwanda et le Mozambique, notamment dans des domaines d’intérêt commun.

    Il s’agira de la première visite de Daniel Chapo au Rwanda depuis son élection à la magistrature suprême en octobre 2024. Les deux dirigeants s’étaient rencontrés pour la dernière fois en février dernier à Addis-Abeba, en marge du Sommet de l’Union africaine, où ils avaient déjà évoqué l’approfondissement des relations bilatérales.

    Une coopération marquée par la sécurité

    Le Rwanda et le Mozambique entretiennent une coopération active dans plusieurs secteurs, en particulier dans la défense et la sécurité. Depuis mi-2021, des troupes des RDF sont déployées dans la province mozambicaine de Cabo Delgado, en appui aux forces armées locales dans la lutte contre les groupes terroristes qui sévissent dans cette région.

    Samedi dernier, en visite à Kigali, le ministre mozambicain de la Défense, Cristóvão Chume, a salué l’appui du Rwanda dans la stabilisation de Cabo Delgado, une province autrefois paralysée par l’insurrection islamiste qui a causé la mort de milliers de civils et le déplacement de centaines de milliers d’autres.

    Agé de 48 ans, Daniel Francisco Chapo est le cinquième président du Mozambique. Ancien gouverneur de la province d’Inhambane, il a succédé à Filipe Nyusi au sein du parti au pouvoir, le FRELIMO, qui dirige le pays depuis son indépendance en 1975.

    Chapo a prêté serment le 15 janvier 2025 après avoir remporté l’élection présidentielle du 9 octobre 2024 avec plus de 65 % des suffrages.

  • La mairie d’Orléans s’oppose à l’inhumation au grand cimetière de Protais Zigiranyirazo

    Protais Zigiranyirazo, de son vrai nom, est mort au Niger le 3 août et devait être enterré à Orléans le jeudi 28 août. Mais son passé est rapidement remonté à la surface et la mairie d’Orléans a décidé de suspendre l’autorisation d’inhumation.

    Du côté de la municipalité, la réaction ne s’est pas fait attendre. Protais Zigiranyirazo « est reconnu pour avoir joué un rôle direct et déterminant dans le génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda », écrit la ville dans un communiqué diffusé ce mardi après-midi. Pour la mairie et pour le maire Serge Grouard, inhumer « Monsieur Z » à Orléans « apparaît incompréhensible au regard de la gravité des faits qui lui sont reprochés ».

    Le communiqué évoque un « risque grave de troubles à l’ordre public » lors de l’inhumation, ainsi que « la possibilité sérieuse que la sépulture […] devienne un lieu de rassemblement ou de glorification pour les auteurs et complices du génocide ». La ville a donc pris la décision d’annuler l’autorisation d’inhumation, « délivrée en méconnaissance du passé du défunt », est-il écrit dans l’arrêté signé par le maire ce mardi.

    La famille de Protais Zigiranyirazo dispose de deux mois pour faire appel de la décision municipale auprès du tribunal administratif.

    C’était le scandale que personne n’avait vu venir. Ce jeudi 28 août devait se tenir, sans grande discrétion, l’enterrement de Protais Zigiranyirazo au grand cimetière d’Orléans. Une inhumation qui aurait dû rassembler près de 400 personnes.

    Pourtant, Protais Zigiranyirazo n’était pas particulièrement lié à la ville. Depuis 15 ans, il vivait à Niamey, capitale du Niger, où il est décédé le 3 août. Mais il n’était pas nigérien non plus, mais rwandais, et surtout accusé par de nombreux spécialistes et témoins de l’époque d’avoir été le « cerveau » du génocide des Tutsis au Rwanda.

    Le Tribunal pénal international pour le Rwanda l’avait condamné en 2008 à 20 ans de prison pour sa participation au génocide, avant de l’acquitter en appel en 2009, « pour des motifs strictement procéduraux et non à la suite d’un débat sur le fond », a réagi dans un communiqué ce mardi 26 août Ibuka France, principale association mémorielle du génocide des Tutsis.

    Source: France Info

    NDLR : Le collectif des rescapés du génocide des Tutsis, Ibuka France, avait dénoncé une offense à la mémoire des victimes dans un communiqué publié le lundi 25 août.

    Lisez aussi : https://rw.laune.rw/inhumation-de-protais-zigiranyirazo-en-france-ibuka-denonce-une-offense-a-la-memoire-des-victimes-2/

     

  • Le Président Kagame a reçu une délégation du Congrès américain

    Le Président Paul Kagame a reçu au Village Urugwiro une délégation bipartisane du Congrès des États-Unis le mardi 26 août 2025.

    Cette délégation était composée du représentant Austin Scott, élu de l’Etat de Géorgie, ainsi que des représentants Salud Carbajal et Jimmy Panetta, tous deux élus de Californie. Les deux premiers siègent à la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, tandis que le troisième fait partie de la Commission des moyens et ressources.

    Les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat existant entre le Rwanda et les Etats-Unis dans des secteurs stratégiques. Selon un communiqué du Village Urugwiro publié sur X, leurs discussions se sont articulées autour de la sécurité régionale, de l’éducation et de la santé, trois domaines jugés prioritaires pour la coopération bilatérale.

  • Tribunal militaire de Nyamirambo: trois officiers en prison, 25 civils relâchés

    Le Tribunal militaire de Kigali, siégeant à Nyamirambo, a ordonné mardi 26 août la détention provisoire de trois officiers des Forces de défense du Rwanda (RDF) pour une durée de 30 jours, dans le cadre d’un dossier lié à l’utilisation frauduleuse du compte du ministère de la Défense pour l’achat illégal de billets d’avion.

    Vingt-cinq autres prévenus, dont des officiers du Service correctionnel du Rwanda (RCS) et plusieurs journalistes, ont pour leur part été remis en liberté provisoire. Cette affaire a suscité un vif écho dans l’opinion publique, en raison notamment de l’implication de figures connues du journalisme sportif et du football rwandais.

    Dans sa décision, le Tribunal militaire a toutefois estimé qu’il existait des motifs suffisants pour maintenir en détention les trois officiers des RDF: le Major Vincent Murigande, la Capitaine Peninah Umurungi et Peninah Umutoni.

    En revanche, 25 autres prévenus, dont les officiers du RCS CSP Hillary Sengabo et CSP Olive Mukantabana, ainsi que les journalistes Reagan Rugaju Ndayishimiye, Ricard Ishimwe et l’ancien journaliste Mucyo Antha Biganiro, ont été libérés. La juridiction a considéré que les charges retenues contre eux ne justifiaient pas leur maintien en détention, leur procès se poursuivant donc en liberté.

    L’affaire, qui est devant la justice depuis la mi-août, concerne au total 28 prévenus, dont trois officiers des RDF, deux officiers du Service correctionnel du Rwanda (RCS) ainsi que plusieurs civils, parmi lesquels des journalistes sportifs. Les billets incriminés seraient liés aux rencontres continentales disputées l’an dernier par l’APR FC, face aux Egyptiens de Pyramids FC et aux Tanzaniens d’Azam FC.

    Lors d’une audience à huis clos tenue le 13 août, les prévenus avaient plaidé non coupables et sollicité leur mise en liberté provisoire.

  • Le Président Kagame s’est adressé à plus de 6000 officiers à Gabiro

    A Gabiro, Le Président Paul Kagame a livré un discours empreint de fermeté et de fierté nationale et a exhorté les forces de sécurité à défendre la dignité du Rwanda face aux défis internes et externes.

    Le Président de la République et Commandant en chef des Forces de défense du Rwanda (RDF), Paul Kagame, a livré un message fort à plus de 6 000 officiers et sous-officiers des Forces de défense du Rwanda (RDF), de la Police nationale du Rwanda (RNP) et du Service correctionnel du Rwanda (RCS), réunis au Centre d’entraînement de combat de Gabiro dans le district de Gtsibo le lundi 25 août 2025.

    En tenue militaire, le Chef de l’Etat s’est adressé aux forces de sécurité et a rappelé la résilience du Rwanda face aux épreuves de son histoire et a insisté sur l’importance de préserver la dignité et la souveraineté nationale, malgré les défis auxquels le pays a été confronté.

    «Notre histoire nous a enseigné de nombreuses leçons sur lesquelles nous devons bâtir. Beaucoup d’entre elles impliquent la douleur et des moments difficiles. Mais même avec ces instants pénibles, malgré les nombreux défis auxquels notre pays et notre peuple ont été confrontés, l’essentiel est que le Rwanda n’a pas disparu», a-t-il déclaré.

    Le Président Kagame a par ailleurs mis en garde contre toute ingérence extérieure, soulignant que l’aide internationale, aussi nécessaire soit-elle, ne doit jamais se substituer aux acquis nationaux.

    «Cela signifie que nous, en tant que peuple, décidons par nous-mêmes, que nous choisissons ce qui est juste pour nous, et que nous travaillons pour subvenir à nos propres besoins. (…) L’aide que nous recevons doit s’ajouter à ce que nous avons déjà. Vous pouvez exprimer de la gratitude à ceux qui ont fourni ce soutien, mais cela ne leur donne pas le droit de se comporter comme s’ils vous avaient créés. Cela ne doit jamais arriver », a-t-il insisté.

    Cette rencontre a coïncidé avec la remise de certificats à plus de 400 officiers ayant achevé leur formation militaire, marquant une étape importante dans le renforcement des capacités des forces de sécurité rwandaises.

    Source: Village Urugwiro

  • Course pour le Mondial 2026: Adel Amrouche convoque 27 Amavubi avec des surprises

    Le sélectionneur de l’équipe nationale du Rwanda, Adel Amrouche, a dévoilé une liste de 27 joueurs en vue des prochains matches de qualification pour la Coupe du monde 2026, prévus les 6 et 9 septembre respectivement face au Nigeria et au Zimbabwe. Une sélection marquée par plusieurs nouveautés et quelques absences remarquées.

    Parmi les surprises, figurent cinq joueurs convoqués pour la première fois: Niyo David (Kiyovu Sports), Ishimwe Djabil (Etincelles FC), Nduwayo Alexis (APR FC), Nshimiyimana Emmanuel alias Kabange (Rayon Sports) ainsi que Mukudju Christian (Elite Football Club).

    Le groupe comprend également des cadres expérimentés tels que les gardiens Ntwari Fiacre, Ishimwe Pierre et Buhake Clément Twizere, ainsi que les défenseurs Omborenga Fitina, Mutsinzi Ange, Manzi Thierry et Kavita Phanuel. Au milieu de terrain, le sélectionneur pourra compter sur Bizimana Djihad, Muhire Kevin et Ngwabije Bryan Clovis, tandis que l’attaque s’appuiera sur Nshuti Innocent, Mugisha Gilbert, Kwizera Jojea, Biramahire Abeddy et Gitego Arthur.

    En revanche, certains absents font débat. Des joueurs régulièrement appelés comme Samuel Gueulette, Hakim Sahabo, Ruboneka Bosco et Niyigena Clément ne figurent pas dans cette liste, ce qui suscite interrogations et discussions parmi les supporters.

    Un camp de préparation dès le 27 août

    Selon le communiqué de la FERWAFA, Les joueurs convoqués sont attendus en regroupement dès ce mercredi 27 août. Ce stage permettra au staff technique de réduire la liste à ceux qui seront alignés pour les deux chocs à venir, cruciaux pour la qualification.

    Un groupe C toujours indécis

    Au classement du groupe C, l’Afrique du Sud domine avec 13 points, devant le Rwanda et le Bénin qui comptent chacun 8 points. Le Nigeria, prochain adversaire des Amavubi, occupe la quatrième place avec 7 points, suivi du Lesotho (6 points) et du Zimbabwe (4 points).

    Avec une victoire face au Nigeria ou au Zimbabwe, les Amavubi pourraient se repositionner sérieusement dans la course à une place historique pour la Coupe du monde 2026.

  • Inhumation de Protais Zigiranyirazo en France: Ibuka dénonce une offense à la mémoire des victimes

    La nouvelle suscite une vive controverse. L’ancien Préfet de Ruhengeri, surnommé «Monsieur Z» ou encore «le prince du Nord», Protais Zigiranyirazo, beau-frère de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana et figure centrale du régime génocidaire, sera inhumé le 28 août prochain à Orléans, après une cérémonie religieuse prévue en l’église Saint-Paterne.

    Cette décision intervient alors que l’ancien dignitaire, condamné en 2008 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à vingt ans de prison pour son rôle dans le génocide contre les Tutsi, avait été acquitté en appel en 2009 pour des motifs procéduraux. Vivant, aucun pays n’avait accepté de l’accueillir; mort, la France reçoit sa dépouille.

    Selon sa famille, la dépouille de Zigiranyirazo a été transportée depuis le Niger, où il vivait en résidence surveillée sous la garde de l’ONU. Mais cette décision est jugée « incompréhensible » et « offensante » par Ibuka France, organisation représentative des rescapés du génocide des Tutsi.

    Dans un communiqué publié ce 25 août, Ibuka France exprime sa consternation et dénonce une atteinte grave à la mémoire des victimes:

    «Que la France, qui lui avait fermé ses portes de son vivant, accepte aujourd’hui d’accueillir sa dépouille pour l’inhumer dans un cimetière où reposa le corps de Jean Zay avant son transfert au Panthéon est totalement incompréhensible et constitue une offense à la mémoire des victimes du génocide des Tutsi.»

    Des précédents préoccupants

    Ibuka rappelle que ce n’est pas la première fois que la France accepte d’inhumer sur son sol des condamnés ou des accusés du TPIR. Le pays avait déjà accueilli la dépouille de Jean Bosco Barayagwiza, l’un des fondateurs de la tristement célèbre Radio-Télévision des Mille Collines, ainsi que celle du colonel Anatole Nsengiyumva, autre condamné par le tribunal international. Pour l’association, ces précédents, désormais répétés, contribuent à banaliser la souffrance des rescapés et fragilisent le travail de mémoire.

    Un risque de lieu de pèlerinage

    Au-delà de l’indignation symbolique, Ibuka redoute que la tombe de Zigiranyirazo devienne un lieu de rassemblement pour les nostalgiques du régime génocidaire. « L’ampleur donnée à cette cérémonie fait courir un risque majeur de voir émerger, en plein cœur d’Orléans, un lieu de pèlerinage et de glorification », avertit l’organisation.

    Appel aux autorités françaises

    L’association appelle enfin les autorités nationales et locales à prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que l’inhumation de Protais Zigiranyirazo ne se transforme en démonstration de réhabilitation. « Au regard de son histoire et du travail de mémoire entrepris, la France devrait laisser à d’autres nations la responsabilité d’accueillir les dépouilles des prisonniers du TPIR », conclut le communiqué.

    Avec cette affaire, la France se retrouve une nouvelle fois confrontée à une question sensible: comment concilier devoir de mémoire et gestion des dépouilles d’anciens responsables du génocide contre les Tutsi.

  • Retour au pays pour 532 Rwandais venus de la RDC

    Le Rwanda a accueilli le lundi 25 août 2025, 532 de ses citoyens en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre d’une opération de rapatriement volontaire convenue entre Kigali, Kinshasa et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

    Les rapatriés, majoritairement des femmes et des enfants, ont franchi la Grande Barrière de Rubavu, communément appelé La Corniche, avant d’être conduits vers le centre de transit de Nyarushishi, dans le district de Rusizi. Ils y séjourneront temporairement avant d’être réintégrés dans leurs communautés d’origine.

    Cette opération fait suite aux résolutions adoptées lors d’une réunion tripartite tenue le 24 juillet 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie, réunissant le Rwanda, la RDC et le HCR.

    Selon les autorités, les réfugiés provenaient notamment de l’ancien camp provisoire de Goma, où s’étaient regroupés des Rwandais originaires de différentes zones de l’est de la RDC, souvent contraints à l’exil par l’emprise du groupe armé des FDLR.

    Ce retour s’inscrit dans la continuité des efforts menés depuis plusieurs mois. En mai dernier, plus de 1 100 Rwandais avaient déjà été rapatriés dans le cadre d’une opération similaire, après avoir été retenus en otage par les FDLR, issus des responsables du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

    Le HCR a précisé qu’au 6 août 2025, environ 630 Rwandais se trouvaient encore dans le camp provisoire de Goma, tandis qu’une trentaine d’autres étaient dispersés sur différents sites de Kitshanga, Karuba et Mweso, en attente de leur rapatriement.

    Les autorités rwandaises ont réaffirmé leur engagement à accueillir et accompagner tous les citoyens désireux de rentrer, en collaboration étroite avec les partenaires internationaux.

  • Le journaliste Kassim Youssuf de Radio Rwanda est mort des suites d’une maladie

    Le journaliste Kassim Youssuf, qui a marqué des générations d’auditeurs par ses informations en français et son animation de Samedi Détente, est décédé. Son nom restera gravé dans l’histoire des médias rwandais.

    Le Rwanda vient de perdre l’une de ses voix les plus emblématiques. Kassim Youssuf, journaliste et animateur légendaire de la Radio Rwanda, s’est éteint dans la nuit du dimanche 25 août 2025, des suites d’une maladie.

    La nouvelle de sa disparition a été confirmée tôt ce lundi 25 août par Cléophas Barore, Directeur général de RBA et son ancien collègue: «Nous sommes profondément attristés d’annoncer le décès de Kassim Youssuf survenu dans la nuit dernière.»

    Les hommages affluent depuis l’annonce. Ses collègues, anciens et actuels, se souviennent d’un homme « droit et juste », « un professionnel de paix » et « une voix qui a bercé toute une nation ». Les messages de condoléances, tant en kinyarwanda, en français qu’en anglais, expriment une même douleur et un même respect: « Paix à son âme! », « Que la terre lui soit légère! », « Imana imwakire mu bayo! », « May Allah grant him the highest place in Jannah ».

    Pendant près de trente ans, Kassim Youssuf a marqué des générations d’auditeurs par son timbre de voix reconnaissable entre mille, un «rock français standard» qui lui valut admiration et popularité. Présentateur du journal en français, commentateur sportif passionné des matchs de championnat et animateur charismatique, il restera à jamais lié à l’émission  Samedi Détente, rendez-vous musical.

    Il succède à Agnès Murebwayire à la présentation de Samedi Détente, émission dont il fit une référence culturelle. Ses mots d’ouverture, répétés avec ferveur, « Chers inconditionnels de la Radio Rwanda, fidèles à cette émission musicale, légale et phénoménale… », résonnent encore dans la mémoire collective.

    Après son passage à l’animation, Kassim Youssuf s’investit pleinement au service des informations en français, où il exerçait jusqu’à ses derniers jours au sein de l’ Agence rwandaise de radiodiffusion (RBA).

    Avec sa disparition, le paysage médiatique rwandais perd une figure inoubliable. Mais sa voix, ses mots et son héritage continueront de vivre dans la mémoire des auditeurs.

    Les obsèques sont prévues ce lundi à 15 heures au cimetière de Nyamirambo.

    Homage à Kassim Youssouf: https://www.youtube.com/watch?v=DmusZAV-h9Y