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  • Vacances spirituelles: 291 enfants ont reçu le sacrement de confirmation dans la nouvelle Eglise Saint Stanislas à Ruyenzi

    Le samedi 23 août 2025 restera gravé dans la mémoire de la communauté catholique de la paroisse de Ruyenzi. Dans la nouvelle Eglise Saint Stanislas, récemment achevée et inaugurée, 291 enfants ont reçu le sacrement de confirmation lors d’une messe solennelle présidée par Mgr Smaragde Mbonyintege, évêque émérite du diocèse de Kabgayi. Parmi eux, un bon nombre d’élèves de l’Ecole primaire Les Rossignols, témoignant du lien étroit entre éducation scolaire et vie ecclésiale.

    Une cérémonie solennelle dans un édifice flambant neuf

    Dès les premières heures, familles, catéchistes et fidèles ont afflué vers la nouvelle église, dont l’architecture moderne a suscité l’admiration. Les murs immaculés, les vitraux colorés et la lumière douce filtrant dans la nef ont donné à la célébration une solennité particulière. Entouré de prêtres, Mgr Mbonyintege a conduit la liturgie devant une assemblée recueillie.

    Les enfants, accompagnés de leurs parents, parrains et marraines, avaient été longuement préparés par leurs catéchistes. Les lectures bibliques proclamées ont transmis un message fort: du livre d’Ézéchiel, «J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair»; et des Actes des Apôtres, «Dieu ne fait pas acception de personnes». Ces paroles, portées par la voix des enfants, ont profondément marqué les fidèles.

    L’appel de l’évêque: foi et responsabilité

    Dans son homélie, Mgr Mbonyintege s’est appuyé sur l’Évangile selon saint Jean: «Je suis la vigne, vous êtes les sarments, et mon Père est le vigneron.» Il a délivré deux messages essentiels. Aux confirmés, il a lancé: «Recevez l’Esprit Saint et devenez les témoins du Christ parmi les hommes.» Aux parents, parrains et marraines, il a rappelé leur mission: accompagner les enfants dans une éducation chrétienne digne, les aidant à grandir dans la foi et la droiture.

    L’éducation religieuse au cœur de la formation intégrale

    L’événement a aussi mis en lumière la complémentarité entre éducation scolaire et formation spirituelle. Devant l’assemblée, M. Janvier Musoni, représentant légal de l’École primaire Les Rossignols, a souligné devant l’assemblée:

    «Une âme saine dans un corps sain. Discipline et honnêteté s’acquièrent aussi par l’enseignement religieux. L’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, mais aussi un espace de croissance intégrale où la foi et les valeurs morales occupent une place centrale.»

    Au nom de l’école Les Rossignols, Janvier Musoni a offert un don de 1,3 million de francs à la paroisse de Ruyenzi

    Il a ajouté que le suivi éducatif se poursuit même pendant les vacances grâce aux échanges entre enseignants, familles et élèves. Cette approche, selon lui, favorise la formation de jeunes équilibrés, responsables et enracinés dans la foi. «La réussite d’un enfant ne se mesure pas uniquement à ses notes, mais aussi à la solidité de sa foi et à la droiture de sa conduite», a-t-il insisté.

    Construire ensemble l’Eglise 

    Musoni a également salué les efforts consentis par la communauté pour ériger la nouvelle église: «L’Eglise n’est pas seulement un bâtiment, elle est le peuple de Dieu en marche. Mais ce lieu de culte, construit grâce aux sacrifices et à la générosité de chacun, est un signe visible de notre foi et de notre unité. Nous devons continuer à bâtir et à entretenir l’Eglise, pour les générations d’aujourd’hui et de demain.»

    A lire aussi: Les Rossignols de Ruyenzi célèbrent l’Assomption en alliant fête des talents et collation de grades

    Dans un geste de soutien, il a remis au nom de l’Ecole Les Rossignols une contribution financière destinée à la paroisse: 1 million de francs rwandais pour les travaux de finition des travaux de construction et d’équipement de l’église, 200 000 francs pour appuyer la chorale, et 100 000 francs pour encourager les catéchistes ayant préparé les enfants; soit un total de 1,3 million de francs rwandais.

    Une communauté vivante et tournée vers l’avenir

    Cette journée de confirmation a marqué bien plus qu’une étape spirituelle pour les 291 jeunes confirmés. Elle a révélé la vitalité de la paroisse de Ruyenzi, capable d’unir ses forces pour bâtir une maison de prière digne et transmettre aux générations montantes un héritage de foi et de valeurs.

    A travers cette célébration, la communauté catholique locale a affirmé son engagement à former des enfants non seulement instruits, mais aussi habités par une foi vivante, garants d’une société fondée sur la droiture et l’espérance.

    Les photos de la journée

    nouvelle Eglise Saint Stanislas, récemment achevée et inaugurée
    Les enfants, accompagnés de leurs parents, parrains et marraines
    La confirmation a également été donnée par les prêtres
    Au cours de la célébration eucharistique
    La chorale paroissiale de Ruyenzi a accompagné la célébration par ses chants
    Les fidèles ont participé à la liturgie dans une atmosphère de profond recueillement

     

  • A l’ONU, l’ambassadeur Martin Ngoga met en garde contre la dérive ethniciste du conflit en RDC

    L’Ambassadeur du Rwanda auprès des Nations unies, Martin Ngoga, a fermement contesté les récentes allégations de l’ONU faisant état d’un rôle des Forces de défense du Rwanda dans des massacres de civils en République démocratique du Congo.

    S’exprimant devant le Conseil de sécurité des Nations unies le 22 août 2025, il a rejeté les conclusions du rapport conjoint publié le 6 août par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (OHCHR) et le Bureau conjoint des droits de l’homme de l’ONU (UNJHRO).

    Ce rapport accusait le mouvement armé AFC/M23, prétendument soutenu par les RDF, d’avoir tué 319 civils et blessé 169 autres dans quatre villages du territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, entre le 9 et le 21 juillet. Les victimes auraient été majoritairement des Hutus. Pour l’ambassadeur Ngoga, ces affirmations manquent de preuves et soulèvent de sérieuses questions de crédibilité.

    «Les premiers récits des faits sont contradictoires, vagues et parfois totalement invraisemblable », a déclaré Ngoga, ajoutant qu’une enquête indépendante et impartiale est indispensable pour établir la vérité. Selon lui, les rapports de l’ONU s’appuient sur des informations obtenues par téléphone et satellite, ce qui ne saurait justifier l’identification des victimes par leur ethnie. « Le Conseil tombe dans le piège de l’ethnicisation du conflit en RDC », a-t-il mis en garde.

    Il a également souligné que ces accusations surviennent à un moment politiquement sensible, alors que se poursuivent les préparatifs des négociations de Doha et la mise en œuvre de l’accord de Washington, qui prévoit notamment la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), soutenues par Kinshasa.

    L’ambassadeur Ngoga a dénoncé une tendance persistante à la sélectivité dans le traitement des violations des droits humains en RDC. Alors que l’accent est mis sur les exactions supposées du M23, les atrocités documentées dans le Sud-Kivu, le Masisi ou l’Ituri, y compris des frappes de drones contre des civils, sont largement ignorées. Il a aussi alerté sur les arrestations arbitraires, humiliations publiques et discriminations visant certaines communautés en RDC, pratiques contraires au droit international.

    L’ambassadeur du Rwanda à l’ONU a fustigé l’usage systématique du terme «le M23 soutenu par le Rwanda», contrastant avec le silence entourant le soutien apporté par Kinshasa aux FDLR. «Pourquoi ce deux poids deux mesures? Les FDLR sont au cœur du problème en RDC et doit être traité comme tel », a-t-il martelé.

    Enfin, l’ambassadeur Ngoga a rappelé que les cessez-le-feu conclus entre Kinshasa et le M23 sont régulièrement violés par les FARDC, leurs alliés Wazalendo et les FDLR. Il a dénoncé de nouveaux renforts militaires observés dans le Sud-Kivu et l’Ituri, en contradiction avec les engagements de paix. Lors de la réunion du mécanisme conjoint de sécurité le 7 août, Kinshasa a refusé de lancer des opérations pour neutraliser les FDLR, un choix jugé préoccupant par Rwanda.

    Malgré ces tensions, l’ambassadeur a réaffirmé l’engagement du Rwanda à coopérer pour des enquêtes crédibles et à soutenir les processus de paix en cours, notamment à  travers l’accord de Doha et le dialogue facilité par Washington.

     

  • Le Rwanda réfute les allégations de Human Rights Watch sur son rôle dans les tueries de Binza

    Le Rwanda dénonce des allégations « sensationnalistes et infondées » concernant un prétendu massacre de civils à Binza, territoire de Rutshuru, en République démocratique du Congo, et appelle à des enquêtes indépendantes.

    Le Gouvernement du Rwanda rejette fermement les conclusions de Human Rights Watch, du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), qui affirment qu’un massacre de civils aurait eu lieu à Binza, territoire de Rutshuru, en République démocratique du Congo, et que le mouvement M23 aurait agi avec le soutien des Forces de Défense du Rwanda.

    Selon un communiqué publié le vendredi 22 août 2025 par le Ministère des Affaires étrangères du Rwanda, ces allégations, qualifiées de « sensationnalistes », sont totalement infondées et dépourvues de preuves vérifiables. Human Rights Watch reconnaît lui-même ne pas avoir mené de vérification indépendante sur les supposées tueries de civils Hutu sur près de deux semaines.

    Le Gouvernement rwandais souligne que ces affirmations, publiées à la hâte et relayées par certaines fuites médiatiques, viseraient uniquement à imposer un récit préconçu.

    Le communiqué précise que seule une enquête véritablement indépendante, transparente et rigoureuse pourra établir la vérité. Kigali rappelle également que Human Rights Watch entretient un historique de rapports jugés « invraisemblables et politiquement opportunistes » visant le pays.

    Ces accusations interviennent à un moment critique, alors que les parties au conflit en RDC préparent la reprise des négociations et mettent en œuvre les décisions de l’Accord de paix du 27 juin 2025, notamment la neutralisation de la milice FDLR, identifiée comme la principale source de violence et de déstabilisation dans l’Est de la RDC.

    Malgré ce contexte, le Rwanda réaffirme sa détermination à construire une région des Grands Lacs pacifique, sûre et prospère, en s’appuyant sur l’Accord de paix de Washington et le processus de Doha.

    Le Gouvernement appelle Human Rights Watch et les autres institutions concernées à faire preuve de « rigueur, d’impartialité et de responsabilité », afin que la vérité soit respectée et que les populations locales ne soient pas injustement instrumentalisées.

  • Génocide contre les Tutsi: certains casques bleus africains de la MINUAR ont refusé d’abandonner

    Trente et un ans après avoir risqué leur vie pour protéger des civils pendant le génocide perpétré contre les Tutsi, certains anciens Casques bleus ghanéens et sénégalais sont revenus au Rwanda. Leur visite a été marquée par des témoignages bouleversants, des rencontres avec la jeunesse et un hommage à la mémoire des victimes.

    Un groupe d’anciens Casques bleus des Nations Unies, originaires du Ghana et du Sénégal, qui avaient servi au sein de la Mission des Nations Unies pour l’Assistance au Rwanda (MINUAR) en 1994, a achevé une visite de sept jours dans le pays, effectuée du 14 au 20 août 2025.

    La délégation était composée du Général-major retraité Clayton Boanubah Yaache, des Généraux de brigade retraités Martin Owusu-Ababio et Elhadji Babacar Faye, du Major retraité Peter Sosi, de l’ancien adjudant Lucas Norvihoho et de l’ancien adjudant-chef Sampson Agyare.

    Organisée par l’Isōko Centre for Humanity en collaboration avec l’organisation Aegis Trust, cette tournée visait à honorer ces vétérans qui, malgré l’absence de soutien logistique et opérationnel, avaient choisi de rester au Rwanda pour protéger des civils durant l’une des pages les plus sombres de l’histoire contemporaine.

    «Nous étions sur la liste de ceux qui devaient être rapatriés, mais en conscience je ne pouvais pas partir en voyant les massacres se dérouler sous mes yeux », a confié l’un d’entre eux. Un autre, originaire du Ghana, a ajouté : « L’ONU avait décidé notre départ, mais notre commandant a estimé que ce n’était pas juste. En tant qu’Africains, nous savions qu’il était moralement inacceptable d’abandonner.»

    Le programme de la visite comprenait des conférences, des rencontres avec les Forces rwandaises de défense et des visites de sites historiques, notamment l’Hôtel des Mille Collines, le Stade Amahoro, l’ancien ETO Kicukiro, les musées de la libération de Mulindi dans le district de Gicumbi et de la lutte contre le génocide sis au Parlement national, ainsi que les sites mémoriaux de Rebero et de Gisozi dans la ville de Kigali.

    Pour Alice Wairimu Nderitu, présidente mondiale de l’Isōko Centre for Humanity, cette initiative est « un moment profond de vérité et de préservation de l’histoire ». Elle a souligné que « leur courage incarne les idéaux les plus élevés de l’Afrique : la compassion, la solidarité et l’engagement à protéger la vie humaine ».

    De son côté, Freddy Mutanguha, directeur général de l’Aegis Trust, a salué des « récits qui relient les perspectives des rescapés, des sauveteurs et des libérateurs », estimant qu’ils inspireront « les Rwandais, les Africains et le monde entier à rejeter la haine et à choisir le courage ».

    Ces vétérans ont également dialogué avec des jeunes au site mémorial de Gisozi, partageant des leçons de résilience et d’humanité.

    À cette occasion, Madame Veneranda Ingabire, directrice exécutive de la Mémoire et de la Prévention du génocide au Ministère de l’Unité nationale et de l’Engagement civique (MINUBUMWE), leur a rendu hommage : « Vous avez choisi la compassion plutôt que le confort. Vous êtes restés, pour sauver des vies. »

    Alors que le contingent belge se retirait et que le Conseil de sécurité de l’ONU réduisait la MINUAR, les Casques bleus ghanéens et sénégalais avaient refusé d’abandonner leurs postes, devenant ainsi des cibles directes des génocidaires. Malgré les risques, ils ont continué d’évacuer des rescapés et d’assurer leur protection.

    Le Général-major Clayton Boanubah Yaache a résumé l’esprit qui les avait guidés :

    « Nous ne sommes pas restés parce que nous avions plus d’armes ou un mandat plus clair. Nous sommes restés parce que, au plus profond de nous-mêmes, nous savions que quitter le Rwanda aurait été trahir notre humanité commune. En tant que soldat, j’avais juré de servir et de protéger. »

  • FERWAFA: le call up des Amavubi sera désormais publié en direct sur RBA

    Fabrice Ngoga Shema, unique candidat à la présidence de la FERWAFA, a dévoilé jeudi 21 août 2025 ses projets pour moderniser le football rwandais. Transparence, professionnalisme et valorisation des joueurs locaux et étrangers sont au cœur de son programme.

    Le candidat à la présidence de la Fédération rwandaise de football (FERWAFA), Fabrice Shema Ngoga, était l’invité de l’émission sportive matinale de Radio Rwanda ce jeudi 21 août 2025. Favori et seul candidat en lice pour les élections prévues le 30 août, il a présenté les grandes lignes de son projet pour professionnaliser le football rwandais.

    Shema a d’abord annoncé une mesure de transparence concernant l’équipe nationale: la liste des joueurs convoqués pour les «Amavubi Stars» sera désormais publiée en direct sur la radio et la télévision nationales. Le prochain appel, pour le match contre le Nigeria, inaugurera cette pratique.

    Concernant l’arbitrage, il a insisté sur la nécessité d’élever le niveau de professionnalisme. « L’arbitre peut commettre une erreur, mais les fautes intentionnelles doivent être sévèrement sanctionnées », a-t-il affirmé, appelant les arbitres à être «aussi équitables que possible».

    Le candidat s’est également prononcé sur l’apport des joueurs étrangers dans le championnat du Rwanda. Selon lui, leur présence doit aider les footballeurs locaux à progresser. Il prévoit d’introduire des récompenses pour les cinq meilleurs joueurs à chaque phase du championnat, tout en encourageant les clubs à recruter des étrangers performants.

    Au niveau de la gestion des clubs, Shema recommande des contrats basés sur la performance, liant les rémunérations aux résultats obtenus. Pour l’équipe nationale, il a assuré disposer d’un itinéraire clair jusqu’en 2030, aligné sur les fenêtres FIFA et CAF, avec une volonté de renforcer le suivi des joueurs évoluant à l’étranger, d’organiser davantage de matchs amicaux et de prolonger les périodes de regroupement.

    Shema a aussi souligné l’importance de relations équilibrées avec les médias, qu’il considère comme des partenaires essentiels. Enfin, il a plaidé pour une meilleure organisation du calendrier du championnat, respectant les fenêtres FIFA afin de garantir une ligue « stable et durable ».

    Avec un programme axé sur la rigueur, la transparence et la professionnalisation, Fabrice Ngoga Shema se positionne comme le favori naturel pour diriger la FERWAFA à partir du 30 août 2025.

  • Les États-Unis sanctionnent des magistrats de la CPI

    Les États-Unis ont annoncé, mercredi 20 août 2025, de nouvelles sanctions contre quatre magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), dont un juge français et un canadien. Sont également visés deux procureurs. Washington reproche à la Cour ses procédures contre des soldats américains en Afghanistan et ses mandats d’arrêt visant des dirigeants israéliens, dont Benjamin Netanyahu.

    Le secrétaire d’État Marco Rubio a désigné Kimberly Prost (Canada), Nicolas Guillou (France), Nazhat Shameem Khan (Fidji) et Mame Mandiaye Niang (Sénégal), accusés d’avoir participé à ces enquêtes. Les sanctions prévoient l’interdiction d’entrée aux États-Unis, le gel des avoirs et l’interdiction de transactions financières.

    La CPI a dénoncé une attaque « flagrante » contre son indépendance et un « affront » aux victimes de crimes à travers le monde. Elle affirme qu’elle continuera son mandat «sans tenir compte des pressions ou des menaces».

    Ces sanctions s’ajoutent à celles de février contre le procureur Karim Khan et à celles de juin contre quatre magistrates.

    La France a exprimé sa « consternation » et sa solidarité avec les juges visés, jugeant la décision américaine « contraire au principe d’indépendance de la justice ».

    Washington, de son côté, considère la CPI comme «une menace pour la sécurité nationale», accusant l’institution d’être « politisée » et utilisée comme un instrument de guerre juridique contre les Etats-Unis et Israël. Les procédures sur l’Afghanistan et les mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant sont particulièrement contestées par Washington.

    Netanyahu a salué la décision américaine, la qualifiant d’« action décisive » contre « une campagne de diffamation » visant Israël et son armée, estimant qu’elle œuvre « en faveur de la vérité et de la justice ».

    SOURCE: FRANCE 24 & AFP

  • RDC: Human Rights Watch accusé de viser la mauvaise cible

    Le rapport de HRW ne rend pas justice, il la déforme. Il alimente un récit qui disculpe les véritables fauteurs de violence, induit la communauté internationale en erreur et met en danger les civils qu’il prétend défendre.

    Le rapport publié en août 2025 par Human Rights Watch (HRW), accusant le M23 et le gouvernement rwandais d’avoir commis des atrocités de masse dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), est non seulement incomplet, mais aussi dangereusement trompeur. Si chaque mort civile est une tragédie, toute analyse crédible de la crise congolaise doit reposer sur un contexte historique solide, des défaillances structurelles persistantes, et l’indignation sélective qui a façonné la politique internationale dans la région depuis des décennies. Ce que HRW omet est aussi grave que ce qu’il affirme.

    Une crise qui dure depuis plus de 30 ans

    Les souffrances des civils congolais ne datent pas de juillet 2025, avec les accusations portées contre le M23. Depuis plus de trois décennies, l’est de la RDC est le théâtre d’un chaos prolongé, où plus de 250 groupes armés opèrent librement, notamment les tristement célèbres FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), responsables de massacres, viols de masse, incendies de villages, et pillages systématiques.

    Les FDLR, formés par les auteurs du génocide perpétrés contre les Tutsi en 1994, continuent de circuler librement sur le sol congolais. Pourtant, malgré leur passé génocidaire, les rapports internationaux, y compris celui de HRW, minimisent ou ignorent systématiquement leur rôle dans la déstabilisation de la région. Ce silence complaisant permet aux génocidaires de se réinventer en «combattants de la liberté» tout en exploitant le territoire congolais pour menacer le Rwanda.

    Pourquoi la MONUSCO (mission de maintien de la paix des Nations Unies), les FARDC (forces armées congolaises), et les donateurs internationaux n’ont-ils pas démantelé les FDLR et les autres groupes depuis plus de 30 ans? Avec plus de 300 000 soldats et personnel déployés, dont plus de 15 000 pour la seule MONUSCO, la RDC reste l’un des pays les plus militarisés mais paradoxalement les plus instables d’Afrique. Ces échecs ne sont pas accidentels, ils sont structurels.

    Pourquoi accuser toujours le Rwanda?

    Le Rwanda demande depuis longtemps la neutralisation des FDLR, une exigence également appuyée par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Pourtant, chaque fois que le M23, un mouvement principalement composé de Congolais tutsis marginalisés et ciblés à l’est, se lève pour se défendre, la communauté internationale accuse immédiatement le Rwanda.

    Le rapport de HRW reprend sans distance critique les allégations de «contrôle rwandais» sur le M23, en se basant sur des «accents» ou des «uniformes». Il ne s’agit là ni de preuves, ni d’une enquête rigoureuse. Par ailleurs, HRW ne remet jamais en question la collaboration documentée entre les FARDC et des groupes anti-rwandais comme les Nyatura ou les Mai-Mai, pourtant coupables de nombreuses exactions.

    HRW et les angles morts de la justice internationale

    La méthodologie de HRW est sujette à caution. Leur rapport de juillet repose largement sur 36 appels téléphoniques, des témoignages indirects et des images satellites non géolocalisées. Le rapport évite soigneusement de vérifier les versions contradictoires qui pourraient impliquer d’autres acteurs, comme les FDLR ou les milices pro-gouvernementales.

    En se concentrant uniquement sur le M23, HRW crée une fausse dichotomie morale: le M23 (et donc le Rwanda) comme bourreaux, et les FARDC/FDLR/Coalition Wazalendo comme victimes. Cette présentation est à la fois inexacte et dangereuse. Elle efface les souffrances des Tutsis congolais, victimes de discriminations, de déplacements, et de massacres depuis les années 1990. Leur douleur n’aurait-elle pas, elle aussi, droit à la reconnaissance internationale?

    Le rôle de la Belgique et l’hypocrisie occidentale

    Des pays comme la Belgique, avec leur passé colonial et leurs intérêts miniers en RDC, ne sont pas des observateurs neutres. Les ONG européennes financées par ces Etats influencent les narratifs internationaux en fonction d’intérêts géopolitiques. La Belgique a historiquement soutenu des factions hostiles au Rwanda et offert un soutien politique à certains réseaux congolais corrompus.

    Pourquoi HRW ne remet-il jamais en question le rôle de la Belgique ou des autres Etats occidentaux dans le maintien du statu quo? Pourquoi ne s’intéresse-t-il pas à la logistique internationale qui alimente indirectement les groupes armés à travers la MONUSCO et les forces congolaises?

    M23: pour Bouc émissaire ou défenseur ?

    Le M23 est le symptôme, pas la cause de la crise congolaise. Il est né du non-respect des accords de paix, de la persécution ethnique et de l’échec de l’Etat congolais à protéger toutes ses communautés. Contrairement aux FDLR, le M23 n’est pas une organisation génocidaire. L’assimiler à un groupe de génocidaires est non seulement injuste, mais aussi intellectuellement malhonnête.

    Le M23 a plusieurs fois appelé au dialogue, à la réintégration, et aux réformes. Leur combat est celui de populations abandonnées à elles-mêmes, et ignorées par la communauté internationale.

    Pour une approche honnête, pas une indignation sélective

    Ce dont la RDC a besoin, ce ne sont pas des sanctions sélectives, des rapports biaisés ou des accords de paix symboliques signés à huis clos. Ce dont elle a besoin, c’est d’une reconnaissance honnête des véritables sources de l’instabilité : gouvernance défaillante, hypocrisie internationale, impunité des groupes armés, et refus de désarmer les FDLR.

    Tant que tous les acteurs ne seront pas traités avec la même rigueur et la même exigence morale, la paix dans les Grands Lacs ne sera qu’un mirage.

    Par Par Marie Sédoine Baraka

  • La Police nationale du Rwanda a expulsé 64 étrangers pour troubles à l’ordre public

    La Police nationale du Rwanda a annoncé que 240 étrangers ont été traduits devant la justice au cours des douze derniers mois, tandis que 64 d’entre eux ont été expulsés vers leurs pays d’origine. Ces dossiers concernaient principalement des agressions physiques, des vols et diverses atteintes à l’ordre public.

    Selon les autorités, le suivi de ces affaires a mobilisé plusieurs institutions, dont la Police, le Parquet, l’Organe national de recherche criminelle ainsi que le Service d’immigration et d’émigration. «Nul n’est au-dessus de la loi au Rwanda. Toute personne qui commet des actes de violence ou d’autres infractions est poursuivie sans distinction», ont rappelé les forces de sécurité, soulignant que les mesures prises visent à garantir la sécurité et la tranquillité publiques.

    Des plaintes relayées par les médias

    Cette problématique a récemment été débattue dans une émission matinale animée par Kakooza Nkuriza Charles (KNC) et Angelbert Mutabaruka sur Radio et TV1. Les journalistes y ont rapporté les préoccupations de nombreux citoyens au sujet du «mauvais comportement» de certains étrangers, notamment des ressortissants gabonais, tchadiens et sud-soudanais, parmi lesquels figurent des réfugiés.

    Parmi les incidents évoqués, des jeunes qui utilisent les services de motards-taxis sans les payer, avant de les agresser, mais aussi des repas pris dans des restaurants sans règlement. Un cas marquant rapporté par les journalistes concerne des joggeurs attaqués à Kimironko, près de l’école primaire Kigali Parents School.

    Appel au respect des lois rwandaises

    Face à ces comportements jugés inacceptables, les animateurs et une partie de l’opinion publique exhortent les autorités à renforcer les mesures de sécurité. De son côté, la Police nationale a assuré poursuivre sa collaboration avec les ambassades présentes au Rwanda afin de sensibiliser leurs ressortissants au strict respect des lois et règlements en vigueur.

  • Résultats des examens 2024/2025: Le district de Kirehe en tête du classement national

    Les chiffres et l’orientation scolaire accompagnent  la progression des performances scolaires

    Publié le 19 août 2025 par le Ministère de l’Éducation en collaboration avec l’Autorité nationale des examens et de l’inspection scolaire (NESA), les résultats des examens nationaux révèlent la domination du district de Kirehe, en tête du classement au primaire comme au tronc commun pendant que le seuil de réussite a été fixé à 50 % pour les deux niveaux.

    Au niveau du tronc commun, 148 702 élèves se sont présentés aux épreuves, dont 148 676 notés. Parmi eux, 95 674 ont franchi le seuil de réussite, ce qui représente un taux global de 64,35 %. Pour la fin du primaire, 219 926 élèves ont composé, dont 219 900 notés. Sur ce total, 166 334 ont réussi, portant le taux de réussite à 75,64 %.

    Les districts les plus performants

    Les résultats mettent également en évidence les districts qui se sont distingués par leurs performances globales.

    Au niveau du tronc commun, Kirehe s’est classé premier avec un taux de réussite de 91,3 %, suivi par ces deux voisins de l’est Ngoma avec 78,8 %, Kayonza avec 78,4 %, Rusizi avec 70,5 % et Rulindo avec 69,5 %.

    Pour la fin du primaire, Kirehe arrive également en tête avec 97,09 %, devant Kicukiro (92,28 %), Ngoma (90,93 %), Nyagatare (87,18 %) et Rusizi (85,93 %).

    Les meilleurs élèves récompensés

    Lors de la cérémonie officielle, six élèves du primaire ont été honorés pour leurs performances exceptionnelles. Il s’agit d’Arakaza Leo Victor, du district de Musanze, premier avec 99,4 %, suivi par Impano Brave Gloria du Bugesera, Ihirwe Kanimba Honnette de Huye, Duhirwe Gall Gavin Darcy, Nsengiyumva Joannah Holiness et Ashimwe Keza Gérardine, tous trois également du Bugesera, chacun ayant obtenu 98,8 %.

    Pour le tronc commun, cinq lauréats ont été distingués: Izere Henock Trésor du district de Kicukiro, premier avec 98,67 %, suivi d’Uwumuremyi Albert de Gasabo (98 %), d’Ineza Flora Elyse et de Ndayishimiye Jean d’Amour, tous deux de Gasabo avec 97,89 %, et enfin d’Agaba Happy Jean Eudes de Rusizi, avec 97,78 %. Chacun de ces lauréats a reçu un ordinateur portable, une année complète de prise en charge des frais scolaires et du matériel didactique.

    Un barème clair et transparent

    L’Autorité nationale des examens et de l’inspection scolaire a rappelé le système de notation appliqué à ces examens nationaux. Les candidats ayant obtenu entre 80 et 100 % reçoivent la mention « Excellent » (A). Les notes de 75 à 79 % correspondent à la mention « Très bien » (B), celles de 70 à 74 % à « Bien » (C), de 65 à 69 % à « Satisfaisant » (D), de 60 à 64 % à « Adéquat » (E) et de 50 à 59 % à « Passable » (F). En dessous de 50 %, l’élève est considéré comme ayant échoué.

    Placement et recours

    Concernant l’orientation scolaire, le Directeur général de NESA, Dr. Bernard Bahati, a précisé que le placement des élèves en internat repose sur trois critères : les résultats obtenus, la capacité d’accueil des établissements et le choix exprimé par les candidats.

    Le NESA a également annoncé l’ouverture du processus de recours. Pour les affectations et choix de filière, les élèves, parents ou tuteurs disposent de quatorze jours, à compter du 19 août, pour introduire une demande. En ce qui concerne les notes d’examen, les directeurs d’établissement ont un délai de trente jours, à partir de la même date, pour soumettre un recours.

    Le Ministère de l’Éducation et le NESA assurent que toutes ces mesures visent à renforcer l’équité et la transparence dans la gestion des examens et de l’orientation scolaire.

  • Résultats des examens nationaux: le ministère de l’Education met l’accent sur la qualité de l’enseignement

    Le ministre de l’Éducation, Dr Joseph Nsengimana, a présidé le lundi 19 août 2025 la cérémonie de publication des résultats des élèves ayant terminé la sixième année du primaire ainsi que ceux du tronc commun du secondaire à l’échelle nationale.

    Des résultats dominés par les écoles privées

    Dans l’ensemble, les élèves issus des écoles privées se sont distingués par de meilleurs résultats que ceux des établissements publics. Au primaire, sur 220 927 candidats inscrits, 219 900 ont effectivement passé les examens et 166 333 ont obtenu au moins 50 %, seuil fixé comme note de passage. Le taux de réussite global s’établit à 75,64 %, avec 53,2 % de filles et 46,8 % de garçons. Les districts de Kirehe, Kicukiro et Nyagatare arrivent en tête pour leurs performances remarquables.

    Au niveau du tronc commun, 149 206 candidats se sont inscrits et 148 702 ont passé les examens. Parmi eux, 95 674 ont réussi, soit un taux de réussite de 64,35 %, avec 51 % de filles et 49 % de garçons. Comme au primaire, la note de passage a été fixée à 50 %.

    Le district de Kirehe se distingue encore avec un taux de réussite de 91,3 %, suivi de Ngoma et Kayonza, tandis que Gakenke, Kamonyi et Musanze affichent les résultats les plus faibles.

    Orientations des lauréats du tronc commun

    Les élèves ayant achevé le tronc commun ont été orientés vers différentes filières pour la classe de quatrième. Ainsi, 20 681 élèves ont été admis dans les écoles générales en internat, tandis que 18 929 ont été orientés vers les établissements généraux de jour.

    Dans les écoles techniques, professionnelles et de formation (TSS), plus de 28 000 lauréats suivront un internat et plus de 20 000 une formation de jour. Dans les autres filières spécialisées, 3 669 élèves rejoignent les écoles normales d’instituteurs (TTC), 545 intègrent les écoles d’assistants infirmiers, et 2 701 poursuivent des études en comptabilité en internat, tandis que 76 élèves ont été orientés vers des écoles de jour.

    L’accent sur la qualité de l’enseignement

    Lors de la cérémonie, le ministre Nsengimana a rappelé que l’objectif ne se limitait pas à l’accès à l’éducation, mais s’élargissait désormais à la qualité de l’apprentissage. Pour soutenir les élèves en difficulté, un programme de rattrapage a été lancé dès janvier 2025.

    Le ministre a indiqué que la matière la mieux réussie par les élèves est le Kinyarwanda. En revanche, les sciences en général, et particulièrement les mathématiques au primaire ainsi que la physique au secondaire, sont des matières sur lesquelles il faut concentrer davantage d’efforts, car les résultats montrent que les élèves n’ont pas bien réussi ces disciplines cette année.

    Distinctions et encouragements

    Les six meilleurs lauréats du primaire et les cinq premiers du tronc commun ont été récompensés par un ordinateur portable, un certificat et du matériel scolaire.

    En complément, la coopérative d’épargne et de crédit des enseignants, Umwalimu Sacco, a pris l’engagement de financer les frais scolaires de ces lauréats dans les établissements publics et subventionnés par l’État durant toute une année académique.