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  • Conseil des ministres: Une réforme des tarifs de l’électricité annoncée

    Pour la première fois depuis 2020, les tarifs de l’électricité au Rwanda s’apprêtent à être révisés. L’annonce a été faite le lundi 15 septembre 2025 lors d’une réunion du Conseil des ministres tenue à au Village Urugwiro sous la présidence du chef de l’État, Paul Kagame.

    Selon le communiqué des résolutions publiées par la Primature, le processus de révision est déjà engagé. Il s’inscrit dans la stratégie nationale visant à assurer une autosuffisance énergétique durable et à soutenir la croissance économique. Les autorités ont rappelé que l’accès à l’électricité a connu une progression spectaculaire: de moins de 2 % en 2000, il atteint aujourd’hui 85 % des ménages en 2025, grâce aux investissements continus dans la production et l’extension du réseau.

    Le gouvernement souligne que cette révision des tarifs est nécessaire pour garantir la viabilité financière du secteur énergétique tout en poursuivant l’objectif de l’accès universel. Les discussions en cours portent sur un modèle tarifaire qui devrait alléger la charge des entreprises et renforcer l’ambition du Rwanda de devenir un pôle industriel et manufacturier régional.

    La dernière révision majeure remonte à 2020, lorsque l’Autorité de régulation des services publics (RURA) avait relevé les tarifs résidentiels et industriels, tout en réduisant ceux appliqués aux centres de santé et aux data centers, afin de favoriser l’accès aux soins et le développement du numérique.

    Les détails du nouveau barème, ainsi que son calendrier de mise en œuvre, seront annoncés prochainement par RURA.

    Au-delà de la question énergétique, le Conseil des ministres a également passé en revue plusieurs dossiers nationaux:

    • les résultats des examens nationaux 2024/2025 et le démarrage réussi de la rentrée scolaire 2025/2026;
    • les préparatifs avancés de la première saison agricole (2026A), avec un appel aux agriculteurs à respecter le calendrier des semis et à optimiser l’usage des intrants;
    • l’organisation du championnat mondial de cyclisme, qui se tiendra pour la première fois en Afrique, à Kigali du 21 au 28 septembre 2025;
    • la mise en œuvre de programmes de reboisement et de protection de la biodiversité;
    • la ratification d’un accord de partenariat entre le gouvernement rwandais et African Parks Networks.
  • Officiel: Le Parlement rwandais rejette la résolution du Parlement européen sur le cas Victoire Ingabire

    Le Parlement du Rwanda a adopté, le lundi le 15 septembre 2025, une résolution en réponse à la décision du Parlement européen du 11 septembre 2025 concernant le cas de Victoire Ingabire. Dans une déclaration officielle, il exprime son profond regret face au texte européen qu’il qualifie «d’ingérence inacceptable» dans les affaires souveraines du pays.

    Dans cette déclaration, il rappelle que le Rwanda est un État souverain, démocratique et régi par l’État de droit tel que consacré par sa Constitution. Il souligne que le système multipartite national garantit la libre création et le fonctionnement des formations politiques, dans le respect des conditions légales.

    Le texte réaffirme également l’indépendance du pouvoir judiciaire rwandais, seul garant des droits et libertés fondamentales. Les parlementaires rappellent que Victoire Ingabire a déjà été condamnée pour plusieurs infractions, qu’elle a bénéficié d’une grâce présidentielle, mais qu’elle fait actuellement l’objet de nouvelles poursuites judiciaires.

    Avec une fermeté marquée, le Parlement du Rwanda :

    • condamne les résolutions du Parlement européen visant à interférer dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire,

    • rejette des déclarations jugées partiales, subjectives et dénuées de fondement juridique, qu’il estime influencées par des acteurs hostiles au Rwanda et à son leadership,

    • appelle au respect mutuel, à la bonne foi et à la redevabilité dans les relations de coopération et de partenariat.

    Enfin, l’institution a décidé de transmettre officiellement sa résolution à la Vice-Présidente de la Commission européenne et Haute Représentante pour les affaires étrangères, au Conseil de l’UE, à la Commission européenne, aux États membres, ainsi qu’aux organisations internationales dont l’Union africaine et les Nations unies.

    Par ce texte solennel, le Parlement rwandais entend défendre la souveraineté nationale et affirmer son attachement à l’indépendance de ses institutions face aux pressions extérieures.

  • Le Rwanda dénonce une ingérence inacceptable de l’Union européenne dans ses affaires internes

    Le 15 septembre 2025, le Sénat du Rwanda a ouvert une session extraordinaire consacrée à l’examen d’une résolution récente du Parlement européen, adoptée le 11 septembre, demandant la libération immédiate de Victoire Ingabire Umuhoza, poursuivie par la justice rwandaise et incarcérée depuis juin 2025.

    Cette résolution, soutenue par 549 députés européens contre seulement 2 opposants et 41 abstentions, appelait également à la libération d’autres personnalités, dont le journaliste Théoneste Nsengimana.

    Le Parlement rwandais dénonce un acte impérialiste

    Face à ce texte, plusieurs sénateurs rwandais ont vivement réagi. La vice-présidente du Sénat, Solina Nyirahabimana, a dénoncé une initiative fondée sur la mentalité de domination et de mépris, accusant les députés européens de chercher à ternir l’image du Rwanda sur la scène internationale et à bloquer ses intérêts.

    Selon elle, il s’agit d’une ingérence flagrante dans un pays souverain doté de ses propres institutions indépendantes, notamment la justice.

    La sénatrice Espérance Nyirasafari a abondé dans le même sens, estimant que l’Europe a pris l’habitude d’intervenir dans le fonctionnement du système judiciaire rwandais, une attitude qui ne saurait être tolérée. Pour sa part, le sénateur Amandin Rugira a dénoncé une pratique devenue systématique de l’UE consistant à placer Kigali dans une position de justification permanente.

    La position officielle du Rwanda

    La résolution rwandaise a été présentée par la sénatrice Dr Usta Kaitesi, présidente de la Commission Politique et Gouvernance. Elle affirme que le Parlement européen a dépassé ses prérogatives en s’immisçant dans les affaires judiciaires du Rwanda.

    Le texte adopté rappelle que le Rwanda est un Etat souverain, régi par la démocratie et l’État de droit, et souligne l’indépendance de son pouvoir judiciaire, garant du respect des droits humains et des libertés fondamentales.

    La déclaration du Parlement rwandais précise aussi que Victoire Ingabire a déjà bénéficié d’une grâce présidentielle par le passé, après avoir été condamnée pour d’autres crimes, mais qu’elle est aujourd’hui détenue à titre provisoire pour de nouvelles accusations, dont la création d’un groupe armé, la diffusion de fausses informations et la tentative de déstabiliser l’Etat.

    «Le Rwanda reconnaît le multipartisme, mais nul ne peut se cacher derrière la liberté d’expression pour commettre des crimes», a insisté Dr Kaitesi.

    Un message adressé à Bruxelles et au monde

    Le Parlement rwandais a fermement rejeté la résolution européenne, la qualifiant de « document partial et fondé sur des informations biaisées ». Le texte, adopté à l’unanimité par les deux chambres, demande que les relations entre institutions reposent sur le respect mutuel, la confiance et la responsabilité partagée, et condamne toute tentative de porter atteinte à ces principes.

    Cette position officielle sera transmise au Parlement européen, à la Commission européenne, aux États membres de l’UE, à l’Union africaine, aux Nations Unies ainsi qu’au gouvernement du Rwanda.

  • Singida Black Stars sacrés champions de la CECAFA Kagame Cup 2025

    Les Singida Black Stars de Tanzanie ont remporté, ce lundi après-midi au KMC Stadium, la CECAFA Kagame Cup 2025, en battant les Soudanais d’Al Hilal SC sur le score de 2-1.

    Portés par un doublé de Clatous Chota Chama, les Tanzaniens s’offrent ainsi leur premier sacre dans cette compétition régionale, au terme d’une finale disputée devant un public en liesse. Al Hilal avait pourtant éliminé l’APR FC en demi-finale, mais a dû s’incliner face à une équipe de Singida déterminée et réaliste. Le but soudanais a été inscrit par Abdelrazing Taha.

    Grâce à ce succès, Singida Black Stars repartent avec une enveloppe de 30 000 dollars, tandis qu’Al Hilal empoche 20 000 dollars pour sa deuxième place. De son côté, l’APR FC du Rwanda termine troisième après sa victoire 1-0 contre KMC de Tanzanie, s’assurant une récompense de 10 000 dollars (environ 14 millions de francs rwandais).

    La fête ne fait cependant que commencer pour Singida Black Stars. Les champions d’Afrique de l’Est et du Centre devront très vite tourner la page et se préparer pour un autre grand défi : leur déplacement à Kigali. Ce samedi, au stade Kigali Pelé, ils affronteront Rayon Sports lors du match aller du tour préliminaire de la CAF Confederation Cup 2025.

    L’ambiance s’annonce électrique, alors que les Bleus et Blancs du Rwanda voudront briller devant leur public et bien entamer leur campagne continentale.

  • Ubutumwa buvuga ngo «nyuma y’iyo mihango, abatumiwe bazakirirwa mu rugo rushya rw’abageni», bwazimiriye he?

    Mu myaka ya vuba aha, ubutumire mu bukwe bwasozaga buvuga ngo … nyuma y’iyo mihango, abatumiwe bazakirirwa mu rugo rushya rw’abageni… hakiyongeraho kumenyesha amasaha n’aho urwo rugo ruherereye. Imihango ivugwa yabaga yabanje ni ugusaba no gukwa (akenshi byabaga byarabaye mbere kandi bikabera iwabo w’umukobwa mu rugo), gusezerana imbere y’amategeko no gusezerana mu idini.

    Ubutumire mu bukwe bw’iki gihe usanga bwanditseho ko gusaba no gukwa bizabera muri nzu mberabyombi runaka, mu busitani ubu n’ubu, mu ihema iri n’iri cyangwa muri Hoteli runaka. Biragoye kuzongeara kubona ubutumire bw’ubukwe buzabera kwa Naka iwabo w’umukobwa mu gusaba no gukwa, cyangwa kwakira abatumiwe igihe cyo guhekerwa umugeni mu rugo rushya rw’umusore warongoye.

    Ubukwe bwahoze buba mu gihe cy’iki cyangwa impeshyi. Ni igihe cy’izuba, nta no kwikanga ko imvura yvunda. Imyaka yabaga yeze cyane cyane amasaka yashigishwagamo ikigage n’ubushera, ibitoki byengwagamo urwagwa n’umutobe w’abatanywa agasembuye.

    Ubu gucyuza ubukwe ni ukwikokora   

    Iyi ndirimbo ya Senderi iracyumvikana mu matwi ya benshi: Ngo “Salle na sonorisation ngo ni miliyoni …Abasore bo mu mujyi nimuze tugende kurambagiza mu cyaro, hano mu mugi biragoye…birahenze.” Burya umuhanzi ahanga akurikije ibyo abona, ak’abanyarwanda bagira bati “Umugani ungana akariho”.

    Ubu umunsi w’ubukwe utangira mu gitondo saa tatu ukarenza saa sita z’ijoro. Imisango yo gusaba no gukwa abenshi barayikererwa, mu rusengero ho hasigaye hajya mbarwa, kwifotoza bitwara umwanya utari muto, kwakira umukwe n’umugeni bitangira salle yuzuye, bikajya gusoza hasigayemo mbarwa, gutwikurura mu gicuku, ahahimbwa ko ari ho ababyeyi bubakiye abana, bikorwa nko kurangiza umuhango, ngiyi isura nshya y’ubukwe bw’iki gihe.

    Igisharagati kimukiye “salle”, ubusitani n’amahema byateguriwe kwakira imbaga. Imitako ishashagirana, abakobwa n’abasore benshi bagaragiye umugeni n’umukwe, n’imbaga y’abana bato n’ababyeyi bakuze bo gusohora umugeni, abasore baherekeje mushiki wabo bakamurekura ari uko muramu wabo abapfumbatije ibahasha, impano zipfunyitse zo guhabwa abagize umuryango, imishanana mu gusaba no gukwa, amakote n’amakanzu mu Kiriziya n’gihe cyo kwiyakira, abogoshi kabuhariwe n’inzobere mu gutera abakobwa igishahuro (make up),  intyoza mu guhuza ibiganiro, abasaza bakabiriza imisango, itorero ryo gususurutsa abashyitsi n’abasangwa, abatahira bavuga amazina y’inkwano zatanzwe mu mafaranga, abafata amafoto na videwo, Hoteli cyangwa Resitora zo kugaburira abitabiriye ibirori, umutsima wo gucishamo urutamyi n’imiriro iwuherekeza… ibi byose ni amafaranga.

    Ongeraho rero imodoka z’ubwoko bugezweho zirimbishijwe zitwara umukwe, umugeni n’ababagaragiye, ubukode bw’inzu nziza urugo rushya ruzaturamo nibura amezi 3 no kujya mu kwezi kwa buki bikorerwa ku mazi cyangwa ahandi hantu nyaburanga.

    Ubu kandi hadutse ibindi bikorwa bitwara amafaranga atari make, ibirori byo gutera ivi bitwara akayabo n’ibyo gutegura umukobwa (byiswe bridal shower).

    Ongeraho rero inzoga zikomeye zo gusaba umugeni n’izo kwakira abatashye ubukwe.  Mu misango, ijambo ryose ribanzirizwa no gutura inzoga. Ese mwabonye uko umusaza apfundurirwa inzoga y’ubwoko bumwe yakira mugenzi we, agapfundurirwa inzoga y’ubundi bwoko isaba ijambo ryo gusaba umugeni, kandi abashyitsi basanze afite ubundi bwoko bw’inzoga asanzwe anywa? Biriya birahure bitatu by’inzoga 3 zinyuranye biteretse imbere y’umusaza mukuru, mwe mubona bifite injyana?

    Ntibivugwaho rumwe ariko

    Bamwe baravuga ko ubukwe bw’ubu burimo gusesagura no kwita ku bigaragarira amaso, ntihategurwe umugabo n’umugore bazuzuza inshingano z’urugo bazaba bamaze gushinga. Uretse amikoro, bitwara kandi n’umwanya wa benshi, nko mu gutanga impano usanga buri wese afata ijambo akanafata ifoto n’abageni, ubukwe bugakweduka birenze urugero.

    Nyamara ariko, abandi bavuga ko ibihe byahindutse, isi yabaye umudugudu, umuco munyarwanda wahuye n’indi mico, kandi igihe tugezemo kiyobowe n’ifaranga n’ubucuruzi, ngo bityo ubukwe na bwo bwinjiye mu byinjiriza abikorera barimo abanyempano n’abacuruzi.

    Ese mubona bikiri ngombwa ko ubukwe butahwa n’abantu 1000, 800 cyangwa se 500? Ese ubukwe bubaye ubw’imiryango, inshuti za hafi n’abaturanyi, hari icyo byakwica? Ese itorero ry’aho dutuye ntiryakwizihiza ibirori by’iwacu? Ese abasaza duturanye n’abandi bashingwamirimo b’iwacu ntibatuyoborera ibirori neza? …Ibi ni ibibazo bikwiye kubonerwa ibisubizo muri iki gihe.

    Impanuro za Madamu Jeannette Kagame: “Urugo ni u Rwanda ruto!”   

    Mu ijambo yagejeje ku bitabiriye isengesho ry’Abayobozi Bakiri Bato, i Kigali ku cyumweru tariki ya 31 kanama 2025, Madamu Jeannette Kagame, yavuze ko “Urugo ari u Rwanda ruto!”. Kuri uwo munsi, yasabye ko abitegura kurushinga bashyira imbaraga mu kubaka urugo kurusha uko bahugira gusa mu gutegura ubukwe. Yagize ati:

    “Iyo urebye usanga imwe mu mpamvu zituma ingo nyinshi zisenyuka ni uko bamwe bashyira imbaraga mu gutegura ibirori by’ubukwe kurusha gutegura urugo nyir’izina. Mukwiye kumenya rero ko kubaka urugo ari ingenzi aho gushyira ubushobozi bwose mu kwitegura ubukwe!”

    Mu mpanuro yahaye by’umwihariko abakiri bato, yabasabye kurushaho guhindura iyi mitekerereze nk’abantu basobanutse kandi biyemeje kubaka u Rwanda, nk’uko hari izindi mpinduka bazana mu iterambere.

    Madame Jeannette Kagame avuga ko bikwiye kongera gushyira imbaraga muri gahunda yo gutegura abifuza gushinga urugo. Ababyeyi n’imiryango na bo bakaba bagomba kugira uruhare mu gushyigikira no kuba hafi y’abana babo kugira ngo batazasanga baratezutse ku nshingano zo kurerera igihugu no kwita ku murage w’umuryango.

    Louise Mushikiwabo we yatanze umukoro

    Undi uherutse kugira icyo abivugaho kuri iki kibazo ni Madamu Louise Mushikiwabo, inshuti y’urubyiruko akaba akunda kuganira na benshi ku mbuga nkoranyambaga, na bo bakamwibonamo ku buryo basigaye bamwita Mushikiwabashou, izina na we yishimira.

    Mu butumwa yanyujije ku rubuga rwa X, Uyu munyamabanga mukuru w’umuryango w’ibihugu bikoresha ururimi w’igifaransa, ku cyumweru tariki ya 14 Nzeli 2025, yatanze intashyo ariko atanga n’umukoro ku bikwiye gukosorwa:

    “Abachou, muraho se! Ko mumbanye ba Mutimudakumbura? Ndabaramukije cyane, njyewe murabizi ko mpora mbifuriza ibyiza gusa! Rero mperutse iwacu, mpava nkihakumbuye, ndetse mbona bamwe muri mwe, nihuta… Gusa inshuti n’abavandimwe ntibyoroshye kubaramutsa bose. Ariko mbega ubukwe bwinshi, bujyamo byinshi na benshi kandi kenshi!! Abachou bagishaka rero, tudaheje na ba mwana mbona mukwiye kutwigira uko tudatakaje umuco wacu, twakora bike byiza! Abato mugishaka, natwe tubakunda, murabona twabigira dute?”

    Bimwe mu bitekerezo byatanzwe n’abakoresha imbunga nkoranyambaga

    Ku butumwa bwa Louise Mushikiwabo, hari ibitekerezo by’uko iki kibazo cyakemuka byamusubije, birimo no gufatira urugero ku bukwe bwo mu bihe bya COVID.

    Umwe ati “iyi ngingo irakomeye. Hari umuco, igitutu no kwiganana. Uwagira uko agira yashyiraho amabwiriza. Uwakora inyigo y’ukuntu muri COVID-19, abantu bishimiraga gukora ubukwe bw’abantu 30 vuba vuba inama y’abaminisitiri itarahinda imyanzuro. Ngira ngo umuntu yaheraho agashaka n’uko n’ubu byahabwa umurongo ndetse n’amasaha abantu babibamo akagabanuka kuko birakabije pe.”

    Undi na we ati “icyo natangaho inama: Kurongora si ukwimurika ngo barebe uwaserutse neza kandi uberewe. Si isiganwa ry’uwagiye mbere cyangwa nyuma. Ntibyakabaye gusesagura. Ahubwo, uko mbyumva, umugore ni uwubaha umugabo, na ho umugabo akaba ukunda umugore, si ugushyingiranwa n’amafaranga cyangwa ibya mirenge.”

    Hari n’uwasubije ati “abantu bari mu myaka yo gushaka bakwiye kwiga neza uko ubukwe butaba impamvu yo gukena kandi amikoro yabo yari ahari ahagije. Nta mpamvu yo gufata inguzanyo yo gukora ubukwe.”

  • La première chanson d’un couple: une danse de toute une vie – SE Jeannette Kagame

    Note de la rédaction:

    • La Première Dame du Rwanda SE Jeannette Kagame partage sa réflexion sur l’importance de bâtir des familles solides, épanouies et harmonieuses.
    • La Une en propose ici une traduction fidèle du texte original, publié en anglais sur le site d’Imbuto Foundation.

    « Une bonne épouse donne tout et demande peu. La soumission est sa couronne. »

    «La seule responsabilité d’un mari digne est de pourvoir aux besoins;

    Il domine, il règne sans être contesté. »

    «Un mariage n’a de sens que pour engendrer des enfants… l’amour et la joie ne sont qu’un bonus accidentel. »

    Ce sont là des paroles, espérons-le, d’un autre temps.

    «Dans un mariage, tout est du 50/50, sortez votre calculatrice ! »

    «Choisis-toi toujours en premier, tu pourras toujours trouver mieux.»

    «Si ton choix de partenaire n’impressionne pas les autres, ce partenaire est-il vraiment digne de toi ?»

    Voilà, semble-t-il, les pensées de notre époque.

    Parlons, comme nous avions l’habitude de le faire.

    De nous, dans notre contexte. Sans condamnation, ni aspiration à une approbation lointaine. Avec l’accueil de nos différences générationnelles, car elles élargissent et approfondissent notre réflexion. Engageons-nous librement, et en sécurité. J’écris, mais j’espère aussi écouter.

    Peut-être est-ce mon affection pour la jeunesse… peut-être est-ce simplement parce que j’aime l’amour. Mais le bien-être de la famille rwandaise – cocon de notre jeunesse – tant dans la santé que dans l’épanouissement personnel, sera toujours ma motivation profonde.

    Je l’ai déjà exprimé, mais je suis fière de le répéter: nous devons viser à ce que les familles rwandaises soient entières pour que le Rwanda, pays qui guérit des blessures physiques et de l’âme, puisse lui aussi être entier.

    Un panel enrichissant d’un événement auquel j’ai récemment participé – centré sur cette même quête, avec un accent particulier sur l’épanouissement des jeunes couples – a offert matière à réflexion que je souhaite partager à cette table.

    Y a-t-il de quoi s’inquiéter?

    Vous l’avez vu aussi; à travers le monde, la solitude devient une préoccupation publique, qualifiée, dans certains pays, « d’épidémie ».

    Pendant ce temps, le foyer, dans les conversations modernes, est presque présenté comme un purgatoire… où les couples n’arrivent plus à s’entendre, où les enfants se sentent incompris, et où les rêves et espoirs individuels s’éteignent peu à peu.

    Je refuse de croire que la modernité soit entièrement responsable… mais j’ai tout de même quelques observations.

    Les foyers autrefois ancrés dans un but commun se fracturent désormais par l’isolement volontaire de leurs habitants; par des croyances secrètes selon lesquelles sa propre contribution – ou pire, sa propre valeur – surpasse celle de l’autre. Des croyances qui sont, bien souvent, égoïstes, et assez fausses.

    L’individualisme est en hausse, et l’institution familiale, partout dans le monde, semble ébranlée.

    Les taux de natalité déclinent dans de nombreux pays vieillissants. Les sociétés se laissent de plus en plus convaincre que l’autonomie absolue serait la liberté.

    J’entends parler de « nouvelles pratiques », et j’écoute, à la fois amusée et perplexe. Comment peut-on externaliser des fondamentaux relationnels comme la communication efficace, ou encore notre présence et notre attention, à des processeurs et des logiciels? Comment peut-on s’en remettre à des algorithmes de réseaux sociaux pour dire quel « partenaire » nous devrions choisir, en remplaçant des conversations sincères et engagées par des messages abrégés, des « likes » et des « émojis », transformant la cour en une démarche virtuelle, tiède et sans effort?

    Peut-être que vous, jeunes, vous avez vraiment la vie dure!

    Mais d’un autre côté, vous avez à votre disposition des atouts incroyables pour construire et maintenir des relations saines et épanouies. Entre vos mains, vous avez un accès immédiat à ceux qui comptent pour vous, au-delà du temps et de l’espace: une salutation affectueuse, une parole d’encouragement, une réflexion opportune, ou une blague complice, reçues en quelques secondes. Grâce à la technologie moderne, la communication efficace et l’organisation n’ont jamais été aussi simples.

    Pour nous, pour qui les rares appels téléphoniques fixes étaient un luxe, nous qui attendions patiemment à la poste des lettres manuscrites toujours trop courtes (quel que soit leur nombre de pages), nous qui passions des mois, voire des années, sans voir les visages de ceux que nous aimions, ce que vous avez aujourd’hui… aurait été inestimable, un cadeau sans prix. A moitié bénédiction, à moitié magie. Et combien nous l’aurions chéri!

    Je peine parfois à comprendre ce monde moderne, hybride entre le numérique et le physique. Il se tient à la frontière d’un traditionnel qu’il rejette impulsivement, et d’un âge futuriste de mondialisation totale, qui montre aussi ses illusions.

    Quand avons-nous appris à vénérer le « moi »? A applaudir le minimum d’effort dans le soin apporté au cœur de l’autre?

    L’être humain est par nature un être social.

    Nous sommes faits pour rechercher la compagnie, pour partager expériences et aspirations, pour vieillir ensemble, renforcés par le soin et le soutien de l’autre.

    Peut-être y a-t-il une liberté à reconnaître ce besoin profondément humain: marcher dans cette vie accompagné, vu, entendu, soutenu quand nous sommes faibles, célébré quand nous sommes forts.

    Nous savons que des unions stables offrent de réels bénéfices psychologiques et sociaux: anxiété réduite, réseaux sociaux renforcés, meilleure régulation émotionnelle, résilience accrue face au stress. Elles sont ce que la nature a prévu: un havre que les partenaires décorent de souvenirs, et qu’ils gardent lumineux et chaleureux par des objectifs et des rêves partagés. Un foyer aimant est l’endroit où les couples peuvent véritablement s’épanouir personnellement, socialement et professionnellement.

    Les enfants élevés dans des foyers bienveillants et nourrissants ont généralement un avantage pour développer empathie, autodiscipline et capacité à construire des relations saines. Ce ne sont pas des idéaux abstraits; ce sont des réalités observables dont nous devons tenir compte, même dans ce monde progressiste et en mutation rapide.

    Un rôle? Un fardeau? Qui sait?

    J’ai appris récemment le terme « guerre des genres», et l’idée que le yin combatte son yang, ou l’inverse (Dieu seul sait à qui cela profite) m’a profondément troublée. Pourquoi vouloir toujours prendre le dessus dans un partenariat mutuellement bénéfique? Cela est antithétique à l’amour, et aux unions stables. Pourquoi ne pas travailler en équipe?

    Oui, l’égalité est non négociable. Pourtant, dans ce climat autrement porteur, les couples risquent de perdre la structure qui leur permet de soutenir un mariage sain.

    Les rôles respectifs sont souvent remis en cause ou rejetés, à cause de leur caractère «genré»… sans considérer la possibilité d’une adaptation réfléchie de ces rôles aux forces individuelles, aux inclinations naturelles, et bien sûr, aux exigences de notre époque.

    Il ne s’agit pas ici d’un appel au retour aux hiérarchies dépassées. C’est un rappel que des rôles, convenus mutuellement, adaptés à leurs porteurs, et respectés par l’autre, renforceront toujours le couple.

    Se marier paraît merveilleux, mais où trouver le guide?

    Le discours public semble de moins en moins indulgent.

    La masculinité est disséquée durement, avec des attentes contradictoires et parfois écrasantes placées sur les épaules des jeunes hommes dès leur entrée dans l’âge adulte.

    D’un autre côté, les contributions domestiques et sociales des femmes restent sous-évaluées, et les défis intimidants de la féminité – physiques et émotionnels – sont encore régulièrement balayés.

    Nous l’avons tous constaté, certains choisissent de naviguer ce chemin rocailleux en se lançant des pierres, chaque discussion devenant une bataille de pouvoir, un besoin obsessionnel d’attribuer toute la faute et de dominer l’autre.

    Savoir retenir sa langue, l’arrêter avant qu’elle ne cause des dégâts irréparables, semble un art oublié. Pourtant, la pensée claire doit toujours précéder la parole, et le respect doit toujours en tracer les limites. Choisir le silence obstiné n’est pas mieux; c’est une punition immature, tandis qu’élever la voix revient à intimider délibérément, ou à rabaisser.

    Un juste milieu, empreint de compassion, est à votre portée, dans l’intimité du nid que vous avez bâti et que vous devez protéger… brindille après brindille.

    A nous, pour nous, par nous  

    Au Rwanda, le retour au foyer va bien au-delà de la restauration démographique. Après des décennies de séparation forcée, reconstruire la nation a, pour beaucoup, nécessité un retour physique; mais cela a aussi exigé un retour des relations, de la confiance, de la présence, de l’espoir, du service, de la cohabitation pacifique, d’objectifs et d’idéaux partagés. Cela a impliqué de réapprendre à honorer le foyer, à prendre soin de ses membres, et à accepter en retour leurs soins.

    Pour nous, respect, engagement et service au sein des foyers ont des répercussions considérables: ils façonnent le comportement civique et renforcent les liens qui maintiennent la nation unie.

    Pour les innombrables d’entre nous qui ont appris à aimer le Rwanda loin du Rwanda, mais dans des foyers fièrement rwandais, la légalité et le patriotisme se cultivent d’abord à la maison, où la discipline tranquille de prendre soin des autres devient le socle de la responsabilité sociale.

    Après tout, cette connexion, cette cohabitation enrichissante, voilà pourquoi nous faisons tout cela. L’amour est la raison pour laquelle nous reconstruisons, que nous aspirons au succès, que nous osons rêver grand.

    Après tout, «la force d’une nation découle de l’intégrité du foyer».

    Peut-être serez-vous tentés par le soulagement éphémère qu’offre l’abandon lorsque les choses se compliquent.

    Mais on ne peut construire sur ce que l’on a, en amour comme ailleurs, sans apprendre à sauver ce qui mérite de l’être.

    Souvent, cela signifiera choisir de rentrer à la maison; traverser les tempêtes passagères, refuser de quitter le navire, car ce que nous avons de plus précieux reste à bord.

    Et si ce choix était en réalité le plus radical?

    En effet… aimer et être aimé. Un concept simple, certes. Mais un investissement audacieux, et, je crois, le plus grand des retours!

    Que nos foyers soient des lieux où la joie est volontaire, partagée et durable, un témoignage de la puissance de rester, de nourrir, et de marcher côte à côte à travers toutes les saisons de la vie.

    Pour ceux qui ont lutté mais dont les différences se sont révélées vraiment irréconciliables, que la communauté soit une source de réconfort dans la reconstruction, et dans une séparation digne.

    Mais dans chaque jour d’union accordé par les cieux, qu’il soit splendide ou éprouvant, puissions-nous ne jamais perdre de vue ce qu’il y a à gagner en travaillant pour un jour de plus ensemble: un héritage d’amour et de paix durable.

    J’espère toujours pour vous, sincèrement.

    Signé,
    Une fille, une sœur, une épouse, une mère et une grand-mère.

  • Première journée RPL: Gorilla FC prend la tête, Rayon Sports et Police réussissent leur entrée

    La saison 2025/2026 de  Rwanda Premier League a démarré (RPL) ce week-end avec une première journée pleine d’intensité et de buts. Vendredi, Gorilla FC a donné le ton en dominant AS Muhanga (2-0), une victoire qui lui permet d’occuper provisoirement la tête du classement.

    Samedi, le stade Kigali Pelé a vibré lors du derby entre Rayon Sports et SC Kiyovu. Le Burundais Asman Ndikumana a marqué les esprits en inscrivant un doublé. Il a ouvert le score à la 42ᵉ minute d’une tête sur un centre de Tambwe Gloire, avant de sceller la victoire dans le temps additionnel (90ᵉ+3) grâce à une passe d’Aziz Bassane. Malgré plusieurs occasions franches, Kiyovu n’a pas trouvé la faille et a dû s’incliner 2-0.

    Un peu plus tôt dans la journée, toujours au stade Kigali Pelé, Police FC a disposé de Rutsiro FC (2-1). Très en vue, Lague Byiringiro a été décisif avec deux réalisations : un premier but à la 22ᵉ minute, puis un penalty transformé à la 77ᵉ. Rutsiro a réduit l’écart en fin de match mais n’a pas réussi à revenir.

    Dans les autres rencontres, Bugesera FC s’est imposé face à Gicumbi FC (1-0), tandis que Mukura VS a pris le dessus sur Musanze FC sur le même score.

    De son côté, le champion en titre APR FC n’a pas joué son match contre Marines FC, car il participe actuellement à la CECAFA Kagame Cup en Tanzanie.

    La première journée se conclura ce dimanche 14 septembre au stade Kigali Pelé avec la rencontre entre AS Kigali et Amagaju FC, prévue à 15h00.

  • CECAFA Kagame Cup 2025: APR FC battue par Al Hilal 3-1 en demi-finale

    APR FC n’ira pas en finale de la Kagame Cup 2025 après sa défaite 3-1 contre Al Hilal d’Omdurman lors du match de demi-finale disputé à Dar es Salaam Stadium. Après un temps réglementaire de 90 minutes qui s’est terminé sur un score de 1-1, il a fallu jouer 30 minutes de prolongation pour un total de 120 minutes de jeu, au terme desquelles l’équipe soudanaise a pris le dessus et scellé la victoire.

    APR FC a ouvert le score à la 30e minute grâce à William Togui, bien servi par Memel Dao, après une percée rapide de Hakim Kiwanuka qui avait créé l’occasion devant le but. APR FC a ainsi conclu la première mi-temps en menant 1-0.

    Au retour des vestiaires, Al Hilal a intensifié la pression, multipliant les attaques, mais le gardien d’APR, Ivan Ruhamyankiko, s’est illustré avec plusieurs arrêts décisifs. Le but égalisateur est survenu à la 82e minute par Abdelrazig Taha, suite à une frappe déviée par le gardien rwandais.

    Le score de 1-1 après les 90 minutes a conduit aux prolongations. Rapidement, à la 93e minute, Sunday Damirale a inscrit le deuxième but pour Al Hilal, profitant d’une relance mal dégagée de Ruboneka. L’équipe soudanaise a ensuite scellé sa victoire à la 106e minute grâce à Ahmed Salem, après une action conclue sur une erreur défensive d’APR FC.

    APR FC jouera désormais le match pour la troisième place contre le perdant de l’autre demi-finale, tandis qu’Al Hilal se qualifie pour la finale de la Kagame Cup 2025.

    Score final – Demi-finale: Al Hilal 3 – 1 APR FC

  • Rugerero: les jeunes célèbrent l’alphabétisation autour du cinéma et de la lecture

    Le vendredi 12 septembre 2025, une délégation de jeunes lecteurs et de bénévoles de la Bibliothèque communautaire Le Phare a effectué une visite spéciale à la Bibliothèque communautaire de Rugerero, dans le cadre des célébrations du Mois national de l’alphabétisation 2025, qui marque également la Journée internationale de l’alphabétisation.

    Le thème retenu cette année par l’UNESCO était : «Promouvoir l’alphabétisation à l’ère numérique».

    L’événement a rassemblé près de 80 élèves du primaire et du secondaire, venus partager un après-midi riche en découvertes autour de chansons, de contes et de la projection d’un film.

    Le film Ntwali : lecture et réconciliation familiale

    Le moment fort de la journée fut la projection de Ntwali, un court-métrage en kinyarwanda écrit par Ruzirampuhwe pour le Club de théâtre de la bibliothèque Le Phare. Le film met en avant l’importance de la lecture et la résolution des conflits familiaux à travers la lecture partagée.

    A l’issue de la projection, Narada, qui interprète le rôle de Mama Manzi, a ouvert une discussion avec les enfants, qui ont partagé leurs messages-clés :

    • «C’était drôle mais aussi triste à cause des conflits dans la famille de Manzi», a confié Mugisha, élève du primaire.
    • «J’étais heureuse de voir Manzi sourire à la fin, dans une maison apaisée. J’aimerais aussi que Mama Manzi apprenne à bien gérer les biens de la famille», a ajouté Rebecca, élève du secondaire.
    • «Ma maman n’a fait que deux années d’école, comment pourrions-nous lire ensemble?», a demandé Karine, élève de cinquième primaire.

    La lecture, une passion à entretenir

    Interrogés sur leur goût pour la lecture, les enfants ont répondu avec enthousiasme, promettant de fréquenter davantage la bibliothèque du village modèle de Muhira, ainsi que la bibliothèque communautaire Le Phare. Ils ont également exprimé le souhait d’assister à davantage de projections de films et d’activités de contes.

    La rencontre s’est achevée dans la joie, avec des sourires et une motivation renouvelée pour la lecture. Les organisateurs ont chaleureusement remercié Oliva, la bibliothécaire de Rugerero, pour son accueil et son dévouement.

    A travers cette célébration, la bibliothèque communautaire Le Phare a rappelé que la lecture est un outil essentiel pour l’avenir des jeunes, ouvrant la voie à une société plus instruite, plus unie et tournée vers l’avenir.

  • Le Rwanda, modèle mondial de coopération Sud-Sud et d’innovation locale

    A l’occasion de la Journée internationale de la coopération Sud-Sud, célébrée vendredi 12 septembre 2025 à Kigali en présence de responsables des Nations Unies, le Rwanda a été salué comme un pionnier du partage d’expériences et de la diplomatie de l’innovation.

    La journée a été organisée conjointement par le Rwanda Cooperation Initiative (RCI) et le Bureau des Nations Unies au Rwanda, qui ont également orchestré des discussions de haut niveau autour du partage de solutions endogènes et de bonnes pratiques.

    Les panels, auxquels ont assisté le coordonnateur résident des Nations Unies, Ozonnia Ojielo, la Secrétaire permanente au ministère des Affaires étrangères, Clémentine Mukeka, Patricia Uwace, Directrice Générale de RCI, des membres du corps diplomatique et plusieurs partenaires, ont permis un dialogue riche sur la coopération Sud-Sud et triangulaire.

    La jeunesse africaine façonne l’avenir dès aujourd’hui, non pas dans la colère, mais avec une profonde soif de changement

    L’engagement des jeunes et la dynamique des échanges ont confirmé le Rwanda comme un véritable hub de connaissances, rappelant que chaque pays détient une part de la solution.

    Dans un monde confronté à des défis complexes, le coordonnateur résident des Nations Unies a insisté sur le rôle stratégique de la coopération: «Le respect mutuel, l’histoire partagée et les expériences vécues unissent le Sud global et permettent de concevoir des solutions contextualisées, efficaces et durables.»

    Il a précisé que cette coopération dépasse le simple échange d’expériences: elle constitue une solidarité en action et un accélérateur stratégique vers les Objectifs de développement durable (ODD).

    Rwanda Cooperation: vitrine du savoir-faire national

    Créée en 2018, l’initiative Rwanda Cooperation est devenue un carrefour du savoir-faire rwandais. En moins de sept ans, plus de 700 délégations venues de 70 pays ont visité le Rwanda pour s’inspirer de ses réussites dans les services numériques, la décentralisation et la gouvernance transparente.

    “A travers l’Afrique, nous ne cherchons pas seulement des solutions, nous les créons” Patricie Uwase, DG de RCI

    En 2025, le Liberia a dépêché une délégation de haut niveau pour cinq jours d’immersion dans les services publics centrés sur le citoyen. D’autres pays, dont la Guinée, le Lesotho et l’Eswatini, ont adopté des solutions rwandaises. La Guinée a notamment intégré Umucyo, le système de passation électronique des marchés publics, afin d’améliorer la transparence de ses finances publiques.

    Diplomatie et reconnaissance internationale

    Pour Ozonnia Ojielo, coordonnateur résident des Nations Unies au Rwanda, la réussite du pays est exemplaire :

    «Ce que fait le Rwanda démontre que des idées endogènes peuvent avoir un impact global. Même des pays aussi éloignés que la Jamaïque viennent s’inspirer des réformes de justice rwandaises.»

    Fatmata Sesay, représentante résidente du PNUD, a souligné la dimension pratique de la coopération Sud-Sud: «Nous avançons plus vite lorsque les pays apprennent les uns des autres et mettent ces leçons en pratique.»

    Clémentine Mukeka, Secrétaire permanente au ministère des Affaires étrangères, a rappelé:
    «Nos solutions locales, issues de notre histoire et de notre culture, apportent des réponses concrètes là où d’autres modèles ont échoué. »

    Elle a ajouté que le Rwanda est prêt à partager davantage ses expériences lors de la prochaine 80e Assemblée générale des Nations Unies à New York.

    La coopération Sud-Sud n’est pas une théorie, mais une transformation en action