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  • La Ministre Consolée Uwimana annonce une nouvelle orientation des célébrations des journées des femmes

    Les journées annuelles dédiées aux femmes auront désormais une portée nouvelle: elles seront célébrées dans tous les districts et marquées par la remise de prix aux femmes qui se distinguent par leurs actions exemplaires.

    L’annonce a été faite par la Ministre du Genre et de la Promotion de la Famille, Consolée Uwimana, lors de la 24ᵉ Assemblée générale du Conseil National des Femmes (CNF), qui s’est tenue le vendredi 19 septembre 2025 dans la salle plénière du Parlement, à Kimihurura sous le thème “la femme a toute sa valeur”.

    La ministre a précisé que ces récompenses devront avoir un impact concret sur la vie des familles et des communautés, rappelant que derrière chaque femme d’exception se trouve souvent un mari qui l’a soutenue dans son parcours. «Nous devons protéger nos familles, en commençant par les nôtres», a-t-elle insisté.

    Des progrès indéniables, mais des défis persistants

    Dans son discours, la Ministre Uwimana a dressé un bilan des avancées enregistrées au Rwanda au cours des deux dernières décennies. Le taux de pauvreté, qui atteignait près de 59 % en 2001, a chuté à 27,4 % en 2024. La mortalité infantile est passée de 107 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2010 à 33 en 2020, tandis que la mortalité maternelle a diminué de manière spectaculaire, passant de 1 071 décès pour 100 000 naissances en 2010 à 203 en 2020.

    «Nous espérons que les prochaines enquêtes confirmeront cette tendance, car chaque vie sauvée est une victoire», a-t-elle déclaré.

    Cependant, la ministre a reconnu que de nombreux défis persistent. Plus d’un quart de la population vit encore dans la pauvreté, 33 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de retard de croissance, et 28 % des ménages n’ont pas accès à des installations sanitaires conformes. Les violences basées sur le genre et les conflits familiaux continuent de miner le tissu social, affectant particulièrement les enfants.

    Les priorités du CNF: économie, bien-être et bonne gouvernance

    La Secrétaire exécutive du CNF, Marie Médiatrice Umubyeyi, a présenté les priorités de l’organisation pour l’année fiscale en cours. Elles s’articulent autour de l’économie familiale, du bien-être social et de la bonne gouvernance.

    Les actions prévues visent à accompagner les familles vulnérables vers l’autonomie, à promouvoir l’épargne et l’inclusion financière, mais aussi à renforcer la participation des femmes dans les instances de décision à tous les niveaux.

    Parmi les initiatives phares figure le renforcement de 89 groupes de femmes de Rusizi et Rubavu, qui font le commerce transfrontalier, afin de les soutenir en les transformant en coopératives solides et viables.

    Les femmes leaders comme gardiennes de l’égalité

    De son côté, la Présidente du CNF, Bellancille Nyirajyambere, a rappelé le rôle central de ces femmes leaders dans les villages, qui continueront d’être des piliers de l’égalité et de la complémentarité entre hommes et femmes. Elle a insisté sur la nécessité de donner aux femmes et aux filles une voix forte dans la société, de contribuer activement au développement du pays et de participer à la lutte contre toutes les formes de violence.

    La Présidente du CNF, Bellancille Nyirajyambere

    Le CNF constitue une force de gouvernance essentielle. Son Assemblée générale, la plus haute instance de décision, trace les grandes orientations et définit les actions à mener dans toutes les sphères de la vie nationale.

    Cette 24ᵉ édition aura mis en lumière les succès déjà enregistrés, mais aussi les chantiers encore ouverts pour faire de la famille rwandaise un socle solide, capable de porter l’émergence du pays.

    L’assemblée générale est la plus haute instance de décision du CNF
    La 24ᵉ Assemblée générale du CNF s’est tenue dans la salle plénière du Parlement
  • Le président Kagame procède à de nouvelles nominations au sein du gouvernement et des institutions publiques

    Le Bureau du Premier ministre a annoncé jeudi le 18 septembre 2025, au nom du président de la République, Paul Kagame, une série de nominations importantes au sein du gouvernement et de plusieurs institutions publiques. Ces décisions, prises conformément à la Constitution du Rwanda, concernent aussi bien l’exécutif que les organes nationaux stratégiques.

    Un nouveau membre du gouvernement

    Yves Iradukunda rejoint l’équipe gouvernementale en qualité de ministre d’Etat au ministère des Technologies de l’information et de la Communication et de l’Innovation.

    Des changements stratégiques à la Présidence et à la Primature

    A la Présidence de la République :

    • M. Dieudonné Gatete est nommé directeur de Cabinet,
    • Mme Viviane Mukakizima devient directrice adjointe de Cabinet,
    • et l’ambassadeur Claude Nikobisanzwe prend les fonctions de chef du Protocole.

    A la Primature, M. Léonard Minega Rugwabiza est désigné responsable de l’Unité de suivi de la mise en œuvre des programmes du gouvernement (Delivery Unit).

    Diplomatie et ministères techniques

    Au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur Moses Rugema a été proposé comme ambassadeur du Rwanda auprès de la République fédérale du Nigéria.

    Trois nouveaux secrétaires permanents ont également été désignés :

    • M. Canoth Manishimwe au ministère des Infrastructures,
    • M. Clément Kabiligi au ministère de la Fonction publique et du Travail,
    • et M. Eraste Rurangwa au ministère des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Innovation.

    Nominations dans les institutions publiques

    Enfin, plusieurs institutions nationales voient leurs organes dirigeants renforcés :

    • M. Thaddée Tuyizere est nommé vice-président de la Commission nationale des droits de la personne,
    • M. Jimmy Christian Byukusenge devient directeur général de l’Autorité rwandaise de passation des marchés publics,
    • et le colonel Claude Nkusi est désigné directeur général adjoint de l’Autorité rwandaise de régulation des services publics.
  • Les journalistes rwandais se mobilisent pour couvrir les procès à compétence universelle

    L’organisation des journalistes rwandais PAX PRESS, en partenariat avec l’ambassade de France au Rwanda, a organisé le jeudi 18 septembre 2025 à Kigali un atelier d’information destiné aux médias locaux sur les procès liés au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, jugés en France sur base de la compétence universelle, avec un focus particulier sur le procès en appel de Dr Sosthène Munyemana, en cours à Paris depuis le 16 septembre.
    Lire aussi: Procès de génocide perpétré contre les Tutsi: Sosthène Munyemana rejugé en appel à Paris

    L’atelier visait à préparer les journalistes spécialisés dans le reportage judiciaire à assurer une couverture rigoureuse et éthique de ces procès sensibles. L’accent a été mis sur la compréhension des procédures, la protection des témoins, ainsi que la responsabilité sociale du journaliste.

    «Nous sommes réunis aujourd’hui pour approfondir nos connaissances, partager nos analyses et échanger sur un sujet d’une grande importance, non seulement pour la justice internationale, mais aussi pour la mémoire collective et l’information de nos communautés», a déclaré Latifat Akimana, présidente de PAX PRESS, tout en remerciant l’ambassade de France pour son appui financier et technique.

    Une coopération renforcée entre Kigali et Paris

    La rencontre a été rehaussée par la présence de la nouvelle ambassadrice de France au Rwanda, Aurélie Royet-Gounin, accompagnée de Colonel Gil Chevalier, chargé de sécurité intérieure, et de Florent Massat, responsable de la coopération.

    Dans son allocution, Mme Royet-Gounin a salué l’amélioration des relations entre Kigali et Paris, rappelant la visite historique du président Emmanuel Macron en 2021. Elle a insisté sur la détermination de la France à lutter contre les discours de haine et à poursuivre la justice internationale, soulignant que les journalistes ont un rôle central à jouer en conciliant professionnalisme, éthique et sens de l’humain.

    La France intensifie les poursuites

    De son côté, le Colonel Chevalier a rappelé que la France a engagé, depuis 2014, des poursuites contre les présumés génocidaires résidant sur son sol. Selon lui, « au moins deux procès de génocide sont organisés chaque année en France ». Outre le procès en appel de Munyemana, trois autres sont attendus en 2026, celui de Claude Munyemana en février, Eugène Rwamucyo en juin-juillet et Safari Madjaliwa en novembre.

    Responsabilité sociale du journaliste

    Le coordinateur national de PAX PRESS, Albert-Baudouin Twizeyimana, a rappelé les principes directeurs du journalisme responsable à savoir informer sans décourager, montrer sans choquer, dire sans nuire et dénoncer sans condamner.

    Cet atelier marque une étape supplémentaire dans la volonté des médias rwandais de s’impliquer activement dans la couverture des procès de compétence universelle, contribuant ainsi à la mémoire, à la vérité et à la lutte contre l’impunité.

  • Dès octobre 2025, l’électricité coûtera plus cher au Rwanda

    À compter du 1er octobre 2025, les tarifs de l’électricité au Rwanda seront relevés. Selon l’Autorité de régulation (RURA), cette révision vise à ajuster les prix aux coûts réels de production et à répondre à une demande énergétique en constante progression.

    S’adressant à la presse, le ministre des Infrastructures, Dr Jimmy Gasore, a fait savoir que les prix de l’électricité seront désormais réajustés tous les trois à quatre mois, une pratique qui existait avant la pandémie de Covid-19 mais qui avait été suspendue depuis 2020. Cette mesure prend en compte les investissements dans les centrales électriques, les lignes de transport, l’entretien permanent du réseau ainsi que l’augmentation soutenue de la consommation nationale.

    Nouveaux prix pour les ménages

    Pour les ménages, la tarification se fera par tranches de consommation. Les premiers 20 kWh restent facturés à 89 francs rwandais par kWh. Entre 20 et 50 kWh, le prix passe à 310 francs contre 212 auparavant. Au-delà de 50 kWh, il s’élève désormais à 369 francs contre 249 précédemment. Certaines catégories de consommateurs, notamment les usines, continueront de bénéficier de subventions. Elles sont cependant encouragées à privilégier la consommation durant les heures creuses, c’est-à-dire de minuit à 5 heures du matin.

    Une demande en forte progression

    La consommation d’électricité au Rwanda croît d’environ 10 % chaque année. En 2000, seuls 2 % des habitants y avaient accès; en 2010, le taux était de 10 %, et il atteint aujourd’hui 85 %. La capacité de production nationale est de 460 mégawatts, mais elle reste sous pression face à l’urbanisation et à l’amélioration du niveau de vie. Les ménages utilisent davantage d’appareils électroménagers, de réfrigérateurs et cuisinent plus souvent à l’électricité, ce qui accentue la demande.

    Des finances sous tension

    Le Groupe Énergie du Rwanda (REG) a enregistré des pertes ces dernières années, car il achète l’électricité à un coût élevé pour la revendre à un tarif inférieur. Cette situation a entraîné des déséquilibres financiers, parfois suivis de retards de paiement aux producteurs et de coupures ponctuelles dans la fourniture.

    Des projets pour l’avenir

    Afin de sécuriser l’approvisionnement, le REG annonce que le pays mise sur l’extension du barrage de Nyabarongo, le développement du solaire, du gaz méthane et du nucléaire, ainsi que sur une coopération renforcée avec les pays voisins. L’ambition est qu’à l’horizon 2035, le Rwanda puisse non seulement garantir une offre suffisante mais aussi envisager une baisse des prix.

    En attendant, les autorités encouragent les ménages et les entreprises à adopter une consommation responsable : éteindre les lampes inutiles, débrancher les appareils non utilisés et optimiser l’usage de l’énergie afin de réduire les factures et de préserver les ressources nationales.

  • Le Rwanda devient membre fondateur du Fonds Résilience de l’OIM

    Le Rwanda a rejoint le 22 août 2025 le tout nouveau Fonds Résilience en qualité de membre fondateur, en y apportant une contribution financière volontaire exceptionnelle, selon un communiqué de presse publié par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    «Cette contribution réaffirme l’engagement constant du Rwanda en faveur d’une gouvernance collective et centrée sur l’humain en matière de migration, fondée sur le dialogue, la coopération et la solidarité», a déclaré le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

    Le Fonds Résilience s’inscrit dans le cadre d’une campagne mondiale visant à mobiliser 100 millions de dollars de financement flexible. Son objectif est de permettre à l’OIM de répondre rapidement et efficacement aux crises, de soutenir ses opérations humanitaires essentielles – y compris l’aide vitale, les solutions durables pour les déplacés et les efforts de résilience à long terme.

    «Le soutien du Rwanda contribue à ce que l’OIM reste agile, responsable et prête à répondre aux besoins des populations en mouvement, partout et à tout moment», a souligné la directrice générale de l’OIM, Amy Pope.

    «Il reflète l’esprit même de la Campagne Résilience : mobiliser des ressources flexibles et non affectées, afin de renforcer les opérations sur le terrain et d’assurer l’avenir des capacités essentielles de l’OIM. »

    En 2024, l’OIM a assisté plus de 26,4 millions de personnes dans 186 pays. Mais la complexité croissante des besoins humanitaires et l’incertitude financière soulignent l’importance capitale d’un financement flexible et sans affectation précise.

    La contribution du Rwanda constitue donc un soutien fort au multilatéralisme et donne à l’OIM les moyens de rester opérationnelle et efficace, même dans des contextes à haut risque et en constante évolution.

    À travers ce geste, le Rwanda confirme son rôle actif dans la promotion de réponses collectives et centrées sur l’humain face aux défis mondiaux liés à la migration.

    Source: Communiqué de presse de l’OIM

  • Umushinga “Dukore Twigire” uzubaka ubushobozi bw’impunzi n’abaturage bo mu miryango yabakiriye  

    Muri Lemigo Hotel i Kigali, ku wa gatatu tariki ya 17 Nzeri 2025, habereye umuhango wo gutangiza umushinga Dukore Twigire, watewe inkunga n’Umuryango w’Ubumwe bw’ibihugu by’u Burayi ukazashyirwa mu bikorwa na World Vision Rwanda, Caritas Rwanda ndetse n’Umuryango Nyarwanda ugamije Iterambere (RODI), n’abandi bafatanyabikorwa.

    Uyu mushinga uzafasha imiryango irenga 2 133, aho 70 % ari impunzi naho 30 % ari Abanyarwanda bo mu miryango yabakiriye, kugira ngo bikure mu bukene bukabije binyuze mu kwigira no kongererwa ubushobozi.

    Umuhango wo gutangiza uyu mushinga witabiriwe n’abayobozi barimo Minisitiri Albert Murasira, ushinzwe ibikorwa by’ubutabazi (MINEMA), Umuyobozi wa World Vision Rwanda, Madame Pauline Okumu, Umunyamabanga Mukuru wa Caritas Rwanda, Padiri Oscar Kagimbura, Uhagarariye Ishami ry’Umuryango w’Abibumbye ryita ku Mpunzi (HCR) mu Rwanda, Madame Aïssatou Ndiaye, ndetse n’uhagarariye RODI Rwanda.

    Mu ijambo rye, Pauline Okumu yashimangiye ko uyu mushinga utagamije gufasha imiryango binyuze mu guhabwa imfashanyo zitangwa n’impano, ahubwo ugamije kubafasha binyuze mu kubongera ubushobozi no kwigira:

    «Twizeye ko nibura 70 % by’imiryango izahabwa ubufasha izava mu bukene bukabije, bidaturutse ku guhabwa impano, ahubwo bazahabwa ubushobozi bwo kwigira no guharanira ubudaheranwa».

    Minisitiri Albert Murasira yishimiye uyu mushinga, anashimira Umuryango w’Ubumwe bw’ibihugu by’uburayi, World Vision n’abandi bafatanyabikorwa. Yagaragaje kandi ko ubu bufatanye buzagirira akamaro impunzi n’imiryango y’Abanyarwanda yabakiriye.

    Ibiganiro byatangiwe muri uwo muhango, byagarutse ku ntego z’umushinga, uburyo uzashyirwa mu bikorwa n’akamaro uzagira mu guteza imbere imibereho y’abagenerwabikorwa. Hagaragajwe kandi ingamba zo gufasha impunzi n’abaturage bo mu miryango yabakiriye kwigira no kuva mu bukene mu buryo burambye.

    World Vision Rwanda ni umuryango wa gikirisitu ukora ibikorwa by’ubutabazi n’iterambere. Umaze mu Rwanda imyaka irenga 30, mu bikorwa birimo kurengera abana, guteza imbere uburezi, ubuzima, umutekano w’ibiribwa n’iterambere ry’imiryango. Intego nyamukuru yawo ni ukwita ku bana n’imiryango ikennye mu kubafasha kugira ubuzima bwiza no kwikura mu bukene.

  • Lancement à Kigali du projet “Dukore Twigire” pour renforcer l’autonomie des réfugiés et des communautés d’accueil

    Une cérémonie officielle à l’hôtel Lemigo de Kigali a marqué, le mercredi 17 septembre 2025, le lancement du projet Dukore Twigire, une initiative financée par l’Union européenne et mise en œuvre par World Vision Rwanda, Caritas Rwanda et Organisation rwandaise pour les initiatives de développement (RODI), en collaboration avec d’autres partenaires stratégiques.

    Ce projet vise à soutenir plus de 2 133 ménages, dont 70 % de réfugiés et 30 % de Rwandais issus des communautés hôtes, dans leurs efforts pour sortir de l’extrême pauvreté.

    La cérémonie a réuni de nombreux responsables et partenaires, parmi lesquels le ministre en charge de la Gestion des urgences, Albert Murasira, la directrice nationale de World Vision Rwanda, Madame Pauline Okumu, le secrétaire général de Caritas Rwanda, Abbé Oscar Kagimbura, la représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Rwanda, Madame Aïssatou Ndiaye, ainsi que le représentant de RODI Rwanda.

    Dans son allocution d’ouverture, Pauline Okumu a souligné que le projet n’entend pas sortir les familles de la pauvreté par l’assistanat, mais plutôt par le renforcement de leurs capacités et leur autonomie :

    « Nous attendons qu’au moins 70 % des ménages soutenus puissent sortir de l’extrême pauvreté, non pas grâce à des dons, mais en gagnant en dignité, en résilience et en autonomie », a-t-elle déclaré.

    Pour sa part, le ministre Albert Murasira a salué l’initiative et remercié l’Union européenne ainsi que World Vision pour leur partenariat. Il a insisté sur la valeur de ce type de coopération qui contribue directement au bien-être des réfugiés et des communautés d’accueil.

    Un panel de discussion a également été organisé, réunissant des représentants du ministère en charge de la Gestion des urgences, de Caritas Rwanda et du HCR. Les échanges ont porté sur les objectifs du projet, ses mécanismes de mise en œuvre et l’impact attendu sur la transformation des vies des bénéficiaires.

    Avec Dukore Twigire, les partenaires entendent jeter les bases d’une résilience durable et promouvoir la cohésion sociale entre réfugiés et communautés d’accueil, dans un esprit d’inclusion et de solidarité.

    World Vision Rwanda est une organisation chrétienne humanitaire et de développement. Active au Rwanda depuis plus de 30 ans, elle œuvre dans les domaines de la protection de l’enfance, de l’éducation, de la santé, de la sécurité alimentaire et du développement communautaire, avec pour mission de contribuer à l’épanouissement des enfants, des familles et des communautés les plus vulnérables.

  • Le Rwanda réexprime sa solidarité avec le Qatar

    Le Rwanda a réaffirmé sa solidarité avec le Qatar et exigé que des comptes soient rendus pour les frappes aériennes israéliennes à Doha, soulignant que les violations du droit international ne doivent pas rester impunies. Le Bureau du Porte-parole du gouvernement rwandais avait déjà dénoncé l’attaque le 11 septembre, la qualifiant de « violation dangereuse des normes internationales et de menace pour la stabilité mondiale ».

    Lors de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le mardi 16 septembre, la Représentante permanente du Rwanda auprès de l’ONU, Urujeni Bakuramutsa, a pris la parole au nom du gouvernement lors d’un débat urgent sur les frappes visant des dirigeants du Hamas. « Nous exprimons notre solidarité avec le gouvernement et le peuple de l’État du Qatar », a-t-elle déclaré. « Nous condamnons sans équivoque l’attaque meurtrière menée au Qatar par Israël, qui a mis en danger des civils et aggravé une situation déjà fragile. »

    Mme Bakuramutsa a réaffirmé que les normes internationales doivent être respectées sans compromis : « La souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité de tous les États membres doivent être préservées et toute violation affaiblit la sécurité collective. » Elle a également mis en lumière le rôle clé du Qatar dans la médiation, notamment dans la région des Grands Lacs, saluant son engagement pour faciliter le dialogue inter-congolais, mettre fin aux violences et protéger les droits humains.

    Le Rwanda a invité le Conseil des droits de l’homme à aller au-delà des paroles et à recommander des mesures concrètes pour protéger les médiateurs et garantir la reddition de comptes conformément au droit international.

    Parallèlement, le Président Paul Kagame, en visite à Doha, a rencontré Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, l’Émir du Qatar, pour exprimer la solidarité fraternelle du Rwanda et présenter ses condoléances pour les pertes en vies humaines. Les deux dirigeants ont souligné l’importance d’une résolution juste du conflit régional et salué le rôle crucial du Qatar dans les efforts de médiation.

  • Procès de génocide perpétré contre les Tutsi: Sosthène Munyemana rejugé en appel à Paris

    Le procès en appel de Sosthène Munyemana, un ancien médecin rwandais condamné en 2023 à 24 ans de réclusion criminelle pour son implication dans le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994, s’est ouvert le mardi 16 septembre à Paris. L’audience, qui doit durer jusqu’au 24 octobre, se tient devant la Cour d’assises d’appel.

    Un médecin devenu accusé de génocide

    En 1994, Sosthène Munyemana était gynécologue à Butare (actuel district de Huye, dans la province du Sud au Rwanda). La justice française l’a reconnu coupable d’avoir pris une part active au génocide, estimant qu’il avait «trahi son serment» de médecin. Il lui est reproché d’avoir fait partie d’un groupe qui aurait «préparé, organisé et piloté au quotidien le génocide», notamment à Tumba, un quartier de Butare.

    L’accusation lui impute également la signature d’une motion de soutien au gouvernement intérimaire rwandais, dit Abatabazi, qui a mené la politique génocidaire à partir d’avril 1994. Munyemana était par ailleurs proche de Jean Kambanda, Premier ministre de ce gouvernement, condamné à perpétuité en 2000 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

    Des faits déjà jugés en première instance

    Lors de son premier procès, en 2023, Munyemana avait été reconnu coupable de « génocide, crimes contre l’humanité, participation à une entente en vue de la préparation de ces crimes, ainsi que de complicité de crimes contre l’humanité ». Agé aujourd’hui de 69 ans, il avait été condamné à 24 ans d’emprisonnement, avec une période de sûreté de huit ans.

    Durant sa défense en première instance, il avait nié les faits, se présentant comme un Hutu modéré ayant tenté de sauver des Tutsi, une version que le jury n’avait pas retenue.

    Un procès historique 

    Pour les avocats des parties civiles, ce nouveau procès a une portée symbolique. «C’est un procès, par définition, historique, puisque ce sont des faits historiques qui sont jugés aujourd’hui à Paris. Ils sont liés à un génocide qui a eu lieu il y a plus de 30 ans», a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Me Gabriel Sebbah, représentant la Fédération internationale des droits humains et la Ligue des droits de l’Homme.

    Alain Gauthier, président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), a de son côté déploré une épreuve liée à la répétition des procès. «Toutes les personnes condamnées ont fait appel. Pour nous, c’est véritablement une épreuve de devoir recommencer, d’entendre les mêmes témoins, d’entendre les mêmes mensonges venant de la Défense», a-t-il confié au micro de l’AFP.

    Une longue procédure judiciaire en France

    Sosthène Munyemana avait quitté le Rwanda en 1994 pour rejoindre la France, où vivait déjà son épouse. Père de trois enfants, il s’était installé dans le Sud-Ouest, travaillant d’abord comme médecin urgentiste puis comme gériatre.

    Son dossier est l’un des plus anciens instruits en France pour des faits liés au génocide perpétré contre les Tutsi. L’enquête avait débuté dès 1995 après une plainte déposée à Bordeaux, avant d’être transférée à Paris en 2001. L’ordonnance de mise en accusation n’avait été rendue qu’en 2018, ouvrant la voie au procès de 2023 puis à cet appel.

    Source: RFI, TV5 Monde, AFP

  • Indirimbo ya mbere y’abashyingiranywe: Imbyino y’ubuzima bwose – Jeannette Kagame

    Ibisobanuro by’ubwanditsi:

    • Ubu butumwa bwanditswe na Madamu wa Perezida wa Repubulika, Jeannette Kagame, busohoka mu Cyongereza ku rubuga rwa Imbuto Foundation
    • Ubwanditsi bwa La Une bwabushyize mu Kinyarwanda kugira ngo bububagezeho hano.

    “Umugore mwiza atanga byose, agakenera bike. Kubaha bikamubera ikamba.”
    “Umugabo nyawe agira inshingano imwe yo guhahira urugo; arayobora, agategeka nta komyi”

     “Gushyingirwa kugamije gusa kubyara abana…urukundo n’ibyishimo ni nk’amahirwe y’inyongera.”

    Nizeye ko aya ari amagambo y’ibihe byahise.

    “Mu rushako, byose mu ni mirongo itanu kuri mirongo itanu, itegure kubara neza!”

    “Buri gihe banza wihitemo wowe ubwawe, bizatuma ubona umwiza kurusha.”
    “Niba uwo wahisemo atanogeye abandi, ubona koko uyu ari we ugukwiye?”

    Biragaragara ko ibi ari ibitekerezo by’igihe cyacu. Reka tuvuge, nk’uko dusanzwe tubigenza.

    Tuvuge ibyacu, mu buryo bwacu. Ntitugamije guca imanza, cyangwa gushaka kwemerwa n’abaturi kure. Twemere kwakira itandukaniro ry’ibihe, kuko bidufasha kwagura uburyo dutekereza tukarushaho gusobanukirwa. Nimucyo tuganire mu bwisanzure no mu mutuzo. Ndanditse, ariko kandi nizeye no gutega amatwi.

    Ngira ngo ni urukundo mfitiye urubyiruko… Ngira ngo ni ukubera ko nkunda urukundo. Ariko ineza y’umuryango nyarwanda – urwibutso rw’urubyiruko rwacu – haba ku bijyanye n’ubuzima bwuzuye bwa muntu, izahora ari intego yanjye nkuru.

    Hari aho nshobora kuba narabivuze mbere, ariko mfite ishema ryo kongera kubisubiramo: Kugira imiryango ihamye bigomba kuba intego yacu kugira ngo u Rwanda, igihugu kirimo gukira ibikomere by’umubiri n’iby’umutima, na cyo kibe gihamye.

    Mu minsi ishize nitabiriye igikorwa nakurikiyemo ikiganiro –  cyibanze ku iterambere ry’ingo z’abashakanye zitaramara imyaka myinshi (zikiri nto) – nahakuye ibitekerezo byiza, nshaka kubashyirira ku meza.

    Haba hari ikintu cyo gutera impungenge?

    Namwe mwarabyiboneye; ku isi hose, kwigunga biragenda biba ikibazo rusange, mu bihugu bimwe na bimwe ho binagafatwa nk’“icyorezo”.

    Hagati aho, mu biganiro by’iki gihe, urugo rurimo gufatwa nka Purugatori… aho abashakanye bananiwe kuganira, abana ubwabo bakumvwa nabi, inzozi n’icyizere by’abantu bigakendera buhoro buhoro, bikagera n’aho kuzima.

    Sinemera ko iterambere ry’iki gihe ari ryo twashinja ibi byose… ariko kandi mfite n’icyo kubivugaho.
    Urugo rwahoze ari urw’abasangiye intego, ubu rurasenyuka bitewe no kwigunga kw’abarugize; kubera kwiyumva k’umwe ko arusha undi ubushobozi. Ibi ni ibitekerezo akenshi by’inarijye (kwikunda) nyamara ni ibitekerezo bidafite ishingiro.

    Kuba nyamwigendaho birarushaho kwiyongera, ari byo bituma ku isi yose umuryango wugarijwe.

    Mu bihugu byinshi, imiryango igizwe n’abakuze, aho usanga umubare w’abana bavuka waragabanutse. Ibi biterwa n’igitekerezo cya benshi ko kwigira ubwawe ari uburenganzira.

    Hari “imigenzereze mishya” numva, nkasanga isekeje kandi itangaje. Ese ni gute umuntu ashobora kuvoma umubano hanze ya kamere, agashyira ku ruhande umushyikirano dusanzwe tuzi, kuboneka no kwita ku bintu bigasimbuzwa imashini cyangwa porogaramu za mudasobwa?

    Ni gute umuntu ashobora kwishingikiriza, cyangwa gusaba imbuga nkoranyambaga ngo zimushakire “umukunzi” akwiye gukurikira, agasimbuza ibiganiro nyakuri n’umushyikirano utumenyetso twa “likes” na “emojis”, kurambagiza bigasambuzwa uburyo bw’iyakure bukonje kandi budasaba gushyiraho umwete?

    Birashoboka ko mwebwe rubyiruko, mufite ubuzima bubagoye!

    Ariko ku rundi ruhande, mufite ibikoresho bidasanzwe byo kubaka no kubungabunga umubano mwiza kandi usesuye. Mu biganza byanyu, mufite ibyangombwa byose byabafasha kugera no kwita ku bo mukunda, mu masegonda make, mushobora gusuhuza, kuvuga ijambo ryiza no kubara inkuru zisekeje. Ikoranabuhanga ry’iki gihe, ryoroheje ibintu ku buryo butigeze bubaho mbere.

    Ku bantu nkatwe, aho mu gihe cyacu guhamagara kuri telefoni zitagendanwa byari imbonekarimwe, tugategereza twihanganye kuzabona ibaruwa iturutse mu iposita, ibaruwa yandikishije intoki yakugeraho ugasanga wandikiwe amagabo make (utitaye ku mubare w’amapaji), twe twategerezaga amezi ndetse n’imyaka tutabonana n’abo dukunda. Urubyiruko mwebwe, ubu mufite amahirwe adasanzwe, impano y’agaciro gakomeye, hafi kugira umugisha n’ibitangaza. Mbega ukuntu twe twari kubikunda cyane!

    Bijya bingora kumva neza iby’iyi si y’iki gihe, iyi si y’ikoranabuhanga kandi ituwe n’abantu. Ihagaze ku rubibi hagati y’ibyahozeho kandi ibyigizayo, n’igihe kizaza gikomatanya byose, ariko na cyo kitagaragaza icyizere.

    Byatangiye ryari ngo dukure twihimbaza twebwe ubwacu? Tugashimagiza ubunebwe mu bwo kutita ku bandi, no kwita ku mutima w’undi?

    Umuntu ni ikiremwa cyagenewe kubana n’abandi

    Twaremwe ngo dushake inshuti, dusangire ubunararibonye n’intego, dukurire hamwe, dushyigikiwe n’urukundo no kwita bamwe ku bandi.

    Birashoboka ko hari ubwisanzure mu kwemera ibyo umuntu akenera: kubaho muri ubu buzima ufite uwo muri kumwe, urebwa, wumvwa, witabwaho igihe uri mu ntege nke, unashimirwa igihe hari ibyo wagezeho.

    Tuzi ko ubufatanye buhamye butuma umuntu abaho atekanye mu marangamutima no mu mibereho: bigabanya umuhangayiko, bikomeza imibanire y’abantu, byubaka neza imibereho mbamutima, byongera ubushobozi bwo guhangana n’umujagararo. Ni byo kamere yateganyije: Ni ahantu abakundana bubaka ibihora bibibutsa ibyiza, bagakomeza kuryoherwa n’intego hamwe n’inzozi basangiye bari kumwe. Urugo ruryoshye ni urutuma abashakanye bashobora kwisanzura umuntu ku giti cye, mu muryango no mu nshingano z’umwuga.

    Abana bakurira mu ngo zibitaho neza, bazagira amahirwe yo kuba abanyempuhwe, bifitemo ikinyabupfura, banagire imibanire myiza n’abandi. Ibi ntabwo ari inzozi; ni ibintu bifatika tugomba kuzirikana, muri iyi si itera imbere kandi ihindagurikana umuvuduko.

    Inshingano se? Umutwaro se? Ninde wamenya?

    Hari umunsi numvise ijambo “intambara ishingiye ku bitsina” maze ntekereza ko, nk’uko bikunze kuvugwa, Ying yaba arwanya yang we, cyangwa Yang na we arwanya Ying we (Imana yonyine ni yo izi ubifitemo inyungu) birambabaza cyane. Bimaze iki kwishyira hejuru kandi ubufatanye ari bwo bubafitiye akamaro? Ibi bibangamiye urukundo n’ingo zitekanye. Biterwa n’iki ngo abantu be gukorera hamwe?

    Yego, kuba abantu bose bareshya byo ntibigibwaho impaka. Ariko, muri iki gihe cyo kubaka ubushobozi, abashakanye bashobora gutakaza ibyabafashaga kubungabunga urugo rwabo ruzima.

    Inshingano za buri wese zikunze kwibazwaho cyangwa guhakanwa bitewe n’“ihangana rishingiye ku giitsina”… batitaye ku guhindura izi nshingano bijyanye n’imbaraga z’umuntu, imiterere ye, n’igihe turimo.

    Iki si igitekerezo cyo gushaka kugarura ubusumbane bwahozeho; ahubwo ni ukwibutsa ko inshingano, zemeranyijweho, zijyanye n’imiterere y’umuntu, kandi zishingiye ku bwubahane, zizahora zikomeza ubumwe bw’umuryango.

    Gushyingirwa biranezeza, ariko wakura he umurongo ngenderwaho?
    Uko iminsi igenda ihita, mu biganiro rusange, abantu barushaho kudahana imbabazi.

    Ubuhangange bushingiye ku miterere kigabo buragenda busesengurwa nabi, bikagenda byivuguruza kandi bigashyira umugogoro ku rubyiruko rurimo kwinjira mu myaka y’ubukure.

    Ku rundi ruhande, mu mibanire, uruhare rw’abagore mu rugo ntiruhabwa agaciro, kandi ibibazo bibangamiye abagore, byaba ibishingiye ku mubiri n’ibishingiye ku marangamutima, bikomeje kwirengagizwa.

    Nk’uko twese twabibonye, bamwe bahisemo kugenda bitana bamwana muri iyi nzira y’inzitane, buri kiganiro kikaba intambara yo kurwanira ububasha, aho usanga buri wese yegeka ikosa kuri mugenzi we.

    Kurinda ururimi, kurubuza ko hari icyo rwangiza kitabasha gusanwa, bisa nk’ibyibagiranye. Ariko gutekereza neza ni ngombwa mbere yo kuvuga, kandi buri gihe kubaha bigomba kugira imbibi zabyo. Guhitamo guceceka na byo si umuti ukwiye; ni igihano cya cyana, kandi no gukankamira undi biganisha ku kumutera ubwoba cyangwa kumutesha agaciro.

    Icyiza ni ukuba hagati, kuba umunyembabazi mu rugo mwiyubakiye kandi mugomba kurinda… intambwe ku yindi.

    Ibyacu, ku bwacu, bikozwe natwe

    Mu Rwanda, intego yo gutaha mu gihugu, irenze kongera kubaka abantu. Nyuma y’imyaka abantu baratandukanyijwe ku ngufu, kongera kubaka igihugu byasabye benshi gutaha; ariko byanasabye kongera kubaka umubano mu bantu, kuboneka, icyizere, serivisi no kubana mu mahoro, mu ntego n’ibyiza bihuriweho.

    Byasabye kongera kwiga kubaha urugo, kwita ku bagize urugo, no kwemera kwakira urukundo.

    Kuri twe, kubaha, kwiyemeza, no gutanga serivisi mu ngo bigira ingaruka zigaragara: kubaka imibanire mbonezabupfura no gushyigikira isano yo gufatanya kubaka igihugu.

    Kuri benshi muri twe bize gukunda u Rwanda bari hanze yarwo, ariko tukaba mu ngo zizihiye u Rwanda, kubaha amategeko no gukunda igihugu bishobora kubakirwa mu rugo, aho ikinyabupfura no kwita ku bandi, biba umusingi wo kubaka umuturage muzima.

    Impamvu dukora ibi byose, ni iyo mibanire myiza, ni uko guhuza. Urukundo ni yo mpamvu yo kongera kubaka, gushaka kugera ku byiza no gutinyuka gutekereza byagutse.

    Burya rero, “imbaraga z’igihugu zituruka ku gukomera k’urugo.”

    Wasanga wibeshya ko igihe havutse ibibazo, wabikemuza gukuramo akawe karenge.

    Ariko ugasanga udashobora kubakira ku byo mufite, mu rukundo rwonyine, udatekereje gusigasira igikwiye gusigasirwa.

    Akenshi, ibi bisobanuye guhitamo gusubira mu rugo; kunyura mu miraba ihita, kwanga kuva mu bwato,  kubera icyo uha agaciro kuruta ibindi, bigatuma uguma mu ngamba.

    Byagenda bite aya mahitamo aramutse ari yo karundura?

    Ni byo… gukunda no gukundwa. Yego, ni igitekerezo gisanzwe, ariko kikaba igishoro gikomeye kandi kizabyara inyungu nyinshi!

    Mureke tugire ingo zacu aho ahantu h’ibyishimo bisangiwe, kandi birambye, ubuhamya bwo kudatezuka, gusangira no kugendana nta we usize undi ibihe byose by’ubuzima.

    Ku bantu barwanye urugamba, ariko bakisanga byanze ko bahuza, umuryango ni wo ukwiye kubabera isoko yo gutekana mu kongera kwiyubaka no gutandukana mu bupfura.

    Ariko, burya buri munsi w’umubano watanzwe n’ijuru, waba mwiza cyangwa ugoye, ntuzigere utakaza icyerekezo cy’inyungu yo kubona undi munsi muri hamwe: umurage w’urukundo n’amahoro arambye.

    Mpora nzirikana ibyiza byanyu!

     

    Byanditswe na:

    Nyakubahwa Jeannette Kagame

    Madamu wa Nyakubahwa Perezida wa Repubulika