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  • GGGI nomme le leader sénégalais Dr Malle Fofana au poste de Directeur exécutif adjoint

    Séoul, République de Corée – 7 Mai 2026 — L’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI) a nommé le Dr Malle Fofana, ressortissant sénégalais, au poste de Directeur exécutif adjoint et Chef de la Direction de mise en œuvre de la croissance verte à l’issue d’un processus de sélection international compétitif.

    Dr Fofana devient le premier Africain à siéger au sein de l’équipe exécutive du GGGI, marquant une étape importante dans le renforcement de la voix et du leadership des pays en développement au sein des institutions mondiales du climat et du développement.

    Sa nomination reflète le rôle croissant de l’Afrique, non seulement comme région prioritaire pour l’action climatique, mais aussi comme moteur de solutions et d’innovations dans la transition vers des économies vertes, résilientes et inclusives.

    Dr Fofana apporte plus de vingt années d’expérience dans les domaines du développement durable, des politiques climatiques et de la coopération internationale. Depuis son arrivée au GGGI en 2018, il a occupé plusieurs postes de direction, notamment en tant que Directeur régional pour l’Afrique puis Directeur régional pour l’Asie, où il a piloté l’expansion des opérations et des partenariats de l’organisation. Au cours de l’année écoulée, il a également assuré les fonctions de Directeur exécutif adjoint par intérim, guidant l’organisation durant une période de transition et de croissance stratégique.

    Dans ses nouvelles fonctions, Dr Fofana supervisera la mise en œuvre du portefeuille mondial du GGGI, qui comprend près de 300 projets actifs dans plus de 50 pays, appuyant les gouvernements dans la mobilisation de financements climatiques, le renforcement des cadres politiques et la mise en œuvre de stratégies de croissance verte alignées sur les priorités nationales de développement.

    L’Afrique s’est imposée comme un pilier central des activités du GGGI. Aujourd’hui, plus de 15 pays africains sont membres ou partenaires proches de l’organisation, témoignant d’une demande forte et croissante pour des solutions de croissance verte portées par les pays eux-mêmes.

    En 2025 seulement, le GGGI a enregistré des résultats significatifs en Afrique, notamment la mobilisation de 140millions de dollars américains d’investissements verts, la mise en œuvre de 54 projets actifs, la réalisation de 41 analyses d’investissement et de 36 appuis en matière de politiques publiques, ainsi que l’adoption de 12 politiques de croissance verte. Ces actions ont également intégré des dimensions d’inclusion, avec des interventions ciblant l’égalité de genre et la réduction de la pauvreté.

    Ces résultats contribuent à l’impact global du GGGI qui, depuis sa création, a mobilisé plus de 18 milliards de dollars américains d’investissements verts et soutenu les pays dans l’adoption de trajectoires de développement sobres en carbone et résilientes face au climat.

    Nommé en 2025, le Directeur exécutif, M. Sang-Hyup Kim, a impulsé une nouvelle orientation stratégique visant à positionner le GGGI comme un partenaire mondial clé pour les pays confrontés à un environnement climatique et économique de plus en plus complexe.

    “Au cours de l’année écoulée, le GGGI a enregistré une croissance proche de 20 %, malgré un contexte géopolitique mondial difficile et en rapide évolution», a déclaré M. Kim. «L’Afrique a été au cœur de cette dynamique, démontrant un leadership fort et un engagement croissant en faveur de la croissance verte. Dr Fofana a joué un rôle central dans l’avancement de nos activités sur le continent et au-delà, et sa nomination reflète à la fois son leadership et l’importance stratégique de l’Afrique pour l’avenir du GGGI.”

    Dr Fofana a joué un rôle déterminant dans le renforcement des partenariats à travers l’Afrique, en accompagnant les gouvernements dans la transformation des ambitions climatiques en programmes d’investissement concrets, et en promouvant des initiatives conciliant croissance économique, durabilité et inclusion.

    S’exprimant sur sa nomination, Dr Fofana a déclaré:

    “Ce moment illustre le rôle croissant de l’Afrique dans la définition de l’agenda mondial de la croissance verte. La plus grande force du GGGI réside dans ses équipes et ses partenariats. Je suis fier de représenter à la fois l’organisation et le continent, alors que nous œuvrons ensemble à fournir des solutions répondant aux priorités des pays et améliorant les conditions de vie des populations.”

    Alors que le GGGI poursuit son expansion, l’organisation réaffirme son engagement à accompagner les pays africains dans l’accélération de l’industrialisation verte, la mobilisation de financements climatiques à grande échelle et la promotion d’une transition juste et inclusive.

    Source: communiqué de presse du Global Green Growth Institute (GGGI)

  • Ligue des champions: Kagame félicite le PSG après sa qualification historique pour la finale

    Le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, a adressé ses félicitations au Paris Saint-Germain (PSG), partenaire de la marque Visit Rwanda, après la qualification du club français pour la finale de l’UEFA Champions League 2026.

    Dans un message publié mercredi soir sur son compte X, le chef de l’État rwandais a salué le parcours du club parisien tout en souhaitant bonne chance aux deux finalistes.

    “Félicitations au partenaire de Visit Rwanda, le PSG, pour sa qualification en finale de l’UEFA Champions League après un parcours impressionnant. Tous mes vœux aux deux équipes finalistes pour ce qui promet d’être une grande finale”, a écrit Paul Kagame.

    Le PSG a validé son billet pour la finale après un match nul (1-1) face au Bayern Munich, mercredi soir à l’Allianz Arena de Munich, en Allemagne. Grâce à leur victoire spectaculaire du match aller (5-4), les Parisiens se sont qualifiés sur le score cumulé de 6 buts à 5.

    La rencontre retour, disputée dans le cadre des demi-finales de la compétition européenne, a rapidement tourné à l’avantage du club français. Dès les premières minutes, Ousmane Dembélé a ouvert le score pour le PSG à la suite d’une action initiée par Khvicha Kvaratskhelia, mettant la défense bavaroise en difficulté.

    Malgré plusieurs tentatives et des changements opérés par l’entraîneur du Bayern Munich, Vincent Kompany, les Allemands ont longtemps buté sur une défense parisienne bien organisée. Harry Kane a finalement égalisé dans le temps additionnel, mais ce but tardif n’a pas suffi pour empêcher l’élimination du club bavarois.

    Une finale PSG-Arsenal à Budapest

    Le Paris Saint-Germain affrontera Arsenal en finale de l’UEFA Champions League, prévue le 30 mai 2026 à Budapest, en Hongrie. Le club anglais a décroché sa qualification après avoir éliminé l’Atlético Madrid en demi-finale.

    Partenaire du PSG à travers la campagne Visit Rwanda, le Rwanda continue ainsi d’accroître sa visibilité sur la scène sportive internationale grâce à son association avec l’un des plus grands clubs européens.

    Cette finale aura une saveur particulière pour le Rwanda, puisque les deux clubs finalistes — Arsenal et le Paris Saint-Germain — sont tous deux partenaires de la campagne touristique Visit Rwanda, offrant ainsi une visibilité exceptionnelle à la marque rwandaise sur la plus grande scène du football européen.

    La ministre des Sports Nelly Mukazayire présente à Munich

    Le match a été suivi par plusieurs personnalités rwandaises, notamment la ministre rwandaise des Sports, Nelly Mukazayire, accompagnée de l’ambassadeur du Rwanda en Allemagne, Igor Cesar.

    Avant la rencontre, les deux responsables ont effectué une visite à l’académie du Bayern Munich, où évoluent deux jeunes joueurs rwandais: Ndayishimiye Balthazar et David Okoce.

  • Visite de Kagame au Botswana: Kigali et Gaborone renforcent leur partenariat stratégique

    Le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, est arrivé ce mercredi à Gaborone, capitale du Botswana, pour une visite d’État de deux jours marquée par un renforcement significatif des relations bilatérales avec son homologue, Duma Boko.

    Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération accrue entre les deux pays, axée sur le commerce, l’investissement et le développement régional.

    Une visite à forte portée économique et stratégique

    Accueilli avec les honneurs officiels, le chef de l’État rwandais a entamé une série d’échanges de haut niveau avec le Président botswanais. Les discussions, d’abord en tête-à-tête puis élargies aux délégations respectives, ont porté sur les moyens de consolider un partenariat jugé prometteur par les deux capitales.

    Cette visite intervient dans un contexte où Kigali et Gaborone cherchent à traduire leur bonne entente politique en résultats économiques concrets, notamment à travers des projets conjoints dans les domaines du commerce, de l’innovation, de la connectivité et de l’industrialisation.

    Six accords majeurs pour structurer la coopération

    Moment clé de cette première journée: la signature de six accords bilatéraux et mémorandums d’entente couvrant des secteurs stratégiques. Ces accords portent notamment sur:

    • l’évitement de la double imposition
    • l’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques, officiels et nationaux
    • les services aériens
    • la coopération en matière de santé
    • le commerce et l’investissement
    • ainsi qu’un partenariat institutionnel entre le Rwanda Development Board (RDB) et le Botswana Investment and Trade Centre.

    Ces instruments visent à lever les barrières économiques, faciliter la mobilité et stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays.

    Une vision commune tournée vers les résultats

    Au-delà des accords, les deux dirigeants ont insisté sur la dimension stratégique de leur partenariat. Le Président Duma Boko a salué la politique rwandaise d’exemption de visa pour les Africains, annonçant une volonté de réciprocité en faveur des citoyens rwandais.

    “Nous ne nous sommes pas rencontrés pour de simples échanges diplomatiques, mais pour un réalignement stratégique de notre vision commune”, a-t-il déclaré.

    De son côté, le Président Paul Kagame a souligné que la relation entre Kigali et Gaborone repose sur “un objectif partagé”, insistant sur la nécessité de traduire les engagements en résultats tangibles pour les populations: “Le véritable succès se mesure à l’amélioration concrète de la vie de nos citoyens.”

    Le Président Kagame a également félicité le Botswana pour l’organisation réussie de la 8ᵉ édition des World Athletics Relays 2026, tenue à Gaborone, une première sur le continent africain.

    Une coopération fondée sur la complémentarité

    Les discussions ont également mis en avant la complémentarité des deux économies. Le Botswana, reconnu pour son expertise dans la chaîne de valeur du diamant, et le Rwanda, engagé dans une transformation numérique rapide, entendent capitaliser sur leurs atouts respectifs pour bâtir une coopération mutuellement bénéfique.

    Cette approche pragmatique s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir l’intégration économique africaine à travers des partenariats bilatéraux structurés.

    La deuxième journée de la visite prévoit notamment une tournée à la Botswana Diamond Trading Company.

  • Rapport de l’Auditeur général: progrès marqués dans la gestion des finances publiques, mais des retards préoccupants dans les projets

    La gestion des ressources publiques au Rwanda enregistre des avancées significatives. Selon le rapport de l’Auditeur general des Finances de l’État, présenté devant les deux chambres du Parlement réunies en session conjointe le mercredi 6 mai 2026, 97 % des entités auditées ont obtenu des audits sans réserve pour leurs états financiers.

    Présenté par l’Auditeur général, Alexis Kamuhire, ce rapport couvre l’exercice budgétaire clos le 30 juin 2025. Il porte sur 252 entités publiques représentant environ 96 % des dépenses publiques.

    L’Auditeur général, Alexis Kamuhire, présente le rapport annuel devant une séance conjointe du Parlement, Kigali le 6 mai 2026

    Cette performance marque une progression par rapport à 2024, où 94 % des entités avaient obtenu des opinions d’audit sans réserve. Par ailleurs, la conformité aux lois et règlements s’est également améliorée, avec 83 % d’opinions favorables contre 75 % l’année précédente.

    Une meilleure performance globale et une baisse des irrégularités

    Les résultats témoignent également d’une amélioration en matière d’efficacité des dépenses publiques. En 2025, 79 % des entités ont obtenu une conclusion favorable en matière de rapport qualité-prix, contre 66 % en 2024.

    Dans le même temps, les dépenses illégales continuent de reculer de manière significative: elles sont passées de 2,04 milliards de francs rwandais en 2024 à 600 millions en 2025.

    Le rapport souligne aussi une progression dans la mise en œuvre des recommandations antérieures, avec un taux d’exécution de 65 %. Par ailleurs, les audits préventifs ont permis de récupérer 1,47 milliard de francs rwandais.

    Des impacts concrets sur le terrain

    Parmi les exemples concrets cités, l’Auditeur général a évoqué la réhabilitation des habitations endommagées lors de la construction de la centrale hydroélectrique de Rusumo. À la suite des recommandations formulées en 2024, des habitations jugées inadéquates ont été remplacées par 80 maisons modernes et améliorées, construites en collaboration avec différents partenaires.

    Des défis persistants dans la mise en œuvre des projets

    Malgré ces avancées, le rapport met en lumière plusieurs insuffisances qui continuent de freiner la performance des investissements publics. Il s’agit notamment des retards dans le démarrage des projets financés, des faibles taux de décaissement, des problèmes liés aux marchés publics et à la gestion des contrats, ainsi que des chantiers à l’arrêt.

    L’Auditeur général a ainsi relevé huit contrats d’une valeur totale de 133,9 milliards de francs rwandais dont les délais d’exécution sont largement dépassés, avec des niveaux d’avancement jugés très insuffisants.

    Parmi ces projets figure le barrage multifonctionnel de Muvumba, situé dans le district de Nyagatare. D’un coût estimé à 102,7 milliards de francs rwandais, ce projet n’a atteint que 34,6 % de réalisation alors que 60 % du temps prévu est déjà écoulé.

    Le cas emblématique du projet immobilier de Batsinda par le RSSB

    Le rapport pointe également des dérives importantes dans certains projets d’infrastructure, notamment celui de construction de 548 logements à Batsinda (Heza Estate Phase II), piloté par le Rwanda Social Security Board (Office Rwandais de Sécurite Sociale (RSSB).

    Initialement estimé à 15,5 milliards de francs rwandais, ce projet a vu son coût grimper à 42,24 milliards en raison de retards répétés. Lancé le 22 avril 2016 pour une durée prévue de 26 mois et 20 jours (achèvement initial en juillet 2018), le chantier a fait l’objet de sept révisions contractuelles, prolongeant sa durée de 7 ans et 10 mois, jusqu’au 30 avril 2026.

    En février 2026, le taux d’avancement des travaux était de 93 %, mais les retards accumulés compromettent l’atteinte des objectifs dans les délais prévus.

    Face à cette situation, l’Auditeur général recommande au RSSB d’accélérer l’achèvement des travaux afin d’éviter une nouvelle hausse des coûts.

  • Paris: la cour d’appel annule le non-lieu prononcé contre Agathe Habyarimana

    • Depuis 2007, Agathe Kanziga, épouse de l’ancien président du Rwanda Juvénal Habyarimana, est poursuivie en France pour complicité de génocide perpétré contre les Tutsi
    • En 2025, deux juges d’instruction parisiennes avaient prononcé le non-lieu 
    • Pour l’heure, la justice française a ordonné la reprise de l’instruction

    Selon le corrier International La justice française a infirmé, mercredi 6 mai 2026, le non-lieu prononcé en 2025 par deux juges d’instruction parisiennes en faveur de l’ex-Première dame du Rwanda, Agathe Kanziga, dans l’enquête sur le génocide contre les Tutsi en 1994, et a demandé la poursuite des investigations.

    Âgée de 83 ans, Mme Agathe Kanziga est visée depuis 2007 en France par une information judiciaire pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, ouverte après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda.

    L’ex-Première dame du Rwanda est placée depuis 2016 sous le statut de témoin assisté et n’a jamais été mise en examen par les juges d’instruction, contrairement à ce que demande le Parquet national antiterroriste (Pnat), qui comprend un pôle crimes contre l’humanité.

    Selon les quatre associations parties civiles, Mme Kanziga était l’une des dirigeantes de “l’Akazu”,  le premier cercle du pouvoir au Rwanda lors du régime de son mari, qui aurait orchestré le génocide. Une thèse qu’elle réfute, se présentant comme une mère au foyer de huit enfants, pieuse et sans lien avec la politique, et qu’ont écartée les juges d’instruction.

    Dans leur ordonnance rendue en août 2025, celles-ci avaient considéré qu’il n’existait « pas de charges suffisantes contre Agathe Kanziga (Habyarimana) qu’elle ait pu être complice d’actes de génocide » ou « participer à une entente en vue de commettre le génocide ».

    Le Pnat avait aussitôt annoncé faire appel de cette décision, suivi des associations parties civiles. Mercredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris leur a donné raison.

    Source : Courrier International

  • Kigali accueille un forum mondial sur le financement de la petite enfance: un appel à passer de l’analyse à l’action

    Du 6 au 8 mai 2026, la capitale rwandaise se positionne au cœur des réflexions mondiales sur l’avenir des jeunes enfants. Réunis à l’hôtel Four Points by Sheraton Hotel Kigali, des décideurs publics, partenaires techniques et financiers, chercheurs, acteurs du secteur privé et organisations de la société civile participent au Global ECD Technical Financing Forum, une plateforme stratégique dédiée au financement du développement de la petite enfance.

    Organisé par Early Childhood Development Action Network, en partenariat avec le gouvernement du Rwanda, Africa Early Childhood Network, UNESCO, UNICEF et World Health Organization, ce forum vise à renforcer les mécanismes de financement en faveur des jeunes enfants et à promouvoir des systèmes intégrés répondant à leurs besoins fondamentaux.

    Un contexte mondial sous pression financière

    Dans son discours d’ouverture, la ministre rwandaise du Genre et de la Promotion de la Famille, Consolee Uwimana, a posé le décor d’emblée: ce dialogue mondial intervient à un moment critique, marqué par des contraintes budgétaires croissantes, des ressources nationales limitées et une baisse des financements extérieurs.

    Dans ce contexte, a-t-elle souligné, l’enjeu ne se limite plus au volume des investissements, mais à leur efficacité et à leur efficience: comment utiliser au mieux les ressources disponibles pour générer un impact durable et maximal?

    La ministre a insisté sur un consensus fondamental : les premières années de vie constituent la base de la santé, de l’apprentissage, de la protection et de la productivité futures. Investir dans les jeunes enfants, a-t-elle affirmé, revient à renforcer non seulement les trajectoires individuelles, mais aussi les économies, les sociétés et l’avenir collectif.

    Pourtant, le financement des services de développement de la petite enfance (ECD) reste insuffisant à l’échelle mondiale. Cette réalité, selon elle, doit être perçue comme une opportunité d’innovation: repenser les approches, explorer de nouvelles solutions et orienter les ressources vers les domaines les plus essentiels.

    Le modèle rwandais: progrès et défis

    Prenant l’exemple du Rwanda, la ministre a rappelé que le développement de la petite enfance constitue une priorité nationale, alignée sur la Vision 2050. Le pays a investi dans des services intégrés couvrant la santé, la nutrition, l’apprentissage précoce, l’hygiène, la protection et le bien-être familial.

    Ces efforts ont permis une expansion remarquable: le programme multisectoriel ECD est passé de 297 000 enfants bénéficiaires en 2020 à plus de 1,2 million aujourd’hui, à travers plus de 32 000 centres. Une progression qui témoigne d’un engagement politique fort et d’une coordination efficace.

    Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment en matière de financement durable, équitable et efficient — une réalité partagée par de nombreux pays. D’où l’importance de ce forum comme espace d’échange d’expériences et d’apprentissage mutuel.

    Des outils et des solutions pour passer à l’échelle

    Parmi les initiatives saluées, la ministre a mis en avant le développement d’une « boîte à outils de financement pour les premières années », un instrument destiné à guider les pays dans leurs décisions grâce à des données probantes.

    Elle a appelé les participants à faire de ces trois jours un moment décisif: identifier les principaux blocages financiers, partager des expériences concrètes et explorer des approches innovantes pour maximiser l’impact des ressources existantes.

    Le forum, a-t-elle poursuivi, offre également l’opportunité de redéfinir les priorités mondiales de financement, de renforcer les partenariats — notamment avec le secteur privé — et de garantir que les investissements atteignent les enfants et familles les plus vulnérables.

    Un enjeu global: combler un déficit critique

    Au cœur des discussions figure un constat préoccupant: malgré des preuves solides démontrant que l’investissement dans la petite enfance génère les rendements les plus élevés parmi les secteurs sociaux, la majorité des pays consacrent encore moins de 2 % de leur budget éducatif au préprimaire.

    Le forum entend ainsi combler ce déficit en renforçant l’argument économique, en mobilisant la volonté politique et en alignant les partenaires internationaux autour de solutions ambitieuses mais réalisables.

    La question centrale qui guide les échanges: comment mettre en place des écosystèmes de financement durables et à grande échelle pour les jeunes enfants?

    De la réflexion à l’action

    Quatre grands axes structurent les dialogues :

    • comprendre pourquoi les jeunes enfants restent insuffisamment prioritaires dans les dépenses publiques
    • élargir les ressources tout en garantissant efficacité, équité et qualité
    • renforcer l’architecture financière dédiée à la petite enfance
    • définir une feuille de route concrète pour transformer les engagements en actions.

    Parallèlement, des sessions spécialisées abordent des thématiques clés: analyse des dépenses publiques, mobilisation des investissements privés, importance des données de coûts, ou encore mise en œuvre de financements basés sur les résultats, notamment à travers des initiatives comme le fonds rwandais Nkuza Neza.

    Ce forum s’inscrit dans une dynamique plus large, notamment la campagne Act for Early Years, et prépare le terrain pour le premier Sommet international sur le financement de la petite enfance prévu en 2027.

  • Rwanda–Botswana: un forum d’affaires pour dynamiser le commerce et l’investissement

    Des responsables gouvernementaux et des acteurs du secteur privé du Rwanda et du Botswana se sont réunis à Gaborone dans le cadre d’un forum d’affaires visant à renforcer les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays.

    Organisé du 5 au 6 mai 2026, le Forum d’affaires Botswana–Rwanda a rassemblé des institutions et des entreprises issues de secteurs stratégiques tels que les mines, le tourisme, la finance et les services numériques.

    Accueillie au UB Conference Centre par le Botswana Investment and Trade Centre (BITC) en collaboration avec le Rwanda Development Board (RDB), cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation d’un partenariat économique fondé sur des objectifs communs de croissance.

    Selon le RDB, le forum vise à promouvoir “les partenariats, les échanges B2B et la collaboration dans des secteurs prioritaires entre les deux pays”. Des présentations ont également mis en lumière le climat d’investissement au Botswana ainsi que les opportunités offertes dans des domaines clés tels que l’industrie manufacturière, l’agro-industrie, la transformation digitale, le tourisme, les mines et les services financiers internationaux.

    La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités de haut niveau, dont la directrice générale adjointe du RDB, Juliana Muganza, et le directeur général du BITC, Keletsositse Olebile, aux côtés de représentants gouvernementaux et d’acteurs du secteur privé des deux pays.

    Prenant la parole, le président du secteur privé rwandais, François Twagirumukiza, a souligné le potentiel de cette coopération: “Le partenariat entre le Botswana et le Rwanda recèle un potentiel énorme et reflète notre vision commune du progrès et du développement.”

    De son côté, le ministre rwandais du Commerce et de l’Industrie, Prudence Sebahizi, présent au forum aux côtés de son homologue botswanaise Tiroeaone Ntsima, a rappelé que la première réunion tenue à Kigali en avril 2022 avait marqué un tournant, posant les bases d’un partenariat économique concret, au-delà des relations diplomatiques classiques.

    Ce forum intervient dans un contexte d’intensification des relations bilatérales, à la veille de la visite d’État du président Paul Kagame à Gaborone, prévue du 6 au 7 mai, à l’invitation de son homologue botswanais Duma Gideon Boko. Cette visite vise à approfondir la coopération économique et à explorer de nouvelles opportunités d’investissement dans des secteurs stratégiques.

    La rencontre d’affaires s’inscrit dans une séquence diplomatique plus large, précédée par la session de la Commission mixte permanente de coopération (JPCC), cadre structurant des relations bilatérales depuis 2022.

    Le forum constitue ainsi une plateforme clé pour les entreprises des deux pays afin d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement, de nouer des partenariats commerciaux et de stimuler les flux d’échanges entre Kigali et Gaborone.

    Plusieurs accords devraient être signés lors de la visite présidentielle, notamment dans les domaines du commerce et de l’investissement, de la coopération institutionnelle entre le RDB et le BITC, ainsi qu’un accord visant à éviter la double imposition afin de faciliter les flux d’affaires et d’investissements.

  • Arsenal, partenaire de Visit Rwanda, retrouve la finale de la Ligue des champions après 20 ans

    Le club anglais Arsenal FC s’est qualifié pour la finale de la UEFA Champions League après sa victoire 1-0 contre Atlético de Madrid, en demi-finale retour disputée le 5 mai 2026 à l’Emirates Stadium. Les Londoniens s’imposent ainsi sur l’ensemble des deux matchs (2-1).

    Ce résultat met fin à une longue attente pour Arsenal, qui atteint la finale de la Ligue des champions pour la première fois depuis 2006.

    Dans un message publié sur le réseau X, le président rwandais Paul Kagame a salué la rencontre entre deux équipes partenaires de la campagne «Visit Rwanda». Il a félicité Arsenal pour sa qualification, souhaitant bonne chance au meilleur des clubs partenaires.

    Le match retour s’annonçait équilibré après le nul 1-1 obtenu à l’aller en Espagne. La rencontre a démarré prudemment, avec peu d’occasions franches de part et d’autre.

    Juste avant la pause, Arsenal a fait la différence. À la 44e minute, Bukayo Saka a marqué l’unique but du match en reprenant un ballon repoussé par le gardien Jan Oblak, donnant l’avantage aux siens.

    En seconde période, l’Atlético de Madrid a tenté de revenir au score en multipliant les attaques, mais sans réussite face à une défense d’Arsenal solide et bien organisée. Les Gunners ont ensuite contrôlé la fin du match pour conserver leur avance.

    Grâce à cette victoire, Arsenal décroche son billet pour la finale, qui se jouera à Budapest, en Hongrie. Le club anglais disputera ainsi la deuxième finale de Ligue des champions de son histoire, après celle perdue en 2006 contre FC Barcelona.

    Dans l’autre demi-finale, le Bayern Munich affronte le Paris Saint-Germain, avec un avantage pour le PSG vainqueur 5-4 lors du match aller.

  • Ouganda: le président Museveni salue son gouvernement sortant et appelle à plus d’intégrité

    Le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni a présidé, lundi le 4 mai 2026, la dernière réunion du gouvernement sortant, marquant la fin de son mandat exécutif avant la mise en place d’une nouvelle équipe.

    À cette occasion, le chef de l’État a félicité les membres de son cabinet pour leur contribution au développement du pays, notamment pour avoir permis à l’Ouganda d’atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire. Il a salué un travail collectif qui, selon lui, reflète les efforts et l’engagement des autorités publiques.

    Dans un message publié sur le réseau social, le président a également exprimé sa gratitude envers ses ministres, soulignant leur dévouement au service de la nation. Il a ensuite organisé un déjeuner en leur honneur pour marquer la fin de leur mission.

    Le président Museveni a par ailleurs rappelé le rôle du gouvernement dans les élections générales de 2026, qu’il a qualifiées de succès collectif. Ce scrutin lui a permis d’être reconduit au pouvoir pour un nouveau mandat, consolidant ainsi sa longévité politique.

    Malgré ces félicitations, le chef de l’État a adopté un ton plus ferme en appelant les dirigeants à renforcer les valeurs d’intégrité, de responsabilité et de patriotisme. Il a insisté sur la nécessité d’une gouvernance exemplaire pour répondre aux attentes croissantes de la population en matière de transparence et de qualité des services publics.

    L’Ouganda se prépare désormais à l’investiture officielle du président, prévue le 12 mai 2026 à Kampala, où l’attention se tourne déjà vers la formation du nouveau gouvernement et les priorités du prochain mandat.

    Le président Yoweri Kaguta Museveni est au pouvoir en Ouganda depuis janvier 1986. Il est arrivé à la tête du pays après une guerre de libération menée par son mouvement, le National Resistance Army, qui a renversé le régime précédent.

    Source: Daily Express

  • REMA: Suspension temporaire des services en présentiel 

    L’Office rwandais de gestion de l’environnement (REMA) a annoncé la suspension temporaire de ses services en présentiel dans ses bureaux, et ce jusqu’à nouvel ordre, selon un avis public publié le 5 mai 2026.

    Dans ce communiqué, l’institution précise que cette mesure n’affectera pas la continuité de ses prestations. Les services resteront accessibles via les plateformes numériques officielles, notamment son site web et ses portails dédiés au climat.

    L’office rwandais de gestion de l’environnementLe, chargé de veiller à l’intégration des questions environnementales et climatiques dans le développement du Rwanda, assure que ses équipes resteront mobilisées pour accompagner les usagers à distance .

    Afin de garantir un suivi efficace, l’institution a mis à disposition des points focaux pour différents services clés, notamment:

    • les autorisations liées aux plastiques à usage unique,
    • les certificats d’audit environnemental,
    • les évaluations environnementales stratégiques,
    • les autorisations d’importation ou d’exportation de produits chimiques et déchets dangereux,
    • la gestion des déchets et la lutte contre la pollution,
    • les permis liés à la biosécurité et aux substances affectant la couche d’ozone.

    Chaque service dispose d’un contact téléphonique et électronique dédié pour répondre aux besoins des usagers.

    Le REMA invite le public à privilégier les canaux numériques pour toute demande et rappelle que son service client reste joignable via une ligne téléphonique dédiée ainsi qu’une adresse email officielle.

    L’institution remercie par ailleurs ses partenaires et le public pour leur compréhension et leur collaboration durant cette période de transition.

    Si les raisons précises de cette suspension n’ont pas été détaillées, cette décision s’inscrit dans une logique d’adaptation des services publics et de renforcement de l’efficacité administrative, dans un contexte où les services en ligne prennent une place de plus en plus importante.