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  • Kwibuka 32 à Bamako: le Mali et le Rwanda unis dans le devoir de mémoire

    Dimanche 10 mai 2026 à Bamako plus de 250 personnes, parmi lesquelles des représentants du Gouvernement malien, du corps diplomatique, de la communauté rwandaise vivant au Mali ainsi que des amis du Rwanda, se sont réunies aux côtés de l’Ambassadeur Festus Bizimana pour commémorer, pour la 32ᵉ fois, le Génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda en 1994.

    Dans son discours, l’Ambassadeur Bizimana a rappelé que Kwibuka est un devoir de mémoire collectif visant à honorer plus d’un million de victimes et à faire en sorte que le “Plus jamais ça” devienne une réalité, à l’heure où le négationnisme et la manipulation de l’histoire trouvent de nouveaux relais, notamment à travers les réseaux sociaux et l’usage abusif de l’intelligence artificielle.

    Prenant la parole au nom de la communauté rwandaise au Mali, Mme Alida Faraya a souligné l’importance de la mémoire comme acte de dignité, de transmission et de résilience.

    Mme Hanaa-Singer Hamdy, Coordinatrice résidente du système des Nations Unies au Mali, a quant à elle regretté le silence et l’inaction de la communauté internationale lors du Génocide contre les Tutsis.

    S’exprimant au nom du Gouvernement du Mali, le Ministre d’État chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général d’Armée Ismaël Wagué, a adressé un message d’amitié et de compassion au peuple rwandais, affirmant que le Mali s’incline avec respect devant la mémoire des victimes et condamne avec la plus grande fermeté le génocide, son idéologie, et l’incitation à la haine fondée sur l’identité.

    Cette commémoration a illustré la solidarité entre les peuples et l’engagement partagé à préserver la mémoire afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus jamais.

  • Est de la RDC: l’AFC-M23 accuse Kinshasa de bombardements meurtriers contre des civils à Mushaki

    L’AFC/M23 a accusé le gouvernement congolais d’être responsable de bombardements meurtriers ayant visé vendredi 8 mai le marché public de Mushaki, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, faisant plusieurs dizaines de victimes civiles.

    Dans une série de publications diffusées samedi 9 mai sur le réseau social X, le coordonnateur de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, a affirmé que “des Congolais innocents” avaient été tués dans des frappes de drones qu’il dit “identifiées, connues, observées et documentées”.

    Selon lui, ces attaques auraient causé “plus de trente morts” ainsi que plusieurs blessés. Le mouvement attribue ces bombardements au “régime de Kinshasa”, qu’il accuse d’agir avec le soutien de plusieurs alliés militaires, notamment l’armée burundaise, des mercenaires étrangers, les FDLR et des groupes Wazalendo.

    Dans ses déclarations, Corneille Nangaa accuse également le président Félix Tshisekedi de se prévaloir de ses accords miniers avec les États-Unis pour agir “en toute impunité”.

    Le chef de l’AFC-M23 reproche en outre au Département d’État américain, à travers son Bureau des Affaires africaines, de ne pas avoir clairement désigné les responsables des frappes ni condamné les attaques avec fermeté.

    “En renvoyant dos à dos victimes et responsables, la réaction américaine fragilise la médiation et soulève des interrogations sur sa neutralité et sa crédibilité”, estime-t-il.

    L’AFC-M23 évoque une série de frappes depuis début mai

    Dans un communiqué officiel publié le 8 mai à Goma et signé par le porte-parole de l’AFC-M23, Lawrence Kanyuka, le mouvement affirme que les bombardements contre Mushaki ont eu lieu entre 15h45 et 16h25.

    Le communiqué faisait état d’un bilan provisoire d’au moins 20 civils tués et plus de 57 blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants. L’AFC-M23 qualifie ces attaques de “crime de guerre” et de “crime contre l’humanité”.

    Le mouvement accuse également les forces gouvernementales congolaises de multiplier les frappes dans plusieurs localités de l’est de la RDC depuis le début du mois de mai, notamment à Gankenke et Mikenke dans la région de Minembwe, à Kalenga dans le territoire de Masisi, ainsi qu’à Lumbishi, Rutare et Rugezi dans le territoire de Kalehe.

    Selon le communiqué, ces opérations ont provoqué des pertes civiles et de nouveaux déplacements de populations.

    Le processus de paix mis à l’épreuve

    L’AFC-M23 estime que ces attaques compromettent les efforts de paix en cours. “Le processus de paix ne peut être unilatéral: il faut être deux pour danser le tango”, affirme le mouvement dans son communiqué.

    Le groupe armé indique qu’il se réserve le droit légitime de répondre avec fermeté afin de protéger les populations civiles vivant dans les zones sous son contrôle.

    L’AFC-M23 appelle enfin la communauté internationale — notamment l’Union africaine, les Nations unies, la SADC, la CIRGL, la Communauté d’Afrique de l’Est, l’Union européenne ainsi que les médiateurs qatari et américain — à prendre acte de ce qu’il qualifie “d’actes de barbarie perpétrés par le régime de Kinshasa”.

     

  • Migration internationale: Martin Ngoga plaide pour une gouvernance fondée sur la solidarité et le développement

    Le Rwanda a réaffirmé son engagement en faveur d’une migration sûre, ordonnée et régulière, estimant que les mouvements migratoires constituent une réalité structurelle capable de stimuler la croissance économique, le développement des compétences et le développement durable lorsqu’ils sont correctement encadrés.

    Cette position a été exprimée par le représentant permanent du Rwanda auprès des Nations unies, l’ambassadeur Martin Ngoga, lors du deuxième Forum d’examen des migrations internationales (IMRF), tenu vendredi 8 mai à New York.

    Dans son intervention, le diplomate rwandais a souligné que les politiques migratoires du Rwanda reposent sur la coopération internationale, l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et le respect des droits humains.

    “Le Rwanda considère la migration comme une réalité structurelle qui, lorsqu’elle est bien gouvernée, contribue à la croissance économique, au développement des compétences et au développement durable”, a-t-il déclaré.

    Depuis l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières en 2018, le Rwanda affirme avoir engagé plusieurs réformes destinées à renforcer la gouvernance migratoire. Selon Martin Ngoga, les priorités liées à la migration ont été intégrées dans la deuxième Stratégie nationale de transformation (NST2), appuyées par des réformes institutionnelles, la modernisation des systèmes et le renforcement des mécanismes de coordination.

    L’Ambassadeur Ngoga a également rappelé que le Rwanda, en tant que pays champion du Pacte mondial sur les migrations, poursuit actuellement la mise en œuvre de son Plan national d’application, tout en contribuant aux échanges d’expériences et à la coopération internationale en matière de gouvernance migratoire.

    “Nous considérons le Pacte mondial comme un cadre opérationnel qui doit produire des résultats mesurables”, a-t-il insisté.

    Dans cette dynamique, le Rwanda dit avoir élargi les voies de migration régulière à travers des initiatives telles que les partenariats pour la mobilité des compétences, tout en encourageant le recrutement éthique, l’engagement de la diaspora et l’accès inclusif aux services essentiels.

    Martin Ngoga a également mis en avant l’engagement continu du Rwanda dans l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile. Le pays héberge actuellement plus de 140 000 réfugiés et demandeurs d’asile et soutient plusieurs initiatives visant à préserver le capital humain, notamment l’accès à l’éducation pour les jeunes filles afghanes ainsi que pour des étudiants soudanais en médecine.

    Le représentant rwandais auprès des Nations unies a par ailleurs évoqué le partenariat entre le Rwanda, l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés dans le cadre du programme du Mécanisme de transit d’urgence.

    Grâce à cette initiative, près de 3 000 migrants vulnérables évacués de Libye ont été accueillis au Rwanda, avant que la majorité d’entre eux ne soient réinstallés dans des pays tiers.

  • Kwibuka32 chez Kigali New Life Christian Academy: transmettre la mémoire du génocide aux jeunes générations

    Kigali New Life Christian Academy, située à Gatenga dans le district de Kicukiro, a organisé ce vendredi 8 mai 2026 une cérémonie de commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi. L’activité, organisée en collaboration avec MINUBUMWE, marque le début des commémorations prévues dans les écoles à travers le pays afin de transmettre l’histoire du génocide aux jeunes générations et renforcer les valeurs d’unité nationale.

    La cérémonie a réuni élèves, enseignants, parents et responsables institutionnels autour des moments de recueillement: une minute de silence, des prières, des chants de mémoire, des poèmes, l’allumage de la flamme de l’espoir ainsi qu’une conférence consacrée à l’histoire du Rwanda et au génocide perpétré contre les Tutsi.

    Le Rwanda n’a pas oublié

    Dans son allocution, le Secrétaire permanent de MINUBUMWE, Eric Mahoro, a d’emblée rendu hommage aux survivants présents à la cérémonie.

    “Trente-deux ans ont passé, mais nous n’avons pas oublié. Le Rwanda n’a pas oublié”, a-t-il déclaré, saluant le courage des survivants qui continuent de témoigner pour préserver la vérité historique.

    Il a félicité la direction et la communauté éducative de l’école pour l’organisation de cette activité, estimant qu’une école qui participe à Kwibuka contribue non seulement à l’éducation académique, mais aussi à la formation de citoyens responsables et attachés aux valeurs humaines.

    Citant un message du président Paul Kagame prononcé lors du lancement officiel de Kwibuka32 le 7 avril dernier, Eric Mahoro a rappelé que “ce pays ne mourra pas deux fois”, soulignant que cette responsabilité concerne tous les Rwandais, y compris les jeunes.

    Les écoles au cœur de la transmission de la mémoire

    Le PS du MINUBUMWE a insisté sur le rôle essentiel des écoles dans la transmission de la mémoire. Il a rappelé qu’avant 1994, certaines écoles avaient été utilisées pour enseigner la division et la haine, alors qu’aujourd’hui elles doivent devenir des espaces où se construisent l’unité, l’esprit critique et le respect des autres.

    Selon lui, les enfants observent très tôt les réalités qui les entourent et posent de nombreuses questions. Parents et enseignants doivent donc répondre avec honnêteté, prudence et pédagogie adaptée à leur âge.

    S’adressant particulièrement aux élèves, Eric Mahoro les a invités à retenir trois valeurs essentielles après cette commémoration : connaître l’histoire du Rwanda, rejeter les discours de haine et contribuer à bâtir une société plus juste.

    Il les a encouragés à visiter les mémoriaux du génocide, à lire, à poser des questions à leurs parents et enseignants afin de comprendre la vérité historique. Il a également appelé les jeunes à dénoncer toute forme de haine ou de désinformation, y compris sur les réseaux sociaux.

    Il a appelé les parents et les enseignants à ne pas sous-estimer la curiosité des enfants ni leur capacité à comprendre les réalités qui les entourent. Il a rappelé que si les traumatismes peuvent se transmettre aux jeunes générations, la résilience peut elle aussi être transmise.

    Se souvenir, c’est reconstruire

    Prenant également la parole, le directeur exécutif de Africa New Life Ministries, le pasteur Fred Isaac Katagwa, a souligné que la commémoration constitue une responsabilité collective envers plus d’un million de victimes du génocide contre les Tutsi.

    Il a insisté sur la nécessité d’enseigner la vérité historique aux enfants afin d’empêcher toute déformation de l’histoire et toute résurgence de l’idéologie du génocide.

    “Les enfants sont jeunes, mais ils voient beaucoup, entendent beaucoup et se posent beaucoup de questions”, a-t-il déclaré, appelant à former une génération attachée à l’unité nationale et fermement opposée à la haine.

    Évoquant la reconstruction du Rwanda après 1994, il a comparé le pays à “un arbre coupé qui a repoussé”, estimant que le Rwanda est passé de la tragédie à la transformation.

    La cérémonie a également été marquée par une conférence retraçant plusieurs étapes de l’histoire du Rwanda: la période monarchique, la colonisation, les divisions ethniques introduites durant cette époque, l’exil de nombreux Tutsi, les persécutions sous les régimes de Grégoire Kayibanda et Juvénal Habyarimana, la préparation et l’exécution du génocide contre les Tutsi ainsi que la lutte de libération menée par le Front patriotique rwandais (FPR).

    Les échanges ont également porté sur les efforts de reconstruction nationale, la réconciliation et le programme “Ndi Umunyarwanda”, présenté comme l’un des piliers de l’unité nationale après le génocide.

  • Affaire Agathe Habyarimana: Ibuka salue la relance de l’enquête par la justice française

    L’association des rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi, Ibuka, a salué avec force la décision de la Cour d’appel de Paris d’annuler le non-lieu accordé à Agathe Habyarimana et d’ordonner la reprise de l’instruction judiciaire visant l’ancienne Première dame du Rwanda. Une décision qualifiée d’« historique » par les survivants, après plus de trois décennies d’attente.

    Dans un communiqué publié au lendemain de la décision rendue le 6 mai 2026, Ibuka estime que cette nouvelle étape judiciaire constitue un pas en avant dans la lutte contre l’impunité des responsables présumés du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.

    Les crimes contre l’humanité ne se prescrivent pas

    Pour l’organisation, cette décision de la justice française vient rappeler un principe fondamental du droit international: les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles.

    “Depuis 32 ans, les rescapés attendent que justice soit rendue. La justice retardée ne doit pas devenir une justice refuse”, affirme Ibuka, qui souligne que la relance de l’instruction redonne espoir à des milliers de survivants.

    La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a annulé le non-lieu prononcé en août 2025 contre Agathe Habyarimana, épouse de l’ancien président Juvénal Habyarimana, et ordonné la poursuite des investigations pour complicité présumée de génocide et de crimes contre l’humanité.

    Une figure associée au cercle du pouvoir génocidaire

    Dans son communiqué, Ibuka rappelle qu’Agathe Habyarimana n’est pas une figure abstraite pour les rescapés du génocide.

    L’association souligne qu’elle est depuis longtemps associée à “l’Akazu”, surnommé “le clan de Madame”, un cercle restreint de proches du pouvoir accusé d’avoir joué un rôle central dans la préparation et l’exécution du génocide perpétré contre les Tutsi entre avril et juillet 1994.

    Selon plusieurs enquêtes et documents historiques cités dans différentes procédures judiciaires françaises, l’Akazu aurait exercé une influence considérable sur l’armée, l’administration publique et les médias extrémistes de l’époque.

    Le génocide contre les Tutsi a fait plus d’un million de morts en cent jours.

    Le témoignage bouleversant d’une rescapée

    Ibuka a relayé le témoignage de Marie Chantal Niyonshuti, une survivante qui vivait à proximité immédiate de la résidence présidentielle à Kigali au moment du déclenchement du génocide.

    Dans la nuit du 6 avril 1994, après l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, les familles tutsies vivant autour de la résidence présidentielle ont figuré parmi les premières victimes des massacres.

    “Ma mère et mes sept frères et sœurs ont été assassinés cette nuit-là. Cela fait trente-deux ans que j’attends la justice”, témoigne-t-elle dans le communiqué.

    Pour Ibuka, ce témoignage illustre la douleur persistante des survivants ainsi que l’urgence d’aboutir enfin à un procès.

    Chaque retard renforce l’impunité

    L’association insiste sur la lenteur exceptionnelle de cette procédure judiciaire ouverte en France en 2008.

    Dix-huit années d’instruction se sont déjà écoulées, tandis que de nombreux survivants et témoins vieillissent ou disparaissent progressivement.

    Ibuka avertit que chaque report ou blocage judiciaire renforce le sentiment d’impunité.

    “Le temps presse depuis longtemps déjà”, souligne l’organisation, appelant les autorités judiciaires françaises à agir rapidement afin que la reprise de l’enquête ne devienne pas “un épisode supplémentaire dans une procédure sans fin”.

    La France appelée à poursuivre tous les suspects présents sur son territoire

    L’organisation des rescapés rappelle également que plusieurs procès liés au génocide des Tutsi jugés en France depuis 2014 ont conduit à des condamnations.

    Ibuka estime donc que la justice française a démontré sa capacité à juger les auteurs présumés du génocide et l’appelle désormais à appliquer cette même détermination à tous les suspects vivant encore librement sur le territoire français.

    “L’enjeu dépasse un seul dossier”, souligne le communiqué, qui pose une question plus large: celle de la capacité réelle des États à combattre l’impunité pour les crimes les plus graves.

    Les rescapés prêts à collaborer avec la justice française

    Ibuka affirme enfin que les survivants continueront de jouer un rôle central dans la manifestation de la vérité.

    L’organisation assure que les témoignages, archives et mémoires conservés par les communautés de rescapés au Rwanda restent indispensables à la justice française.

    Le président d’Ibuka, Philibert Gakwenzire, a déclaré que la décision de la Cour d’appel ne constitue pas “une Victoire”, mais “le minimum que les rescapés étaient en droit d’attendre”.

    “Ce qui compte maintenant, c’est la suite. Nous demandons à la justice française d’être à la hauteur de ce que cette décision promet”, a-t-il affirmé.

    Une procédure judiciaire suivie depuis près de deux décennies

    Agathe Habyarimana vit en France depuis 1994. Plusieurs procédures judiciaires et administratives ont été engagées contre elle au fil des années, notamment concernant des accusations de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité.

    En 2009, le Conseil d’État français avait déjà refusé de lui accorder le statut de réfugiée, estimant qu’il existait des raisons sérieuses de penser qu’elle avait pu jouer un rôle dans le génocide.

    La décision rendue le 6 mai 2026 marque ainsi un nouveau tournant majeur dans l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles liés au génocide contre les Tutsi.

  • Des policiers rwandais de maintien de la paix décorés de médailles de l’ONU pour leur service distingué au Soudan du Sud

    Le jeudi 7 mai, 160 policiers rwandais du contingent Rwanda Formed Police Unit One-Ten (RWAFPU 1-10), dont 32 femmes et 128 hommes, ont reçu des médailles des Nations Unies (ONU) en reconnaissance de leur dévouement et de leur service exemplaire au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS).

    La cérémonie de remise des médailles s’est tenue au camp du RWAFPU 1-10 à Malakal, dans l’État du Haut-Nil, où le contingent est déployé depuis dix mois afin d’assurer la protection des civils.

    Les distinctions ont été remises par le Chef du Bureau de terrain de Malakal, Alfred Orono, représentant le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (SRSG).

    Dans son discours, Alfred Orono a salué le professionnalisme, la résilience et l’engagement des policiers rwandais dans l’exécution du mandat de l’UNMISS.

    “Votre dévouement et votre discipline ont contribué de manière significative à la protection des civils ainsi qu’au maintien de la paix et de la sécurité au Soudan du Sud. Les Nations Unies apprécient hautement votre sacrifice et votre engagement au service du devoir”, a-t-il déclaré.

    Il a également souligné les nombreuses responsabilités opérationnelles assurées par le contingent, estimant que leur contribution a joué un rôle clé dans la fermeture réussie du site de protection des civils (PoC) de Malakal.

    “La fermeture réussie du site PoC de Malakal constitue une étape remarquable dans les efforts de paix et de stabilisation au Soudan du Sud. Le RWAFPU 1-10 a largement contribué à cette réussite grâce à son professionnalisme et à l’efficacité de ses operations”, a-t-il ajouté.

    Au cours de leur mission, les membres du RWAFPU 1-10 ont mené diverses activités dans le cadre du mandat de l’UNMISS, notamment la protection des civils, les patrouilles de sécurité, le maintien de l’ordre public, les escortes sécuritaires ainsi que l’appui aux activités humanitaires.

    Prenant la parole lors de la cérémonie, le commandant du contingent RWAFPU 1-10, l’Assistant Commissioner of Police (ACP) Corneille Murigo, a indiqué que cette distinction reflète la reconnaissance du rôle noble joué par le contingent dans les efforts internationaux de maintien de la paix.

    Il a réaffirmé l’engagement du contingent à poursuivre ses missions, particulièrement la protection des civils, avec intégrité.

    ACP Murigo a également exhorté les policiers placés sous son commandement à continuer de défendre les valeurs fondamentales qui caractérisent la Police nationale du Rwanda.

    “Continuez à promouvoir les valeurs fondamentales de notre pays et de la Police nationale du Rwanda, qui définissent notre identité et notre engagement envers l’humanité. Notre histoire continue de nous inspirer à lutter contre tout ce qui menace la dignité humaine et la sécurité”, a-t-il déclaré.

    Il a en outre exprimé sa gratitude à l’UNMISS, au peuple et aux autorités du Soudan du Sud ainsi qu’aux autres casques bleus pour leur soutien et leur coopération, soulignant que cette collaboration a permis au contingent d’accomplir efficacement sa mission.

    Le Rwanda a commencé à déployer des policiers de maintien de la paix au Soudan du Sud en 2015. Actuellement, deux contingents totalisant plus de 400 policiers rwandais sont déployés à Juba, la capitale, ainsi qu’à Malakal, dans l’État du Haut-Nil.

  • Coopération Rwanda–Mali: Festus Bizimana présente ses lettres de créance à Bamako

    L’Ambassadeur Festus Bizimana a présenté, mercredi le 7 mai 2026, ses lettres de créance au Chef de l’État malien, Assimi Goïta, lors d’une cérémonie officielle tenue à Bamako.

    Le Rwanda et le Mali entretiennent d’excellentes et dynamiques relations bilatérales et diplomatiques, fondées sur l’amitié, la solidarité et une volonté commune de renforcer davantage leur coopération.

    Au cours de la dernière décennie, une série d’initiatives bilatérales a permis de consolider les relations entre les deux pays.

    Plusieurs accords de coopération ont notamment été conclus dans des secteurs stratégiques tels que les services aériens, la numérisation, la santé, l’investissement, l’agriculture, l’exploitation minière, le tourisme, la défense, l’environnement, l’éducation, la justice ainsi que l’exemption de visas.

    À l’occasion de sa présence à Bamako, l’Ambassadeur Bizimana a également pris part à une séance de briefing destinée à l’ensemble du corps diplomatique, présidée par Abdoulaye Diop. Cette rencontre a permis de faire le point sur la situation sécuritaire du pays à la suite des récentes attaques violentes survenues le 25 avril 2026.

  • Le président Kagame achève sa visite d’État au Botswana sur fond de renforcement des relations bilatérales

    Le président du Rwanda, Paul Kagame, a achevé, le jeudi 7 mai 2026, sa visite d’État de deux jours au Botswana, marquée par des échanges diplomatiques de haut niveau, la signature de plusieurs accords stratégiques et une volonté affichée de renforcer davantage la coopération bilatérale entre Kigali et Gaborone.

    À la clôture de cette visite officielle, le président botswanais Duma Boko a salué son homologue rwandais à l’issue de discussions qualifiées de productives par les deux délégations. Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur engagement à approfondir la coopération dans plusieurs secteurs clés afin de promouvoir une prospérité partagée entre les peuples rwandais et botswanais.

    Une visite marquée par la coopération économique et industrielle

    Durant la deuxième journée de son séjour à Gaborone, le président Kagame a visité la Diamond Trading Company Botswana (DTC Botswana), une coentreprise détenue à parts égales par le gouvernement botswanais et De Beers.

    Cette société est considérée comme la plus importante et la plus sophistiquée plateforme mondiale de tri et d’évaluation de diamants bruts, avec une capacité annuelle pouvant atteindre 45 millions de carats.

    La veille au soir, un banquet d’État avait été organisé en l’honneur du président rwandais. Prenant la parole lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Duma Boko, Paul Kagame a souligné que les relations entre Kigali et Gaborone reposaient non seulement sur l’amitié, mais également sur une vision commune et un approche partagé: Le citoyen au centre des priorités.

    Le chef de l’État rwandais a notamment insisté sur la nécessité d’éliminer les obstacles au commerce et à l’investissement grâce à des mesures concrètes touchant la connectivité aérienne, la facilitation des visas et la fiscalité. Il a également salué la gestion des ressources naturelles par le Botswana, particulièrement dans le secteur diamantifère, estimant que ce modèle de valorisation des ressources nationales résonnait fortement avec les ambitions du Rwanda.

    Six accords stratégiques signés entre Kigali et Gaborone

    Au cours du banquet officiel, Paul Kagame a déclaré que cette visite avait été productive et agréable, reflétant le climat de confiance qui caractérise les relations entre les deux pays. Il a également mis l’accent sur les aspirations de la jeunesse africaine, affirmant que les jeunes de Kigali, de Gaborone et du reste du continent recherchaient avant tout des opportunités équitables pour réussir et progresser dans la vie.

    L’un des moments majeurs de cette visite a été la signature de six accords bilatéraux et mémorandums d’entente couvrant des secteurs stratégiques. Ces accords portent notamment sur l’évitement de la double imposition, l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, officiels et ordinaires, les services aériens, la coopération dans le domaine de la santé, le commerce et l’investissement, ainsi qu’un partenariat institutionnel entre RDB et le Botswana Investment and Trade Centre.

  • La FERWACY élira un nouveau comité exécutif fin mai 2026 pour un mandat de cinq ans

    La Fédération Rwandaise de Cyclisme (FERWACY) a officiellement dévoilé le calendrier des élections de ses différents organes dirigeants pour l’année 2026.

    Selon une communication publiée sur les plateformes officielles de la fédération, le scrutin est fixé au 31 mai 2026 et permettra de renouveler les instances dirigeantes pour un mandat de cinq ans.

    Ces élections concerneront notamment le Comité exécutif, le Comité d’audit ainsi que le Comité de resolution des conflits de l’instance qui régit le cyclisme au Rwanda.

    D’après le calendrier publié par la commission électorale de la fédération, le processus débutera officiellement le 11 mai 2026 avec la publication des directives électorales. La période de dépôt des candidatures s’étendra ensuite du 12 au 19 mai 2026.

    Le 20 mai, la commission chargée des élections procédera à l’examen et à la validation provisoire des candidatures. Une journée sera ensuite réservée au traitement des recours et des éventuelles contestations, le 22 mai 2026.

    La liste définitive des candidats retenus sera rendue publique le 23 mai, ouvrant ainsi la voie à la campagne électorale prévue du 24 au 30 mai 2026. Le vote proprement dit se déroulera le 31 mai 2026, date à laquelle sera également présenté le rapport sur le déroulement du scrutin.

    Le processus électoral est supervisé par une commission composée de Charles Nzabamwita Karegeya, président de la commission électorale, Claudine Ingabire, vice-présidente, et Samuel Muhayimana Maombi, secrétaire.

    Actuellement, la FERWACY est dirigée par Samson Ndayishimiye, président de la fédération. L’équipe dirigeante comprend également Valentin Bigango, premier vice-président, Liliane Kayirebwa, deuxième vice-présidente, Arlette Ruyonza, secrétaire générale, Daniel Katabarwa, trésorier, ainsi que deux conseillers: Irene Bayisabe et Hamim Karambizi.

    Cette équipe assurait la direction de la fédération depuis deux ans pour achever le mandat issu des élections de 2019, après la démission de plusieurs membres du comité précédent.

    Affiliée à l’Union Cycliste Internationale (UCI) et à la Confédération africaine de cyclisme, la FERWACY joue un rôle central dans le développement du cyclisme rwandais, devenu l’un des sports les plus populaires du pays ces dernières années.

    Cette discipline continue de gagner en visibilité sur la scène nationale, continentale et internationale, portée notamment par le développement du Tour du Rwanda et l’organisation de compétitions internationales majeures.

    La prochaine équipe dirigeante aura notamment pour mission de maintenir la dynamique actuelle, de poursuivre la professionnalisation du cyclisme rwandais, de renforcer les compétitions locales et de consolider la position du Rwanda comme destination majeure du cyclisme africain et mondial.

  • ÉDITORIAL | À Budapest, Arsenal et le PSG jouent la finale de l’Europe… Visit Rwanda a déjà gagné

    Le 30 mai 2026, le regard du monde du football sera tourné vers la Puskás Aréna, à Budapest, en Hongrie, où Arsenal FC et Paris Saint-Germain disputeront la finale de l’UEFA Champions League à partir de 20h00, heure de Kigali. Une affiche prestigieuse entre deux géants européens… mais surtout entre deux partenaires majeurs de “Visit Rwanda.”

    Pour le Rwanda, cette finale dépasse largement le cadre sportif. Elle représente l’aboutissement d’une vision stratégique portée depuis plusieurs années par le pays, à travers l’Office Rwandais Développement (RDB), qui a très tôt compris que le football mondial était devenu l’une des vitrines les plus puissantes de l’image d’une nation.

    Il faut saluer cette clairvoyance.

    Quand Kigali a décidé d’associer la marque “Visit Rwanda” à de grands clubs européens, certains observateurs y voyaient un pari audacieux. Huit ans plus tard, les faits parlent d’eux-mêmes. Le Rwanda s’est imposé dans l’univers du sport mondial comme une marque visible, identifiable et désormais incontournable.

    Aujourd’hui, les deux finalistes de la plus prestigieuse compétition européenne de clubs portent l’empreinte de “Visit Rwanda.”

    Arsenal arrive en finale après un parcours exceptionnel, sans la moindre défaite en Ligue des champions cette saison. Le PSG, champion d’Europe en titre, a quant à lui éliminé le Bayern Munich au terme d’une demi-finale spectaculaire.

    Fait remarquable: sur les quatre clubs engagés dans le dernier carré: Arsenal, l’Atlético de Madrid et le PSG, trois étaient partenaires de Visit Rwanda. Le Bayern Munich, lui, entretient un autre partenariat stratégique avec le Rwanda à travers le développement du football et son académie implantée dans le pays.

    Ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’une stratégie cohérente, ambitieuse et méthodique.

    Grâce à ces partenariats, le Rwanda bénéficie d’une visibilité mondiale permanente: logos sur les maillots, panneaux publicitaires dans les stades européens, campagnes numériques internationales, contenus promotionnels, tourisme sportif et programmes de développement des jeunes talents.

    Le Rwanda ne vend plus seulement une destination touristique. Il vend une image moderne, stable, ambitieuse et ouverte sur le monde.

    À travers “Visit Rwanda”, le pays des mille collines a réussi à transformer le football en outil diplomatique, économique et touristique.

    Les partenariats conclus par le Rwanda à travers le RDB avec Arsenal FC, Paris Saint-Germain, Atlético de Madrid ou encore FC Bayern Munich ont donné au pays une visibilité exceptionnelle sur les marchés européens et internationaux.

    Au-delà des chiffres et des audiences télévisées, ces partenariats créent surtout de la confiance. Ils attirent des investisseurs, des entrepreneurs, des touristes et des célébrités venant des quatre coins du monde.

    Le Rwanda est désormais identifié comme une destination premium, capable d’accueillir des événements internationaux et des visiteurs de haut niveau.

    L’exemple le plus éclatant reste sans doute Kwita Izina, organisé chaque mois de septembre. Cet événement est devenu une véritable vitrine internationale du Rwanda, attirant stars du sport, célébrités, investisseurs, philanthropes et personnalités influentes du monde entier autour de la conservation des gorilles de montagne et du tourisme durable.

    Désormais, le Rwanda ne se contente plus d’être vu. Il est recherché.

    Le Président Paul Kagame lui-même suit de près cette dynamique sportive. Il a assisté à plusieurs rencontres des clubs partenaires et n’a cessé de féliciter les équipes qualifiées tout au long de la compétition.

    Après la qualification du PSG, il écrivait: “Félicitations au partenaire de Visit Rwanda, le PSG, pour sa qualification en finale de l’UEFA Champions League après un parcours impressionnant”

    Quelques peu auparavant, après la victoire d’Arsenal contre l’Atlético de Madrid, le chef de l’État déclarait: “Que la meilleure équipe partenaire de Visit Rwanda l’emporte !”

    Ces messages traduisent une réalité nouvelle: le Rwanda fait désormais partie des conversations du football mondial.

    Même si le partenariat historique entre le Rwanda et Arsenal, entamé il y a huit ans, doit arriver à son terme à la fin de cette saison, son impact restera immense. Il aura contribué à repositionner l’image du Rwanda sur la scène internationale et à démontrer qu’un pays africain peut utiliser intelligemment le sport comme levier de développement, d’attractivité et de rayonnement.

    Le 30 mai prochain à Budapest, un trophée sera soulevé.

    Mais quelle que soit l’équipe victorieuse, une certitude demeure déjà: “Visit Rwanda” a remporté sa finale.