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  • Éliminatoires du Mondial 2026 : Le Nigeria humilie le Rwanda à domicile

    Le coup de sifflet final est donné à la 95e minute du match, qui prend fin dans la soirée de ce vendredi 21 mars 2025 au stade Amahoro de Kigali. Score final : Rwanda 0-2 Nigéria.

    Le stade Amahoro était plein à craquer dans une ambiance rehaussée par la présence du Président Paul Kagame et de la Première Dame Jeannette Kagame, qui ont assisté au match de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026 entre les Amavubi du Rwanda et les Super Eagles du Nigéria.

    Les deux buts du Nigeria ont été marqués en première mi-temps par l’attaquant Victor Osimhen, respectivement à la 11e et à la 45e minute du match.

    D’autres matchs du groupe C se sont joués cette semaine : Jeudi, le Bénin a fait match nul avec le Zimbabwe sur un score de 2 buts partout, tandis que ce vendredi, l’Afrique du Sud a battu le Lesotho sur un score de 2 buts à 0.

    Tout est bouleversé, et le Rwanda chute de la première à la troisième place du groupe.

    Classement du Groupe C après les matchs de ce début de week-end:

    1. Afrique du Sud – 10 points
    2. Bénin – 8 points
    3. Rwanda – 7 points
    4. Nigéria – 6 points
    5. Lesotho – 5 points
    6. Zimbabwe – 3 points

    Le prochain rendez-vous pour les Amavubi est fixé au mardi 25 mars 2025, où ils accueilleront également les Crocodiles du Lesotho au même stade.

  • La Belgique doit cesser de se faire maître de la région des Grands Lacs

    Le Rwanda a récemment rompu ses relations diplomatiques avec son ancien colonisateur, la Belgique, l’accusant de le miner constamment, bien avant et pendant le conflit en cours en RDC, et de prendre parti dans un conflit régional, continuant à se mobiliser systématiquement contre le Rwanda dans différents forums, utilisant mensonges et manipulations pour créer une opinion hostile injustifiée à l’égard du Rwanda, dans le but de déstabiliser le pays et la région.

    Pendant que la Belgique se comporte en néocolonisateur, à tel point que de nombreux pays occidentaux continuent de la consulter sur des questions concernant la région des Grands Lacs d’Afrique, qui comprend surtout la République Démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et le Burundi.

    Il est donc temps de porter à la connaissance de tous ces mauvaises intentions de vouloir maintenir son influence dans la région et de dénoncer ses manœuvres nuisibles.

    Un passé colonial amer

    La Belgique a été la puissance coloniale de ces pays entre 1885 et 1962. Son histoire dans la région est marquée par l’exploitation, la manipulation politique et la division. En raison de ce passé et de son ingérence continue, la Belgique ne devrait en aucun cas être considérée comme une voix légitime dans les affaires de la région des Grands Lacs.

    L’implication de la Belgique dans la région a commencé lorsque le roi Léopold II a pris personnellement le contrôle du Congo en 1885, après la Conférence de Berlin, où les puissances européennes se sont partagé l’Afrique. Dans un premier temps, le Congo n’était pas une colonie belge officielle, mais il était administré comme la propriété privée de Léopold sous le nom d’État indépendant du Congo (1885-1908). Pendant cette période, le Congo a été exploité pour le caoutchouc, l’ivoire et les minerais.

    Des millions de Congolais ont été forcés de travailler dans des conditions brutales, et ceux qui résistaient étaient farouchement mutilés ou tués. Face à la pression internationale dénonçant ces abus, le gouvernement belge a été contraint de prendre le contrôle du territoire en 1908, rebaptisant le pays “Congo belge”. Ainsi, la Belgique a alors continué à priver les Congolais des droits fondamentaux, y compris l’accès à l’éducation, aux postes de direction et aux droits égaux, assurant ainsi sa domination totale sur l’économie et la gouvernance du pays.

    Le Rwanda n’a pas été épargné. De la même manière, la Belgique a colonisé le Rwanda et le Burundi après la Première Guerre mondiale, en reprenant ces territoires à l’Allemagne, qui venait de subir une défaite à la 1ʳᵉ Guerre mondiale.

    Sous la domination belge, les divisions ethniques ont été accentuées. Cette stratégie de “diviser pour mieux régner” a renforcé les tensions ethniques et la violence, menant à des conflits et des massacres qui s’en sont suivis. La colonisation belge a laissé des séquelles profondes, et ses politiques ont directement contribué à l’instabilité et aux souffrances dans la région.

    La Belgique a officiellement accordé l’indépendance à la RDC en 1960 et au Rwanda et au Burundi en 1962. Cependant, son départ ne s’est pas fait pacifiquement. En RDC, la Belgique a joué un rôle majeur dans l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961, le premier Premier ministre du Congo, parce qu’il voulait une indépendance totale vis-à-vis de l’Occident.

    Au Rwanda, la manipulation belge des tensions ethniques a conduit au génocide contre les Tutsi en 1994, qui a coûté la vie à plus de 1 000 000 de personnes. Au Burundi, les politiques belges ont entraîné des violences ethniques récurrentes entre Hutus et Tutsis, incluant des massacres de masse et des coups d’État militaires.

    Plutôt que d’aider ces pays à se reconstruire, la Belgique a continué à s’ingérer dans leurs politiques internes, favorisant une gouvernance faible qui servait ses propres intérêts économiques.

    Exploitation des ressources naturelles de la région

    Malgré les indépendances, la Belgique n’a pas voulu quitter la région des Grands Lacs, car, depuis lors, elle continue de profiter de ses ressources naturelles, en particulier en RDC. Aujourd’hui, les entreprises belges contrôlent d’importantes exploitations minières en RDC, extrayant du cobalt, du cuivre et du coltan, essentiels pour les technologies modernes comme les véhicules électriques et les smartphones.

    En maintenant la RDC dans une situation politique faible et instable, la Belgique assure la domination économique continue de l’Occident sur les immenses ressources du Congo. Si la Belgique se retirait complètement, elle perdrait l’accès à ces ressources précieuses, ce qui explique pourquoi elle reste activement impliquée dans la politique de la région.

    Le Rwanda pris pour bouc émissaire

    L’une des principales stratégies de la Belgique a été de blâmer le Rwanda pour l’instabilité en RDC tout en ignorant les problèmes internes congolais. Cette approche sert les intérêts belges de plusieurs manières :

    • La Belgique initie et soutient les récits des médias occidentaux qui présentent le Rwanda comme un agresseur tout en occultant les échecs du gouvernement congolais.
    • La Belgique fait pression pour l’imposition de sanctions contre le Rwanda, utilisant son influence au sein de l’Union européenne et des Nations Unies.
    • La Belgique protège des politiciens congolais comme le président Félix Tshisekedi, qui utilise le Rwanda comme bouc émissaire au lieu de s’attaquer aux véritables problèmes de gouvernance.

    En rejetant la faute sur le Rwanda, la Belgique cache ainsi son exploitation continue de la région.

    Un acteur illégitime dans la politique de la région

    La Belgique reste un acteur clé dans l’orientation des politiques occidentales envers la région des Grands Lacs, veillant à ce que les pays africains restent dépendants des institutions occidentales, y compris l’Union européenne. Elle utilise cette influence pour empêcher ces pays d’être indépendants économiquement.

    Elle maintient la RDC dans une instabilité politique empêchant l’émergence d’un leadership fort. Elle s’assure qu’une élite pro-occidentale reste au pouvoir, garantissant ainsi un accès continu aux ressources de l’Afrique. La Belgique joue un rôle en coulisses dans les grandes décisions internationales sur la région, alors qu’elle n’a aucune légitimité morale pour le faire.

    Plutôt que de consulter la Belgique, les nations africaines et la communauté internationale devraient privilégier des solutions menées par l’Afrique, axées sur la stabilité régionale, l’indépendance économique et la bonne gouvernance.

    Il est temps que la Belgique soit tenue responsable de ses crimes passés et cesse de s’immiscer dans les affaires africaines.

     

  • Le monde célèbre la Journée internationale de la Francophonie, sous le thème “Je m’éduque, donc j’agis.”

    Aujourd’hui, le 20 mars 2025, c’est la célébration de la Journée internationale de la Francophonie, sous le thème “Je m’éduque, donc j’agis.”

    Ce thème fait référence à l’éducation au sens général : l’accès à une éducation de qualité pour toutes et tous, notamment dans un monde où les avancées technologiques redéfinissent nos repères, contribue au développement durable et à la paix, en formant des générations engagées et responsables.

    A cette occasion, la rédaction de La Une vous propose l’intégralité du message de la Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Madame Louise Mushikiwabo.

    Je souhaite dédier ce 20 mars 2025 à l’éducation de qualité. Que cette Journée internationale de la Francophonie contribue à une réflexion sur la formation des citoyens éclairés et outillés, pour relever les multiples défis dans un monde de plus en plus compliqué.

    Nous vivons dans des sociétés où les technologies se développent à grande vitesse, et je pense en particulier à l’intelligence artificielle, avec tout ce qu’elle implique sur le plan de l’information et des désordres de l’information. Dans ce contexte, l’éducation doit se repenser et se réinventer pour s’adapter à ces nouveaux enjeux et former des citoyens responsables.

    Face à l’afflux massif de données, au risque de désinformation et aux mutations des métiers, nous devons contribuer à doter chaque individu des compétences nécessaires pour évoluer dans son environnement avec discernement et esprit critique.

    L’école du 21ᵉ siècle ne peut se contenter de perpétuer les modèles du passé. Elle doit innover, intégrer les avancées technologiques et préparer les jeunes à devenir des acteurs informés, créatifs et capables de prendre leur vie en main.

    Alors que l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle augmentée commencent à faire leur entrée dans certaines classes, il n’est plus acceptable qu’il y ait encore des laissés-pour-compte, sans scolarisation et sans espoir d’un lendemain meilleur.

    Aujourd’hui encore, 250 000 000 d’enfants sur Terre n’ont toujours pas accès à la scolarité. La moitié d’entre eux vit en Afrique subsaharienne. 617 000 000 de jeunes dans le monde n’ont pas de compétences de base en lecture et en mathématiques. C’est pourquoi je m’adresse à toutes les forces vives et à tous nos opérateurs ainsi qu’aux partenaires de la Francophonie pour une mobilisation intergénérationnelle robuste au service d’une éducation équitable, appropriée et utile.

    Plusieurs projets déployés par notre organisation vont dans ce sens, mais nous devons continuer à nous adapter. Notre Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation, basé à Dakar, au Sénégal, accompagne la formation des cadres éducatifs, l’introduction des langues nationales pour améliorer les premiers apprentissages, la contextualisation des ressources pédagogiques ainsi que le recours aux nouvelles technologies éducatives.

    Nos trois centres régionaux francophones, basés à Djibouti, à Hô Chi Minh-Ville au Vietnam et à Sofia en Bulgarie, soutiennent le renforcement des compétences linguistiques et pédagogiques des professeurs, encouragent leur mobilité, favorisent les méthodes d’enseignement innovantes et facilitent le partage de bonnes pratiques.

    En défendant ce droit fondamental qu’est l’éducation, nous participons à créer une société juste où des citoyens conscients et avisés peuvent exercer un emploi, faire vivre leur famille et contribuer de cette façon au développement durable, à la paix et au bien-être. Mais nous devons désormais le faire plus intelligemment.

    Replaçons l’éducation au cœur de nos priorités, celle des femmes et des filles au centre de notre attention. Adoptons l’apprentissage tout au long de la vie et les formations de seconde chance comme boussole pour notre engagement.

    Que ce 20 mars 2025 vienne nous rappeler que l’éducation ouvre des portes, offre des opportunités, suscite des ambitions et réalise des rêves. Elle est le présent et l’avenir du monde. Contribuons ensemble à réaliser les promesses de l’éducation pour la jeunesse francophone.

  • Kagame et Tshisekedi se sont entretenus au Qatar

    Le Président Paul Kagame, son homologue de la RDC, Félix Tshisekedi, et l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, ont tenu des discussions à Doha ce mardi 18 mars, dans le cadre des efforts visant à résoudre la crise dans l’est de la RDC, selon un communiqué conjoint des trois pays.

    Le sommet trilatéral a salué les progrès réalisés dans les processus de Luanda et de Nairobi, ainsi que le sommet conjoint EAC-SADC qui s’est tenu à Dar es Salaam, en Tanzanie, le 8 février, a indiqué le communiqué publié par le ministère qatari des Affaires étrangères.

    Les chefs d’État ont réaffirmé l’engagement de toutes les parties en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, comme convenu lors du sommet de Dar es Salaam.”

    Les chefs d’État ont ensuite convenu de la nécessité de poursuivre les discussions entamées à Doha.

  • Amavubi Stars se préparent pour le prochain match contre Super Eagles et les Crocodiles

    L’équipe nationale de football du Rwanda, appelée Amavubi Stars, est en phase finale de préparation pour accueillir les Super Eagles du Nigeria dans un match très attendu des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA 2026.

    Amavubi Star du Rwanda ont commencé leur préparation pour le match très attendu des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 contre le Nigeria, prévu ce vendredi 21 mars 2025.

    Le nouvel entraîneur principal, Adel Amrouche, a accueilli plusieurs joueurs convoqués au camp dimanche soir en vue de cette rencontre cruciale. Amavubi affronteront les Super Eagles au Stade Amahoro de Kigali. Ils accueilleront également les Crocodiles du Lesotho au même stade quatre jours plus tard.

    Le Rwanda occupe actuellement la première place du groupe C avec sept points en quatre matchs.

    Voici l’équipe provisoire pour les Matchs 5 et 6 des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 respectivement pour les matchs retour à domicile (stade Amahoro)

  • Lionel Messi ratera deux matchs de qualification de l’Argentine

    La grande vedette argentine Lionel Messi ratera ces deux matchs de qualification. Le footballeur de 37 ans n’a pas été inscrit à la formation de 25 joueurs annoncée lundi par le sélectionneur Lionel Scaloni.

    Le sélectionneur de l’Argentine a dévoilé la liste des 26 joueurs retenus pour préparer les matches contre l’Uruguay et le Brésil dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

    Des médias argentins ont rapporté que Messi s’était blessé à la cuisse gauche dans la victoire de 2-1 de l’inter Miami contre Atlanta United en MLS, dimanche.

    L’Argentine, qui mène le classement des qualifications avec 25 points, visitera l’Uruguay, deuxième, vendredi et accueillera le Brésil, détenteur de la cinquième place, quatre jours plus tard à Buenos Aires.

    Le choc entre l’Argentine et le Brésil, le 26 mars, aura lieu sans Neymar et Lionel Messi. Les deux anciens joueurs du Barça et du PSG ne figurent pas dans la liste de leur sélection respective. Le joueur de Santos a été contraint de déclarer forfait en raison d’une gêne à la cuisse gauche.

  • Le rôle de la Belgique dans le conflit en RDC

    NDLR: Cet extrait est issu de la publication par un politicien rwandais, Tite Rutaremara  sur son compte X le 7 mars 2025. Le texte original étant en Kinyarwanda, la traduction a été faite par la rédaction de La Une.

    Les Belges, ainsi que d’autres colonisateurs, ont redécoupé le Rwanda tel qu’il était et en ont séparé une partie qu’ils ont annexée à la RDC. Aujourd’hui, cette région est en crise, et la cause principale de ces problèmes c’est bien la Belgique.

    Il y a des Rwandais vivant en RDC qui sont sur leurs terres ancestrales, qui faisaient autrefois partie du Rwanda. Il y a aussi des Rwandais que les Belges ont déportés au Congo comme main-d’œuvre, forcés de travailler dans les mines et les plantations belges, et qui sont par la suite devenus Congolais.

    D’autres Rwandais ont été installés par les Belges dans la région de Masisi et assimilés à la population congolaise. De plus, il y a les réfugiés rwandais de 1959, chassés par le PARMEHUTU avec le soutien de l’administration belge; et ces derniers sont rentrés au Rwanda après le génocide des Tutsi.

    Il y a aussi les réfugiés rwandais de 1994: les ex-Forces Armées Rwandaise et les Interahamwe, responsables du génocide perpetré contre les Tutsi au Rwanda, qui ont été accueillis au Zaïre (actuel RDC) avec le soutien des autorités zaïroises, des Français, des Belges et de la communauté internationale, et qui se sont installés au Congo.

    Dans la région des plateaux de Minembwe (Sud Kivu), où vit une importante communauté de Banyamulenge, au lieu de permettre à ces derniers d’élire leurs propres dirigeants, les Belges ont imposé des chefs issus d’autres communautés.

    A Masisi, une grande communauté rwandaise existait également, mais les Belges ont remplacé ses chefs traditionnels par des leaders de l’ethnie Hunde, pourtant minoritaire dans la région.

    A Rutshuru, les chefs locaux ont aussi été destitués et remplacés arbitrairement. Par exemple, Ndezi, un chef qui avait été emprisonné, a été installé à la tête de la région par les Belges.

    Après l’indépendance, la Constitution congolaise ne faisait pas de distinction entre les différentes populations, sauf pour les réfugiés de 1959. Mais tant que le pouvoir était désigné par les Belges, le problème ne se posait pas. La situation s’est aggravée lorsque les nominations faisaient place aux élections et que désormais les dirigeants devaient être élus par la population, notamment pour les députés des gouvernements central et provincial.

    A Minembwe, Masisi et Rutshuru, les autorités appartenaient aux minorités locales et se sont retrouvées en position de faiblesse face aux élections, et craignaient que les Rwandophones pouvaient voter pour leurs proches.

    Ces dirigeants minoritaires ont alors semé le trouble en prétendant que les Rwandophones n’étaient pas des Congolais. Pendant les élections, à Minembwe notamment, des Banyamulenge étaient assassinés à cause de leur origine. Ces tensions ont été appelées “guerre de Kanyarwanda” à Rutshuru et Masisi.

    Cela a conduit le régime du président d’alors Mobutu à envoyer l’armée pour soutenir ces dirigeants minoritaires. Ils leur ont ordonné d’enregistrer uniquement ceux qu’ils ont appelé “vrais Congolais”, ce qui devait alors ȇtre à l’origine de l’exclusion de nombreux Rwandophones.

    A l’origine, tous les Rwandais vivant au Congo étaient considérés comme des Congolais. Mais les régimes de Kayibanda et Habyarimana (alors deux présidents qui se sont succedés au Rwanda) ont continué d’entretenir la division entre les Rwandophones de RDC.

    La situation s’est encore détériorée sous le régime de Habyarimana, qui, à travers une association d’agriculteurs appelée Magrevi au Nord-Kivu, a mobilisé les Rwandophones Hutu et d’autres ethnies contre les Tutsi. Ils ont manipulé les Congolais en leur faisant croire que le problème n’était pas les Rwandophones, mais les Tutsi.

    Le pire est arrivé après le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Les forces génocidaires réfugiées en RDC, principalement au Nord-Kivu.

    Quant la Belgique continue de nuire au Rwanda

    Plutôt que de prendre eux-mêmes des décisions contre le Rwanda, ils préfèrent manipuler les autres pays et partenaires. Ils ont secrètement plaidé auprès de l’Union Européenne pour que des sanctions soient imposées au Rwanda, sans que cela semble venir d’eux-mȇmes.

    Lorsque certains pays de l’UE ont refusé d’imposer des sanctions au Rwanda, la Belgique a pris les devants. Le ministre belge des Affaires étrangères a fait le tour des pays européens pour les mobiliser à sanctionner le Rwanda.

     

     

  • Le Rwanda vient de rompre ses relations diplomatiques avec la Belgique

    Le Gouvernement du Rwanda a notifié le Gouvernement de Belgique de sa décision de rompre les relations diplomatiques, avec effet immédiat et que tous les diplomates belges présents au Rwanda sont tenus de quitter le pays dans un délai de 48 heures.

    Selon le communiqué rendu public par le Ministere Rwandais des affaires Etrangères et de la Coopération International, le lundi 17 mars 2025, cette décision a été prise après une réflexion approfondie de plusieurs facteurs, tous liés aux tentatives pitoyables de la Belgique de maintenir ses illusions néocoloniales.

    D’après ce communiqué, la Belgique a constamment miné le Rwanda, bien avant et pendant le conflit en cours en République Démocratique du Congo (RDC), dans lequel elle détient un rôle historique et profondément violent, notamment en agissant contre le Rwanda. Aujourd’hui, la Belgique a clairement pris parti dans un conflit régional et continue à se mobiliser systématiquement contre le Rwanda dans différents forums, utilisant mensonges et manipulations pour créer une opinion hostile injustifiée à l’égard du Rwanda, dans le but de déstabiliser le pays et la région.

    Parmi d’aures raisons evoquées est qu’au-delà de son rôle historique destructeur dans la création de l’extrémisme ethnique, qui a conduit à une discrimination et une persécution enracinées, et finalement au Génocide contre les Tutsi de 1994, la Belgique a également permis à son territoire d’être utilisé par des groupes qui propagent le négationnisme du génocide et entretiennent l’idéologie génocidaire.

    Quelle est la reaction de la Belgique?

    Sur son compte X, le Premier Ministre Adjoint et Minsitre des Affaires Etrangères, des Affaires Européennes et de cooperation de Dévelopment de la Belgique, Maxime Prevot a fait savoir que la Belgique regrette la décision du Rwanda de rompre les relations diplomatiques avec la Belgique et de déclarer les diplomates belges persona non grata.

    Selon ses termes, cette décision est disproportionnée et illustre que lorsque nous sommes en désaccord avec le Rwanda, il préfère ne pas dialoguer.

    “La Belgique prendra des mesures similaires : convocation du chargé d’affaires rwandais a.i., déclaration des diplomates rwandais persona non grata et dénonciation de nos accords de coopération gouvernementale.”, a-t-il conclu.

  • Temps forts du discours du président Kagame à la descente du 16 mars 2025 à Kigali

    Le président de la République du Rwanda, Paul Kagame, a entamé une descente au milieu de son peuple après avoir commencé un mandat de cinq ans (2024-2029) à la suite des élections de 2024. Son premier déplacement s’est effectué le dimanche 16 mars 2025 dans la ville de Kigali, où il a rencontré les représentants des Kigalois dans l’amphithéâtre de Kigali (BK ARENA).

    A cette occasion, le président s’est adressé au public présent et à travers les médias dans un discours centré principalement sur deux points, à savoir la situation sécuritaire qui prévaut à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) et la détérioration des relations diplomatiques entre le Rwanda et la Belgique, son ancien colonisateur.

    La rédaction de La Une a sélectionné pour vous les temps forts de son discours ainsi que 15 citations clés qui ressortent de cette allocution qui a duré à peu près une heure:

    1. Cette guerre en République Démocratique du Congo, certains ont tenté d’en faire une guerre du Rwanda, mais il n’en est rien. Le Rwanda n’a pas déclenché cette guerre; au contraire, ce contre quoi nous nous battons, c’est précisément ce que recherchaient ceux qui l’ont initiée.
    2. Cette guerre trouve ses racines dans l’histoire… Certains de ceux que l’on appelle Rwandais se sont retrouvés de l’autre côté des frontières qui définissent le Rwanda aujourd’hui. Ce n’est pas le Rwanda qui les y a envoyés. Le Rwanda n’a pas déplacé des Rwandais vers Kisoro, en Ouganda. Le Rwanda n’a pas non plus déplacé des Rwandais vers Masisi, Rutshuru et d’autres localités. Ils ne s’y sont pas rendus par la volonté du Rwanda.
    3. A présent, si ceux qui se sont retrouvés là-bas doivent partir, et si les gouvernements de ces pays décident de leur dire: “Levez-vous et retournez là où vous appartenez, au Rwanda, alors ils devraient les expulser avec la terre sur laquelle ils vivent et ne garder que ce qui leur appartient véritablement.
    4. Il ne fait aucun doute que lorsque l’on prive des personnes de leurs droits, elles se battent pour les récupérer… Et lorsque vous impliquez le Rwanda dans cette situation, en lui imputant la responsabilité du fait que ces pays ne veulent pas de ces populations, que voulez-vous que nous fassions? Nous nous lèverons pour nous défendre.
    5. Les Belges ont détruit le Rwanda, tué des Rwandais, et cette histoire ne se limite pas seulement aux 30 dernières années. Ils disent : “Nous ne vous permettons pas de faire ceci ou cela”, et nous leur demandons : “Mais qui êtes-vous ? Qui vous a donnés autorité sur nous ?
    6. Avec les moyens limités dont nous disposons, nous leur tiendrons tête. Je parle de ceux qui passent leur temps à nous persécuter, à nous insulter. Si nous avons pu surmonter des défis bien plus grands, est-ce que ce sont ceux-là qui nous vaincront?
    7. Je vous le rappelle, chers Rwandais: après toutes ces années passées à lutter pour bâtir notre pays, nous voulons être Rwandais, nous ne voulons pas être Belges.
    8. Je veux vous dire qu’être soi-même, rester ferme dans son identité, n’est pas chose facile, c’est une tâche ardue. Tout comme la libération de ce pays. Elle a exigé des sacrifices, et certains ont dû renoncer à ce qu’une personne possède de plus précieux : la vie elle-même. Les Rwandais ont sacrifié leur vie pour que notre pays devienne ce qu’il mérite d’être.
    9. Nous, Rwandais, devons être prêts à nous serrer la ceinture. Et pas seulement cela, nous devons nous battre pour nos droits. C’est notre devoir de lutter pour nos droits.
    10. Ce que vous observez chaque jour, les accusations portées contre nous, ce que nous appelons en kinyarwanda gukoronga – des insultes et attaques incessantes. Ils parlent de la guerre en République Démocratique du Congo, cherchant d’abord à en faire une guerre du Rwanda, puis affirmant que le Rwanda la soutient. Mais lorsqu’il s’agit des FDLR, ils baissent la voix et murmurent à peine à leur sujet, car en réalité, ils ne veulent pas en parler.
    11. Lorsqu’il est question des Interahamwe, jamais ils ne diront qu’ils sont soutenus par le gouvernement congolais. Au contraire, ils les qualifient de simples combattants, de personnes luttant pour la justice.
    12. Nulle part vous ne les entendrez dire que les Interahamwe bénéficient du soutien du gouvernement congolais. Pourtant, ils n’ont aucun mal à affirmer que le Rwanda soutient l’AFC/M23.
    13. Ils nous en veulent parce que nous n’avons pas demeuré au plus bas, là où ils espéraient nous voir brisés et incapables de nous relever. Et pour cela, ils estiment que nous devons en payer le prix.
    14. Il n’y a rien qui puisse nous arriver de pire que la tragédie dont nous avons survécu. C’est pourquoi nous ne devons pas avoir peur de nous exprimer, de nous battre pour nous-mêmes et contre ceux qui veulent nous anéantir.
    15. Notre parcours est toujours jalonné de luttes. Par luttes, j’entends à la fois les combats réels que nous menons et la réflexion stratégique ainsi que les actions que nous devons entreprendre pour développer notre pays et améliorer la vie des Rwandais.
  • Le President Paul Kagame a mis en garde la Belgique

    « Il n’y a rien qui puisse nous arriver de pire que la tragédie que nous avons traversée. C’est pourquoi nous ne devons pas avoir peur de nous exprimer, de nous battre pour nous-mêmes et de résister à ceux qui cherchent à nous anéantir. »

    Le Président du Rwanda, Paul Kagame, a mis en garde la Belgique contre toute ingérence dans les progrès du Rwanda, l’accusant de faire porter à son pays la responsabilité des problèmes de la République démocratique du Congo (RDC) et de conspirer pour imposer des sanctions, alors même que son passé colonial est à l’origine des problèmes de longue date dans la région.

    Ces déclarations ont été faites le 16 mars 2025 lors d’une visite présidentielle dans la ville de Kigali, un événement tenu à la BK Arena, ayant réuni des invités distingués.

    Depuis l’escalade du conflit dans l’est de la RDC, la Belgique s’est alignée sur le gouvernement de Kinshasa, alimentant la violence ethnique, rejetant la responsabilité des échecs de gouvernance du Congo sur le Rwanda et soutenant l’imposition de sanctions occidentales contre Kigali.

    Le Président Kagame a souligné que le Rwanda et la RDC partagent des problèmes profondément enracinés liés à la colonisation et a rappelé que la Belgique avait joué un rôle de premier plan dans la division de la région, séparant des familles de part et d’autre des frontières.

    « Le malheur que nous avons connu est d’avoir été colonisés par un petit pays, de taille similaire au Rwanda, qui a morcelé notre territoire pour le faire correspondre au sien. » a déclaré le Président Kagame avant d’ajouter : « Ce n’est pas le Rwanda qui les a chassés là-bas. Ce n’est pas le Rwanda qui a envoyé des gens à Kisoro (Ouganda), Masisi et Rutshuru (RDC). »

    « Si vous voulez les déplacer, faites-le avec leurs terres. Si la paix est réellement votre objectif, il faut respecter leurs droits ; sinon, ils se battront pour les obtenir. »

    Dans son allocution devant le public, Paul Kagame a accusé la Belgique de crimes historiques : «Ils ont tué des Rwandais il y a 30 ans et continuent de revenir pour achever les survivants. Nous les avons déjà avertis, et nous le refaisons.»

    « Si l’on doit blâmer le Rwanda pour des problèmes créés par des pays incapables de prendre soin de leurs propres populations, nous n’aurons d’autre choix que de nous battre. Quand les ressources sont limitées, nous comptons sur notre volonté inébranlable et notre courage pour nous défendre. » a-t-il ajouté.

    Il a aussi dénoncé les sanctions occidentales qu’il juge infondées, imposées sous l’impulsion de la Belgique :« Il est ironique que ceux qui sont responsables du problème soient les mêmes qui appellent à des sanctions contre le Rwanda. » a-t-il encore souligné.

    Paul Kagame a exhorté les Rwandais à rester fermes dans leur parcours de développement malgré les défis extérieurs, à maintenir l’unité et la paix avec les autres dans le respect mutuel.