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  • “Glorifier les criminels ne réécrira pas les faits” – le ministre Bizimana

    Dans notre récent article, nous avons publié les récits du ministre de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, le Dr Jean‑Damascène Bizimana, qui répondait aux négationnistes concernant la mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi. Il expliquait en détail l’Akazu, composé de proches de l’ancien président Juvénal Habyarimana, et son réseau zéro, deux structures ayant joué un rôle central dans la planification et l’exécution du génocide.

    Depuis, le débat s’est intensifié : Antoine Mukiza Zigiranyirazo, neveu d’Agathe Kanziga, et son fils Jean‑Luc Habyarimana sont accusés, selon le ministre, de contribuer à ce qu’il appelle une « sanctification des génocidaires », en commençant par leurs propres familles.

    Lire aussi: Mémoire du génocide contre les Tutsi: le ministre Bizimana répond aux négationnistes

    Toujours en ses termes, le Dr Bizimana apporte de nouveaux éléments factuels sur l’origine de l’Akazu et son rôle dans les atrocités qui on endeuillé le Rwanda en 1994:

    «Nous continuons à fournir à Mukiza Antoine fils de Zigiranyirazo et à son cousin Jean‑Luc Habyarimana des preuves irréfutables concernant l’Akazu bâti sous le régime de Habyarimana, dirigé par son épouse Agathe Kanziga et son frère Protais Zigiranyirazo. Ces personnes nient catégoriquement la véracité dans le but de sanctifier les crimes du génocide des Tutsi et la violence contre l’humanité commise par leurs parents et le gouvernement qu’ils dirigeaient.»

    «J’ai déjà présenté de nombreuses preuves incontestables, incluant documents originaux, témoignages et écrits de chercheurs réputés, sur cette politique d’exonération (ou d’aveuglement volontaire) des faits par Mukiza Antoine et Jean‑Luc Habyarimana.»

    A ces éléments s’ajoute une preuve importante provenant de la Commission française en charge des réfugiés. Le 15 février 2007, cette instance a rejeté la demande d’Agathe Kanziga pour le statut de réfugiée en France, en raison de son rôle déterminant dans la création et le fonctionnement de l’Akazu, considéré comme le centre stratégique du pouvoir, y compris dans les crimes d’État perpétrés sous le régime de Habyarimana.

    La commission indique:

    « Il existe de nombreux témoignages soulignant le rôle déterminant de l’Akazu dans l’exercice du pouvoir politique. Agathe avait le pouvoir de nommer ou de révoquer les femmes occupant des postes de haute responsabilité. Par exemple, Pauline NYIRAMASUHUKO, leader du MRND à Butare, qui est par la suite devenu ministre du Genre et de la Famille de mars 1992 à juillet 1994, fut installée par l’influence majeure de l’épouse du président. »

    Agathe a instauré un régime appliquant ses décisions politiques via son entourage proche, surnommé “le groupe de Madame”.

    Contrairement à ses affirmations, toutes les recherches démontrent que ses proches, frères Elie SAGATWA, Séraphin RWABUKUMBA, ou Protais ZIGIRANYIRAZO, n’avaient aucun pouvoir sans le soutien direct de Kanziga. Le groupe exclusif qu’était l’Akazu avait pour mission de capter les ressources économiques et politiques au profit de ses membres, comme l’attestent plusieurs spécialistes de l’histoire politique rwandaise.

    Ce réseau incluait notamment le pouvoir d’éliminer les opposants par le biais du “réseau zéro,” dirigé par Protais Zigiranyirazo. Selon le rapport de la Commission internationale d’enquête sur les violations des droits humains au Rwanda, datant du 1ᵉʳ octobre 1990, Agathe Kanziga fut impliquée dans les massacres des Bagogwe en 1991. D’autres documents attribuent à son frère, dit « M. Z », un rôle dans l’exécution d’anciens prisonniers politiques et dirigeants de la Première République.

    Par ailleurs, Agathe a finané la création du journal Kangura, organe de propagande raciste, et soutenu la RTLM, radio instrumentale dans la diffusion des discours de haine contre les Tutsi et les Hutu opposants, soutenant ainsi une idéologie extrémiste.

    Interrogée sur les tensions ethniques avant le 6 avril 1994, elle a nié leur existence. Toutefois, les études montrent qu’à partir de 1992, l’Akazu a été un instrument central dans la préparation du génocide: formation, armement des Interahamwe, et achat d’armes. Ces actions n’auraient pas pu avoir lieu sans le soutien et le financement d’Agathe Kanziga.

    Elle a nié que le génocide a eu lieu, prétendant qu’il s’agissait d’un conflit ethnique animé par le FPR-Inkotanyi avec le soutien massif des Tutsi. Cependant, plusieurs recherches démontrent qu’elle a assisté à des réunions préparatoires aux massacres suivant la mort de son mari le 6 avril 1994, qui on mis en place des figures radicales, encourageant l’assassinat de la Première ministre Agathe UWINGILIYIMANA.

    Enfin, de nombreux témoignages attestent de sa collaboration avec le gouvernement intérimaire en exil, et de ses efforts pour promouvoir leurs sympathisants à l’échelle internationale.

    Ces éléments démontrent clairement qu’entre 1973 et 1994, l’Akazu, sous sa direction, a coordonné des stratégies politiques, économiques, médiatiques et militaires visant à établir un régime dictatorial basé sur la violence, en planifiant le génocide des Tutsi.

    En conclusion, le Dr Bizimana adresse un message aux cousins Antoine Mukiza et Jean‑Luc Habyarimana: le rejet du FPR et le déni du genocide des Tutsi, tout en cherchant à valoriser les crimes de leurs parents, ne diminuent en rien la gravité des atrocités ni leurs conséquences.

    « Qu’ils ne nous effraient pas. Qu’ils assument leurs actes. Continuons à bâtir le Rwanda de tous. » a-t-il conclu.

  • Le Conseil des ministres accrédite de nouveaux ambassadeurs et représentants internationaux

    Une réunion du conseil des ministres présidée par le président Paul Kagame, le mercredi 30 juillet, a approuvé dix accréditations pour des personnes proposées comme ambassadeurs et représentants d’organisations internationals au Rwanda.

    Les diplomates dont les accréditations sont validés sont les suivants:

    1. Hanan AbdelAziz Elsaid Shahin, ambassadrice d’Égypte au Rwanda, résidant à Kigali
    2. Général de Brigade Boubacar Diallo, ambassadeur du Mali au Rwanda, également basé à Kigali
    3. Ntsiuoa Castalia Sekete, ambassadeur du Lesotho au Rwanda, résidant à Addis‑Abeba
    4. Gia Matcharadze, ambassadeur de Géorgie au Rwanda, également basé à Addis‑Abeba
    5. Salimatta E. T. Touray, ambassadeur de Gambie au Rwanda, également basé à Addis‑Abeba
    6. Gisele Fernández Ludlow, ambassadrice du Mexique au Rwanda, résidant à Nairobi
    7. Maroš Mitrik, ambassadeur de la République slovaque au Rwanda, également basé à Nairobi
    8. Mohammed Bin Khalil Faloudah, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite au Rwanda, avec résidence à Kampala
    9. Anthea Manasseh, représentant de l’Agence française de développement (AFD) au Rwanda
    10. Ritu Shroff, représentante du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Rwanda,
  • Education, santé et environnement: un nouveau départ acté par le Conseil des ministres 

    Le mercredi 30 juillet 2025, au village Urugwiro, le président Paul Kagame a présidé la première réunion du Conseil des ministres réunissant les ministres nouvellement nommés.

    Le Conseil des ministres a approuvé un nombre de résolutions, dont trois vous sont présentées ci‑dessous parmi elles :

    Affectation de terrains pour un nouveau campus médical

    Le Conseil des ministres a approuvé l’affectation de terrains appartenant à l’État à l’Africa Health Sciences University. Cette initiative vise à établir au Rwanda un campus d’enseignement médical moderne, répondant au besoin croissant en formation de professionnels de santé dans la région.

    Au Rwanda, l’Africa Health Sciences University (AHSU) est une institution récemment accréditée dans les sciences de la santé, formant la prochaine génération de professionnels dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, des soins infirmiers et obstétricaux, de la technologie de laboratoire, de la radiographie et d’autres professions paramédicales.

    Accréditation de l’International Convenant College

    Le Conseil des ministres a approuvé l’arrêté ministériel accréditant l’International Convenant College, qui ouvrira ses portes avec deux programmes : technologie des médias numériques et développement de la petite enfance. Le collège prévoit d’élargir progressivement son offre académique dans les années à venir.

    Instauration de frais pour les contrôles d’émission des véhicules

    Le Conseil a également adopté un arrêté établissant des frais obligatoires pour les contrôles d’émission des véhicules non électriques et des motos. Cette mesure s’inscrit dans les efforts nationaux visant à améliorer la qualité de l’air, renforcer l’application des normes d’émission, protéger l’environnement et sauvegarder la santé publique des Rwandais.

    À ce sujet, l’Agence rwandaise de protection de l’environnement (REMA) a publié les coûts des contrôles d’émission selon les catégories de véhicules, y compris les motocyclettes :

    • Motocyclettes et moteurs spéciaux : 16 638 RWF (initial), 8 319 RWF (reprise)

    • Véhicules tourisme ≤ 8 sièges, ≤ 3,5 t : 34 940 RWF (initial), 17 470 RWF (reprise)

    • Passagers 9–30 sièges et véhicules de marchandises : 51 578 RWF (initial), 25 789 RWF (reprise)

    • Autres véhicules non cités : 49 914 RWF (initial), 24 957 RWF (reprise)

    Toutes les reprises doivent être effectuées dans un délai de deux semaines après le contrôle initial ; passé ce délai, il faudra repayer la totalité du contrôle initial

  • Nick Barigye commence ses nouvelles fonctions en tant que Vice‑Gouverneur de la BNR

    Le mercredi 29 juillet 2025, Nick Barigye a officiellement pris ses fonctions de Vice‑Gouverneur de la Banque Nationale du Rwanda (BNR), lors d’une cérémonie aux côtés de la Gouverneure Soraya Hakuziyaremye. Nommé le 24 juillet 2025 par le Président de la République, Barigye succède à Dr Justin Nsengiyumva, aujourd’hui devenu Premier minister.

    Quelques jours plus tôt, le 15 juillet 2025, Nick Barigye avait également été nommé Directeur général du groupe Crystal Ventures Ltd (CVL), la principale société d’investissements d’État au Rwanda, succédant à Jack Kayonga. Lisez aussi: Nick Barigye nommé nouveau directeur général du groupe Crystal Ventures

    Fort de plus de quinze ans d’expérience dans le domaine des finances, Barigye est diplômé d’un MBA en gestion stratégique de la Strathmore Business School (Kenya) et détient une licence en administration des affaires (finance) de l’Université nationale du Rwanda.

    Avant ces nominations, il occupait le poste de CEO de Rwanda Finance Limited, entité responsable du développement du Kigali International Financial Centre (KIFC). Sous sa direction, le KIFC s’est affirmé comme un hub financier panafricain reconnu, attirant des investissements internationaux.

    La carrière de Barigye inclut également un rôle de Managing Partner chez Karisimbi Business Partners, cabinet spécialisé en Afrique, entre 2015 et 2019, ainsi que plusieurs postes de responsabilité au sein de Crystal Ventures entre 2008 et 2014.

    Nick Barigye incarne un profil alliant leadership stratégique et expérience opérationnelle, au service du positionnement du Rwanda comme centre financier africain.

  • Le président centrafricain Touadéra décore les casques bleus rwandais du bataillon RWABATT‑13

    Le mercredi 30 juillet 2025, les casques bleus rwandais du bataillon RWABATT‑13, en mission au sein de la MINUSCA, ont été décorés de la Médaille présidentielle de la reconnaissance par le Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine et Commandant en chef des Forces armées centrafricaines, lors d’une cérémonie officielle tenue au Palais présidentiel de Bangui.

    Selon le Ministère rwandais de la Défense dont nous tenons cette information, étaient présents à la cérémonie : Olivier Kayumba, Ambassadeur du Rwanda en République centrafricaine, le Chef d’état‑major des FACA, et plusieurs cadres gouvernementaux centrafricains.

    Cette distinction honorifique récompense le courage, l’engagement et le professionnalisme manifestés par le contingent rwandais tout au long de sa mission de maintien de la paix et de protection des populations civiles en zones de conflit, la discipline et la conduite exemplaire du bataillon dans l’exécution des tâches mandatées par l’ONU.

    Pendant leur déploiement, les soldats de RWABATT‑13 ont assuré la sécurisation d’infrastructures stratégiques, l’escorte de convois humanitaires, la protection des civils, ainsi que le soutien à des opérations de stabilisation dans des zones sensibles.

    S’addressant aux troupes, le Président Touadéra a salué leur compétence tactique, leur bravoure et leur solidité morale dans un environnement opérationnel particulièrement exigeant. Il a également remercié le Gouvernement rwandais et les Forces rwandaises de défense (RDF) pour leur engagement continu dans la promotion de la stabilité régionale.

    Le Lieutenant‑Colonel Alphonse Kigenza, commandant du RWABATT‑13, a adressé ses remerciements au Président Touadéra pour son leadership visionnaire et le soutien accordé durant leur séjour à Bangui, un facteur clé dans la réussite de la mission. Il a également souligné la résilience du bataillon, notamment dans les opérations de sécurité rapprochée du Président centrafricain et de sa famille. Enfin, il a rendu hommage à la collaboration étroite avec le Gouvernement centrafricain et les FACA, qui a contribué au bon déroulement de l’opération.

     

  • Le Parlement rwandais a ratifié l’accord de paix entre Kigali et Kinshasa

    Le Parlement rwandais vient de ratifier à l’unanimité l’accord de paix entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC), signé à Washington le 27 juin 2025. L’approbation de cet accord par les 76 députés présents lors de la session plénière de le mardi 29 juillet 2025 vient renforcer une dynamique de réconciliation attendue de longue date dans la région des Grands Lacs.

    Cet accord historique, déjà validé en Conseil des ministres le 17 juillet dernier sous la présidence de Paul Kagame, vise à mettre un terme à l’insécurité persistante dans l’est de la RDC et à bâtir un climat de confiance durable entre Kigali et Kinshasa.

    En présentant le projet de loi devant la Chambre des députés, le ministre des Affaires étrangères, Amb. Olivier Nduhungirehe, a souligné l’importance stratégique de cet engagement bilatéral :

    « Cet accord ouvre la voie à une paix durable, non seulement entre nos deux pays, mais dans toute la région des Grands Lacs », a-t-il déclaré.

    Parmi les principales dispositions de l’accord figurent le démantèlement complet du groupe armé FDLR, l’arrêt immédiat de tout soutien logistique ou financier de la part de la RDC aux groupes armés opérant dans la région, la création d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire.

    Une commission de suivi a d’ores et déjà été mise en place. Elle regroupe des représentants du Rwanda, de la RDC, des États-Unis, du Qatar, du Togo et d’autres observateurs internationaux. Ce mécanisme est ouvert à d’autres parties, sous réserve d’un accord conjoint des deux pays.

    La mise en œuvre de l’accord est déjà amorcée. Une première réunion est prévue le 4 août 2025 à Washington, pour établir un calendrier opérationnel. La phase de démilitarisation de la FDLR est prévue sur 90 jours, suivie d’une période supplémentaire de 30 jours pour l’évaluation et la consolidation des acquis.

    Par la suite, des réunions alternées se tiendront au Rwanda et en RDC, afin d’assurer un suivi régulier et coordonné de chaque étape du processus.

    Ce texte marque une avancée majeure vers la pacification de la région et, selon plusieurs observateurs, pourrait ouvrir un nouveau chapitre de coopération, de sécurité partagée et de développement entre les deux pays.

     

  • Le Président Kagame autorise la retraite des militaires dont des officiers généraux

    Le Président de la République du Rwanda et Commandant en chef des Forces de défense (RDF), Paul Kagame, a autorisé le départ à la retraite de plusieurs hauts gradés de l’armée, dont deux généraux Major (Major General) et sept généraux de brigade (Brigadier General), selon un communiqué officiel publié ce mardi par le ministère de la Défense.

    Les deux généraux Major concernés sont :

    • Gen Maj Andrew Kagame
    • Gen Maj Wilson Gumisiriza

    Ils sont rejoints par sept brigadiers généraux :

    • Gen Brig Joseph Demali
    • Gen Brig Fred Muziraguharara
    • Gen Brig James Ruzibiza
    • Gen Brig Frank Mutembe
    • Gen Brig Pascal Muhizi
    • Gen Brig Nelson Rwigema
    • Gen Brig Jean Paul Karangwa

    Le Chef de l’État a également approuvé la mise à la retraite de 120 officiers supérieurs, 26 officiers subalternes, ainsi que 927 militaires de rang, portant à plus de 1 000 le nombre total de militaires concernés par cette décision.

    Selon le ministère de la Défense, cette opération s’inscrit dans le cadre normal du cycle de carrière au sein des RDF, et reflète la volonté de maintenir une armée professionnelle et renouvelée. Le ministère a salué la contribution remarquable de ces officiers à la sécurité nationale et à la modernisation des forces armées rwandaises.

  • Sur les toits de Kigali Umuganura sera célébrée en musique sous Festival Gakondo

    Le Rwanda se prépare à célébrer Umuganura, la fête nationale des récoltes, le vendredi 1er août 2025. Comme chaque premier vendredi du mois d’août, cette journée symbolique honore les premiers fruits des récoltes et rend hommage au travail agricole, à la culture et à l’unité nationale.

    Pour accompagner ces festivités, Kigali Universe lance un événement inédit : “Festival Umuganura Gakondo”, un concert haut en couleur prévu pour le dimanche 3 août à partir de 18h, sur le rooftop du batiment CHIC, en plein cœur de Kigali.

    Ce rendez-vous culturel réunira des artistes phares de la musique traditionnelle rwandaise:

    • Cyusa Ibrahim, l’un des chanteurs les plus emblématiques du genre
    • Munganyinka Aloutte, porte-voix d’un art vocal ancestral
    • Itorero Indashyikirwa, troupe renommée pour ses danses et chants traditionnels
    • ainsi que le jeune talent Layan Mpano, étoile montante de la scène musicale.

    Dans une interview avec IGIHE, Kayitare Mustapha, l’un des organisateurs, explique : “Ce concert est une manière de permettre aux Rwandais de célébrer Umuganura à travers la musique traditionnelle. C’est une fête de notre culture, et la musique gakondo en est l’un des piliers.”
    Il ajoute que le choix du lieu n’est pas anodin : “Kigali Universe veut promouvoir la diversité musicale tout en offrant un espace unique en plein centre-ville.”

    L’événement s’inscrit dans une dynamique de revalorisation des racines culturelles, dans une ambiance conviviale mêlant patrimoine, musique et modernité urbaine.

    Billetterie:

    Avec le Festival Umuganura Gakondo, Kigali s’apprête à vibrer au rythme de la musique traditionnelle, une occasion de communier avec les traditions rwandaises dans une atmosphère festive et contemporaine.

  • Rayon Sports attend encore Youssou Diagne et Fall Ngagne, toujours absents du groupe

    Le président de Rayon Sports, Thadée Twagirayezu, était l’invité de l’émission sportive de Radio 10 animée par Claude Hitimana, Reuben Ngabo et Ephrem Kayiranga. A cette occasion, plusieurs sujets ont été abordés, notamment la situation de certains joueurs clés et les ambitions du club pour la saison 2025/2026.

    Deux joueurs sénégalais toujours absents
    Le club se prépare à lancer sa nouvelle saison sans deux de ses recrues sénégalaises, Youssou Diagne et Fall Ngagne, qui ne sont toujours pas arrivées à Kigali. Ce retard perturbe les préparatifs de l’équipe. Fall Ngagne, auteure de 13 buts en première partie de saison dernière, s’était blessée et n’avait pas disputé la phase retour du championnat. Malgré cela, elle reste un élément important pour le club.

    Concernant le retard de Diagne, le président Twagirayezu a tenu à clarifier la situation : « Ce n’est pas un problème d’argent. Nous lui devons 1 500 dollars, et nous le reconnaissons. Dès son arrivée à Kigali, elle recevra tout ce qui lui est dû. » Il a également précisé que les billets d’avion ont déjà été envoyés, mais que les joueuses tardent toujours à effectuer le déplacement.

    Le cas Aimable Nsabimana crée également la polémique
    Le joueur rwandais Aimable Nsabimana est lui aussi au centre des discussions. Selon Twagirayezu, ce défenseur central a terminé la saison passée sur une note mitigée, manquant plusieurs matchs et retardant sa reprise de l’entraînement. Il réclame le paiement du solde de son bonus de signature et souhaite intégrer le groupe après un mois d’absence.

    Thadée Twagirayezu a rappelé que le joueur est toujours sous contrat et qu’il est attendu : « Aimable a encore un contrat en cours. Il peut réintégrer le groupe s’il montre du sérieux, notamment en commençant à s’entraîner de façon individuelle, en attendant que le club lui donne la bienvenue dans le groupe. »

    Un calendrier chargé avant la grande affiche contre Yanga
    Le président a également dévoilé les prochains rendez-vous de l’équipe :

    • 1er août : match contre Gasogi FC à Nyanza
    • 6 août : déplacement à Ngoma pour affronter Gorilla FC
    • 9 août : rencontre avec Etincelles FC à Rubavu
    • 15 août : choc contre Yanga Africans au Stade Amahoro, lors de la « Journée Rayon »

    Rayon Sports représentera le Rwanda en Coupe de la Confédération cette saison. Twagirayezu a souligné que tous les efforts sont concentrés pour démarrer sur des bases solides. Les préparatifs vont bon train et l’équipe veut être performante sur tous les plans.

  • Drame en RDC: L’ADF a assassiné des fidèles lors d’une messe de minuit  

    Un acte terroriste d’une extrême brutalité a frappé la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo. Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF‑NALU), armés de machettes et d’armes à feu, ont pris d’assaut une église catholique de Komanda située à environ 60 km au sud-ouest de Bunia durant une veillée religieuse, faisant au moins 43 morts selon certaines sources et 47 morts selon d’autres, parmi lesquels femmes, hommes et enfants.

    Des témoins parlent également d’un bilan porté à 38 morts rien que dans l’église, auxquels s’ajoutent d’autres victimes dans le village voisin de Machongani.

    Des sources locales rapportent que l’attaque, survenue vers 1 h du matin, a également ravagé plusieurs habitations et commerces. Des civils ont été enlevés et certains corps exposés avant d’être enterrés dans une fosse commune improvisée près de l’église.

    Le groupe ADF, originaire d’Uganda, est reconnu comme organisation terroriste par les États-Unis et Kampala. Actif depuis la fin des années 1990 dans l’Est de la RDC, il est responsable de milliers de victimes civiles.

    Le pape Leo XIV réagit avec émotion

    Dans un télégramme adressé le 28 juillet à l’archevêque de la Conférence épiscopale congolaise, le pape Leo XIV a exprimé “consternation et profonde tristesse” face à cette tragédie. Il se dit solidaire des familles endeuillées et assure de ses prières l’ensemble de la communauté chrétienne du pays.

    Le souverain pontife demande que « le sang de ces martyrs devienne une semence de paix, de réconciliation, de fraternité et d’amour pour tout le peuple congolais ». Il appelle également à un engagement plus déterminé en faveur du développement intégral des populations meurtries de cette région.

    Réactions politiques et critiques

    Le mouvement rebelle M23, via le porte-parole Lawrence Kanyuka sur X, a dénoncé la «compétence flagrante du régime de Kinshasa à protéger la population civile», justifiant selon eux le besoin du M23 à instaurer une autorité d’État sur l’ensemble du territoire.

    De leur côté, les autorités congolaises ont qualifié ce massacre de « horrible » et ont indiqué qu’il pourrait représenter une vengeance dirigée contre les récentes opérations militaires conjointes menées contre l’ADF.