Le Maroc est devenu ce week-end la première nation africaine à décrocher son billet pour la Coupe du monde 2026, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.
Les Lions de l’Atlas ont validé leur qualification grâce à une large victoire face au Niger (5-0). Réduits à dix dès la 26ᵉ minute après l’expulsion d’Abdoul Latif Djibril, les Nigériens n’ont jamais pu rivaliser. Ismael Saibari, auteur d’un doublé, Ayoub El Kaabi, Hamza Igamane et Azzedine Ounahi ont inscrit les cinq buts marocains.
Avec ce succès, le Maroc termine en tête du groupe E avec 18 points, soit huit de plus que la Tanzanie, son poursuivant direct. La sélection marocaine a survolé les éliminatoires avec six victoires en six matches, 19 buts marqués pour seulement deux encaissés.
Quart de finaliste surprise en 2022 au Qatar, où elle avait atteint les demi-finales, l’équipe dirigée par Walid Regragui confirme son statut de poids lourd du football africain.
A ce jour, 17 pays ont déjà validé leur qualification pour le Mondial 2026, parmi lesquels l’Argentine, le Brésil, le Japon, la Corée du Sud, l’Iran ou encore la Colombie.
«Que pourrions-nous dire ? Ce mémorial me rappelle cependant la grandeur de la réconciliation. Veuillez accepter notre profond respect envers ceux qui pardonnent pour les générations futures.»
C’est en ces termes que Kim Sang-Hyup, Directeur général de l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI), s’est exprimé ce samedi 6 septembre 2025, en signant le livre d’or du Mémorial du génocide perpétré contre les Tutsi, situé à Gisozi, dans la ville de Kigali.
En visite au Rwanda dans le cadre de la cérémonie de Kwita Izina, M. Kim a tenu à rendre hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Guidé à travers les différentes sections du mémorial, il a pu découvrir l’histoire de la planification et de l’exécution du génocide, ainsi que ses conséquences sur les individus, la société et toute la nation.
Accompagné par l’ensemble du staff du bureau du GGGI au Rwanda, le Directeur général Kim a déposé une gerbe de fleurs sur les tombes où reposent plus de 250 000 victimes, exprimant ainsi sa solidarité et son respect envers leur mémoire, mais aussi son admiration pour la résilience des survivants.
Présent au Rwanda du 4 au 7 septembre 2025, Kim Sang-Hyup a salué les efforts de réconciliation et de reconstruction du pays, qu’il a qualifiés de modèle d’espérance pour les générations futures.
Kim était accompagné par tout le staff du bureau de GGGI au RwandaKim s’est exprimé en signant le livre d’or du Mémorial
La chanteuse burundaise de renommée internationale et militante humanitaire Jeanine Rema, connue sous le nom de Khadja Nin, a ému le public de la 20ᵉ édition de Kwita Izina, la cérémonie annuelle de donner les noms aux bébés gorilles, en déclarant avoir choisi le Rwanda comme son « chez-soi pour toujours».
L’artiste a eu l’honneur de donner un nom à un bébé gorille issu de la famille Kwisanga, dont la mère se nomme Nshili. Elle lui a donné le nom de Garuka (« reviens »). Avant d’annoncer ce choix, elle a livré un message fort en Anglais: « I was born and raised in Burundi, now I have chosen Rwanda as my forever home. Yegoo! » pour signifier: « Je suis née et j’ai grandi au Burundi, mais aujourd’hui j’ai choisi le Rwanda comme chez-moi pour toujours. Oui ! »
Khadja Nin a souligné sa fierté de participer à cet événement qui symbolise à la fois la protection de l’environnement et la coopération entre les communautés: «C’est une grande opportunité et un moment profondément émouvant. Je remercie le Rwanda pour son engagement exemplaire dans la conservation de la biodiversité, en particulier la protection des gorilles des volcans.»
Figure emblématique de la musique burundaise, Khadja Nin est connue pour ses titres phares comme Mama Lusiya, Sambolera, Wale Watu ou encore Sina mali, sina deni. Après avoir longtemps vécu en Europe, elle entretient depuis plusieurs années un lien privilégié avec le Rwanda, où elle séjourne régulièrement.
Sa déclaration lors de la cérémonie Kwita Izina marque un pas de plus dans cette relation, confirmant son attachement profond au pays des Mille Collines.
A Kinigi, dans le district de Musanze, le Rwanda a célébré le vendredi 5 septembre 2025 la 20ᵉ édition de Kwita Izina, la cérémonie de nomination des bébés gorilles. Cette année, 40 nouveau-nés ont reçu des noms inspirés de la culture et des valeurs rwandaises, dans une fête qui souligne à la fois la protection de la biodiversité et les retombées positives pour les communautés locales.
Pour sa 20ᵉ édition, l’événement a été présidé par le Premier Ministre, Dr Justin Nsengiyumva, et rehaussé par la présence de la Première Dame, Jeannette Kagame, ainsi que de leaders mondiaux, artistes, légendes du football, experts en conservation et rangers rwandais.
La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance festive et colorée. Les invités arboraient des habits traditionnels propres à la culture rwandaise. La journée a été rythmée par des performances musicales, artistiques et théâtrales, ainsi que par des danses culturelles, marquant deux décennies d’une conservation centrée sur la communauté.
Au total, 40 bébés gorilles ont reçu un nom, chacun symbolisant une valeur rwandaise. Selon Jean-Guy Afrika, Directeur Général de RDB, les noms attribués aux bébés gorilles reflètent la culture, les valeurs et le quotidien des Rwandais, tout en consolidant le lien entre conservation et vie communautaire: Ruvugiro (Plateforme), Impuguke (Expert), Muvugizi (Porte-parole), Rwanda Nziza (Beau Rwanda), Tengamara (Sois rassuré), Garuka (Reviens), Mwungeri (Berger), Kundwa (Aimée), Rwogere (Célèbre), Umurage (Héritage), Nyunganizi (Soutien), Ntavogerwa (Intouchable), Rugwiro (Hospitalité), Mwizerwa (Fiable), Ntarungu (Compagnon), Burere (Education), Iwacu (Chez nous), Mpinganzima (Vision d’avenir), entre autres.
Un hommage aux communautés locales
Le Premier Ministre, Dr Justin Nsengiyumva, a salué l’engagement des habitants des districts de Musanze, Nyabihu et Rubavu:
«Kwita Izina est un moment idéal pour remercier les communautés locales pour leur rôle essentiel dans la préservation des gorilles et la protection de la biodiversité. Votre contribution est précieuse et mérite d’être célébrée.»
Il a également exhorté les habitants à protéger le Parc national des Volcans et à accueillir chaleureusement les visiteurs, afin de promouvoir un tourisme durable: «Ces gorilles sont un trésor national que nous devons tous protéger. Leur conservation profite à toute la communauté.»
Selon Jean-Guy Afrika, plus de 18 milliards de francs rwandais ont été investis au cours des dix dernières années dans des projets d’infrastructures visant à améliorer la vie des populations locales: centres de santé, marchés, résidences et services divers. Ces initiatives ont réduit les conflits entre communautés et faune sauvage, tout en améliorant le bien-être des habitants.
De son côté, Maurice Mugabowagahunde, Gouverneur de la Province du Nord, a rappelé que depuis l’instauration de la politique de partage des bénéfices issus du tourisme, 695 projets ont été réalisés dans les districts voisins du parc des Volcans, pour un montant total de 6,8 milliards de francs rwandais. Ces projets ont contribué à améliorer l’habitat, les infrastructures et à stimuler le développement économique local.
Avec des milliers d’invités et une atmosphère de joie, de respect et de fierté nationale, cette 20ᵉ édition de Kwita Izina a confirmé que la conservation des gorilles est indissociable du développement humain et communautaire.
Photo de groupe Kwita Izina 2025: Le Premier Ministre avec les nommeurs
Le gouvernement du Rwanda a fermement rejeté les récentes accusations de Human Rights Watch (HRW) concernant une supposée augmentation du nombre de tombes dans le cimetière militaire de Kanombe, à Kigali. L’ONG américaine lie cette évolution à l’offensive menée en janvier 2025 par le mouvement armé M23 à Goma et Bukavu, en République démocratique du Congo (RDC).
HRW s’appuie sur ce qu’elle appelle 14 images satellites prises entre janvier 2017 et juillet 2025, ainsi qu’une photo du site datée de janvier 2022, pour documenter cette évolution. L’organisation estime que ces données soulèvent des inquiétudes liées au conflit en RDC et accuse le Rwanda d’avoir assisté le M23, quoi que niant tout soutien.
Une manipulation macabre
Le gouvernement du Rwanda rwandais a qualifié l’approche de HRW de désinvolte et obsessionnelle. Sur son compte X, la porte-parole Yolande Makolo a réagi:
«En quoi traquer les cimetières rwandais pourrait-il constituer une question de droits humains? Human Rights Watch est désinvolte et désespéré d’attirer l’attention. Pourquoi ne pas utiliser cette technologie pour montrer les bombardements contre les villages banyamulenge par les FARDC, l’entrée massive de troupes burundaises au Sud-Kivu ou encore les exactions des milices Wazalendo?»
Quant au ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, il a également dénoncé ce qu’il considère comme une opération partiale et irrespectueuse :
«Au lieu de compter et colorier les tombes des familles rwandaises, où était HRW en octobre 2023 pour montrer les images satellites du village de Nturo, avant et après l’incendie de 300 maisons de Congolais tutsi par les Nyatura, FDLR et Wazalendo soutenus par Kinshasa? Les Tutsi congolais persécutés ne seraient-ils pas aussi “humains” que des tombes rwandaises?»
Cette controverse s’inscrit dans une relation encore tendue entre le Rwanda et HRW, l’ONG ayant régulièrement publié des rapports critiques sur le rôle présumé du Rwanda dans l’est de la RDC. Le Rwanda nie ces accusations et accuse HRW de fermer les yeux sur les exactions contre les communautés tutsi et de relayer la propagande de Kinshasa.
Alors que le conflit en RDC provoque des déplacements massifs et des violences contre les Tutsi congolais, ce différend illustre la polarisation autour de l’interprétation des événements et des propagandes à ce sujet.
Le Rwanda célèbre, ce vendredi 5 septembre 2025, la 20ᵉ édition de Kwita Izina, la célèbre cérémonie de nomination des gorilles de montagne. L’événement se déroule à Kinigi, au pied du Parc national des Volcans, en présence d’un large éventail de personnalités internationales et d’acteurs locaux de la conservation.
Pour marquer cette 20ᵉ édition, l’Agence rwandaise de développement (RDB) a invité un panel exceptionnel de 40 « nommeurs » venus d’horizons variés : leaders politiques, philanthropes, artistes, sportifs de renom, mais aussi rangers, vétérinaires et chercheurs rwandais qui œuvrent chaque jour à la protection de la biodiversité.
Les nommeurs 2025
Princess Ingeborg Zu Schleswig-Holstein – Artiste et philanthrope allemande, présidente de la Louisenlund Foundation
Son Altesse Tunku Ali Redhauddin ibni Tuanku Muhriz – Prince de Negeri Sembilan (Malaisie) et président du WWF Malaysia
Pr Senait Fisseha – Vice-présidente des Programmes mondiaux, Fondation Susan Thompson Buffett & conseillère principale à l’OMS
Sang-Hyup Kim – Directeur général, Global Green Growth Institute (GGGI)
David S. Marriott – Président, Marriott International
Dr Yin Ye – PDG, BGI Group et vulgarisateur scientifique en ligne
Charlie Mayhew & Caroline Mayhew – Cofondateur et directrice générale de Tusk Trust
Claver Ntoyinkima – Ranger guide senior et formateur, Parc national de Nyungwe
Michael Bay – Réalisateur et producteur américain primé
Michelle Yeoh Todt – Actrice internationale oscarisée et ambassadrice de bonne volonté du PNUD
Jean Todt – Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la sécurité routière, ex-président de la FIA
Matthew Harris – Fondateur de Global Infrastructure Partners & directeur général senior, BlackRock
Jeanine Rema (Khadja Nin) – Chanteuse burundaise de renommée mondiale et humanitaire
Mathieu Flamini – Ancien joueur d’Arsenal & PDG, GFBiochemicals
Laura Kabasomi Kakoma (Somi) – Chanteuse, compositrice et actrice rwandaise-américaine
Yemi Alade – Chanteuse nigériane, nominée aux Grammy Awards
Reed Oppenheimer – Président et PDG, Reed Jules Oppenheimer Foundation
Athanasie Mukabizimungu – Fondatrice et présidente, Imbereheza Gahunga
Dr Edward Hult – PDG, Education First North America
Suzanne Sinegal – Cofondatrice et présidente, Rwanda Girls Initiative & Gashora Girls Academy
Gagan Gupta – Entrepreneur et bâtisseur d’une Afrique verte
Camille Rebelo – Fondatrice et PDG, EcoPlanet Bamboo
Luis Garcia – Légende de l’Atlético de Madrid & analyste football, ESPN
Bacary Sagna – Ancien joueur d’Arsenal
Xi Zhinong – Photographe animalier chinois de renom, fondateur de Wild China
Lee Ehmke – Leader en conservation, ex-président et PDG du Houston Zoo
Susan Chin – Vice-présidente senior, Wildlife Conservation Society (WCS)
Javier Pastore – Ancien joueur du Paris Saint-Germain
Le Rwanda vient de franchir un pas décisif dans l’éducation et le bien-être des enfants avec le lancement officiel, à Kigali, de l’application mobile Itetero. Disponible sur iPhone et Android, cette plateforme permet aux parents, éducateurs et communautés d’accéder facilement à des informations fiables, des conseils pratiques et des contenus éducatifs adaptés aux enfants.
Créée en 2005 grâce à la collaboration de l’UNICEF, de la RBA, du Ministère du Genre et de la Promotion de la Famille (MIGEPROF) et de l’Agence nationale de développement de l’enfant (NCDA), Itetero était initialement diffusée à la radio, puis à la Télévision rwandaise. L’initiative franchit aujourd’hui une nouvelle étape en entrant pleinement dans l’espace numérique.
L’objectif demeure celui de transmettre des messages clés sur la parentalité et le développement des enfants, en complément des pièces théâtrales en série et des clubs d’écoute communautaires, afin que l’information atteigne le plus grand nombre de parents, d’éducateurs et d’enfants.
L’application propose des conseils sur l’éducation positive, des informations adaptées à l’âge et au lieu de résidence des utilisateurs, ainsi qu’un espace dédié aux parents comprenant vidéos, chansons et contenus pédagogiques pour enfants. Une fonctionnalité innovante, basée sur l’intelligence artificielle, permet aux utilisateurs de poser des questions sur l’éducation et d’obtenir des réponses immédiates. Les contenus peuvent également être téléchargés et consultés hors ligne.
Le lancement de Itetero figurait à l’agenda du Dialogue national sur la parentalité positive, qui a recommandé d’encourager tous les parents à utiliser l’application, de renforcer les connaissances en matière d’éducation bienveillante, de créer davantage d’espaces de jeux pour les enfants, de former les éducateurs à domicile et d’impliquer plus activement les pères dans l’enregistrement des enfants à l’état civil. La protection des enfants contre l’alcool, les violences et les risques liés au numérique figure également parmi les priorités.
Lors de son intervention, la ministre du Genre et de la Promotion de la Famille, Consolée Uwimana, a rappelé que la famille, la communauté, les écoles, les institutions religieuses et les médias jouent tous un rôle essentiel dans l’éducation des enfants. Elle a insisté sur la nécessité de traduire les recommandations du dialogue national en actions concrètes pour protéger les enfants et renforcer leur développement.
Avec Itetero, le Rwanda démontre sa volonté d’utiliser le numérique comme levier pour promouvoir la parentalité positive, offrant aux familles et aux communautés un outil moderne et pratique pour accompagner chaque enfant vers un avenir sûr et épanoui.
Le Rwanda s’apprête à célébrer la 20ᵉ édition de Kwita Izina, la cérémonie de dénomination des bébés gorilles de montagne, prévue le 5 septembre 2025 au pied du Parc national des Volcans, dans le district de Musanze.
Parmi les personnalités attendues figure Sang-Hyup Kim, Directeur général de l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI), qui effectuera sa première visite officielle en Afrique depuis sa nomination en janvier dernier.
Cette année, 40 bébés gorilles recevront un nom, dont 18 nés en 2024. Dans un communiqué de presse publié le 4 septembre, le GGGI a annoncé que M. Kim sera l’un des nommeurs de bébés gorilles, dans une cérémonie organisée sous le theme “Un héritage de conservation centrée sur les communautés, pour un avenir durable pour tous”
«Kwita Izina est plus qu’une célébration: c’est un symbole vivant de l’engagement du Rwanda en faveur de la conservation communautaire, des paysages durables et de l’écotourisme, des piliers essentiels de la croissance verte. Je suis profondément honoré de rejoindre cet événement historique et de constater les efforts pour protéger les gorilles de montagne et leur habitat », a déclaré M. Kim, cité dans le communiqué.
Il a ajouté que de telles initiatives sont « essentielles non seulement pour la protection de la faune, mais aussi pour inspirer une action climatique plus ambitieuse au bénéfice des populations, de la nature et de la planète ».
Au cours de sa mission au Rwanda, prévue du 4 au 7 septembre 2025, le Directeur général du GGGI assistera également au Gala de la Conservation organisé à Kigali, où sera lancé officiellement le projet d’extension du Parc national des Volcans. Selon le communiqué, cette initiative prévoit une augmentation de 3,740 hectares (soit 23 % de la superficie actuelle) pour offrir davantage d’espace aux gorilles de montagne.
Le GGGI a indiqué qu’il explore les moyens de soutenir ce projet», s’appuyant sur sa collaboration antérieure avec l’Agence rwandaise de développement (RDB) sur le plan directeur de l’expansion.
Directeur général du GGGI depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, Sang-Hyup Kim porte une vision ambitieuse: celle d’un monde de croissance verte où l’humanité prospère en harmonie avec la planète, grâce à des partenariats favorisant l’innovation verte et des solutions contre le changement climatique.
Lors de son séjour, M. Kim rencontrera plusieurs responsables gouvernementaux et partenaires au développement afin de renforcer la coopération autour de la croissance verte et de la résilience climatique.
«Le GGGI reste engagé à accompagner le Rwanda et l’Afrique dans leurs efforts pour un développement durable, une action climatique ambitieuse et la préservation de la biodiversité», souligne le communiqué.
L’Agence nationale de développement de l’enfant (NCDA) a réuni ce jeudi à Kigali ses partenaires autour d’un dialogue consacré à la parentalité positive, marqué aussi par le lancement officiel de l’application Itetero. Cette plateforme vise à renforcer les capacités des parents et à lutter contre les nombreuses formes d’abus dont les enfants restent victimes au Rwanda.
Dans son allocution d’ouverture, la Directrice générale de la NCDA, Assumpta Ingabire, a livré des chiffres interpellants. Selon le Baromètre 2024 sur le Développement de la Petite Enfance, seuls 38 % des parents ayant des enfants de moins de six ans pratiquent une discipline positive. Par ailleurs, la NCDA reçoit en moyenne cinq plaintes par semaine liées aux comportements parentaux néfastes, allant du rejet affectif aux conflits familiaux où l’enfant est instrumentalisé comme un «bien à partager» après un divorce.
Des statistiques préoccupantes
Selon Mme Assumpta Ingabire, les données disponibles révèlent une progression alarmante des cas d’abus.
Violences émotionnelles: 943 cas signalés en 2023, contre 1,328 en 2024 et déjà 507 depuis le début de l’année.
Violences physiques: 2,915 cas en 2023, 2,485 en 2024 et 1,294 recensés à ce jour.
Violences sexuelles: 14,350 cas enregistrés en 2024 dans les centres de santé et hôpitaux contre 7,985 recensés à ce jour.
Grossesses précoces: près de 22,056 adolescentes sont tombées enceintes en 2023 contre 22,350 l’an dernier.
Une étude menée par l’Université du Rwanda souligne que ces violences trouvent leurs causes dans les conflits conjugaux, le désengagement parental et l’irresponsabilité dans l’éducation des enfants. Déjà en 2018, une enquête de la RBC indiquait que 18 % des enfants avaient manifesté des signes liés à des tendances suicidaires.
Quand le foyer devient un lieu de vulnérabilité
«L’éducation positive commence au sein du foyer. Mais beaucoup de parents ignorent ou négligent leur rôle», a rappelé Mme Ingabire. Certains enfants ne sont pas enregistrés à l’état civil, ou alors seulement au nom d’un parent, souvent la mère, ce qui complique leur accès à certains droits fondamentaux.
D’autres pratiques aggravent la vulnérabilité des mineurs : discrimination entre garçons et filles, travaux domestiques pénibles, fréquentation des bars ou consommation d’alcool dès le jeune âge.
Des initiatives pour un changement des comportements
Face à ce constat, la NCDA et ses partenaires multiplient les campagnes de sensibilisation, à l’image du programme « Ndera neza nkure nemye », traduit par «Elève-moi bien pour que je grandisse confiant», qui promeut la discipline positive et le respect des droits de l’enfant. Le lancement de l’application Itetero s’inscrit dans cette dynamique, en offrant un outil d’information et d’accompagnement à destination des parents et des éducateurs.
L’enjeu est de taille: bâtir une société où chaque enfant bénéficie d’une éducation bienveillante, dans un environnement protecteur. Car, comme l’a rappelé la NCDA, un enfant maltraité dans sa maison est un enfant brisé dans son esprit, dans son intelligence et dans son avenir.
Le Rwanda s’apprête à accueillir le Championnat du Monde de Cyclisme 2025, un événement historique qui fera du pays le premier en Afrique à organiser cette grande compétition. La course se déroulera du 21 au 28 septembre 2025 et réunira plus de 20 000 participants, dont des coureurs, leurs accompagnateurs et les organisateurs.
Des commerçants invités à anticiper
La Ministère du Commerce et de l’Industrie (MINICOM) a publié des recommandations pour que l’activité économique ne soit pas perturbée pendant l’événement. Les commerçants doivent stocker suffisamment de marchandises pour les jours de la compétition.
Les transporteurs et livreurs sont invités à effectuer leurs livraisons la nuit, car certaines routes seront fermées aux véhicules pendant la journée. « Le temps de la compétition est une grande opportunité pour faire des affaires et offrir de bons services aux visiteurs et aux spectateurs », précise le MINICOM.
Les routes et le parcours des coureurs
Du 21 au 24 septembre, les premières étapes débuteront à la BK Arena. Les coureurs passeront par plusieurs points clés, notamment Simba de Kimironko, Chez Rwahama et Chez Lando, avant de revenir à Prince House. Ils continueront ensuite vers Sonatubes, Kicukiro Centre et Nyanza, traverseront Gahanga, puis franchiront le pont menant à Bugesera et passeront à la station-service Oryx avant de revenir vers Kanogo et de monter à Chez Mignone. Le parcours comprendra également un tronçon pavé et le Kigali Convention Centre (KCC) servira de ligne d’arrivée pour ces étapes.
Ces quatre jours comprendront les épreuves de course contre la montre individuelle et de course contre la montre par équipes.
Du 26 au 28 septembre, les étapes finales commenceront au Kigali Convention Centre (KCC) et traverseront Gishushu, Nyarutarama, Kigali Golf Resorts & Villas, MINAGRI, avant de passer devant l’Ambassade des Pays-Bas et sous KABC. Les coureurs continueront par Kimicanga, monteront le tronçon pavé de Chez Mignone, puis retourneront au KCC.
Le dernier jour, après neuf tours du parcours, ils suivront l’itinéraire Kimicanga, Sopetrad, Nyabugogo, Ruliba, Norvège, descendent vers Nyamirambo (Tapis Rouge), montent vers Nyakabanda, passent par Chez Mutwe, Onatracom et l’ancien site de la Prison de 1930, puis traverseront les intersections urbaines pour terminer au KCC, via Chez Mignone.