Author: admin

  • Le Rwanda renforce sa vigilance face à l’épidémie d’Ebola en RDC

    Le ministère de la Santé du Rwanda suit de près l’évolution de l’épidémie d’Ebola récemment détectée en République démocratique du Congo (RDC), déclarée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme une urgence de santé publique à portée internationale.

    Dans un message rendu public Dimanche le 17 mai 2026, les autorités sanitaires rwandaises rassurent la population: aucun cas d’Ebola n’a, à ce jour, été confirmé sur le territoire national. Le pays demeure exempt de la maladie, malgré la proximité géographique avec les zones affectées en RDC.

    Dans un souci de prévention, le Rwanda a intensifié les contrôles sanitaires et le dépistage aux principaux points d’entrée frontaliers avec la RDC. Ces dispositifs visent à surveiller les flux de voyageurs et à détecter rapidement tout cas suspect.

    Les équipes médicales sont pleinement mobilisées et les mécanismes de surveillance épidémiologique ont été renforcés afin de permettre une détection précoce et une réponse rapide en cas de risque sanitaire.

    Le ministère de la Santé poursuit sa collaboration avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux afin de garantir une protection efficace de la population. Cette coopération s’inscrit dans une stratégie globale de prévention et de gestion des épidémies transfrontalières.

    Le gouvernement rwandais réaffirme ainsi sa priorité: protéger la santé publique tout en maintenant une surveillance étroite de l’évolution de la situation dans la région.

  • BK Pro League: APR FC sacré champion du Rwanda 2025-2026 avant la fin du championnat

    L’APR FC a officiellement remporté le titre de champion du Rwanda de la saison 2025-2026 après sa victoire nette de 3 buts à 0 face à Rutsiro FC, dimanche 17 mai, lors de la 32e journée de la BK Pro League. Les Noir et Blanc décrochent leur 24e titre national ainsi que leur septième sacre consécutif.

    La rencontre disputée au stade Pelé de Kigali avait surtout des allures de célébration pour les supporters de l’APR FC. Avant même le coup d’envoi, le club de l’armée savait déjà qu’il ne pouvait plus être rejoint au classement après les contre-performances de ses principaux poursuivants.

    Vendredi, Rayon Sports avait été tenu en échec par Gorilla FC (1-1), tandis que samedi Kiyovu Sports avait également partagé les points avec AS Muhanga (1-1). Ces résultats ont définitivement assuré le titre à l’APR FC alors qu’il reste encore deux journées à disputer.

    Une victoire convaincante pour célébrer le sacre

    Malgré un titre déjà acquis mathématiquement, l’APR FC a offert un spectacle convaincant à ses supporters face à un Rutsiro FC en difficulté dans la lutte pour le maintien.

    L’attaquant William Togui a ouvert le score à la 21e minute avant que Djibril Ouattara ne double la mise juste avant la pause, à la 40e minute. Gilbert Byiringiro a ensuite scellé définitivement la victoire à la 54e minute.

    Grâce à ce succès, l’APR FC totalise désormais 62 points après 32 journées et ne peut plus être dépassé. Rayon Sports, actuellement deuxième avec 52 points, ne pourra pas dépasser la barre des 58 points, tandis que Kiyovu SC reste bloqué à 51 unités avec un maximum possible de 57 points.

    Ce nouveau titre permet également à l’APR FC de représenter le Rwanda en Ligue des champions de la CAF lors de la saison 2026-2027.

    La bataille pour le maintien reste intense

    Pendant que l’APR FC célébrait son sacre, la lutte pour le maintien reste particulièrement serrée en bas du classement.

    Amagaju FC a réalisé une opération importante en s’imposant 1-0 face à Al Merrikh SC grâce à un but décisif de Richard Mapoli. Cette victoire permet au club de remonter à la 14e place avec 34 points et de se rapprocher du maintien en première division. Un seul point supplémentaire suffira désormais à Amagaju pour assurer officiellement sa survie lors de la prochaine journée face à AS Muhanga, actuellement 17e.

    De son côté, la défaite contre l’APR FC complique davantage la situation de Rutsiro FC, qui reste menacé de relégation à deux journées de la fin du championnat.

    Résultats de la 32e journée

    Lors des rencontres disputées entre le 15 et le 17 mai 2026 comptant pour la 32e journée de la BK Pro League, Vendredi, l’AS Kigali s’est imposée 2 buts à 1 face à Gicumbi FC, tandis que Rayon Sports a été tenu en échec par Gorilla FC sur le score d’un but partout.

    Le samedi, Kiyovu SC a également laissé filer des points précieux après son match nul 1-1 contre AS Muhanga. Dans les autres rencontres de la journée, Etincelles FC est allé s’imposer 3 buts à 2 sur la pelouse de Marine FC au terme d’un match spectaculaire, alors que Mukura VS et Bugesera FC se sont quittés sur un nul de 2 buts partout. Police FC et Al Hilal SC ont eux aussi partagé les points après un match équilibré conclu sur le score de 1-1.

  • L’OMS déclare une urgence de santé publique internationale après une flambée d’Ebola en RDC et en Ouganda

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, samedi 17 mai 2026, que l’épidémie de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda constitue désormais une “urgence de santé publique de portée internationale”. Toutefois, l’organisation précise que la situation ne remplit pas, à ce stade, les critères d’une urgence pandémique.

    Cette décision a été prise par le Directeur général de l’OMS conformément au Règlement sanitaire international de 2005, après consultation des autorités congolaises et ougandaises. L’organisation onusienne a salué la coopération des deux pays ainsi que leur transparence dans l’évaluation des risques liés à la propagation transfrontalière de la maladie.

    Des centaines de cas suspects et plusieurs décès signalés

    Selon les données communiquées par l’OMS au 16 mai 2026, la province de l’Ituri, dans l’est de la RDC, a enregistré huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects ainsi que 80 décès suspects répartis dans au moins trois zones de santé, notamment Bunia, Rwampara et Mongbwalu.

    En Ouganda, deux cas confirmés, dont un décès, ont été détectés à Kampala les 15 et 16 mai chez des personnes en provenance de la RDC. Les autorités sanitaires indiquent qu’aucun lien épidémiologique direct n’a encore été établi entre ces deux patients.

    L’OMS évoque également des regroupements inhabituels de décès communautaires présentant des symptômes compatibles avec la maladie à virus Bundibugyo dans plusieurs zones de santé de l’Ituri, ainsi que des cas suspects dans certaines parties du Nord-Kivu.

    Au moins quatre agents de santé sont morts dans un contexte clinique évoquant une fièvre hémorragique virale, ce qui suscite des inquiétudes quant à une transmission au sein des structures sanitaires.

    Un risque élevé de propagation régionale

    L’organisation estime que le nombre réel de personnes infectées pourrait être beaucoup plus élevé que les chiffres actuellement recensés. Le taux élevé de positivité parmi les premiers échantillons analysés, la détection de cas à Kampala et Kinshasa ainsi que l’augmentation des signalements de cas suspects renforcent les inquiétudes sur l’ampleur réelle de l’épidémie.

    L’OMS souligne que l’insécurité persistante dans l’est de la RDC, les déplacements massifs de populations, la forte mobilité transfrontalière ainsi que la présence de nombreux centres de santé informels compliquent davantage la riposte sanitaire.

    Les pays voisins partageant des frontières terrestres avec la RDC sont considérés comme particulièrement exposés au risque de propagation de la maladie en raison des échanges commerciaux et des mouvements de population.

    Aucun vaccin spécifique homologué contre le virus Bundibugyo

    L’OMS rappelle que, contrairement à certaines autres souches du virus Ebola, il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé contre le virus Bundibugyo, ce qui renforce la gravité de la situation sanitaire actuelle.

    Face à cette situation, le Directeur général de l’OMS a annoncé la convocation prochaine d’un Comité d’urgence chargé de recommander des mesures temporaires aux États afin de renforcer la surveillance, la prévention et la coordination internationale de la riposte.

    La déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale vise notamment à mobiliser une réponse mondiale coordonnée et à accélérer l’appui technique et financier aux pays affectés.

  • Kabuga Félicien est mort sans avoir été jugé sur les accusations de génocide contre les Tutsi portées contre lui

    Félicien Kabuga, homme d’affaires rwandais poursuivi pour son rôle présumé dans le génocide contre les Tutsi de 1994, est décédé samedi 16 mai 2026 dans un hôpital de La Haye, aux Pays-Bas, alors que son procès était suspendu depuis près de trois ans en raison de son état de santé.

    L’annonce a été faite par le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux (IRMCT), structure des Nations unies ayant repris les activités du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

    Les autorités néerlandaises ont immédiatement ouvert les procédures et investigations prévues par le droit national néerlandais afin d’établir les circonstances du décès.

    Dans un communiqué publié ce samedi, la présidente du Mécanisme, la juge Graciela Gatti Santana, a également ordonné une enquête complète sur les circonstances entourant la mort de Kabuga. Celle-ci sera conduite par le juge Alphons Orie.

    Un procès interrompu avant son terme

    Félicien Kabuga faisait face à plusieurs chefs d’accusation liés au génocide contre les Tutsi, notamment génocide, entente en vue de commettre le génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide ainsi que crimes contre l’humanité, dont persécution, extermination et meurtre.

    Considéré pendant de longues années comme l’un des principaux fugitifs recherchés par la justice internationale, il avait été arrêté le 16 mai 2020 à Asnières-sur-Seine, près de Paris, après plus de deux décennies de cavale. Son transfert vers la branche du Mécanisme à La Haye avait eu lieu le 26 octobre 2020.

    Son procès s’était ouvert le 29 septembre 2022 devant une chambre composée des juges Iain Bonomy, Mustapha El Baaj et Margaret deGuzman. Mais au fil de la procédure, les experts médicaux mandatés par la juridiction onusienne avaient conclu à une détérioration avancée de ses capacités cognitives.

    En juin 2023, la chambre de première instance avait estimé, à la majorité, que Kabuga n’était plus apte à participer de manière significative à son procès et qu’il était très peu probable qu’il retrouve cette capacité. Après plusieurs recours, la Chambre d’appel avait finalement confirmé en août 2023 son inaptitude à être jugé et ordonné la suspension illimitée de la procédure.

    Depuis cette décision du 8 septembre 2023, Kabuga demeurait détenu à l’Unité de détention des Nations unies à La Haye, dans l’attente d’une éventuelle libération provisoire vers un État acceptant de l’accueillir sur son territoire. Au moment de son décès, cette question n’avait toujours pas été résolue.

    Des accusations lourdes liées au génocide au génocide contre les Tutsi en 1994

    Selon l’acte d’accusation, Félicien Kabuga était notamment accusé d’avoir joué un rôle central dans le financement et le soutien de structures ayant participé au génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

    Le parquet international soutenait qu’il avait été président du comité d’initiative de la Radio-Télévision Libre des Mille Collines (RTLM), média connu pour ses messages de haine et ses appels à la violence contre les Tutsi. L’accusation estimait également qu’il avait apporté un soutien matériel, logistique et financier aux milices Interahamwe actives notamment à Kigali, Gisenyi et Kibuye.

    L’acte d’accusation affirmait en outre que les émissions de la RTLM avaient directement encouragé les massacres, notamment en identifiant des personnes ciblées, en diffusant des messages hostiles aux Tutsi et en facilitant certaines attaques.

    La mort de Félicien Kabuga met ainsi définitivement fin à une procédure judiciaire très attendue par de nombreuses victimes et survivants du genocide perpétré contre les Tutsi, sans qu’un jugement sur le fond des accusations portées contre lui n’ait été rendu.

  • Le Nigeria accorde une exemption de visa de 30 jours aux ressortissants rwandais

    Le Nigeria a officiellement annoncé l’entrée en vigueur d’une exemption de visa de 30 jours en faveur des ressortissants rwandais, une mesure annoncée par le président Bola Ahmed Tinubu lors de l’Africa CEO Forum récemment organisé à Kigali.

    Dans un communiqué publié le 15 mai 2026, le Nigeria Immigration Service (NIS) a indiqué avoir finalisé toutes les dispositions nécessaires pour l’application immédiate de cette directive présidentielle.

    Une mesure de réciprocité entre Kigali et Abuja

    Selon les autorités nigérianes, cette décision s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral de réciprocité entre le Rwanda et le Nigeria, Kigali accordant déjà des facilités similaires aux citoyens nigérians.

    Les ressortissants rwandais pourront désormais entrer au Nigeria sans visa pour une durée maximale de 30 jours, notamment pour des activités liées au tourisme, aux affaires ou à des missions officielles.

    Le Nigeria Immigration Service précise toutefois que toute personne souhaitant prolonger son séjour au-delà de cette période devra obtenir un visa approprié auprès d’une ambassade nigériane, d’un haut-commissariat ou via la plateforme nigériane d’e-visa.

    Une entrée en vigueur immédiate

    Les autorités nigérianes ont indiqué que tous les points d’entrée internationaux, aéroports, frontières terrestres et ports maritimes, ont reçu l’instruction de mettre en œuvre immédiatement cette nouvelle politique migratoire conformément à la directive présidentielle.

    Le Nigeria Immigration Service estime que cette initiative reflète le renforcement des relations diplomatiques et bilatérales entre Abuja et Kigali, tout en favorisant la mobilité intra-africaine, le tourisme et la coopération économique sur le continent.

    Dans son communiqué, le Nigeria Immigration Service a également réaffirmé son engagement en faveur d’une migration “sûre, ordonnée et légale”, conformément aux standards internationaux et au programme gouvernemental “Renewed Hope Agenda” (Programme de l’Espoir Renouvelé) du président Bola Ahmed Tinubu.

  • Kigali se prépare à accueillir le Sommet africain sur l’innovation nucléaire du 18 au 21 mai 2026

    Le Rwanda s’apprête à accueillir, du 18 au 21 mai 2026 au Kigali Convention Centre, la deuxième édition du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA 2026), un rendez-vous continental majeur consacré à l’avenir de l’énergie nucléaire en Afrique.

    À trois jours d’un compte à rebours symbolique annoncé par les organisateurs, les préparatifs s’accélèrent pour accueillir à Kigali des chefs d’État, décideurs politiques, investisseurs, experts du secteur énergétique et institutions internationales.

    Placée sous le thème “Donner de l’énergie à l’avenir de l’Afrique : transformer l’ambition de l’énergie nucléaire en réalité investissable” la rencontre ambitionne de transformer les projets nucléaires africains en solutions concrètes, financées et réalisables, au service de la croissance industrielle du continent.

    Kigali au centre des discussions sur l’énergie nucléaire

    Selon les informations publiées par les organisateurs, le sommet sera présidé et accueilli par le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, confirmant le rôle de Kigali comme plateforme continentale des débats sur les solutions énergétiques innovantes.

    Plusieurs dirigeants africains sont également attendus, dont le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, ainsi que la Présidente de la République-Unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, dont la participation souligne l’intérêt croissant des États africains pour les solutions énergétiques durables et la coopération régionale dans le domaine nucléaire.

    Investissement, innovation et gouvernance au cœur des débats

    NEISA 2026 réunira des sessions de haut niveau autour de plusieurs thématiques clés, notamment:

    • la mobilisation des investissements dans le nucléaire en Afrique,
    • les modèles de financement et les partenariats public-privé,
    • la régulation et la transparence des programmes nucléaires,
    • et le développement des infrastructures énergétiques à long terme.

    Un Dialogue de leadership de haut niveau réunira des dirigeants internationaux pour discuter du rôle stratégique du nucléaire dans la sécurité énergétique et l’industrialisation de l’Afrique.

    Des discussions spécifiques seront également consacrées à la confiance du public, la gouvernance et la transparence, considérées comme des conditions essentielles à l’acceptation et au succès des programmes nucléaires.

    Les organisateurs soulignent que la question nucléaire dépasse la seule dimension technologique. Elle s’inscrit dans une vision plus large de développement, où l’Afrique cherche à renforcer sa souveraineté énergétique et à répondre à une demande croissante en électricité.

    Le sommet ambitionne ainsi de faire émerger des cadres d’investissement solides, des partenariats structurés et des feuilles de route régionales pour accélérer le développement du nucléaire civil sur le continent.

  • “Le siège de la RDC est resté vide”: Nduhungirehe rejette les affirmations de Kinshasa sur l’Africa Forward Summit

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a vivement réagi aux déclarations publiées sur le réseau social X par Farah Muamba Kayowa, Directrice de la Cellule de Communication de la Présidence de la RDC, au sujet de la participation de la République démocratique du Congo à l’Africa Forward Summit 2026, tenu les 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya.

    Dans un message publié sur X, Olivier Nduhungirehe a accusé la présidence congolaise de diffuser “une histoire fabriquée de A à Z”, contestant fermement les affirmations selon lesquelles la RDC aurait pris part aux discussions du sommet et y aurait dénoncé “l’agression rwandaise”.

    Nduhungirehe dément toute participation active de la RDC

    Dans sa communication publiée sur X, Farah Muamba Kayowa, avait pourtant affirmé que la RDC avait participé aux discussions du sommet tout en plaidant pour “le respect du multilatéralisme”, “une diplomatie de responsabilité” ainsi que “la fin du silence face aux atrocités de masse” que connaît le pays depuis trois décennies à la suite de l’agression rwandaise.

    Dans son message, Farah Muamba Kayowa a présenté la RDC comme un “pays-solutions” pour l’Afrique et pour le monde, mettant en avant ses ressources forestières, ses minerais critiques, son potentiel hydroélectrique ainsi que son engagement en faveur de la paix et du multilatéralisme.

    Selon le chef de la diplomatie rwandaise, la délégation congolaise n’a participé à aucune des sessions de travail organisées lors du sommet coorganisé par les présidents William Ruto et Emmanuel Macron.

    Olivier Nduhungirehe explique que l’événement comprenait trois grandes sessions plénières consacrées à l’industrie verte et à la transition énergétique, à la réforme de l’architecture financière internationale ainsi qu’aux questions de paix et de sécurité. D’après lui, ces échanges ont connu une participation active des chefs d’État et des chefs de délégation présents.

    Cependant, affirme-t-il, “dans chacune de ces trois sessions, le siège de la RDC est resté désespérément vide”. Le ministre rwandais soutient ainsi que Kinshasa n’a “pu exiger quoi que ce soit ou accuser qui que ce soit à Nairobi”, évoquant uniquement “une participation présidentielle symbolique à la clôture du sommet”.

    Nduhungirehe plaide pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU

    En marge de l’Africa Forward Summit à Nairobi, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a participé à un dialogue stratégique au niveau ministériel consacré à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies et à l’usage du droit de veto.

    Dans son intervention, il a estimé que l’usage du veto, ou la menace de son utilisation, a souvent servi à faire pression sur certains États membres ou à empêcher un examen sérieux des interventions humanitaires, paralysant ainsi la responsabilité principale du Conseil en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.

    Olivier Nduhungirehe a réaffirmé l’alignement du Rwanda sur la Position africaine commune, qui plaide pour une représentation équitable de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

    Le ministre a également souligné que la réforme structurelle du Conseil devait s’accompagner d’une réforme de ses méthodes de travail, notamment en matière de transparence et de redevabilité.

  • “Soyez des créateurs d’emplois et des innovateurs”: le Premier ministre interpelle les diplômés de Rwanda Polytechnic

    Une ambiance festive et chargée d’émotion régnait ce jeudi dans les enceintes de BK Arena, où plus de 3 500 étudiants de Rwanda Polytechnic ont reçu leurs diplômes lors de la 9e cérémonie de collation des grades de l’institution.

    L’événement, présidé par le Premier ministre Justin Nsengiyumva, a rassemblé de nombreuses personnalités issues des institutions publiques, du monde académique ainsi que les familles et proches des diplômés venus célébrer cette étape décisive de leur parcours.

    Les lauréats proviennent des huit campus répartis à travers le pays, notamment à Gishari, Huye, Karongi, Kigali, Tumba, Musanze et Ngoma, des établissements spécialisés dans la formation technique et professionnelle.

    Dans une atmosphère marquée par l’enthousiasme, les applaudissements et les moments de fierté, les diplômés ont officiellement tourné une page importante de leur vie académique pour entrer dans un monde professionnel en pleine mutation.

    “Le monde évolue à une vitesse extraordinaire” –  Justin Nsengiyumva

    S’adressant aux lauréats, le Premier ministre a insisté sur les profondes transformations que connaît actuellement l’économie mondiale sous l’effet des nouvelles technologies et de l’innovation.

    Selon lui, les secteurs d’activité, les modes de communication ainsi que le marché du travail évoluent à un rythme sans précédent, créant à la fois de nouvelles opportunités et de nombreux défis pour les jeunes générations entrant dans la vie active.

    “Le monde évolue à une vitesse extraordinaire. Des industries entières se transforment en temps réel. La nature du travail change, tout comme notre manière de communiquer, de créer et de rivaliser”, a déclaré Justin Nsengiyumva.

    Face à ces mutations, le chef du gouvernement a encouragé les jeunes diplômés à faire preuve d’adaptabilité, de créativité et d’un apprentissage continu afin de rester compétitifs dans un environnement en constante évolution.

    Il leur a également demandé de ne pas se limiter à la recherche d’un emploi, mais plutôt de devenir des acteurs du changement capables de créer eux-mêmes des opportunités économiques.

    “Soyez des innovateurs capables d’identifier les défis et de développer des solutions. Soyez des entrepreneurs et des créateurs d’emplois qui élargissent les opportunités non seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour les autres”, a-t-il exhorté.

    La formation technique au cœur de la stratégie du Rwanda

    Le Premier ministre a rappelé que le Rwanda a très tôt choisi d’investir dans les compétences techniques, l’innovation et l’enseignement pratique afin de renforcer la compétitivité nationale et soutenir la transformation économique du pays.

    Il a souligné que le gouvernement reste pleinement engagé dans le développement de l’enseignement technique et professionnel, considéré comme un pilier essentiel du développement national.

    À mesure que les industries évoluent et que de nouvelles technologies émergent, Justin Nsengiyumva a exprimé le souhait de voir le système éducatif rwandais demeurer dynamique, tourné vers l’avenir et capable de répondre rapidement aux besoins du marché.

    Le gouvernement continue ainsi de miser sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (TVET) comme moteur de création d’emplois, d’industrialisation et de résilience économique.

    L’innovation et l’excellence récompensées

    La cérémonie a également été marquée par la remise de distinctions aux étudiants les plus performants de cette promotion.

    Le Rwanda Polytechnic a récompensé les meilleurs étudiants des programmes Advanced Diploma et Bachelor of Technology (BTech), notamment les meilleurs diplômés toutes catégories confondues ainsi que les meilleures étudiantes.

    Des équipes gagnantes du “RP Skills Challenge 2026: Hackathon” ont également été honorées pour leurs projets innovants et leurs capacités à proposer des solutions concrètes à des problèmes pratiques.

    À travers ces distinctions, l’institution a voulu mettre en avant non seulement l’excellence académique, mais aussi l’innovation et les compétences pratiques qu’elle considère comme essentielles pour contribuer efficacement au développement des communautés et du pays.

  • “L’Afrique ne pourra changer d’échelle qu’en misant sur une responsabilité partagée” – Jean-Guy Afrika Directeur Général de RDB

    À l’ouverture de l’Africa CEO Forum 2026, le Directeur général de l’Office Rwandais de Développement, Jean-Guy K. Afrika, a livré un message sur les conditions nécessaires pour permettre à l’Afrique de franchir un nouveau cap économique.

    Prenant la parole devant les dirigeants politiques, investisseurs et chefs d’entreprises réunis à Kigali, il a insisté sur le fait que la croissance du continent ne pourra être atteinte ni par les gouvernements seuls, ni par le secteur privé agissant de manière isolée. Selon lui, l’Afrique doit désormais bâtir son développement sur “une responsabilité partagée, des risques partagés et une exécution collective”.

    Dans un contexte mondial marqué par un accès au capital de plus en plus sélectif, un coût du financement élevé, la réorganisation des chaînes d’approvisionnement et l’accélération des transformations technologiques, Jean-Guy Afrika a estimé que les anciennes méthodes de travail cloisonnées sont devenues un frein structurel que le continent ne peut plus se permettre.

    Transformer le potentiel Afrikain en puissance économique

    Le DG de RDB a ensuite mis l’accent sur la réalité démographique Afrikaine, qu’il considère comme l’un des principaux enjeux économiques des prochaines décennies.

    Avec une population jeune et en forte croissance, des villes qui s’étendent rapidement, une consommation en hausse et une main-d’œuvre appelée à jouer un rôle majeur dans l’économie mondiale, l’Afrique dispose, selon lui, d’atouts considérables. Mais il a souligné que ce potentiel doit désormais être transformé en véritable capacité économique.

    Cela implique, a-t-il expliqué, la création d’entreprises compétitives, le développement de marchés plus profonds, le renforcement des infrastructures, une meilleure productivité du capital ainsi que la mise en place de plateformes régionales facilitant réellement les investissements, le commerce et l’expansion des entreprises à travers le continent.

    Jean-Guy Afrika a également plaidé pour un nouveau contrat de collaboration entre les secteurs public et privé. Il a appelé les gouvernements Afrikains à créer un environnement prévisible et à réduire les obstacles administratifs, tandis que le secteur privé doit investir davantage, innover, prendre des risques et contribuer à l’émergence de champions économiques Afrikains.

    Le Rwanda comme modèle de partenariat public-privé

    De conclure, M. Afrika du RDB a replacé cette réflexion dans la trajectoire du Rwanda, un pays qui, selon lui, a toujours été contraint de penser au-delà de sa taille et de sa géographie.

    Il a rappelé que le Rwanda a misé sur l’ouverture économique, la fiabilité institutionnelle, la connectivité et la confiance afin de permettre à une petite économie de servir non seulement son marché intérieur, mais également la région et le continent.

    Les investissements continus dans les infrastructures commerciales, la logistique, le tourisme, l’aviation, les services financiers et les technologies, associés à l’amélioration constante du climat des affaires, permettent aujourd’hui au Rwanda d’accueillir des rencontres d’envergure comme l’Africa CEO Forum.

    Pour Jean-Guy Afrika, cette expérience rwandaise illustre concrètement le type de partenariat public-privé que l’Afrique est désormais appelée à adopter pour réussir sa transformation économique à grande échelle.

  • “L’Afrique doit agir ensemble et non seulement analyser les crises mondiales”, affirme Paul Kagame à l’ouverture de l’Africa CEO Forum

    Le président Paul Kagame a appelé les pays africains à dépasser les simples analyses des crises internationales pour privilégier l’action collective et des décisions concrètes, face à un environnement géopolitique et économique mondial en profonde mutation.

    Le chef de l’État rwandais s’exprimait ce jeudi 14 mai à l’ouverture de la 13ᵉ édition de l’Africa CEO Forum, organisée au Kigali Convention Centre par Jeune Afrique Media Group en partenariat avec International Finance Corporation (IFC).

    Placée sous le thème “Grandir ou échouer: pourquoi l’Afrique doit adopter la propriété partagée”, cette rencontre réunit plus de 2 500 dirigeants politiques et économiques venus de plus de 75 pays, parmi lesquels plusieurs chefs d’État africains, investisseurs et dirigeants de grandes entreprises.

    Parmi les présidents présents figuraient notamment William Ruto du Kenya, Bola Ahmed Tinubu du Nigeria, Mohamed Ould Ghazouani de la Mauritanie, Daniel Chapo du Mozambique, Mamadi Doumbouya de Guinée et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon.

    Pourquoi l’Afrique reste-t-elle désavantagée ?

    Au cours d’un entretien avec la journaliste de CNN, Eleni Giokos, Paul Kagame a estimé que les crises mondiales se succèdent depuis des siècles, mais que l’Afrique doit désormais apprendre à défendre ses propres intérêts.

    “Il y aura toujours des crises. Nous avons connu la traite négrière, la colonisation, les guerres, les pandémies et bien d’autres bouleversements. Aujourd’hui, nous faisons face à une crise géopolitique différente et nous devons nous y adapter”, a-t-il déclaré.

    Le président rwandais a insisté sur la nécessité pour le continent de passer du discours à l’action, estimant que l’Afrique possède déjà les ressources nécessaires pour transformer sa place dans le monde.

    “Pourquoi l’Afrique est-elle toujours désavantagée alors qu’elle possède presque tout?”, s’est-il interrogé.

    Paul Kagame a notamment évoqué les ressources stratégiques du continent, rappelant que l’Afrique concentre près de 60 % du potentiel solaire mondial ainsi qu’une grande partie des minerais critiques nécessaires à la fabrication des batteries et des technologies vertes.

    Selon lui, les grandes puissances se disputent ces ressources pendant que l’Afrique continue de perdre une grande partie de leur valeur faute d’action coordonnée.

    “Différentes puissances se battent pour ces minerais, mais l’Afrique, qui en possède énormément, reste silencieuse ou les cède à bas prix à ceux qui savent ce qu’ils veulent”, a-t-il affirmé.

    Le chef de l’État a également mis en avant le potentiel démographique du continent, évoquant une jeunesse et une classe moyenne appelées à jouer un rôle central dans l’économie mondiale des prochaines décennies.

    Kagame dénonce des sanctions “dictées par les intérêts des plus puissants”

    Abordant la question des sanctions imposées à certains pays africains, dont le Rwanda, Paul Kagame a dénoncé des mesures qu’il juge injustes et guidées par les intérêts géopolitiques des grandes puissances.

    Selon lui, les sanctions ne sont pas appliquées sur la base de principes équitables, mais en fonction des intérêts économiques et stratégiques des États les plus influents.

    “Cela va toujours dans le sens de celui qui offre davantage d’intérêts. Si quelqu’un pense pouvoir obtenir plus d’un camp que d’un autre, il soutiendra ce camp, même s’il est dans l’erreur”, a déclaré le président rwandais.

    Paul Kagame a comparé cette situation aux anciennes pratiques de domination où les puissances attribuaient des territoires ou des zones d’influence à leurs alliés afin d’y défendre leurs intérêts.

    Il a également accusé certaines grandes puissances de tenir un double discours en Afrique.

    “Ces pays viennent ici donner des leçons sur les droits humains et la démocratie d’une main, tandis que de l’autre ils prennent les richesses des peoples”, a-t-il lancé.

    Le président rwandais a estimé que les pressions exercées sur l’Afrique devraient plutôt pousser le continent à prendre conscience de ses capacités et à bâtir une position plus forte sur la scène internationale.