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  • “Ben’Imana”: un film rwandais salué à Cannes

    Une œuvre rwandaise majeure en sélection officielle

    Présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes, Ben’Imana marque une étape importante pour le cinéma rwandais. Premier long-métrage de la réalisatrice Marie-Clémentine Dusabejambo, le film s’impose comme une œuvre forte et sensible sur la justice, la mémoire et la réconciliation au Rwanda.

    Ce drame de 1h41, coécrit avec Delphine Agut, réunit notamment Clémentine U. Nyirinkindi, Kesia Kelly Nishimwe et Isabelle Kabano. Il explore les séquelles du génocide perpétré contre les Tutsi et les tensions encore présentes au sein des familles et des communautés.

    Kibeho, 2012: la mémoire à l’épreuve des Gacaca

    L’histoire se déroule en 2012, dans le village de Kibeho, durant la dernière année des juridictions Gacaca, ces tribunaux communautaires instaurés pour juger les crimes liés au génocide commis entre voisins.

    Dans ce contexte, la réalisatrice construit un drame intimiste centré sur des trajectoires féminines marquées par la perte et la recherche de vérité. Le film s’ouvre sur Vénéranda (Clémentine U. Nyirinkindi), qui prononce les mots « Je pardonne », malgré une douleur intérieure profonde et une sérénité apparente trompeuse.

    Survivante d’une famille décimée, elle incarne les contradictions d’un pays en reconstruction, partagé entre devoir de mémoire et volonté de réconciliation. Face à elle, sa sœur Suzanne (Isabelle Kabano) refuse catégoriquement l’idée du pardon et exige justice contre Karangwa (Aimé Valens Tuyisenge), accusé du meurtre de plusieurs membres de leur famille.

    Entre pardon, mémoire et fractures générationnelles

    Vénéranda occupe également un poste d’agente des affaires sociales et anime des groupes de parole destinés aux femmes du district. Ces rencontres, inscrites dans un programme national de réconciliation, permettent aux participantes de partager leurs récits sans référence explicite aux appartenances ethniques, dans un Rwanda qui cherche à dépasser les divisions du passé.

    Parallèlement, la fracture générationnelle se dessine à travers Tina (Kesia Kelly Nishimwe), la fille de Vénéranda, et son compagnon Richard (Elvis Ngabo). Dans une société où les étiquettes ethniques ont disparu du discours officiel, les blessures du passé continuent pourtant d’influencer les relations familiales. Vénéranda rejette ainsi cette relation, révélant les contradictions profondes de sa propre quête de pardon.

    Entre culpabilité, silence et mémoire, les personnages évoluent dans un équilibre fragile. Vénéranda prend soin de sa mère devenue silencieuse et dépendante, tandis que Suzanne, affaiblie mais toujours habitée par la colère, réclame la vérité sur des secrets longtemps enfouis.

    Un portrait sensible d’un pays en reconstruction

    À travers ces destins croisés, Ben’Imana dresse un portrait nuancé d’une société confrontée à son histoire. Le film ne propose pas de réponses simples, mais interroge les multiples formes de courage et de résilience face à la douleur collective.

    Porté par les performances remarquées de ses actrices principales et une mise en scène sobre, le film s’appuie sur une équipe technique solide, notamment le directeur de la photographie Mostafa El Kashef et la monteuse Nadia Ben Rachid. L’ensemble crée une atmosphère immersive, où la beauté des paysages rwandais contraste avec la gravité des récits personnels.

    Ben’Imana s’impose ainsi comme une œuvre cinématographique majeure, où mémoire individuelle et mémoire collective se rejoignent dans un même espace émotionnel, celui d’un pays encore en quête d’équilibre entre pardon et justice.

    Source : The Hollywood Reporter

  • Le Rwanda et les États-Unis signent un accord de coopération dans le nucléaire civil

    Kigali a accueilli, mardi 19 mai 2026, la signature d’un Mémorandum d’Entente sur la coopération stratégique en matière de nucléaire civil entre le Rwanda et les États-Unis d’Amérique. Cet accord vise à renforcer la collaboration bilatérale dans le développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, dans le respect des normes internationales de sûreté, de sécurité et de non-prolifération.

    La signature a été effectuée par Mme Renee Sonderman, Secrétaire adjoint principal par intérim au sein du Bureau du contrôle des armements et de la non-prolifération du Département d’État des États-Unis, et par la Dr Usta Kaitesi, Secrétaire d’État rwandaise aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale.

    Selon les deux parties, cet accord constitue une base importante pour l’élargissement des relations stratégiques entre Kigali et Washington dans le domaine énergétique, notamment en matière de développement de solutions fiables et sécurisées pour répondre à la demande croissante en électricité.

    Dans le même cadre, une seconde étape majeure a été franchie avec la signature d’un accord de développement entre la société américaine Holtec International et l’Office rwandais de l’énergie atomique (RAEB). Cet accord porte sur la promotion et le déploiement de la technologie des petits réacteurs modulaires SMR-300 au Rwanda, avec l’ambition de soutenir le programme énergétique national à l’horizon 2030.

    La partie américaine a salué cette avancée, soulignant que cette coopération illustre le rôle de l’innovation technologique dans la transition énergétique mondiale. L’Ambassade des États-Unis à Kigali a également qualifié cette signature de “progrès significative” dans le renforcement du partenariat entre les deux pays.

    Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des initiatives diplomatiques visant à promouvoir les partenariats stratégiques en matière de nucléaire civil, un domaine considéré par Washington comme un levier essentiel pour le développement énergétique durable à l’échelle mondiale.

  • CAN 2027: l’équipe du Rwanda vers un groupe relevé

    Le 19 mai 2026, le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2027) a été effectué, répartissant les 48 nations africaines engagées en 12 groupes.

    Le Rwanda a hérité du groupe K, aux côtés du Mali, du Cap-Vert — qualifié pour la Coupe du monde de l’année en cours — ainsi que du Liberia, dirigé par l’entraîneur Erradi Adil Mohammed, ancien coach de l’APR FC entre 2019 et 2022.

    Un groupe jugé difficile  

    Réagissant à ce tirage au sort, le sélectionneur national, Stephen Constantine, a reconnu la difficulté de la tâche lors d’un échange avec la presse de la sélection.

    “Je pense que c’est un groupe difficile. Nous avons tiré deux équipes parmi les 15 meilleures, à savoir le Cap-Vert et le Mali, et le Liberia sera également un adversaire compliqué. Mais nous devons impérativement gagner nos matchs à domicile et voir ce qui se passe à l’extérieur”, a-t-il déclaré.

    Le technicien a insisté sur la nécessité de compétitivité sur l’ensemble des six rencontres prévues.

    “C’est un travail difficile, mais c’est pour cela que nous voulons participer à ces compétitions, pour affronter les meilleures équipes. Nous aurons six matchs très disputes”, a-t-il ajouté.

    Les éliminatoires de la CAN 2027, organisée en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya à l’été prochain, débuteront en septembre.

    Interrogé sur les chances de qualification du Rwanda, qui n’a participé qu’une seule fois à la CAN en 2004, Constantine s’est montré prudent mais optimiste.

    “Tout est possible. Comme je l’ai dit, nous devons d’abord gagner nos matchs à domicile. Si nous jouons avec l’engagement montré lors des deux derniers matchs, où les joueurs ont fait preuve de combativité et d’intensité, nous pouvons espérer”, a-t-il affirmé.

    Le sélectionneur a également souligné l’importance du sentiment de représenter le pays.

    “Jouer pour son équipe nationale est une émotion particulière. Je pense que tout le monde, moi y compris, donnera tout pour les Amavubi”, a-t-il déclaré.

    Selon le classement de la FIFA, le Rwanda occupe la 128e place mondiale. Le Mali est classé 52e, le Cap-Vert 69e, tandis que le Liberia figure à la 140e position.

  • Kagame rencontre des dirigeants internationaux en marge du sommet NEISA 2026 à Kigali

    En marge de la deuxième édition du “Sommet africain 2026 sur l’innovation dans l’énergie nucléaire” (NEISA 2026), tenue au Kigali Convention Centre, le président rwandais Paul Kagame a eu une série d’entretiens de haut niveau consacrés au développement de l’énergie nucléaire et à la coopération internationale.

    Rencontre avec le Togo  

    Le président Kagame a reçu Faure Essozimna Gnassingbé, en visite à Kigali pour le sommet. À cette occasion, il a été souligné que le Togo accueillera la prochaine édition de NEISA, confirmant la volonté de continuité et de coopération entre pays africains dans le domaine énergétique.

    Échanges avec l’AIEA sur le nucléaire civil

    Dans l’après-midi du 19 mai 2026, le chef de l’État rwandais s’est également entretenu avec Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

    Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière d’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et sur les ambitions africaines dans ce secteur stratégique. Rappelons que l’AIEA a remis au président Kagame le rapport “Examen intégré des infrastructures nucléaires” (INIR), marquant l’achèvement de la Phase 1 de la méthodologie des jalons de l’agence. Le Rwanda entre désormais dans la Phase 2, consacrée aux préparatifs techniques en vue d’une future centrale nucléaire.

    Rencontres avec des experts du secteur énergétique

    Le président Kagame a également échangé avec plusieurs personnalités internationales participant au sommet, notamment Sama Bilbao y León, Sylvie Bermann, Serge Ekue, Daniel Poneman et Ian Farnan.

    Les discussions ont porté sur le rôle de l’énergie nucléaire dans l’amélioration de l’accès à une électricité fiable, le soutien à l’industrialisation et la création d’opportunités économiques durables au Rwanda et sur l’ensemble du continent africain.

  • Le Rwanda et la Tanzanie renforcent leur coopération énergétique à Kigali

    Le président du Rwanda, Paul Kagame, et son homologue tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, ont assisté mardi 19 mai à la signature d’un protocole d’accord (MoU) entre leurs deux pays visant à renforcer la coopération dans le secteur de l’énergie.

    L’accord a été signé en marge du “Sommet africain 2026 sur l’innovation dans l’énergie nucléaire”, organisé du 18 au 21 mai au Kigali Convention Centre.

    Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre rwandais des Infrastructures, Jimmy Gasore, et le ministre tanzanien de l’Énergie, Deogratius John Ndejembi, au nom de leurs pays respectifs.

    L’accord couvre plusieurs domaines clés, notamment le développement des infrastructures électriques, les énergies renouvelables, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la coopération énergétique transfrontalière.

    Lors de la séance d’ouverture du sommet, Paul Kagame et Samia Suluhu Hassan ont insisté sur l’importance de la coopération régionale et des investissements coordonnés pour répondre à la demande croissante en énergie en Afrique et soutenir le développement industriel à long terme.

    S’exprimant après la signature, Jimmy Gasore a indiqué que cet accord intervient à un moment crucial où la région fait du développement énergétique durable un moteur essentiel de la croissance économique, de l’industrialisation et de la transformation sociale.

    “L’énergie est l’épine dorsale du développement. Elle alimente les industries, soutient les entreprises, favorise la transformation numérique, améliore les services sociaux et renforce la qualité de vie de nos citoyens”, a-t-il déclaré.

    Jimmy Gasore a également qualifié cet accord de plateforme stratégique permettant aux deux pays d’approfondir leur collaboration dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment le commerce de l’électricité, le développement des infrastructures énergétiques, la coopération technique, le renforcement des capacités et la promotion des investissements dans le secteur de l’énergie.

  • Paul Kagame félicite Arsenal, partenaire de Visit Rwanda sacré champion d’Angleterre après 22 ans

    Le président du Rwanda, Paul Kagame, a adressé dans la nuit du 19 mai 2026 ses félicitations à Arsenal F.C. après le sacre du club londonien en Premier League, mettant fin à une attente de 22 ans.

    Sur son compte X, le chef de l’État rwandais a salué la performance du partenaire de la campagne touristique Visit Rwanda:

    “Félicitations à Arsenal, notre partenaire #VisitRwanda, pour avoir remporté la Premier League après une saison âprement disputée. Un titre amplement mérité !“

    Le club londonien a officiellement décroché le titre de champion d’Angleterre mardi soir après le match nul (1-1) de Manchester City F.C. face à AFC Bournemouth. Ce résultat a permis aux “Gunners” de conserver une avance décisive en tête du classement avec 82 points, soit cinq longueurs devant Manchester City à une journée de la fin du championnat.

    Il s’agit du 14e titre de champion d’Angleterre pour Arsenal et du premier depuis la saison 2003-2004, celle de la mythique équipe des “Invincibles” dirigée à l’époque par Arsène Wenger.

    Sous la direction de l’entraîneur espagnol Mikel Arteta, Arsenal a finalement réussi à franchir le dernier palier après trois saisons consécutives terminées à la deuxième place:

    • 2022/23 : 2e
    • 2023/24 : 2e
    • 2024/25 : 2e
    • 2025/26 : Champion

    Arteta entre ainsi dans l’histoire du club en devenant le premier ancien joueur d’Arsenal à remporter la Premier League en tant qu’entraîneur des Gunners. L’équipe a réalisé une saison solide avec 25 victoires, 7 matches nuls, 5 défaites et a réalisé 19 matches sans encaisser de but cette saison..

    Arsenal disputera son dernier match de championnat dimanche prochain sur la pelouse de Crystal Palace F.C., au Selhurst Park.

    Le club londonien pourrait également conclure cette saison historique avec un deuxième trophée majeur. Arsenal affrontera en effet Paris Saint-Germain F.C. en finale de la Ligue des champions de l’UEFA 2026 prévue le 30 mai 2026 à la Puskás Aréna de Budapest.

    Les deux clubs sont partenaires de la campagne “Visit Rwanda”.

  • “Foi en la Vie – Malgré tout”: le récit de Pacifique Kayihura, rescapé du génocide contre les Tutsi à Kibungo

    C’est à Kigali que Pacifique Kayihura, survivant du Génocide contre les Tutsi, a présenté le 15 mai 2026 son livre intitulé “Foi en la Vie – Malgré tout”. Ce livre-témoignage revient sur le parcours d’un enfant devenu adulte à travers l’une des pages les plus sombres de l’histoire contemporaine, et sur la longue reconstruction d’une vie marquée par la perte, la survie et la résilience.

    Originaire de Kibungo, dans l’actuel district de Ngoma (Province de l’Est), Pacifique Kayihura avait 13 ans en 1994, alors qu’il achevait ses études primaires. Pris dans la violence, il se retrouve contraint de fuir avec sa mère et sa sœur face aux attaques des miliciens Interahamwe et de certains éléments militaires. Leur fuite les mène notamment à l’hôpital de Kibungo, puis vers le quartier de Musamvu, dans une tentative désespérée d’échapper aux persécutions.

    Malgré ces efforts, le drame familial est total. Sa mère et sa sœur sont tuées et jetées dans la fosse durant le génocide. Pacifique Kayihura en sort seul survivant de sa famille, une expérience qui marque durablement sa vie.

    La survie du jeune garçon est rendue possible grâce à plusieurs interventions successive: la protection de sa mère dans les premiers instants de la crise, l’aide de certains voisins, ainsi que l’intervention de proches et de soldats du Front patriotique rwandais lors de la progression des combats à Kibungo et Mutenderi. Ces gestes, souligne-t-il, ont été déterminants dans sa survie.

    Après la tragédie, il est recueilli et élevé par sa grand-mère maternelle. Il reprend ensuite le chemin de l’école et poursuit ses études dans un petit séminaire, avant de rejoindre l’Université du Rwanda à Huye (UR), où il étudie l’interprétariat. Il complète plus tard sa formation par un master au Cameroun. Aujourd’hui, Pacifique Kayihura est marié et père de trois enfants. Il vit et travaille à Abidjan, en Côte d’Ivoire, au sein d’une institution financière internationale.

    À travers “Foi en la Vie – Malgré tout”, l’auteur livre un témoignage intime sur la survie et la reconstruction après le génocide. Le récit retrace la rupture brutale de l’enfance en avril 1994, la fuite permanente, la peur, mais aussi les actes de courage et d’humanité qui ont permis de traverser l’indicible.

    L’ouvrage ne se limite pas à la mémoire du drame. Il explore également la “vie d’après”: les silences intérieurs, les blessures psychologiques, les cauchemars persistants, mais aussi le long chemin vers la résilience. L’auteur met en lumière une transformation progressive, passant de la douleur et de l’amertume à une forme d’acceptation et de reconnaissance de la vie.

    Dans une interview avec La Une, Pacifique Kayihura rend un hommage appuyé à sa mère, décrite comme une figure de foi, de courage et d’altruisme, dont les derniers instants sont marqués par un acte de pardon face à ses agresseurs et tueurs. Pour lui, cet héritage moral constitue un repère fondamental dans son parcours de reconstruction.

    Le livre se veut également un appel adressé aux survivants, aux victimes de violences et à toutes les personnes confrontées à la perte de sens. Il défend l’idée que, même après l’horreur, il reste possible de choisir la dignité, de refuser la haine et de cultiver la compassion.

    “Foi en la Vie – Malgré tout” se présente ainsi comme un témoignage de mémoire et d’espérance, rappelant que la survie ne s’arrête pas au jour de la libération, mais se poursuit dans le long combat pour reconstruire une existence, donner un sens à la douleur et transmettre un message de paix.

  • Sommet sur l’innovation de l’énergie nucléaire en Afrique: Kigali au cœur des ambitions énergétiques du continent

    Le président Paul Kagame a officiellement ouvert, ce mardi 19 mai 2026 au Kigali Convention Centre, la deuxième édition du Sommet sur l’innovation de l’énergie nucléaire en Afrique.

    Le chef de l’État rwandais était entouré des dirigeants africains et responsables internationaux de premier plan, notamment Samia Suluhu Hassan, présidente de la Tanzanie, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo, ainsi que Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’International Atomic Energy Agency (IAEA).

    Organisé du 18 au 21 mai 2026 sous le thème “Alimenter l’avenir de l’Afrique: transformer les ambitions nucléaires en investissements concrets”, le sommet réunit chefs d’État, régulateurs, investisseurs, institutions financières, industriels et partenaires technologiques afin d’examiner les voies concrètes permettant de transformer les ambitions nucléaires africaines en projets énergétiques viables et finançables.

    Paul Kagame appelle à une coopération africaine renforcée

    Dans son discours d’ouverture, le président Kagame a insisté sur le rôle stratégique de l’énergie nucléaire dans la transition énergétique propre et durable du continent africain.

    “L’énergie nucléaire est de plus en plus reconnue comme faisant partie de la transition vers les énergies propres, et cela crée de nouvelles opportunités”, a déclaré le président rwandais.

    Le chef de l’État a toutefois averti que l’Afrique ne pouvait se permettre d’avancer de manière fragmentée dans ce domaine hautement stratégique.

    “Ce que l’Afrique ne peut pas se permettre, c’est la fragmentation. Si les pays travaillent de manière isolée, les progrès seront plus lents et beaucoup plus coûteux. La coopération en matière de réglementation, de financement et d’intégration énergétique régionale est essentielle”, a-t-il affirmé.

    Selon Paul Kagame, le sommet doit désormais permettre de dépasser le stade des ambitions politiques pour entrer dans une phase de coordination pratique, de mobilisation des financements et de déploiement à grande échelle des infrastructures nucléaires sur le continent.

    Le président rwandais a également rappelé que la croissance économique africaine ne pouvait être soutenue durablement sans un accès suffisant et fiable à l’électricité. Il a souligné que le déficit énergétique continue de freiner les investissements étrangers dans plusieurs pays africains, faute de garanties sur l’approvisionnement énergétique.

    Le Rwanda vise l’énergie nucléaire dès le début des années 2030

    Paul Kagame a révélé que le Rwanda avait achevé la première phase d’évaluation de son programme nucléaire, une étape importante dans la stratégie nationale visant à produire de l’électricité d’origine nucléaire dès le début des années 2030.

    Le Rwanda prévoit notamment de développer une centrale nucléaire basée sur la technologie des Small Modular Reactors, ou “petits réacteurs modulaires”, construits en usine avant d’être transportés sur le site d’exploitation.

    Selon les projections, les travaux de construction devraient débuter au début de l’année 2028 pour une durée estimée à deux ans.

    Le président Kagame a également souligné que d’ici 2050, l’Afrique disposera d’une population jeune massive intégrant le marché de l’emploi, une dynamique démographique qu’il considère comme une opportunité économique majeure nécessitant une préparation immédiate et une coopération régionale renforcée.

    L’Agence internationale de l’énergie atomique remet au Rwanda un rapport stratégique

    Pendant la cérémonie d’ouverture, Rafael Mariano Grossi a remis au président Kagame le rapport de l’International Atomic Energy Agency sur l’examen intégré des infrastructures nucléaires, connu sous l’appellation INIR.

    Ce document évalue les progrès réalisés par le Rwanda dans le développement des infrastructures nécessaires à la mise en place d’un programme électronucléaire sûr, sécurisé et durable.

    La remise de ce rapport marque une étape stratégique, car elle ouvre désormais la voie à la deuxième phase du processus, centrée sur les discussions avec les partenaires techniques, les investisseurs et les fournisseurs de technologies nucléaires.

    L’Afrique face au défi énergétique

    Prenant la parole lors du sommet, Rafael Mariano Grossi a rappelé que près de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, faisant de la sécurité énergétique un enjeu majeur pour le continent.

    Selon le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’intérêt pour l’énergie nucléaire connaît une croissance significative en Afrique, où près de la moitié des nouveaux pays engagés auprès de l’agence sont africains, tandis que treize États poursuivent activement des programmes nucléaires civils.

    Il a souligné que le Rwanda figure parmi les pays africains qui envisagent le nucléaire comme un levier stratégique, avec l’objectif de porter cette source d’énergie à plus de 60 % de son mix énergétique d’ici 2050.

    Rafael Mariano Grossi a également assuré que l’agence continuerait d’accompagner les pays africains dans le développement des infrastructures, le renforcement des capacités humaines ainsi que l’introduction de nouvelles technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires.

    Il a ajouté que les récents accords conclus entre l’Agence internationale de l’énergie atomique et des institutions financières internationales telles que le Group de la Banque Mondiale pourraient jouer un rôle décisif dans la transformation des ambitions africaines en projets concrets.

    Samia Suluhu Hassan et Faure Gnassingbé pour une Afrique qui passe à l’action

    La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a, pour sa part, souligné l’importance du nucléaire dans l’amélioration de l’accès à l’électricité en Afrique, la réduction de la pollution environnementale, le soutien à l’industrialisation ainsi que la promotion de l’innovation technologique.

    Le président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a exhorté les pays africains à passer “de la réflexion à l’action concrète” en s’inspirant notamment de l’exemple rwandais.

    Il a insisté sur la nécessité de placer la jeunesse africaine et les ressources locales au centre de la transition énergétique du continent.

    “Cette énergie doit être conçue en Afrique et développée par les Africains”, a-t-il déclaré, plaidant également pour une plus grande unité institutionnelle afin de renforcer la crédibilité des projets nucléaires africains et faciliter leur financement.

  • Qatar Airways renforce sa présence en Afrique avec de nouvelles liaisons y compris vers Kigali

    La compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé un important renforcement de ses opérations sur le continent africain à partir du 16 juin 2026, avec la reprise de plusieurs dessertes, l’augmentation des fréquences de vols et l’ouverture d’une nouvelle liaison vers le Soudan.

    Cette expansion vise à améliorer la connectivité entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est, tout en répondant à la demande croissante en matière de transport aérien et d’échanges commerciaux.

    Reprise de vols vers Kigali et les Seychelles

    Dans le cadre de cette nouvelle stratégie de développement, Qatar Airways relancera quatre vols hebdomadaires vers les Seychelles ainsi que deux vols hebdomadaires vers Kigali à partir du 16 juin 2026.

    La compagnie prévoit également de reprendre une desserte quotidienne vers Marrakesh dès le 1er juillet 2026.

    Qatar Airways augmentera également le nombre de vols vers plusieurs grandes villes africaines afin d’offrir davantage d’options de voyage à ses passagers.

    Les dessertes concernées sont:

    • Alexandria: passage de trois à sept vols hebdomadaires
    • Cairo: augmentation de 28 à 35 vols par semaine
    • Cape Town: hausse de sept à dix vols hebdomadaires
    • Dar es Salaam: augmentation de trois à sept vols par semaine
    • Liaison Lusaka – Harare: passage de cinq à sept vols hebdomadaires
    • Liaison Maputo – Durban: augmentation de quatre à sept vols hebdomadaires.

     Une nouvelle liaison vers Port-Soudan

    À partir du 2 juillet 2026, Qatar Airways lancera également trois vols par semaine vers Port Sudan, marquant ainsi une nouvelle étape dans le développement de son réseau africain.

    Les vols seront opérés chaque mardi, jeudi et samedi:

    • Doha – Port-Soudan : départ à 09h00 et arrivée à 11h00
    • Port-Soudan – Doha : départ à 12h25 et arrivée à 16h20.

    Selon la compagnie, cette nouvelle route permettra aux voyageurs en provenance du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est, notamment d’Oman et du Pakistan, de bénéficier de correspondances fluides via l’Hamad International Airport.

    Avec ces nouvelles dessertes et l’augmentation des fréquences, Qatar Airways poursuit l’expansion de son réseau mondial qui couvre désormais plus de 160 destinations à travers le monde.

  • La date de la 21e édition du Marathon International de Kigali pour la Paix dévoilée

    Le Rwanda accueillera, le dimanche 14 juin 2026, la 21e édition du Kigali International Peace Marathon, l’un des plus grands rendez-vous sportifs de la région. Organisé par la Fédération Rwandaise d’Athlétisme, en collaboration avec le ministère des Sports, l’événement réunira des milliers de coureurs venus du Rwanda, de la région est-africaine et du reste du monde autour des valeurs de paix, d’unité et de dépassement de soi.

    Toutes les compétitions partiront et arriveront au Stade Amahoro, qui servira également de cadre aux cérémonies officielles.

    Trois courses au programme

    Cette édition 2026 proposera trois épreuves majeures:

    • Le marathon complet de 42,195 km, certifié par l’AIMS, débutera à 07h00. Les athlètes effectueront deux boucles de 21,1 km à travers Kigali.
    • Le semi-marathon de 21,098 km, également certifié AIMS, s’élancera à 08h20.
    • La course populaire “Run for Peace” de 10 km, accessible aussi aux personnes en fauteuil roulant et sans chronétrage officiel, partira à 08h30.

    Les organisateurs ont annoncé un chronométrage électronique pour les compétitions officielles, tandis qu’une limite de six heures a été fixée pour le marathon complet.

    Inscriptions ouvertes pour les coureurs

    Les inscriptions en ligne restent ouvertes pour le marathon, le semi-marathon ainsi que la course populaire. En revanche, les inscriptions physiques au bureau du marathon sont désormais fermées.

    Les organisateurs rappellent également qu’aucun retrait de dossard ni aucune inscription ne seront possibles le jour de la course.

    Les frais de participation varient selon les catégories:

    • Les participants étrangers paieront 100 dollars ou 90 euros;
    • Les résidents étrangers détenteurs d’un permis de séjour rwandais devront s’acquitter de 20 000 francs rwandais;
    • Les citoyens rwandais paieront 20 000 francs pour le marathon et 10 000 francs pour la course populaire;
    • Les résidents de la Communauté d’Afrique de l’Est bénéficieront d’un tarif de 80 dollars ou 70 euros;
    • Les élèves rwandais du secondaire pourront participer gratuitement au “Run for Peace”.

    Depuis sa création, le Marathon International de Kigali a vu tomber plusieurs performances remarquables. Chez les hommes, le record du marathon est détenu par le Kenyan Paul Kosjei Kibet avec un temps de 2h14min56s réalisé en 2012.

    Chez les femmes, sa compatriote Jeruiyot E. Chemweno conserve le meilleur chrono en 2h38min20s depuis 2016.

    Au semi-marathon, le record masculin appartient au Kenyan Silah Kipkemboi Limo en 1h01min41s, tandis que le record féminin est détenu par Hillary Kiptod avec un temps de 1h09min07s.

    Les organisateurs annoncent aussi que plusieurs points de ravitaillement seront installés tout au long du parcours de 21,1 km, avec de l’eau fraîche, des fruits et des éponges pour les coureurs.

    Des équipes médicales ainsi que des postes de premiers secours seront également mobilisés afin d’assurer la sécurité des participants pendant toute la compétition.