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  • L’homme face aux algorithmes: une nouvelle ère de défis éthiques selon le pape Léon XIV

    • La technologie a le pouvoir de guérir, de connecter, d’éduquer et de protéger notre maison commune ; mais elle peut aussi diviser, exclure et engendrer de nouvelles formes d’injustice. 
    • Il nous revient désormais de faire face aux défis de notre époque.

    Cent trente-cinq ans après Rerum novarum, l’encyclique fondatrice de la doctrine sociale de l’Église, le pape Léon XIV publie Magnifica Humanitas, un texte majeur consacré à la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle. Dans un monde bouleversé par la transition numérique, la robotique et les algorithmes, le Vatican alerte contre un double danger : la peur irrationnelle du progrès technologique et, à l’inverse, une confiance aveugle dans ses promesses.

    Le souverain pontife décrit une transformation profonde du monde contemporain. L’innovation, autrefois pilotée par les États, est désormais largement dominée par de puissants acteurs privés transnationaux, capables d’influencer les économies, les politiques publiques et même les comportements individuels. Ce basculement constitue, selon le texte, un “paradigme technocratique” où les décisions humaines sont de plus en plus orientées par des systèmes automatisés.

    Dans cette dynamique, le risque majeur est celui d’une réduction de l’être humain à des données quantifiables, à des performances mesurables et à des comportements prédictifs. Une vision réductrice qui menace, selon Léon XIV, la dignité même de la personne.

    Babel et Néhémie: deux visions du monde numérique

    Pour éclairer ce diagnostic, l’encyclique s’appuie sur deux récits bibliques opposés. D’un côté, la tour de Babel symbolise l’orgueil d’une humanité qui cherche l’uniformité et la puissance absolue, au risque de la fragmentation sociale et de la perte de sens. De l’autre, la figure de Néhémie illustre une reconstruction collective fondée sur la responsabilité partagée, où chaque acteur contribue à l’édifice commun.

    Cette opposition permet au pape de poser une question centrale: le monde numérique contemporain est-il en train de reproduire la logique de Babel, dominée par la concentration des pouvoirs technologiques, ou peut-il devenir un espace de coopération et de justice inspiré par Néhémie ?

    Léon XIV insiste sur un point essentiel : le progrès technologique n’est pas en soi un mal. Mais il devient problématique lorsqu’il est détaché de toute éthique et qu’il échappe au contrôle démocratique et humain. La technologie, rappelle-t-il, “n’est jamais neutre”, car elle porte toujours l’empreinte de ceux qui la conçoivent et la gouvernent.

    Pour un humanisme numérique fondé sur la dignité et la responsabilité

    Dans la continuité de ses prédécesseurs, notamment du pape François, Léon XIV réaffirme que l’Église ne cherche pas à remplacer les États ni à proposer des solutions techniques. Sa mission est d’offrir un cadre de discernement moral face aux transformations du monde.

    Le texte met également en garde contre les visions transhumanistes et posthumanistes qui promettent une amélioration artificielle de l’être humain. Pour le pape, la véritable grandeur de l’homme ne réside pas dans la recherche d’une performance illimitée, mais dans l’acceptation de sa fragilité et dans la protection des plus vulnérables.

    Ainsi, les pauvres, les migrants et les travailleurs fragilisés par la révolution numérique sont placés au centre de cette réflexion éthique. Le progrès, selon Magnifica Humanitas, ne doit pas être évalué uniquement à travers les capacités des machines, mais à travers son impact sur la justice sociale et la dignité humaine.

    En conclusion, l’encyclique lance un appel mondial à la responsabilité partagée. Scientifiques, décideurs politiques, éducateurs et citoyens sont invités à construire une société où la technologie reste un outil au service de l’homme, et non un pouvoir qui le dépasse. Une invitation à bâtir un avenir numérique plus humain, fondé sur la solidarité, la justice et la conscience morale.

  • DOSSIER SPÉCIAL — TÉMOIGNAGES DES VÉTÉRANS DE L’ARMÉE PATRIOTIQUE RWANDAISE (APR)

    1990–1994: Les commandants de l’APR racontent la guerre de libération, les choix décisifs et la marche vers Kigali

    À travers trois récits croisés, le Lt Gen (Rtd) Emmanuel Karenzi Karake, le Gen Maj (Rtd) Sam Kaka et le Col (Rtd) Louis Dodo Twahirwa reviennent sur la guerre de libération du Rwanda. Ils décrivent une trajectoire militaire marquée par une conviction de victoire, une grande mobilité des unités, une stratégie de guérilla progressive et une succession d’opérations ayant conduit à Kigali et à la fin du génocide contre les Tutsi.

    Lors de la conférence organisée par Unity Club Intwararumuri, leurs témoignages convergent vers une même lecture: celle d’une guerre longue, asymétrique, mais structurée autour d’une conviction forte de victoire, d’une adaptation permanente des tactiques et d’une montée en puissance progressive vers Kigali.

    Au-delà des combats, les vétérans insistent sur trois éléments clés: l’endurance, la discipline et la capacité d’adaptation, qui ont selon eux façonné le déroulement de la guerre et son issue en 1994.

    Une guerre commencée dans la conviction mais les contraintes extrêmes

    Le Lt Gen (Rtd) Emmanuel Karenzi Karake situe le début de la guerre en octobre 1990. Les combattants du Front patriotique rwandais (FPR) et de son bras armé, l’Armée patriotique rwandaise (APR), arrivent avec une expérience militaire acquise dans plusieurs conflits en Ouganda et ailleurs, mais avec des moyens très limités.

    Karenzi Karake affirme que les Inkotanyi sont partis au combat avec la conviction de la victoire.

    Il résume ainsi la contradiction fondamentale du début du conflit:

    “Nous avions l’expérience, mais nous sommes entrés dans un pays où la population ne nous connaissait pas, sans médicaments, sans nourriture suffisante, et face à des armes lourdes, des avions et des blindés.”

    Face à eux, les Forces armées rwandaises (FAR) disposent d’un avantage matériel important. L’APR manque de logistique, de soutien local immédiat et doit composer avec une guerre de mobilité.

    Le général insiste néanmoins sur un élément central : la conviction de victoire était déjà présente.

    “Nous savions que nous allions gagner, mais il y avait des choses dans lesquelles nous nous trompions.”

    La mort du général Fred Gisa Rwigema, au début de l’offensive, constitue un choc majeur. Elle provoque une désorganisation temporaire et une perte de repères dans les rangs. Selon Karake, la reprise en main par Paul Kagame marque un tournant stratégique décisif, notamment par l’adoption d’une guérilla plus structurée et adaptée au terrain.

    Premières offensives: Gatuna, Ruhengeri et la guerre de mobilité

    Le Col (Rtd) Louis Dodo Twahirwa revient sur les premières opérations structurées de la guerre. Il évoque notamment l’attaque du poste de Gatuna à la frontière Rwanda–Ouganda, ainsi que les opérations menées à Ruhengeri et dans d’autres zones stratégiques.

    Selon lui, le 6 octobre marque une phase plus organisée: “Le 6 octobre, nous avons lancé une attaque organisée qui a changé la dynamique.”

    Le Col (Rtd) Twahirwa Dodo (au centre, en costume bleu foncé) affirme que Paul Kagame a libéré à la fois les Rwandais et les soldats

    Il décrit une guerre menée par petites unités mobiles, dont la mission était d’user progressivement l’ennemi plutôt que de l’affronter frontalement. Il cite également l’engagement de forces dans des zones comme le parc de l’Akagera, ainsi que les opérations de la Bravo Mobile.

    Cette stratégie vise à fragiliser les positions adverses sur plusieurs fronts simultanés, en préparant les grandes offensives vers la capitale.

    Twahirwa souligne aussi le rôle du commandement dans le maintien du moral:

    “Kagame n’a pas seulement libéré les civils, il a aussi libéré les soldats. À ce moment-là, nous étions dans une situation très difficile, mais il nous a redonné confiance et le moral pour continuer le combat.”

    Discipline, progression et combats vers Kigali

    Le Gen Maj (Rtd) Sam Kaka décrit la progression vers Kigali comme une opération complexe, exigeant discipline, coordination et maîtrise dans des conditions difficiles.

    Il insiste sur la rigueur des unités, même dans les déplacements nocturnes: “Rassembler autant de soldats la nuit était difficile, mais nous faisions en sorte que personne ne se perde.”

    Il évoque des combats clés, notamment à Kabuye et Kagugu, où les forces de l’APR affrontent des positions défensives avant de poursuivre leur avancée vers la capitale.

    Kagugu est notamment marqué par la neutralisation de positions d’artillerie, tandis que Kabuye constitue une zone de forte résistance nécessitant réorganisation et adaptation tactique.

    L’encerclement de Kigali et la guerre psychologique

    À l’approche de Kigali, Sam Kaka décrit une situation militaire tendue autour du Centre national de commandement (CND), où environ 600 soldats de l’APR se retrouvent encerclés par des positions ennemies situées à Kanombe, Kami, Rebero et Camp Kigali.

    Deux priorités structurent alors l’action militaire:

    • la protection et le sauvetage des civils,
    • la neutralisation de la radio RTLM, utilisée comme outil de propagande et d’incitation aux massacres.
    Le Gen Maj (Rtd) Sam Kaka explique les stratégies utilisées par l’APR jusqu’à la prise de Kigali

    La guerre devient également psychologique et stratégique, avec des opérations de contournement autour de Camp Kigali et de l’aéroport de Kigali.

    6 avril 1994: réorganisation des opérations et arrêt du génocide

    Le Lt Gen (Rtd) Karake rappelle un tournant historique: le 6 avril 1994, l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana déclenche une crise majeure et marque le début des massacres contre les Tutsi.

    Dans ce contexte, l’APR reçoit pour mission d’intervenir afin de stopper le génocide. Les forces sont réparties sur plusieurs axes :

    • Kigali,
    • l’Est du pays,
    • le Sud vers Butare,
    • le Nord vers Gisenyi.

    Cette phase transforme la nature du conflit, qui devient à la fois militaire et humanitaire.

    Karake ajoute qu’après la victoire militaire, des forces adverses se reconstituent dans la région du Zaïre (actuelle RDC), nécessitant des opérations ultérieures pour neutraliser les menaces persistantes.

    4 juillet 1994: L’effondrement des lignes et la chute de Kigali

    Sam Kaka décrit le moment décisif:

    “Cette nuit-là, à minuit, tout s’est effondré. L’ennemi a fui. Nous avons demandé à nos soldats de ne pas tirer pour éviter des pertes civiles.”

    L’entrée dans Kigali ne se fait pas uniquement par la confrontation, mais aussi par l’effondrement progressif des positions adverses et des retraits successifs.

    Après quatre années de combats, Kigali est prise le 4 juillet 1994. Pour les trois commandants, cette date marque la victoire militaire de l’APR et la fin des opérations majeures de la guerre de libération, même si des opérations de sécurisation se poursuivent dans certaines régions.

    Sam Kaka et Twahirwa soulignent que cette victoire ne représente pas seulement un succès militaire, mais aussi l’aboutissement d’une stratégie progressive fondée sur la mobilité, la discipline et la coordination des unités.

  • Le Rwanda augmente les indemnités des agents de l’État avec effet rétroactif au 1er janvier 2025

    Le Gouvernement du Rwanda a adopté un nouvel arrêté modifiant le régime des indemnités accordées aux agents de l’État, avec des ajustements significatifs concernant les allocations de logement, de transport et de responsabilité.

    Signé le 22 mai 2026, l’Arrêté du Premier Ministre n°016/03 modifie certaines dispositions de l’Arrêté n°024/03 du 19 octobre 2022 relatif aux indemnités des agents de l’État et aux frais funéraires. Le texte a été approuvé par le Conseil des ministres lors de sa séance du 28 novembre 2025 et entre en vigueur dès sa publication au Journal officiel de la République du Rwanda, avec effet rétroactif au 1er janvier 2025.

    Selon les nouvelles dispositions, l’indemnité de logement est fixée à 0,2 du salaire de base, tandis que l’indemnité de transport est déterminée par un coefficient de 0,156274 appliqué au salaire de base.

    La réforme introduit une révision majeure de l’indemnité de responsabilité, désormais calculée en multipliant le salaire de base par 1,050156. Cette disposition remplace le système antérieur qui prévoyait une prime de 5 % pour certaines catégories de responsables.

    Le nouvel arrêté confère également au ministre ayant la Fonction publique dans ses attributions la compétence d’ajuster ces indemnités en fonction de l’évolution des paramètres utilisés pour la détermination des salaires et avantages des agents de l’État.

    Par ailleurs, l’article 5 de l’arrêté de 2022, relatif à l’indemnité de responsabilité, est abrogé.

    L’exécution du présent arrêté est confiée au ministre de la Fonction publique et du Travail ainsi qu’au ministre des Finances et de la Planification économique.

    Cas pratique

    À titre illustratif, un spécialiste percevant un salaire brut de 786 131 francs rwandais bénéficie désormais d’une indemnité de logement de 157 226 Frw, d’une indemnité de transport de 122 858 Frw et d’une indemnité de responsabilité de 825 563 Frw, portant le total des indemnités à plus de 1,89 million de francs rwandais.

  • Les Casques bleus rwandais en République centrafricaine offrent des soins médicaux gratuits aux déplacés internes à Bria

    Les Casques bleus rwandais (l’Hôpital Rwanda niveau 2+ et le RWABG VIII), déployés dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), ont fourni, le 25 mai 2026, des soins médicaux gratuits à plus de 410 personnes déplacées internes vivant dans le camp de déplacés de Gobolo 1 à Bria, en République centrafricaine.

    Cette campagne médicale a été organisée dans le cadre des activités préparatoires à la célébration de la Journée internationale des Nations unies prévue le 29 mai 2029.

    Les déplacés hébergés dans ce camp proviennent de différentes régions de la République centrafricaine, tandis que d’autres ont fui le Soudan en raison de l’insécurité et des conflits qui touchent les deux pays depuis plusieurs années.

    Les services médicaux offerts au cours de cette campagne comprenaient notamment la médecine interne, les soins dentaires, la gynécologie et l’obstétrique, ainsi que la dermatologie et d’autres traitements.

    S’exprimant lors de l’événement, Ponombo Felix, chef de la section de supervision et de qualité des soins de santé au Bureau sanitaire du district de la région de Haute-Kotto, a exprimé sa gratitude envers les Casques bleus rwandais pour leur soutien humanitaire.

    “Nous sommes très heureux que le contingent rwandais sous la MINUSCA soit venu ici pour soigner les déplacés du camp de Gobolo 1 contre diverses maladies. Cet événement démontre la forte coopération qui existe déjà entre la MINUSCA et la communauté locale de Bria. Il est véritablement admirable et précieux de bénéficier de services médicaux d’une telle qualité”, a-t-il déclaré.

    L’un des bénéficiaires, Adama Babiru, a également remercié les Casques bleus rwandais pour lui avoir fourni des soins et des médicaments gratuits.

    “Nous remercions les Casques bleus rwandais de nous soigner gratuitement. Nous demandons que ces activités médicales se poursuivent, car il est difficile pour les personnes vivant dans le camp d’avoir accès à des soins de santé adéquats”, a-t-il affirmé.

    Source: Le Ministère Rwandais de la Défense

  • Les anciens soldats de l’APR-Inkotanyi blessés durant la lutte de libération visitent des sites historiques de la libération

    Soixante anciens combattants de l’Armée patriotique rwandaise (APR-Inkotanyi), blessés durant la lutte de libération, ont achevé, le 25 mai 2026 une visite de deux jours sur des sites historiques clés de la libération, visant à honorer leur sacrifice et à préserver l’histoire de la campagne de libération du Rwanda. La visite a été organisée par la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration.

    Au cours de cette visite, les vétérans ont parcouru d’importantes zones opérationnelles ayant joué un rôle majeur dans la guerre de libération, notamment Kagitumba à la frontière Rwanda–Ouganda, où la lutte de libération a été lancée en octobre 1990, ainsi que Nyabwishongwezi, Gikoba, Mulindi et Kaniga.

    La délégation était accompagnée par la présidente de la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC), Valérie Nyirahabineza, ainsi que par le vice-président, le major-général (Rtd) Jacques Nziza.

    S’exprimant à cette occasion, la présidente de la RDRC a remercié le président Paul Kagame, commandant en chef des Forces de défense du Rwanda (RDF), pour avoir dirigé la lutte de libération qui a mis fin aux divisions, aux persécutions et au génocide contre les Tutsi, et pour avoir reconstruit un Rwanda uni et sécurisé.

    Elle a également salué les vétérans blessés pour leur patriotisme, leur résilience, leur sacrifice et leur esprit de combat, soulignant que leur contribution demeure un pilier de la paix et de la stabilité du Rwanda.

    Les vétérans ont exprimé leur gratitude au gouvernement du Rwanda et à la direction des RDF pour le soutien et l’attention continus accordés à eux-mêmes et à leurs familles. Ils ont indiqué que cette visite a ravivé les souvenirs de la lutte de libération et réaffirmé que les valeurs pour lesquelles ils ont combattu continuent de guider le Rwanda vers la paix, l’unité et le progrès.

    Source: Le Ministère Rwandais de la Défense

  • Les Casques bleus rwandais décorés de médailles de l’ONU pour service exemplaire au Soudan du Sud

    Les Casques bleus rwandais déployés au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) ont été décorés de médailles de service de l’ONU lors d’une cérémonie tenue à la base des Nations Unies de Malakal, dans l’État du Nil Supérieur, en reconnaissance de leur contribution aux efforts de maintien de la paix et de protection des civils.

    Le contingent RWANBATT-2 a été salué pour son professionnalisme, sa discipline et son engagement dans une région considérée comme l’une des plus instables du pays.

    La cérémonie a été présidée par le commandant de la force de l’UNMISS, le général de division Junhui Wu, qui a rendu hommage aux militaires rwandais. Il a souligné que la médaille symbolise la confiance des Nations Unies ainsi que la reconnaissance du courage, de la résilience et du sens du devoir des Casques bleus engagés sur le terrain.

    Selon lui, les soldats rwandais ont constamment démontré un haut niveau de discipline, de préparation opérationnelle et de travail d’équipe dans leur zone de responsabilité, tout en contribuant à la protection des civils et à la facilitation de l’aide humanitaire.

    Le représentant national senior du Rwanda au Soudan du Sud, le colonel Emmanuel Kanobayire, a pour sa part indiqué que le contingent a accompli sa mission avec détermination malgré les défis opérationnels. Il a précisé que ces médailles représentent non seulement la fin d’un déploiement, mais aussi un symbole de sacrifice, d’engagement et de respect des principes du maintien de la paix.

    La cérémonie s’est déroulée en présence de responsables de l’UNMISS, d’officiers militaires et de représentants de différents contingents déployés dans l’État du Nil Supérieur.

    Source: Le Ministère Rwandais de la Défense

  • Le mercredi 27 mai 2026 déclaré jour férié pour l’Aïd al-Adha au Rwanda

    Les travailleurs rwandais bénéficieront d’un milieu de semaine de repos. Le gouvernement a officiellement annoncé que la journée du mercredi 27 mai 2026 sera chômée sur l’ensemble du territoire national.

    Dans un communiqué officiel publié par le Ministère de la Fonction Publique et du Travail (MIFOTRA), les autorités ont précisé que cette mesure s’applique sans exception à l’ensemble du monde professionnel. Le ministère “informe tous les employeurs et employés des secteurs public et privé que le mercredi 27 mai 2026 est un jour férié officiel à l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Adha “.

    Dans une publication postée sur son compte X, le MIFOTRA a partagé cette note officielle, invitant les entreprises et les institutions publiques à prendre les dispositions nécessaires pour respecter ce calendrier.

    L’Aïd al-Adha, également connue sous le nom de la fête du sacrifice, est l’une des célébrations les plus importantes du calendrier islamique. En décrétant ce jour férié, le Rwanda réaffirme son engagement envers le respect de la diversité religieuse et l’inclusion de la communauté musulmane du pays.

    Les bureaux, écoles et administrations publiques fermeront donc leurs portes le temps d’une journée pour permettre aux fidèles de célébrer l’événement en famille.

  • Premier Rwandais au Championnat d’Europe FIA Karting: Salomon Kabera Gasare entre dans l’histoire

    Le pilote rwandais Salomon Kabera Gasare a marqué un tournant historique pour le sport automobile national en devenant le tout premier représentant du Rwanda à participer au Championnat d’Europe FIA Karting. Une première participation qui inscrit le pays dans la dynamique du karting international de haut niveau.

    La compétition, organisée sous l’égide de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), s’est tenue du 21 au 24 mai 2026 sur le circuit de Genk, en Belgique, considéré comme l’un des hauts lieux mondiaux du karting.

    L’événement rassemble les meilleurs jeunes pilotes issus de plus de 50 pays, dans une catégorie hautement compétitive dédiée à la formation des futurs talents du sport automobile mondial.

    Une première historique pour le Rwanda

    Grâce à ses performances remarquées lors des compétitions nationales organisées par le Rwanda Automobile Club (RAC), Salomon Kabera Gasare a obtenu sa qualification pour cette prestigieuse compétition européenne.

    Il devient ainsi non seulement le premier pilote rwandais engagé dans ce championnat, mais également le premier à représenter le pays dans une compétition FIA de ce niveau en karting.

    Le jeune pilote a pris part à la première phase du championnat dès les 21 et 22 mai, affrontant des adversaires disposant pour la plupart de plusieurs années d’expérience en compétition internationale. Cette confrontation directe avec l’élite mondiale lui a permis de mesurer les exigences techniques, physiques et mentales du karting de haut niveau.

    Une expérience formatrice pour l’avenir

    Au-delà des résultats, cette première participation constitue une expérience d’apprentissage majeure. Kabera Gasare Salomon a souligné l’importance de la persévérance et du travail continu pour progresser dans ce sport exigeant, rappelant que le talent seul ne suffit pas face au niveau international.

    Selon son entraîneur, le principal défi reste l’écart d’infrastructures entre le Rwanda et les pays leaders du karting. L’absence de circuit homologué de niveau international oblige encore les pilotes à s’entraîner dans des conditions limitées, ce qui rend les compétitions à l’étranger essentielles pour leur progression.

    Des programmes de préparation supplémentaires sont envisagés en Afrique et en Europe afin de renforcer l’expérience du pilote et d’améliorer ses performances futures.

    Un début prometteur sur la scène internationale

    Cette première participation ouvre une nouvelle page pour le sport automobile rwandais. Elle illustre la volonté croissante du pays de s’insérer dans les grandes disciplines sportives mondiales et de former des athlètes capables de rivaliser au plus haut niveau.

    Salomon Kabera Gasare devrait poursuivre sa campagne internationale au cours des prochains mois, avec l’objectif de continuer à accumuler de l’expérience et de représenter durablement le Rwanda sur la scène mondiale du karting.

    Source: IGIHE

  • Nord-Kivu: l’AFC/M23 dément la mort du gouverneur Bahati Musanga Erasto et accuse des violences contre les civils

    L’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a fermement démenti, dimanche 24 mai 2026, les rumeurs annonçant le décès de Bahati Musanga Erasto, présenté comme gouverneur du Nord-Kivu dans l’administration du mouvement.

    Dans une série de communications publiées sur les réseaux sociaux par son porte-parole Lawrence Kanyuka, le mouvement qualifie ces informations de «fake news» et dénonce une campagne de désinformation.

    Selon l’AFC/M23, Bahati Musanga Erasto est bien vivant et a même effectué, le même jour, une visite au camp des gardes de l’éco-parc de Rumangabo afin de constater les dégâts causés par des bombardements récents attribués aux Forces armées de la RDC (FARDC), notamment l’usage présumé de drones dans la zone.

    Des accusations de bombardements et de violences civiles

    Dans ses publications, Lawrence Kanyuka accuse les forces gouvernementales et leurs alliés d’avoir intensifié des opérations militaires dans plusieurs zones du Nord-Kivu, notamment à Masisi, avec des bombardements ayant touché des localités comme Chugi et Kinigi. Ces frappes auraient provoqué des déplacements de populations et des destructions de biens civils, selon l’AFC/M23.

    Le mouvement affirme également que des attaques menées dans la nuit du 24 mai 2026 dans les villages de Malemo et Kalembe, dans la zone de Masisi et Walikale, auraient été perpétrées par des éléments des FDLR et des milices Wazalendo.

    Ces violences auraient fait des victimes civiles, ainsi que des enlèvements et des pillages de bétail, aggravant une situation humanitaire déjà fragile.

    Un climat de tensions et de désinformation dénoncé

    L’AFC/M23 estime que ces événements s’inscrivent dans un contexte de «guerre imposée» et accuse le gouvernement congolais de soutenir et coordonner des groupes armés responsables d’exactions contre les populations civiles. Le mouvement rejette également ce qu’il qualifie de «propagande médiatique» visant à ternir son image.

    Dans ce cadre, la rumeur concernant la mort de Bahati Musanga Erasto est présentée par l’AFC/M23 comme une tentative de désinformation destinée à semer la confusion dans l’opinion publique. Le mouvement affirme qu’il s’agit d’informations infondées et insiste sur le fait que ses responsables continuent leurs activités sur le terrain.

    L’AFC/M23 appelle enfin les partenaires régionaux et internationaux impliqués dans les processus de paix à prendre en compte la situation sécuritaire sur le terrain et à examiner les responsabilités dans les violences en cours.

    Le mouvement réaffirme néanmoins sa volonté de privilégier la voie politique et les discussions en cours dans le cadre des initiatives diplomatiques régionales.

  • Des médecins rwandais en formation en Éthiopie renforcent leurs compétences dans le cadre de la coopération bilatérale en santé

    Des professionnels de santé rwandais actuellement engagés dans des programmes de formation spécialisée en résidence en Éthiopie ont achevé un programme de terrain de deux jours organisé par le ministère éthiopien de la Santé.

    Cette activité comprenait des visites d’infrastructures sanitaires, de sites historiques ainsi que de projets de développement majeurs dans la ville d’Addis-Abeba.

    Cette immersion a permis aux participants de mieux comprendre le fonctionnement du système de santé éthiopien, les dynamiques de transformation urbaine en cours dans la capitale, ainsi que les initiatives communautaires de développement mises en œuvre dans le pays.

    Une coopération saluée au plus haut niveau

    À l’issue de ce programme, l’ambassadeur du Rwanda en Éthiopie, Charles Karamba, ainsi que la délégation des médecins rwandais ont été reçus lors d’une cérémonie officielle organisée en leur honneur par le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali.

    Dans une publication sur son compte X, le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué avoir partagé un moment de convivialité avec 128 médecins rwandais en formation spécialisée en Éthiopie, aux côtés de plus de 400 autres professionnels de santé venus de différents pays africains. Il a souligné que ces praticiens font partie d’une nouvelle génération de médecins africains engagés dans l’excellence et la transformation des systèmes de santé du continent.

    Un partenariat au service de la réforme sanitaire rwandaise

    Cette coopération s’inscrit dans les efforts du Rwanda visant à renforcer ses ressources humaines dans le secteur de la santé à travers des partenariats internationaux structurés. Elle contribue notamment à la mise en œuvre de la réforme dite “4×4” du ministère rwandais de la Santé, qui vise à augmenter significativement le nombre de professionnels de santé spécialisés afin d’améliorer la qualité et l’accessibilité des soins.

    Selon les autorités sanitaires rwandaises, ces programmes de formation à l’étranger jouent un rôle clé dans le développement d’une expertise médicale nationale renforcée et durable, tout en consolidant les liens de coopération entre Kigali et Addis-Abeba dans le domaine de la santé.

    Source: Ambassade du Rwanda en Ethiopie